Politique




Le Togo fusionne ses agences d’investissement pour doper son attractivité industrielle

LOMÉ, 27 août 2026 — Dans une volonté manifeste d’accélérer son développement industriel et d’attirer davantage de capitaux privés, le…

LOMÉ, 27 août 2026 — Dans une volonté manifeste d’accélérer son développement industriel et d’attirer davantage de capitaux privés, le gouvernement togolais a acté ce mercredi une refonte majeure de son écosystème d’affaires.

 

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Au cœur de cette restructuration décidée le 26 août figure l’absorption de la Société d’administration de la zone franche (SAZOF) par l’Agence de promotion des investissements et de la zone franche (API‑ZF). Cette consolidation met fin à la fragmentation institutionnelle pour créer un guichet unique tout‑puissant. L’API‑ZF hérite ainsi de l’ensemble des prérogatives, du personnel et du patrimoine de l’ex‑SAZOF, devenant le bras armé exclusif de l’État pour l’aménagement et la gestion des zones industrielles du pays.

 

Pour les investisseurs, cette centralisation promet une simplification drastique des démarches. Par ailleurs, Lomé entend également rassurer sur le terrain de la gouvernance. Les procédures d’octroi d’agréments vont subir une numérisation complète afin de raccourcir les délais de traitement. En parallèle, le gouvernement a resserré le comité chargé d’étudier ces dossiers et instauré de nouvelles règles strictes encadrant les conflits d’intérêts, la confidentialité et l’obligation de diligence raisonnable (due diligence), afin de garantir la transparence des avantages que l’État accorde.

 

Un virage écologique axé sur les communautés locales

 

L’offensive économique de l’exécutif s’accompagne d’une refonte de sa politique environnementale, en réponse aux engagements climatiques internationaux du pays.

 

Contrairement à une gestion centralisée traditionnelle, la nouvelle législation forestière togolaise transfère une partie du pouvoir décisionnel aux populations riveraines. Ces dernières devront désormais être obligatoirement consultées lors des procédures de classement des forêts. De plus, le texte redéfinit les règles de partage des revenus liés à l’exploitation des ressources génétiques et introduit de nouvelles incitations financières pour le secteur privé s’engageant dans l’agroforesterie et la transition énergétique. Sur le plan répressif, le nouveau texte durcit par ailleurs l’arsenal juridique contre le braconnage et le trafic d’espèces sauvages.

 

Remaniement diplomatique

 

Enfin, sur le plan de l’administration publique, l’exécutif a procédé à un ajustement stratégique au sein de sa diplomatie. Il a nommé Sénamé Mèvodé Gbenouga, diplomate de haut rang, directeur de cabinet du ministre délégué chargé de la coopération, de l’intégration africaine et de la diaspora togolaise.

 

 

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