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Université de Lomé : la FSHS débat des crises frontalières et de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest

L’Université de Lomé a de nouveau transformé son auditorium en un véritable laboratoire d’idées et de réflexion sur l’avenir de…

L’Université de Lomé a de nouveau transformé son auditorium en un véritable laboratoire d’idées et de réflexion sur l’avenir de l’Afrique de l’Ouest. Le jeudi 21 mai 2026, la Faculté des Sciences de l’Homme et de la Société (FSHS) a organisé la 5ᵉ édition de ses Journées scientifiques, un rendez-vous académique désormais inscrit dans l’agenda intellectuel de l’institution universitaire.

Placée sous le thème : « Les dynamiques frontalières, l’intégration régionale et le développement en Afrique de l’Ouest face aux crises contemporaines », cette rencontre a réuni enseignants-chercheurs, étudiants, responsables administratifs, décideurs politiques, acteurs de la société civile et partenaires au développement autour des défis majeurs qui secouent actuellement la sous-région.

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Université de Lomé
© Université de Lomé

Une université tournée vers les grands enjeux africains

À travers cette initiative, la FSHS confirme sa volonté de faire de la recherche scientifique un outil d’analyse, d’anticipation et d’aide à la décision face aux mutations politiques, économiques et sécuritaires qui traversent l’espace ouest-africain.

Cette 5ᵉ édition s’inscrit d’ailleurs dans la dynamique impulsée par le Professeur Kossivi HOUNAKE, Président de l’Université de Lomé, qui place la recherche, l’innovation scientifique et l’ouverture sur les réalités africaines au cœur de la stratégie de gouvernance de l’institution.

Dans un contexte régional marqué par la montée du terrorisme, les tensions communautaires, les coups d’État militaires, les déplacements de populations et les fragilités économiques, les débats ont permis d’interroger la capacité des États ouest-africains à préserver la cohésion régionale tout en renforçant les mécanismes de développement et de coopération.

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Les frontières ouest-africaines au centre des préoccupations

Au cours des échanges, plusieurs intervenants ont souligné que les frontières, longtemps perçues comme de simples limites territoriales, sont aujourd’hui devenues des espaces stratégiques où se croisent enjeux sécuritaires, défis migratoires, échanges économiques et tensions sociales.

Les chercheurs ont notamment mis en lumière les conséquences des crises sécuritaires sur les flux transfrontaliers, les activités commerciales et la mobilité des populations dans plusieurs zones sensibles de la sous-région.

Face à l’expansion des groupes armés et à l’insécurité grandissante dans certaines régions du Sahel et du Golfe de Guinée, la question de la gouvernance des frontières apparaît désormais comme un enjeu central pour les États ouest-africains.

Les participants ont également insisté sur la nécessité de renforcer la coopération régionale afin d’éviter que les frontières ne deviennent des espaces de fragilité, de trafics illicites ou de tensions communautaires.

 

Les sciences sociales comme outil de prévention des crises

L’un des principaux enseignements de cette rencontre réside dans la place accordée aux sciences sociales dans la compréhension et la gestion des crises contemporaines.

Pour les organisateurs, les réponses purement sécuritaires ne suffisent plus face à la complexité des défis actuels. Les universitaires ont plaidé pour une approche plus globale intégrant les dimensions historiques, sociologiques, anthropologiques, économiques et politiques des conflits.

Les réflexions ont ainsi porté sur les mécanismes de résilience développés par les populations frontalières confrontées à l’insécurité, à la précarité économique et aux mutations sociales.

Les chercheurs ont aussi souligné le rôle essentiel des universités dans la production de connaissances capables d’orienter les politiques publiques et d’accompagner les stratégies de paix et de développement durable.

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Intégration régionale : entre ambitions et défis persistants

La rencontre scientifique a également permis d’évaluer les limites actuelles des politiques d’intégration régionale en Afrique de l’Ouest.

Malgré les efforts engagés depuis plusieurs décennies par les organisations communautaires, notamment la CEDEAO, les intervenants ont relevé que les crises politiques et sécuritaires fragilisent de plus en plus les mécanismes de coopération régionale.

Les tensions diplomatiques, les transitions politiques militaires, les restrictions de circulation et les défis économiques constituent aujourd’hui des obstacles majeurs à l’ambition d’une Afrique de l’Ouest intégrée et stable.

Pour plusieurs participants, le développement de la sous-région passe inévitablement par une meilleure coordination des politiques publiques, un renforcement de la solidarité régionale et une gouvernance plus inclusive des espaces frontaliers.

 

Une tribune scientifique au service du développement et de la paix

Au-delà des communications académiques, cette 5ᵉ édition des Journées scientifiques de la FSHS a surtout confirmé le rôle stratégique que joue l’Université de Lomé dans les débats intellectuels sur l’avenir du continent africain.

Les recommandations formulées au terme des travaux visent notamment à promouvoir une gestion plus apaisée des frontières, renforcer les mécanismes de prévention des conflits et valoriser davantage les contributions des sciences humaines et sociales dans les processus de décision publique.

À travers cette initiative de la FSHS , l’Université de Lomé réaffirme sa volonté de promouvoir une recherche rigoureuse, ouverte sur les réalités africaines et orientée vers la consolidation de l’État de droit, du vivre-ensemble et de la paix durable en Afrique de l’Ouest.

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