La Coupe du monde 2026 ne sera pas diffusée par Canal+ dans les pays francophones d’Afrique subsaharienne. La FIFA a en effet confié l’exclusivité des droits de télévision payante au groupe togolais New World TV. Cet accord historique couvre 19 territoires, parmi lesquels la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Sénégal, le Cameroun et le Togo.
Cette attribution marque un tournant stratégique majeur.En plus de verrouiller l’accès exclusif aux rencontres payantes sur ces marchés francophones, New World TV pilotera également la sous-licence d’une partie des matchs en clair (gratuits) à travers 43 territoires subsahariens.
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Avec l’introduction d’un format inédit à 48 sélections, cette édition 2026 s’apprête à marquer l’histoire du football mondial. En s’adjugeant l’intégralité des 104 matchs de la compétition, le groupe de Lomé confirme de manière éclatante son poids croissant et bouscule définitivement la hiérarchie des droits sportifs sur le continent.
Canal+ conserve d’autres marchés.
Pour Canal+, cette perte de droits représente un sérieux revers commercial. Le groupe français s’appuyait traditionnellement sur ces grands rendez-vous internationaux pour doper ses recrutements et fidéliser son parc d’abonnés en Afrique. Toutefois, l’acquisition de compétitions telles que la Coupe du monde, l’Euro ou la Ligue Europa est devenue un arbitrage financier complexe, face à des coûts de diffusion de plus en plus difficiles à rentabiliser.
La donne diffère cependant selon les aires géographiques du continent. Si le public francophone lui échappe, le groupe conserve une forte présence dans les zones anglophones et lusophones. En Afrique du Sud et en Afrique subsaharienne anglophone, le géant MultiChoice (dont Canal+ est l’actionnaire de référence) a d’ailleurs confirmé que sa filiale SuperSport diffuserait l’intégralité du Mondial 2026 via un dispositif d’envergure. Évincé de sa chasse gardée francophone par New World TV, Canal+ sauve ainsi les meubles sur le reste du marché subsaharien grâce à ses alliances stratégiques.
Un marché des droits en recomposition
L’attribution de ce contrat exclusif à New World TV illustre la montée en puissance de nouveaux acteurs africains dans le business des droits sportifs. Le groupe de Lomé s’impose désormais comme un concurrent redoutable pour les diffuseurs historiques, contraints de composer avec l’inflation continue des coûts d’acquisition.
À moyen terme, cette nouvelle donne pourrait profondément modifier l’accès du public francophone africain aux grands événements du football international. Elle confirme surtout que la guerre des droits télévisés se joue désormais autant sur le terrain de la puissance financière que sur celui de l’innovation dans les stratégies de distribution.
Droits TV : le sport reste le nerf de la guerre en Afrique francophone
Pour les abonnés d’Afrique francophone, ce basculement redessine complètement l’accès au Mondial 2026. La manière dont les matchs seront proposés dépendra désormais des accords de sous-licence que New World TV conclura, pays par pays, avec les chaînes locales. Pour Canal+, la perte de ce produit d’appel majeur porte un coup dur à sa stratégie de fidélisation, à une époque où le sport reste le nerf de la guerre des bouquets payants.
En plaçant le groupe togolais au centre du jeu pour la plus prestigieuse des compétitions, la FIFA entérine un bouleversement historique sur le marché des droits TV en Afrique. Coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, cette Coupe du monde 2026 servira ainsi de test grandeur nature pour ce nouveau rapport de force télévisuel sur le continent.




