La commune du Golfe 7 a franchi une étape décisive de sa trajectoire de développement. Réunis ce jeudi 27 août 2026, les acteurs locaux et leurs partenaires ont validé définitivement le Plan de Développement Communal (PDC) 2026-2030. Le document fixe désormais les priorités de la collectivité pour les cinq prochaines années et ouvre surtout une période plus exigeante : celle de l’exécution.
La cérémonie a réuni la maire et sénatrice du Golfe 7, DANGBUIE Afi Xolali Pascaline, le représentant du ministre délégué chargé du Développement local, Dr WAHARE Yaovi, ainsi que le représentant du préfet du Golfe, MOUMOUNI Mouhamadou. Diplomates, parlementaires, élus locaux, chefs traditionnels, services déconcentrés de l’État, représentants des jeunes et des femmes, opérateurs économiques et acteurs du développement ont également participé aux travaux.
Le nouveau PDC intervient dans un territoire où la croissance urbaine accentue les besoins. Selon les données du RGPH-5 de 2022, Golfe 7 comptait 257 813 habitants, pour une densité de 5 996 habitants au kilomètre carré. Près de 46 % de cette population avait moins de 20 ans.
Cette structure démographique place l’emploi, la formation, l’éducation, la santé et l’accès aux services essentiels au cœur des priorités communales. Elle impose également à la collectivité de renforcer ses infrastructures pour accompagner l’expansion du territoire.
La commune doit parallèlement composer avec les inondations dans les zones de bas-fonds, l’état de certaines routes, les difficultés de mobilité, les insuffisances en matière d’assainissement et de gestion des déchets, ainsi qu’une exposition croissante aux effets du changement climatique.
Élaboré avec l’appui financier de l’Union européenne et l’accompagnement technique du Consortium APER/SOS Civisme, le processus avait démarré le 20 mai 2025. Les consultations menées depuis ont permis de transformer les préoccupations exprimées par les différents acteurs en orientations stratégiques.
Le PDC retient quatre grands axes. Le premier vise à améliorer la gouvernance locale et la participation citoyenne. Le deuxième entend dynamiser l’économie communale en s’appuyant notamment sur le commerce, l’artisanat et la modernisation des infrastructures marchandes.
Le troisième axe cible les services sociaux de base. Le quatrième concentre les efforts sur l’aménagement du territoire et la résilience environnementale, notamment à travers la maîtrise du foncier, une meilleure organisation de l’espace urbain et le renforcement de la prévention des risques climatiques.
À plus long terme, Golfe 7 se fixe l’objectif de devenir une « commune prospère, résiliente, dotée d’une gouvernance locale inclusive et d’un cadre de vie adéquat ».
La mise en œuvre du programme nécessitera 2 247 503 700 FCFA. Ce montant donne une dimension concrète aux ambitions affichées, mais pose également la question cruciale de la mobilisation et de l’efficacité des ressources.
Le représentant du ministre chargé du Développement local, Dr WAHARE Yaovi, a salué un processus qui, selon lui, s’inscrit dans les priorités nationales d’amélioration des conditions de vie. Il a surtout appelé les responsables communaux à transformer les orientations du document en projets effectivement réalisés.
Même exigence du côté de l’administration territoriale. Au nom du préfet du Golfe, MOUMOUNI Mouhamadou a insisté sur la nécessité de maintenir la coopération entre la commune, l’État, les populations et les autres parties prenantes.
Pour la maire DANGBUIE Afi Xolali Pascaline, la validation ne constitue donc pas une conclusion, mais le passage à une nouvelle phase. Elle a appelé toutes les forces vives de la commune à s’approprier le document et à participer à sa réalisation.
Avec ce PDC, Golfe 7 dispose désormais d’un cadre de référence commun pour répondre à ses principaux défis. Mais entre les priorités inscrites sur le papier et leur traduction dans les quartiers, la route reste longue.
Les habitants attendent désormais des améliorations visibles sur les routes, l’assainissement, l’emploi, les services sociaux et la gestion des inondations. La validation du 27 août ferme ainsi le chapitre de la planification.
Le prochain chapitre sera celui des preuves : quels projets seront lancés en premier, quels financements seront mobilisés et, surtout, quels résultats les populations pourront-elles mesurer au terme des cinq prochaines années ?
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