Transport




Hub aérien de Lomé : la SALT réajuste sa stratégie pour le second semestre 2026

L'heure des bilans a sonné à l'Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE). Le 2 juillet 2026, la Société Aéroportuaire de Lomé-Tokoin…

L’heure des bilans a sonné à l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE). Le 2 juillet 2026, la Société Aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT) a lancé son séminaire de mi-année. Loin d’une réunion ordinaire de routine, ce rendez-vous de deux jours impose une évaluation rigoureuse des performances du premier semestre et fixe le cap stratégique pour les mois à venir. L’enjeu est de taille : optimiser la gestion de la principale porte d’entrée aérienne du Togo afin de maintenir son rang de hub de référence en Afrique de l’Ouest.

Alors que le Togo accélère la modernisation de ses infrastructures et la digitalisation de ses services publics, la SALT choisit de renforcer sa gouvernance interne. À cette occasion, les dirigeants et les équipes techniques ont mené une série d’ateliers intensifs axés sur le leadership, le management et la performance collective.

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Aéroport de Lomé (AIGE)
© Aéroport de Lomé (AIGE)

Lomé veut conforter son statut de hub régional

Le ciel ouest-africain est devenu le théâtre d’une concurrence économique féroce. Pour la SALT, ce séminaire répond à un impératif de compétitivité. En effet, face aux ambitions affichées par les plateformes aéroportuaires voisines d’Abidjan et d’Accra, Lomé ne peut s’accorder aucun relâchement.

Ces séances de travail ont permis aux équipes de confronter leurs résultats, d’identifier les goulets d’étranglement opérationnels et de concevoir des solutions innovantes. Par ailleurs, pour rester compétitive face aux hubs voisins, la SALT mise sur la transparence, l’amélioration continue et la responsabilisation de ses équipes.

La pérennité du hub togolais, porté par la compagnie stratégique Asky, dépend directement de la fluidité de ses services au sol. Ainsi, en incitant les équipes à identifier les goulets d’étranglement opérationnels (gestion des bagages, temps d’attente aux guichets, numérisation des formalités), la direction de la SALT entend s’assurer que l’AIGE demeure l’aéroport le plus attractif et le plus performant pour les passagers en transit.

Aéroport de Lomé (AIGE)
© Aéroport de Lomé (AIGE)

Une organisation repensée pour absorber la croissance du trafic

Le second semestre coïncide traditionnellement avec la haute saison touristique et la reprise des flux d’affaires après les vacances. Les statistiques du trafic passagers à Lomé affichent une croissance constante. Dans ce contexte, la SALT doit adapter ses capacités d’accueil sans compromettre la qualité de ses services.

Ces ateliers de mi-année permettent précisément de briser les silos administratifs. En outre, en favorisant une démarche participative, la direction instaure une culture de la performance transversale : la sécurité, la maintenance technique, l’accueil et la gestion financière doivent progresser au même rythme afin de garantir une expérience client irréprochable.

Aéroport de Lomé (AIGE)
© Aéroport de Lomé (AIGE)

La SALT fixe sa feuille de route pour le second semestre

Au-delà du renforcement de la cohésion d’équipe, ce séminaire formalise la feuille de route du second semestre 2026. Il vise également à aligner les pratiques de la SALT sur les exigences de plus en plus strictes des instances internationales, notamment de l’OACI, en matière de sécurité et de durabilité environnementale des opérations aéroportuaires.

Enfin, à l’issue de ces deux jours de concertation et de partage, les cadres et les agents de la SALT disposent désormais d’indicateurs clés de performance (KPI) clairs. Le message est sans équivoque : la bataille pour l’excellence logistique et le renforcement de la compétitivité du hub de Lomé se joue chaque jour sur le tarmac de l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma.

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