Après près de deux années passées au Togo, l’ambassadeur de l’Union européenne, Gwilym Ceri Jones, s’apprête à regagner Bruxelles. À l’heure du départ, le diplomate ne dresse pas seulement le bilan de son mandat : il défend l’idée d’une relation entre Lomé et l’Union européenne qui a changé d’échelle, portée par des investissements dans l’énergie, l’éducation et la sécurité.
Au moment de faire ses valises, Gwilym Ceri Jones préfère parler d’avenir plutôt que de nostalgie. Arrivé à Lomé en octobre 2024, le chef de la délégation de l’Union européenne quitte le Togo avec le sentiment d’avoir accompagné une phase de consolidation des relations entre les deux partenaires.
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Avant de rejoindre le siège de l’Union européenne à Bruxelles, dans l’attente de la désignation de son successeur, le diplomate britannique estime que les deux années écoulées ont permis de donner une nouvelle impulsion à la coopération entre l’Union européenne et le Togo.
« Rien ne me vient à l’esprit comme regret », confie-t-il à nos confrères de Republicoftogo, résumant un mandat qu’il considère marqué par des avancées concrètes sur les plans économique, social et sécuritaire.
Un partenariat recentré sur des résultats concrets
Pour Gwilym Ceri Jones, l’enjeu de la coopération ne se mesure pas uniquement au volume des financements mobilisés, mais surtout à leur impact sur le quotidien des populations. Il souligne que les projets mis en œuvre au cours de son mandat traduisent une volonté commune de bâtir une relation fondée sur la confiance et orientée vers des résultats tangibles. Selon lui, cette dynamique a permis d’accompagner plusieurs priorités nationales tout en renforçant les liens entre Lomé et Bruxelles. Le diplomate insiste notamment sur l’ambition qui a guidé les différents programmes soutenus par l’Union européenne, avec l’objectif de produire des effets durables au bénéfice des Togolais.
L’énergie, l’un des principaux chantiers
Parmi les réalisations qu’il juge les plus emblématiques, l’ambassadeur cite les investissements dans le secteur énergétique. Selon lui, les projets soutenus par l’Union européenne contribueront à hauteur d’environ 20 % de la production nationale actuelle d’électricité. Un appui destiné à améliorer l’accès à l’énergie, réduire les difficultés d’approvisionnement et accompagner le développement économique du pays. Pour le diplomate, la disponibilité d’une énergie plus abondante et plus fiable demeure l’un des leviers essentiels de la transformation économique du Togo.
Cantines scolaires et sécurité : deux autres priorités
Gwilym Ceri Jones met également en avant les programmes sociaux soutenus par l’Union européenne. Il évoque notamment les cantines scolaires, qui permettent à de nombreux enfants vivant dans des zones rurales ou vulnérables de bénéficier quotidiennement d’un repas chaud à l’école. Une initiative qui contribue, selon lui, à favoriser la scolarisation et à améliorer les conditions d’apprentissage.
Sur le plan sécuritaire, le diplomate estime que la coopération entre l’Union européenne et le Togo s’est nettement intensifiée au cours des deux dernières années. Face aux défis sécuritaires auxquels la sous-région est confrontée, notamment dans les zones frontalières avec le Sahel, l’Union européenne a renforcé son accompagnement en faveur des Forces armées togolaises et des services de sécurité afin d’améliorer leurs capacités opérationnelles dans la lutte contre le terrorisme.
Un départ marqué par un message sur la guerre en Ukraine
Pour son dernier acte officiel au Togo, Gwilym Ceri Jones a choisi de mettre en lumière un sujet qui demeure au cœur des préoccupations européennes : la guerre en Ukraine. À travers la projection d’un documentaire consacré au conflit, le diplomate a souhaité partager avec ses partenaires togolais une réflexion sur les conséquences humaines de cette guerre, qu’il qualifie de « terrible », « injuste » et « illégale ».
Déjà présenté lors du Festival du film européen de Lomé, le documentaire, selon lui, rappelle que derrière les enjeux géopolitiques se trouvent avant tout des histoires humaines, marquées par la souffrance et la résilience.
Une coopération appelée à se poursuivre
En quittant Lomé, Gwilym Ceri Jones laisse derrière lui une coopération que les deux parties présentent comme en constante progression. Son successeur héritera d’un partenariat désormais structuré autour de projets touchant à l’énergie, à l’éducation, à la sécurité, à la gouvernance et au développement durable.
Au-delà du bilan personnel du diplomate, son départ marque surtout une nouvelle étape dans les relations entre le Togo et l’Union européenne, avec l’ambition affichée de poursuivre une coopération fondée sur des investissements à fort impact et un dialogue politique renforcé.




