Washington, 2 juin 2026 – Les autorités américaines ont confirmé l’expulsion de 355 ressortissants africains dans le cadre de procédures d’éloignement menées à travers plusieurs États du pays. Cette opération concerne majoritairement des ressortissants d’Afrique de l’Ouest, dont les gouvernements doivent désormais se préparer à accueillir leurs citoyens expulsés, souvent impliqués dans des affaires criminelles, de retour sur le continent.
Selon les informations rendues publiques par les services américains de l’immigration, le Nigeria et le Libéria figurent parmi les pays les plus concernés par cette vague d’expulsions. Au total, 110 Nigérians et 94 Libériens sont concernés par ces mesures.
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D’autres pays ouest-africains apparaissent également sur la liste. Le Ghana compte 30 ressortissants expulsés, le Sénégal 19, la Gambie 14, la Côte d’Ivoire 14, la Mauritanie 12, le Cap-Vert 11, le Burkina Faso 9, le Niger 8, le Togo 6, la Guinée 6, le Mali 5, tandis que le Bénin et la Guinée-Bissau enregistrent chacun un ressortissant concerné. En Afrique centrale, le Cameroun compte 15 personnes visées par ces procédures.
Une politique migratoire toujours stricte
Cette opération s’inscrit dans le cadre des politiques américaines de contrôle migratoire et d’exécution des décisions judiciaires ou administratives visant des ressortissants étrangers en situation irrégulière ou ayant fait l’objet de condamnations pénales.
Les autorités américaines ont publié les identités et les photographies des personnes concernées, une démarche qui suscite déjà de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux et dans plusieurs pays africains.
Les motifs ayant conduit à ces expulsions varient selon les dossiers. Ils incluent notamment des infractions liées à la fraude, aux cambriolages, aux agressions sexuelles, aux vols ou à d’autres violations de la législation américaine.
Six ressortissants togolais concernés
Parmi les personnes figurant sur la liste que les autorités américaines ont publiée, les mesures d’expulsion concernent également six ressortissants togolais.
Les services fédéraux ont interpellé Koffi Bassowou à Charlotte (Caroline du Nord), poursuivi pour attouchements sur mineur ; Komlanvi Edoh à Houston (Texas), inculpé d’agression sexuelle ; Koffivi Gadegbe dans l’Indiana, poursuivi pour cambriolage et vol de véhicule ; Kokouvi Azouma dans l’État du Nevada, impliqué dans une affaire de cambriolage ; Abraham Ahiagbedey à Orlando (Floride), poursuivi pour braquage à main armée ; et Abdoul Agbere à Greenbelt (Maryland), inculpé de fraude et détournement de fonds.
Selon les informations communiquées par les autorités américaines, ces personnes sont impliquées dans différentes affaires judiciaires qui motivent leur éloignement du territoire américain.
Un défi pour les pays de retour
Au-delà de l’aspect judiciaire, cette vague d’expulsions pose également la question de la réinsertion des personnes concernées dans leurs pays d’origine. Pour plusieurs États africains, l’accueil et l’accompagnement des ressortissants de retour constituent un défi social, économique et administratif important.
Les spécialistes des questions migratoires rappellent que les expulsions de ressortissants africains depuis les États-Unis ne sont pas un phénomène nouveau. Toutefois, l’ampleur de cette opération et la publication détaillée des identités des personnes concernées lui confèrent une visibilité particulière.
Face à cette vague d’expulsions, les capitales ouest‑africaines s’organisent déjà pour anticiper l’arrivée de leurs ressortissants. Entre impératif sécuritaire et défi social, les gouvernements devront conjuguer fermeté et accompagnement afin de transformer ce retour contraint en une réintégration durable.




