LOMÉ, 19 août 2026 — Le Togo refuse de céder le moindre terrain face au paludisme. Pour accélérer l’éradication totale de cette maladie endémique, les plus hautes autorités sanitaires du pays ont scellé une nouvelle alliance tactique. Désormais, l’heure n’est plus à la simple gestion de la maladie, mais à la destruction de sa chaîne de transmission.
Pour orchestrer cette offensive, le Dr Hamadou Nouhou, représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Togo, a convoqué un sommet stratégique réunissant les principaux acteurs de la riposte. Il a reçu le Dr Somiabalo Atekpe, coordinateur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), et le Dr Komivi Tongon, directeur pays de la puissante ONG internationale Malaria Consortium.
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Sécuriser les financements pour une frappe massive
Les trois dirigeants ont posé un diagnostic pragmatique : l’élimination du fléau nécessite une injection massive de capitaux. Ainsi, le premier pilier de leur plan d’action repose sur une stratégie agressive de mobilisation des ressources. Ces fonds doivent garantir le déploiement continu d’outils de prévention de pointe, l’approvisionnement ininterrompu en traitements antipaludiques dans les zones isolées, et le maintien des campagnes de chimioprévention.
En alignant l’expertise de l’agence onusienne (OMS), l’autorité gouvernementale (PNLP) et la force de frappe opérationnelle d’une ONG spécialisée (Malaria Consortium), le Togo rassure les bailleurs de fonds internationaux et se positionne pour capter de nouveaux investissements sanitaires.
Cependant, les dirigeants s’accordent sur un point critique : les millions d’investissements resteront stériles si les stratégies sont uniquement dictées depuis la capitale. C’est pourquoi l’alliance place l’engagement communautaire au cœur de son dispositif d’éradication.
L’approche vise à transformer les citoyens en acteurs de premier plan. En impliquant directement les chefs de villages, les relais communautaires et les associations locales dans la distribution des moustiquaires et le signalement précoce des fièvres, le système de santé togolais entend étouffer les foyers de contamination à la source. Ainsi, cette synergie institutionnelle marque un tournant décisif pour rayer définitivement le paludisme de la carte du pays.
Cette alliance trace une voie irréversible : transformer chaque village en bastion sanitaire et chaque citoyen en acteur de la riposte. En faisant de la communauté le premier rempart, le Togo affirme que l’éradication du paludisme ne sera pas seulement une victoire médicale, mais un triomphe collectif inscrit dans la mémoire nationale.
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