LOMÉ, 24 août 2026 — Vêtus de leurs gilets jaunes et sacs au dos, des dizaines de dockers ont réinvesti ce lundi 24 août les terminaux du Port autonome de Lomé (PAL). Ainsi, leur retour sur les quais met fin à près de deux semaines de paralysie et d’incertitudes, nées d’un durcissement syndical au cœur du quatrième hub à conteneurs d’Afrique.
Un bras de fer né d’une grève de 72 heures
Le conflit a atteint son paroxysme entre le 11 et le 13 août, lorsque le Syndicat des agents du Port autonome de Lomé (SYAPAL) a déclenché un arrêt de travail de trois jours pour exiger l’application d’anciens accords, la revalorisation du statut des manutentionnaires et des treuillistes, ainsi que le renforcement de la sécurité des agents. En réplique à cet arrêt d’activité, l’administration portuaire avait alors restreint l’accès au site aux grévistes non reconduits, tout en engageant en urgence le recrutement et la formation de nouvelles équipes afin de maintenir la continuité des opérations.
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Le dialogue social l’emporte sur l’impasse
Face au risque d’une congestion majeure de la chaîne logistique nationale et régionale, la direction générale du port et les responsables du SYAPAL ont intensifié leurs pourparlers directs. Finalement, les négociations ont débouché sur des garanties fermes de la direction concernant le traitement de plusieurs revendications prioritaires. Cet engagement mutuel a immédiatement levé les interdictions d’accès et scellé la réintégration des dockers écartés.
Une infrastructure stratégique sous haute pression
Cette issue favorable sécurise dès lors le fonctionnement du principal poumon économique du Togo, une plateforme qui traite plus de 35 millions de tonnes de marchandises par an et franchit le cap des 2 millions de conteneurs EVP. En définitive, le dénouement de cette crise démontre la capacité des partenaires sociaux à préserver la fluidité du commerce transfrontalier, tout en apportant des réponses concrètes aux exigences de protection sociale des travailleurs portuaires.
En somme, la reprise des activités au PAL traduit la capacité des acteurs sociaux à dépasser l’impasse et à privilégier le dialogue. Elle confirme, par ailleurs, l’importance stratégique de cette infrastructure pour l’économie togolaise et régionale. Enfin, cette issue rappelle que la stabilité du port repose autant sur la performance logistique que sur la reconnaissance des droits et de la sécurité des travailleurs.




