Hier, mardi 1ᵉʳ avril, Lomé s’est parée d’une solennité rare pour accueillir l’ouverture de la première session ordinaire de l’année au Parlement togolais, un rituel inscrit dans les sillons de l’article 12 de la Constitution promulguée le 6 mai 2024. En effet, sous les ors d’une cérémonie empreinte de gravité, la présidente de l’Assemblée nationale a donné le coup d’envoi de cette nouvelle ère législative, en présence d’invités dont la stature rehausse l’éclat de l’événement.
Solidarité régionale : des figures emblématiques de la CEDEAO et du Ghana à l’honneur à cette première session ordinaire
Parmi eux, Mme Memounatou I, présidente du Parlement de la CEDEAO, et l’honorable Ben Ahiafor, vice-président du Parlement ghanéen, ont incarné, par leur venue, la trame d’une solidarité régionale que le président Faure Essozimna Gnassingbé ne cesse de tisser avec une patience d’orfèvre. Ces figures, accompagnées d’un cortège de dignitaires, ont porté haut l’étendard d’une Afrique aspirant à l’harmonie et à la prospérité.
Par ailleurs, cette session, qui s’ouvre sous des auspices prometteurs, s’annonce comme un carrefour décisif. Les députés auront la charge d’examiner des textes fondamentaux destinés à enraciner la démocratie dans les profondeurs du vécu togolais, tout en scrutant avec une vigilance accrue la gestion des deniers publics. La désignation du Président du Conseil et l’élection du Président de la République, deux jalons majeurs prévus par la nouvelle architecture constitutionnelle, planeront comme des défis à la hauteur des attentes populaires. En outre, la présidente n’a pas manqué de réitérer la vocation du Parlement à rayonner au-delà des frontières, par une présence assidue aux cénacles interparlementaires, faisant du Togo un acteur qui compte dans le concert des nations.
Sous les voûtes de l’hémicycle, l’écho de ses mots a résonné comme une prière : que la divine lumière guide les travaux de cette assemblée pour un Togo plus uni, plus démocratique, plus éclatant. Mais au-delà des vœux pieux, c’est une invitation pressante à l’action qui a été lancée, un défi à relever pour restaurer la foi d’un peuple dans ceux qu’il a mandatés. Et tandis que les regards se tournent vers les mois à venir, une question demeure en suspens, vibrante d’incertitude et de possibles : ce Parlement saura-t-il, par ses choix, écrire une page d’histoire qui échappe aux ombres du passé pour s’élancer vers un avenir audacieux ? L’encre est prête, la plume tremble encore.
Suivez l'information en direct sur notre chaîne
WHATSAPP