États-Unis : le cyberescroc ghanéen « Dada Joe Remix » plaide coupable 

 Extradé depuis le Ghana pour les USA, « Dada Joe Remix » plaide coupable et devra restituer 4,4 millions de…

 Extradé depuis le Ghana pour les USA, « Dada Joe Remix » plaide coupable et devra restituer 4,4 millions de dollars.

Fin de parcours judiciaire pour l’une des figures de la cybercriminalité ouest-africaine. Joseph Kwadwo Badu Boateng, plus connu sous le pseudonyme de « Dada Joe Remix », a officiellement plaidé coupable devant un tribunal fédéral américain. En effet, le ressortissant ghanéen a reconnu son rôle central dans une vaste entreprise d’escroquerie en ligne et de blanchiment d’argent à l’échelle internationale.

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Une décennie d’arnaques sentimentales ciblant les seniors

Pendant près de dix ans, l’accusé a méthodiquement orchestré un réseau de « romance scams » (escroqueries au sentiment) d’une redoutable efficacité. Son mode opératoire reposait sur la création de faux profils sur Internet pour séduire des citoyens américains, en ciblant prioritairement des personnes âgées ou vulnérables.

Après avoir gagné la confiance de ses victimes en feignant des sentiments amoureux, « Dada Joe Remix » et ses complices parvenaient à leur extorquer des sommes astronomiques sous divers prétextes fallacieux.

Arrêté puis extradé du Ghana vers les États-Unis en juin 2025, le cybercriminel a fini par céder face aux preuves accumulées par le FBI et les procureurs américains, évitant ainsi un procès long et risqué.

Un accord de plaidoyer à plusieurs millions

Devant le juge, Joseph Boateng a formellement reconnu les chefs d’accusation de complot en vue de commettre une fraude électronique et de complot en vue de blanchir de l’argent.

Dans le cadre de cet accord de plaider-coupable, les sanctions financières s’annoncent lourdes :

L’accusé s’est officiellement engagé à verser 4,4 millions de dollars de restitution pour indemniser les nombreuses victimes américaines dépouillées au fil des ans. Outre cette amende record, il encourt également une lourde peine de prison ferme qui sera prononcée lors d’une audience ultérieure.

Un signal fort envoyé aux réseaux transnationaux

Cette condamnation marque une victoire majeure pour la justice américaine dans sa lutte contre les réseaux de criminalité financière basés à l’étranger. À l’issue de l’audience, les autorités de Washington ont aussi tenu à saluer le soutien de leurs homologues ghanéens dans l’enquête qui a mené à son extradition.

Le gouvernement américain a réaffirmé sa détermination à poursuivre et intensifier sa coopération avec le gouvernement ghanéen ainsi qu’avec ses autres partenaires internationaux. L’objectif affiché reste clair : traquer, identifier et traduire en justice les auteurs de cybercriminalité, peu importe où ils se cachent dans le monde.

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