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Éducation : suppression des examens du CAP pour enseignants

Le ministère de l’Éducation nationale transforme en profondeur le cadre d'évaluation des enseignants. Par un arrêté signé le 23 octobre…

Le ministère de l’Éducation nationale transforme en profondeur le cadre d’évaluation des enseignants. Par un arrêté signé le 23 octobre 2026, le ministre Mama Omorou annule définitivement l’organisation des examens du Certificat d’aptitude pédagogique (CAP) des premier et deuxième degrés. Cette décision majeure clôt un chapitre historique pour l’institution et modifie en profondeur les perspectives de carrière du personnel enseignant.

Un séisme réglementaire qui balaie quarante-huit ans de pratique

Le décret ministériel nᵒ 320/2026/MEN/CAB/SG/DExCC supprime le dispositif de référence établi par l’arrêté nᵒ 18/MEN-RS du 12 avril 1978. En abrogeant ce texte fondateur qui régissait l’accès à la qualification professionnelle depuis près de cinq décennies, le gouvernement entend ainsi restructurer les filières d’accréditation pédagogique. Cette suppression nette de la voie classique du CAP redéfinit les critères d’avancement au sein du système éducatif tout en imposant une réorganisation globale des épreuves d’aptitude.

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Un régime transitoire taillé pour des catégories spécifiques

L’administration préserve toutefois des voies de secours pour certaines catégories de personnels. Le nouveau texte offre ainsi une passerelle temporaire aux instituteurs déjà titulaires du Certificat élémentaire d’aptitude pédagogique (CEAP) du premier degré, leur permettant de concourir pour le CAP correspondant. Dans le second degré, la mesure cible prioritairement les enseignants fonctionnaires des disciplines spécialisées comme le dessin, l’éducation physique et sportive, la musique ou l’enseignement ménager. Ces derniers doivent néanmoins certifier d’un diplôme équivalent au CEAP du deuxième degré ou détenir le baccalauréat deuxième partie (BAC 2) pour faire valoir leur candidature.

Des incertitudes opérationnelles dans la mise en œuvre

Si le ministère réserve ces ajustements transitoires à des profils ciblés, la publication de l’arrêté laisse planer une nette incertitude sur le terrain. Le texte ministériel omet d’établir l’échéancier exact de ces dérogations et ne précise aucunement les modalités pratiques d’évaluation. Dans les établissements, les enseignants concernés réclament rapidement des circulaires d’application afin de clarifier les critères de sélection, d’anticiper leurs démarches administratives et de sécuriser la trajectoire de leur carrière.

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