Deux nouveaux vice-présidents à l’Université de Lomé

Les professeurs Kperkouma Walla et Povi Lawson-Evi ont pris leurs fonctions de premier et deuxième vice-présidents de l’Université de Lomé. Plus que le renouvellement d’une équipe dirigeante, la cérémonie a mis en scène la présence de la présidente de l’Université de Kara, signe d’un rapprochement entre les deux pôles universitaires publics du Togo.

Deux fauteuils ont changé de titulaire, ce mercredi, à la présidence de l’Université de Lomé. Nommés par décret en conseil des ministres, les professeurs Kperkouma Walla et Povi Lawson-Evi ont officiellement pris leurs fonctions de premier vice-président et de deuxième vice-présidente de la principale université publique du Togo, lors d’une cérémonie tenue dans la salle du conseil de la présidence.

l'Université de Lomé
© l'Université de Lomé
Une passation encadrée par la tutelle ministérielle

La cérémonie a été présidée par le professeur Gado Tchangbedji, ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, assisté du président de l’Université de Lomé, le professeur Kossivi Hounake. Les interventions se sont succédé, mêlant remerciements aux équipes sortantes, félicitations aux nouveaux titulaires ainsi qu’orientations stratégiques pour le mandat à venir.

Par ailleurs, le choix de nommer les vice-présidents par décret en conseil des ministres, plutôt que par une procédure strictement interne à l’université, illustre le degré de supervision que l’État togolais conserve sur la gouvernance de son principal établissement d’enseignement supérieur.

Qui prend quelle fonction ?

Pr Kperkouma Walla
Premier vice-président de l’Université de Lomé, entré en fonction le 9 septembre 2026.

Pr Povi Lawson-Evi
Deuxième vice-présidente de l’Université de Lomé, entrée en fonction le 9 septembre 2026.

La présence de Kara, lecture d’une synergie interuniversitaire

La cérémonie a aussi été marquée par la présence de la professeure Prénam Houzou-Mouzou, présidente de l’Université de Kara, seconde université publique du pays. Sa participation à un événement institutionnel propre à l’Université de Lomé n’a rien d’anodin : elle matérialise des liens jugés solides entre les deux établissements, à un moment où plusieurs pays de la région cherchent à mieux articuler leurs réseaux universitaires publics.

Une telle présence croisée aux cérémonies officielles de l’autre institution peut annoncer un partage accru de bonnes pratiques de gouvernance, voire de programmes de recherche communs, entre les deux seuls pôles universitaires publics du Togo.

D’ailleurs, la présence de la présidente de l’Université de Kara témoigne des liens solides et de la synergie entre les deux universités publiques du Togo.

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© l'Université de Lomé
Ce que suppose une vice-présidence à l’Université de Lomé

Avec ses effectifs comptés en dizaines de milliers d’étudiants, l’Université de Lomé reste le plus grand établissement d’enseignement supérieur du Togo. Les fonctions de premier et deuxième vice-présidents y couvrent traditionnellement des volets distincts de la gouvernance académique : pilotage des affaires pédagogiques et scientifiques d’un côté, administration et vie universitaire de l’autre, sous l’autorité du président de l’université.

Le changement de titulaires intervient alors que l’enseignement supérieur togolais poursuit sa mise en conformité avec le système Licence-Master-Doctorat et les standards régionaux que porte le Réseau pour l’Excellence de l’Enseignement Supérieur en Afrique de l’Ouest, réseau que l’Université de Lomé a rejoint dès le milieu des années 2000.

 

Togo-Japon : 800 millions FCFA pour renforcer l’offre de riz

Le Japon renouvelle son soutien à la sécurité alimentaire du Togo. Les deux pays ont conclu, mardi 8 septembre 2026 à Lomé, un nouvel accord de don dans le cadre du programme Kennedy Round (KR). D’une valeur de 200 millions de yens, soit environ 800 millions de francs CFA, cette contribution servira principalement à financer l’achat de riz destiné au marché togolais.

Au-delà de l’aide alimentaire, Tokyo et Lomé misent sur ce dispositif pour renforcer les disponibilités sur le marché national et limiter les tensions susceptibles d’affecter les prix des produits de première nécessité.

Le riz comme instrument de sécurité alimentaire

Avec ce nouveau financement, le Japon cherche d’abord à anticiper les risques de déficit alimentaire. L’achat de riz doit permettre au Togo de disposer d’une réserve supplémentaire face aux éventuelles tensions sur l’approvisionnement.

Cette intervention poursuit également un objectif économique. En augmentant les volumes disponibles sur le marché, le mécanisme KR peut contribuer à contenir les pressions sur les prix et à préserver l’accès des ménages aux produits alimentaires essentiels.

L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon au Togo, Junji Gomakudo, souligne la continuité de cette coopération. Depuis plusieurs années, le Japon accompagne le Togo à travers des aides alimentaires, mais également par la fourniture d’engrais et d’équipements agricoles et de génie civil produits au Japon.

Tokyo salue les progrès de la production agricole togolaise

Pour le diplomate japonais, le Togo a engagé des transformations importantes dans son secteur agricole. La création de Zones d’aménagement agricole planifiées (ZAAP), la mise en valeur des terres et le regroupement des producteurs doivent permettre d’améliorer la productivité.

Ces réformes ont déjà contribué, selon lui, à une hausse importante de la production de plusieurs catégories de produits, notamment les céréales, les légumes-racines et les légumineuses. Le soutien japonais intervient ainsi dans un contexte où Lomé cherche à renforcer simultanément la production nationale et la disponibilité des produits alimentaires sur les marchés.

Un mécanisme qui dépasse la simple aide alimentaire

Le ministre de l’Agriculture, Antoine Lékpa Gbegbeni, insiste sur la portée économique du programme KR. Selon lui, la commercialisation du riz obtenu grâce au financement japonais ne sert pas uniquement les objectifs de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le dispositif peut également agir sur le fonctionnement du marché intérieur, notamment à travers les volumes disponibles, la qualité des produits proposés et l’évolution des prix.

Cette logique distingue le programme d’une simple opération de distribution gratuite. Le riz financé par le Japon est destiné à être vendu sur le marché togolais, tandis que les recettes générées alimenteront un mécanisme financier destiné à soutenir de nouveaux investissements.

1 570 tonnes de riz attendues en décembre

Dans le cadre du KR 2025, une cargaison de 1 570 tonnes de riz blanc, financée à hauteur de 200 millions de yens, soit environ 800 millions de francs CFA, doit arriver au Port autonome de Lomé en décembre prochain.

La commercialisation de cette cargaison permettra au gouvernement de constituer un fonds de contrepartie. Le principe prévoit ensuite des consultations entre les autorités japonaises et togolaises afin de déterminer l’utilisation de ces ressources. L’agriculture et l’éducation figurent notamment parmi les secteurs susceptibles de bénéficier de ce financement.

Tokyo et Lomé prolongent une coopération stratégique

À travers ce modèle, le Japon combine assistance alimentaire immédiate et soutien à des investissements futurs. Le Togo, de son côté, bénéficie à la fois d’un apport destiné à renforcer l’offre alimentaire et d’un mécanisme susceptible de générer des ressources pour financer des projets de développement.

L’accord signé à Lomé confirme ainsi que la coopération agricole entre le Togo et le Japon ne se limite plus à l’approvisionnement alimentaire : elle s’inscrit également dans une stratégie plus large de stabilisation du marché et de financement du développement socio-économique.

La Région Maritime place les collectivités au cœur de l’accès à l’eau

La Région Maritime veut placer les collectivités territoriales au premier plan de la réponse aux défis liés à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. À l’occasion de la Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local (JADDL), prévue le jeudi 10 septembre 2026, le Conseil Régional Maritime réunira à Tsévié plusieurs acteurs publics et de la société civile pour examiner les moyens de rendre les territoires plus résilients et plus inclusifs.

Une rencontre centrée sur les capacités des collectivités

La célébration s’inscrit dans le cadre des orientations de la Commission de l’Union africaine, relayées au niveau national par le ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières (MATGLAC).

Cette édition sera placée sous le thème : « Autonomisation des autorités locales pour une eau et un assainissement durables : faire progresser des villes et territoires résilients, inclusifs et durables vers l’Agenda 2063. »

Par ailleurs, la rencontre entend surtout examiner la capacité des collectivités à concevoir, coordonner et suivre des réponses adaptées aux besoins des populations.

Les acteurs territoriaux autour de la même table

Pour alimenter les discussions, le Conseil Régional Maritime convoquera une table ronde réunissant les élus régionaux, les autorités préfectorales, les directeurs régionaux des services sectoriels, les structures techniques intervenant dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, notamment WASH et la Togolaise des eaux (TdE), ainsi que les organisations de la société civile.

Cette diversité d’intervenants doit permettre de rapprocher la décision politique des réalités opérationnelles du terrain. L’enjeu consiste notamment à améliorer la coordination entre les administrations, les collectivités et les partenaires engagés dans les projets d’accès à l’eau et d’assainissement.

Les infrastructures photovoltaïques au centre des échanges

Les participants analyseront également plusieurs initiatives territoriales déjà engagées dans la région. Le programme régional d’implantation de forages photovoltaïques solaires figurera notamment parmi les actions examinées.

Cette approche traduit la volonté de rechercher des solutions durables, capables de renforcer l’accès aux infrastructures hydrauliques tout en tenant compte des contraintes propres aux territoires. Les échanges devraient ainsi permettre d’identifier les conditions nécessaires à une meilleure mise en œuvre et à une coordination plus efficace des interventions.

Des recommandations attendues pour accélérer les actions

Le Conseil Régional Maritime veut faire de cette journée un espace de bilan et de propositions. Les participants devront évaluer les actions actuellement menées, relever les difficultés rencontrées et dégager des pistes d’amélioration susceptibles d’être traduites en mesures concrètes.

L’objectif affiché est de renforcer l’action locale afin d’accélérer l’accès aux services essentiels et de favoriser un développement territorial plus durable et inclusif dans la Région Maritime.

En somme, les résolutions techniques et les recommandations budgétaires qui émergeront de ces tables rondes de la rencontre qui se tiendra demain au siège du Conseil Régional Maritime, à Tsévié, dicteront les prochains cahiers des charges régionaux, redéfinissant concrètement la notion de résilience climatique et sanitaire à l’échelle locale.

Nucléaire en Afrique : la Révolution des Réacteurs SMR

L’Afrique redessine sa stratégie énergétique autour de l’atome. En effet, face à une précarité électrique touchant 640 millions d’habitants, une coalition de nations émergentes incluant le Togo, le Ghana et le Kenya abandonne les projets traditionnels au profit des petits réacteurs modulaires (SMR). La présence du président du conseil  Faure Gnassingbé ce mercredi  au World Nuclear Symposium de Londres illustre cette nouvelle diplomatie : positionner le continent non plus comme un simple observateur, mais comme un marché nucléaire en pleine structuration d’ici 2050.

Les catalyseurs du virage nucléaire africain

Longtemps jugée inabordable, l’énergie nucléaire devient ainsi une option pragmatique sous l’impulsion de deux facteurs disruptifs :

  • Le changement d’échelle technologique : les SMR (jusqu’à 300 MW) s’affranchissent des décennies de construction des méga‑centrales. Préfabriqués en usine, ils exigent un capital de départ inférieur et intègrent des normes de sécurité passive adaptées aux pays novices.
  • Le déblocage multilatéral : l’accord historique de juin 2025 entre la Banque mondiale et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) met fin à l’embargo financier sur le nucléaire civil dans les pays en développement, légitimant la technologie auprès des investisseurs.
  • L’impératif industriel : pour s’industrialiser sans exploser son bilan carbone, le continent a besoin d’une énergie de base stable capable de remplacer les réseaux thermiques et de compenser l’intermittence des énergies renouvelables.

L’obstacle du capital institutionnel

Cependant, le financement sécurisé ne gomme pas la réalité opérationnelle. Si un marché mature déploie un SMR en cinq ans, un pays africain sans antécédents nucléaires nécessitera jusqu’à douze ans d’incubation. Cette décennie incompressible sert à bâtir ex nihilo des autorités de sûreté indépendantes et à former des cohortes d’ingénieurs spécialisés. Le Rwanda, la Namibie et le Nigeria accélèrent actuellement leur mise aux normes institutionnelles sous l’égide de l’AIEA pour combler ce vide technique. Les États devront simultanément convaincre des opinions publiques historiquement frileuses face au risque atomique.

La stratégie du mix énergétique

Par ailleurs, les planificateurs énergétiques écartent l’idée d’un basculement exclusif vers le nucléaire. L’atome s’insère dans une architecture réseau hybride. Les futurs SMR togolais ou ghanéens agiront comme des stabilisateurs de réseau à long terme, garantissant ainsi une charge de base qui viendra s’adosser à l’hydroélectricité et à l’expansion massive des parcs solaires. La réussite de ce pari reposera strictement sur la capacité des gouvernements à synchroniser leurs réformes réglementaires avec l’arrivée sur le marché de ces nouveaux réacteurs.

En somme, l’Afrique ne se contente plus d’observer les mutations énergétiques mondiales : elle s’impose désormais comme un acteur stratégique, prêt à inscrire le nucléaire dans son mix énergétique pour bâtir une croissance durable et souveraine.

550 M$ de dette et 25 Mrds de pertes : le FMI secoue la CEET au Togo

Le Fonds monétaire international chiffre à 550 millions de dollars la dette du distributeur public d’électricité togolais. Derrière ce montant se pose une question plus dérangeante : qui absorbera le coût d’une entreprise qui perd de l’argent sur presque tous les fronts ?

Un chiffre à lui seul ne raconte jamais toute l’histoire. Fixée à 550 millions de dollars fin 2024, soit 5,2 % du produit intérieur brut togolais, la dette de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) a de quoi alarmer. Toutefois, le rapport du FMI qui la révèle invite à regarder au-delà du montant brut : ce stock inclut des emprunts d’infrastructure et des prêts rétrocédés par l’État, et non une facture impayée exigible du jour au lendemain.

Ce qui inquiète davantage, c’est la trajectoire. En effet, la CEET a enregistré environ 25 milliards de FCFA de pertes en 2025. Une entreprise publique qui perd de l’argent chaque année ne finance pas ses déficits dans le vide : elle finit, tôt ou tard, par peser lourdement sur le budget de l’État — et donc sur les contribuables qui n’ont pourtant jamais choisi la manière dont l’électricité togolaise est produite, distribuée ou facturée.

Où part l’argent ?

Le rapport du FMI ne se contente pas de pointer un problème de recettes, il documente également un problème de fuites. Une part significative de l’énergie produite disparaît ainsi avant d’atteindre un compteur : pertes techniques sur un réseau vieillissant, équipements insuffisants, branchements frauduleux, erreurs de facturation, consommations non comptabilisées ou impayés jamais recouvrés. Chacun de ces postes, pris isolément, semble mineur. Additionnés, ils expliquent pourtant une part substantielle du trou financier de l’entreprise.

Indicateur Donnée
550 M$ Dette globale de la CEET, fin 2024 (5,2 % du PIB)
25 Mds FCFA Pertes enregistrées au cours de l’exercice 2025
52 % Part de la dette liée à des financements rétrocédés par l’État
-22 % Écart entre les tarifs 2024 et le niveau réel couvrant les coûts

Le trou tarifaire que personne ne veut combler seul

En 2024, les tarifs facturés par la CEET sont restés inférieurs de 22 % au niveau nécessaire pour couvrir ses coûts réels. Pour certains, ce seul chiffre justifierait une hausse mécanique des prix. C’est précisément le raccourci que le rapport du FMI évite de prendre : relever les tarifs sans traiter les pertes reviendrait à demander aux ménages qui paient déjà leur facture de financer indirectement les branchements frauduleux et les erreurs de gestion des autres.

Qui a prêté à qui ?

Près de 52 % de la dette de la CEET provient de financements rétrocédés par l’État togolais lui-même. Autrement dit, une bonne moitié du problème correspond à une dette publique déguisée en dette d’entreprise : l’État emprunte, reprête à la CEET, et la CEET peine à rembourser. Ce montage explique pourquoi les difficultés du distributeur électrique ne pourront pas rester cantonnées à son bilan si la trajectoire actuelle se poursuit.

Ce que Lomé s’engage à livrer, et quand

Face à ce diagnostic, les autorités togolaises se sont engagées à publier, avant la fin de mars 2027, un audit institutionnel, financier, technique et opérationnel complet de la CEET. Doit ensuite suivre un contrat de performance assorti d’objectifs chiffrés — un mécanisme classique pour transformer un diagnostic en obligations vérifiables plutôt qu’en promesses vagues.

Par ailleurs, le rapport du FMI ne fixe, à ce stade, aucune hausse tarifaire au-delà de la grille appliquée depuis mai 2025. Il évoque en revanche, à moyen terme, une tarification davantage indexée sur les coûts réels — une option qui restera politiquement sensible tant que les pertes techniques et commerciales n’auront pas été drastiquement réduites.

Pourquoi une dette « rétrocédée » n’est pas une dette ordinaire

Pour bien comprendre l’enjeu, rappelons qu’un financement rétrocédé désigne un emprunt contracté par l’État auprès d’un bailleur, puis reprêté à une entreprise publique comme la CEET pour financer ses investissements. L’entreprise doit normalement rembourser l’État, qui reste lui-même redevable envers le prêteur initial. Si l’entreprise ne rembourse pas, la charge finale retombe inévitablement sur le budget public, et donc, par ricochet, sur les contribuables.

La ligne à ne pas franchir

La réforme de la CEET n’est pas négociable : une entreprise qui perd 25 milliards de FCFA par an ne peut pas continuer sur cette voie indéfiniment. Néanmoins, l’équation ne doit pas se réduire à un simple ajustement tarifaire imposé aux ménages qui paient déjà leurs factures dans les temps. La transparence sur les comptes, la réduction des pertes techniques, le recouvrement effectif des impayés et une gouvernance plus rigoureuse doivent impérativement précéder — et non suivre — toute nouvelle hausse des prix. À défaut, la réforme se résumera à faire payer deux fois les mêmes ménages : une première fois par les pertes accumulées, une seconde par la facture destinée à les combler.

Alerte RN1 Togo : La chaussée cède près de Sokodé, trafic menacé

Les pluies torrentielles ont gravement fracturé la Route Nationale 1 (RN1) à la hauteur de Sokodé, forçant les ministères de la Sécurité et des Transports à déclencher une procédure d’urgence. En effet, l’effondrement partiel d’un pont situé à un kilomètre au sud du poste douanier de Tchalo menace directement le trafic sur cet axe vital, ce qui impose une intervention gouvernementale immédiate.

Une infrastructure logistique cédant sous la pression climatique

La force des récents ruissellements a sapé la structure de la chaussée, créant un péril majeur pour les usagers de la route. Ainsi, cette rupture expose les transporteurs commerciaux et les automobilistes à un risque d’accident critique. De plus, l’incident met en lumière la vulnérabilité du réseau routier togolais face à l’intensification des conditions météorologiques, ce qui exige une réévaluation de la résilience des corridors économiques.

DSR TOGO
© DSR TOGO
Bouclier préventif et réponse étatique

Pour neutraliser le danger, la Direction de la Sécurité Routière (DSR) a verrouillé les accès immédiats à la faille. Par conséquent, les agents assurent un filtrage et un ralentissement du trafic à deux cents mètres de part et d’autre de l’affaissement. Ce cordon de sécurité permet non seulement de canaliser le flux de véhicules, mais aussi d’isoler la zone pendant que les équipes techniques déploient les premières mesures de réparation d’urgence.

Consignes strictes pour les conducteurs

Dans ce contexte, les autorités imposent une vigilance absolue à tous les transporteurs franchissant le secteur de Tchalo. La consigne est sans équivoque : réduire drastiquement l’allure et respecter scrupuleusement les indications des forces de l’ordre. En définitive, la prévention d’un drame sur cette portion endommagée repose désormais sur la discipline individuelle des conducteurs, en attendant la stabilisation définitive de l’ouvrage d’art.

Sécurité au Togo : La police renforce la coopération internationale

Les syndicats du crime transnational opèrent au mépris des frontières, forçant l’appareil sécuritaire ouest-africain à repenser radicalement ses doctrines d’intervention. En marge de la Journée internationale de la coopération policière des Nations Unies (police cooperation day) le 7 septembre 2026, Lomé a acté un virage stratégique décisif. Il s’agit de l’abandon du cloisonnement institutionnel au profit d’une intégration agressive du renseignement international et d’une restauration de la confiance citoyenne.

Briser les silos par le renseignement partagé

Face à des menaces hautement structurées telles que le terrorisme, la cybercriminalité et le trafic d’êtres humains, les réponses étatiques isolées sont devenues obsolètes. La Police nationale togolaise positionne désormais le Bureau Central National INTERPOL-Lomé au cœur de son offensive. L’institution dépasse la simple fonction de liaison pour s’imposer comme le centre névralgique des enquêtes transfrontalières. En systématisant le partage de données et l’assistance mutuelle, les forces de l’ordre étouffent les réseaux de blanchiment de capitaux et neutralisent les fugitifs en exploitant l’interopérabilité internationale plutôt qu’en subissant les limites territoriales.

Police Nationale Togo
© Police Nationale Togo
La légitimité citoyenne, arme tactique de premier plan

L’efficacité d’une police moderne ne se mesure plus uniquement à son arsenal technologique, mais à son ancrage social. Les décideurs sécuritaires togolais assument une réalité pragmatique : la protection des populations vulnérables et le strict respect de l’éthique génèrent la confiance publique. Cette confiance se transforme directement en source vitale de renseignements sur le terrain. Une force de l’ordre perçue comme illégitime se coupe de sa communauté. À l’inverse, une police professionnalisée et respectueuse des droits fondamentaux transforme le public en partenaire actif du maillage sécuritaire.

Police Nationale Togo
© Police Nationale Togo
Une architecture de défense unifiée

La neutralisation du crime organisé exige une synergie totale entre la Police nationale, la Gendarmerie et les alliés financiers ainsi que  techniques. Ce nouveau paradigme impose une coordination tactique sans faille. Pour le Togo, l’objectif opérationnel consiste à bâtir un bouclier collectif résilient, capable d’anticiper les mutations des menaces globales tout en garantissant la sécurité absolue des citoyens et de leurs biens.

Togo : 54 meilleurs élèves du BEPC 2026 primés à Atakpamé

Atakpamé, 8 septembre 2026 – Le Conseil régional des Plateaux a distingué lundi 54 élèves parmi les meilleurs admis au BEPC 2026 dans la région. Neuf lauréats viennent de la préfecture de Haho. La cérémonie, organisée au centre culturel d’Atakpamé, a bénéficié de l’appui financier du Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC).

Commune HAHO 3
© Commune HAHO 3
Récompenser le mérite scolaire

Le Conseil régional des Plateaux entend ainsi faire de la réussite scolaire un levier de promotion du mérite. La remise de prix a réuni plusieurs responsables administratifs et éducatifs, ainsi que des élus locaux, des enseignants et des parents d’élèves.

Président du Conseil régional, GNATCHO Komla Mawuéna a rappelé que l’éducation demeure un facteur déterminant pour développer la région. Il a salué la régularité dans le travail et les performances des élèves distingués, tout en mettant en avant la nécessité de soutenir les efforts scolaires.

À cette occasion, il a également remercié le président du Conseil, Faure Gnassingbé, pour les initiatives engagées en faveur du secteur éducatif. Il a, par ailleurs, reconnu l’apport financier du CCFCC dans la mise en œuvre de cette opération de récompense.

Commune HAHO 3
© Commune HAHO 3
Le café et le cacao au cœur du soutien

Le CCFCC a expliqué son engagement par les liens économiques qui unissent l’agriculture et les familles bénéficiaires. La région des Plateaux constitue en effet un important bassin de production de café et de cacao. Pour l’institution, soutenir les enfants des producteurs revient aussi à investir dans la relève et dans le capital humain des communautés rurales.

Représentant le directeur général du CCFCC, ADDEN Ayi Koffi a encouragé les lauréats à maintenir leurs efforts et à poursuivre leur parcours scolaire avec la même détermination. De son côté, le directeur régional de l’éducation de l’enseignement secondaire des Plateaux, GBEDON Iboukou, a félicité les élèves récompensés et salué l’implication des partenaires dans la promotion de l’excellence académique.

Des récompenses pour accompagner la rentrée

Les bénéficiaires ont reçu des kits scolaires ainsi que des enveloppes financières destinées à les accompagner durant l’année académique 2026-2027.

Porte-parole des lauréats, DEGLAN Novidé Généviève a exprimé leur reconnaissance aux autorités, au CCFCC, aux enseignants et aux parents. Elle a assuré que les bénéficiaires veilleront à utiliser les récompenses de manière responsable afin de poursuivre leur progression scolaire.

Commune HAHO 3
© Commune HAHO 3
Une performance remarquable de 19 sur 20 a été mise en lumière lors de la cérémonie.

La cérémonie a également permis de mettre en lumière une performance remarquable dans la zone des Plateaux-Est. La meilleure moyenne enregistrée revient à une candidate du Collège Saint Albert le Grand d’Atakpamé, qui a obtenu 19/20 au BEPC.

La présence des autorités originaires de Haho a enfin donné une dimension particulière à la distinction des neuf élèves de cette préfecture. Leur participation traduit le soutien accordé aux jeunes qui se distinguent par leurs résultats et contribue à renforcer la valorisation de l’excellence scolaire dans la région.

Réformes au Togo : L’offensive du gouvernement Gnassingbé

L’administration de Faure Essozimna Gnassingbé lance une vaste offensive législative pour arrimer l’appareil d’État aux exigences économiques modernes et aux urgences sociales du pays. L’exécutif togolais déploie une nouvelle série de réformes visant à transformer une bureaucratie souvent perçue comme lourde en un outil de gouvernance pragmatique, inclusif et sécurisant pour les citoyens.

Assainir l’économie et optimiser la justice

Le gouvernement redessine d’abord les contours de son architecture financière et juridique. Lors du Conseil des ministres du 7 septembre 2026, l’exécutif a validé un durcissement de la réglementation du secteur bancaire. Cette refonte vise notamment à consolider la sécurité des transactions et à assainir l’environnement des affaires afin de renforcer la confiance des investisseurs.

Parallèlement, le système judiciaire fait l’objet d’un toilettage structurel. La révision du statut des commissaires de justice illustre une démarche stratégique destinée à accélérer l’exécution des décisions, à fluidifier les procédures et à restaurer la crédibilité des institutions judiciaires auprès des justiciables.

Un virage vers l’inclusion et la sécurité sanitaire

Au-delà des chantiers économiques, Lomé active également un bouclier social renforcé. Les décideurs actent de nouvelles garanties juridiques pour protéger les personnes en situation de handicap, marquant ainsi une volonté politique d’intégrer les populations vulnérables au cœur de la dynamique de développement national.

Sur le front de la santé publique, l’État resserre par ailleurs son contrôle sur la circulation des produits médicaux. La nouvelle politique de régulation pharmaceutique cible la prolifération des traitements non conformes et vise à sécuriser l’accès aux soins.

À travers ce panel de décisions, la présidence impose un rythme soutenu pour démontrer la capacité de l’État à déployer une action publique agile, résolument orientée vers l’efficacité et la protection des citoyens.

Togo : Kombaté Mansalia officiellement installé à la tête du canton de Bagou

Le canton de Bagou, dans la préfecture de Tandjouaré, compte désormais officiellement sur une nouvelle autorité traditionnelle. Le gouverneur de la région des Savanes, Affoh Atcha-Dédji, a remis ce lundi 7 septembre 2026 le décret de reconnaissance à Sa Majesté Kombaté Mansalia, consacrant ainsi son accession à la tête du canton.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes
Une reconnaissance qui officialise son autorité

La cérémonie d’installation a rassemblé les représentants de l’administration, les responsables politiques, les forces de défense et de sécurité, les autorités traditionnelles ainsi que les populations de Bagou.

À travers la remise du décret, l’État formalise la reconnaissance de Kombaté Mansalia comme chef de canton, dans le respect des dispositions qui encadrent l’organisation de l’autorité traditionnelle au Togo.

Cette étape ouvre désormais une nouvelle séquence pour le canton, appelé à s’appuyer sur son chef pour renforcer le dialogue communautaire et accompagner les initiatives en faveur du développement local.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes
Le gouverneur fixe les priorités

Affoh Atcha-Dédji a félicité le nouveau chef de canton tout en lui rappelant l’importance de la charge qu’il assume désormais. Il l’a appelé à exercer son autorité avec discernement, disponibilité et impartialité, en plaçant l’intérêt collectif au cœur de ses décisions.

Le gouverneur a surtout mis l’accent sur la contribution des chefs traditionnels à la stabilité des communautés. Dans les Savanes, où la question de la paix et de la sécurité reste particulièrement suivie, il a encouragé le nouveau responsable à favoriser la concertation et à prévenir les tensions par le dialogue.

Il a également demandé aux habitants de Bagou d’accompagner leur chef ainsi que les autorités administratives dans les actions destinées à préserver la confiance, la solidarité et la cohésion au sein de la communauté.

Gouvernorat Région des Savanes
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Kombaté Mansalia mise sur l’unité

Prenant la parole après la remise du décret, Kombaté Mansalia a salué les autorités nationales et toutes les personnes ayant contribué à l’aboutissement de son processus de reconnaissance.

Le nouveau chef de canton s’est engagé à exercer sa mission avec équité, disponibilité et sens du service. Il a aussi appelé les filles et fils de Bagou à dépasser les clivages et à privilégier l’unité, la fraternité et l’entraide.

Pour lui, cette mobilisation collective doit permettre au canton de consolider son vivre-ensemble et de créer de meilleures conditions pour son développement.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes
Un enseignant appelé à une nouvelle responsabilité

Né en 1968, Kombaté Mansalia est enseignant de profession. Il entame désormais une nouvelle étape de son parcours à la tête du canton de Bagou, avec pour défi de transformer la reconnaissance officielle de son autorité en un levier de cohésion et de progrès pour l’ensemble de la communauté.