Togo Digital Awards 2023 : la fête du numérique togolais

Samedi 23 février à Lomé, le numérique togolais était à l’honneur. Pour la troisième année consécutive, Togo Digital Awards a récompensé les acteurs de l’écosystème numérique du pays qui se sont distingués par leur créativité, leur innovation et leur excellence. 21 lauréats ont été primés dans sept (7) catégories, et quatre ont reçu des prix spéciaux. Cet événement, lancé il y a trois ans, a pour mission de célébrer les talents dans le numérique au Togo et de les encourager à aller plus loin.

 Un événement innovant et généreux dans le Togo Digital Awards 2023 

En effet, l’événement consacré à l’innovation, Togo Digital Awards a marqué le coup lors de sa troisième édition. Du décor de l’événement aux prix décernés aux lauréats, les Awards 2023 du numérique ont fait un bon qualitatif. Un (1) million de FCFA d’accompagnement et un voyage d’immersion dans un écosystème africain pour chaque premier des sept catégories ; 500 mille FCFA de bon d’accompagnement pour chaque deuxième et 250 mille FCFA pour chaque troisième. Les lauréats ont ainsi reçu des récompenses à la hauteur de leurs efforts et de leurs ambitions.L’événement consacré à l'innovation, Togo Digital Awards a marqué le coup lors de sa troisième édition en décernant des prix hors du commun

 

Les lauréats du Togo Digital Awards 2023 

Dans la catégorie “Meilleure initiative de transformation digitale”, le projet “Microfinance pro” porté par Lionel Aluka a remporté le premier prix. Dans la catégorie “Projets et stratégies”, le premier prix a été décerné à “Miatou Togo”, porté par Franck Ata Akouété.

Par ailleurs, le programme “Garde Pharma” de Fabrice Adotè Tossou a remporté le premier prix de la catégorie “Meilleure innovation digitale”. Dans la catégorie “Travaux académiques”, le “Projet de la réussite scolaire” de Yaovi Francis Sogbédji a remporté le premier prix.

Le projet “Rose company one goal one vision” de Rose Akou Tsébi a également remporté le premier prix de la catégorie “Women in Tech”. Dans la catégorie “Créateurs de contenus”, “Moena Garden” de Carine Tété-Bénissan a reçu le premier prix . Enfin, le “Dr Patrick Bagny” a remporté le premier prix coup de cœur pour “La pédiatrie dans la bonne humeur”.

L’événement consacré à l'innovation, Togo Digital Awards a marqué le coup lors de sa troisième édition en décernant des prix hors du communLes autres lauréats

Dans chaque catégorie, trois projets ont été primés. Ainsi, dans la catégorie “Meilleure initiative de transformation digitale”, le projet “Tagincard” de Jean-Martin Messan a remporté la deuxième place, tandis que le projet “Esugu” de Paul M’Ponada Kabaté a pris la troisième place. Dans la catégorie “Projets et stratégies”, le projet “Thesymo” de Robert Djabaku a remporté la deuxième place, tandis que le projet “Miabé Marché” de Benoît Amédéka a pris la troisième place. Le projet “Miabé Campus” de Parfait Kokou Toké a remporté la deuxième place dans la catégorie “Meilleures innovations digitales”, tandis que le projet “Rôbalôtô” d’Aymane Gbadamassi a pris la troisième place.

Vers une référence numérique

En 2021, le ministère de l’Economie numérique exprimait le souhait de voir les Togo Digital Awards (TDA) devenir une référence non seulement au Togo, mais aussi dans la sous-région et dans le monde. La Directrice de l’Agence Togo Digital, qui avait relayé ce message aux organisateurs, a estimé lors de cette troisième édition que l’événement se rapproche de cet objectif année après année.

Félicitations et vision pour l’avenir

Lors de l’édition 2023, la ministre de l’Economie numérique, Cina Lawson, a félicité les organisateurs pour le chemin parcouru. Elle a souligné que la transformation digitale doit viser l’inclusion des citoyens dans l’économie et la société. Pour atteindre cet objectif, elle a insisté sur l’importance de la connectivité, un levier essentiel de l’innovation et donc de la transformation digitale du pays.

Annonce d’un nouveau projet

La tribune des Togo Digital Awards a également été le théâtre de l’annonce d’un autre projet en faveur de l’écosystème numérique : le ‘228 Code Challenge’. Ce concours vise à récompenser les meilleurs codeurs du pays, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour l’avenir du numérique au Togo.

Prix spéciaux

Quatre acteurs ont reçu des prix spéciaux. L’Office togolais des recettes (OTR) a reçu le prix du meilleur service digitalisé du pays. Jean-Pierre Azanlédji a reçu le titre  “Grand acteur du Digital” pour 2023. Netis Togo a reçu le prix d’honneur de l’édition et Gozem Togo a reçu le prix spécial du comité d’organisation.

 

BIOFACH 2024 : le Togo fait sensation avec ses produits bio

Du 13 au 16 février 2024, Nuremberg en Allemagne a accueilli le Salon des produits biologiques au monde, BIOFACH 2024. Plus de 3 000 exposants et 50 000 visiteurs venus de 130 pays ont participé à cet événement de référence pour le secteur bio.

Parmi eux, une délégation du Togo, composée de représentants des ministères et institutions partenaires, ainsi que de producteurs et exportateurs de produits agricoles biologiques. Ce salon a été une opportunité unique pour les acteurs togolais de se faire connaître et de développer leurs affaires sur le marché bio européen.

Un soutien technique et financier du ProComp et de la GIZ

Le programme de promotion de la compétitivité du secteur privé au Togo (ProComp), financé par le ministère fédéral de la coopération allemande (BMZ) à travers la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), a rendu possible la participation togolaise. Ce programme, qui a démarré en juillet 2022 pour une durée de trois ans, a pour objectif de contribuer à l’amélioration de la compétitivité du secteur privé au Togo.

Pour cela, il accompagne les acteurs (transformateurs et exportateurs) des différentes filières biologiques pour améliorer leur visibilité sur les marchés internationaux, et permet aux structures étatiques de s’inspirer des bonnes pratiques en matière d’organisation et de participation aux événements commerciaux.

Une délégation du Togo, composée de représentants des ministères et institutions partenaires, a participe au salon mondial BIOFACH 2024Un stand pays attractif et convivial au salon mondial BIOFACH 2024

Sur le stand du Togo, la diversité et la qualité des produits biologiques togolais ont attiré l’attention des visiteurs et des acheteurs potentiels. Miel, soja, sésame, moringa, beurre de karité, café… Les exposants togolais ont présenté leurs produits sur les supports dédiés à chaque entreprise et à son effigie.

Ils ont également animé le stand selon un planning établi, en alternant entre l’accueil des visiteurs, les prospections et les rendez-vous pris. Le stand du Togo a été décoré avec les couleurs nationales, ce qui a renforcé son identité et sa visibilité.

Un appui de la diaspora et de l’ambassade du Togo

La délégation togolaise a pu compter sur l’appui de la diaspora togolaise vivant à Nuremberg, ainsi que sur la présence d’un représentant de l’ambassade du Togo à Berlin et du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE).

Par ailleurs, ces derniers ont apporté leur soutien en termes d’interprétariat et de conseils stratégiques pour favoriser la pénétration des produits togolais sur le marché allemand et européen. Ils ont également permis aux compatriotes et aux frères africains de partager un moment de fraternité et de convivialité avec les participants venus de Lomé.

Des conférences thématiques enrichissantes au salon BIOFACH 2024

En marge du salon, des conférences thématiques ont été animées par des experts de l’agriculture biologique, des officiels de l’Union européenne et des organismes de certification.

En effet, ces conférences ont abordé des sujets d’actualité et d’avenir, tels que les faits, chiffres et perspectives de l’agriculture biologique en Europe centrale et orientale, le marché bio allemand, le rôle des femmes dans les systèmes alimentaires résilients, les impacts de la nouvelle réglementation biologique de l’UE ou encore le secteur de l’emballage et du bio.

Ces conférences ont permis aux exposants togolais de se renseigner sur les exigences et les opportunités du marché bio européen, et de se mettre à la page des dernières tendances et innovations du secteur.

Une délégation du Togo, composée de représentants des ministères et institutions partenaires, a participe au salon mondial BIOFACH 2024 Un bilan positif et des perspectives prometteuses

Le bilan du salon a été très positif pour les exposants togolais, qui ont rempli leurs carnets d’adresses et reçu de nombreuses promesses de partenariats. Ils ont également pu se faire connaître et reconnaître comme des acteurs importants et crédibles du secteur bio.

Ils ont prévu de donner suite à leurs contacts après le salon et d’explorer les possibilités de collaboration avec les opérateurs économiques de tout horizon. Le Togo a ainsi montré qu’il avait beaucoup à offrir au monde en matière de produits biologiques et qu’il pouvait compter sur le soutien du ProComp et de la GIZ pour développer son secteur privé et sa compétitivité.

Le ministère du commerce du Togo prend part à l’OMC

La treizième conférence ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), qui se tient à Abu Dhabi, aux Émirats Arabes Unis du 26 au 29 février 2024, est un événement majeur dans le calendrier du commerce mondial. Parmi les participants, on compte Madame Kayi MIVEDOR-SAMBIANI, Ministre du commerce, de l’artisanat et de la consommation locale, qui y participe par visioconférence.

La Vision de la Directrice Générale de l’OMC pour un Commerce Mondial Équitable

Cette conférence rassemble des ministres, des hauts fonctionnaires, des dirigeants du secteur privé et des représentants de la société civile des 164 pays membres de l’OMC. L’objectif principal de cette rencontre est de discuter des défis et des enjeux liés à la résilience du commerce mondial.

La Directrice Générale de l’OMC, Docteur Ngozi Okonjo-Iwealala, a officiellement lancé la conférence le 26 février 2024, en présence de Docteur Thani bin Ahmed Al Zeyoudi, Ministre d’État des Émirats arabes unis chargé du Commerce extérieur et Président de la CM13.

Docteur Ngozi Okonjo-Iwealala a également souligné l’importance de la résilience du système multilatéral, de l’encouragement de la coopération commerciale et du renforcement de la coopération internationale stratégique. Elle a aussi appelé les ministres à trouver des consensus pour des négociations franches en faveur d’un commerce mondial équitable.

Le Togo à la treizième conférence ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce : Engagement et Perspectives

Par ailleurs, Madame Kayi MIVEDOR-SAMBIANI, dans son intervention, a réitéré l’engagement du Togo à un système commercial multilatéral inclusif, juste et équitable, fondé sur des règles. Elle a souligné que face aux crises et à l’insécurité alimentaire, la délégation togolaise soutiendra la position du groupe des PMA pour la mise à jour de toutes les priorités des PMA à l’OMC.

La conférence a également été marquée par l’adhésion de deux nouveaux pays à l’OMC, les Comores et le Timor-Leste, portant le nombre total de membres à 166. Neuf pays, dont le Togo, ont présenté leurs documents d’acceptation de l’Accord de l’OMC sur les subventions à la pêche, adopté lors de la 12e Conférence ministérielle (CM12), tenue en juillet 2022 à Genève, en Suisse.

COAFR-CEDEAO renforcent leur partenariat

Ce mardi, la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a reçu une délégation du Conseil du Groupe de travail UE-Afrique (COAFR), dans le cadre d’un dialogue visant à consolider la collaboration de longue date entre les deux organisations régionales. La réunion a permis d’échanger sur les objectifs régionaux communs de paix, de sécurité et de développement durable ainsi que sur les résultats du récent sommet de la CEDEAO.

COAFR et CEDEAO renforcent leur partenariat pour la stabilité et le développement en Afrique de l’Ouest ce mardi à Abuja

Accueil de la délégation du COAFR par la CEDEAO

La vice-présidente de la Commission de la CEDEAO, SE Mme Damtien L. Tchintchibidja, a salué la visite de la délégation du COAFR, présidée par SE Yamina GUEFRI, et a réaffirmé l’importance stratégique du partenariat entre l’Union européenne et la CEDEAO. Elle a déclaré que la CEDEAO était heureuse de recevoir la délégation du COAFR afin de renforcer leurs coopérations, qui reposent sur des valeurs et des principes communs de développement durable et de cohésion régionale.

La vice-présidente a affirmé que les deux institutions partagent la même vision d’une Afrique de l’Ouest pacifique, sûre et prospère, et qu’elles œuvrent ensemble pour la réaliser.

COAFR et CEDEAO renforcent leur partenariat pour la stabilité et le développement en Afrique de l’Ouest ce mardi à Abuja

Remerciements et perspectives du COAFR

Par ailleurs, la présidente du COAFR a remercié la Commission de la CEDEAO pour son hospitalité et son engagement, et a souligné l’intérêt du dialogue pour aborder les questions régionales clés et les défis communs. Elle a déclaré que le COAFR était reconnaissant de l’opportunité qui lui est donnée de discuter avec la CEDEAO des priorités et des actions à mener pour renforcer la démocratie, la bonne gouvernance et le développement économique en Afrique de l’Ouest.

Pour finir, elle a souligné que le COAFR est également attentif aux progrès et aux initiatives qu’ont réalisés les chefs d’État et de gouvernement à la suite du sommet extraordinaire, notamment pour faire face aux crises sécuritaires et humanitaires dans les pays de l’AES et en Guinée.

Appel à la mobilisation pour la prospérité de la région

En somme, la réunion a été l’occasion de réitérer l’appel à la mobilisation des États membres et des partenaires internationaux pour soutenir la voie de la prospérité de la région, qui passe par la promotion de la démocratie, de la gouvernance, de la responsabilité et de la transparence.

La réunion a aussi témoigné du renforcement du partenariat entre le COAFR et la Commission de la CEDEAO, qui constitue un pilier essentiel pour la promotion de la sécurité, de la paix et de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest.

Traité sur les ressources phytogénétiques: les acteurs se rencontre

Depuis lundi 26 février, l’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA) organise une rencontre avec les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre du traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (RPGAA). 

Il s’agit d’un traité qui vise à préserver et à valoriser les ressources des plantes cultivées, essentielles pour la sécurité alimentaire et le développement durable. La rencontre, qui se tient en collaboration avec le secrétariat du traité, a pour objectif de renforcer les capacités des participants sur l’utilisation des ressources phytogénétiques, de réviser collectivement les différents projets liés au traité, et de discuter des modalités de partage des avantages et des procédures institutionnelles à respecter. 

Le traité repose en effet sur un système multilatéral qui garantit l’accès aux ressources phytogénétiques et le partage équitable des bénéfices découlant de leur utilisation. “Les ressources phytogénétiques, c’est tout ce qui concerne les plantes cultivées qui servent à l’alimentation et à l’agriculture.

 Au Togo, par exemple, on a les céréales comme le riz, le maïs, le brûlé à la graine, l’arachide, le niébé, le voandzou, et aussi les racines de tubercules”, a déclaré Koffi Kombaté, responsable de recherche à l’ITRA. 

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du traité international sur les ressources phytogénétiques, signé en 2001 et entré en vigueur en 2004, auquel le Togo a adhéré en 2005. 

Le traité compte actuellement 147 pays membres et couvre 64 cultures et fourrages. Il constitue un instrument juridique novateur pour la conservation et l’utilisation durable des ressources phytogénétiques, ainsi que pour la promotion de la souveraineté alimentaire et de la coopération internationale.

Un vent de liberté souffle sur le cinéma francophone

Elles sont trois, elles sont femmes et francophones. Ces femmes ont conquis les Césars, les plus prestigieuses récompenses du cinéma français. Elles ont fait entendre leur voix, leur regard, leur talent. Elles ont brisé le plafond de verre qui les confinait dans l’ombre. Ces réalisatrices ont ouvert la voie à d’autres, venues d’horizons divers, qui ont illuminé la Berlinale, le deuxième festival du monde. Elles ont porté haut les couleurs de la Francophonie, cette communauté de langue et de culture qui rassemble 88 États et gouvernements.

Des réalisatrices francophones ont conquis les Césars, les plus prestigieuses récompenses du cinéma français

Le triomphe des réalisatrices francophones aux Césars

Elles s’appellent Justine Triet, Mona Chakri, Kaouther Ben Hania. Ces femmes sont françaises, québécoises, tunisiennes. Elles ont réalisé des films remarquables qui ont séduit les professionnels et le public. Par conséquent, elles ont reçu trois des prix majeurs, marquant ainsi une avancée significative pour la représentation des femmes dans le cinéma.

En effet, Justine Triet, une réalisatrice française, a remporté six trophées pour son film Anatomie d’une chute, dont le meilleur film, la meilleure réalisation et le meilleur scénario. Le meilleur film étranger a été attribué à Simple comme Sylvain, réalisé par la québécoise Mona Chakri. Enfin, le documentaire Les filles d’Olfa de la tunisienne Kaouther Ben Hania a reçu le titre de meilleur documentaire.

La Berlinale : un festival de diversité culturelle

La Berlinale, l’un des festivals de cinéma les plus prestigieux au monde, a également célébré la diversité culturelle. L’Ours d’Or a été décerné à Dahomey, un documentaire de la franco-sénégalaise Mati Diop, qui traite de la restitution des biens culturels béninois accaparés pendant la colonisation. Quatre autres films issus d’États membres ou observateurs de la Francophonie ont aussi reçu des prix, ce qui a mis en lumière le talent de réalisateurs du Vietnam, de Madagascar, de la République dominicaine et du Costa Rica.

La Francophonie, un espace de diversité et de créativité cinématographique

Ces récompenses témoignent de l’évolution positive de l’industrie cinématographique en matière de diversité et d’égalité. Le public a répondu présent, avec notamment 140 000 spectateurs français pour Les filles d’Olfa, un résultat exceptionnel pour un documentaire. Cette tendance positive est le fruit de nombreuses campagnes en faveur de la diversité, de l’égalité femmes-hommes et d’une meilleure représentativité des jurys.

En somme, ces récents événements cinématographiques démontrent que le cinéma francophone vit une véritable révolution culturelle, célébrant et récompensant la diversité et l’égalité. Il est clair que le public est prêt à embrasser cette diversité, ce qui laisse présager un avenir prometteur pour le cinéma francophone.

 

Bruxelles: l’OIF au cœur du défi des compétences de demain

Quelles sont les compétences nécessaires pour réussir dans un monde en pleine mutation ? C’est la question qui a réuni plus de 300 experts, décideurs et praticiens au Sommet sur les compétences de l’OCDE, les 21 et 22 février 2024, au Palais des Académies, à Bruxelles. L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) y a participé activement, en apportant sa vision et son expérience.

L’OIF, un acteur engagé pour les compétences de demain

En effet, le sommet, placé sous le thème Compétences de demain : construire des ponts vers de nouvelles opportunités, a permis de faire le point sur les dernières analyses de l’OCDE en matière de compétences pour le futur. Il a également été l’occasion d’échanger sur les bonnes pratiques et les innovations dans les domaines de l’éducation, de la formation, de l’emploi et du développement.

L’ambassadeur Mamadou Bamba Hanne, représentant de l’OIF auprès de l’Union européenne, a dirigé une forte délégation représentant l’OIF. Il était accompagné de Mme Mona Laroussi, directrice de l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF) et de Mme Florence Brillouin, directrice de la Francophonie économique et numérique (DFEN).

Mme Mona Laroussi, une experte de la francophonie au sommet de l’OCDE

Lors de la séance plénière d’ouverture, le 22 février, Mme Mona Laroussi a livré un exposé passionnant sur l’influence des transformations sociétales sur les compétences futures. Elle a par ailleurs plaidé pour une approche holistique et inclusive du système de compétences, qui prenne en compte les besoins et les aspirations des individus, des communautés et des sociétés. Elle a également mis en avant le rôle de la Francophonie, qui œuvre pour la promotion de la diversité culturelle et linguistique, le renforcement de la coopération éducative et le développement des compétences numériques.

Un appel à l’action collective pour repenser le système de compétences

En outre, Le sommet a réuni des personnalités de haut niveau, dont le Premier ministre de la Belgique, M. Alexander De Croo, le secrétaire général de l’OCDE, M. Mathias Cormann et le Commissaire européen à l’emploi et aux droits sociaux, M. Nicolas Schmit. Ils ont souligné l’urgence de se préparer aux défis du futur, dans un contexte de transition numérique et de mutations technologiques, socio-économiques et environnementales accélérées. Ils ont aussi appelé à une action collective et coordonnée impliquant tous les acteurs concernés pour repenser et adapter le système de compétences.

Les « Young Leaders » veulent faire de l’excellence le nouveau trait d’union entre la France et le continent africain

Du 26 février au 1er mars, la nouvelle promotion du programme phare « Young Leaders » de la French-African Foundation se réunira dans la capitale rwandaise. Placé cette année sous le double patronage du président rwandais Paul Kagame et de son homologue français Emmanuel Macron, ce programme devenu incontournable rassemble depuis 2019 la nouvelle génération de décideurs français et africains.

 

Trente jeunes talents africains et français, sélectionnés parmi plus de 5000 candidatures, ambitionnent de porter le renouvellement du partenariat franco-africain à Kigali du 26 février au 1er mars. Leur passion ? Faire connaître les énergies positives qui sont déjà leur réalité entre la France etl’Afrique, eux qui travaillent à construire l’avenir de leurs pays à travers leurs métiers et leurs entreprises au quotidien.

Leur mission ? Placer l’excellence au cœur des partenariats franco-africains.

Célébrer les réussites rwandaises et françaises

Lors de leur séjour, ils découvriront le cheminement du Rwanda depuis 1994, qui grâce à une transformation économique rapide est devenu un hub régional en matière d’innovation et de santé et une destination incontournable pour l’écotourisme et les événements internationaux. Ils rencontreront des personnalités majeures des secteurs privés et publics rwandais tels que Francis Gatare, CEO, Rwanda Development Board,
Yvonne Mokolo CEO, Rwandair.. Ils échangeront également avec les acteurs du nouveau partenariat franco-rwandais, comme l’Ambassadeur de France auprès du, Rwanda, Antoine Anfré, et David Kamanda, Directeur général de l’IRCAD Africa.

Des représentants régionaux d’entreprises françaises telles que Vivendi et Total, contribuant au dynamisme économique rwandais, échangeront avec les lauréats.

Au-delà des 30 profils, la promotion est placée sous le double haut patronage du Président rwandais, Paul Kagame et du Président français, Emmanuel Macron. Un symbole fort qui correspond parfaitement à ce qu’ils incarnent : une nouvelle page de l’histoire franco-africaine.

Manifeste pour faire de l’excellence le coeur des partenariats franco-africains

Le chef de l’Etat, Paul Kagame recevra les Young Leaders pour un échange privilégié. A cette occasion, la promotion lui présentera son manifeste: un plaidoyer où les Young

Leaders unissent leurs voix pour appeler à un partenariat renouvelé entre la France et les nations africaines. Un partenariat basé sur un nouveau paradigme : une coopération d’excellence, apportant le meilleur de la France à l’Afrique et le meilleur de l’Afrique à la France, célébrant les réussites, promouvant le commerce et les investissements, et construisant un récit tourné vers l’avenir de l’entrepreneuriat, de la croissance et des opportunités mutuellement bénéfiques.

La semaine à Kigali constitue le deuxième temps fort du programme. Durant le mois d’octobre, la promotion a rencontré à Paris des décideurs publics et privés telle que la Secrétaire d’État chargée du Développement et des Partenariats internationaux, Chrysoula Zacharopoulou, ou encore la directrice générale d’Orange, Christel Heydemann.

À propos de la French-African Foundation

Créée en 2019, la French-African Fondation œuvre à la création de générations de leaders engagés en France en Afrique. Chaque année la Fondation lance un appel à candidatures dans tous les pays du continent et en France afin de sélectionner et rapprocher les talents franco-africains.

Elle rassemble aujourd’hui le plus grand réseau de jeunes professionnels français et africains. La French-African Foundation bénéficie du soutien d’acteurs publics et privés: Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, Concerto, Danone, Meridiam, Boston Consulting Group, Rothschild & Co, Rwanda development Board, RwandAir, France Medias Monde.

Le parti de Faure Gnassingbé se mobilise pour les élections

Ce lundi 26 février 2024, le président de la République, Faure Gnassingbé, le fils de la terre de Kara, a donné le coup d’envoi du 2e congrès statutaire de son parti, l’Union pour la République (UNIR, Parti au pouvoir), le rempart de la nation.

Plus de 1500 délégués, venus des cinq régions du pays, ont répondu à son appel pour participer à cette assemblée historique, placée sous le thème : « S’unir davantage pour plus d’engagements au service de la population ».

Ce congrès, qui scelle le destin du pays, avait pour but de faire le bilan des actions du Parti, de réviser les textes fondamentaux et de définir les stratégies pour les élections législatives et régionales du 20 avril 2024, les épreuves du feu.

Ce lundi 26 février 2024, le président de la République, Faure Gnassingbé, a donné le coup d'envoi du 2e congrès statutaire de son parti.
Le président de la République, Faure Gnassingbé,

Le bilan des actions du parti UNIR : les réalisations et les valeurs du mouvement de Faure Gnassingbé

Le président du parti UNIR, qui brigue un quatrième mandat, a profité de cette occasion pour galvaniser ses troupes et leur rappeler les valeurs qui fondent son mouvement, à savoir l’union, la discipline et le travail, les trois piliers de la victoire.

Il a salué la mobilisation et l’engagement sans failles de ses militants et sympathisants, qu’il a comparés à des héros. Il a rappelé les exploits de son parti, qui a œuvré pour l’ouverture, l’inclusion, la concertation et le développement du pays, dans l’unité, la paix et la sécurité, les trois joyaux de la nation.

SEM Faure Gnassingbé a invité les délégués à se souvenir de la genèse du parti UNIR, créé le 14 avril 2012, comme une révolution de la vie politique de notre pays, fondée sur une conviction profonde, celle que notre force vient de notre unité, le ciment de la nation. Il a aussi évoqué le processus de reconstruction nationale qu’il a initié pour apaiser le pays, illustré par les élections de 2007 et de 2010 organisées dans la paix, le fruit de la nation.

Le chef de l’État a également appelé chaque membre du Parti à apporter sa contribution à l’édifice national, en insistant sur le principe de l’inclusion et de l’harmonie sociale, les deux ailes de la nation. Il a affirmé que son parti était à l’écoute des aspirations profondes des Togolais et qu’il œuvrait pour le bien-être de tous, le but de la nation.

La sécurité du pays : les menaces, les réponses et les appels du chef de l’État

En outre, le président de la République a abordé la question de la sécurité du pays, en évoquant les attaques terroristes que le Togo a connu ainsi que les pressions persistantes de groupes armés dans la partie septentrionale du pays, les ennemis de la nation.

Il a exhorté les militants et sympathisants de son parti, ainsi que l’ensemble de la population, à jouer leur rôle pour renforcer davantage la sécurité, qui est le socle du développement d’un pays, le bouclier de la nation.

Par ailleurs, SEM Faure Gnassingbé a demandé aux militants du parti UNIR d’adopter une approche proactive, en cultivant une interaction dynamique avec les forces de défense et de sécurité, partout sur le territoire national, les gardiens de la nation.

La vision pour la vie du parti et la scène politique togolaise : les pistes de réflexion et les vertus du Président du parti UNIR

Ensuite, le chef de l’État a partagé quelques pistes de réflexion avec les délégués sur sa vision pour la vie du parti et ses actions pour la scène politique togolaise, les défis de la nation. Il a plaidé pour l’humilité, la discipline et la solidarité, comme des vertus de la démarche militante et politique, les clés de la nation.

SEM Faure Gnassingbé a également souligné la complexité croissante de la vie, avec la multiplication des crises et la persistance de leurs effets dans toutes les régions du monde, les épreuves de la nation.

Il a reconnu que son parti n’était pas infaillible et que ses succès restaient perfectibles, les leçons de la nation. Il a invité les militants et les membres de son parti à renforcer la discipline dans leurs rangs, à tous les niveaux de l’organisation du parti, les devoirs de la nation.

Ce lundi 26 février 2024, le président de la République, Faure Gnassingbé, a donné le coup d'envoi du 2e congrès statutaire de son parti.

Les élections législatives et régionales de 2024 : les enjeux, les stratégies et les candidats du Parti au pouvoir

Sur les prochaines élections au Togo, le président fondateur d’UNIR a invité les délégués de son parti à prendre conscience des enjeux de ces scrutins et à créer les conditions pour une victoire écrasante du parti, le rêve de la nation. Il a demandé aux militants de conjuguer le verbe unir, en restant unis et solidaires à l’échelle de leurs circonscriptions électorales respectives, au serment de la nation.

Enfin, le Congrès s’est achevé avec l’investiture des candidats du parti pour les élections législatives et régionales, les champions de la nation.

 

Le Togo partage son expérience du volontariat avec le Bénin

Le Togo est un pays leader en matière de volontariat. Il a créé en 2011 l’Agence nationale du volontariat au Togo (ANVT), qui coordonne le programme national de volontariat, mobilisant des milliers de jeunes pour le développement du pays. Le Togo a également adopté en 2018 une loi spécifique sur le volontariat, qui définit le cadre juridique et institutionnel de cette activité.

Le Togo a su mobiliser des milliers de jeunes dans le but de favoriser le développement du pays

Pour partager son expérience avec le Bénin, le Togo a accueilli du 19 au 23 février 2023 une émissaire de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) du Bénin, chargée du volontariat. Il s’agit de Colombe Doyigbé, directrice des ressources humaines de l’ANPE, qui a effectué une mission d’immersion au sein de l’ANVT pour s’inspirer de ses bonnes pratiques et développer les compétences nécessaires à la mise en œuvre d’un programme innovant de volontariat au Bénin.

L’ANPE Bénin, qui est le guichet unique de promotion de l’emploi dans le pays, a reçu comme mission d’accompagner et de promouvoir des programmes innovants de volontariat de développement national et d’assurer la participation des demandeurs d’emploi aux programmes internationaux de volontariat. Le Bénin veut ainsi valoriser le potentiel des jeunes, favoriser leur insertion professionnelle et sociale et contribuer au développement du pays.

Les deux pays renforcent leur collaboration dans le domaine du volontariat

Au cours de sa mission, Colombe Doyigbé a travaillé avec les différentes directions de l’ANVT pour comprendre le fonctionnement de l’agence et les activités menées.  Elle a échangé avec un responsable d’une structure d’accueil et un volontaire pour apprécier l’intérêt et l’impact du volontariat sur le terrain. La directrice des ressources humaines de l’ANPE  a également visité le centre régional de volontariat de Lomé, pour appréhender la déconcentration de la gestion d’un programme de volontariat. Elle a enfin discuté avec le responsable de l’audit interne pour comprendre le processus d’élaboration de la loi sur le volontariat.

Colombe Doyigbé s’est dite très impressionnée par le parcours du Togo dans le domaine du volontariat et par la solidarité et la disponibilité des collègues de l’ANVT. Elle a affirmé avoir trouvé le contenu nécessaire pour mettre en œuvre un programme innovant de volontariat au Bénin, qu’elle a baptisé PIV. Elle a remercié son directeur général, le directeur général de l’ANVT, le directeur des opérations, ainsi que les partenaires de France Volontaires, pour leur soutien et leur accompagnement.

Le Togo a ainsi montré sa générosité et sa coopération en matière de volontariat, qui est un levier de développement qui permet de mobiliser les jeunes, de renforcer leurs compétences et de les impliquer dans la construction de leur pays.