Le directeur pays d’Africa Global Logistics (AGL) succède à Jonas Aklesso Daou à la présidence de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET). Ce changement de leadership intervient alors que Lomé accélère son positionnement de hub logistique régional.
Lomé, 24 juin 2026 – Dans le microcosme des affaires à Lomé, son nom reste indissociable des infrastructures portuaires et des nombreux flux de marchandises. Charles Kokouvi Gafan, le très discret mais influent Directeur pays d’Africa Global Logistics (AGL, ex‑Bolloré Africa Logistics), vient d’ajouter une nouvelle ligne de poids à son curriculum vitae. Il prend officiellement la présidence de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET), le puissant lobby qui rassemble les poids lourds économiques du pays.
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Il succède à Jonas Aklesso Daou, le patron des groupes Zener et Diwa International, qui pilotait l’association depuis septembre 2020. De fait, en passant du secteur de l’énergie et de la distribution automobile à celui de la logistique lourde, l’AGET choisit un profil résolument taillé pour les ambitions macroéconomiques de la feuille de route gouvernementale « Togo 2025‑2026 ».
Le pur produit de la performance logistique
Charles Kokouvi Gafan n’est pas un novice des cercles de pouvoir économique. Homme de réseaux, réputé pour sa rigueur managériale, il a traversé les transitions majeures du secteur logistique togolais, notamment le rachat historique des actifs de Bolloré par le géant italo‑suisse MSC, devenu AGL. D’ailleurs, sous sa houlette, la filiale togolaise a su maintenir son ancrage stratégique autour du Port Autonome de Lomé (PAL), l’unique port en eau profonde de la sous‑région.
Ceux qui le côtoient décrivent un dirigeant pragmatique, rompu aux négociations complexes avec l’administration publique et doté d’une fine compréhension des barrières douanières et des corridors ouest‑africains. Autant d’atouts qui expliquent pourquoi ses pairs lui ont confié les clés de l’AGET.
Les chantiers du nouveau patron des patrons
En prenant la suite de Jonas Daou, dont le mandat a été marqué par la résilience post‑Covid et l’accompagnement des réformes fiscales, Charles Gafan hérite d’une association en première ligne face aux mutations économiques. Ainsi, le nouveau président de l’AGET devra répondre à plusieurs urgences pour le secteur privé d’élite :
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L’intégration régionale : accélérer la mise en œuvre de la Zlecaf (Zone de libre‑échange continentale africaine) pour les industries togolaises.
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Le dialogue public‑privé : maintenir une concertation fluide avec le gouvernement sur l’attractivité des investissements étrangers et la pression fiscale.
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La transition énergétique et numérique : pousser les grandes entreprises vers des standards de décarbonation, un sujet que Charles Gafan maîtrise déjà via les corridors verts développés dans la logistique.
En somme, en portant à sa tête le patron du premier opérateur logistique du pays, l’AGET affiche clairement ses ambitions : le patronat togolais veut parler d’une voix forte, connectée aux réalités du commerce mondial. Pour Charles Kokouvi Gafan, le défi ne fait que commencer.




