Togo : le secteur privé se positionne sur la finance climatique

Lomé a accueilli, du 3 au 5 juin 2026, un atelier consacré à la validation d’un Plan de Communication Intégré…

Lomé a accueilli, du 3 au 5 juin 2026, un atelier consacré à la validation d’un Plan de Communication Intégré destiné à mieux associer le secteur privé à l’action climatique. La rencontre a aussi servi de cadre à un renforcement de capacités sur l’identification des opportunités dans les chaînes de valeurs sensibles au climat.

Organisé autour des enjeux liés au changement climatique, l’atelier a réuni des représentants du secteur public, du secteur privé et des partenaires techniques. Il a été ouvert par Vinyo Koffi Mensah, directeur de cabinet du ministre délégué chargé du commerce et du contrôle de la qualité, représentant le ministre de l’économie et de la veille stratégique.

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Ministère délégué, chargé du Commerce et du Contrôle de la Qualité
© Ministère délégué, chargé du Commerce et du Contrôle de la Qualité

Un outil pour mieux diffuser l’information

L’un des constats partagés au cours des travaux est la faible appropriation de plusieurs stratégies nationales déjà adoptées par le Togo. Celles-ci concernent notamment l’engagement du secteur privé dans les investissements climato-résilients et le partenariat public-privé pour une agriculture intelligente.

Selon les organisateurs, le nouveau plan de communication doit précisément corriger ce déficit de visibilité. L’objectif est de mieux informer les entreprises sur les dispositifs existants et de les orienter vers les opportunités offertes par la finance climatique.

Ministère délégué, chargé du Commerce et du Contrôle de la Qualité
© Ministère délégué, chargé du Commerce et du Contrôle de la Qualité

Le climat vu comme un enjeu économique

Dans son intervention d’ouverture, Vinyo Koffi Mensah a insisté sur le fait que le changement climatique ne relève plus uniquement de la sphère environnementale. Il a rappelé qu’il affecte désormais directement les chaînes d’approvisionnement, les coûts de production et les conditions d’accès aux marchés.

Cette lecture économique du sujet traduit une évolution importante dans l’approche des politiques publiques. Le climat n’est plus seulement traité comme une contrainte à subir, mais comme un paramètre structurant des choix de développement et de compétitivité.

Le rôle du secteur privé

Les échanges ont également mis en avant la nécessité d’impliquer davantage les entreprises dans la transition climatique. Pour les autorités togolaises comme pour les partenaires techniques, le secteur privé a un rôle central à jouer dans le financement, l’innovation et la mise en œuvre de solutions adaptées aux réalités locales.

Les participants ont ainsi travaillé sur les mécanismes susceptibles d’aider les opérateurs économiques à mieux identifier les filières porteuses dans les domaines de l’agriculture, de l’environnement et des industries liées aux chaînes de valeur climato-sensibles.

Ministère délégué, chargé du Commerce et du Contrôle de la Qualité
© Ministère délégué, chargé du Commerce et du Contrôle de la Qualité

Un partenariat FAO-Togo

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre la FAO, en qualité d’entité accréditée auprès du Fonds vert pour le climat, et l’État togolais à travers le projet NAP Readiness. Elle illustre la volonté des autorités de renforcer les outils d’adaptation et de préparer davantage les acteurs économiques aux effets du dérèglement climatique.

Au terme des travaux, les participants ont validé le plan de communication intégré et poursuivi le renforcement de leurs capacités. Pour les promoteurs du projet, l’enjeu est désormais de transformer ce cadre en instrument concret d’information, de mobilisation et d’orientation des investissements vers une économie plus résiliente, plus durable et plus inclusive.

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