Le District autonome du Grand Lomé (DAGL) conduira, du 2 au 20 novembre 2026, une nouvelle opération de libération des routes bitumées et pavées. À cette occasion, les autorités cibleront les installations établies sans autorisation sur les emprises publiques, notamment les étals, les kiosques, les garages et les ateliers de réparation.
Des activités installées sur la voie publique
L’opération concerne les commerçants et les artisans qui occupent les abords immédiats des routes. Plus précisément, les autorités visent les petits étals, les kiosques installés en bordure des voies, ainsi que les garages et les espaces de mécanique aménagés sur le domaine public.
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Le DAGL justifie cette initiative par la nécessité de fluidifier le trafic, de protéger les piétons et de réduire les risques d’accident. Selon les services du district, ces occupations entravent la circulation et limitent l’accessibilité des axes urbains. Toutefois, cette décision affecte directement les populations qui exercent leurs activités commerciales ou artisanales en bordure des routes.
Un choc économique pour les petits métiers
Pour les commerçants et les artisans concernés, cette opération représente un risque immédiat de perte de revenus. En effet, la disparition d’un étal, d’un kiosque ou d’un atelier peut interrompre une activité quotidienne, réduire l’accès à la clientèle et fragiliser l’équilibre financier d’un ménage.
Dans ces conditions, les travailleurs indépendants devront rechercher de nouveaux emplacements, parfois plus éloignés des axes passants ou plus coûteux. Sans accompagnement adapté, cette mesure risque ainsi d’accentuer la précarité des personnes qui tirent l’essentiel de leurs ressources du commerce de proximité et des petits services de réparation.
Cette dimension humaine renforce la nécessité d’un accompagnement social et économique parallèle à l’opération de désencombrement. Les autorités doivent notamment envisager des espaces de vente réglementés, des facilités d’installation ou des dispositifs d’information, afin de préserver à la fois l’ordre public et les moyens de subsistance des populations concernées.
Un phénomène qui résiste
Malgré les précédentes campagnes de déguerpissement, les installations ont tendance à réapparaître sur les voies déjà libérées. Le district constate ainsi une recrudescence des occupations anarchiques dans plusieurs communes du Grand Lomé, en dépit des opérations menées au cours des dernières années.
Cette persistance révèle un défi qui dépasse le simple retrait des structures installées sur le domaine public. Elle soulève notamment la question de la capacité des autorités à garantir durablement la liberté de circulation, tout en tenant compte de la situation des personnes dont les revenus dépendent d’activités de proximité.
Prévenir plutôt que déplacer
Face à cette situation, la réussite de l’opération dépendra largement de la sensibilisation des populations concernées. Les autorités gagneraient donc à expliquer clairement les règles d’occupation du domaine public, les sanctions encourues et les solutions alternatives accessibles aux commerçants et aux artisans.
Par ailleurs, une communication régulière, fondée sur le dialogue avec les associations professionnelles, pourrait favoriser le départ volontaire des occupants et limiter les tensions. En 2026, le DAGL avait déjà accordé plusieurs reports afin de leur permettre de quitter les lieux sans contrainte, avant d’écarter toute indemnisation pour les installations établies illégalement.
Au-delà du 20 novembre, l’enjeu principal résidera dans le contrôle continu des emprises publiques. Le Grand Lomé devra ainsi conjuguer l’application rigoureuse de la réglementation, l’information des usagers et la recherche de solutions adaptées pour éviter la réapparition des mêmes occupations sur les axes déjà dégagés.




