Atakpamé, 27 août 2026 — La modernisation du commerce togolais entre dans une nouvelle phase. Après plusieurs étapes dans le pays, le ministère délégué chargé du Commerce et du Contrôle de la Qualité a achevé mardi 25 août 2026 à Atakpamé sa série d’ateliers destinés aux parlementaires, représentants consulaires et opérateurs économiques. L’objectif : permettre aux principaux acteurs du secteur de mieux maîtriser les réformes engagées par le gouvernement pour fluidifier les échanges et renforcer la compétitivité des entreprises.
Cette dernière rencontre a réuni les acteurs des Plateaux, de la Maritime et du Grand Lomé, après celle organisée à Kara pour les représentants des régions des Savanes, de la Kara et de la Centrale.
Quatre leviers pour réduire les obstacles au commerce
Les échanges ont porté sur quatre dispositifs qui transforment progressivement les pratiques commerciales au Togo.
Le Guichet unique du commerce extérieur (GUCE) constitue l’un des principaux outils de cette transformation. En regroupant et en dématérialisant plusieurs formalités liées aux opérations d’importation et d’exportation, le dispositif vise à réduire les délais administratifs ainsi que les coûts supportés par les opérateurs.
Les participants ont également examiné les possibilités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Avec un marché continental de plus de 1,3 milliard de consommateurs, cet accord ouvre de nouvelles perspectives aux entreprises togolaises, à condition qu’elles puissent adapter leur offre et répondre aux exigences de compétitivité du marché africain.
La Solution automatisée de marquage des produits (SAM) occupe un autre volet important. Elle doit renforcer la traçabilité des marchandises, contribuer à la lutte contre la fraude et améliorer la protection des consommateurs.
Enfin, le gouvernement mise davantage sur la numérisation du commerce. Des outils tels que le Togo Trade Portal doivent permettre aux opérateurs d’accéder plus facilement aux informations et procédures relatives à l’importation, à l’exportation et au transit.
Le gouvernement défend une approche fondée sur la simplification
À l’ouverture de la rencontre, le secrétaire général du ministère, Comlan Nomadoli YAKPEY, a présenté ces réformes comme des instruments destinés à améliorer l’environnement des affaires et à accroître l’intégration du Togo dans les échanges internationaux.
Il a également réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre la simplification des procédures, d’investir dans les infrastructures commerciales et de renforcer la confiance des partenaires économiques.
Pour les autorités, l’enjeu ne consiste donc plus seulement à multiplier les dispositifs. Il s’agit désormais de faire en sorte que ces outils produisent des effets mesurables pour les entreprises : moins de formalités, davantage de célérité et un accès plus simple aux marchés.
Les acteurs locaux appelés à s’approprier les réformes
Le choix d’Atakpamé pour cette étape finale a été salué par les autorités régionales. Représentant le gouverneur des Plateaux, le secrétaire général du gouvernorat, VIDOUTE Aimé Koffi, a estimé que cette démarche illustre l’importance accordée à la modernisation du commerce et à la compétitivité du secteur privé.
La sensibilisation des parlementaires, des chambres consulaires et des opérateurs économiques répond aussi à une nécessité : faire circuler l’information au plus près des acteurs qui utilisent quotidiennement ces mécanismes.
Les travaux ont débouché sur plusieurs recommandations. Celles-ci doivent maintenant être transmises aux parties concernées afin d’alimenter les prochaines actions en faveur de l’amélioration de l’environnement commercial.
Avec le GUCE, la ZLECAf, le marquage automatisé des produits et la digitalisation des procédures, le Togo cherche à construire un environnement commercial plus intégré et plus prévisible. Cette orientation doit notamment aider les entreprises locales à gagner en efficacité et à mieux profiter des opportunités offertes par les marchés régionaux et continentaux.
Mais l’adoption de ces réformes ne constitue qu’une première étape. Leur véritable impact se mesurera dans les ports, les frontières, les administrations et surtout dans les entreprises.
Le défi qui s’ouvre désormais est donc celui de l’exécution : ces nouveaux outils permettront-ils de réduire durablement les coûts et les délais du commerce togolais et de transformer l’ambition de plateforme régionale en réalité économique ?
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