Vo, région Maritime, 24 février 2026 – Dans cette commune rurale du sud-est togolais, la question de la santé infantile ne relève plus seulement des structures médicales : elle devient une affaire collective. Le 19 février 2026, le maire de la commune Vo 2, TOMEGAH Dominique Godfroy, a réuni autorités traditionnelles, responsables communautaires et professionnels de santé autour d’un objectif clair : repenser l’offre locale de soins pour mieux protéger l’enfant et le nouveau-né.
Au centre des échanges, un thème ambitieux : « Le modèle intégré d’offre de soins et services pour la survie et le développement de l’enfant ». Derrière cette formule, une volonté de décloisonner les services sociaux de base et de renforcer leur efficacité.
Chefs cantons, chefs de villages, membres des comités villageois de développement, associations locales et responsables des unités de soins périphériques ont répondu à l’invitation. Cette forte mobilisation révèle un changement d’approche : les acteurs locaux ne perçoivent plus la santé maternelle et infantile comme une question strictement médicale, mais comme un enjeu social global.
Ainsi, des spécialistes du district sanitaire de Vo ont animé la rencontre pour détailler les fondements du modèle intégré. L’idée est simple : mieux coordonner les services existants, éviter les ruptures dans la prise en charge et rapprocher les structures de soins des populations.
Dans de nombreuses localités rurales, l’accès aux soins reste tributaire de la distance, du coût et du niveau d’information des familles. Ainsi, en mettant l’accent sur le nouveau-né et l’enfant, la commune de Vo 2 affirme une orientation forte : investir dès les premiers jours de vie pour garantir un développement harmonieux.
Par ailleurs, le modèle présenté insiste sur plusieurs axes :
un suivi renforcé de la grossesse et de l’accouchement ;
une meilleure coordination entre sages-femmes, agents de santé communautaires et autorités locales ;
une sensibilisation accrue des familles sur les pratiques de prévention ;
un accès simplifié aux soins essentiels.
Cette approche intégrée vise aussi à réduire les risques évitables et à améliorer les indicateurs de santé infantile, encore fragiles dans certaines zones rurales.
Au-delà de la santé, la démarche s’inscrit dans une vision plus large du développement local. Pour le maire, placer l’enfant au centre de l’action publique revient aussi à investir dans le capital humain de la commune. Une population en meilleure santé constitue le socle d’un développement économique et social durable.
Cette initiative traduit également une volonté de synergie : elle engage les autorités locales, les structures sanitaires et les communautés à travailler ensemble, dans une logique de responsabilité partagée.
Si l’expérience de Vo 2 porte ses fruits, elle pourrait en effet inspirer d’autres communes togolaises confrontées aux mêmes défis. L’approche intégrée, en privilégiant la proximité et la coordination, répond aux réalités des territoires où les ressources sont limitées mais où la mobilisation communautaire demeure forte.
À Vo 2, le message est clair : le développement commence dès la naissance. Et la commune considère désormais la qualité des services offerts aux plus vulnérables comme un indicateur majeur de la performance locale.
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