Six municipalités et le ministère des Affaires étrangères héritent d’ordinateurs, d’imprimantes et de groupes électrogènes offerts par Séoul. Au-delà du geste diplomatique, l’opération révèle combien les collectivités locales togolaises, en pleine décentralisation, manquent encore d’outils de base pour fonctionner.
Lomé, 17 septembre 2026 — Une des salles du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur (MAECIATE) a servi de cadre, mercredi 16 septembre 2026 , à une remise de matériel qui dépasse le protocole ordinaire. Ordinateurs portables et de bureau, imprimantes, scanners et groupes électrogènes changent officiellement de mains : de l’ambassade de la République de Corée à Accra vers le ministère lui-même et six communes togolaises.
Le choix des bénéficiaires n’a rien d’anodin. Golfe 1, Kozah 1, Oti 1, Binah 1, Binah 2 et Kloto 3 figurent parmi les collectivités locales appelées, depuis la réforme de décentralisation togolaise, à assumer des compétences croissantes avec des moyens souvent limités. Recevoir un parc informatique complet, couplé à une source d’énergie autonome, répond à une contrainte très concrète : sans électricité stable, aucun bureau d’état civil ni service technique communal ne peut fonctionner durablement.
La coopération entre Lomé et Séoul ne date pas d’hier. Les deux pays ont célébré en 2023 le soixantième anniversaire de leurs relations diplomatiques, un partenariat porté ces dernières années par l’Agence coréenne de coopération internationale (Koica) et par des visites ministérielles régulières consacrées à l’investissement et au transfert de technologies. Le don remis ce mercredi s’inscrit dans cette continuité, mais change d’échelle en visant directement les collectivités territoriales plutôt que les seules administrations centrales.
Le ministre délégué chargé de la Coopération et des Togolais de l’extérieur, Yackoley Kokou Johnson, a pris la parole au nom du chef de l’État Faure Essozimna Gnassingbé et du gouvernement.
« Il a salué un don illustrant la solidité des relations entre les deux pays et rendu hommage à l’engagement des dirigeants togolais et coréens en faveur de cette coopération. » — Yackoley Kokou Johnson, ministre délégué à la Coopération
C’est là que réside l’enjeu le plus significatif de cette cérémonie. Depuis plusieurs années, le Togo a engagé un transfert de compétences vers ses communes, censées devenir des échelons de proximité capables de gérer l’état civil, l’urbanisme ou les services sociaux de base. Mais ce transfert de compétences ne s’est pas toujours accompagné d’un transfert équivalent de moyens matériels. De nombreuses mairies togolaises fonctionnent encore avec un équipement informatique vieillissant, voire inexistant, et des coupures d’électricité qui paralysent les services administratifs plusieurs heures par semaine.
Dans ce contexte, un don extérieur, aussi bienvenu soit-il, pose une question de fond : celle de la soutenabilité budgétaire de l’équipement communal à long terme. Les partenaires techniques et financiers comblent ponctuellement des lacunes que les budgets communaux, souvent exsangues, peinent à combler seuls. La réussite de la décentralisation togolaise dépendra aussi de la capacité de l’État à pérenniser ce type d’investissement une fois les projecteurs diplomatiques éteints.
Présent à la cérémonie, l’ambassadeur de la République de Corée au Togo, résident à Accra, Park Kyongsig, a orienté son propos vers l’usage concret du matériel plutôt que vers le symbole diplomatique.
« Il s’est dit confiant que les collectivités togolaises tireraient un bénéfice durable de ces équipements pour renforcer leurs capacités opérationnelles. » — Park Kyongsig, ambassadeur de la République de Corée au Togo
Ce positionnement traduit une inflexion plus large de la diplomatie coréenne en Afrique de l’Ouest : plutôt que de concentrer l’aide sur les seules capitales, Séoul cherche désormais à irriguer les échelons locaux, considérés comme le maillon faible de nombreuses réformes administratives sur le continent. Un choix qui, à moyen terme, pourrait renforcer l’image de la Corée du Sud comme partenaire de la gouvernance de proximité, un créneau encore peu occupé par les grandes puissances traditionnellement présentes au Togo.
Reste à savoir si ce don isolé annonce un programme plus structuré. Sans mécanisme de suivi ni de maintenance à long terme, du matériel informatique ainsi que des groupes électrogènes livrés aujourd’hui pourraient, dans quelques années, rejoindre la longue liste des équipements administratifs togolais tombés hors d’usage faute de pièces détachées ou de budget d’entretien.
LOMÉ, 16 septembre 2026 — Le Togo veut mieux structurer sa présence dans les grandes expositions internationales. Une délégation togolaise participe, les 15 et 16 septembre à Dakar, au Sénégal, au Programme de Renforcement des Capacités (PRC) organisé par le Bureau International des Expositions (BIE).
Cette formation réunit des représentants de 15 pays d’Afrique francophone. Pour le Togo, elle constitue une occasion de consolider les compétences nécessaires à la préparation, à la gestion et à l’évaluation de ses prochaines participations.
Conduite par Judith Radji Djeri, directrice Communication et Marketing du Centre togolais des expositions et foires (CETEF) et commissaire générale adjointe du Togo aux Expos Osaka 2025 et Yokohama 2027, la délégation travaille sur les différentes étapes qui conditionnent une participation réussie.
Les échanges portent notamment sur le choix du thème, la conception du pavillon et la préparation des contenus. Les participants abordent également les aspects opérationnels, parmi lesquels le programme culturel, la journée nationale, les journées thématiques, le protocole, les activités commerciales et la restauration. La communication et l’évaluation de l’impact occupent également une place importante dans les travaux.
Mieux mesurer les retombées pour le Togo
Au-delà de la présence physique dans une exposition, le BIE insiste sur les effets qu’un pays peut tirer de sa participation sur le long terme. Selon Wanja Roguez, chargée des Expositions au BIE, une participation réussie doit notamment contribuer à l’image de marque, au tourisme, à la diplomatie publique et aux opportunités économiques.
Cette approche intéresse particulièrement le Togo, qui entend améliorer la gouvernance de ses participations et renforcer la valorisation de ses produits artistiques, culturels et culinaires. La formation contribuera également à mieux articuler la conception architecturale et thématique des pavillons avec les objectifs de chaque exposition.
Aux côtés de Judith Radji Djeri, la délégation togolaise comprend Sodatonou Sika Edwige, chargée des Relations publiques à l’API-ZF et membre du Comité national permanent chargé de l’organisation de la préparation du Togo aux foires et expositions internationales. Elle compte également Assoti Jude, directeur du Pavillon du Togo à l’Expo 2027 Belgrade, et Noutchet Kokou Eloi, directeur du Pavillon du Togo à l’Expo 2027 Yokohama.
La session d’ouverture, tenue le 15 septembre, a réuni plusieurs responsables sénégalais et du BIE, dontDr Serigne Guèye Diop, ministre de l’Industrie et du Commerce du Sénégal, Dimitri S. Kerkentzes, secrétaire général du BIE, et Modou Mbene Gueye, directeur général de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (ASEPEX).
L’expérience d’Osaka mise à contribution
La participation togolaise à Dakar s’appuie aussi sur l’expérience acquise lors des précédentes expositions. La régularité des participations du pays et la qualité de son engagement au fil des années ont conduit les organisateurs à solliciter Judith Radji Djeri pour partager les pratiques développées par le Togo lors de l’Exposition universelle Osaka 2025.
Cette contribution permet ainsi de confronter l’expérience togolaise à celle d’autres pays africains et d’identifier des méthodes susceptibles d’améliorer les prochaines participations.
Le programme du BIE prépare les participants aux quatre catégories d’expositions placées sous son encadrement. Le calendrier comprend notamment l’Exposition spécialisée de Belgrade 2027, l’Exposition horticole internationale de Yokohama 2027, la Triennale de Milan 2028 et l’Exposition universelle de Riyad 2030.
À Belgrade, plus de 140 pays se retrouveront autour du thème « Jouer pour l’Humanité : le Sport et la Musique pour tous ». Yokohama accueillera pour sa part l’Exposition horticole internationale sous le thème « Le paysage du futur pour le bonheur ».
Riyad accueillera ensuite l’Exposition universelle de 2030, annoncée autour du thème « Imaginer demain », avec la participation de plus de 190 pays.
Pour le Togo, l’enjeu consiste désormais à transformer les enseignements acquis à Dakar en outils concrets pour mieux préparer ses prochaines échéances internationales et accroître les retombées économiques, culturelles et diplomatiques de sa présence dans ces rendez-vous.
La coopération entre le Togo et le Maroc entend franchir une nouvelle étape. À Lomé, le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, SEDAMINOU Kouakou, a reçu vendredi 11 septembre 2026 les lettres de notification de MZIOUQA Khaoula, désormais Chargée d’Affaires de l’ambassade du Royaume du Maroc au Togo.
Cette prise de fonction intervient dans un contexte marqué par la volonté des deux pays de consolider leurs relations diplomatiques et d’élargir les domaines de coopération.
Une mission placée sous le signe de la continuité
Au cours de cette rencontre, les deux responsables ont réaffirmé l’importance du partenariat entre Lomé et Rabat. Ils ont notamment mis en avant la qualité des liens d’amitié qui unissent les deux États et la volonté de maintenir une dynamique soutenue dans leurs échanges.
Les discussions ont également permis d’aborder plusieurs secteurs jugés prioritaires pour approfondir la coopération bilatérale. Les deux parties entendent ainsi capitaliser sur les acquis existants tout en identifiant de nouvelles possibilités de collaboration.
À l’occasion de cette audience, SEDAMINOU Kouakou a souhaité la bienvenue à la nouvelle représentante diplomatique marocaine et lui a adressé ses vœux de réussite pour sa mission au Togo.
Le Secrétaire général a assuré que les services diplomatiques togolais resteront disponibles pour accompagner les initiatives destinées à renforcer les relations entre les deux pays. Lomé entend ainsi soutenir la poursuite d’un partenariat présenté comme fondé sur la solidarité et la coopération entre pays du Sud.
Rabat mise sur un partenariat encore plus ambitieux
Pour sa part, MZIOUQA Khaoula a affiché sa volonté de contribuer activement à l’approfondissement des relations maroco-togolaises. La nouvelle Chargée d’Affaires entend notamment œuvrer au développement de nouvelles perspectives au bénéfice des populations des deux pays.
À travers cette nouvelle étape diplomatique, Lomé et Rabat affichent donc leur volonté de préserver la dynamique de leur partenariat et de lui ouvrir de nouveaux horizons, sous l’impulsion des dirigeants des deux États, Faure Essozimna Gnassingbé et le Roi Mohammed VI.
Réunis à Lomé du 9 au 11 septembre dans le cadre du Dialogue de Lomé, les ministres du Togo, du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et du Ghana ont adopté un communiqué final et conclu trois accords tripartites concernant l’accueil des réfugiés burkinabè.
LOMÉ, 14 septembre 2026 — Les réfugiés burkinabè accueillis au Bénin, au Ghana et au Togo sont les principaux bénéficiaires des trois accords tripartites conclus à Lomé entre le Burkina Faso, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et chacun des trois pays d’accueil. Ces engagements ont été adoptés au terme de la session ministérielle du Dialogue de Lomé sur la sécurité nationale et la protection des réfugiés, tenue du 9 au 11 septembre 2026.
La rencontre a réuni les cinq États parties au mécanisme — le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Ghana — avec la participation du Niger et du Mali comme pays observateurs.
Le principal résultat de la session concerne la conclusion de trois accords tripartites associant le Burkina Faso, le HCR et les pays qui accueillent ses ressortissants réfugiés : le Bénin, le Ghana et le Togo.
Ces accords visent donc directement les populations burkinabè ayant trouvé refuge dans ces trois pays. Ils doivent renforcer la coordination entre le pays d’origine, les États d’accueil et le HCR afin de mieux organiser leur protection et de favoriser la recherche de solutions durables.
La Côte d’Ivoire, qui fait partie des États membres du Dialogue de Lomé, n’a pas encore conclu cet accord tripartite avec le Burkina Faso et le HCR. Les discussions entre Abidjan et Ouagadougou doivent se poursuivre afin de parvenir à un arrangement similaire.
Une coopération qui dépasse la seule question humanitaire
La réunion de Lomé a également cherché à rapprocher les réponses sécuritaires et humanitaires dans une région marquée par les déplacements de populations.
La participation du Niger et du Mali comme observateurs a permis d’élargir les échanges au-delà des cinq États parties. Elle ouvre un espace de dialogue entre les pays du Sahel et ceux du Golfe de Guinée, confrontés à des problématiques liées à la sécurité, aux mouvements de populations et à la prise en charge des personnes déplacées.
Les participants ont défendu une approche dans laquelle la sécurité et la protection des réfugiés se renforcent mutuellement. Le ministre togolais de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, le colonel Hodabalo Awaté, a résumé cette approche en affirmant que « la sécurité est une condition de la protection ».
Il a également souligné qu’une protection organisée et structurée peut, à son tour, contribuer à la sécurité. Cette position prend une résonance particulière à l’occasion du 75e anniversaire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés.
Les cinq États parties ont aussi signé un communiqué final renouvelant leurs engagements dans le cadre du Dialogue de Lomé.
En somme, pour les réfugiés burkinabè vivant au Bénin, au Ghana et au Togo, l’enjeu se situe désormais dans l’application effective des accords conclus. La capacité des États et du HCR à coordonner leurs actions déterminera leur portée concrète sur la protection et les perspectives de solutions durables pour ces populations.
Lomé orchestre son repositionnement au centre de l’échiquier énergétique continental en alignant ses ambitions nationales sur le réengagement mondial en faveur de l’atome. Face aux leaders du secteur réunis lors du 51ᵉ Symposium mondial du nucléaire à Londres, le chef de l’État togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a acté le ralliement de son pays à l’alliance internationale visant à tripler la capacité nucléaire mondiale d’ici 2050. Cette décision diplomatique majeure s’accompagne d’un signal fort adressé aux investisseurs : la capitale togolaise accueillera la troisième édition du Sommet d’innovation nucléaire pour l’Afrique (NEISA) du 1ᵉʳ au 3 juin 2027.
Un modèle technologique ajusté aux besoins africains
Pour soutenir le développement industriel, l’expansion du numérique ainsi que la modernisation des systèmes de santé, le président du Conseil rejette la rhétorique des annonces au profit d’une approche partenariale pragmatique. Plutôt que de miser sur d’imposantes centrales traditionnelles, la stratégie togolaise valorise l’émergence des petits réacteurs modulaires (SMR) et des microréacteurs. Ces technologies de nouvelle génération offrent une réponse flexible, capable d’alimenter directement des réseaux électriques en construction tout en sécurisant la transition climatique du continent.
Loin des choix précipités, le Togo fonde sa légitimité sur la consolidation méthodique de son cadre juridique et réglementaire. Membre de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) depuis 2012, le pays a franchi un cap stratégique en janvier 2025 avec la création officielle de son Commissariat à l’énergie atomique, suivie de la signature d’un nouveau programme cadre de coopération. Cette rigueur institutionnelle vise à offrir un environnement sécurisé et prévisible, condition indispensable pour attirer les acteurs industriels mondiaux.
Le défi des financements à long terme
Néanmoins, la concrétisation de ces projets se heurte à la rigidité des structures financières internationales. Les cycles nucléaires s’étalant sur plusieurs décennies, le Togo invite les bailleurs de fonds et les marchés privés à adapter leurs mécanismes d’intervention aux réalités des économies émergentes. L’enjeu consiste désormais à transformer les cadres d’analyse en outils de crédit opérationnels. C’est précisément cette ambition d’action bancable que Lomé entend concrétiser lors du rendez-vous NEISA 2027, affirmant ainsi la place de l’Afrique dans la gouvernance nucléaire globale.
En marge du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai, Faure Essozimna Gnassingbé a relancé à Bichkek le partenariat engagé en avril. Pour Lomé, ce déplacement doit transformer des accords récemment signés en projets concrets et renforcer sa présence dans les grands espaces de dialogue eurasiens.
BICHKEK, 1ᵉʳ septembre 2026 — Le Togo veut convertir son rapprochement diplomatique avec le Kirghizistan en résultats économiques, institutionnels et humains. Arrivé à Bichkek à l’occasion du 26ᵉ sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, s’est entretenu lundi avec son homologue kirghiz, Sadyr Japarov.
Cette rencontre, quatre mois seulement après une visite officielle togolaise dans la capitale kirghize, confirme la volonté des deux pays de passer de la signature d’accords à leur application effective. Les délégations ministérielles ont notamment examiné les modalités de mise en œuvre des mémorandums conclus le 29 avril dans huit domaines : diplomatie, numérique, culture et industries créatives, commerce, investissements, éducation, santé ainsi qu’agriculture.
« Nous sommes en train d’examiner tous ces mémorandums pour voir comment nous allons les mettre en œuvre dans les meilleurs délais », a déclaré Faure Gnassingbé. Il a également salué l’invitation du Togo au sommet de l’OCS et à l’ouverture des 6es Jeux mondiaux des nomades.
Pour le Togo, l’enjeu dépasse le cadre bilatéral. La présence à Bichkek offre à Lomé une plateforme de dialogue avec des États d’Eurasie et une occasion de diversifier ses partenariats, dans un contexte où les économies africaines recherchent de nouveaux débouchés commerciaux, des investissements et des coopérations technologiques. Elle peut aussi soutenir le développement de compétences dans des secteurs prioritaires, notamment le numérique, la santé, l’agriculture et la formation.
Le président Japarov a présenté le Togo comme « un partenaire prometteur en Afrique » et a remercié les autorités togolaises pour leur soutien à la candidature du Kirghizistan au poste de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2027-2028. Il a également estimé que la visite d’avril avait approfondi le dialogue politique et ouvert de nouveaux axes de coopération.
La séquence diplomatique de Bichkek illustre une orientation plus large de la politique extérieure togolaise : consolider les relations existantes tout en recherchant de nouveaux relais de croissance et d’influence. La valeur de ce déplacement sera toutefois mesurée à la capacité des deux gouvernements à concrétiser leurs engagements par des projets identifiables, des échanges d’expertise et des opportunités pour les entreprises et les citoyens des deux pays.
Par ailleurs, Faure Gnassingbé participe, ce mardi 1ᵉʳ septembre, aux rencontres des chefs d’État et de gouvernement de l’OCS. Le rendez-vous donnera au Togo l’occasion de défendre ses priorités, de porter une voix africaine dans les discussions internationales et d’étendre son dialogue avec les États membres de l’organisation.
Lomé, 14 août 2026 — Berne réorganise sa représentation diplomatique au cœur du golfe de Guinée. Le gouvernement suisse a officialisé la nomination du Dr Thomas Oertle au poste d’ambassadeur auprès du Ghana, du Bénin et du Togo, avec une prise de fonction basée à Accra.
Anciennement chef de mission à Mascate — où il couvrait le sultanat d’Oman et le Yémen —, le Dr Oertle prend la tête d’un portefeuille stratégique axé sur le renforcement du commerce, la sécurité régionale, l’action climatique et le dialogue politique entre la Confédération helvétique et ses trois partenaires ouest‑africains.
Un agenda axé sur la concertation et le développement
Dans une déclaration marquant son entrée en fonction, le nouvel ambassadeur a défini sa vision d’une diplomatie de terrain, orientée vers les partenariats entre gouvernements, secteur privé, institutions académiques ainsi que société civile.
« La diplomatie, c’est au final une question de personnes. Je veux écouter différents points de vue, rassembler les personnes et les idées, et identifier des domaines où la Suisse et ses partenaires peuvent poursuivre des intérêts communs », a affirmé le Dr Thomas Oertle.
Ainsi, la mission diplomatique suisse entend consolider des échanges bilatéraux déjà denses, marqués par des investissements économiques croissants, une coopération technique renforcée et des initiatives conjointes en matière de paix et de stabilité dans la sous‑région.
Un spécialiste des zones de crise au parcours atypique
La désignation du Dr Oertle à Accra apporte une solide expérience de la gestion de crises géopolitiques complexes. Avant son affectation dans la péninsule arabique, il a aussi dirigé la coopération internationale suisse pour la Corne de l’Afrique depuis Nairobi — supervisant l’Éthiopie, le Kenya et la Somalie — après avoir piloté la division Moyen‑Orient et Afrique du Nord de l’Agence suisse pour le développement et la coopération (DDC) à Berne. Il avait auparavant servi comme chargé d’affaires et chef de mission adjoint à Damas, couvrant la Syrie et l’Irak.
Par ailleurs, cette trajectoire diplomatique repose sur un bagage académique inhabituel dans les chancelleries : avant de rejoindre le corps diplomatique, le Dr Oertle a mené une carrière de chercheur en sciences naturelles. Titulaire d’un doctorat en biologie moléculaire et neurosciences délivré par l’ETH Zurich et le Centre des neurosciences de Zurich, il incarne une approche méthodique et scientifique des relations internationales.
En somme, la mission confiée au Dr Thomas Oertle illustre la volonté de la Suisse d’ancrer sa diplomatie dans une approche pragmatique et durable. En misant sur la concertation, l’innovation et la coopération régionale, Berne trace les lignes d’une relation appelée à se renforcer dans les années à venir, au service d’un partenariat équilibré et d’une présence helvétique plus affirmée au cœur de l’Afrique de l’Ouest.
À Lomé, le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, s’est entretenu avec Sahle-Work Zewde, ancienne présidente de la République fédérale démocratique d’Éthiopie et envoyée spéciale du secrétaire général des Nations unies. Derrière le caractère protocolaire de la rencontre, trois dossiers se sont imposés : la paix, la sécurité et le développement en Afrique de l’Ouest.
La discussion intervient dans un contexte où les questions sécuritaires occupent une place croissante dans les agendas africains. Les crises, les recompositions régionales et les difficultés économiques obligent désormais les États à multiplier les espaces de dialogue et à rechercher des réponses dépassant les frontières nationales.
L’expérience de Sahle-Work Zewde donne à l’entretien une dimension particulière. Ancienne cheffe de l’État éthiopien et aujourd’hui engagée dans des missions internationales au nom des Nations unies, elle dispose d’une expérience qui croise diplomatie, gouvernance et coopération multilatérale.
Face à elle, Robert Dussey porte la voix de la diplomatie togolaise, qui entend maintenir le dialogue avec différents acteurs du continent. La rencontre crée ainsi un pont entre deux espaces africains confrontés, chacun à sa manière, à des défis de stabilité et de développement. L’Afrique de l’Ouest, notamment, reste confrontée à des enjeux sécuritaires qui imposent une coordination accrue entre les États et leurs partenaires.
La diplomatie préventive comme levier face aux crises sécuritaires
Par ailleurs, le choix du dialogue constitue en lui-même un signal diplomatique. Pour Lomé, la coopération africaine ne peut se limiter aux périodes de crise. Elle doit également permettre d’anticiper les tensions, de partager les expériences et de construire des réponses collectives.
La diplomatie préventive apparaît ici comme l’un des leviers susceptibles d’éviter que les fractures politiques et sécuritaires ne deviennent irréversibles. Les échanges entre Robert Dussey et Sahle-Work Zewde s’inscrivent dans cette logique de concertation.
La sécurité ne constitue toutefois qu’une partie de l’équation. Les deux interlocuteurs ont également abordé la question du développement, rappelant implicitement que la stabilité du continent ne peut être dissociée de ses performances économiques et sociales.
Dans de nombreux pays africains, les défis sécuritaires se superposent aux difficultés liées à l’emploi, aux infrastructures, à la gouvernance et aux perspectives offertes aux populations.
Pour les diplomaties africaines, le développement durable devient donc autant un objectif économique qu’un facteur de stabilité. Le Togo entend, à travers ce type de dialogue, défendre une approche fondée sur la coopération et la recherche de solutions concertées.
Lomé, un carrefour stratégique pour le maintien du dialogue africain
La rencontre entre Robert Dussey et Sahle‑Work Zewde n’a pas débouché sur un nouvel accord. Elle a surtout permis de maintenir ouverts les canaux de discussion sur les grandes questions du continent.
Dans une Afrique en pleine recomposition, le dialogue reste déjà une forme d’action diplomatique. En recevant une ancienne dirigeante devenue actrice du multilatéralisme, la diplomatie togolaise réaffirme sa ligne directrice : privilégier l’échange, renforcer les coopérations et chercher des réponses africaines aux défis africains.
À Lomé, la conversation n’a peut-être pas livré toutes ses conclusions. Elle rappelle néanmoins une réalité : face aux crises qui dépassent les frontières, aucune capitale ne peut durablement faire cavalier seul.
Au terme de sa mission diplomatique au Togo, l’ambassadeur de l’Union européenne, Gwilym Ceri Jones, a été reçu ce jeudi par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. L’occasion pour le diplomate de dresser un bilan élogieux d’un partenariat qu’il décrit comme ayant considérablement gagné en ampleur et en portée.
Reçu en audience de départ, l’ambassadeur européen a salué, à sa sortie, l’élargissement du partenariat entre Bruxelles et Lomé lors de sa mission, un partenariat désormais déployé dans les domaines du développement durable, des infrastructures, de l’énergie, de la gouvernance, de l’éducation et de la sécurité. Il est venu, a-t-il expliqué, pour échanger avec le chef de l’État togolais, l’écouter et dresser un état des lieux de la coopération engagée.
Selon Gwilym Ceri Jones, ambassadeur de l’Union européenne au Togo, le bilan est celui d’un renforcement considérable de ce partenariat, tant en ampleur qu’en portée.
Le diplomate a insisté sur le renforcement des programmes d’investissement européens au Togo, évoquant un portefeuille porteur de nombreuses opportunités pour les secteurs privés togolais et européens. Selon lui, cette dynamique doit soutenir la croissance et l’emploi dans des filières jugées stratégiques, parmi lesquelles l’énergie, l’agriculture et le numérique.
Sécurité et développement, un couple indissociable
L’ambassadeur s’est également attardé sur l’approfondissement de la coopération en matière de paix et de sécurité, qu’il juge indissociable de tout projet de développement. Il a rappelé que l’Union européenne a renforcé son appui aux forces armées togolaises, tant dans la lutte contre le terrorisme que dans le renforcement de la sécurité maritime.
Gwilym Ceri Jones a par ailleurs tenu à saluer la qualité des relations nouées entre le Togo et l’Union européenne, se disant confiant dans la poursuite et l’approfondissement de ce partenariat au-delà de son propre mandat.
Les interventions européennes au Togo s’inscrivent dans le Document conjoint de programmation pluriannuelle (DCP) 2021-2027, doté d’un portefeuille de 201 millions d’euros. Ce cadre oriente les financements vers trois axes : le développement humain et l’inclusion socio-économique, les agro-industries durables et la gestion des ressources naturelles, ainsi que la consolidation d’une société togolaise apaisée et résiliente, fondée sur une gouvernance inclusive.
Un nouveau mécanisme tripartite pour les affaires
Cette dynamique de coopération a connu une impulsion supplémentaire en juin dernier, avec le lancement officiel d’un mécanisme de coopération tripartite associant le gouvernement togolais, l’Équipe Europe et Eurocham Togo. Ce cadre permanent de concertation ambitionne de rendre le climat des affaires plus attractif, de stimuler les investissements européens et d’accompagner les réformes économiques engagées par le gouvernement togolais.
Il doit également permettre d’orienter la coopération vers des résultats plus concrets : la création d’emplois, le développement du secteur privé et la transformation structurelle de l’économie togolaise. Autant d’initiatives qui, selon les deux parties, illustrent la solidité d’un partenariat appelé à se poursuivre au-delà du départ de l’ambassadeur Jones.
Le Togo intensifie la diversification de ses partenariats internationaux. En recevant, mercredi 15 juillet à Lomé, le vice‑Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Xavier Bettel, le président Faure Gnassingbé imprime une nouvelle dynamique à une coopération désormais tournée vers des secteurs stratégiques tels que le numérique, la cybersécurité et la gestion durable des ressources naturelles.
La relation entre Lomé et Luxembourg change de dimension. Longtemps centrée sur l’appui au développement, elle s’oriente aujourd’hui vers des investissements structurants destinés à accompagner les ambitions de modernisation du Togo.
Au cœur de la visite de travail de Xavier Bettel, mercredi 15 juillet 2026, figurait une série d’échanges avec le président du Conseil, Faure Gnassingbé, consacrés à l’avenir du partenariat bilatéral, mais également aux principaux enjeux internationaux.
À l’issue de l’audience, le chef de la diplomatie luxembourgeoise s’est félicité de la qualité des discussions.
« Nous avons eu d’excellents échanges dans l’honnêteté et la franchise, comme cela se passe entre amis », a-t-il déclaré, soulignant la solidité des relations entre les deux pays.
Trois accords pour accompagner la transformation du Togo
Le moment fort de cette visite a été la signature de trois nouveaux accords appelés à structurer la coopération entre les deux États pour les prochaines années.
Le premier concerne le financement du programme INCLURE (Initiative pour la croissance locale, l’utilisation des ressources et l’équilibre des écosystèmes protégés), destiné à soutenir le développement local tout en renforçant la protection des ressources naturelles.
Le deuxième porte sur le nouveau Programme indicatif de coopération (PIC), document de référence qui fixe les priorités stratégiques du partenariat entre Lomé et Luxembourg.
Enfin, les deux gouvernements ont lancé Togocyber+, une initiative consacrée au développement des capacités nationales en matière de cybersécurité, un domaine devenu incontournable dans un contexte de digitalisation accélérée des administrations et des services publics.
Ces accords traduisent une évolution notable de la coopération bilatérale, désormais orientée vers des secteurs à forte valeur ajoutée pour la transformation économique et institutionnelle du Togo.
Si les relations diplomatiques entre le Togo et le Luxembourg remontent aux années 1970, elles connaissent une accélération depuis 2024 avec la signature de nouveaux instruments de coopération et, plus récemment, l’installation de l’agence de développement LuxDev à Lomé en 2026.
Aujourd’hui, les deux partenaires mettent en œuvre un portefeuille de projets évalué à 49,3 millions d’euros, soit près de 32,34 milliards de FCFA. Les interventions couvrent plusieurs domaines stratégiques, notamment la transition numérique, la restauration des paysages forestiers, le renforcement de l’École Polytechnique de Lomé et la protection du patrimoine naturel.
Cette montée en puissance témoigne d’une volonté commune d’inscrire la coopération dans une logique de résultats durables plutôt que d’assistance ponctuelle.
Au-delà des accords signés, cette visite illustre le positionnement croissant du Togo sur la scène diplomatique ouest-africaine. En misant sur des partenariats ciblés avec des acteurs européens comme le Luxembourg, Lomé cherche à mobiliser des expertises et des financements capables d’accompagner ses priorités nationales.
Pour le Luxembourg, le Togo apparaît comme un partenaire stable avec lequel développer des projets de long terme dans des secteurs où les enjeux de gouvernance, d’innovation technologique et de développement durable se rejoignent.
L’entretien entre Faure Gnassingbé et Xavier Bettel confirme ainsi une orientation désormais assumée : faire de la coopération bilatérale un levier de transformation économique, institutionnelle et numérique, au bénéfice des deux pays et de leurs populations.
Loin des projecteurs des grands sommets internationaux, le Togo poursuit sa diplomatie de résultats. À travers la signature de trois accords structurants avec le Luxembourg, le pays consolide un partenariat qui touche désormais aux territoires, à la transition numérique et à la protection de son espace cyber, trois secteurs devenus essentiels dans sa stratégie de transformation.
Une diplomatie de résultats entre Lomé et Luxembourg
À la faveur de quelques signatures, une nouvelle séquence des relations entre Lomé et Luxembourg s’est ouverte ce mercredi 15 juillet 2026. Dans une atmosphère empreinte de confiance, les délégations togolaise et luxembourgeoise ont posé les bases d’une coopération appelée à produire des effets bien au-delà des cercles diplomatiques, jusque dans les collectivités locales, les administrations publiques, les entreprises innovantes et les espaces numériques où se joue désormais une partie de la souveraineté des États africains.
Aux côtés de la ministre de l’Économie numérique et de la Transformation digitale, Cina Lawson, le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a scellé avec le vice-Premier ministre et ministre luxembourgeois des Affaires étrangères et de la Coopération, Xavier Bettel, trois accords majeurs qui redéfinissent les contours du partenariat entre les deux pays.
Territoires, coopération et cybersécurité au cœur des priorités
Le premier texte ouvre une nouvelle phase du programme INCLURE, destiné à stimuler la croissance locale, valoriser les ressources des territoires et renforcer l’équilibre des écosystèmes protégés. Derrière cette signature se profile une ambition plus vaste : accompagner les communautés locales dans la création de richesses, tout en plaçant la préservation du patrimoine naturel au cœur des politiques de développement.
Le deuxième accord, le Programme indicatif de coopération (PIC), constitue la colonne vertébrale des relations entre Lomé et Luxembourg pour les prochaines années. Cet accord offre un cadre de dialogue, de financement et d’accompagnement permettant d’aligner les interventions luxembourgeoises sur les priorités de développement définies par les autorités togolaises, dans une logique de partenariat durable plutôt que d’assistance ponctuelle.
Le troisième volet répond à un enjeu devenu incontournable pour les économies africaines : la cybersécurité. Avec Togocyber+, le Togo poursuit le renforcement de ses capacités face aux risques numériques qui accompagnent l’essor de la digitalisation des services publics, des transactions financières et des infrastructures critiques. À mesure que le pays accélère sa transformation numérique, la sécurisation des données, des réseaux et des systèmes d’information s’impose comme un pilier de sa compétitivité et de son attractivité économique.
Ces signatures traduisent une évolution plus profonde des relations entre le Togo et le Grand‑Duché de Luxembourg. Les deux partenaires privilégient désormais des projets à forte valeur ajoutée, capables de soutenir la croissance économique, de renforcer les compétences nationales et d’accompagner les grandes réformes engagées par Lomé.
En saluant « une coopération concrète et dynamique », Robert Dussey a mis en lumière un partenariat construit sur la continuité, la confiance politique et une convergence de priorités.
De son côté, la présence de Cina Lawson lors de la signature souligne la place centrale qu’occupe désormais le numérique dans la stratégie de développement du Togo, tandis que l’engagement de Xavier Bettel confirme l’intérêt constant du Luxembourg pour un pays qui s’affirme progressivement comme un laboratoire des politiques publiques innovantes en Afrique de l’Ouest.
Au fil des années, les relations entre Lomé et Luxembourg ont quitté le registre classique de la coopération bilatérale pour épouser celui d’une alliance stratégique, où développement territorial, innovation technologique, résilience environnementale et souveraineté numérique avancent désormais dans une même direction, dessinant les contours d’un partenariat qui accompagne les ambitions du Togo dans un environnement régional en pleine mutation.
PARIS, 7 juillet 2026 — Vingt-quatre heures après avoir balisé les financements institutionnels au siège de l’Association internationale des maires francophones (AIMF), la délégation des municipalités togolaises passe à la vitesse supérieure. Menée par le ministre Koamy Gomado, également maire de la commune du Golfe 1, la mission entame le second volet stratégique de son offensive parisienne : transformer le capital humain et économique de la diaspora en un moteur direct du développement local.
Cette séquence cruciale a débuté le 6 juillet 2026 par une séance de cadrage diplomatique auprès de Son Excellence Monsieur Ouro Koura Tchagara Agadazi, ambassadeur du Togo en France. Elle a ensuite débouché sur un dialogue direct et pragmatique avec les représentants des Togolais de l’extérieur.
Une représentativité territoriale inédite pour rassurer les investisseurs
L’impact politique de cette rencontre réside d’abord dans la composition de la délégation. Aux côtés du ministre Gomado, la présence de Madame Touni Koubonou, présidente de la Faîtière des communes du Togo (FCT) et maire de Doufelgou 2, ainsi que des maires et représentants de territoires clés (Lacs 1, Tchaoudjo 1, Tône 1, Anié 1, Kozah 3, Kloto 1, Ogou 1 et Sotouboua 2) envoie un signal fort. De plus, accompagnés de cinq experts techniques, ces élus incarnent la diversité et la réalité du Togo profond.
Pour la diaspora, souvent habituée à des interactions centralisées avec la capitale, voir les édiles de l’intérieur du pays présenter les opportunités de leurs localités respectives constitue une réelle valeur ajoutée. En effet, c’est la preuve que la décentralisation n’est plus un concept administratif, mais une réalité économique de terrain où chaque commune dispose désormais de la personnalité juridique pour contracter des partenariats.
Au-delà des transferts de fonds : l’ingénierie du co-développement
L’enjeu majeur de cette mobilisation est de faire évoluer le rôle de la diaspora. Traditionnellement sollicités pour l’aide familiale ou des actions caritatives ponctuelles, les Togolais de l’extérieur sont désormais invités à devenir des investisseurs et des apporteurs d’expertise pour leurs communes d’origine.
Par ailleurs, soutenue techniquement et financièrement par l’Ambassade de France au Togo à travers le Projet d’appui à la gouvernance territoriale (PAGT 2025-2027), la FCT structure cette démarche autour de trois livrables immédiats :
L’institutionnalisation du dialogue : la création d’un comité ad hoc dédié à l’implication de la diaspora permettra de cartographier les compétences des Togolais de France et de les aligner sur les besoins techniques des municipalités (urbanisme, transition écologique, gestion des déchets).
Le jumelage de projets (intercommunalité transfrontalière) : le développement de coopérations décentralisées directes entre les communes de résidence en France et les communes d’origine au Togo. Ce mécanisme facilitera la captation de financements croisés et le transfert de technologies adaptées aux contextes locaux.
La capitalisation sur la jeunesse : un plaidoyer novateur sera mené pour que les universités françaises valident les stages professionnels effectués par les étudiants de la diaspora au sein des mairies togolaises. Une formule gagnant-gagnant qui offre de l’expérience aux étudiants tout en dotant les communes de compétences de pointe à moindre coût.
En couplant l’accès aux grands réseaux francophones (AIMF) et la mobilisation fine de sa diaspora, le Togo dessine les contours d’une diplomatie territoriale moderne. Désormais, la réussite de cette feuille de route dépendra de la capacité du comité ad hoc à fluidifier les procédures administratives et à offrir des garanties de transparence aux investisseurs de la diaspora. Une chose est sûre : à Paris, les maires togolais ont démontré qu’ils disposent des compétences nécessaires pour jouer dans la cour des grands.
PARIS, 7 juillet 2026 — C’est une étape charnière pour la décentralisation togolaise. Le lundi 6 juillet 2026, au siège de l’Association internationale des maires francophones (AIMF), à Paris, Frédéric Vallier, délégué général de l’organisation, et ses équipes ont reçu une délégation de haut niveau des collectivités territoriales du Togo.
Au-delà de la diplomatie d’usage, cette séance de travail traduit une volonté claire des deux parties de franchir un cap : transformer les accords de principe en leviers économiques et infrastructurels concrets au profit des communes togolaises.
Le premier objectif de cette rencontre parisienne était de dresser un état des lieux rigoureux des projets cofinancés par l’AIMF au Togo. Dans un contexte où les municipalités togolaises, consolidées depuis les élections locales, cherchent à asseoir leur légitimité par des résultats visibles, l’appui de l’AIMF représente une valeur ajoutée cruciale.
Ainsi, les discussions ont permis de mesurer l’impact des chantiers en cours, notamment dans les secteurs clés suivants :
L’accès aux services essentiels : modernisation des réseaux d’eau potable et d’assainissement dans les communes secondaires.
L’appui institutionnel : programmes de formation destinés aux élus et aux cadres techniques municipaux afin d’optimiser la gestion des budgets locaux.
Le développement économique local : structuration de marchés municipaux et d’espaces commerciaux afin de renforcer les recettes propres des collectivités.
Vers une ingénierie de projet et de nouveaux financements
La véritable portée de cette rencontre réside dans l’ouverture de nouvelles perspectives de coopération décentralisée avec les partenaires français et l’ensemble du réseau francophone. Pour le Togo, l’enjeu ne se limite plus à bénéficier de subventions de fonctionnement, mais consiste désormais à acquérir une véritable autonomie en matière d’ingénierie de projets.
« L’avenir de la décentralisation dépend de la capacité des communes à concevoir des projets bancables. L’AIMF ne se positionne pas seulement comme un bailleur, mais comme un catalyseur de partenariats techniques et financiers à l’échelle internationale. »
En connectant directement les maires togolais à leurs homologues de l’espace francophone, cette rencontre pose ainsi les bases de partenariats de pair à pair. À terme, cette dynamique devrait favoriser des transferts de technologies et de compétences, notamment autour de deux axes majeurs pour les années à venir : la transition numérique des administrations locales et le renforcement de la résilience climatique face aux risques d’inondations urbaines.
Enfin, les équipes techniques de l’AIMF et les représentants des collectivités togolaises ont convenu d’établir une feuille de route actualisée d’ici à la fin du trimestre. L’objectif est d’aligner les futurs financements sur les priorités du Plan national de développement local du Togo, afin de garantir que chaque euro investi génère un impact social et économique maximal au bénéfice des populations.
Le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, a été décoré ce lundi par le Capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso et président en exercice de la Confédération des États du Sahel. Une distinction que le chef de la diplomatie togolaise a reçue au nom du président Faure Gnassingbé, saluant un geste d’amitié entre Lomé et Ouagadougou.
C’est au cours d’une cérémonie officielle tenue ce lundi 6 juillet 2026, marquant le deuxième anniversaire de la Confédération de l’AES à Ouagadougou, que le Capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso et président en exercice de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), a remis à Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’Extérieur, la Médaille de Commandeur de l’Ordre des Étalons, la plus haute distinction honorifique burkinabè.
Dans un message publié sur son compte officiel, Robert Dussey a exprimé sa gratitude au chef de l’État burkinabè, indiquant s’exprimer au nom du président togolais Faure Gnassingbé. Il a également adressé ses remerciements au peuple burkinabè, saluant plus largement les liens qui unissent Lomé aux capitales de la confédération sahélienne, à savoir Bamako et Niamey.
Une distinction qui s’inscrit dans un rapprochement diplomatique
En 2017, le Burkina Faso a institué l’Ordre de l’Étalon pour remplacer l’ancien Ordre national du Burkina Faso, dans le cadre d’une refonte de ses ordres honorifiques. Il récompense des mérites personnels ainsi que des services civils ou militaires rendus à la nation burkinabè, et distingue également des personnalités étrangères en reconnaissance de leur contribution aux relations bilatérales ou régionales.
Cette décoration intervient alors que le Togo, sans être membre de la Confédération de l’AES, entretient des relations diplomatiques actives avec les trois pays de l’alliance sahélienne. Robert Dussey s’était déjà vu décerner, en 2023, le grade de Commandeur de l’Ordre national du Mali, une distinction similaire remise par le président de la transition malienne, Assimi Goïta, saluant alors le rôle de médiation joué par la diplomatie togolaise dans la sous-région.
Robert Dussey a salué l’insigne honneur que lui a fait le président du Faso en le décorant et a exprimé sa profonde gratitude au nom du Président du Conseil Faure Gnassingbé.
Le Capitaine Ibrahim Traoré assure actuellement la présidence en exercice de la Confédération de l’AES, qui réunit le Burkina Faso, le Mali et le Niger depuis sa création en 2023 sous forme d’alliance, puis sa transformation en confédération l’année suivante. Les trois autorités de la transition ont fait de la souveraineté sécuritaire et de la coopération renforcée entre États sahéliens les piliers de cette organisation, dans un contexte régional marqué par la lutte contre les groupes armés et une redéfinition des partenariats extérieurs.
Pour Lomé, cette décoration s’ajoute à une série de gestes diplomatiques qui traduisent la volonté du Togo de conserver un dialogue soutenu avec les autorités des trois pays de la confédération, dans un environnement régional ouest-africain en recomposition depuis le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO.
Invité d’honneur à la clôture de la session parlementaire à N’Djamena ce mois de juin 2026, le président de l’Assemblée nationale togolaise, Komi Selom Klassou, a ravivé le mythe fondateur de l’axe Lomé-N’Djamena. Une séquence nostalgique qui cache des enjeux géopolitiques bien contemporains.
N’Djamena, 1ᵉʳ juillet 2026 – C’est une image d’Épinal que les moins de quarante ans ne peuvent pas connaître, mais que Lomé prend grand soin de dépoussiérer dès que l’occasion se présente. En avril 1980, alors que le Tchad traversait une grave guerre civile, le président togolais de l’époque, le Général Gnassingbé Eyadéma, n’avait pas hésité à traverser le fleuve Chari à bord d’une simple pirogue pour tenter une médiation directe entre les frères ennemis tchadiens.
Quarante-six ans plus tard, ce geste fort a été longuement évoqué dans l’enceinte du Palais de la Démocratie à N’Djamena. Invité d’honneur de la clôture de la première session ordinaire de la législature tchadienne, le président de l’Assemblée nationale togolaise, le Professeur Komi Selom Klassou, a choisi de s’appuyer sur cette histoire commune pour marquer les esprits.
La diplomatie parlementaire, un outil discret mais efficace
Le protocole a suivi son cours habituel : hymnes nationaux, poignées de mains et discours chaleureux du président de l’Assemblée nationale du Tchad, Ali Kolotou Tchaïmi. Cependant, le but principal de ce voyage est de concrétiser un accord de coopération signé entre les deux parlements à Lomé, le 7 avril 2024.
Pour le Togo, le dialogue entre parlements est devenu une force dans sa politique étrangère. Moins visible que les réunions de chefs d’État, cette méthode permet de créer des liens solides. En partageant son expérience de la rédaction des lois et de la gestion des institutions avec un Tchad en pleine réorganisation politique, le Togo renforce son rôle de partenaire stratégique.
« Le Togo apporte sa fraternité ; le Tchad offre sa résilience », a résumé Komi Selom Klassou devant les députés tchadiens.
Togo et Tchad : L’alliance de deux médiateurs du continent
Le rapprochement actuel entre Lomé et N’Djamena s’explique par la situation géopolitique régionale. L’Afrique de l’Ouest et le Sahel connaissent des changements majeurs, notamment avec le départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger des instances régionales traditionnelles. Face à ces tensions, le Togo et le Tchad ont choisi une position similaire : celle de maintenir le dialogue avec tout le monde.
Le président du Conseil, Faure Gnassingbé est devenu un intermédiaire respecté par les régimes militaires du Sahel. De son côté, le président tchadien Mahamat Idriss Déby tente de garder l’équilibre entre ses partenaires occidentaux et ses nouveaux contacts avec la Russie. En se rapprochant, Lomé et N’Djamena créent un espace de discussion qui va de l’Afrique de l’Ouest jusqu’au cœur de l’Afrique centrale.
Reste à savoir si cette bonne entente portera des fruits concrets. Si le président de l’Assemblée tchadienne a salué une visite qui ouvre de réelles perspectives de travail, les défis de la région (comme la sécurité au Sahel et le développement économique) demanderont plus que des échanges de textes juridiques.
En rappelant le geste audacieux de 1980, Komi Selom Klassou a subtilement rappelé au Tchad que le Togo a toujours été son allié des jours sombres. Une manière de signifier que, dans la tempête géopolitique actuelle, la pirogue togolaise est toujours prête à reprendre du service.
À Rome, où se tient du 17 au 19 juin le sommet FII PRIORITY Europe 2026, le Président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a plaidé pour un partenariat économique renouvelé entre l’Afrique et l’Europe. Invité d’honneur de ce forum consacré à la compétitivité du continent européen, le chef de l’exécutif y défend le rôle de plateforme logistique régionale que le Togo entend jouer dans la transformation des chaînes de valeur mondiales.
Sommet FII PRIORITY Europe : Faure Gnassingbé, invité d’honneur à Rome
C’est dans les salons du Waldorf Astoria Rome Cavalieri que Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, a pris part, mercredi 17 juin 2026, aux travaux du sommet FII PRIORITY Europe. Arrivé la veille dans la capitale italienne, le chef de l’exécutif togolais y participe à l’invitation de Yasir ben Othman Al-Rumayyan, gouverneur du Fonds public d’investissement d’Arabie saoudite (PIF) et président du FII Institute, organisateur de la rencontre.
Réunissant chefs d’État, investisseurs et décideurs économiques autour du thème « L’Europe réinventée : capital, souveraineté et autonomie stratégique », ce sommet examine les mécanismes de financement de la réindustrialisation, la résilience des chaînes d’approvisionnement et la transformation du travail dans une économie marquée par l’intelligence artificielle. Selon les chiffres mis en avant par les organisateurs, la croissance de la zone euro est projetée autour de 1,2 % en 2026, tandis que le potentiel d’investissements privés supplémentaires que pourrait mobiliser le continent sur dix ans est évalué à près de 800 milliards d’euros.
Partenariat Afrique-Europe : le Togo mise sur l’attractivité de ses investissements
Dans son intervention, le chef de l’exécutif a insisté sur les perspectives qu’ouvre, selon lui, le partenariat économique entre l’Afrique et l’Europe. Porté par certaines des croissances les plus dynamiques de la planète, le continent africain constituerait désormais un terrain privilégié pour les flux d’investissement, le développement des infrastructures de connectivité et de logistique, ainsi que pour l’approfondissement de l’intégration régionale.
Le Togo, a-t-il ajouté, entend prendre toute sa part dans cette dynamique en s’appuyant sur sa position de plateforme logistique régionale. Lomé met en avant les performances de son Port autonome, le développement de zones industrielles intégrées et les réformes conduites pour améliorer le climat des affaires, avec l’objectif déclaré de capter davantage d’investissements directs étrangers (IDE) et de renforcer les corridors reliant le pays à son arrière-pays.
« Porte d’entrée naturelle vers l’hinterland ouest-africain, au service d’une croissance partagée », a déclaré Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil du Togo.
Connectivité régionale : une offensive diplomatique et économique pour Lomé
Ce déplacement à Rome s’inscrit dans une semaine chargée pour la diplomatie économique togolaise. En effet, trois jours plus tôt, le Président du Conseil avait présidé à Lomé l’ouverture de la première Convention et Exposition africaines du transport aérien. Cette succession d’initiatives illustre la volonté du gouvernement togolais de faire de la connectivité — portuaire, aérienne et numérique — un axe central de sa stratégie de développement national.
Dans la continuité de la visite de travail effectuée à Tripoli, la dynamique de rapprochement entre le Togo et la Libye se consolide davantage. Le ministre togolais des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, Robert Dussey, a été reçu en audience, le lundi 15 juin 2026, par le président du Conseil des ministres de l’État de Libye, Abdelhamid Dbeibah, au nom du chef de l’État togolais, Faure Essozimna Gnassingbé.
Sommet à Tripoli : Robert Dussey porte le message de Faure Gnassingbé en Libye
Cette rencontre de haut niveau, tenue dans un climat de cordialité, d’amitié et de confiance mutuelle, a permis aux deux parties de procéder à un examen approfondi de l’état des relations bilatérales et des perspectives de leur renforcement. Après les échanges engagés plus tôt avec son homologue libyen, El-Taher El-Baour, le chef de la diplomatie togolaise a porté le dialogue au plus haut niveau de l’exécutif libyen, confirmant ainsi la volonté partagée des deux pays d’insuffler une nouvelle dynamique à leur coopération.
Économie et investissements : les secteurs stratégiques au cœur des discussions
Au cœur des discussions figuraient les priorités de développement du Togo et de la Libye, ainsi que les voies et moyens susceptibles de favoriser une coopération plus étroite dans plusieurs secteurs stratégiques. Les deux responsables ont notamment échangé sur les mécanismes à mettre en place pour approfondir les relations économiques et commerciales, promouvoir les investissements et encourager l’émergence de partenariats mutuellement bénéfiques dans des domaines d’intérêt commun.
Cette audience vient ainsi couronner une séquence diplomatique marquée par la convergence de vues entre Lomé et Tripoli sur les grands enjeux du développement et de la coopération Sud-Sud. Elle traduit également la volonté des autorités togolaises et libyennes de bâtir un partenariat durable, fondé sur des intérêts partagés et une vision commune de l’intégration africaine.
Coopération Sud-Sud : la stratégie du Togo pour diversifier ses partenariats
À travers cette nouvelle étape, le Togo poursuit sa stratégie de diversification de ses partenariats sur le continent et confirme son engagement à renforcer ses relations avec les pays d’Afrique du Nord. Pour Lomé comme pour Tripoli, l’ambition est désormais de transformer cette proximité politique en opportunités économiques concrètes, au service du développement et de la prospérité des deux nations.
Abidjan, 16 juin 2026 – Le Togo affiche une présence remarquée à la 20ᵉ Assemblée générale de l’Association Internationale des Régions Francophones (AIRF), ouverte le lundi 15 juin 2026 en Côte d’Ivoire. La délégation togolaise, forte de la participation des cinq conseils régionaux du pays, illustre une volonté commune de renforcer la coopération internationale et de promouvoir le développement territorial.
Cette édition revêt une portée particulière pour le Conseil Régional Maritime, qui prend part pour la première fois aux travaux de l’organisation en tant que membre à part entière. Une intégration rendue possible grâce à l’accompagnement du ministère chargé de la Décentralisation, permettant ainsi à l’institution régionale de rejoindre officiellement le cercle des collectivités francophones engagées dans une dynamique de coopération et de partage d’expériences.
Cadre légal : L’article 44 sur la décentralisation au service du développement local
Cette adhésion s’inscrit dans le cadre des orientations définies par l’article 44 de la législation nationale sur la décentralisation, qui encourage les collectivités territoriales à développer des partenariats internationaux visant l’amélioration des services publics et la réalisation d’infrastructures au profit des populations.
Dès l’ouverture des travaux, les représentants du Conseil Régional Maritime se sont activement impliqués dans les différentes commissions thématiques organisées à la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Abidjan. Le président du Conseil Régional Maritime a notamment pris part aux échanges de la Commission « Environnement, Eau, Énergies et Climat », apportant la contribution du Togo aux réflexions sur les défis environnementaux et énergétiques.
Climat et égalité : La délégation togolaise active au sein des commissions à Abidjan
Parallèlement, la secrétaire générale du Conseil Régional Maritime a participé aux travaux de la Commission « Jeunesse, Formation et Culture », avant de rejoindre, aux côtés du président de l’institution, le groupe de travail consacré à l’égalité entre les femmes et les hommes, un enjeu transversal au cœur des politiques publiques des régions francophones.
Ainsi, la mobilisation togolaise se poursuit ce mardi 16 juin à l’auditorium du ministère ivoirien des Affaires étrangères, où se tient la cérémonie officielle d’ouverture sous le haut patronage des autorités ivoiriennes. Les travaux se prolongeront également dans l’après-midi avec le forum économique « Les Rencontres Africa », organisé à la Maison de l’Entreprise au Plateau.
À travers cette participation active et coordonnée, les cinq régions du Togo réaffirment leur engagement en faveur d’une coopération décentralisée dynamique et leur ambition de nouer des partenariats durables susceptibles d’accélérer le développement économique et social de leurs territoires.
Ce 15 juin 2026, Paul Kagame, président du Rwanda, effectue une visite de travail hautement stratégique à Lomé. Son arrivée dans la capitale togolaise dépasse le simple cadre d’un déplacement protocolaire. Derrière les poignées de main et les photos officielles se joue en réalité une partition majeure pour l’avenir économique du continent. Le chef de l’État rwandais s’entretient avec son homologue togolais, le président Faure Essozimna Gnassingbé, dans un contexte où l’aviation civile africaine tente d’accélérer la construction d’un espace aérien unifié.
Sommet à Lomé : Paul Kagame et Faure Gnassingbé au cœur des enjeux de l’aviation africaine
Il faut dire que cette visite coïncide avec l’ouverture de la Convention et Exposition Africaine du Transport Aérien 2026, qui réunit au Togo les principaux décideurs du secteur jusqu’au 19 juin. Portée à bout de bras par le ministre togolais des Transports, le Dr Comla Kadje, cette grand-messe sectorielle gravite autour d’un objectif ambitieux : lever les barrières protectionnistes pour intégrer les marchés du continent. À cet effet, la Commission africaine de l’aviation civile (AFCAC) a déployé un programme de haut niveau axé sur les priorités structurelles de cette transition inédite.
Qu’est-ce que le SAATM, le projet de marché unique du transport aérien ?
Au cœur des enjeux figure le projet de Marché Unique Africain du Transport Aérien (SAATM), une initiative phare de l’Agenda 2063 de l’Union africaine lancée en 2018 sous la présidence panafricaine de Paul Kagame. Concrètement, le SAATM vise à libéraliser le ciel africain par la dérégulation des services et l’ouverture à la concurrence transnationale.
À ce jour, trente-trois pays africains — dont le Togo et le Rwanda — ont formellement adhéré au projet. L’objectif à terme est de mettre pleinement en œuvre la décision de Yamoussoukro de 1999. Pour y parvenir, les États signataires s’engagent à lever les restrictions d’accès au marché, à abolir les limites de propriété croisée et à s’accorder mutuellement des droits de trafic étendus allant de la première à la cinquième liberté. Selon les projections de la Banque africaine de développement (BAD), ce marché unique devrait induire une baisse significative du prix des billets, une hausse du trafic de passagers et des retombées économiques massives.
Axe Kigali-Lomé : Un partenariat historique pour l’intégration régionale
Par ailleurs, ce déplacement consacre l’excellence de l’axe diplomatique entre le Rwanda et le Togo. En janvier 2025, le président Faure Gnassingbé s’était déjà rendu à Kigali, où ses échanges avec Paul Kagame à Urugwiro Village avaient posé les bases d’une coopération renforcée dans l’agriculture, le commerce, les investissements et la finance verte.
Dès lors, l’étroite collaboration entre le dirigeant rwandais et le chef de l’État togolais — régulièrement mandaté par l’Union africaine pour mener des médiations régionales — consolide la position de Lomé comme plateforme incontournable de l’intégration continentale.
Sécurité et Agenda 2063 : Au-delà de l’économie, le défi de la stabilité
En outre, le tête-à-tête entre les deux dirigeants intègre un volet crucial lié à la paix et à la sécurité en Afrique, deux variables indissociables de la prospérité économique. Car en définitive, le triple objectif du SAATM — unifier le transport, libéraliser l’aviation et fluidifier la circulation des biens et des personnes — reste tributaire d’un environnement stable.
En somme, la présence simultanée de Paul Kagame et des barons de l’aviation civile à Lomé démontre que le temps des simples déclarations d’intention est révolu. C’est désormais une ère d’actes décisifs pour l’indépendance aérienne et économique de l’Afrique qui s’ouvre au Togo.
La diplomatie togolaise renouvelle son engagement en Afrique du Nord. Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a effectué une visite de travail à Tripoli le dimanche 14 juin 2026. Sur place, son homologue libyen, El-Taher El-Baour, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, lui a réservé un accueil chaleureux. Au cœur des discussions : le déploiement de nouveaux axes de coopération économiques, diplomatiques et sécuritaires d’intérêt commun pour les deux nations.
Coopération bilatérale : Un accueil chaleureux pour Robert Dussey à Tripoli
« Je remercie mon cher frère El-Taher El-Baour, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de Libye, et son équipe professionnelle pour leur chaleureux accueil à Tripoli », s’est réjoui Robert Dussey sur son Compte X.
Il faut dire que cette visite officielle s’inscrit dans la stricte continuité des relations diplomatiques entre Lomé et Tripoli. Ces dernières ont d’ailleurs franchi un palier significatif depuis janvier 2025 avec l’accréditation du nouvel ambassadeur libyen au Togo, M. Salih Al-Konui Kanduweesh Mohammed.
Économie, politique et sécurité : Les trois piliers de l’axe Lomé-Tripoli
Lors de leur tête-à-tête, les deux chefs de la diplomatie ont posé les jalons d’un renforcement stratégique de la relation bilatérale autour de trois axes fondamentaux. Ils ont jeté les bases d’une expansion des partenariats commerciaux et des investissements bilatéraux pour dynamiser les échanges économiques. D’autre part, les deux émissaires se sont accordés sur la consolidation du dialogue politique et de la coordination sur les grands dossiers africains. Enfin, face aux menaces qui pèsent sur la stabilité sous-régionale, ils ont acté le renforcement de leur coopération sécuritaire pour répondre efficacement aux défis partagés.
Stratégie 2026-2028 : Le Togo comme « passerelle » entre le Sahel et l’international
Par ailleurs, ce déplacement en terre libyenne répond à une vision géopolitique globale de Lomé. En avril 2026, Robert Dussey avait précisément dévoilé la nouvelle feuille de route diplomatique (2026-2028) du pays, réaffirmant que « le Togo est prêt à mettre son expertise en matière de médiation et son ancrage régional au service de la stabilité, en jouant le rôle de passerelle entre le Sahel et la communauté internationale ». Ainsi, la Libye, idéalement située au carrefour de l’Afrique du Nord et de la bande sahélo-saharienne, s’impose comme un partenaire pivot pour concrétiser cette ambition de médiation régionale.
En somme, cette rencontre de haut niveau témoigne de la volonté partagée des deux États de donner un coup d’accélérateur à leur coopération. Par ce ballet diplomatique, le Togo confirme son statut d’acteur incontournable sur l’échiquier continental, tout en maintenant des canaux de discussion ouverts, dynamiques et résolument tournés vers l’avenir de l’Afrique.
C’est un événement diplomatique qui marque les relations bilatérales entre le Togo et le Brésil. En effet, le 13 juin 2026 à Lomé, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a reçu les copies figurées des lettres de créance de Luiz Ivaldo Villafañe Gomes Santos, désigné comme nouvel ambassadeur du Brésil au Togo. Cette étape protocolaire officialise le début de la mission du diplomate brésilien et témoigne de la volonté des deux pays de renforcer leur coopération.
Un diplomate expérimenté pour une mission stratégique
De plus, Luiz Ivaldo Villafañe Gomes Santos n’est pas un inconnu dans le monde diplomatique. En poste comme ambassadeur du Brésil en Irak depuis 2020, il occupe le rang de « ministre de deuxième classe » à l’Itamaraty (le ministère des Affaires étrangères brésilien), soit le pénultième échelon de la carrière diplomatique.
D’ailleurs, le diplomate bénéficie d’une solide ancrage africain, ayant déjà servi dans les ambassades du Brésil en Éthiopie, en Angola et au Bénin, ce qui lui confère, selon le sénateur Hamilton Mourão, rapporteur de sa nomination, une « large expérience des nations africaines ».
À l’avenir, l’ambassadeur mettra l’accent sur des partenariats en éducation scientifique et dans le secteur de l’énergie renouvelable, deux domaines où le Togo cherche à réduire sa dépendance.
Togo-Brésil : un partenariat historique initié en 1972
D’ailleurs, dans une publication sur son compte X, le ministre Robert Dussey a déclaré que lors de son entretien avec le nouvel ambassadeur, « il a noté avec satisfaction le désir fervent que nous partageons d’approcher les peuples et les gouvernements de nos deux pays », rappelant ainsi que leur histoire et leur culture sont « intrinsèquement liées ».
Initié dès 1972, le partenariat bilatéral entre le Togo et le Brésil s’est considérablement densifié au fil des décennies. Ainsi, en 2009, un tournant institutionnel a marqué la mise en place d’un mécanisme de consultations politiques, l’établissement d’un cadre régissant les missions diplomatiques, ainsi que l’appui technique de l’Embrapa brésilienne à l’Institut togolais de recherche agronomique, pour moderniser le secteur agricole.
Par ailleurs, cette dynamique de rapprochement s’est consolidée en 2018 par l’instauration d’une exemption de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service, stimulant ainsi des échanges économiques en nette croissance, atteignant déjà 97 millions de dollars en 2017.
La coopération Sud-Sud : un axe prioritaire
En outre, le ministre Dussey a également célébré « la coopération Sud-Sud », un concept qui vise à renforcer les partenariats entre les pays en développement. Cette approche s’inscrit d’ailleurs dans une dynamique plus large : depuis 2009, le Brésil mène un programme de coopération Sud-Sud avec l’Organisation internationale du Travail (OIT), visant à promouvoir le travail décent et la justice sociale dans les pays d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie-Pacifique.
Ainsi, la réception des lettres de créance marque le début officiel de la mission diplomatique de Villafañe à Lomé et témoigne de la volonté commune de maintenir des relations bilatérales actives et de renforcer la coopération dans les domaines d’intérêt commun.
Comme l’a conclu le ministre Robert Dussey : « Vive le Brésil ! Vive le Togo ! « Vive la coopération Sud-Sud ! »
Enfin, ce nouvel ambassadeur arrive à un moment où le Togo cherche à développer ses capacités en matière d’énergie durable et d’éducation scientifique, deux domaines dans lesquels le Brésil, fort de son expérience internationale, pourrait apporter un soutien précieux.
Le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu ce lundi 8 juin 2026 à Lomé deux hauts responsables des Nations unies engagés dans la crise de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) : James Swan, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC et chef de la MONUSCO, ainsi que Huang Xia, envoyé spécial pour la région des Grands Lacs. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi semestriel de la médiation de l’Union africaine.
Les discussions ont porté sur l’état d’avancement des initiatives diplomatiques en cours et sur la place qu’occupent les Nations unies dans l’accompagnement de la médiation africaine. À Lomé, les interlocuteurs ont ainsi passé en revue les efforts déployés pour rapprocher les positions et maintenir un cadre de dialogue autour d’un dossier toujours sensible sur les plans sécuritaire et politique.
Par ailleurs, la présence simultanée des émissaires onusiens et du médiateur désigné par l’Union africaine illustre une réalité devenue incontournable : la sortie de crise dans l’Est de la RDC passe par une meilleure articulation entre les acteurs africains et les partenaires internationaux. Dans cette configuration, Lomé tente de s’imposer comme un point de convergence diplomatique.
Au cours de l’entretien, les représentants de l’ONU ont salué l’engagement du Togo en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique. Ils ont également réaffirmé leur disponibilité à accompagner les efforts menés sous la conduite de Faure Gnassingbé pour parvenir à une solution durable et équilibrée à la crise.
Cette position confirme, en effet, l’intérêt porté à la méthode togolaise, fondée sur la consultation régulière, la discrétion diplomatique et la recherche d’un consensus entre les différentes parties prenantes. Pour Lomé, l’enjeu est désormais de transformer cette reconnaissance en levier d’influence réelle sur le dossier des Grands Lacs.
Les consultations entre le médiateur africain et les Nations unies ne sont pas nouvelles, mais elles prennent une importance particulière dans un contexte marqué par la persistance des violences dans l’Est congolais. Les deux parties entendent ainsi maintenir une approche concertée afin d’éviter la dispersion des efforts de paix.
Cette dynamique répond à une exigence simple : multiplier les initiatives ne suffit pas si elles ne sont pas alignées. En recevant ces émissaires onusiens, Faure Gnassingbé cherche donc à consolider une architecture diplomatique plus cohérente, capable d’associer les acteurs régionaux et internationaux autour d’un même objectif.
Enfin, la rencontre de ce lundi confirme le positionnement de Lomé comme cadre de dialogue sur la crise congolaise. Le Togo, qui accueille régulièrement des consultations liées à la médiation africaine, entend faire de cette visibilité un atout dans la recherche de solutions politiques aux conflits régionaux.
Reste désormais à savoir si cette coordination renforcée entre l’Union africaine et les Nations unies permettra de déboucher sur des avancées concrètes. Dans une crise longue et complexe, la valeur d’une médiation se mesure à sa capacité à maintenir l’engagement des acteurs et à faire évoluer, même progressivement, les conditions d’un accord durable.
Lomé, 3 juin 2026 — Après un séjour au Nigeria, au Niger et au Burkina Faso, le président de la République du Bénin, Romuald Wadagni, a atterri cet après-midi à Lomé pour une visite de travail et d’amitié. Il a été accueilli sur le tarmac de l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma par le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, marquant ainsi le début d’une journée d’échanges stratégiques entre les deux voisins.
Cette étape togolaise s’inscrit dans une tournée régionale dont l’objectif est de consolider les alliances et de désamorcer les tensions diplomatiques persistantes. « Je remercie mon frère, S.E.M. Romuald Wadagni, président de la République du Bénin, pour sa visite de travail ce jour à Lomé », a déclaré Faure Gnassingbé à l’issue de la cérémonie d’accueil. Le président du Conseil togolais a, par ailleurs, souligné la qualité du dialogue permanent entre les deux pays, promettant de poursuivre les actions en faveur du bien-être de leurs populations.
Depuis quelques années, Cotonou et Lomé entretiennent des relations marquées par une défiance croissante, alimentée par des affaires sensibles comme celle de Reckya Madougou et par des soupçons de déstabilisation mutuelle. Dans ce contexte, la visite de Romuald Wadagni, entamée par un tête-à-tête avec Faure Gnassingbé, constitue un geste fort d’apaisement. Selon des sources diplomatiques, les deux dirigeants ont accordé une attention particulière à l’intégration économique, à la paix régionale et au développement commun.
Les échanges ont également porté sur les opportunités offertes par la sous-région, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Le président béninois, qui a déjà visité plusieurs capitales de l’Alliance des États du Sahel (AES), cherche ainsi à réinstaurer une confiance économique avec son voisin immédiat. Lomé et Cotonou, deux plaques tournantes du transit ouest-africain, ont en effet un intérêt commun à fluidifier leurs corridors logistiques.
« Nos échanges en tête-à-tête ont porté sur le renforcement des relations d’amitié et de coopération entre nos deux pays », a réaffirmé le président du Conseil togolais. Cette volonté de « fraternité et de solidarité » vise à effacer les frictions passées et à construire un espace de prospérité régionale.
Un agenda économique et sécuritaire
Au-delà du symbolisme, la visite de M. Wadagni vise à concrétiser plusieurs accords. Les deux pays partagent des enjeux de sécurité transfrontalière, notamment face à l’insécurité croissante dans le golfe de Guinée. La coopération policière et douanière figure ainsi parmi les priorités de l’agenda, bien que les détails des entretiens n’aient pas été divulgués.
Le président béninois poursuivra son périple à Abidjan et à Accra dans les jours à venir, confirmant sa stratégie de réancrage diplomatique au sein de la CEDEAO. Pour le Togo, cette visite marque également une étape importante dans la normalisation de ses relations avec Cotonou, une priorité pour les autorités togolaises qui cherchent à stabiliser leur environnement régional. Reste désormais à savoir si cette volonté politique affichée se traduira par des avancées concrètes et durables, capables de renforcer l’intégration régionale et de répondre aux attentes des populations des deux pays.
Entrées en vigueur le 1er janvier 2026 par proclamation présidentielle, ces mesures restrictives continuent de peser sur les procédures consulaires à Lomé, exposant les candidats au voyage à un véritable flou administratif et financier.
Cinq mois après leur mise en application, le statu quo demeure. En effet, depuis le 1er janvier 2026, les ressortissants togolais désireux de se rendre aux États-Unis font face à un tournant rigoureux de la politique migratoire de Washington. En vertu d’une proclamation présidentielle américaine, l’entrée sur le territoire et la délivrance de visas pour plusieurs catégories de citoyens du Togo restent suspendues ou sévèrement limitées.
Si les chancelleries observent de près les implications diplomatiques de cette décision entre les deux capitales, c’est toutefois au niveau de la mécanique consulaire quotidienne que les conséquences directes se font le plus ressentir pour la population.
Un maintien des rendez-vous aux airs de trompe-l’œil
La particularité de ce dispositif réside dans la poursuite apparente des activités de l’ambassade américaine à Lomé. En effet, contrairement à une fermeture pure et simple des services consulaires, les demandeurs togolais conservent la possibilité technique de soumettre leur dossier en ligne et de se présenter aux entretiens programmés avec les officiers consulaires.
Toutefois, cette continuité procédurale s’apparente à un parcours incertain : l’ambassade elle-même avertit que l’issue de l’entretien risque de déboucher sur une inéligibilité quasi systématique à la délivrance du précieux sésame, tant que les restrictions présidentielles resteront en vigueur.
Le risque du gouffre financier pour les candidats au départ
Par ailleurs, pour les requérants, cette situation comporte un enjeu économique majeur. Les règles immuables de l’administration américaine s’appliquent en effet de manière stricte : les frais de demande de visa, payés en amont de la prise de rendez-vous, demeurent non remboursables et non transférables, indépendamment de la décision finale ou des restrictions nationales en cours.
« Avant de s’engager dans des dépenses administratives ou de planifier des arrangements de voyage qui pourraient s’avérer caducs, il est fortement recommandé de consulter les mises à jour officielles du service consulaire », rappelle-t-on du côté des observateurs des flux migratoires.
Dès lors, face à ce risque de pertes financières, la prudence est désormais de mise. Les autorités américaines incitent formellement les usagers à se référer exclusivement à la plateforme officielle de la représentation diplomatique (https://tg.usembassy.gov/visas/) avant d’engager la moindre démarche financière.
À ce jour, aucune date de levée ou d’assouplissement de cette proclamation présidentielle n’a encore été communiquée par Washington. En attendant, les restrictions demeurent pleinement applicables aux catégories de voyageurs concernées.
Lomé, le 1er juin 2026 – Le partenariat militaire et maritime entre la France et le Togo s’honore d’une nouvelle distinction prestigieuse. Au cours d’une cérémonie solennelle empreinte de fraternité d’armes, l’Ambassadeur de France a officiellement remis les insignes de chevalier de l’Ordre national du Mérite maritime au Capitaine de vaisseau Atatoum Babaté.
Agissant au nom de la Ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche de la République française, le représentant français a décerné cette prestigieuse décoration, soulignant ainsi l’importance politique et environnementale des enjeux maritimes partagés par les deux nations.
L’hommage à une carrière d’exception et d’engagement
À travers cette distinction, la France a tenu à saluer publiquement un parcours militaire et maritime jugé exemplaire. Tout au long de sa carrière, le Capitaine de vaisseau Atatoum Babaté a démontré un engagement sans faille au service de la sécurité, de la protection et de la gouvernance des espaces maritimes.
Mais au-delà de ses compétences techniques et de ses qualités de commandement, la France a également mis à l’honneur un artisan du dialogue. Elle récompense ainsi sa contribution précieuse et constante au rapprochement stratégique et opérationnel entre la Marine nationale française et la Marine togolaise.
Un symbole fort pour la sécurité collective dans le golfe de Guinée
Par ailleurs, ce geste diplomatique fort intervient dans un contexte où la coopération bilatérale demeure essentielle pour faire face aux défis sécuritaires majeurs de la sous-région, notamment la lutte contre la piraterie, la pêche illicite et les trafics en mer.
En élevant cet officier supérieur togolais dans cet ordre hautement sélectif, Paris réaffirme non seulement la solidité de ses liens avec Lomé, mais souligne également l’importance de bâtir des ponts solides entre les marines des deux rives de l’Atlantique afin de garantir la stabilité et la prospérité des routes maritimes.
Le Togo entend renforcer sa stratégie de développement urbain durable à l’issue du 13ᵉ Forum urbain mondial (WUF13), qui s’achève ce vendredi à Bakou sous l’égide d’ONU-Habitat. Cette grande rencontre internationale a servi de plateforme d’échanges sur les défis liés à l’urbanisation, au logement et à l’adaptation climatique dans les villes du monde entier.
Placée sous le thème « Loger le monde : des villes et des communautés sûres et résilientes », cette édition a réuni plusieurs dizaines de milliers de participants issus de gouvernements, collectivités territoriales, institutions financières, organisations internationales et acteurs de la société civile venus de nombreux pays.
Forum urbain : Atakpamé au cœur des réflexions sur la résilience urbaine
La délégation togolaise était notamment représentée par Komlan Mensah Kassamada, maire de la commune Ogou 1 à Atakpamé. Au cours des travaux, l’élu local a participé à plusieurs panels techniques portant sur le financement climatique, les politiques de résilience urbaine ainsi que les approches environnementales intégrées dans l’aménagement des territoires.
Les discussions ont également porté sur les solutions fondées sur la nature, considérées aujourd’hui comme des outils stratégiques pour faire face aux effets du changement climatique dans les centres urbains africains.
Des opportunités de financement pour les collectivités locales
En marge des sessions officielles, Komlan Mensah Kassamada a pris part à une rencontre entre investisseurs et décideurs locaux consacrée au rôle des banques multilatérales dans le financement du logement durable.
Pour les autorités communales d’Ogou 1, cette participation pourrait ouvrir la voie à de nouvelles opportunités de coopération internationale et à un meilleur accès aux financements verts destinés aux collectivités territoriales.
À travers cette présence au WUF13, le Togo ambitionne ainsi de renforcer les capacités de ses villes face aux défis climatiques, tout en développant des projets urbains plus inclusifs, durables et résilients au bénéfice des populations locales.
Lomé, 19 mai 2026 — Sous les ors d’une conférence déjà en pleine effervescence, la capitale togolaise accueille cette semaine plusieurs voix clés de l’intégration économique africaine. Coumba D. Sow a reçu ce mardi avec enthousiasme Mme Ngone Diop, en mission dans la capitale pour participer à la conférence BiasharaAfrika2026. Organisé du 18 au 20 mai par le Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA), en partenariat avec le gouvernement togolais, le forum mobilise décideurs, experts et opérateurs économiques autour de la mise en œuvre concrète de l’AfCFTA.
Un dialogue pragmatique au service de la mise en œuvre
La rencontre entre Mme Sow et Mme Diop s’inscrit dans un agenda pragmatique : renforcer l’appui technique et stratégique de la Commission aux initiatives togolaises visant à tirer parti du marché continental. Coumba D. Sow a salué la présence de la directrice régionale comme un apport crucial pour orienter les réformes et accompagner les acteurs locaux dans la phase opérationnelle du traité commercial continental.
Vers une capitalisation des expériences régionales
Au-delà du forum, Mme Diop restera au Togo du 21 au 22 mai afin de lancer la revue de la mise en œuvre de l’AfCFTA et d’animer un échange d’expériences entre les États d’Afrique du Nord et ceux d’Afrique de l’Ouest. Par ailleurs, ces journées techniques visent à identifier les bonnes pratiques, les obstacles réglementaires et les leviers logistiques susceptibles d’accélérer l’intégration régionale — des corridors de transport aux normes sanitaires, en passant par la facilitation des échanges et la compétitivité des PME.
Pour Lomé, accueillir Biashara Afrika2026 confirme son ambition de jouer un rôle de hub pour l’espace ouest-africain. D’ailleurs, le gouvernement mise sur des réformes ciblées ainsi que sur l’accompagnement international pour adapter ses infrastructures et ses outils réglementaires aux exigences du marché continental. La coordination entre les partenaires — Commission AfCFTA, ECA, Nations unies, bailleurs et secteur privé — apparaît comme la condition sine qua non pour transformer les engagements en résultats mesurables pour les entreprises togolaises.
Des attentes concrètes pour les acteurs locaux
Les opérateurs économiques attendent des retombées tangibles : simplification des procédures douanières, meilleure interconnexion des chaînes logistiques, accès au financement pour l’exportation et renforcement des capacités productives afin de répondre à la demande régionale. Les échanges programmés par Mme Diop incluront également des sessions techniques destinées à outiller les administrations et les PME sur ces enjeux.
Un message de coopération et de mise en action
La tonalité de la visite est résolument tournée vers l’action et la coopération. Coumba D. Sow a exprimé sa gratitude envers la Commission pour les orientations fournies, soulignant que le succès de l’AfCFTA dépendra autant de l’alignement politique que de la mise en œuvre opérationnelle à l’échelle locale.
En somme, les prochains jours à Lomé seront déterminants pour tracer des feuilles de route concrètes pour la libre circulation des bien et des personnes. Entre ambition continentale et réalités nationales, la présence de la directrice régionale de l’ECA rappelle aussi que l’intégration africaine avance aujourd’hui par étapes pragmatiques — et que le Togo entend être au premier plan de cette dynamique.
Sous le soleil de Kampala, les sourires officiels et la chaleur des poignées de main cachent à peine la gravité des dossiers africains. Le mardi 12 mai 2026, le président du Conseil a posé ses valises en Ouganda. Invité d’honneur à la cérémonie d’investiture du président Yoweri Museveni, réélu le 15 janvier dernier, Faure Gnassingbé est venu célébrer un allié, mais surtout accélérer une mission humaine et vitale pour des millions d’Africains : le retour de la paix dans la région des Grands Lacs.
Il y avait la ferveur des grands jours, mardi, dans la capitale ougandaise. Une effervescence républicaine rythmée par les chants traditionnels et les parades militaires. Placée sous le thème officiel « Protéger les acquis et franchir un cap qualitatif vers le statut de pays à revenu intermédiaire supérieur », la cérémonie a réuni plusieurs chefs d’État et de gouvernement africains, ainsi que des délégations venues d’Europe, d’Asie et d’Amérique.
Mais au-delà du faste et des discours officiels, c’est une complicité humaine et politique de longue date qui s’est affichée entre Faure Gnassingbé et son homologue ougandais. En transmettant ses vœux de plein succès à Yoweri Museveni pour ce nouveau mandat, le président du Conseil a scellé un partenariat de confiance. Une fraternité saluée par le président ougandais, qui a vu dans ce déplacement le signe indéfectible de l’excellence des relations économiques et politiques entre Lomé et Kampala.
Les Grands Lacs en toile de fond : la diplomatie du dialogue
Derrière les sourires de la tribune d’honneur, les réalités sécuritaires du continent n’ont pas tardé à rattraper les deux hommes. Cette visite à Kampala n’était pas qu’un acte de courtoisie républicaine ; elle portait également le poids d’une urgence humanitaire.
En sa qualité de médiateur de l’Union africaine (UA) pour la crise qui endeuille l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), Faure Gnassingbé sait que chaque minute gagnée sur le terrain de la diplomatie est une vie épargnée. À Kampala, il a profité de cette tribune pour réaffirmer son engagement total à poursuivre, sans relâche, les consultations avec tous les acteurs de la région des Grands Lacs.
Face à ce défi, l’Ouganda reste un verrou stratégique. Connaisseur historique des dynamiques politiques locales, le président Museveni a tenu à rendre un vibrant hommage à la « diplomatie constructive » de Faure Gnassingbé. Une méthode togolaise qui a aussi fait ses preuves, résolument tournée vers le dialogue discret, l’écoute mutuelle et le refus des postures belliqueuses.
Dans les couloirs de la présidence ougandaise, on rappelle que les deux chefs d’État se connaissent bien. Leur dernière séance de travail en tête-à-tête ne remonte qu’au 3 février 2026, dans la ville d’Entebbe. Cette proximité et cette régularité des échanges montrent à quel point le Togo s’est imposé comme un facilitateur indispensable et un contributeur actif à la paix sur l’échiquier africain.
Alors que les lampions de la fête se sont éteints à Kampala, la mission, elle, continue. Pour le président du Conseil, le retour à Lomé se fera avec la certitude d’avoir consolidé un pont solide entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique de l’Est, au service d’une cause commune : la stabilité et le développement du continent. Finalement, cette mission diplomatique traduit une nouvelle fois la volonté du Togo de contribuer activement aux efforts africains de consolidation de la paix et de promotion d’une gouvernance concertée.
Déjà quatre ans se sont écoulés depuis l’adhésion historique du Togo au club d’influence anglophone. Ce matin, Lomé a accueilli la secrétaire générale du Commonwealth, Shirley Ayorkor Botchway, venue exprimer sa gratitude pour le soutien du Togo à sa candidature. Cette visite exploratoire vise désormais à matérialiser les ambitions économiques du pays.
En matière de géopolitique ouest‑africaine, le pragmatisme l’emporte de plus en plus sur les héritages coloniaux. Ce mardi 5 mai 2026, le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu au palais de la présidence à Lomé la secrétaire générale du Commonwealth, Shirley Ayorkor Botchway. Cette visite de travail, aux allures de prise de contact technique et politique, marque une nouvelle étape dans la stratégie togolaise de diversification de ses alliances.
Pour la diplomate ghanéenne, élue à la tête de l’organisation intergouvernementale, ce déplacement à Lomé revêtait également une dimension de courtoisie républicaine. Mme Ayorkor Botchway a ainsi tenu à exprimer de vive voix sa gratitude au chef de l’État togolais pour l’appui décisif apporté par Lomé lors de sa campagne pour l’élection au Secrétariat général. Au‑delà des remerciements d’usage, le cœur des discussions s’est rapidement concentré sur l’évaluation des gains mutuels de ce partenariat amorcé il y a près de quatre ans.
Le Togo a officiellement adhéré au Commonwealth le 24 juin 2022. Le 20 octobre de la même année, il a symboliquement scellé cette intégration en hissant, pour la première fois, son drapeau à Marlborough House, siège londonien de l’organisation. Pour ce petit État francophone d’Afrique de l’Ouest, cette démarche ne relevait pas d’une rupture avec ses partenaires traditionnels, mais plutôt d’une ambition d’élargissement de ses horizons économiques et commerciaux.
L’accès à ce vaste marché de 2,5 milliards de consommateurs, régi par la Déclaration de Londres de 1949, offre à Lomé une vitrine de choix pour attirer de nouveaux investisseurs étrangers, notamment anglo‑saxons et asiatiques.
« Je suis venue pour explorer les domaines dans lesquels le Commonwealth peut soutenir le travail du président du Conseil ainsi que les institutions de gouvernance du Togo », a précisé Shirley Ayorkor Botchway à l’issue de l’audience, qualifiant sa démarche d’essentiellement « exploratoire ».
Si l’organisation est historiquement fondée sur la promotion de valeurs communes — la démocratie, la paix, les droits de l’homme et la bonne gouvernance —, elle s’affirme de plus en plus comme un réseau d’affaires d’une redoutable efficacité. Les autorités togolaises espèrent capitaliser sur cette plateforme pour financer des projets d’infrastructures et moderniser l’appareil étatique.
Mme Ayorkor Botchway s’est félicitée de la « convergence de vues » avec les dirigeants togolais, assurant que l’institution apporterait son soutien « sous toutes les formes » aux réformes en cours dans le pays. Pour le Togo, l’enjeu des prochains mois consistera à transformer ces déclarations d’intention en programmes d’assistance technique et en flux d’investissements directs, consolidant ainsi un choix diplomatique qui bouscule les schémas postcoloniaux traditionnels.
En marge de la visite du président du Conseil, Faure Gnassingbé, les chefs de la diplomatie des deux pays ont jeté les bases d’un rapprochement entre l’Afrique de l’Ouest et l’Asie centrale.
Le ciel azur de Bichkek a servi de décor, mardi 28 avril, à un ballet diplomatique aussi rare qu’ambitieux. Alors que le président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, entame une visite d’amitié et de travail en terre kirghize, son ministre des Affaires étrangères, le professeur Robert Dussey, a pris les devants. Dans les salons feutrés du ministère kirghize des Affaires étrangères, ce dernier s’est entretenu de longues heures avec son homologue, Zheenbek Kulubaev.
Cette rencontre marque une étape charnière pour la diplomatie togolaise, qui poursuit sa stratégie de « pivot vers l’Est ». Si les deux nations sont séparées par des milliers de kilomètres et des trajectoires historiques divergentes, elles se découvrent aujourd’hui des convergences d’intérêts surprenantes, portées par une volonté commune de s’affranchir des cercles d’influence traditionnels.
Les échanges ont porté sur le renforcement des relations bilatérales. Mais que peuvent partager deux pays si différents ? “Il s’agit de bâtir une coopération qui dépasse la géographie pour s’ancrer dans la complémentarité économique”, explique une source proche de la délégation togolaise. Concrètement, les pistes vont de la logistique portuaire — domaine où Lomé excelle — à l’importation de produits tropicaux comme le café et le cacao destinés au marché centrasiatique.
Le dialogue ne s’est toutefois pas cantonné aux simples échanges de marchandises. Robert Dussey et Zheenbek Kulubaev ont également abordé la coordination au sein des instances multilatérales. Dans un monde de plus en plus multipolaire, le Togo et le Kirghizistan entendent peser davantage en unissant leurs voix sur les questions de sécurité régionale et de développement durable.
Cette offensive de charme à Bichkek illustre l’audace de la feuille de route diplomatique du Togo (2025-2031). En s’aventurant dans une Asie centrale en pleine mutation, Lomé cherche non seulement des débouchés commerciaux, mais aussi à consolider son image de médiateur et de pont entre les continents.
Alors que la visite de Faure Gnassingbé se poursuit, ce tête-à-tête ministériel apparaît comme le socle d’une relation qui, si elle se concrétise par des accords formels, pourrait bien faire de Bichkek ou de Lomé des noms familiers sur les rives du lac Issyk-Koul. Entre le golfe de Guinée et les monts Tian Shan, la distance semble, le temps d’un sommet, s’être considérablement réduite.