Togo-Japon : l’ambassade s’installe à Itabashi pour un nouveau cap

La représentation diplomatique du Togo au Japon entame un chapitre inédit de son implantation à Tokyo. Après douze années d’ancrage dans l’arrondissement de Meguro, l’ambassade togolaise a transféré, le lundi 2 novembre 2026, sa chancellerie ainsi que sa résidence officielle vers le district d’Itabashi. Ce redéploiement géographique s’accompagne d’une volonté affichée d’approfondir la coopération décentralisée, en plaçant les échanges éducatifs et artistiques au cœur du partenariat bilatéral.

Un ancrage territorial renouvelé au cœur de la capitale japonaise

Dès l’ouverture officielle des nouveaux locaux, le chargé d’affaires par intérim et chef de mission du Togo au Japon, D. E. Kekeli Mouvy, a effectué une visite officielle à la mairie d’Itabashi. Le maire de l’arrondissement, Takeshi Sakamoto, a accueilli chaleureusement la mission diplomatique, exprimant l’enthousiasme des institutions locales et des riverains face à cette installation. Les deux responsables ont, par ailleurs, immédiatement identifié des synergies concrètes afin de transformer ce voisinage institutionnel en un vecteur de rapprochement humain et culturel durable entre Lomé et Tokyo.

Ambassade du Togo au Japon
© Ambassade du Togo au Japon
Rencontre diplomatique entre le chargé d’affaires du Togo et le maire d’Itabashi à Tokyo

La littérature enfantine comme passerelle intercontinentale

Les échanges se sont rapidement concentrés sur une spécificité culturelle majeure d’Itabashi, reconnue à l’échelle nationale comme la « ville des livres d’images ». S’appuyant sur ce positionnement singulier, le chef de mission togolais et l’édile japonais ont esquissé un projet novateur axé sur la littérature jeunesse. Cette initiative ambitionne en effet de promouvoir les auteurs et illustrateurs togolais auprès du public nippon, tout en créant un cadre de résidence et de création partagé avec leurs homologues japonais. Ainsi, ce pont culturel vise à stimuler la découverte mutuelle dès le plus jeune âge.

Ambassade du Togo au Japon
© Ambassade du Togo au Japon
Une cérémonie solennelle pour sceller le partenariat diplomatique

Enfin, ce redéploiement logistique et stratégique franchira une étape symbolique décisive le vendredi 6 novembre 2026. L’ambassade organisera la cérémonie officielle de levée des couleurs nationales dans ses nouvelles installations d’Itabashi, en présence des autorités municipales et du corps diplomatique. Cet événement concrétisera la présence active du Togo au sein de son nouveau quartier d’accueil et posera les bases d’une diplomatie d’influence moderne et de proximité.

Sommet Russie-Afrique : le Togo défend un partenariat équilibré

MOSCOU, 29 octobre 2026 — Le président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a exhorté jeudi la Russie et l’Afrique à bâtir un partenariat fondé sur la souveraineté des États, la prévention des conflits et des résultats économiques mesurables. Il s’exprimait lors de la séance plénière du troisième Sommet Russie-Afrique, organisée au Grand Palais du Kremlin aux côtés du président russe Vladimir Poutine et de dirigeants africains.

La rencontre, qui s’est tenue les 28 et 29 octobre 2026, a réuni des délégations de près de 50 pays africains, dont 22 chefs d’État et de gouvernement. Elle a porté sur le commerce, la sécurité, l’énergie, l’alimentation, les technologies et la formation, dans un contexte de concurrence accrue entre grandes puissances pour l’influence sur le continent.

Une vision en trois piliers

Gnassingbé a structuré son intervention autour de trois priorités : la liberté des États africains de définir leur trajectoire, la stabilité comme condition du développement et l’accélération de la transformation économique. Il a défini un partenariat équilibré comme une relation qui produit des réalisations concrètes, respecte le droit des peuples à choisir leur avenir et protège la paix. « La force d’un partenariat se mesure à ce qu’il permet de construire », a-t-il déclaré devant l’assistance.

Le chef de la délégation togolaise a remercié le président Poutine pour l’accueil réservé à son pays. Il a ensuite appelé Moscou et les capitales africaines à ancrer leur coopération dans le respect mutuel, la confiance et la prise en compte des priorités définies par les États africains.

Souveraineté et poids international

Le président du Conseil a placé la souveraineté au centre de sa vision. Pour lui, elle ne se limite pas à l’indépendance politique : elle exige en effet que les pays africains disposent des moyens financiers, technologiques et institutionnels nécessaires pour exécuter leurs choix.

« La souveraineté prend tout son sens lorsqu’elle permet à un peuple de décider de sa trajectoire et de disposer des moyens de la réaliser », a-t-il affirmé.

Il a demandé une participation plus forte de l’Afrique dans les instances internationales qui décident de questions affectant directement le continent. Cette position rejoint l’un des enjeux centraux du sommet : élargir la place de l’Afrique dans les négociations mondiales, alors que Moscou présente le continent comme un acteur stratégique et non comme un destinataire passif d’aide. Le Kremlin a annoncé des discussions sur les investissements, la science, la technologie et les affaires humanitaires.

La paix, condition du développement

Gnassingbé a ensuite relié la sécurité au développement. Les conflits détruisent les infrastructures, interrompent les activités économiques et ferment des perspectives à la jeunesse, a-t-il rappelé. Il a plaidé pour un renforcement des capacités des États africains à protéger leurs populations. Selon lui, la coopération internationale doit soutenir les initiatives africaines de prévention et de règlement des crises, plutôt que de se substituer aux mécanismes continentaux.

Le président togolais a également élargi la notion de sécurité. Les services publics, l’emploi, le dialogue social, la médiation et la confiance entre citoyens et institutions constituent, a-t-il expliqué, des instruments de prévention des tensions. Cette approche place la cohésion sociale au même niveau que les réponses militaires ou diplomatiques.

Présidence du Conseil
© Présidence du Conseil
Transformer les économies africaines

Sur le plan économique, M. Gnassingbé a demandé une coopération orientée vers les besoins immédiats des populations : alimentation accessible, énergie fiable, emplois et perspectives pour les jeunes. Il a identifié l’agriculture, l’énergie et les infrastructures comme des secteurs prioritaires. Le renforcement des capacités productives, la transformation locale des ressources et la meilleure connexion des territoires aux marchés figurent parmi les leviers qu’il a proposés.

Le président du Conseil a aussi insisté sur la science, la technologie et la formation. Ces domaines, selon lui, permettent de développer les compétences, de créer de la valeur ajoutée localement et d’installer une croissance durable.

Les organisateurs ont inscrit ces thématiques au programme du sommet, avec plus de 40 sessions consacrées notamment au commerce, à l’investissement, au transfert technologique, à la sécurité alimentaire et énergétique, à la santé, à l’éducation et aux échanges de jeunesse.

Un partenariat à traduire en résultats 

Pour Moscou, le sommet constitue une occasion de consolider ses partenariats politiques, économiques et sécuritaires en Afrique, dans un contexte international marqué par les sanctions occidentales. La Russie présente son approche comme une coopération fondée sur le respect de la souveraineté des États et la recherche d’un ordre mondial plus multipolaire.

Pour les dirigeants africains, l’enjeu consiste à convertir les engagements en projets financés, en emplois, en transferts technologiques et en capacités industrielles. La crédibilité du sommet se mesurera à la capacité des deux parties à traduire les déclarations en réalisations concrètes.

En clôture de son intervention, M. Gnassingbé a exprimé le souhait que la rencontre marque une étape décisive pour les populations africaines et russes. Il a également appelé les deux parties à insuffler une nouvelle dynamique au partenariat, autour de la souveraineté, de la paix et de la transformation économique.

Lomé mise sur des projets concrets

Pour le Togo, la participation au sommet s’inscrit dans une dynamique engagée avant Moscou. Du 29 septembre au 1ᵉʳ octobre 2026, Lomé a accueilli la première session de la Commission mixte intergouvernementale Togo-Russie, qui a identifié des axes de coopération dans le commerce, l’industrie, l’énergie, l’agriculture et les transports.

Les deux pays ont signé deux mémorandums d’entente à l’issue de ces discussions et préparent d’autres accords. Ils examinent notamment un corridor énergétique Lomé-Sahel fondé sur le gaz naturel liquéfié, des partenariats miniers, la production d’engrais et le développement d’infrastructures.

En marge du sommet, le Togo et la Russie ont signé deux accords de coopération et un mémorandum supplémentaire. Les documents couvrent l’agriculture, l’énergie, le commerce, la technologie, l’éducation, la recherche scientifique, la culture et le développement social.

L’énergie nucléaire entre en jeu

Rosatom, le groupe russe de l’énergie nucléaire, et le ministère togolais de l’Énergie ont signé un mémorandum sur l’utilisation pacifique de l’énergie atomique. Le texte prévoit la création de groupes de travail chargés d’évaluer des projets dans l’énergie, la médecine et l’agriculture.

Les deux parties envisagent également la formation de spécialistes togolais et des actions d’information destinées à expliquer les usages civils du nucléaire. Rosatom évoque notamment les centrales nucléaires flottantes comme une piste pour renforcer l’approvisionnement électrique du pays. Ce mémorandum constitue toutefois une étape initiale. Les projets nucléaires exigent des études de faisabilité, un cadre réglementaire robuste, des financements conséquents et plusieurs années de préparation.

Présidence du Conseil
© Présidence du Conseil
L’agriculture comme priorité

Dans le domaine agricole, Lomé et Moscou envisagent la création de centres agricoles et de structures de formation pratique. Ces projets visent à renforcer les compétences locales, à améliorer l’accès aux intrants et à consolider la sécurité alimentaire.

Les autorités togolaises identifient également la mécanisation, l’irrigation, l’élevage, la recherche agronomique et la création de pôles agro-industriels comme des priorités. Ces chantiers répondent directement à l’appel lancé par M. Gnassingbé en faveur d’une transformation locale des ressources et d’une plus grande valeur ajoutée sur le continent.

Le port de Lomé occupe aussi une place stratégique dans cette coopération. Le gouvernement le présente comme une plateforme logistique capable de desservir les marchés de la sous-région, notamment grâce à ses liaisons avec les pays de l’hinterland.

Un plan d’action pour 2027-2029

Le sommet s’est achevé par l’adoption d’un plan d’action triennal couvrant la période 2027-2029. Ce document définit le cadre opérationnel de la coopération russo-africaine et traduit les engagements politiques en chantiers de mise en œuvre.

La déclaration finale appelle à un ordre international plus multipolaire, à une représentation africaine accrue dans la gouvernance mondiale et à une intensification des échanges commerciaux. Elle insiste également sur la souveraineté des États, la non-ingérence et le respect de la Charte des Nations unies.

Sur le plan économique, le texte encourage la diversification des échanges, la réduction des barrières commerciales, l’investissement et l’industrialisation en Afrique. Il met également en avant l’énergie, y compris le nucléaire civil et le gaz naturel, l’agriculture, les engrais, la transformation des minéraux critiques et les infrastructures de transport.

L’épreuve de la mise en œuvre

La valeur du sommet se mesurera désormais à la capacité des gouvernements à transformer les déclarations en contrats, en financements et en réalisations visibles. Pour le Togo, cela suppose de mobiliser les institutions compétentes, de sécuriser les financements et d’établir des calendriers précis pour chaque projet.

Par ailleurs, la Commission mixte intergouvernementale Togo-Russie est le mécanisme chargé de suivre cette mise en œuvre. Son rôle consistera à convertir les priorités identifiées à Lomé en projets opérationnels dans l’énergie, l’agriculture, l’industrie ainsi que la formation scientifique et technique.

En somme, le président Gnassingbé a quitté Moscou avec un message clair : l’Afrique ne recherche pas une dépendance nouvelle, mais des partenariats qui respectent ses choix, renforcent ses capacités et améliorent les conditions de vie de ses populations. La prochaine étape consistera à démontrer, sur le terrain, que les engagements pris au Kremlin produisent des résultats.

Togo-Russie : Moscou et Lomé signent trois accords stratégiques

À quelques heures de l’ouverture du troisième Sommet Russie-Afrique, le Togo a fait de Moscou une vitrine de sa diplomatie économique. Le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a présidé, le 27 octobre 2026, la signature de deux accords de coopération et d’un mémorandum d’entente liant des institutions togolaises et russes.

Les documents ouvrent la voie à des projets dans les domaines de l’éducation, de la recherche, de la santé, de l’agriculture, de la culture et de la protection des droits fondamentaux. Ils s’inscrivent dans le cadre d’un sommet que le Kremlin présente comme un rendez-vous consacré aux relations politiques, commerciales, scientifiques, technologiques et humanitaires entre la Russie et le continent africain.

Une visite chargée d’enjeux

L’arrivée du chef du gouvernement togolais dans la capitale russe ne relève pas du simple protocole. Elle intervient alors que Moscou cherche à élargir son influence en Afrique et que Lomé entend mobiliser des partenaires pour financer des projets structurants, former ses jeunes et valoriser son positionnement logistique en Afrique de l’Ouest.

Dans cette perspective, le sommet, organisé les 28 et 29 octobre sous la présidence de Vladimir Poutine, doit notamment aboutir à une déclaration finale, à un plan d’action pour 2027-2029 et à un accord sur les applications civiles de l’intelligence artificielle. Pour le Togo, les priorités affichées comprennent la sécurité alimentaire, l’accès aux intrants agricoles, la formation technique et scientifique, l’énergie ainsi que la promotion du port de Lomé comme porte d’entrée vers les marchés régionaux.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo
Eurasia, un partenariat aux ambitions larges

Le premier accord lie le Togo à Eurasia, une organisation russe à but non lucratif. Le texte prévoit de développer des coopérations dans les domaines de l’action humanitaire, de l’éducation, de la recherche scientifique, de la culture et du développement social.

Concrètement, les deux parties envisagent le financement de projets et la réalisation d’infrastructures dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la culture et de l’action humanitaire. Par ailleurs, l’accord évoque des programmes destinés à la jeunesse, à la transmission de la mémoire historique et à l’éducation civique.

L’agriculture occupe également une place centrale. Les signataires envisagent la création de centres agricoles et de structures de formation pratique, deux leviers présentés comme essentiels pour renforcer les compétences locales et améliorer la sécurité alimentaire. En outre, le champ de coopération s’étend aux médias, aux technologies, à l’écologie, au développement durable et à la coopération juridique.

Des bourses pour les étudiants togolais

Le deuxième accord concerne Rossotroudnitchestvo, l’agence fédérale russe chargée de la coopération humanitaire internationale et des relations avec les États de l’espace post-soviétique. Il vise à intensifier les échanges culturels, éducatifs, scientifiques et humanitaires entre les deux pays.

La mesure la plus tangible concerne l’enseignement supérieur : des étudiants togolais pourront bénéficier de bourses pour poursuivre leur formation dans des universités russes. Pour Lomé, cet axe répond à un besoin de capital humain qualifié, particulièrement dans les filières techniques et scientifiques.

Dans le même esprit, le partenariat prévoit l’implantation de « Maisons russes » au Togo. Ces espaces culturels devraient accueillir des activités de dialogue interculturel et favoriser les échanges entre les sociétés togolaise et russe. Faure Gnassingbé a salué cette initiative, qu’il présente comme un moyen de rapprocher les deux peuples et de soutenir la formation de l’élite togolaise.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo
Droits humains : une coopération institutionnelle

Le troisième document établit un mémorandum d’entente entre le Médiateur des droits de l’homme de la Fédération de Russie et la Commission nationale des droits de l’homme du Togo (CNDH). Il prévoit de renforcer la coopération entre les deux institutions dans la promotion et la protection des droits et libertés fondamentaux.

À cet effet, le texte encourage le partage d’expériences sur le traitement des requêtes relatives à des violations alléguées, la production de rapports, l’assistance juridique et la mise en place de centres spécialisés. Il ouvre également la possibilité d’échanges sur les mécanismes institutionnels de protection des droits humains.

En abordant ce volet, Faure Gnassingbé a souligné les défis sécuritaires qui pèsent sur la jeunesse ouest-africaine, notamment face au terrorisme et à l’extrémisme violent. Il a, par ailleurs, réaffirmé l’engagement du Togo en faveur de la protection des populations et de la promotion de leurs droits.

Une stratégie à confirmer

La signature de ces trois instruments traduit une volonté politique claire : diversifier les partenaires du Togo et inscrire la coopération avec la Russie dans des domaines directement perceptibles par les citoyens. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement mise sur la formation, l’agriculture, la culture et les infrastructures afin de transformer les déclarations diplomatiques en résultats concrets.

Cette dynamique s’inscrit dans une séquence plus large. En effet, dès le 1er octobre 2026, la première réunion de la Commission mixte intergouvernementale Togo-Russie, tenue à Lomé, avait débouché sur un mémorandum entre le Centre d’archéologie préventive de l’Académie des sciences de Russie et la Commission nationale du patrimoine culturel togolaise.

Reste désormais à mesurer l’effet réel de ces engagements, notamment à travers le calendrier de mise en œuvre, les financements mobilisés, le nombre de bourses attribuées et les projets effectivement réalisés. Pour les populations togolaises, la valeur de ce rapprochement se jugera moins dans les salons de Moscou que dans les campus, les champs, les centres de formation et les institutions appelés à en bénéficier.

LOGITERRE 2026 : Le Togo au cœur de la révolution logistique africaine à Casablanca

L’intégration économique africaine passe à la vitesse supérieure à Casablanca. Ouverte officiellement mardi 20 octobre 2026, sous le haut patronage de Sa Majesté le roi Mohammed VI, la troisième édition du Forum-Salon international de la mobilité, du transport et de la logistique (LOGITERRE 2026) réunit des décideurs venus de plus de 44 pays. Dans un contexte mondial marqué par la fragilité des chaînes d’approvisionnement et la volatilité des marchés, ce rendez-vous de trois jours met en lumière le rôle stratégique des réseaux de transport dans le développement du continent. Parmi les délégations présentes dès l’ouverture des travaux, le Togo affiche clairement ses ambitions de devenir un acteur logistique incontournable en Afrique de l’Ouest.

Ambassade du Togo au Maroc
© Ambassade du Togo au Maroc
Le Togo affirme son leadership dans les réseaux de transport régionaux

Fort des performances de son port en eau profonde de Lomé et du développement de ses corridors routiers, le Togo occupe une position stratégique dans les discussions engagées à Casablanca. Le pays a été représenté à la cérémonie d’ouverture par Messan Amakoé Klutse, chargé d’affaires par intérim et chef de la mission diplomatique togolaise. À travers cette participation, Lomé met en avant une vision axée sur la fluidification des échanges transfrontaliers.

Par ailleurs, la présence du représentant togolais aux côtés du ministre marocain du Transport, Abdessamad Kayouh, du ministre camerounais des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, et de hauts représentants de la Commission de l’Union africaine témoigne de l’importance accordée à la coopération régionale. Le Togo entend ainsi inscrire ses infrastructures dans les grands circuits du commerce international. D’ailleurs, sa position géographique et ses capacités portuaires renforcent son rôle de passerelle entre le littoral du golfe de Guinée et les pays de l’arrière-pays sahélo-saharien.

Ambassade du Togo au Maroc
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La ZLECAf face aux défis de l’intégration logistique

Les interventions inaugurales  ont mis en évidence les principales réformes nécessaires au renforcement des échanges commerciaux africains. Face aux incertitudes du commerce mondial, la mise en place de systèmes logistiques intégrés apparaît comme un facteur déterminant pour la réussite de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Dans cette perspective, les participants ont souligné la nécessité de dépasser le cloisonnement des réseaux nationaux grâce à la multimodalité et à une meilleure interconnexion des grands corridors continentaux. L’expérience marocaine dans le développement des infrastructures portuaires et des réseaux autoroutiers a également retenu l’attention des délégations africaines, qui y voient une source d’inspiration pour la modernisation des transports et le développement industriel.

L’engagement du Centre africain de formation et de recherche administratives pour le développement (CAFRAD) contribue, pour sa part, à cette réflexion. Son expertise institutionnelle soutient les objectifs d’harmonisation des normes et de renforcement des capacités des administrations publiques.

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Innovation numérique et transition énergétique au cœur des échanges

Par ailleurs, LOGITERRE 2026 accorde une place importante aux innovations technologiques qui transforment les secteurs du transport et de la logistique. Jusqu’au 22 octobre, les sessions de travail examinent notamment l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la gestion des flux de marchandises, les solutions de mobilité durable ainsi que  les stratégies de décarbonation du transport routier.

En parallèle, l’espace d’exposition favorise les rencontres d’affaires entre investisseurs, équipementiers et institutions financières. Ces échanges visent à faciliter les partenariats et à accélérer le financement des grands projets d’infrastructures.

À travers les concertations engagées dès l’ouverture du forum, LOGITERRE 2026 entend aussi contribuer à l’émergence d’un système de transport africain moderne, résilient et mieux intégré. L’objectif consiste à renforcer la connectivité entre les marchés, à améliorer la circulation des biens et à soutenir durablement la compétitivité économique du continent.

Pékin et Lomé veulent bâtir une « communauté d’avenir partagé »

Ce mardi 13 octobre 2026, Xi Jinping a reçu à Pékin Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil du Togo, en visite officielle en Chine. À l’issue de l’entretien, le dirigeant chinois a lancé une proposition ambitieuse : porter les relations bilatérales au rang de « Communauté d’avenir partagé Chine-Togo à l’ère nouvelle ». Son hôte a immédiatement souscrit à cette idée.


Présidence du Conseil
© Présidence du Conseil
Une formule qui engage Pékin

L’expression n’a rien d’anodin. Pékin la réserve en effet aux partenaires avec lesquels il veut tisser un lien politique durable, au-delà des simples échanges commerciaux. En la proposant à Lomé, Xi Jinping place ainsi le Togo parmi les pays qu’il juge dignes d’une relation approfondie, vingt ans après les premiers grands sommets sino-africains et plus de cinquante ans après l’établissement des relations diplomatiques, en 1972.

Le président chinois a salué un partenariat historique fondé sur la confiance mutuelle. Il a décrit une amitié qui s’appuie sur une large convergence de vues et ouvre de belles perspectives. Il a également rendu hommage à la trajectoire togolaise : selon lui, le pays avance avec détermination sur la voie des réformes et du développement, en tenant compte de ses réalités nationales. Ce compliment compte aux yeux de Pékin, qui défend le principe selon lequel chaque nation choisit son propre modèle.

Lomé réclame des résultats concrets

Faure Gnassingbé a remercié son homologue pour l’accueil réservé à sa délégation, puis il a approuvé sans réserve le principe d’un partenariat relevé d’un cran. Il a réaffirmé l’attachement de son pays à une coopération étroite, équilibrée et profitable aux deux parties.

Le dirigeant togolais a toutefois posé une condition claire. Il veut que cette alliance cesse de se résumer à des déclarations et produise des effets visibles dans la vie des citoyens. Pour lui, la coopération doit désormais se juger sur ce qu’elle apporte aux populations : des opportunités, des compétences, des emplois et du savoir-faire. Cette feuille de route esquisse ainsi la méthode que Lomé entend imposer : former les Togolais, créer des postes et faire circuler les techniques.

Le communiqué officiel ne précise pas les secteurs concernés. Il évoque seulement plusieurs domaines stratégiques et la volonté de faire de la relation avec la Chine un levier de croissance économique et sociale. Les deux dirigeants ont convenu de préserver les acquis, d’élargir les champs d’action et de lancer des initiatives concrètes au profit de leurs peuples. Les annonces détaillées restent toutefois à venir.


Présidence du Conseil
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Le Parlement prépare le terrain

Quelques heures plus tôt, le président du Conseil avait rencontré Zhao Leji, président du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire. Les deux hommes ont exploré les moyens de renforcer la coopération entre les parlements et ont discuté du rôle des institutions représentatives dans le rapprochement des deux pays.

Ce volet parlementaire éclaire la stratégie d’ensemble. En associant les élus à la démarche, Lomé et Pékin cherchent en effet à ancrer leur entente dans la durée, au-delà des gouvernements en place, et à la doter d’un socle législatif et politique plus large.

Un hommage solennel à Tian’anmen

La journée s’est également nourrie de gestes symboliques. Faure Gnassingbé a déposé une gerbe au pied du Monument aux Héros du Peuple, sur la place Tian’anmen, afin de rendre hommage aux héros de la nation chinoise. Nombre de chefs d’État étrangers observent ce rituel protocolaire lors de leur passage dans la capitale, et il exprime le respect porté à l’histoire du pays hôte.

Reste à transformer l’élan affiché en réalisations. Entre l’ambition des formules et les attentes des Togolais, c’est désormais la qualité des projets, des formations et des emplois qui donnera sa véritable mesure à cette nouvelle « ère ».

Togo : le nouvel ambassadeur des Émirats remet ses lettres à Lomé

LOMÉ, 12 octobre 2026 — Dans un contexte d’intensification des relations économiques et diplomatiques entre le Golfe et l’Afrique de l’Ouest, les Émirats arabes unis franchissent une nouvelle étape dans le déploiement de leur présence stratégique au Togo. Son Excellence Ghanem Issa Ahmed Al Falahi, nouvel ambassadeur désigné de la monarchie du Golfe, a officiellement remis les copies figurées de ses lettres de créance à Lomé.

Un rituel protocolaire clé pour la diplomatie de Lomé

Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Jean-Pierre Sédaminou — agissant au nom du chef de la diplomatie togolaise, le professeur Robert Dussey —, a accueilli le diplomate émirati afin de formaliser cette transition institutionnelle. Cette démarche technique constitue le préalable juridique indispensable avant la cérémonie solennelle de présentation des lettres de créance au président de la République, Faure Gnassingbé.

Par ailleurs, cette étape découle directement de la prestation de serment de Ghanem Issa Ahmed Al Falahi, en septembre dernier, au palais présidentiel d’Abou Dabi. Devant le président émirati, le cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, et le vice-président Mansour bin Zayed Al Nahyan, cet événement marquait déjà l’ambition des Émirats d’intensifier leur action diplomatique en Afrique de l’Ouest.


Ministère des Affaires Etrangères
© Ministère des Affaires Etrangères
Alignement stratégique et essor des investissements

L’arrivée du nouvel ambassadeur concrétise une feuille de route bilatérale en pleine expansion. Lomé et Abou Dabi ont récemment consolidé leur coopération juridique avec la signature d’un accord d’exemption réciproque de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques, afin de simplifier les démarches des officiels et d’accélérer les flux d’affaires.

Sur le plan économique, les Émirats arabes unis s’imposent comme un partenaire financier majeur dans la modernisation des infrastructures togolaises. Le capital émirati soutient notamment le développement de la centrale solaire photovoltaïque de Blitta — vitrine de la transition énergétique togolaise — ainsi que des projets clés dans les transports et la logistique routière.

Vers l’aboutissement de l’accréditation diplomatique

La réception des documents protocolaires par les autorités togolaises ouvre la voie à l’exercice plein et entier des fonctions du représentant émirati. La remise finale des lettres de créance au chef de l’État parachevera l’installation de Ghanem Issa Ahmed Al Falahi, consolidant ainsi un axe privilégié axé sur l’attraction des capitaux, les énergies renouvelables et le développement des infrastructures.

Togo : Savi de Tové soutient le projet de raffinerie Dangote au Kenya

Le président togolais Jean-Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové a participé, mercredi 30 septembre, au lancement officiel des travaux de la future raffinerie Dangote East Africa, à Lamu, sur la côte kényane. Cette cérémonie a réuni plusieurs dirigeants africains autour d’un projet présenté comme l’un des plus importants investissements industriels du continent.

Portée par le groupe nigérian Dangote, l’infrastructure devrait nécessiter environ 16 milliards de dollars et entrer en service au terme d’un chantier estimé entre 30 et 40 mois. Sa capacité annoncée atteindrait 700 000 barils de pétrole brut par jour, un niveau qui en ferait l’une des plus grandes installations de raffinage d’Afrique de l’Est.

La raffinerie doit contribuer à réduire la dépendance de plusieurs pays de la région aux importations de produits pétroliers raffinés. Elle pourrait également renforcer le rôle de Lamu comme plateforme portuaire, énergétique et industrielle pour les marchés d’Afrique de l’Est et d’Afrique centrale.

Présidence Togolaise
© Présidence Togolaise
Une cérémonie aux accents panafricains

Le chef de l’État togolais a pris part à l’événement aux côtés du président kényan William Ruto, du président ougandais Yoweri Museveni, du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed et du président béninois Romuald Wadagni. L’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo figurait également parmi les personnalités présentes.

Dans son allocution, Jean-Lucien Savi de Tové a vu dans le lancement du chantier le signe d’une évolution du modèle économique africain. Selon lui, le continent ne doit plus se limiter à exporter ses matières premières, mais doit développer ses propres capacités de transformation.

« La cérémonie de pose de la première pierre de la raffinerie de Lamu est un autre symbole rassurant d’une Afrique qui se tourne vers elle-même, qui ne se contente plus d’exploiter ses richesses, mais qui les transforme, les valorise et les maîtrise avec le concours de ses propres fils », a déclaré le président togolais.

Le dirigeant a aussi insisté sur la dimension transrégionale de l’initiative. La participation d’un chef d’État ouest-africain à une cérémonie organisée en Afrique de l’Est illustre, selon lui, la possibilité de bâtir des partenariats industriels dépassant les frontières géographiques habituelles.

Présidence Togolaise
© Présidence Togolaise
Le pari de la transformation locale

Le projet de Lamu s’inscrit dans une stratégie plus large de réduction de la dépendance énergétique du continent. En produisant localement une partie des carburants consommés dans la région, la future raffinerie pourrait limiter les sorties de devises et améliorer la sécurité des approvisionnements, alors que plusieurs économies africaines restent tributaires des importations de produits raffinés.

Les autorités kényanes présentent également l’installation comme un levier de création d’emplois et de développement des compétences industrielles. Le projet devrait s’accompagner d’activités liées à la pétrochimie, à la logistique, à la maintenance et aux services portuaires. Des organisations environnementales et des propriétaires fonciers contestent toutefois certains aspects du chantier devant la justice kényane, ce qui pourrait alimenter le débat sur son impact social et écologique.

Présidence Togolaise
© Présidence Togolaise
Le Togo affiche son soutien

Pour Lomé, la présence du président Savi de Tové traduit un intérêt marqué pour les initiatives africaines capables de stimuler l’industrialisation, les infrastructures et les échanges entre régions. Elle intervient également dans un contexte où les États cherchent à consolider des partenariats économiques intra-africains, notamment dans les secteurs de l’énergie et des transports.

En s’associant à ce rendez-vous, le Togo entend ainsi réaffirmer son soutien aux projets qui favorisent la transformation des ressources sur le continent. Au-delà de la seule construction d’une raffinerie, le chantier de Lamu se veut le symbole d’une Afrique désireuse de produire davantage, de commercer entre elle et de mieux maîtriser ses chaînes de valeur.

Paix en RDC : Félix Tshisekedi dépêche un émissaire à Lomé

Le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a remis ce mardi un pli décisif du président Tshisekedi au chef de l’État togolais. Au menu : la démobilisation des groupes armés et le repositionnement du dialogue sous l’égide de l’Union africaine.

Lomé, 29 septembre 2026 – La capitale togolaise continue de s’imposer comme le sanctuaire discret où se dessine l’avenir sécuritaire de la région. Ce mardi 29 septembre 2026, les portes du palais présidentiel se sont ouvertes sur une séquence diplomatique stratégique : l’émissaire de Félix-Antoine Tshisekedi, le ministre congolais de l’Intégration régionale Floribert Anzuluni, est venu remettre en main propre une communication confidentielle du chef de l’État congolais au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé.

Derrière le protocole d’usage, cette audience au sommet traduit la volonté de maintenir un canal direct au moment où le calendrier sécuritaire exige des décisions fermes dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

Présidence du Conseil
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Un canal privilégié entre Kinshasa et la médiation togolaise

Porteur de la parole directe du pouvoir congolais, Floribert Anzuluni a fait le déplacement pour harmoniser la feuille de route de Kinshasa avec l’agenda de la médiation continentale. En détaillant les évolutions enregistrées sur le terrain — notamment sur le dossier sensible du désarmement et de la réinsertion des combattants —, le ministre a exposé au médiateur africain les contours des mécanismes engagés pour stabiliser la région des Grands Lacs.

« Nous avons transmis au Président du Conseil un message spécifique du président Tshisekedi, directement articulé autour du processus de paix et des mécanismes de démobilisation », a souligné l’émissaire congolais à l’issue des échanges, réaffirmant la centralité du rôle dévolu au facilitateur togolais.

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Le défi de la démobilisation face au piège de l’escalade

Au cœur des discussions figure l’un des verrous majeurs du conflit : la neutralisation ainsi que  la réintégration des mouvements armés qui déstabilisent l’Est congolais. Kinshasa cherche à démontrer la solidité de son processus de démobilisation pour asseoir la crédibilité d’un cessez-le-feu durable.

En recevant cet état des lieux actualisé, Faure Gnassingbé consolide les fondations de son mandat. Depuis sa désignation par l’Union africaine en avril 2025 comme médiateur officiel pour la crise en RDC et dans les Grands Lacs, le dirigeant togolais privilégie une méthode rigoureuse : multiplier les consultations directes, réunir à Lomé les experts et facilitateurs, et maintenir un dialogue ininterrompu avec l’ensemble des chancelleries concernées.

Présidence du Conseil
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Lomé, écosystème d’un dialogue africain souverain

D’ailleurs, l’accélération de ces échanges confirme l’orientation de la diplomatie togolaise, axée sur la quête de solutions concertées et strictement africaines. En accueillant régulièrement rencontres de haut niveau et sessions de coordination, Lomé ne se contente pas d’offrir une table de négociation ; elle s’efforce également de bâtir des garanties capables de transformer les déclarations d’intention en avancées concrètes sur le terrain.

L’entretien de ce 29 septembre pose ainsi un jalon supplémentaire dans une médiation au long cours, où la fermeté des engagements politiques reste le seul véritable levier vers une pacification irréversible.

Togo : L’Allemagne et l’Égypte déploient leurs nouveaux diplomates à Lomé

Lomé, 29 septembre 2026 — Le Togo a officiellement accueilli deux nouveaux ambassadeurs. Le président de la République, Jean-Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové, a reçu lundi 28 septembre 2026, au palais de la Présidence, les lettres de créance de deux diplomates. Il s’agit de Stefan Anton Messerer, représentant de la République fédérale d’Allemagne, et de Shahinaz Mahmoud Mohamed Abuseri, ambassadrice de la République arabe d’Égypte.

Cette cérémonie protocolaire ouvre formellement le mandat des deux diplomates à Lomé. Elle intervient alors que le Togo cherche à consolider ses partenariats extérieurs autour de l’investissement, de la transformation économique et du renforcement des compétences.

Présidence de la République Togolaise
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Berlin mise sur une coopération plus opérationnelle

Stefan Anton Messerer entend donner une nouvelle impulsion aux relations entre Lomé et Berlin. Le diplomate allemand a identifié plusieurs secteurs prioritaires, parmi lesquels le développement économique, l’investissement, la décentralisation, la transformation agro-industrielle et la formation professionnelle.

Les échanges culturels figurent également parmi les domaines appelés à bénéficier de cette dynamique. L’objectif affiché consiste à rapprocher la coopération diplomatique des besoins concrets de l’économie togolaise, notamment en matière de création d’emplois, de développement local et de valorisation des productions agricoles.

Avant son arrivée au Togo, Stefan Anton Messerer a occupé plusieurs fonctions diplomatiques en Afrique, en Asie et sur le continent américain. Il avait déjà entamé sa prise de fonctions à Lomé en remettant, le 27 août 2026, une copie figurée de ses lettres de créance au ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey.

L’Égypte veut élargir les échanges avec Lomé.

La nouvelle ambassadrice d’Égypte a, elle aussi, placé l’économie au centre de son mandat. Shahinaz Mahmoud Mohamed Abuseri souhaite renforcer les liens d’amitié et de coopération entre les deux pays, avec un accent particulier sur le commerce, l’agriculture, les investissements et les relations économiques.

Cette orientation pourrait favoriser l’émergence de nouveaux partenariats entre entreprises et institutions togolaises et égyptiennes. Elle ouvre également des perspectives dans les secteurs liés à la sécurité alimentaire, à la production agricole et à la circulation des biens et des capitaux.

La diplomate possède une expérience internationale acquise dans plusieurs régions du monde. Elle a notamment servi dans des missions diplomatiques en Amérique latine, en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Présidence de la République Togolaise
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Lomé cherche à transformer ses partenariats.

Au-delà du protocole, la nomination simultanée de ces deux ambassadeurs traduit la volonté de l’Allemagne et de l’Égypte de maintenir une présence active au Togo. Les deux pays souhaitent approfondir leurs relations à travers des projets économiques, des investissements et des programmes sectoriels.

Pour Lomé, l’enjeu consiste désormais à convertir ces engagements diplomatiques en résultats mesurables. La transformation agro-industrielle, la formation professionnelle, la décentralisation et l’agriculture offrent plusieurs terrains de coopération susceptibles d’avoir un impact direct sur les territoires et les populations.

En somme, la présentation des lettres de créance marque le début de deux missions diplomatiques qui devront rapprocher les ambitions politiques des réalisations concrètes sur le terrain.

Togo – Émirats arabes unis : exemption de visa pour les diplomates

En marge d’assemblées internationales comme à New York, ce vendredi 25 septembre 2026, le partenariat entre le Togo et les Émirats arabes unis franchit une étape supplémentaire. Un nouvel accord portant sur la suppression réciproque des visas au profit des détenteurs de passeports diplomatiques vient d’être formalisé entre les deux nations.

Annoncée par le chef de la diplomatie togolaise, Prof. Robert Dussey, cette entente bilatérale vise à lever les barrières administratives pour les représentants officiels et les hauts fonctionnaires des deux États.

Zéro visa pour les diplomates : simplifier la mobilité des cadres d’État

En supprimant l’obligation de visa pour les délégations diplomatiques, Lomé et Abou Dhabi entendent simplifier les formalités de voyage liées aux missions d’État. Ce rapprochement stratégique répond, en effet, à deux impératifs majeurs :

  • Un dialogue institutionnel renforcé : faciliter des consultations régulières et directes entre les exécutifs pour harmoniser leurs positions sur la scène internationale.
  • Un levier économique et stratégique : accélérer les négociations sur les dossiers d’investissements, la logistique et les infrastructures, des secteurs clés de la coopération entre les deux pays.

Prof. Robert Dussey
© Prof. Robert Dussey

Consultations rapides et investissements : les retombées stratégiques de l’accord

Sur le plan opérationnel, cette exemption de visa change la donne : elle supprime les délais d’instruction pour les rendez-vous diplomatiques urgents et accélère les allers-retours des experts chargés de concrétiser les partenariats. Sur le plan stratégique, elle renforce le poids du passeport diplomatique togolais et assoit ainsi la crédibilité de Lomé comme partenaire de confiance auprès des capitales du Golfe.

Lomé, un hub diplomatique de plus en plus influent

Pour la chancellerie togolaise, en somme, cet accord s’inscrit dans la continuité d’une politique étrangère proactive axée sur l’ouverture et le pragmatisme. Le Togo multiplie depuis plusieurs mois les partenariats similaires afin de consolider sa position de hub diplomatique et économique en Afrique de l’Ouest.

Bien que cette mesure s’applique exclusivement au corps diplomatique dans un premier temps, elle pose les fondations institutionnelles nécessaires à un rapprochement durable entre les deux capitales, ouvrant la voie à des opportunités économiques accrues pour les deux parties.

ACI Afrique 2026 : Le Togo valorise sa gouvernance aéroportuaire

ABUJA, 21 septembre 2026 — Plus de 500 acteurs du secteur aéroportuaire sont actuellement réunis à Abuja pour la 35ᵉ Assemblée générale de l’ACI Afrique. La Société aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT) y défend ses ambitions : transformer l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIG Lomé) en plateforme de référence en Afrique de l’Ouest, en alignant performance opérationnelle, sécurité et inclusion.

Aéroport International de Lomé
© Aéroport International de Lomé
Une stratégie de hub adossée à la sécurité et à la conformité

La participation de la SALT à cette rencontre s’inscrit dans une série de réformes et d’initiatives techniques destinées à consolider la crédibilité de Lomé auprès des compagnies et des régulateurs. Quelques jours avant l’ouverture de l’assemblée, le Togo a accueilli, jusqu’au 14 septembre, une mission d’assistance technique de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) consacrée au renforcement de la surveillance de la sécurité aéroportuaire.

Dans ce cadre, la SALT a multiplié les exercices de montée en gamme, dont les simulations d’urgence « EPULO », conçues pour éprouver les procédures de réaction, la coordination interservices et la communication de crise en cas d’accident aérien ou d’incident majeur. D’ailleurs, ces dispositifs montrent la volonté de la SALT de dépasser la conformité formelle pour installer une culture de sécurité préventive, en phase avec les standards internationaux et avec le thème de l’assemblée — « Next-Gen Airports: Driving Performance and Resilience ».

Aéroport International de Lomé
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Le genre comme levier de performance aéroportuaire

Par ailleurs, la SALT a choisi d’inscrire sa contribution à l’agenda de l’ACI Afrique sous un angle distinctif : l’intégration du genre comme facteur de performance et de résilience organisationnelle. Représentant l’AIG Lomé, Mme TCHAKAM Hodalo, cheffe du Service Personnel de la SALT, a présenté, lors des travaux, des actions concrètes mises en œuvre par le gestionnaire aéroportuaire pour intégrer la dimension genre dans ses activités.

Cette approche prend un relief particulier dans le contexte d’Abuja en septembre 2026. La capitale nigériane a récemment accueilli, du 7 au 9 septembre, un Gender and Inclusion Summit 2026 placé sous le mot d’ordre « From Agenda to Action », où des responsables politiques de premier plan, dont l’ancien Premier ministre ivoirien Patrick Achi, ont appelé à faire de l’inclusion un pilier de la transformation économique africaine.

En présentant ces mesures concrètes, la SALT affirme ainsi son engagement en faveur de l’intégration du genre dans sa gouvernance et ses activités. Cette démarche positionne également le gestionnaire aéroportuaire en cohérence avec les priorités régionales en matière d’inclusion, de gouvernance et de développement du capital humain, tout en faisant de l’égalité professionnelle un levier de performance et de résilience organisationnelle.

Une présence au service du positionnement régional de Lomé

La 35ᵉ Assemblée générale de l’ACI Afrique, qui se tient du 19 au 25 septembre à Abuja, offre à la SALT un cadre pour échanger avec les gestionnaires d’aéroports, les régulateurs et les partenaires techniques du continent sur les évolutions du secteur. Pour le gestionnaire de l’AIG Lomé, ces échanges permettent notamment de confronter les pratiques, de suivre les standards émergents et d’identifier des approches susceptibles d’accompagner la modernisation de la plateforme togolaise.

De plus, la SALT dispose d’une opportunité de mettre en avant les différents leviers sur lesquels elle travaille : renforcement de la sécurité, amélioration de la performance opérationnelle, résilience des infrastructures et intégration du genre dans la gestion des ressources humaines.

Cette approche traduit l’évolution du positionnement de Lomé : le statut de plateforme régionale ne repose plus uniquement sur les infrastructures ou le volume de trafic. Il dépend également de la capacité du gestionnaire à maintenir des standards élevés de sécurité, à assurer la continuité des opérations et à développer une organisation capable de répondre aux nouvelles exigences du transport aérien africain.

Aéroport International de Lomé
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Enjeux à venir : données, gouvernance et capital humain

Les prochains mois diront si cette trajectoire apportera des gains mesurables en termes de connectivité, de parts de marché et de performance économique pour l’AIG Lomé. Les observateurs suivront en particulier :

  • la publication d’indicateurs chiffrés sur la place des femmes au sein de la SALT (taux de féminisation, présence dans l’encadrement, accès aux métiers techniques) ;

  • le déploiement de programmes structurés en matière de formation, de mentorat et de conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle ;

  • l’impact concret des réformes tarifaires de juillet 2026 sur l’arrivée de nouvelles compagnies et l’augmentation des fréquences au départ et à destination de Lomé.

Pour l’heure, la participation de la SALT à l’assemblée d’Abuja signale une évolution notable : le hub togolais se définit actuellement par la qualité de sa gouvernance, la solidité de ses procédures de sécurité ainsi que la manière dont il mobilise son capital humain — femmes et hommes — pour servir une ambition continentale.

Togo : Séoul offre du matériel informatique à six communes

Six municipalités et le ministère des Affaires étrangères héritent d’ordinateurs, d’imprimantes et de groupes électrogènes offerts par Séoul. Au-delà du geste diplomatique, l’opération révèle combien les collectivités locales togolaises, en pleine décentralisation, manquent encore d’outils de base pour fonctionner.

Lomé, 17 septembre 2026 — Une des salles du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur (MAECIATE) a servi de cadre, mercredi 16 septembre 2026 , à une remise de matériel qui dépasse le protocole ordinaire. Ordinateurs portables et de bureau, imprimantes, scanners et groupes électrogènes changent officiellement de mains : de l’ambassade de la République de Corée à Accra vers le ministère lui-même et six communes togolaises.

Le choix des bénéficiaires n’a rien d’anodin. Golfe 1, Kozah 1, Oti 1, Binah 1, Binah 2 et Kloto 3 figurent parmi les collectivités locales appelées, depuis la réforme de décentralisation togolaise, à assumer des compétences croissantes avec des moyens souvent limités. Recevoir un parc informatique complet, couplé à une source d’énergie autonome, répond à une contrainte très concrète : sans électricité stable, aucun bureau d’état civil ni service technique communal ne peut fonctionner durablement.

Ministère des Affaires Etrangères du Togo
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Un geste diplomatique aux racines anciennes

La coopération entre Lomé et Séoul ne date pas d’hier. Les deux pays ont célébré en 2023 le soixantième anniversaire de leurs relations diplomatiques, un partenariat porté ces dernières années par l’Agence coréenne de coopération internationale (Koica) et par des visites ministérielles régulières consacrées à l’investissement et au transfert de technologies. Le don remis ce mercredi s’inscrit dans cette continuité, mais change d’échelle en visant directement les collectivités territoriales plutôt que les seules administrations centrales.

Le ministre délégué chargé de la Coopération et des Togolais de l’extérieur, Yackoley Kokou Johnson, a pris la parole au nom du chef de l’État Faure Essozimna Gnassingbé et du gouvernement.

« Il a salué un don illustrant la solidité des relations entre les deux pays et rendu hommage à l’engagement des dirigeants togolais et coréens en faveur de cette coopération. » — Yackoley Kokou Johnson, ministre délégué à la Coopération

Ministère des Affaires Etrangères du Togo
© Ministère des Affaires Etrangères du Togo
La décentralisation togolaise, un chantier encore inégal

C’est là que réside l’enjeu le plus significatif de cette cérémonie. Depuis plusieurs années, le Togo a engagé un transfert de compétences vers ses communes, censées devenir des échelons de proximité capables de gérer l’état civil, l’urbanisme ou les services sociaux de base. Mais ce transfert de compétences ne s’est pas toujours accompagné d’un transfert équivalent de moyens matériels. De nombreuses mairies togolaises fonctionnent encore avec un équipement informatique vieillissant, voire inexistant, et des coupures d’électricité qui paralysent les services administratifs plusieurs heures par semaine.

Dans ce contexte, un don extérieur, aussi bienvenu soit-il, pose une question de fond : celle de la soutenabilité budgétaire de l’équipement communal à long terme. Les partenaires techniques et financiers comblent ponctuellement des lacunes que les budgets communaux, souvent exsangues, peinent à combler seuls. La réussite de la décentralisation togolaise dépendra aussi de la capacité de l’État à pérenniser ce type d’investissement une fois les projecteurs diplomatiques éteints.

Ministère des Affaires Etrangères du Togo
© Ministère des Affaires Etrangères du Togo

Séoul mise sur la proximité avec les territoires

Présent à la cérémonie, l’ambassadeur de la République de Corée au Togo, résident à Accra, Park Kyongsig, a orienté son propos vers l’usage concret du matériel plutôt que vers le symbole diplomatique.

« Il s’est dit confiant que les collectivités togolaises tireraient un bénéfice durable de ces équipements pour renforcer leurs capacités opérationnelles. » — Park Kyongsig, ambassadeur de la République de Corée au Togo

Ce positionnement traduit une inflexion plus large de la diplomatie coréenne en Afrique de l’Ouest : plutôt que de concentrer l’aide sur les seules capitales, Séoul cherche désormais à irriguer les échelons locaux, considérés comme le maillon faible de nombreuses réformes administratives sur le continent. Un choix qui, à moyen terme, pourrait renforcer l’image de la Corée du Sud comme partenaire de la gouvernance de proximité, un créneau encore peu occupé par les grandes puissances traditionnellement présentes au Togo.

Reste à savoir si ce don isolé annonce un programme plus structuré. Sans mécanisme de suivi ni de maintenance à long terme, du matériel informatique ainsi que  des groupes électrogènes livrés aujourd’hui pourraient, dans quelques années, rejoindre la longue liste des équipements administratifs togolais tombés hors d’usage faute de pièces détachées ou de budget d’entretien.

Togo : cap sur les grandes Expositions Internationales du BIE

LOMÉ, 16 septembre 2026 — Le Togo veut mieux structurer sa présence dans les grandes expositions internationales. Une délégation togolaise participe, les 15 et 16 septembre à Dakar, au Sénégal, au Programme de Renforcement des Capacités (PRC) organisé par le Bureau International des Expositions (BIE).

Cette formation réunit des représentants de 15 pays d’Afrique francophone. Pour le Togo, elle constitue une occasion de consolider les compétences nécessaires à la préparation, à la gestion et à l’évaluation de ses prochaines participations.

CETEF TOGO 2000
© CETEF TOGO 2000
Préparer les expositions au-delà du pavillon

Conduite par Judith Radji Djeri, directrice Communication et Marketing du Centre togolais des expositions et foires (CETEF) et commissaire générale adjointe du Togo aux Expos Osaka 2025 et Yokohama 2027, la délégation travaille sur les différentes étapes qui conditionnent une participation réussie.

Les échanges portent notamment sur le choix du thème, la conception du pavillon et la préparation des contenus. Les participants abordent également les aspects opérationnels, parmi lesquels le programme culturel, la journée nationale, les journées thématiques, le protocole, les activités commerciales et la restauration. La communication et l’évaluation de l’impact occupent également une place importante dans les travaux.

Mieux mesurer les retombées pour le Togo

Au-delà de la présence physique dans une exposition, le BIE insiste sur les effets qu’un pays peut tirer de sa participation sur le long terme. Selon Wanja Roguez, chargée des Expositions au BIE, une participation réussie doit notamment contribuer à l’image de marque, au tourisme, à la diplomatie publique et aux opportunités économiques.

Cette approche intéresse particulièrement le Togo, qui entend améliorer la gouvernance de ses participations et renforcer la valorisation de ses produits artistiques, culturels et culinaires. La formation contribuera également à mieux articuler la conception architecturale et thématique des pavillons avec les objectifs de chaque exposition.

CETEF TOGO 2000
© CETEF TOGO 2000
Une délégation togolaise mobilisée

Aux côtés de Judith Radji Djeri, la délégation togolaise comprend Sodatonou Sika Edwige, chargée des Relations publiques à l’API-ZF et membre du Comité national permanent chargé de l’organisation de la préparation du Togo aux foires et expositions internationales. Elle compte également Assoti Jude, directeur du Pavillon du Togo à l’Expo 2027 Belgrade, et Noutchet Kokou Eloi, directeur du Pavillon du Togo à l’Expo 2027 Yokohama.

La session d’ouverture, tenue le 15 septembre, a réuni plusieurs responsables sénégalais et du BIE, dont Dr Serigne Guèye Diop, ministre de l’Industrie et du Commerce du Sénégal, Dimitri S. Kerkentzes, secrétaire général du BIE, et Modou Mbene Gueye, directeur général de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (ASEPEX).

L’expérience d’Osaka mise à contribution

La participation togolaise à Dakar s’appuie aussi sur l’expérience acquise lors des précédentes expositions. La régularité des participations du pays et la qualité de son engagement au fil des années ont conduit les organisateurs à solliciter Judith Radji Djeri pour partager les pratiques développées par le Togo lors de l’Exposition universelle Osaka 2025.

Cette contribution permet ainsi de confronter l’expérience togolaise à celle d’autres pays africains et d’identifier des méthodes susceptibles d’améliorer les prochaines participations.

CETEF TOGO 2000
© CETEF TOGO 2000
Cap sur Belgrade, Yokohama et Riyad

Le programme du BIE prépare les participants aux quatre catégories d’expositions placées sous son encadrement. Le calendrier comprend notamment l’Exposition spécialisée de Belgrade 2027, l’Exposition horticole internationale de Yokohama 2027, la Triennale de Milan 2028 et l’Exposition universelle de Riyad 2030.

À Belgrade, plus de 140 pays se retrouveront autour du thème « Jouer pour l’Humanité : le Sport et la Musique pour tous ». Yokohama accueillera pour sa part l’Exposition horticole internationale sous le thème « Le paysage du futur pour le bonheur ».

Riyad accueillera ensuite l’Exposition universelle de 2030, annoncée autour du thème « Imaginer demain », avec la participation de plus de 190 pays.

Pour le Togo, l’enjeu consiste désormais à transformer les enseignements acquis à Dakar en outils concrets pour mieux préparer ses prochaines échéances internationales et accroître les retombées économiques, culturelles et diplomatiques de sa présence dans ces rendez-vous.

Lomé : prise de fonction de la Chargée d’Affaires du Maroc

La coopération entre le Togo et le Maroc entend franchir une nouvelle étape. À Lomé, le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, SEDAMINOU Kouakou, a reçu vendredi 11 septembre 2026 les lettres de notification de MZIOUQA Khaoula, désormais Chargée d’Affaires de l’ambassade du Royaume du Maroc au Togo.

Cette prise de fonction intervient dans un contexte marqué par la volonté des deux pays de consolider leurs relations diplomatiques et d’élargir les domaines de coopération.

Une mission placée sous le signe de la continuité

Au cours de cette rencontre, les deux responsables ont réaffirmé l’importance du partenariat entre Lomé et Rabat. Ils ont notamment mis en avant la qualité des liens d’amitié qui unissent les deux États et la volonté de maintenir une dynamique soutenue dans leurs échanges.

Les discussions ont également permis d’aborder plusieurs secteurs jugés prioritaires pour approfondir la coopération bilatérale. Les deux parties entendent ainsi capitaliser sur les acquis existants tout en identifiant de nouvelles possibilités de collaboration.

Ministère des Affaires Etrangères du Togo
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Lomé réaffirme son soutien à la mission diplomatique

À l’occasion de cette audience, SEDAMINOU Kouakou a souhaité la bienvenue à la nouvelle représentante diplomatique marocaine et lui a adressé ses vœux de réussite pour sa mission au Togo.

Le Secrétaire général a assuré que les services diplomatiques togolais resteront disponibles pour accompagner les initiatives destinées à renforcer les relations entre les deux pays. Lomé entend ainsi soutenir la poursuite d’un partenariat présenté comme fondé sur la solidarité et la coopération entre pays du Sud.

Rabat mise sur un partenariat encore plus ambitieux

Pour sa part, MZIOUQA Khaoula a affiché sa volonté de contribuer activement à l’approfondissement des relations maroco-togolaises. La nouvelle Chargée d’Affaires entend notamment œuvrer au développement de nouvelles perspectives au bénéfice des populations des deux pays.

À travers cette nouvelle étape diplomatique, Lomé et Rabat affichent donc leur volonté de préserver la dynamique de leur partenariat et de lui ouvrir de nouveaux horizons, sous l’impulsion des dirigeants des deux États, Faure Essozimna Gnassingbé et le Roi Mohammed VI.

Crise des réfugiés : nouveau pacte sécuritaire à Lomé

Réunis à Lomé du 9 au 11 septembre dans le cadre du Dialogue de Lomé, les ministres du Togo, du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et du Ghana ont adopté un communiqué final et conclu trois accords tripartites concernant l’accueil des réfugiés burkinabè.

LOMÉ, 14 septembre 2026 — Les réfugiés burkinabè accueillis au Bénin, au Ghana et au Togo sont les principaux bénéficiaires des trois accords tripartites conclus à Lomé entre le Burkina Faso, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et chacun des trois pays d’accueil. Ces engagements ont été adoptés au terme de la session ministérielle du Dialogue de Lomé sur la sécurité nationale et la protection des réfugiés, tenue du 9 au 11 septembre 2026.

La rencontre a réuni les cinq États parties au mécanisme — le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Ghana — avec la participation du Niger et du Mali comme pays observateurs.

Ministère de la Sécurité - Togo
© Ministère de la Sécurité - Togo
Trois accords pour les réfugiés burkinabè

Le principal résultat de la session concerne la conclusion de trois accords tripartites associant le Burkina Faso, le HCR et les pays qui accueillent ses ressortissants réfugiés : le Bénin, le Ghana et le Togo.

Ces accords visent donc directement les populations burkinabè ayant trouvé refuge dans ces trois pays. Ils doivent renforcer la coordination entre le pays d’origine, les États d’accueil et le HCR afin de mieux organiser leur protection et de favoriser la recherche de solutions durables.

La Côte d’Ivoire, qui fait partie des États membres du Dialogue de Lomé, n’a pas encore conclu cet accord tripartite avec le Burkina Faso et le HCR. Les discussions entre Abidjan et Ouagadougou doivent se poursuivre afin de parvenir à un arrangement similaire.

Une coopération qui dépasse la seule question humanitaire

La réunion de Lomé a également cherché à rapprocher les réponses sécuritaires et humanitaires dans une région marquée par les déplacements de populations.

La participation du Niger et du Mali comme observateurs a permis d’élargir les échanges au-delà des cinq États parties. Elle ouvre un espace de dialogue entre les pays du Sahel et ceux du Golfe de Guinée, confrontés à des problématiques liées à la sécurité, aux mouvements de populations et à la prise en charge des personnes déplacées.

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Lomé veut rapprocher sécurité et protection

Les participants ont défendu une approche dans laquelle la sécurité et la protection des réfugiés se renforcent mutuellement. Le ministre togolais de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, le colonel Hodabalo Awaté, a résumé cette approche en affirmant que « la sécurité est une condition de la protection ».

Il a également souligné qu’une protection organisée et structurée peut, à son tour, contribuer à la sécurité. Cette position prend une résonance particulière à l’occasion du 75e anniversaire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés.

Les cinq États parties ont aussi signé un communiqué final renouvelant leurs engagements dans le cadre du Dialogue de Lomé.

En somme, pour les réfugiés burkinabè vivant au Bénin, au Ghana et au Togo, l’enjeu se situe désormais dans l’application effective des accords conclus. La capacité des États et du HCR à coordonner leurs actions déterminera leur portée concrète sur la protection et les perspectives de solutions durables pour ces populations.

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Togo & nucléaire africain : Lomé accueillera le sommet NEISA 2027

Lomé orchestre son repositionnement au centre de l’échiquier énergétique continental en alignant ses ambitions nationales sur le réengagement mondial en faveur de l’atome. Face aux leaders du secteur réunis lors du 51ᵉ Symposium mondial du nucléaire à Londres, le chef de l’État togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a acté le ralliement de son pays à l’alliance internationale visant à tripler la capacité nucléaire mondiale d’ici 2050. Cette décision diplomatique majeure s’accompagne d’un signal fort adressé aux investisseurs : la capitale togolaise accueillera la troisième édition du Sommet d’innovation nucléaire pour l’Afrique (NEISA) du 1ᵉʳ au 3 juin 2027.

Un modèle technologique ajusté aux besoins africains

Pour soutenir le développement industriel, l’expansion du numérique ainsi que  la modernisation des systèmes de santé, le président du Conseil rejette la rhétorique des annonces au profit d’une approche partenariale pragmatique. Plutôt que de miser sur d’imposantes centrales traditionnelles, la stratégie togolaise valorise l’émergence des petits réacteurs modulaires (SMR) et des microréacteurs. Ces technologies de nouvelle génération offrent une réponse flexible, capable d’alimenter directement des réseaux électriques en construction tout en sécurisant la transition climatique du continent.

Présidence du Conseil du Togo
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Une préparation institutionnelle préalable au premier chantier

Loin des choix précipités, le Togo fonde sa légitimité sur la consolidation méthodique de son cadre juridique et réglementaire. Membre de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) depuis 2012, le pays a franchi un cap stratégique en janvier 2025 avec la création officielle de son Commissariat à l’énergie atomique, suivie de la signature d’un nouveau programme cadre de coopération. Cette rigueur institutionnelle vise à offrir un environnement sécurisé et prévisible, condition indispensable pour attirer les acteurs industriels mondiaux.

Le défi des financements à long terme

Néanmoins, la concrétisation de ces projets se heurte à la rigidité des structures financières internationales. Les cycles nucléaires s’étalant sur plusieurs décennies, le Togo invite les bailleurs de fonds et les marchés privés à adapter leurs mécanismes d’intervention aux réalités des économies émergentes. L’enjeu consiste désormais à transformer les cadres d’analyse en outils de crédit opérationnels. C’est précisément cette ambition d’action bancable que Lomé entend concrétiser lors du rendez-vous NEISA 2027, affirmant ainsi la place de l’Afrique dans la gouvernance nucléaire globale.

Bichkek 2026 : Faure Gnassingbé veut transformer les accords en projets

En marge du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai, Faure Essozimna Gnassingbé a relancé à Bichkek le partenariat engagé en avril. Pour Lomé, ce déplacement doit transformer des accords récemment signés en projets concrets et renforcer sa présence dans les grands espaces de dialogue eurasiens.

BICHKEK, 1ᵉʳ septembre 2026 — Le Togo veut convertir son rapprochement diplomatique avec le Kirghizistan en résultats économiques, institutionnels et humains. Arrivé à Bichkek à l’occasion du 26ᵉ sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, s’est entretenu lundi avec son homologue kirghiz, Sadyr Japarov.

Cette rencontre, quatre mois seulement après une visite officielle togolaise dans la capitale kirghize, confirme la volonté des deux pays de passer de la signature d’accords à leur application effective. Les délégations ministérielles ont notamment examiné les modalités de mise en œuvre des mémorandums conclus le 29 avril dans huit domaines : diplomatie, numérique, culture et industries créatives, commerce, investissements, éducation, santé ainsi qu’agriculture.

« Nous sommes en train d’examiner tous ces mémorandums pour voir comment nous allons les mettre en œuvre dans les meilleurs délais », a déclaré Faure Gnassingbé. Il a également salué l’invitation du Togo au sommet de l’OCS et à l’ouverture des 6es Jeux mondiaux des nomades.

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Togo : Bichkek, tremplin pour diversifier les partenariats internationaux

Pour le Togo, l’enjeu dépasse le cadre bilatéral. La présence à Bichkek offre à Lomé une plateforme de dialogue avec des États d’Eurasie et une occasion de diversifier ses partenariats, dans un contexte où les économies africaines recherchent de nouveaux débouchés commerciaux, des investissements et des coopérations technologiques. Elle peut aussi soutenir le développement de compétences dans des secteurs prioritaires, notamment le numérique, la santé, l’agriculture et la formation.

Le président Japarov a présenté le Togo comme « un partenaire prometteur en Afrique » et a remercié les autorités togolaises pour leur soutien à la candidature du Kirghizistan au poste de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2027-2028. Il a également estimé que la visite d’avril avait approfondi le dialogue politique et ouvert de nouveaux axes de coopération.

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Du dialogue à l’action : le Togo veut transformer les promesses en projets

La séquence diplomatique de Bichkek illustre une orientation plus large de la politique extérieure togolaise : consolider les relations existantes tout en recherchant de nouveaux relais de croissance et d’influence. La valeur de ce déplacement sera toutefois mesurée à la capacité des deux gouvernements à concrétiser leurs engagements par des projets identifiables, des échanges d’expertise et des opportunités pour les entreprises et les citoyens des deux pays.

Par ailleurs, Faure Gnassingbé participe, ce mardi 1ᵉʳ septembre, aux rencontres des chefs d’État et de gouvernement de l’OCS. Le rendez-vous donnera au Togo l’occasion de défendre ses priorités, de porter une voix africaine dans les discussions internationales et d’étendre son dialogue avec les États membres de l’organisation.

Dr Thomas Oertle : Nouvel ambassadeur de Suisse au Ghana, Bénin et Togo

Lomé, 14 août 2026 — Berne réorganise sa représentation diplomatique au cœur du golfe de Guinée. Le gouvernement suisse a officialisé la nomination du Dr Thomas Oertle au poste d’ambassadeur auprès du Ghana, du Bénin et du Togo, avec une prise de fonction basée à Accra.

Anciennement chef de mission à Mascate — où il couvrait le sultanat d’Oman et le Yémen —, le Dr Oertle prend la tête d’un portefeuille stratégique axé sur le renforcement du commerce, la sécurité régionale, l’action climatique et le dialogue politique entre la Confédération helvétique et ses trois partenaires ouest‑africains.

Un agenda axé sur la concertation et le développement

Dans une déclaration marquant son entrée en fonction, le nouvel ambassadeur a défini sa vision d’une diplomatie de terrain, orientée vers les partenariats entre gouvernements, secteur privé, institutions académiques ainsi que société civile.

« La diplomatie, c’est au final une question de personnes.  Je veux écouter différents points de vue, rassembler les personnes et les idées, et identifier des domaines où la Suisse et ses partenaires peuvent poursuivre des intérêts communs », a affirmé le Dr Thomas Oertle.

Ainsi, la mission diplomatique suisse entend consolider des échanges bilatéraux déjà denses, marqués par des investissements économiques croissants, une coopération technique renforcée et des initiatives conjointes en matière de paix et de stabilité dans la sous‑région.

Un spécialiste des zones de crise au parcours atypique

La désignation du Dr Oertle à Accra apporte une solide expérience de la gestion de crises géopolitiques complexes. Avant son affectation dans la péninsule arabique, il a aussi dirigé la coopération internationale suisse pour la Corne de l’Afrique depuis Nairobi — supervisant l’Éthiopie, le Kenya et la Somalie — après avoir piloté la division Moyen‑Orient et Afrique du Nord de l’Agence suisse pour le développement et la coopération (DDC) à Berne. Il avait auparavant servi comme chargé d’affaires et chef de mission adjoint à Damas, couvrant la Syrie et l’Irak.

Par ailleurs, cette trajectoire diplomatique repose sur un bagage académique inhabituel dans les chancelleries : avant de rejoindre le corps diplomatique, le Dr Oertle a mené une carrière de chercheur en sciences naturelles. Titulaire d’un doctorat en biologie moléculaire et neurosciences délivré par l’ETH Zurich et le Centre des neurosciences de Zurich, il incarne une approche méthodique et scientifique des relations internationales.

En somme, la mission confiée au Dr Thomas Oertle illustre la volonté de la Suisse d’ancrer sa diplomatie dans une approche pragmatique et durable. En misant sur la concertation, l’innovation et la coopération régionale, Berne trace les lignes d’une relation appelée à se renforcer dans les années à venir, au service d’un partenariat équilibré et d’une présence helvétique plus affirmée au cœur de l’Afrique de l’Ouest.

Togo : Robert Dussey échange avec Sahle-Work Zewde à Lomé

À Lomé, le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, s’est entretenu avec Sahle-Work Zewde, ancienne présidente de la République fédérale démocratique d’Éthiopie et envoyée spéciale du secrétaire général des Nations unies. Derrière le caractère protocolaire de la rencontre, trois dossiers se sont imposés : la paix, la sécurité et le développement en Afrique de l’Ouest.

La discussion intervient dans un contexte où les questions sécuritaires occupent une place croissante dans les agendas africains. Les crises, les recompositions régionales et les difficultés économiques obligent désormais les États à multiplier les espaces de dialogue et à rechercher des réponses dépassant les frontières nationales.

Diplomatie Togolaise
© Diplomatie Togolaise
L’expérience de la diplomatie multilatérale au service des enjeux régionaux

L’expérience de Sahle-Work Zewde donne à l’entretien une dimension particulière. Ancienne cheffe de l’État éthiopien et aujourd’hui engagée dans des missions internationales au nom des Nations unies, elle dispose d’une expérience qui croise diplomatie, gouvernance et coopération multilatérale.

Face à elle, Robert Dussey porte la voix de la diplomatie togolaise, qui entend maintenir le dialogue avec différents acteurs du continent. La rencontre crée ainsi un pont entre deux espaces africains confrontés, chacun à sa manière, à des défis de stabilité et de développement. L’Afrique de l’Ouest, notamment, reste confrontée à des enjeux sécuritaires qui imposent une coordination accrue entre les États et leurs partenaires.

La diplomatie préventive comme levier face aux crises sécuritaires

Par ailleurs, le choix du dialogue constitue en lui-même un signal diplomatique. Pour Lomé, la coopération africaine ne peut se limiter aux périodes de crise. Elle doit également permettre d’anticiper les tensions, de partager les expériences et de construire des réponses collectives.

La diplomatie préventive apparaît ici comme l’un des leviers susceptibles d’éviter que les fractures politiques et sécuritaires ne deviennent irréversibles. Les échanges entre Robert Dussey et Sahle-Work Zewde s’inscrivent dans cette logique de concertation.

Diplomatie Togolaise
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La stabilité continentale indissociable du développement économique

La sécurité ne constitue toutefois qu’une partie de l’équation. Les deux interlocuteurs ont également abordé la question du développement, rappelant implicitement que la stabilité du continent ne peut être dissociée de ses performances économiques et sociales.

Dans de nombreux pays africains, les défis sécuritaires se superposent aux difficultés liées à l’emploi, aux infrastructures, à la gouvernance et aux perspectives offertes aux populations.

Pour les diplomaties africaines, le développement durable devient donc autant un objectif économique qu’un facteur de stabilité. Le Togo entend, à travers ce type de dialogue, défendre une approche fondée sur la coopération et la recherche de solutions concertées.

Lomé, un carrefour stratégique pour le maintien du dialogue africain

La rencontre entre Robert Dussey et Sahle‑Work Zewde n’a pas débouché sur un nouvel accord. Elle a surtout permis de maintenir ouverts les canaux de discussion sur les grandes questions du continent.

Dans une Afrique en pleine recomposition, le dialogue reste déjà une forme d’action diplomatique. En recevant une ancienne dirigeante devenue actrice du multilatéralisme, la diplomatie togolaise réaffirme sa ligne directrice : privilégier l’échange, renforcer les coopérations et chercher des réponses africaines aux défis africains.

À Lomé, la conversation n’a peut-être pas livré toutes ses conclusions. Elle rappelle néanmoins une réalité : face aux crises qui dépassent les frontières, aucune capitale ne peut durablement faire cavalier seul.

Togo–Union européenne : un partenariat « en forte croissance », selon l’ambassadeur sortant Gwilym Ceri Jones

Au terme de sa mission diplomatique au Togo, l’ambassadeur de l’Union européenne, Gwilym Ceri Jones, a été reçu ce jeudi par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. L’occasion pour le diplomate de dresser un bilan élogieux d’un partenariat qu’il décrit comme ayant considérablement gagné en ampleur et en portée.

Reçu en audience de départ, l’ambassadeur européen a salué, à sa sortie, l’élargissement du partenariat entre Bruxelles et Lomé lors de sa mission, un partenariat désormais déployé dans les domaines du développement durable, des infrastructures, de l’énergie, de la gouvernance, de l’éducation et de la sécurité. Il est venu, a-t-il expliqué, pour échanger avec le chef de l’État togolais, l’écouter et dresser un état des lieux de la coopération engagée.

Selon Gwilym Ceri Jones, ambassadeur de l’Union européenne au Togo, le bilan est celui d’un renforcement considérable de ce partenariat, tant en ampleur qu’en portée.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo

Des programmes d’investissement en plein essor

Le diplomate a insisté sur le renforcement des programmes d’investissement européens au Togo, évoquant un portefeuille porteur de nombreuses opportunités pour les secteurs privés togolais et européens. Selon lui, cette dynamique doit soutenir la croissance et l’emploi dans des filières jugées stratégiques, parmi lesquelles l’énergie, l’agriculture et le numérique.

Sécurité et développement, un couple indissociable

L’ambassadeur s’est également attardé sur l’approfondissement de la coopération en matière de paix et de sécurité, qu’il juge indissociable de tout projet de développement. Il a rappelé que l’Union européenne a renforcé son appui aux forces armées togolaises, tant dans la lutte contre le terrorisme que dans le renforcement de la sécurité maritime.

Gwilym Ceri Jones a par ailleurs tenu à saluer la qualité des relations nouées entre le Togo et l’Union européenne, se disant confiant dans la poursuite et l’approfondissement de ce partenariat au-delà de son propre mandat.

Présidence du Conseil du Togo
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Le DCP 2021-2027, cadre de la coopération

Les interventions européennes au Togo s’inscrivent dans le Document conjoint de programmation pluriannuelle (DCP) 2021-2027, doté d’un portefeuille de 201 millions d’euros. Ce cadre oriente les financements vers trois axes : le développement humain et l’inclusion socio-économique, les agro-industries durables et la gestion des ressources naturelles, ainsi que la consolidation d’une société togolaise apaisée et résiliente, fondée sur une gouvernance inclusive.

Un nouveau mécanisme tripartite pour les affaires

Cette dynamique de coopération a connu une impulsion supplémentaire en juin dernier, avec le lancement officiel d’un mécanisme de coopération tripartite associant le gouvernement togolais, l’Équipe Europe et Eurocham Togo. Ce cadre permanent de concertation ambitionne de rendre le climat des affaires plus attractif, de stimuler les investissements européens et d’accompagner les réformes économiques engagées par le gouvernement togolais.

Il doit également permettre d’orienter la coopération vers des résultats plus concrets : la création d’emplois, le développement du secteur privé et la transformation structurelle de l’économie togolaise. Autant d’initiatives qui, selon les deux parties, illustrent la solidité d’un partenariat appelé à se poursuivre au-delà du départ de l’ambassadeur Jones.

Présidence du Conseil du Togo
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Coopération Togo–Luxembourg : Faure Gnassingbé reçoit Xavier Bettel

Le Togo intensifie la diversification de ses partenariats internationaux. En recevant, mercredi 15 juillet à Lomé, le vice‑Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Xavier Bettel, le président Faure Gnassingbé imprime une nouvelle dynamique à une coopération désormais tournée vers des secteurs stratégiques tels que le numérique, la cybersécurité et la gestion durable des ressources naturelles. 

La relation entre Lomé et Luxembourg change de dimension. Longtemps centrée sur l’appui au développement, elle s’oriente aujourd’hui vers des investissements structurants destinés à accompagner les ambitions de modernisation du Togo.

Au cœur de la visite de travail de Xavier Bettel, mercredi 15 juillet 2026, figurait une série d’échanges avec le président du Conseil, Faure Gnassingbé, consacrés à l’avenir du partenariat bilatéral, mais également aux principaux enjeux internationaux.

À l’issue de l’audience, le chef de la diplomatie luxembourgeoise s’est félicité de la qualité des discussions.

« Nous avons eu d’excellents échanges dans l’honnêteté et la franchise, comme cela se passe entre amis », a-t-il déclaré, soulignant la solidité des relations entre les deux pays.

Robert Dussey
© Robert Dussey

Trois accords pour accompagner la transformation du Togo

Le moment fort de cette visite a été la signature de trois nouveaux accords  appelés à structurer la coopération entre les deux États pour les prochaines années.

Le premier concerne le financement du programme INCLURE (Initiative pour la croissance locale, l’utilisation des ressources et l’équilibre des écosystèmes protégés), destiné à soutenir le développement local tout en renforçant la protection des ressources naturelles.

Le deuxième porte sur le nouveau Programme indicatif de coopération (PIC), document de référence qui fixe les priorités stratégiques du partenariat entre Lomé et Luxembourg.

Enfin, les deux gouvernements ont lancé Togocyber+, une initiative consacrée au développement des capacités nationales en matière de cybersécurité, un domaine devenu incontournable dans un contexte de digitalisation accélérée des administrations et des services publics.

Ces accords traduisent une évolution notable de la coopération bilatérale, désormais orientée vers des secteurs à forte valeur ajoutée pour la transformation économique et institutionnelle du Togo.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo
Une coopération qui monte en puissance

Si les relations diplomatiques entre le Togo et le Luxembourg remontent aux années 1970, elles connaissent une accélération depuis 2024 avec la signature de nouveaux instruments de coopération et, plus récemment, l’installation de l’agence de développement LuxDev à Lomé en 2026.

Aujourd’hui, les deux partenaires mettent en œuvre un portefeuille de projets évalué à 49,3 millions d’euros, soit près de 32,34 milliards de FCFA. Les interventions couvrent plusieurs domaines stratégiques, notamment la transition numérique, la restauration des paysages forestiers, le renforcement de l’École Polytechnique de Lomé et la protection du patrimoine naturel.

Cette montée en puissance témoigne d’une volonté commune d’inscrire la coopération dans une logique de résultats durables plutôt que d’assistance ponctuelle.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo
Le Togo consolide son réseau de partenaires

Au-delà des accords signés, cette visite illustre le positionnement croissant du Togo sur la scène diplomatique ouest-africaine. En misant sur des partenariats ciblés avec des acteurs européens comme le Luxembourg, Lomé cherche à mobiliser des expertises et des financements capables d’accompagner ses priorités nationales.

Pour le Luxembourg, le Togo apparaît comme un partenaire stable avec lequel développer des projets de long terme dans des secteurs où les enjeux de gouvernance, d’innovation technologique et de développement durable se rejoignent.

L’entretien entre Faure Gnassingbé et Xavier Bettel confirme ainsi une orientation désormais assumée : faire de la coopération bilatérale un levier de transformation économique, institutionnelle et numérique, au bénéfice des deux pays et de leurs populations.

Togo-Luxembourg : 3 accords clés pour le numérique et le cyber

Loin des projecteurs des grands sommets internationaux, le Togo poursuit sa diplomatie de résultats. À travers la signature de trois accords structurants avec le Luxembourg, le pays consolide un partenariat qui touche désormais aux territoires, à la transition numérique et à la protection de son espace cyber, trois secteurs devenus essentiels dans sa stratégie de transformation.

Robert Dussey
© Robert Dussey

Une diplomatie de résultats entre Lomé et Luxembourg

À la faveur de quelques signatures, une nouvelle séquence des relations entre Lomé et Luxembourg s’est ouverte ce mercredi 15 juillet 2026. Dans une atmosphère empreinte de confiance, les délégations togolaise et luxembourgeoise ont posé les bases d’une coopération appelée à produire des effets bien au-delà des cercles diplomatiques, jusque dans les collectivités locales, les administrations publiques, les entreprises innovantes et les espaces numériques où se joue désormais une partie de la souveraineté des États africains.

Aux côtés de la ministre de l’Économie numérique et de la Transformation digitale, Cina Lawson, le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a scellé avec le vice-Premier ministre et ministre luxembourgeois des Affaires étrangères et de la Coopération, Xavier Bettel, trois accords majeurs qui redéfinissent les contours du partenariat entre les deux pays.

Robert Dussey
© Robert Dussey

Territoires, coopération et cybersécurité au cœur des priorités

Le premier texte ouvre une nouvelle phase du programme INCLURE, destiné à stimuler la croissance locale, valoriser les ressources des territoires et renforcer l’équilibre des écosystèmes protégés. Derrière cette signature se profile une ambition plus vaste : accompagner les communautés locales dans la création de richesses, tout en plaçant la préservation du patrimoine naturel au cœur des politiques de développement.

Le deuxième accord, le Programme indicatif de coopération (PIC), constitue la colonne vertébrale des relations entre Lomé et Luxembourg pour les prochaines années. Cet accord offre un cadre de dialogue, de financement et d’accompagnement permettant d’aligner les interventions luxembourgeoises sur les priorités de développement définies par les autorités togolaises, dans une logique de partenariat durable plutôt que d’assistance ponctuelle.

Le troisième volet répond à un enjeu devenu incontournable pour les économies africaines : la cybersécurité. Avec Togocyber+, le Togo poursuit le renforcement de ses capacités face aux risques numériques qui accompagnent l’essor de la digitalisation des services publics, des transactions financières et des infrastructures critiques. À mesure que le pays accélère sa transformation numérique, la sécurisation des données, des réseaux et des systèmes d’information s’impose comme un pilier de sa compétitivité et de son attractivité économique.

Robert Dussey
© Robert Dussey

Vers une alliance stratégique durable

Ces signatures traduisent une évolution plus profonde des relations entre le Togo et le Grand‑Duché de Luxembourg. Les deux partenaires privilégient désormais des projets à forte valeur ajoutée, capables de soutenir la croissance économique, de renforcer les compétences nationales et d’accompagner les grandes réformes engagées par Lomé.

En saluant « une coopération concrète et dynamique », Robert Dussey a mis en lumière un partenariat construit sur la continuité, la confiance politique et une convergence de priorités.

De son côté, la présence de Cina Lawson lors de la signature souligne la place centrale qu’occupe désormais le numérique dans la stratégie de développement du Togo, tandis que l’engagement de Xavier Bettel confirme l’intérêt constant du Luxembourg pour un pays qui s’affirme progressivement comme un laboratoire des politiques publiques innovantes en Afrique de l’Ouest.

Au fil des années, les relations entre Lomé et Luxembourg ont quitté le registre classique de la coopération bilatérale pour épouser celui d’une alliance stratégique, où développement territorial, innovation technologique, résilience environnementale et souveraineté numérique avancent désormais dans une même direction, dessinant les contours d’un partenariat qui accompagne les ambitions du Togo dans un environnement régional en pleine mutation.

Togo : Après l’AIMF, les maires mobilisent la diaspora à Paris

PARIS, 7 juillet 2026 — Vingt-quatre heures après avoir balisé les financements institutionnels au siège de l’Association internationale des maires francophones (AIMF), la délégation des municipalités togolaises passe à la vitesse supérieure. Menée par le ministre Koamy Gomado, également maire de la commune du Golfe 1, la mission entame le second volet stratégique de son offensive parisienne : transformer le capital humain et économique de la diaspora en un moteur direct du développement local.

Cette séquence cruciale a débuté le 6 juillet 2026 par une séance de cadrage diplomatique auprès de Son Excellence Monsieur Ouro Koura Tchagara Agadazi, ambassadeur du Togo en France. Elle a ensuite débouché sur un dialogue direct et pragmatique avec les représentants des Togolais de l’extérieur.

Faitière des Communes du Togo
© Faitière des Communes du Togo

Une représentativité territoriale inédite pour rassurer les investisseurs

L’impact politique de cette rencontre réside d’abord dans la composition de la délégation. Aux côtés du ministre Gomado, la présence de Madame Touni Koubonou, présidente de la Faîtière des communes du Togo (FCT) et maire de Doufelgou 2, ainsi que des maires et représentants de territoires clés (Lacs 1, Tchaoudjo 1, Tône 1, Anié 1, Kozah 3, Kloto 1, Ogou 1 et Sotouboua 2) envoie un signal fort. De plus, accompagnés de cinq experts techniques, ces élus incarnent la diversité et la réalité du Togo profond.

Pour la diaspora, souvent habituée à des interactions centralisées avec la capitale, voir les édiles de l’intérieur du pays présenter les opportunités de leurs localités respectives constitue une réelle valeur ajoutée. En effet, c’est la preuve que la décentralisation n’est plus un concept administratif, mais une réalité économique de terrain où chaque commune dispose désormais de la personnalité juridique pour contracter des partenariats.

Faitière des Communes du Togo
© Faitière des Communes du Togo

Au-delà des transferts de fonds : l’ingénierie du co-développement

L’enjeu majeur de cette mobilisation est de faire évoluer le rôle de la diaspora. Traditionnellement sollicités pour l’aide familiale ou des actions caritatives ponctuelles, les Togolais de l’extérieur sont désormais invités à devenir des investisseurs et des apporteurs d’expertise pour leurs communes d’origine.

Par ailleurs, soutenue techniquement et financièrement par l’Ambassade de France au Togo à travers le Projet d’appui à la gouvernance territoriale (PAGT 2025-2027), la FCT structure cette démarche autour de trois livrables immédiats :

  • L’institutionnalisation du dialogue : la création d’un comité ad hoc dédié à l’implication de la diaspora permettra de cartographier les compétences des Togolais de France et de les aligner sur les besoins techniques des municipalités (urbanisme, transition écologique, gestion des déchets).

  • Le jumelage de projets (intercommunalité transfrontalière) : le développement de coopérations décentralisées directes entre les communes de résidence en France et les communes d’origine au Togo. Ce mécanisme facilitera la captation de financements croisés et le transfert de technologies adaptées aux contextes locaux.

  • La capitalisation sur la jeunesse : un plaidoyer novateur sera mené pour que les universités françaises valident les stages professionnels effectués par les étudiants de la diaspora au sein des mairies togolaises. Une formule gagnant-gagnant qui offre de l’expérience aux étudiants tout en dotant les communes de compétences de pointe à moindre coût.

Faitière des Communes du Togo
© Faitière des Communes du Togo

Le double pari de Lomé

En couplant l’accès aux grands réseaux francophones (AIMF) et la mobilisation fine de sa diaspora, le Togo dessine les contours d’une diplomatie territoriale moderne. Désormais, la réussite de cette feuille de route dépendra de la capacité du comité ad hoc à fluidifier les procédures administratives et à offrir des garanties de transparence aux investisseurs de la diaspora. Une chose est sûre : à Paris, les maires togolais ont démontré qu’ils disposent des compétences nécessaires pour jouer dans la cour des grands.

Faitière des Communes du Togo
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AIMF Paris : une délégation togolaise reçue par Frédéric Vallier

PARIS, 7 juillet 2026 — C’est une étape charnière pour la décentralisation togolaise. Le lundi 6 juillet 2026, au siège de l’Association internationale des maires francophones (AIMF), à Paris, Frédéric Vallier, délégué général de l’organisation, et ses équipes ont reçu une délégation de haut niveau des collectivités territoriales du Togo.

Au-delà de la diplomatie d’usage, cette séance de travail traduit une volonté claire des deux parties de franchir un cap : transformer les accords de principe en leviers économiques et infrastructurels concrets au profit des communes togolaises.

Faitière des Communes du Togo
© Faitière des Communes du Togo

Le bilan : évaluer l’impact réel sur le terrain

Le premier objectif de cette rencontre parisienne était de dresser un état des lieux rigoureux des projets cofinancés par l’AIMF au Togo. Dans un contexte où les municipalités togolaises, consolidées depuis les élections locales, cherchent à asseoir leur légitimité par des résultats visibles, l’appui de l’AIMF représente une valeur ajoutée cruciale.

Ainsi, les discussions ont permis de mesurer l’impact des chantiers en cours, notamment dans les secteurs clés suivants :

  • L’accès aux services essentiels : modernisation des réseaux d’eau potable et d’assainissement dans les communes secondaires.
  • L’appui institutionnel : programmes de formation destinés aux élus et aux cadres techniques municipaux afin d’optimiser la gestion des budgets locaux.
  • Le développement économique local : structuration de marchés municipaux et d’espaces commerciaux afin de renforcer les recettes propres des collectivités.

Faitière des Communes du Togo
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Vers une ingénierie de projet et de nouveaux financements

La véritable portée de cette rencontre réside dans l’ouverture de nouvelles perspectives de coopération décentralisée avec les partenaires français et l’ensemble du réseau francophone. Pour le Togo, l’enjeu ne se limite plus à bénéficier de subventions de fonctionnement, mais consiste désormais à acquérir une véritable autonomie en matière d’ingénierie de projets.

« L’avenir de la décentralisation dépend de la capacité des communes à concevoir des projets bancables. L’AIMF ne se positionne pas seulement comme un bailleur, mais comme un catalyseur de partenariats techniques et financiers à l’échelle internationale. »

En connectant directement les maires togolais à leurs homologues de l’espace francophone, cette rencontre pose ainsi les bases de partenariats de pair à pair. À terme, cette dynamique devrait favoriser des transferts de technologies et de compétences, notamment autour de deux axes majeurs pour les années à venir : la transition numérique des administrations locales et le renforcement de la résilience climatique face aux risques d’inondations urbaines.

Enfin, les équipes techniques de l’AIMF et les représentants des collectivités togolaises ont convenu d’établir une feuille de route actualisée d’ici à la fin du trimestre. L’objectif est d’aligner les futurs financements sur les priorités du Plan national de développement local du Togo, afin de garantir que chaque euro investi génère un impact social et économique maximal au bénéfice des populations.

Faitière des Communes du Togo
© Faitière des Communes du Togo

Le Burkina Faso élève Robert Dussey au rang de Commandeur de l’Ordre des Étalons

Le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, a été décoré ce lundi par le Capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso et président en exercice de la Confédération des États du Sahel. Une distinction que le chef de la diplomatie togolaise a reçue au nom du président Faure Gnassingbé, saluant un geste d’amitié entre Lomé et Ouagadougou.

 

C’est au cours d’une cérémonie officielle tenue ce lundi 6 juillet 2026, marquant le deuxième anniversaire de la Confédération de l’AES à Ouagadougou, que le Capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso et président en exercice de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), a remis à Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’Extérieur, la Médaille de Commandeur de l’Ordre des Étalons, la plus haute distinction honorifique burkinabè.

 

Dans un message publié sur son compte officiel, Robert Dussey a exprimé sa gratitude au chef de l’État burkinabè, indiquant s’exprimer au nom du président togolais Faure Gnassingbé. Il a également adressé ses remerciements au peuple burkinabè, saluant plus largement les liens qui unissent Lomé aux capitales de la confédération sahélienne, à savoir Bamako et Niamey.

Robert Dussey
© Robert Dussey

Une distinction qui s’inscrit dans un rapprochement diplomatique

 

En 2017, le Burkina Faso a institué l’Ordre de l’Étalon pour remplacer l’ancien Ordre national du Burkina Faso, dans le cadre d’une refonte de ses ordres honorifiques. Il récompense des mérites personnels ainsi que des services civils ou militaires rendus à la nation burkinabè, et distingue également des personnalités étrangères en reconnaissance de leur contribution aux relations bilatérales ou régionales.

 

Cette décoration intervient alors que le Togo, sans être membre de la Confédération de l’AES, entretient des relations diplomatiques actives avec les trois pays de l’alliance sahélienne. Robert Dussey s’était déjà vu décerner, en 2023, le grade de Commandeur de l’Ordre national du Mali, une distinction similaire remise par le président de la transition malienne, Assimi Goïta, saluant alors le rôle de médiation joué par la diplomatie togolaise dans la sous-région.

 

Robert Dussey a salué l’insigne honneur que lui a fait le président du Faso en le décorant et a exprimé sa profonde gratitude au nom du Président du Conseil Faure Gnassingbé.

Robert Dussey
© Robert Dussey

Le Burkina Faso à la tête de la Confédération AES

 

Le Capitaine Ibrahim Traoré assure actuellement la présidence en exercice de la Confédération de l’AES, qui réunit le Burkina Faso, le Mali et le Niger depuis sa création en 2023 sous forme d’alliance, puis sa transformation en confédération l’année suivante. Les trois autorités de la transition ont fait de la souveraineté sécuritaire et de la coopération renforcée entre États sahéliens les piliers de cette organisation, dans un contexte régional marqué par la lutte contre les groupes armés et une redéfinition des partenariats extérieurs.

 

Pour Lomé, cette décoration s’ajoute à une série de gestes diplomatiques qui traduisent la volonté du Togo de conserver un dialogue soutenu avec les autorités des trois pays de la confédération, dans un environnement régional ouest-africain en recomposition depuis le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO.

 

Komi Selom Klassou ravive l’axe Lomé–N’Djamena

Invité d’honneur à la clôture de la session parlementaire à N’Djamena ce mois de juin 2026, le président de l’Assemblée nationale togolaise, Komi Selom Klassou, a ravivé le mythe fondateur de l’axe Lomé-N’Djamena. Une séquence nostalgique qui cache des enjeux géopolitiques bien contemporains.

N’Djamena, 1ᵉʳ juillet 2026 – C’est une image d’Épinal que les moins de quarante ans ne peuvent pas connaître, mais que Lomé prend grand soin de dépoussiérer dès que l’occasion se présente. En avril 1980, alors que le Tchad traversait une grave guerre civile, le président togolais de l’époque, le Général Gnassingbé Eyadéma, n’avait pas hésité à traverser le fleuve Chari à bord d’une simple pirogue pour tenter une médiation directe entre les frères ennemis tchadiens.

Quarante-six ans plus tard, ce geste fort a été longuement évoqué dans l’enceinte du Palais de la Démocratie à N’Djamena. Invité d’honneur de la clôture de la première session ordinaire de la législature tchadienne, le président de l’Assemblée nationale togolaise, le Professeur Komi Selom Klassou, a choisi de s’appuyer sur cette histoire commune pour marquer les esprits.

Assemblée Nationale Togolaise
© Assemblée Nationale Togolaise

La diplomatie parlementaire, un outil discret mais efficace

Le protocole a suivi son cours habituel : hymnes nationaux, poignées de mains et discours chaleureux du président de l’Assemblée nationale du Tchad, Ali Kolotou Tchaïmi. Cependant, le but principal de ce voyage est de concrétiser un accord de coopération signé entre les deux parlements à Lomé, le 7 avril 2024.

Pour le Togo, le dialogue entre parlements est devenu une force dans sa politique étrangère. Moins visible que les réunions de chefs d’État, cette méthode permet de créer des liens solides. En partageant son expérience de la rédaction des lois et de la gestion des institutions avec un Tchad en pleine réorganisation politique, le Togo renforce son rôle de partenaire stratégique.

« Le Togo apporte sa fraternité ; le Tchad offre sa résilience », a résumé Komi Selom Klassou devant les députés tchadiens.

Assemblée Nationale Togolaise
© Assemblée Nationale Togolaise

Togo et Tchad : L’alliance de deux médiateurs du continent

Le rapprochement actuel entre Lomé et N’Djamena s’explique par la situation géopolitique régionale. L’Afrique de l’Ouest et le Sahel connaissent des changements majeurs, notamment avec le départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger des instances régionales traditionnelles. Face à ces tensions, le Togo et le Tchad ont choisi une position similaire : celle de maintenir le dialogue avec tout le monde.

Le président du Conseil, Faure Gnassingbé est devenu un intermédiaire respecté par les régimes militaires du Sahel. De son côté, le président tchadien Mahamat Idriss Déby tente de garder l’équilibre entre ses partenaires occidentaux et ses nouveaux contacts avec la Russie. En se rapprochant, Lomé et N’Djamena créent un espace de discussion qui va de l’Afrique de l’Ouest jusqu’au cœur de l’Afrique centrale.

Assemblée Nationale Togolaise
© Assemblée Nationale Togolaise

Les défis au-delà des discours

Reste à savoir si cette bonne entente portera des fruits concrets. Si le président de l’Assemblée tchadienne a salué une visite qui ouvre de réelles perspectives de travail, les défis de la région (comme la sécurité au Sahel et le développement économique) demanderont plus que des échanges de textes juridiques.

En rappelant le geste audacieux de 1980, Komi Selom Klassou a subtilement rappelé au Tchad que le Togo a toujours été son allié des jours sombres. Une manière de signifier que, dans la tempête géopolitique actuelle, la pirogue togolaise est toujours prête à reprendre du service.

Assemblée Nationale Togolaise
© Assemblée Nationale Togolaise

À Rome, le Togo plaide pour un partenariat renouvelé entre l’Afrique et l’Europe

À Rome, où se tient du 17 au 19 juin le sommet FII PRIORITY Europe 2026, le Président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a plaidé pour un partenariat économique renouvelé entre l’Afrique et l’Europe. Invité d’honneur de ce forum consacré à la compétitivité du continent européen, le chef de l’exécutif  y défend le rôle de plateforme logistique régionale que le Togo entend jouer dans la transformation des chaînes de valeur mondiales.

Sommet FII PRIORITY Europe : Faure Gnassingbé, invité d’honneur à Rome

C’est dans les salons du Waldorf Astoria Rome Cavalieri que Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, a pris part, mercredi 17 juin 2026, aux travaux du sommet FII PRIORITY Europe. Arrivé la veille dans la capitale italienne, le chef de l’exécutif togolais y participe à l’invitation de Yasir ben Othman Al-Rumayyan, gouverneur du Fonds public d’investissement d’Arabie saoudite (PIF) et président du FII Institute, organisateur de la rencontre.

Réunissant chefs d’État, investisseurs et décideurs économiques autour du thème « L’Europe réinventée : capital, souveraineté et autonomie stratégique », ce sommet examine les mécanismes de financement de la réindustrialisation, la résilience des chaînes d’approvisionnement et la transformation du travail dans une économie marquée par l’intelligence artificielle. Selon les chiffres mis en avant par les organisateurs, la croissance de la zone euro est projetée autour de 1,2 % en 2026, tandis que le potentiel d’investissements privés supplémentaires que pourrait mobiliser le continent sur dix ans est évalué à près de 800 milliards d’euros.

Partenariat Afrique-Europe : le Togo mise sur l’attractivité de ses investissements

Dans son intervention, le chef de l’exécutif  a insisté sur les perspectives qu’ouvre, selon lui, le partenariat économique entre l’Afrique et l’Europe. Porté par certaines des croissances les plus dynamiques de la planète, le continent africain constituerait désormais un terrain privilégié pour les flux d’investissement, le développement des infrastructures de connectivité et de logistique, ainsi que pour l’approfondissement de l’intégration régionale.

Le Togo, a-t-il ajouté, entend prendre toute sa part dans cette dynamique en s’appuyant sur sa position de plateforme logistique régionale. Lomé met en avant les performances de son Port autonome, le développement de zones industrielles intégrées et les réformes conduites pour améliorer le climat des affaires, avec l’objectif déclaré de capter davantage d’investissements directs étrangers (IDE) et de renforcer les corridors reliant le pays à son arrière-pays.

« Porte d’entrée naturelle vers l’hinterland ouest-africain, au service d’une croissance partagée », a déclaré Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil du Togo.

Connectivité régionale : une offensive diplomatique et économique pour Lomé

Ce déplacement à Rome s’inscrit dans une semaine chargée pour la diplomatie économique togolaise. En effet, trois jours plus tôt, le Président du Conseil avait présidé à Lomé l’ouverture de la première Convention et Exposition africaines du transport aérien. Cette succession d’initiatives illustre la volonté du gouvernement togolais de faire de la connectivité — portuaire, aérienne et numérique — un axe central de sa stratégie de développement national.

Togo-Libye : Robert Dussey reçu à Tripoli pour redynamiser la coopération économique

Dans la continuité de la visite de travail effectuée à Tripoli, la dynamique de rapprochement entre le Togo et la Libye se consolide davantage. Le ministre togolais des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, Robert Dussey, a été reçu en audience, le lundi 15 juin 2026, par le président du Conseil des ministres de l’État de Libye, Abdelhamid Dbeibah, au nom du chef de l’État togolais, Faure Essozimna Gnassingbé.

Sommet à Tripoli : Robert Dussey porte le message de Faure Gnassingbé en Libye

Cette rencontre de haut niveau, tenue dans un climat de cordialité, d’amitié et de confiance mutuelle, a permis aux deux parties de procéder à un examen approfondi de l’état des relations bilatérales et des perspectives de leur renforcement. Après les échanges engagés plus tôt avec son homologue libyen, El-Taher El-Baour, le chef de la diplomatie togolaise a porté le dialogue au plus haut niveau de l’exécutif libyen, confirmant ainsi la volonté partagée des deux pays d’insuffler une nouvelle dynamique à leur coopération.

Robert Dussey
© Robert Dussey

Économie et investissements : les secteurs stratégiques au cœur des discussions

Au cœur des discussions figuraient les priorités de développement du Togo et de la Libye, ainsi que les voies et moyens susceptibles de favoriser une coopération plus étroite dans plusieurs secteurs stratégiques. Les deux responsables ont notamment échangé sur les mécanismes à mettre en place pour approfondir les relations économiques et commerciales, promouvoir les investissements et encourager l’émergence de partenariats mutuellement bénéfiques dans des domaines d’intérêt commun.

Cette audience vient ainsi couronner une séquence diplomatique marquée par la convergence de vues entre Lomé et Tripoli sur les grands enjeux du développement et de la coopération Sud-Sud. Elle traduit également la volonté des autorités togolaises et libyennes de bâtir un partenariat durable, fondé sur des intérêts partagés et une vision commune de l’intégration africaine.

Robert Dussey
© Robert Dussey

Coopération Sud-Sud : la stratégie du Togo pour diversifier ses partenariats

À travers cette nouvelle étape, le Togo poursuit sa stratégie de diversification de ses partenariats sur le continent et confirme son engagement à renforcer ses relations avec les pays d’Afrique du Nord. Pour Lomé comme pour Tripoli, l’ambition est désormais de transformer cette proximité politique en opportunités économiques concrètes, au service du développement et de la prospérité des deux nations.

Togo : Les cinq régions mobilisées à Abidjan pour l’AIRF 2026

Abidjan, 16 juin 2026 – Le Togo affiche une présence remarquée à la 20ᵉ Assemblée générale de l’Association Internationale des Régions Francophones (AIRF), ouverte le lundi 15 juin 2026 en Côte d’Ivoire. La délégation togolaise, forte de la participation des cinq conseils régionaux du pays, illustre une volonté commune de renforcer la coopération internationale et de promouvoir le développement territorial.

Cette édition revêt une portée particulière pour le Conseil Régional Maritime, qui prend part pour la première fois aux travaux de l’organisation en tant que membre à part entière. Une intégration rendue possible grâce à l’accompagnement du ministère chargé de la Décentralisation, permettant ainsi à l’institution régionale de rejoindre officiellement le cercle des collectivités francophones engagées dans une dynamique de coopération et de partage d’expériences.

Le Conseil Régional Maritime
© Le Conseil Régional Maritime

 Cadre légal : L’article 44 sur la décentralisation au service du développement local

Cette adhésion s’inscrit dans le cadre des orientations définies par l’article 44 de la législation nationale sur la décentralisation, qui encourage les collectivités territoriales à développer des partenariats internationaux visant l’amélioration des services publics et la réalisation d’infrastructures au profit des populations.

Dès l’ouverture des travaux, les représentants du Conseil Régional Maritime se sont activement impliqués dans les différentes commissions thématiques organisées à la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Abidjan. Le président du Conseil Régional Maritime a notamment pris part aux échanges de la Commission « Environnement, Eau, Énergies et Climat », apportant la contribution du Togo aux réflexions sur les défis environnementaux et énergétiques.

Le Conseil Régional Maritime
© Le Conseil Régional Maritime

Climat et égalité : La délégation togolaise active au sein des commissions à Abidjan

Parallèlement, la secrétaire générale du Conseil Régional Maritime a participé aux travaux de la Commission « Jeunesse, Formation et Culture », avant de rejoindre, aux côtés du président de l’institution, le groupe de travail consacré à l’égalité entre les femmes et les hommes, un enjeu transversal au cœur des politiques publiques des régions francophones.

Ainsi, la mobilisation togolaise se poursuit ce mardi 16 juin à l’auditorium du ministère ivoirien des Affaires étrangères, où se tient la cérémonie officielle d’ouverture sous le haut patronage des autorités ivoiriennes. Les travaux se prolongeront également dans l’après-midi avec le forum économique « Les Rencontres Africa », organisé à la Maison de l’Entreprise au Plateau.

À travers cette participation active et coordonnée, les cinq régions du Togo réaffirment leur engagement en faveur d’une coopération décentralisée dynamique et leur ambition de nouer des partenariats durables susceptibles d’accélérer le développement économique et social de leurs territoires.

Aviation civile : Le président rwandais Paul Kagame à Lomé pour le SAATM

Ce 15 juin 2026, Paul Kagame, président du Rwanda, effectue une visite de travail hautement stratégique à Lomé. Son arrivée dans la capitale togolaise dépasse le simple cadre d’un déplacement protocolaire. Derrière les poignées de main et les photos officielles se joue en réalité une partition majeure pour l’avenir économique du continent. Le chef de l’État rwandais s’entretient avec son homologue togolais, le président Faure Essozimna Gnassingbé, dans un contexte où l’aviation civile africaine tente d’accélérer la construction d’un espace aérien unifié.

Sommet à Lomé : Paul Kagame et Faure Gnassingbé au cœur des enjeux de l’aviation africaine

Il faut dire que cette visite coïncide avec l’ouverture de la Convention et Exposition Africaine du Transport Aérien 2026, qui réunit au Togo les principaux décideurs du secteur jusqu’au 19 juin. Portée à bout de bras par le ministre togolais des Transports, le Dr Comla Kadje, cette grand-messe sectorielle gravite autour d’un objectif ambitieux : lever les barrières protectionnistes pour intégrer les marchés du continent. À cet effet, la Commission africaine de l’aviation civile (AFCAC) a déployé un programme de haut niveau axé sur les priorités structurelles de cette transition inédite.

 Qu’est-ce que le SAATM, le projet de marché unique du transport aérien ?

Au cœur des enjeux figure le projet de Marché Unique Africain du Transport Aérien (SAATM), une initiative phare de l’Agenda 2063 de l’Union africaine lancée en 2018 sous la présidence panafricaine de Paul Kagame. Concrètement, le SAATM vise à libéraliser le ciel africain par la dérégulation des services et l’ouverture à la concurrence transnationale.

À ce jour, trente-trois pays africains — dont le Togo et le Rwanda — ont formellement adhéré au projet. L’objectif à terme est de mettre pleinement en œuvre la décision de Yamoussoukro de 1999. Pour y parvenir, les États signataires s’engagent à lever les restrictions d’accès au marché, à abolir les limites de propriété croisée et à s’accorder mutuellement des droits de trafic étendus allant de la première à la cinquième liberté. Selon les projections de la Banque africaine de développement (BAD), ce marché unique devrait induire une baisse significative du prix des billets, une hausse du trafic de passagers et des retombées économiques massives.

Presidency | Rwanda
© Presidency | Rwanda

Axe Kigali-Lomé : Un partenariat historique pour l’intégration régionale

Par ailleurs, ce déplacement consacre l’excellence de l’axe diplomatique entre le Rwanda et le Togo. En janvier 2025, le président Faure Gnassingbé s’était déjà rendu à Kigali, où ses échanges avec Paul Kagame à Urugwiro Village avaient posé les bases d’une coopération renforcée dans l’agriculture, le commerce, les investissements et la finance verte.

Dès lors, l’étroite collaboration entre le dirigeant rwandais et le chef de l’État togolais — régulièrement mandaté par l’Union africaine pour mener des médiations régionales — consolide la position de Lomé comme plateforme incontournable de l’intégration continentale.

Sécurité et Agenda 2063 : Au-delà de l’économie, le défi de la stabilité

En outre, le tête-à-tête entre les deux dirigeants intègre un volet crucial lié à la paix et à la sécurité en Afrique, deux variables indissociables de la prospérité économique. Car en définitive, le triple objectif du SAATM — unifier le transport, libéraliser l’aviation et fluidifier la circulation des biens et des personnes — reste tributaire d’un environnement stable.

En somme, la présence simultanée de Paul Kagame et des barons de l’aviation civile à Lomé démontre que le temps des simples déclarations d’intention est révolu. C’est désormais une ère d’actes décisifs pour l’indépendance aérienne et économique de l’Afrique qui s’ouvre au Togo.