Au moins 47 chrétiens orthodoxes éthiopiens ont perdu la vie et 18 autres ont été hospitalisés à la suite d’attaques coordonnées menées contre plusieurs communautés rurales de la zone d’Arsi, dans la région d’Oromia. Ces informations proviennent principalement de sources locales et d’organisations de défense des chrétiens, tandis que les autorités éthiopiennes n’ont pas encore publié de bilan officiel indépendant.
Une nuit de violences
Les assaillants ont visé, dans la nuit du 24 octobre, les localités de Birbo, Chole et Sole Guna, situées dans le district de Shirka. Selon des témoignages recueillis par des médias locaux, ils ont encerclé des habitations, ouvert le feu, incendié des maisons et pillé des biens, poussant ainsi plusieurs familles à la fuite.
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En outre, les sources locales attribuent ces attaques à des groupes armés présents dans le district, appuyés par des éléments radicalisés venus de zones voisines de la région de Bale. L’identité précise des commanditaires et l’ampleur exacte des violences restent toutefois à confirmer par une enquête indépendante.
Des alertes restées sans suite
De leur côté, des responsables religieux affirment avoir signalé à plusieurs reprises l’arrivée de groupes armés dans la zone. Ils estiment que les autorités locales n’ont pas pris les mesures de protection nécessaires en amont des attaques.
Des habitants indiquent également avoir sollicité l’intervention des forces de sécurité, sans obtenir de déploiement. Les témoignages évoquent notamment l’absence d’ordres formels pour intervenir — une explication qui alimente les interrogations sur la réactivité des autorités régionales.
Entre violence religieuse et tensions ethniques
Face à cette situation, les organisations de défense des chrétiens dénoncent une série d’agressions ciblées, et non un incident isolé. Elles estiment que les auteurs assimilent parfois les chrétiens à l’ethnie amhara, ce qui entremêle motifs religieux et tensions identitaires dans une région déjà marquée par des conflits armés.
Par conséquent, les appels se multiplient désormais pour exiger une enquête transparente, l’identification des responsables et la protection immédiate des communautés civiles. Sans réponse rapide des autorités fédérales, les familles déplacées craignent en effet de nouvelles violences dans les districts environnants.
Au-delà du bilan humain, ces attaques révèlent l’urgence d’une protection effective des civils en Éthiopie. Tant que les alertes restent sans réponse et que les responsables échappent à toute poursuite, la peur continuera de s’installer dans les villages d’Oromia.




