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African Air Transport Convention 2026 : Lomé au cœur du ciel unique africain

Réunis à Lomé du 15 au 19 juin 2026, plus de 500 acteurs de l’aviation civile, décideurs politiques, investisseurs et…

Réunis à Lomé du 15 au 19 juin 2026, plus de 500 acteurs de l’aviation civile, décideurs politiques, investisseurs et partenaires internationaux participent à la première Convention et exposition africaines du transport aérien. Placé sous le thème « Un ciel africain unique : connectivité et développement durable du transport aérien », ce rendez-vous continental ambitionne d’accélérer la libéralisation du transport aérien sur le continent et de faire du secteur un puissant levier d’intégration économique, de mobilité et de croissance durable.

Lomé, 16 juin 2026 – Pendant cinq jours, la capitale togolaise se positionne comme le carrefour africain du transport aérien. Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a procédé, le lundi 15 juin 2026, à l’ouverture officielle de la première édition de la Convention et exposition africaines du transport aérien (
African Air Transport /convention & Expo), placée sous le thème : « Un ciel africain unique : connectivité et développement durable du transport aérien ».

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L’événement, organisé par la Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC) en partenariat avec la Commission de l’Union africaine (CUA), rassemble dans la capitale togolaise les principaux acteurs de l’écosystème aéronautique africain et international. Pendant cinq jours, décideurs politiques, autorités de l’aviation civile, compagnies aériennes, gestionnaires d’aéroports, investisseurs, partenaires techniques et financiers, ainsi que représentants des communautés économiques régionales et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), sont appelés à réfléchir ensemble à l’avenir du transport aérien sur le continent.

Lomé au cœur de la diplomatie économique et logistique africaine

Lors de la cérémonie d’ouverture, plusieurs personnalités ont pris part à l’événement, notamment le président de la République du Rwanda, Paul Kagamé, et l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, deux figures majeures du panafricanisme économique. Leur présence traduit l’importance stratégique accordée à cette rencontre continentale, qui ambitionne d’accélérer la transformation du secteur aérien africain.

À travers l’organisation de cette première édition, le Togo confirme sa volonté de se positionner comme un carrefour logistique, commercial et aérien de premier plan en Afrique de l’Ouest. Cette ambition s’inscrit dans la vision portée par les autorités togolaises, visant à faire du pays une plateforme régionale connectée aux grands corridors économiques du continent.

« En abritant cette convention, le Togo a fait le choix de se positionner comme une plateforme commerciale et logistique régionale. Mais cette ambition n’a de sens que si elle contribue à une ambition plus large, celle d’une Afrique qui se relie davantage à elle-même pour mieux se transformer », a déclaré Faure Gnassingbé.

Pour le Président du Conseil, l’intégration économique africaine ne peut être pleinement effective sans une meilleure connectivité entre les États. Il s’agit, selon lui, de réduire les distances qui freinent les échanges, de faciliter l’accès des entreprises aux marchés africains et d’offrir à la jeunesse un continent plus ouvert et davantage tourné vers les opportunités.

 Le Marché unique du transport aérien africain (MUTA) au centre des enjeux

Malgré sa superficie et son potentiel économique, l’Afrique demeure l’une des régions du monde où la connectivité aérienne reste la plus faible. Les coûts élevés des billets, la multiplication des taxes et redevances, ainsi que la faible interconnexion entre les États continuent de freiner les échanges commerciaux et la mobilité des populations.

Face à ce constat, la convention de Lomé se veut une plateforme de réflexion et d’action destinée à accélérer la mise en œuvre du Marché unique du transport aérien africain (MUTA), considéré comme l’un des projets phares de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

L’objectif poursuivi est de lever progressivement les obstacles qui entravent encore le développement du transport aérien sur le continent. L’ouverture des marchés, la suppression des barrières réglementaires, la réduction des coûts de transport et l’amélioration de l’accessibilité des services figurent parmi les principales priorités.

Les experts réunis à Lomé ambitionnent également d’accroître la part de l’Afrique dans le trafic aérien mondial, aujourd’hui largement dominé par les autres régions du monde. Avec seulement 2 % du trafic mondial, le continent dispose pourtant d’importantes marges de progression, soutenues par une démographie dynamique et une croissance continue des besoins en mobilité.

Faire du transport aérien un moteur du commerce intra-africain et de la ZLECAf

Pour les organisateurs, le développement du secteur aérien dépasse la seule question des déplacements. Il constitue un levier essentiel pour stimuler le commerce intra-africain, favoriser le tourisme, attirer les investissements et renforcer la compétitivité des économies nationales. Cette convention offre une opportunité unique de réunir l’ensemble des acteurs concernés afin d’identifier les blocages persistants et de proposer des solutions concrètes.

La présence des représentants de la ZLECAf illustre d’ailleurs la volonté de créer des synergies entre les politiques de transport et les ambitions d’intégration économique du continent. L’objectif est clair : réduire les coûts qui pèsent sur les voyageurs, harmoniser les réglementations et fluidifier les procédures afin de faciliter la circulation des marchandises et des passagers à travers l’Afrique.

Dans cette dynamique, l’amélioration de la connectivité aérienne apparaît comme un facteur déterminant pour accompagner la libre circulation des biens, des services et des personnes, condition indispensable à la réussite de la plus vaste zone de libre-échange au monde.

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Investissements, fret aérien et transition écologique au programme des experts

Durant les travaux, plusieurs thématiques stratégiques seront examinées. Les participants échangeront notamment sur l’évaluation de la mise en œuvre du Marché unique du transport aérien africain, l’accessibilité financière des billets d’avion, le développement du fret aérien et des corridors logistiques, ainsi que les investissements nécessaires à la modernisation des infrastructures aéroportuaires.

Les experts se pencheront également sur les défis liés aux transitions numérique et écologique de l’aviation africaine. Dans un contexte mondial marqué par les impératifs climatiques, la modernisation du secteur passe désormais par l’adoption de technologies plus propres, l’amélioration de l’efficacité énergétique et le développement de solutions innovantes conciliant croissance économique et durabilité environnementale.

La question du développement des compétences et du capital humain figure aussi parmi les priorités, alors que l’industrie aéronautique africaine devra disposer d’une main-d’œuvre qualifiée capable d’accompagner sa transformation.

Le président rwandais Paul Kagamé salue l’initiative togolaise

Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le président rwandais Paul Kagamé a exprimé sa reconnaissance au gouvernement togolais, et particulièrement au Président du Conseil, Faure Gnassingbé, pour l’organisation de cette rencontre continentale.

Le chef de l’État rwandais a souligné la nécessité pour l’Afrique de disposer d’un système de transport aérien plus performant, plus accessible et plus durable afin d’accompagner les ambitions économiques du continent.

Dans le même esprit, le ministre togolais des Transports, du Développement et des Pistes rurales, Komlan Loukou-Kadjé, ainsi que le président de la CAFAC, Serge Florent Dzota, ont rappelé que cette convention offre aux professionnels du secteur une opportunité unique d’échanger leurs expériences, d’analyser les défis actuels et d’identifier des solutions innovantes pour bâtir l’aviation africaine de demain.

Lomé, symbole d’une Afrique qui veut libéraliser son espace aérien

La tenue de cette première Convention et exposition africaines du transport aérien à Lomé dépasse le simple cadre d’un événement sectoriel. Elle illustre la volonté grandissante des pays africains de faire du transport aérien un moteur de transformation économique et d’intégration régionale.

Alors que l’Afrique aspire à bâtir un marché commun plus dynamique et plus compétitif, les décisions et recommandations qui émergeront de Lomé pourraient contribuer à façonner un espace aérien plus intégré, plus accessible et davantage tourné vers les exigences du développement durable. Une ambition à la mesure d’un continent qui entend désormais faire de son ciel un véritable moteur de croissance et d’unité.

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