Le 5 juillet 2026, la sélection belge a ouvert un nouveau front, cette fois en dehors du terrain. La Fédération royale belge de football dénonce avec fermeté la décision de la FIFA d’autoriser l’attaquant américain Folarin Balogun à disputer la rencontre, malgré son expulsion lors du match précédent. Une position qui pourrait déboucher sur des démarches officielles.
La Belgique dit sa « stupeur » face à la décision de la FIFA
Dans un communiqué publié dimanche, soit quelques heures avant le huitième de finale entre les États-Unis et la Belgique, la Fédération royale belge de football (RBFA) affirme qu’elle est « stupéfaite » par la décision de la FIFA de déclarer Folarin Balogun éligible pour le match prévu ce lundi 6 juillet à Seattle.
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Selon l’instance belge, la FIFA justifie sa décision en s’appuyant sur l’article 27 de son Code disciplinaire, qui autorise la Commission de discipline à suspendre l’exécution d’une sanction déjà prononcée. Pour la RBFA, cette interprétation ne résiste toutefois pas à la lecture des autres dispositions réglementaires applicables.
La Fédération belge invoque le Code disciplinaire et le règlement du Mondial
La Fédération rappelle que l’article 66.4 du Code disciplinaire de la FIFA impose automatiquement une suspension au joueur expulsé par carton rouge pour le match suivant de son équipe. Elle souligne que le règlement officiel de la Coupe du monde 2026 consacre cette obligation noir sur blanc.
L’article 10.5 précise en effet qu’un joueur ou un membre du staff expulsé à la suite d’un carton rouge direct ou d’un second avertissement doit automatiquement manquer la rencontre suivante, sans préjudice d’éventuelles sanctions complémentaires. Selon la RBFA, les organisateurs ont rappelé cette règle à plusieurs reprises aux fédérations participantes, notamment dans la circulaire nᵒ 16 de la Coupe du monde 2026 diffusée le 12 mai et lors des réunions de coordination organisées avant chaque match.
La RBFA n’exclut aucune option.
Estimant que cette décision crée une rupture d’égalité entre les équipes engagées dans le tournoi, la Fédération belge indique examiner « toutes les options potentielles » afin de défendre ses droits et, selon ses termes, de préserver « les principes fondamentaux du fair-play » pour cette édition de la Coupe du monde et les suivantes.
À ce stade, la FIFA n’a pas publié de réponse détaillée aux critiques formulées par la Fédération belge. La controverse intervient à quelques heures d’un rendez-vous décisif, ajoutant une dimension juridique et réglementaire à une affiche déjà très attendue sur le plan sportif.




