Société › Education




L’Université de Lomé lance un Master bidiplômant en hydrogène vert avec l’Allemagne

Lomé, 29 septembre 2026 — Alors que la course mondiale vers les énergies propres s’accélère, le Togo vient de placer…

Lomé, 29 septembre 2026 — Alors que la course mondiale vers les énergies propres s’accélère, le Togo vient de placer un pion stratégique sur l’échiquier académique international. Le lundi 28 septembre 2026, l’Université de Lomé a officiellement scellé une alliance historique avec l’Université de Rostock en Allemagne, devenant ainsi la toute première institution africaine à codiplômer ses étudiants dans le secteur ultra-compétitif de l’hydrogène vert.

Loin d’être un banal accord administratif, cette convention, en réalité, redessine l’offre éducative ouest-africaine. Elle transforme la capitale togolaise en un pôle d’attraction pour les futurs ingénieurs et chercheurs appelés à piloter la transition énergétique du continent.

LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ



Université de Lomé
© Université de Lomé
Un double sceau de prestigieuse reconnaissance

Les architectes de ce rapprochement, le Professeur Kossivi Hounake, Président de l’Université de Lomé, et le Professeur Philippe Marzahn, Doyen de la Faculté d’agriculture et des sciences de l’ingénieur de Rostock, ont paraphé un document qui garantit une mobilité sans précédent aux étudiants togolais.

Le cœur de cette entente repose sur la création d’un Master international bidiplômant. Concrètement, les inscrits valideront un cursus certifié au niveau 7 du Cadre européen des certifications (CEC). À l’issue de leur formation, ils recevront simultanément un diplôme togolais ainsi qu’un sésame académique allemand. Cette double reconnaissance détruit les barrières à l’emploi sur le marché européen tout en dotant l’industrie africaine de cerveaux formés aux standards internationaux les plus rigoureux.

Université de Lomé
© Université de Lomé
WASCAL : le réacteur de l’innovation climatique

Par ailleurs, l’ingénierie de ce programme repose sur l’expertise du Centre d’excellence WASCAL. Face à l’urgence d’abandonner les énergies fossiles, le marché mondial fait face à une pénurie critique de spécialistes capables de maîtriser la chaîne de valeur de l’hydrogène vert — de sa production par électrolyse à son stockage.

Ce nouveau cursus refuse l’approche purement théorique. Il fusionne la recherche appliquée, les échanges transfrontaliers et l’immersion directe dans les réalités industrielles. Les étudiants ne se contenteront pas d’étudier les énergies renouvelables ; ils concevront les solutions technologiques qui soutiendront l’économie décarbonée de demain.

Université de Lomé
© Université de Lomé
La diplomatie scientifique en action

Cette percée magistrale, en effet, s’appuie sur des fondations solides, coulées dès 2023, lorsque les premières collaborations entre Lomé et Rostock ont vu le jour. Aujourd’hui, cet accord propulse ces relations au stade de véritable diplomatie scientifique.

Pour l’Université de Lomé, dès lors, le message envoyé au reste du monde est clair : l’institution refuse le rôle de simple observateur dans la révolution technologique verte. En captant ce partenariat exclusif, elle démontre sa capacité à s’aligner sur les grands défis mondiaux, tout en offrant à sa jeunesse les armes intellectuelles nécessaires pour façonner le développement durable. Une stratégie d’internationalisation audacieuse qui confirme le nouveau statut de l’université comme moteur de l’excellence scientifique en Afrique de l’Ouest.

Suivez l'information en direct sur notre chaîne WHATSAPP