Culture




Pya : Faure Gnassingbé célèbre la tradition Kabyè

Tambours, chants et scènes de liesse : à Pya, la clôture de la chasse traditionnelle en pays kabyè a offert…

Tambours, chants et scènes de liesse : à Pya, la clôture de la chasse traditionnelle en pays kabyè a offert un spectacle saisissant. Le samedi 11 avril 2026, le domicile du père de la nation, à Pya, a vibré au rythme de la « danse des chasseurs ».

En présence du président du Conseil, Faure Gnassingbé, ce rituel a marqué la clôture officielle de la chasse traditionnelle en pays Kabyè. Ouverte le 11 mars dernier, cette saison s’achève symboliquement par la chasse dite « Eyadéma », dédiée au feu président Gnassingbé Eyadéma, reconnu comme un grand chasseur et promoteur de cette pratique ancestrale.

LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ



 

Une école de courage et de valeurs

Au-delà du folklore, cette célébration est avant tout une institution sociale. Le président du Conseil était accompagné du ministre de l’Administration territoriale, le colonel Awaté Hodabalo, du gouverneur de la Kara, le général Adjitowou Komlan, de son homologue des Plateaux, le général Dadja Maganawé, ainsi que de nombreuses autorités politiques, militaires et traditionnelles.

Le chef du gouvernement  a observé les chasseurs, vêtus de leurs tenues d’apparat, louer les ancêtres pour l’abondance du gibier.

En effet, comme l’explique Tidiyé Tchaa, un fils de la région, cette pratique constitue une véritable école de vie. D’une part, elle forge chez les jeunes le courage et l’endurance. D’autre part, elle renforce la solidarité, notamment à travers l’assistance mutuelle lors des expéditions en brousse. Les chants entonnés, riches en proverbes et récits de vie, servent également de vecteurs pour transmettre le respect des aînés et les normes culturelles aux nouvelles générations.

 

La femme au cœur de la moisson

Par ailleurs, la fête n’aurait pas été complète sans la participation active des femmes. Munies de tiges de sorgho, elles ont accueilli les chasseurs de retour avec une variété impressionnante de gibier : buffles, biches ou encore perdrix. De cette manière, elles célèbrent non seulement la réussite de la chasse, mais aussi la sécurité et la paix qui règnent dans le pays, permettant le maintien de tels rites.

 

L’appel de la terre

Enfin, ce samedi marque une transition majeure dans le calendrier kabyè. Puisque la chasse est désormais close, le peuple se tourne vers son autre pilier : l’agriculture. Comme l’a rappelé Tidiyé Tchaa, la clôture de la chasse traditionnelle en pays kabyè ouvre un nouveau cycle, celui des semis, avec l’annonce imminente des premières pluies.

À l’heure où les gourdins se rangent, ce n’est pas la fin d’un rituel, mais le début d’un autre combat : celui de faire vivre la terre.

 

Suivez l'information en direct sur notre chaîne WHATSAPP