Le partenariat entre le Togo et le Groupe de la Banque mondiale franchit un nouveau cap. En visite officielle à Lomé, une délégation de haut niveau de l’institution financière internationale a entériné la signature de cinq nouveaux accords de financement d’un montant global de 429 millions de dollars, soit environ 257,4 milliards de FCFA. Cette nouvelle enveloppe porte désormais le portefeuille actif de la Banque mondiale au Togo à plus de 2,1 milliards de dollars, consolidant la position du pays parmi les principaux partenaires de l’institution en Afrique de l’Ouest.
Le Togo poursuit le renforcement de son partenariat avec la Banque mondiale. Une importante délégation de l’institution, conduite par Anna Bjerde, directrice générale des Opérations, et Ousmane Diagana, vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, est arrivée à Lomé dans le cadre de la signature de cinq nouveaux accords de financement destinés à soutenir plusieurs projets structurants.
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À son arrivée à l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma, la délégation a été accueillie par Sandra Ablamba Johnson, ministre, secrétaire générale de la Présidence du Conseil et gouverneure du Togo auprès de la Banque mondiale. Harold Tavares, administrateur du Togo auprès de l’institution, ainsi que plusieurs membres du gouvernement, ont également pris part à cette visite officielle, qui témoigne du niveau de confiance entre Lomé et son partenaire financier.
429 millions de dollars pour accélérer la transformation du pays
Signés par le ministre de l’Économie et des Finances, Georges Barcola, les cinq accords représentent un financement global de 429 millions de dollars, soit près de 257,4 milliards de francs CFA. Ces ressources s’inscrivent dans la mise en œuvre de la Vision Togo 2040 et de la feuille de route gouvernementale 2026-2031, articulée autour des priorités « Protéger, Rassembler et Transformer ».
Derrière cette enveloppe financière, Lomé mise sur quatre leviers pour accélérer sa transformation : l’énergie, la logistique, l’identification des citoyens et la cohésion sociale. Le gouvernement espère ainsi lever plusieurs contraintes qui freinent encore la compétitivité de l’économie togolaise.
Avec 200 millions de dollars, le secteur des transports absorbe près de la moitié des nouveaux financements grâce au Programme d’amélioration des systèmes logistiques et de transport (PASLT). Les autorités veulent moderniser les corridors logistiques afin de fluidifier les échanges commerciaux et de consolider la vocation du Port autonome de Lomé comme porte d’entrée des marchandises vers l’hinterland ouest-africain.
L’énergie capte à elle seule 140 millions de dollars. Cette enveloppe financera les projets régionaux PRIME-GAS et WA-REMP, destinés à améliorer l’approvisionnement électrique, renforcer les interconnexions avec les pays voisins et réduire les contraintes énergétiques qui pèsent sur les ménages comme sur les entreprises.
En matière de gouvernance, un financement additionnel de 20 millions de dollars est accordé au programme WURI, qui accompagne la mise en place d’un système d’identification unique des citoyens afin de faciliter l’accès des populations aux services publics.
Le Projet régional de cohésion sociale (COSO) bénéficie, pour sa part, d’une enveloppe supplémentaire de 69 millions de dollars destinée à renforcer la résilience des communautés, améliorer la présence des services publics dans les zones vulnérables et prévenir les facteurs de fragilité.
Des investissements orientés vers la croissance et l’emploi
Pour le ministre de l’Économie et des Finances, Georges Barcola, ces nouveaux accords traduisent la volonté du gouvernement de transformer les ambitions nationales en réalisations concrètes.
Selon Georges Barcola, le gouvernement mobilise ces financements pour accélérer sa stratégie de développement, avec l’ambition de doubler le niveau de vie moyen des Togolais et de ramener le taux de pauvreté à moins de 15 % d’ici à 2040.
Même analyse du côté de la Banque mondiale. La directrice générale des Opérations, Anna Bjerde, a insisté sur l’impact attendu de ces investissements sur la création d’emplois et la réduction de la pauvreté. Elle a notamment souligné que les projets consacrés au transport, à la logistique, à l’électricité et au gaz devraient favoriser les investissements privés, stimuler l’activité économique et générer de nouvelles opportunités d’emploi.
Le projet WACA, vitrine d’une coopération déjà visible
Par la suite, la délégation de la Banque mondiale s’est rendue au village de Gounoukopé, accompagnée par le ministre de l’Économie maritime, afin de visiter les réalisations du Programme de gestion du littoral ouest-africain (WACA).
Ce projet de protection côtière, financé avec l’appui de la Banque mondiale, a permis la réalisation d’infrastructures destinées à lutter contre l’érosion marine, un phénomène qui menace plusieurs localités du littoral togolais. Les ouvrages réalisés sécurisent aujourd’hui les habitations, les terres agricoles et les activités économiques des populations riveraines, tout en renforçant leur résilience face aux effets du changement climatique.
Avec ces cinq nouveaux accords, le portefeuille actif du Groupe de la Banque mondiale au Togo dépasse désormais 2,1 milliards de dollars, confirmant l’institution comme l’un des principaux partenaires techniques et financiers du pays.
Finalement, en portant son portefeuille de projets à plus de 2,1 milliards de dollars, la Banque mondiale confirme son rôle de partenaire majeur du Togo dans la mise en œuvre de ses politiques de développement et dans la réalisation de projets à fort impact économique et social. Pour Lomé, ces nouveaux engagements constituent un levier supplémentaire pour accélérer la mise en œuvre de sa stratégie de développement et renforcer son ambition de devenir un pôle économique et logistique majeur en Afrique de l’Ouest.
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