Comment rapprocher davantage la recherche universitaire des différents besoins du pays ? C’est autour de cette question que les responsables des chaires UNESCO des universités publiques togolaises se sont retrouvés, le 9 juillet 2026, à Lomé. À l’initiative du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, cette concertation a permis de dresser un état des lieux des activités menées et de définir une nouvelle feuille de route pour renforcer l’impact de la recherche sur le développement national.
Une même table pour repenser la coopération universitaire
Les principaux acteurs des chaires UNESCO du Togo ont engagé une réflexion commune sur l’avenir de la recherche scientifique. Présidée par le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Prof. Gado TCHANGBEDJI, la rencontre a réuni la Commission nationale togolaise pour l’UNESCO ainsi que les responsables des différentes chaires implantées dans les universités publiques.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Étaient notamment représentées la Chaire UNESCO Énergies renouvelables de l’Université de Lomé, la Chaire UNESCO Femmes, Sciences et Gestion raisonnée de l’eau en Afrique de l’Ouest de l’Université de Lomé, ainsi que la Chaire UNESCO TIC et développement de l’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest de l’Université de Kara.
Faire de la recherche un levier de développement
Au cours des échanges, les participants ont passé en revue les missions confiées à ces chaires, les projets déjà réalisés, les difficultés rencontrées sur le terrain ainsi que leur contribution aux politiques publiques.
L’objectif affiché est clair : renforcer le rôle de ces structures universitaires afin qu’elles participent davantage aux réponses apportées aux grands défis du pays, qu’il s’agisse de la transition énergétique, de la gestion durable des ressources en eau, de l’égalité des genres ou encore de la transformation numérique de l’enseignement supérieur.
Vers une meilleure coordination des chaires UNESCO
Les discussions ont débouché sur plusieurs recommandations destinées à améliorer le fonctionnement du réseau. Les participants ont notamment proposé la création d’une plateforme commune entre la Commission nationale togolaise pour l’UNESCO et les différentes chaires. Cet outil devrait faciliter le partage d’expériences, la coordination des activités et la mise en œuvre de projets conjoints.
Ils ont également recommandé l’amélioration de la collaboration entre les institutions universitaires, ainsi que l’engagement de nouveaux alliés techniques et financiers en mesure de soutenir les projets de recherche.
Le gouvernement appelle à une recherche tournée vers les réalités nationales
En clôturant les travaux, le ProfesseurGado TCHANGBEDJI a invité les responsables des chaires à inscrire leurs programmes dans une dynamique répondant aux priorités de développement du Togo. Pour le ministre délégué, la recherche scientifique doit produire des résultats concrets, capables d’accompagner les politiques publiques et de contribuer à la transformation économique et sociale du pays.
Il a également exprimé le souhait que cette concertation ouvre une nouvelle étape dans le renforcement de l’enseignement supérieur togolais, en favorisant davantage de synergies entre les chercheurs, les universités et les institutions nationales.
Cette rencontre traduit également la volonté des autorités de mieux valoriser les compétences scientifiques présentes dans les universités publiques. En renforçant les liens entre les chaires UNESCO, en développant des partenariats et en orientant davantage les travaux de recherche vers les besoins du pays, le Togo entend consolider son écosystème scientifique et accroître la contribution de l’enseignement supérieur au développement durable.
Cette concertation pourrait ainsi marquer le point de départ d’une coopération plus structurée entre les acteurs universitaires, avec l’ambition de faire de la recherche un véritable moteur d’innovation et de croissance.