Tsévié, 3 août 2026 — Longtemps perçue comme une relation marquée par la méfiance, l’interaction entre l’administration fiscale et les contribuables est appelée à évoluer. À Tsévié, les autorités togolaises ont lancé, ce lundi 3 août 2026, une vaste campagne de sensibilisation qui privilégie l’information et le dialogue pour améliorer le civisme fiscal et renforcer la mobilisation des recettes publiques.
En ouvrant les travaux, le préfet de Zio, Mawouna Gadewa, a donné le ton : il ne s’agit plus seulement de rappeler l’obligation de payer l’impôt, mais aussi d’expliquer aux citoyens leurs droits, les règles de conformité fiscale et les mécanismes qui encadrent leurs relations avec l’administration.
Remettre la confiance et le dialogue au cœur de la collecte fiscale
Cette campagne intervient dans un contexte où le gouvernement poursuit ses réformes destinées à accroître les ressources internes afin de financer son développement. L’enjeu dépasse la banale augmentation des recettes : il consiste également à instaurer une culture de transparence susceptible de réduire les incompréhensions entre les services fiscaux et les usagers.
Les échanges prévus lors de cette campagne portent notamment sur les obligations déclaratives, les procédures de conformité volontaire, les garanties offertes aux contribuables ainsi que les recours possibles en cas de différend avec l’administration.
Ainsi, les autorités transforment une relation longtemps perçue comme coercitive en un véritable partenariat fondé sur la connaissance des règles et le respect mutuel.
L’impôt présenté comme un levier direct de développement et d’infrastructures
Lors de son intervention, le préfet a rappelé que les recettes fiscales demeurent le principal moteur du financement des politiques publiques. Elles permettent à l’État d’investir dans les infrastructures routières, les établissements scolaires, les structures sanitaires, l’accès à l’eau potable ainsi que les projets de développement local. Par conséquent, les autorités affirment que renforcer le civisme fiscal revient à consolider les capacités de l’État à répondre aux besoins des populations.
Une pédagogie axée sur les droits et les garanties du contribuable
La campagne met également l’accent sur les droits des contribuables. À cet effet, les participants doivent connaître et défendre les garanties dont ils bénéficient : accès à une information fiable, accueil de qualité, procédures transparentes et voies de recours prévues par la réglementation.
En retour, les services fiscaux exigent des contribuables le respect des échéances déclaratives et des obligations fixées par la législation.
Une administration fiscale plus proche du citoyen : Convaincre avant de contraindre
En clôturant son allocution, Mawouna Gadewa a invité les participants à faire de cette campagne un espace d’écoute et de dialogue, capable de dissiper les malentendus et d’améliorer durablement les relations entre l’administration fiscale et les citoyens.
À travers cette initiative, les autorités togolaises affichent une nouvelle approche : convaincre avant de contraindre, en faisant de la pédagogie fiscale un outil stratégique pour élargir la base des contribuables, renforcer les recettes nationales et accompagner le développement du pays.
LOMÉ, 29 juillet 2026 — Un marché public commence rarement par un chantier. Il commence sur le papier, parfois des mois avant que le premier engin n’entre en action. Un besoin mal défini, une procédure mal planifiée ou un contrôle tardif peuvent suffire à ralentir toute une chaîne. À l’inverse, une commande correctement préparée peut déclencher une succession d’effets : une entreprise obtient un contrat, recrute ou paie ses salariés, achète des fournitures et remet de l’argent dans l’économie.
C’est cette mécanique, souvent invisible pour le citoyen, que l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) cherche à examiner à la loupe.
Depuis mardi 28 juillet, à Lomé, le régulateur passe au crible l’exécution des marchés publics du premier semestre 2026. Pendant quatre jours, jusqu’au vendredi 31 juillet, responsables de la commande publique, contrôleurs, représentants du secteur privé et de la société civile sont réunis autour d’une même interrogation : les dépenses publiques produisent-elles réellement les effets attendus ?
Le marché public, premier maillon d’une chaîne économique
Dans l’imaginaire collectif, la commande publique renvoie souvent à des appels d’offres, des dossiers administratifs et des procédures parfois complexes. Pourtant, derrière ces documents se trouve une réalité économique beaucoup plus large.
Lorsqu’une administration attribue un marché à une entreprise, elle ne fait pas que procéder à une dépense. Elle peut déclencher une chaîne d’activités qui touche les fournisseurs, les salariés, les prestataires et, plus largement, le tissu économique.
C’est précisément cette dimension que le Directeur général par intérim de l’ARCOP, Aftar Touré Morou, a placée au cœur de son intervention à l’ouverture des travaux. Pour lui, la première condition d’une commande publique efficace réside dans la planification. Autrement dit, l’efficacité d’une dépense peut se jouer avant même que l’argent ne soit engagé.
« Celui qui ne planifie pas planifie sa chute » : l’ARCOP rappelle l’importance capitale du Plan de Passation des Marchés
Le Plan de Passation des Marchés (PPM) occupe donc une place centrale dans cette revue. Cet instrument permet aux autorités contractantes de programmer leurs acquisitions et de structurer leurs procédures. Mais pour l’ARCOP, il représente davantage qu’un document administratif.
Il constitue le point de départ qui doit permettre de transformer les prévisions budgétaires en réalisations concrètes. Aftar Touré Morou a résumé cette exigence à travers un adage : « Dans la vision du gestionnaire, celui qui ne planifie pas planifie sa chute. »
La formule peut sembler imagée. Elle renvoie pourtant à une difficulté très concrète : un budget disponible ne garantit pas automatiquement une dépense efficace.
Entre l’inscription d’une dépense et sa réalisation, plusieurs étapes doivent fonctionner correctement. La programmation, l’appel à la concurrence, l’attribution, le contrôle, l’exécution puis le paiement constituent autant de maillons dont la défaillance peut ralentir l’ensemble du système.
Quand une mauvaise spécification devient un problème public
L’autre enseignement de la rencontre est peut-être encore plus important : une erreur dans un marché public ne reste pas toujours confinée à un dossier administratif. Le responsable de l’ARCOP a insisté sur la dimension humaine de la commande publique.
Il a notamment évoqué le cas de manuels scolaires mal conçus, susceptibles selon lui de compromettre l’avenir d’une génération. Il a également cité les erreurs de spécifications techniques dans les infrastructures sanitaires, qui peuvent avoir des conséquences dramatiques. La commande publique n’achète donc pas seulement des biens et des services. Elle contribue à déterminer la qualité de ce que l’État met à la disposition des citoyens.
Une école mal équipée, un ouvrage inadapté ou un matériel sanitaire répondant mal aux besoins ne constituent pas uniquement des erreurs techniques. Ils peuvent également représenter une mauvaise utilisation des ressources collectives. C’est cette responsabilité que la revue entend remettre au centre du processus.
Autre point soulevé à l’ouverture : la célérité des procédures d’appel à la concurrence. Une procédure qui s’éternise peut retarder l’exécution d’un projet, repousser le paiement d’une entreprise et ralentir, par ricochet, l’activité économique.
À l’inverse, une exécution budgétaire fluide permet aux entreprises de recevoir les paiements attendus, de rémunérer leurs salariés et de poursuivre leurs propres activités. Le calendrier administratif peut donc avoir des conséquences économiques très concrètes.
Dans cette logique, accélérer les procédures ne signifie pas abandonner les contrôles. Il s’agit plutôt de rechercher un équilibre entre célérité, conformité et efficacité.Le véritable défi est là : faire en sorte que le contrôle protège la dépense publique sans devenir lui-même un facteur de blocage.
Les audits de 2024 reviennent sur la table
La revue du premier semestre 2026 ne regarde pas uniquement l’avenir. Les participants ont également été confrontés aux enseignements des audits des marchés publics passés en 2024. Les conclusions ont été présentées par Charif Afoh Tchaouta, Directeur des statistiques, de la documentation et du suivi-évaluation à l’ARCOP.
Cette séquence permet au régulateur de confronter les pratiques observées aux exigences du système et d’identifier les points qui nécessitent encore des corrections. La logique est celle d’un système qui doit apprendre de ses propres insuffisances. La formation constitue justement un autre volet de cette démarche.
L’ARCOP a présenté sa plateforme de formation en ligne « e-format », destinée à renforcer les compétences des acteurs de la commande publique. L’objectif est de permettre une formation plus flexible et continue. Cette orientation répond à une réalité simple : les règles de la commande publique sont techniques et leur maîtrise conditionne directement la qualité des procédures.
Plus les acteurs comprennent les exigences, moins les erreurs doivent intervenir tardivement dans le processus. À cette formation s’ajoutent des échanges sur les garanties et documents financiers dans les marchés publics, présentés par Lardja Kombate, Directeur de la réglementation et des affaires juridiques de l’ARCOP.
Le contrôle financier passe également au révélateur
La Direction nationale du contrôle financier (DNCF) a, de son côté, exposé les principales insuffisances observées dans le processus de visa des marchés publics.Cette intervention montre que la revue ne repose pas sur le seul régulateur.
La Direction nationale du contrôle de la commande publique (DNCCP), la DNCF, les autorités contractantes, le secteur privé et la société civile participent à la réflexion. La commande publique devient ainsi une chaîne de responsabilités partagées. Chacun intervient à un niveau différent, mais tous sont concernés par le même objectif : limiter les défaillances et améliorer l’utilisation des ressources publiques.
Vendredi, les chiffres devront parler
Les travaux se poursuivront jusqu’au 31 juillet avec l’examen détaillé des performances de chaque autorité contractante. Cette phase sera déterminante. Il ne s’agira plus seulement de discuter des principes, mais de regarder les résultats de chaque acteur et d’identifier les mesures correctives nécessaires. C’est là que la revue prendra tout son sens. Car l’objectif ultime n’est pas de produire un nouveau diagnostic. Il est de corriger ce qui doit l’être.
Au terme de cette rencontre, l’ambition affichée est claire : faire de la commande publique un véritable levier de croissance au service du citoyen togolais. Cette ambition suppose de dépasser une conception strictement procédurale des marchés publics.
La question centrale n’est plus uniquement de savoir si une procédure a été respectée. Elle consiste également à déterminer si la dépense a permis d’obtenir le résultat attendu, dans les délais, au meilleur niveau de qualité et avec un impact économique réel. C’est là que se joue la véritable valeur de l’argent public.
Lomé : L’ARCOP place l’efficacité et le citoyen au cœur de la commande publique
Un marché bien planifié peut devenir une école correctement équipée, une infrastructure adaptée, un service public amélioré ou une entreprise qui maintient des emplois.
À l’inverse, une mauvaise programmation, une procédure trop lente ou une spécification mal conçue peuvent immobiliser des ressources et retarder les bénéfices attendus par les populations. À Lomé, la revue ouverte par l’ARCOP cherche donc à replacer le citoyen au bout de la chaîne.
Parce qu’au fond, la meilleure commande publique n’est pas celle qui remplit le plus de dossiers. C’est celle qui transforme effectivement l’argent public en services, en infrastructures, en activité économique et en résultats visibles.
L’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) a tranché. À travers son Comité de règlement des différends (CRD), l’organe de régulation a prononcé une suspension de dix ans à l’encontre de Yaovi Kéké, directeur des Affaires administratives et financières (DAAF) du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts. En cause : de graves irrégularités commises lors de la passation d’un marché public. Cette décision remet également en lumière la question des responsabilités hiérarchiques au sein des ministères.
Par la Délibération n° 023-2026/ARCOP/CRD, l’instance de régulation a infligé une lourde sanction disciplinaire à l’encontre de Yaovi Kéké. Il est reproché au DAAF d’avoir enfreint les règles élémentaires du Code des marchés publics à l’occasion de l’acquisition d’un véhicule pour le compte du ministère.
Des manquements graves aux procédures de passation de marché
À l’issue des investigations menées par le Comité de règlement des différends, plusieurs griefs majeurs ont été retenus à l’encontre du responsable financier :
une immixtion illégale dans le processus d’attribution du marché ;
l’établissement d’un faux procès-verbal de réunion de la Commission de contrôle des marchés publics ;
une simulation de mise en concurrence, masquant une procédure de gré à gré au profit du concessionnaire Japan Motors.
Ces manœuvres ont conduit l’ARCOP à exclure le fonctionnaire de toute procédure de commande publique pour une durée de dix ans.
Obéissance hiérarchique : la ligne de défense du DAAF rejetée au regard des textes
Au cours de son audition devant l’instance de régulation, Yaovi Kéké a soutenu avoir agi sous la contrainte, en exécutant les instructions directes de son ministre de tutelle, M. Isaac Tchiakpe.
Toutefois, l’ARCOP s’est appuyée sur les dispositions strictes du Code d’éthique et de déontologie de la commande publique. La réglementation rappelle qu’un agent public demeure responsable de ses actes administratifs et qu’il a l’obligation légale de refuser d’exécuter un ordre manifestement illégal, en saisissant, au besoin, les autorités compétentes. L’argument de l’obéissance hiérarchique n’a donc pas permis de dédouaner le fonctionnaire.
Le silence ministériel face aux sollicitations de l’organe de régulation
L’affaire met également en lumière la situation de l’autorité ministérielle. Sollicité par courrier officiel en mars 2026 afin d’apporter des clarifications sur les affirmations de son collaborateur, le ministre Isaac Tchiakpe n’a pas donné suite à cette demande d’explications de l’organe de régulation.
À ce stade, le ministre ne fait l’objet d’aucune sanction de la part de l’ARCOP. En effet, la compétence disciplinaire de cette autorité administrative s’exerce spécifiquement sur les acteurs opérationnels de la commande publique (membres des cellules, gestionnaires de crédits, DAAF) et ne s’étend pas à la responsabilité politique ou administrative des membres du gouvernement.
Finalement, cette distinction entre responsabilité opérationnelle et responsabilité politique suscite aujourd’hui de vifs débats au sein de l’opinion publique et parmi les observateurs de la gouvernance administrative.
Lomé engage un chantier inédit sur la qualité de la dépense publique. Pendant dix jours, 118 hauts cadres de l’administration vont examiner les politiques budgétaires de dix ministères et institutions afin d’évaluer si les ressources publiques profitent équitablement aux femmes et aux hommes. Derrière cette démarche technique se cache un enjeu économique majeur : améliorer la performance des dépenses de l’État en orientant les financements là où leur impact est le plus important.
Quand la performance budgétaire passe par l’égalité
Les débats qui se sont ouverts ce 20 juillet au Palais des Congrès de Lomé dépassent largement la question de l’égalité entre les sexes. L’objectif affiché est aussi de renforcer l’efficacité économique de l’action publique.
Conduit par le ministère de l’Économie et des Finances, à travers la Direction générale du Budget et des Finances, avec l’appui du Projet de Modernisation et de Renforcement des Capacités de l’Administration pour la Délivrance des Services (PMADS), l’atelier national d’analyse situationnelle genre constitue une nouvelle étape dans la réforme de la gestion des finances publiques au Togo.
Durant dix jours, jusqu’au 31 juillet, les équipes passeront en revue les politiques et programmes de dix ministères et institutions afin de mesurer leurs effets réels sur les populations, en tenant compte des différences entre les femmes et les hommes.
Une meilleure allocation des ressources publiques en ligne de mire
Au-delà des principes, l’exercice vise à répondre à une question fondamentale : les ressources publiques sont-elles orientées vers les besoins réels des citoyens ? Pour y répondre, 118 responsables de programmes, directeurs de la planification, responsables financiers et points focaux genre travailleront à partir de données sectorielles afin d’identifier les écarts existants, d’en analyser les causes et de proposer des réorientations budgétaires. L’ambition est de faire de la Budgétisation Sensible au Genre (BSG) un véritable outil d’aide à la décision plutôt qu’un simple principe inscrit dans les documents de politique publique.
L’efficacité économique au cœur de la réforme
Pour Mme Hoafa Amé Mawusé, Point focal national de la Budgétisation Sensible au Genre, cette démarche doit permettre d’améliorer la qualité des décisions budgétaires. Selon elle, la réalisation de diagnostics fondés sur des données objectives offrira aux décideurs une meilleure visibilité pour répartir les crédits publics, accroître la performance des programmes et optimiser l’utilisation des finances de l’État. Elle estime également que les résultats attendus devront être traduits en mesures concrètes lors des prochains exercices de planification et de préparation du budget.
Les analyses préliminaires mettent en évidence des disparités persistantes dans plusieurs secteurs. L’accès aux services publics demeure inégal selon le sexe, tandis que les femmes restent sous-représentées dans certaines sphères décisionnelles. Ces écarts sont souvent accentués par les différences entre zones urbaines et rurales, par le niveau de pauvreté ou encore par l’âge des bénéficiaires. Les responsables de l’atelier reconnaissent également que l’insuffisance de données statistiques ventilées par sexe limite encore la capacité de l’administration à cibler efficacement les interventions publiques.
Des livrables attendus pour orienter les prochains budgets
Les travaux doivent déboucher sur une série d’outils destinés à guider les futurs arbitrages budgétaires. À l’issue des dix jours, les participants prévoient de produire dix rapports sectoriels, une cartographie des principales insuffisances observées, une liste d’interventions prioritaires intégrant la dimension genre ainsi qu’une feuille de route nationale précisant les responsabilités et le calendrier de mise en œuvre. Ces documents devraient servir de référence lors des prochains cycles de programmation budgétaire.
Fini l’aveuglement budgétaire ! Avec cette démarche inédite, l’État togolais entend dépoussiérer sa gouvernance économique pour placer l’analyse du genre au cœur du réacteur financier. L’ambition est claire : arrêter de financer « à l’aveugle » pour cibler chirurgicalement les besoins réels. Reste l’étape la plus cruciale, celle du passage à l’acte. Si les futurs budgets de l’État reflètent les ambitions de ces dix jours de travaux, Lomé posera les jalons d’un développement économique bien plus percutant, où chaque denier public comptera vraiment.
À Kara, la ferveur des luttes traditionnelles de l’Evala se double cette année d’un élan économique majeur. Profitant de l’affluence exceptionnelle dans la région, le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) déploie une vaste campagne de proximité auprès des populations. Pour l’institution, l’enjeu dépasse désormais le simple octroi de crédits : il s’agit en effet d’accompagner les bénéficiaires vers une véritable autonomie financière.
Chaque année, les luttes de l’Evala rassemblent des milliers de personnes venues de toutes les régions du Togo et de la diaspora. Cette formidable concentration humaine offre ainsi une occasion privilégiée aux institutions publiques de renforcer leur présence auprès des citoyens.
C’est dans ce cadre que le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) a saisi cette opportunité pour déployer, du 11 au 19 juillet 2026, une mission d’envergure dans la région de la Kara. L’objectif n’est pas seulement de faire connaître ses mécanismes de financement, mais surtout d’instaurer un dialogue direct et sans intermédiaire avec les populations sur les solutions d’accompagnement proposées.
Le crédit seul ne suffit plus : priorité à l’accompagnement
Le FNFI défend désormais une approche globale qui va bien au-delà du simple guichet de financement. Sur le terrain, les équipes se mobilisent pour expliquer les différentes opportunités offertes par les dispositifs de finance inclusive, répondre aux interrogations des futurs souscripteurs et les orienter pas à pas dans leurs démarches administratives.
Pour l’institution, un microcrédit ne produit un impact réel que s’il s’accompagne de conseils, d’un suivi régulier et d’un renforcement des compétences des porteurs d’activités. Cette philosophie de la responsabilité guide d’ailleurs l’ensemble de la mission actuellement conduite dans la région.
Par ailleurs, en marge des actions de sensibilisation grand public, le FNFI organise plusieurs sessions de formation intensive destinées aux bénéficiaires de ses programmes. Ces ateliers pratiques se déroulent simultanément dans les préfectures de Bafilo, Bassar, Dankpen, Doufelgou, la Kéran, la Binah et la Kozah.
Les participants y consolident leurs connaissances en gestion financière de base, découvrent les meilleures pratiques entrepreneuriales et échangent sur les stratégies permettant de pérenniser leurs micro-entreprises. À travers cette démarche, le Fonds cherche ainsi activement à sécuriser les projets financés et à réduire le taux d’échec des jeunes pousses locales.
Faire de la finance inclusive un moteur du développement local
Au fil des années, le FNFI a profondément transformé son modèle d’intervention. L’institution refuse désormais d’être perçue comme un simple distributeur de fonds. Elle s’impose aujourd’hui comme un partenaire stratégique du développement économique à la base.
Cette mutation repose en effet sur un principe élémentaire : un financement bien ciblé, adossé à un encadrement technique rigoureux, constitue le meilleur levier pour générer des revenus stables, consolider le tissu commercial local et accélérer l’autonomisation des communautés rurales.
En définitive, en choisissant d’investir les arènes de l’Evala, le FNFI prouve sa volonté de rapprocher l’action publique des réalités du terrain. Cette campagne de proximité illustre la nouvelle trajectoire de la finance inclusive au Togo : l’accès au crédit n’est plus une fin en soi, mais le point de départ d’un parcours d’accompagnement conçu pour libérer le potentiel des entrepreneurs et soutenir une croissance durable au cœur des territoires.
Le Trésor public togolais retourne sur le marché financier régional de l’Afrique de l’Ouest. Lomé vise une levée de 30 milliards de francs CFA (environ 45,7 millions d’euros) à travers une émission simultanée de titres, prévue pour ce vendredi 26 juin 2026.
Lomé maintient son rythme de croisière sur le marché des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). Pour cette nouvelle sortie, l’Agence UMOA-Titres orchestrera une levée de fonds duale. En effet, le Trésor togolais s’appuiera à la fois sur des bons assimilables du Trésor (BAT) — des instruments de court terme — et sur des obligations assimilables du Trésor (OAT) pour ses besoins à moyen et long termes.
Dans le prolongement de sa stratégie de financement, cette opération s’inscrit dans le cadre du financement des infrastructures et de la couverture des besoins de trésorerie de l’État togolais pour l’exercice en cours.
Près de 40 % de l’objectif annuel déjà sécurisé
Pour le Togo, le succès de cette émission constitue une étape supplémentaire vers la réalisation de son plan de financement pluriannuel. Par ailleurs, les autorités financières du pays ont fixé à 463 milliards de FCFA l’objectif de mobilisation pour l’ensemble de l’année 2026.
À mi-parcours, les indicateurs traduisent aussi une trajectoire maîtrisée :
Montant déjà levé : 181,5 milliards de FCFA depuis le 1ᵉʳ janvier 2026 ;
Niveau de réalisation : près de 40 % de la cible annuelle.
Dans un environnement régional marqué par le durcissement des conditions monétaires et la remontée des taux d’intérêt au sein de la zone de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), le Trésor togolais continue néanmoins de bénéficier d’un préjugé favorable auprès des investisseurs institutionnels — banques, compagnies d’assurances et organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) — de la sous-région.
En somme, le verdict de vendredi permettra non seulement d’apprécier le niveau de sursouscription de l’opération, mais aussi de mesurer le coût réel — à travers les taux de rendement exigés — que Lomé devra consentir pour capter cette nouvelle poche de liquidités.
Après l’étape septentrionale de Kara, la ville de Kpalimé accueille la seconde vague du programme national de professionnalisation des finances locales. Pendant cinq jours, cent ordonnateurs et receveurs municipaux des régions méridionales s’initient aux exigences d’un budget « sincère et soutenable ».
Le Togo accélère la cadence de sa réforme de la décentralisation financière. En effet, depuis le lundi 22 juin, la ville de Kpalimé est devenue le centre névralgique de la gouvernance locale togolaise. Cent acteurs clés de l’exécution budgétaire — issus des régions des Plateaux, Maritime et du Grand Lomé — y participent à un séminaire intensif de cinq jours. Par ailleurs, L’enjeu est de transformer la gestion des communes pour en faire de véritables moteurs de développement.
Cette session fait suite à une première phase organisée à Kara pour les régions des Savanes, de la Kara et de la Centrale. Elle traduit également la volonté du gouvernement, sous l’impulsion du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, d’imposer une discipline financière rigoureuse aux collectivités locales, souvent confrontées au défi de l’optimisation de leurs ressources publiques.
Lors de la cérémonie d’ouverture, coprésidée par le préfet de Kloto, Assan Koku Bertin — représentant le gouverneur de la région des Plateaux, le général Dadja Maganawè —, et Apollinaire Elanyo Emegnimo, directeur adjoint du Trésor et de la comptabilité publique, le ton a été donné d’emblée.
En effet, dans un message délivré au nom du ministre de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola, l’accent a été mis sur le changement de paradigme nécessaire au niveau des municipalités :
« La collectivité territoriale constitue l’échelon privilégié d’identification des besoins des populations. Mais cette responsabilité accrue implique des exigences élevées en matière de compétence, de rigueur, de transparence et de redevabilité. »
Ainsi, la performance des élus locaux ne se mesurera plus aux promesses, mais à des indicateurs précis de gestion : le taux de recouvrement des recettes, l’efficience des dépenses, la gestion active de la trésorerie ainsi que le respect strict des délais de reddition des comptes.
Fluidifier les relations entre ordonnateurs et receveurs
L’un des principaux points d’achoppement de la finance locale réside fréquemment dans la dualité — parfois conflictuelle — entre l’ordonnateur, le maire qui décide de la dépense, et le receveur, le comptable public chargé de son exécution. D’ailleurs, l’atelier de Kpalimé vise précisément à clarifier les rôles de chacun afin d’instaurer un contrôle interne efficace et de prévenir les risques d’irrégularités de gestion.
D’ici au 26 juin prochain, les formateurs s’attèleront à transmettre des outils pratiques pour atteindre quatre résultats majeurs :
Sincérité budgétaire : concevoir des budgets réalistes, débarrassés des recettes fictives et alignés sur les priorités locales ;
Maîtrise des procédures : sécuriser la chaîne de la dépense, depuis l’engagement initial jusqu’au paiement final ;
Contrôle des risques : mettre en place des verrous internes pour tarir les pertes de ressources ;
Crédibilité financière : renforcer la confiance des partenaires techniques et financiers envers les municipalités.
À l’heure où le Togo cherche à consolider l’ancrage de sa décentralisation, cette mise à niveau technique rappelle aussi une évidence souvent sous-estimée : la décentralisation politique reste stérile sans une autonomie financière solidement encadrée par la rigueur de l’État central.
Lomé, 19 juin 2026 – Le ministre togolais des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, Robert Dussey, a salué, jeudi 18 juin, la contribution « analytique et visionnaire » de Racheeda Boukezia, représentante résidente du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Invitée d’honneur du Club diplomatique de Lomé, celle-ci y a prononcé une conférence magistrale sur le thème : « De Bretton Woods au XXIᵉ siècle : le FMI face à son histoire ».
Dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques croissantes, une crise énergétique persistante et des défis structurels pour les économies africaines, cette intervention a pris une résonance particulière. Mme Boukezia y a livré une analyse approfondie des réformes institutionnelles nécessaires pour adapter les institutions financières internationales aux réalités du XXIᵉ siècle. Elle a également souligné l’importance d’un nouvel ordre économique mondial fondé sur le partenariat, le respect de la souveraineté des États et le développement durable.
Le FMI et l’Afrique : un dialogue renforcé face aux fragilités macroéconomiques
La conférence de Lomé s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre le FMI et les acteurs africains, notamment les universités et les décideurs politiques. Déjà, en janvier 2026, la représentante résidente du FMI au Togo avait animé une conférence à la Faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG) de l’Université de Lomé, où elle avait dressé un panorama des perspectives économiques mondiales et régionales pour l’année en cours. À cette occasion, elle avait insisté sur la nécessité pour les États africains de mettre en œuvre des politiques économiques prudentes, inclusives et orientées vers le long terme afin de renforcer leur résilience face aux chocs extérieurs.
Cependant, Mme Boukezia n’a pas manqué d’attirer l’attention sur les fragilités macroéconomiques persistantes de certains pays africains. Concernant le Togo, elle a mis en exergue les défis liés à la gestion rigoureuse des finances publiques, à l’exposition aux crises exogènes et à l’urgence d’accélérer les réformes structurelles pour garantir une croissance plus robuste et inclusive.
Robert Dussey : une voix clé pour la souveraineté économique africaine
Figure centrale de la diplomatie togolaise et panafricaine, Robert Dussey reste reconnu pour son plaidoyer constant en faveur du développement autonome de l’Afrique. Son implication au Club diplomatique de Lomé s’inscrit ainsi dans la droite ligne de sa vision : celle d’un partenariat international rééquilibré où les États africains ne subissent plus, mais définissent les règles du jeu économique mondial.
Dans un message publié sur son compte X à l’issue des débats, le chef de la diplomatie togolaise a réaffirmé sa volonté de bâtir une architecture financière mondiale basée sur le respect mutuel. Cette posture politique s’harmonise avec les ambitions de Lomé, dont les récents efforts en matière de consolidation budgétaire ont été salués par les équipes du FMI.
Le Togo, laboratoire des réformes économiques en Afrique de l’Ouest
Souvent cité en exemple pour ses progrès en matière de climat des affaires et de modernisation économique, le Togo demeure confronté à des défis structurels importants. Le FMI a notamment mis en garde contre la vulnérabilité de son modèle économique, encore fortement exposé aux chocs extérieurs, notamment à la hausse des coûts énergétiques et à la dépendance aux importations. Pour Lomé, l’enjeu consiste à préserver la stabilité macroéconomique tout en accélérant les réformes susceptibles de favoriser une croissance davantage portée par le secteur privé.
La conférence de Racheeda Boukezia a également été l’occasion de rappeler que plusieurs économies africaines, dont celle du Togo, pourraient voir leurs perspectives se détériorer à court terme en raison de contraintes macroéconomiques persistantes. Parmi les priorités identifiées figurent l’investissement dans le capital humain, l’amélioration de la gouvernance et la poursuite des réformes structurelles.
De Bretton Woods au XXIᵉ siècle : quel héritage pour l’Afrique ?
Près de 80 ans après la conférence de Bretton Woods, qui avait dessiné les contours du système monétaire de l’après-guerre, le FMI fait aujourd’hui face à un monde multipolaire. Désormais, les économies émergentes réclament une gouvernance plus équitable et des mécanismes de financement adaptés à leurs réalités de terrain.
Mme Boukezia a justement convenu de la nécessité pour l’institution d’évoluer, notamment en accordant un droit de cité plus important aux voix africaines dans les processus décisionnels. Une position qui rejoint celle de nombreux dirigeants du continent, favorables à une réforme en profondeur des institutions de Bretton Woods.
Vers un partenariat gagnant-gagnant fondé sur l’action
La conférence de Lomé a également permis de réaffirmer l’importance du dialogue entre les institutions internationales et les acteurs locaux. Comme l’a souligné Robert Dussey, la construction d’un nouvel ordre économique mondial repose sur :
le respect de la souveraineté des États ;
un partenariat fondé sur l’égalité et la confiance mutuelle ;
des réformes institutionnelles intégrant les spécificités africaines.
Pour le Togo, cette doctrine se traduit déjà par des avancées tangibles : simplification des procédures administratives, digitalisation des services publics et amélioration de l’attractivité du pays auprès des investisseurs. Le gouvernement mise également sur des projets structurants, à l’image de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), pour faire du pays un hub économique régional.
Club diplomatique de Lomé : Vers un nouveau monde économique d’égal à égal
La tribune offerte à Racheeda Boukezia au Club diplomatique de Lomé envoie un signal fort : l’Afrique ne veut plus être un simple récepteur de recommandations, mais un acteur à part entière de la redéfinition des règles économiques mondiales.
Pour Robert Dussey et le Togo, l’enjeu est clair : bâtir un partenariat international plus juste, où chaque État peut développer son potentiel dans le respect de sa souveraineté.
Comme l’a résumé le ministre : « Continuons, ensemble, à construire un nouveau monde économique fondé sur le partenariat, le respect de la souveraineté des États et capable de soutenir durablement leur développement. »
La 35ᵉ assemblée annuelle de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) s’est ouverte le 5 juin 2026 à Riga, en Lettonie. Jusqu’au 7 juin, ce sommet international réunit dirigeants politiques, grands investisseurs et experts financiers mondiaux autour d’un défi majeur : l’innovation des marchés de capitaux face aux mutations économiques mondiales.
Sous le thème officiel de la résilience et de l’intégration des marchés financiers régionaux, les travaux de cette édition en Europe du Nord ont mis en avant un modèle venu d’Afrique de l’Ouest : celui de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM).
Le modèle ouest‑africain face aux pays baltes
Mandaté pour exposer le modèle ouest‑africain du marché financier auprès des pays baltes (Estonie, Lituanie, Lettonie) , Edoh Kossi Amenounve, directeur général de la BRVM, a présenté, devant un auditoire de banquiers centraux et de ministres européens, les piliers institutionnels et techniques qui ont permis de bâtir un marché financier unifié et performant à travers les huit États membres de l’UEMOA.
Les quatre clés du succès selon lui :
Monnaie commune : stabilité monétaire qui sécurise les investissements transfrontaliers.
Banque centrale unique : la BCEAO, garante de la cohérence des politiques monétaires.
Cadre juridique harmonisé : application rigoureuse du droit des affaires OHADA, offrant une sécurité juridique standardisée.
Technologie d’interconnexion : système de cotation électronique reliant nativement les huit économies de l’Union.
Cette présentation a permis, par ailleurs, de rapprocher l’expérience africaine de celle d’autres pays dans une dynamique d’intégration régionale.
Cap sur 2030 : l’ambition internationale et le dialogue Nord-Sud
Avec le cap fixé sur 2030, la BRVM s’apprête à franchir un nouveau palier stratégique. L’institution mise désormais sur l’intelligence artificielle pour moderniser ses processus de marché et accroître son efficacité, tout en s’engageant résolument dans la finance durable via le développement des obligations vertes et sociales. Cette double orientation, à la fois technologique et écoresponsable, traduit une ambition claire : aligner la BRVM sur les plus hauts standards internationaux et consolider son rôle de moteur de l’intégration économique africaine.
Cette stature internationale s’est d’ailleurs concrétisée en marge des panels officiels. Edoh Kossi Amenounve s’est entretenu avec Kristupas Vaitiekūnas, le ministre des Finances de Lituanie, afin de jeter les bases d’une future coopération entre le marché financier ouest‑africain et les économies de la mer Baltique. Au‑delà des seuls échanges techniques, cette rencontre illustre la trajectoire de la BRVM, qui se positionne désormais comme un acteur stratégique et incontournable du dialogue économique Nord‑Sud.
Une vitrine africaine au cœur de l’Europe
En mettant en avant le modèle de l’UEMOA, la BERD offre à la BRVM une vitrine internationale inédite. Pour l’Afrique de l’Ouest, c’est une opportunité de renforcer son attractivité, d’attirer de nouveaux investisseurs et de démontrer que l’intégration régionale est, par ailleurs, un levier puissant de résilience face aux crises mondiales.
À Riga, la BRVM n’était pas seulement invitée : elle a été mise au centre des débats, confirmant que son avenir se joue aussi sur les grandes scènes financières internationales.
Dix-sept ans après sa dernière session spéciale, l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) revient sur la question cruciale de ses ressources. Les travaux du Comité des Experts ont débuté le 4 mai 2026 à Lomé, prélude à la réunion des ministres des Finances prévue vendredi. L’enjeu est clair : donner enfin à l’institution les moyens de son ambition.
Créée en 1993 par le Traité de Port-Louis, l’OHADA a transformé l’écosystème économique africain en offrant une sécurité juridique et judiciaire inédite. Les États membres sont devenus des destinations de confiance pour les investisseurs. Mais derrière ce succès, une fragilité persiste : l’organisation peine à mobiliser des ressources stables et consacre une énergie considérable à la recherche de financements.
Le Secrétaire Permanent, le Professeur Mayatta N’Diaye Mbaye, a rappelé avec force : « La réactivité, l’efficacité, le rendement ne peuvent être obtenus que lorsque les moyens sont disponibles. »
Le fonds de capitalisation initial a montré ses limites.
Le mécanisme de financement autonome de 2003 est resté largement inopérant.
L’instabilité budgétaire fragilise la mission et détourne l’organisation de ses actions concrètes.
La session de Lomé, reportée après Addis-Abeba, bénéficie du soutien de l’Agence Française de Développement (AFD). Les experts, directeurs de la comptabilité publique et consultants doivent aussi examiner une étude stratégique financée par l’AFD et proposer des réformes « concrètes et réalistes ».
Pour Akou Mawussé Adetou Afidenyigba, représentante du ministre des Finances du Togo, l’OHADA est « un outil économique » dont la vocation dépasse le juridique. Elle a rappelé que l’organisation a assaini l’environnement des entreprises et stimulé l’investissement, mais qu’elle doit désormais franchir un cap : « sortir d’ici avec les meilleures résolutions possibles qui puissent donner à l’Organisation les moyens d’accompagner encore et toujours les États membres dans leurs efforts de développement économique ».
Au-delà des chiffres, l’enjeu est politique et stratégique : il s’agit de renforcer la souveraineté des États membres et de garantir un cadre juridique stable. Dans un agenda régional chargé — les ministres revenant de Washington et se préparant pour Nairobi — leur présence à Lomé traduit l’urgence absolue.
Car à l’heure de la mondialisation, les investisseurs ne choisissent pas seulement un pays, ils choisissent un droit. Et pour que ce droit demeure un moteur de développement, il doit s’appuyer sur des financements pérennes. Les recommandations des experts seront soumises vendredi aux ministres des Finances, seuls habilités à trancher.
Visé par des allégations de malversations financières portées par le journaliste d’investigation Ferdinand Ayité, le Dr Philippe Kokou B. Tchodie, ex-patron de l’Office togolais des recettes (OTR), a brisé un long mutisme le 4 mai. Une contre-attaque plus méprisante que factuelle.
C’est un tweet ciselé comme une sentence, publié au cœur du printemps numérique loméen. le lundi 4 mai 2026, le Dr Philippe Kokou B. Tchodie a choisi son compte officiel pour mettre un terme à des mois de spéculations et de mutisme lourd de conséquences. Mais, que ceux qui attendaient des bilans chiffrés ou des démentis juridiques point par point se détrompent : l’ancien tout-puissant commissaire général de l’Office togolais des recettes (OTR) a préféré la hauteur du mépris aux arènes de la justification.
« Je n’ai pas répondu, je ne répondrai point aux provocations de la cour de récréation », a tranché l’économiste, qualifiant les accusations de détournement de fonds qui le visent, lui et son premier cercle, de bruits de couloir insignifiants. « Pas par faiblesse, mais par force. La lucidité de savoir que mon temps vaut mieux, mes combats méritent mieux, ma vie attend mieux », ajoute-t-il. Une esquive qui en dit long sur la nervosité qui gagne les cercles de la haute finance togolaise.
Flash-back : l’automne d’une disgrâce et le pavé dans la mare de Ferdinand Ayité
Pour comprendre l’onde de choc de cette sortie, il faut rembobiner le fil d’une affaire qui secoue Lomé depuis plusieurs mois. En octobre 2025, un séisme institutionnel secouait le monde économique togolais : après six années d’un règne sans partage à la tête de la régie financière de l’État, Philippe Kokou Tchodie était brutalement remplacé par Yawa Djigbodi Tsègan, l’ancienne présidente de l’Assemblée nationale. Officiellement « appelé à d’autres fonctions », le haut fonctionnaire laissait derrière lui un bilan macroéconomique flatteur, marqué par une hausse spectaculaire des recettes fiscales du pays.
Pourtant, les coulisses de ce départ allaient rapidement s’assombrir. Le journaliste d’investigation Ferdinand Ayité, directeur du journal L’Alternative (en exil), jetait un pavé dans la mare en publiant une série de révélations explosives. Documents à l’appui, le journaliste mettait au jour un système présumé de détournements de fonds publics, de rétrocommissions et d’enrichissement illicite gravitant autour de la direction de l’OTR et de plusieurs de ses proches.
Dès lors, le départ de M. Tchodie ne ressemblait plus à une fin de cycle administrative, mais bien à une exfiltration politique destinée à protéger le cœur du système fiscal togolais. Face à la tempête médiatique, l’ancien haut fonctionnaire s’était muré dans un mutisme absolu. Jusqu’à ce lundi.
La stratégie de l’esquive face à la suspicion
En choisissant de qualifier le travail d’investigation journalistique de « provocations de cour de récréation », l’ancien commissaire général adopte une posture classique des élites africaines mises en cause : la disqualification ou la dévalorisation de la critique.
Toutefois, cette superbe affichée sur les réseaux sociaux peine à masquer l’embarras. À Lomé, l’opinion publique, étouffée par la vie chère, se montre de plus en plus sensible aux affaires de gouvernance financière. L’OTR, véritable poumon économique de l’État chargé de collecter l’impôt et les droits de douane, se doit d’incarner une exemplarité absolue.
Pour le pouvoir togolais, cette guerre ouverte par réseaux sociaux interposés est un caillou dans la chaussure. Si la justice togolaise n’a, pour l’heure, ouvert aucune enquête officielle à l’encontre de l’ancien directeur, le silence du parquet face aux révélations de Ferdinand Ayité ne fait qu’alimenter le soupçon d’une impunité sélective. Philippe Kokou Tchodie affirme que sa vie « attend mieux » ; la transparence des finances publiques togolaises, elle, attendra encore.
L’Office togolais des recettes (OTR) a lancé, jeudi 22 janvier à Lomé, une campagne nationale de vulgarisation du budget 2026. Une stratégie de communication qui vise à renforcer le consentement à l’impôt dans un contexte de discipline budgétaire accumulée.
Dans les salons feutrés de l’hôtel Sarakawa, sur le front de mer de Lomé, l’ambiance n’était pas à la technocratie froide, mais au dialogue. L’Office togolais des recettes (OTR) a réuni un panel hétéroclite composé de journalistes, de représentants de la société civile et de partenaires au développement. L’ordre du jour : décrypter les arcanes de la loi de finances pour l’exercice 2026.
Pour l’administration fiscale togolaise, l’enjeu dépasse la simple présentation de chiffres. Il s’agit de transformer un texte législatif souvent perçu comme aride en un contrat social compréhensible pour tous. « Ces rencontres pédagogiques renforcent le dialogue entre l’administration fiscale et ses partenaires », a souligné le directeur de la communication de l’OTR, s’exprimant au nom du commissaire général.
Le budget 2026 s’inscrit dans une ligne de « discipline budgétaire », un mantra désormais incontournable pour les économies de la région ouest-africaine. Les échanges ont ainsi balayé le spectre des nouvelles mesures fiscales et douanières destinées à optimiser la collecte des ressources internes.
Si le contenu précis des nouveaux taux n’a pas fait l’objet d’une contestation frontale lors de cette séance, les questions de la société civile ont mis en lumière une attente forte : celle d’une justice fiscale proportionnée aux grandes orientations de dépenses publiques prévues pour l’année. La présentation a notamment insisté sur le contexte d’élaboration de cette loi, marqué par une volonté de résilience économique face aux chocs extérieurs.
Cette rencontre de Lomé n’est que le premier acte d’une « vaste campagne nationale ». Dans les semaines à venir, les agents de l’OTR sillonneront les régions du pays pour expliquer aux citoyens l’utilité de l’impôt et les subtilités de la nouvelle loi.
Cette démarche de transparence, bien que saluée par les observateurs, devra cependant se confronter à la réalité du terrain. Dans un pays où l’économie informelle reste prépondérante, la vulgarisation de la loi de finances est autant un exercice de communication qu’un défi politique : prouver que chaque franc collecté concourt effectivement au développement des services publics.
C’est l’épilogue d’un marathon législatif de 43 jours. Le lundi 29 décembre 2025, l’Assemblée nationale a adopté définitivement la loi de finances pour l’exercice 2026 et la loi rectificative 2025. Sous les voûtes du Palais de la 5ᵉ République, les députés ont doté le gouvernement des moyens nécessaires pour transformer les ambitions nationales en réalités concrètes.
Un budget en forte croissance pour une ambition sociale
Le chiffre est historique : la loi de finances 2026 s’équilibre en ressources et en charges à 2 751,5 milliards de FCFA. Cela représente une progression spectaculaire de 14,8 % par rapport à l’année précédente.
Mais au-delà des tableaux Excel, le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, a tenu à humaniser ces statistiques. « Derrière chaque montant inscrit, il y a des écoles, des hôpitaux, des pistes rurales et des infrastructures sociales », a-t-il rappelé. Ce budget se veut donc un outil de proximité, conçu pour répondre aux « préoccupations fortes des populations ».
La 5ᵉ République en marche : une procédure inédite
Cette séance n’était pas un simple exercice budgétaire ; elle marquait le baptême du feu des nouvelles institutions. Pour la première fois, le processus a suivi la « navette parlementaire » instaurée par la Constitution du 6 mai 2024.
Le texte a voyagé de l’Assemblée nationale au Sénat, avant de revenir pour une adoption définitive. Le Président de l’Assemblée, SE Prof. Komi Selom Klassou, s’est félicité de cette fluidité institutionnelle : les deux chambres ayant adopté les textes « dans les mêmes termes », la stabilité législative a également permis d’éviter tout blocage. Ce respect rigoureux des textes renforce fondamentalement la transparence et la crédibilité de l’action publique.
Les piliers de 2026 : rigueur et développement partagé
Le gouvernement, sous l’impulsion du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, dispose désormais d’une feuille de route claire. La loi de finances rectificative 2025, adoptée également à 2 436 milliards de FCFA, a permis de réajuster les tirs pour la fin d’année, tandis que le budget 2026 projette le pays vers de nouveaux sommets.
Les débats, qualifiés d’intenses par Gilbert Bawara, ministre chargé des Relations avec le Parlement, ont permis de faire remonter les aspirations des territoires. Ainsi, l’objectif final reste le « développement », partager une promesse de ne laisser aucun Togolais sur le bord du chemin de la croissance.
Lomé, 10 décembre 2025 – Dans une ambiance de consensus républicain marqué, l’Assemblée nationale togolaise a adopté mardi soir la loi de finances pour l’exercice 2026. À l’issue du vote, le président de l’hémicycle, le Prof Komi Selom Klassou, a prononcé un discours de clôture solennel où il a présenté ce budget comme l’expression concrète de la « vision stratégique » portée par le chef du gouvernement, Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé dans le nouveau régime parlementaire. Ce vote marque d’ailleurs le premier grand acte législatif depuis l’entrée en vigueur de la réforme constitutionnelle.
Budget 2026 : croissance à plus de 6 % et une « ambition nationale »
« Ce n’est pas qu’un ensemble de chiffres et de tableaux », a insisté le président Klassou. « C’est avant tout un acte politique majeur qui traduit la volonté de bâtir un Togo résilient, inclusif et prospère, conformément aux orientations données par Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé dans son discours sur l’état de la Nation prononcé devant le Congrès le 2 décembre dernier. »
Il a rappelé les indicateurs macro-économiques flatteurs mis en avant par le gouvernement : une croissance moyenne supérieure à 6 % sur la période 2024-2026 et une inflation maîtrisée autour de 3 %, dans le respect des critères de convergence de l’UEMOA. Selon lui, ces performances sont le fruit des réformes engagées dans le cadre de la feuille de route gouvernementale Togo 2025.
Inclusion sociale et soutien aux filières locales
Parmi les mesures phares saluées par le président de l’Assemblée figurent les nouveaux dispositifs de soutien aux produits locaux d’élevage et de pêche, ainsi que les mécanismes facilitant l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap.
« Ces choix ne sont pas anodins, a-t-il souligné. Ils témoignent d’une politique volontariste d’inclusion sociale et économique, où personne ne doit être laissé sur le bord du chemin. »
Une loi de finances au cœur du nouveau régime parlementaire
Faisant explicitement référence à la réforme constitutionnelle adoptée en 2024, le Prof Klassou a replacé le vote du jour dans le cadre de la « nouvelle ère institutionnelle » annoncée par le Président du Conseil :
« Comme l’a dit le Président du Conseil il y a exactement une semaine : “La République togolaise entre dans une nouvelle ère institutionnelle : celle d’un régime parlementaire moderne, apaisé et équilibré.” C’est dans cet esprit que nous venons d’accomplir notre devoir. »
Il a rappelé le cheminement législatif à venir : après son adoption à l’Assemblée nationale, le texte sera transmis au Sénat pour examen, avant un retour à l’hémicycle pour un vote définitif, puis promulgation par le Président du Conseil.
Tout au long de son intervention, le président Klassou a tenu à saluer « l’esprit républicain » qui a prévalu lors des débats budgétaires, malgré les traditionnelles passes d’armes entre majorité et opposition.
« La loi de finances reste l’acte central de l’équilibre de nos institutions », a-t-il conclu. Elle fixe les moyens de l’État et organise les priorités nationales. Qu’elle soit toujours au service de l’intérêt général, de la paix, de la sécurité et du progrès partagé. »
À l’issue de la séance, plusieurs députés de la majorité se félicitaient d’un budget « ambitieux mais réaliste », tandis que des voix dans l’opposition, bien que minoritaires, regrettaient un manque de débat approfondi sur certaines dépenses d’investissement. Le texte ira maintenant au Sénat dans les prochains jours pour la suite de la navette parlementaire.
Avec cette adoption, le Togo boucle une étape clé de son calendrier budgétaire 2026 et affirme, selon les termes du président Klassou, sa volonté de « conjuguer ambition et pragmatisme » sous le leadership de Faure Gnassingbé.
Lomé, 24 octobre 2025 – Une nouvelle page s’ouvre à l’Office Togolais des Recettes (OTR), institution clé dans la mobilisation des ressources fiscales du pays. En effet, ce vendredi, lors d’une cérémonie officielle au siège de l’OTR, Yawa Djigbodi Tsègan a été investie au poste de Commissaire générale, succédant à Philippe Kokou Tchodiè, appelé à d’autres fonctions au sein de l’administration. Une transition orchestrée dans un climat de continuité et d’optimisme.
Une passation placée sous le sceau de la réforme
La cérémonie, présidée par le ministre des Finances et du Budget, Georges Essowè Barcola, a réuni le président du Conseil d’administration de l’OTR et une délégation de hauts responsables. Dans son allocution, le ministre a salué une nomination stratégique :
« Cette désignation s’inscrit dans une vision claire : renforcer l’efficacité et la transparence pour un Togo en marche », a-t-il déclaré, soulignant ainsi la volonté du gouvernement de rapprocher l’administration fiscale des citoyens.
Par ailleurs, des discours inspirants, un bilan des réformes récentes et un appel à l’unité face aux défis budgétaires ont rythmé la journée. Les participants ont salué le mandat de Philippe Tchodiè, qui a marqué l’institution par la digitalisation des procédures fiscales et l’élargissement de l’assiette contributive.
Yawa Djigbodi Tsègan : une experte aguerrie pour piloter l’OTR
Fiscaliste de renom et figure politique d’envergure – ancienne présidente de l’Assemblée nationale –, Yawa Djigbodi Tsègan arrive avec une solide expérience en gouvernance et en stratégie budgétaire. Son parcours, jalonné de réformes législatives et d’initiatives en matière de recettes publiques, la positionne idéalement pour impulser une nouvelle dynamique à l’OTR.
« Mon engagement portera sur l’excellence du service aux usagers et sur une mobilisation accrue des ressources au profit du développement inclusif », a-t-elle affirmé, promettant une administration fiscale plus innovante, plus humaine et plus accessible.
Dans un contexte où le Togo mise sur des investissements massifs dans les infrastructures et l’agriculture, cette nomination apparaît comme un levier stratégique. L’OTR, en charge de la collecte des impôts et taxes, est aussi appelée à jouer un rôle central dans le financement du Plan National de Développement.
Ce changement à la tête de l’OTR dépasse le cadre administratif : il incarne aussi l’ambition d’un État en quête de performance et d’équité fiscale dans un monde post-pandémie. Face aux enjeux de digitalisation, de lutte contre l’évasion fiscale et de simplification des démarches, Mme Tsègan pourrait catalyser une nouvelle vague de réformes.
En somme, l’enjeu est double : accroître les recettes tout en allégeant les contraintes pour les usagers. Pour l’heure, l’OTR entame un nouveau chapitre, avec à sa tête une dirigeante aguerrie, prête à conduire l’institution vers des horizons plus prospères.
À Lomé, nous, contribuables, attendons les premiers signaux de cette transition.
À Lomé, le Togo muscle sa riposte contre les flux financiers illicites : juges, enquêteurs et experts affûtent leurs outils pour une sécurité économique durable.
Lomé, 26 septembre 2025 – Dans l’ombre des flux numériques qui irriguent l’économie mondiale, où un virement anonyme peut financer l’ombre ou l’avenir, le Togo érige des remparts discrets mais impitoyables. En effet, à l’issue d’une session de deux jours de renforcement des capacités tenue les 25 et 26 septembre au cœur de la capitale, les acteurs de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ont affûté leurs outils.
Portée par le ministère de l’Économie et des Finances, cette initiative n’est pas un simple exercice théorique : elle vise à affiner les mécanismes nationaux pour une riposte plus coordonnée, protégeant un système financier qui, malgré les défis régionaux, s’impose comme un modèle d’exemplarité en Afrique de l’Ouest.
Sanctions financières : un levier stratégique pour la sécurité
Au fil de ces échanges intenses, impliquant juges, enquêteurs et responsables de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF), les débats ont cristallisé autour de l’application des sanctions financières. Cet arsenal, essentiel pour geler des avoirs suspects et étouffer les circuits occultes, constitue un pilier de la stratégie nationale.
Ainsi, l’objectif est de clarifier les rôles institutionnels, harmoniser les procédures et booster la coordination interservices, afin d’assurer une mise en œuvre plus fluide et réactive du cadre national.
« Les sanctions sont un outil indispensable pour protéger notre système financier et prévenir le financement du terrorisme. Leur efficacité dépend de la rapidité et de la coordination de nos actions », a déclaré Tchaa Bignonsi Aquiteme, président de la CENTIF.
Des progrès reconnus à l’échelle régionale
Cette session s’inscrit dans une offensive continue du Togo contre ces fléaux hybrides. Le pays, évalué positivement par le Groupe d’Action Financière (GAFI) et le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), multiplie les réformes législatives et réglementaires pour aligner son arsenal sur les normes globales.
D’ailleurs, le 3ᵉ rapport de suivi renforcé du GIABA, publié en 2025, atteste de progrès notables dans la supervision des institutions financières et la traçabilité des transactions, avec un taux de conformité en hausse de 20 % depuis l’évaluation mutuelle de 2020.
Un bouclier contre les financements terroristes au Sahel
À l’heure où le Sahel fait face à une recrudescence des financements jihadistes — estimés à 100 millions de dollars annuels en Afrique de l’Ouest selon le GIABA — les efforts togolais ne relèvent pas de la simple formalité. Bien au contraire, ils forgent un bouclier qui protège l’économie locale, estimée à 8 milliards de dollars de PIB, contre les infiltrations criminelles.
Former pour agir : la vigilance commence par l’humain
Sous l’égide du gouvernement, ces formations — qui ont réuni plus de 50 experts — rappellent que la vigilance commence par l’humain. Des ateliers pratiques sur la détection des flux suspects aux simulations de gel d’avoirs, tout est conçu pour une application terrain immédiate.
« Le Togo est déterminé à faire de son système financier un rempart régional », a réaffirmé un haut responsable du ministère, évoquant des partenariats renforcés avec la BAD et le GIABA pour des outils numériques avancés.
Une sécurité financière au service du citoyen
Pour le grand public togolais — ces commerçants de Lomé ou ces agriculteurs de Kara qui dépendent d’un système bancaire sain — cette actualité n’est pas un jargon élitiste. C’est l’assurance que l’argent circule pour bâtir, non pour détruire.
À la fin de cette session, alors que les participants regagnaient leurs postes, Lomé réaffirme sa place de pionnier ouest-africain dans la lutte contre les flux financiers illicites et la protection de son économie.
Lomé, 27 mai 2025– Un vent nouveau souffle sur la capitale togolaise ! Les 12 et 13 mai derniers, le ministère de l’Économie et des Finances, en partenariat stratégique avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a dévoilé des conclusions capitales. Au cœur des discussions : une évaluation audacieuse du cadre fiscal national et du potentiel inexploité des recettes communales. Cette initiative phare, solidement ancrée dans l’Objectif de Développement Durable 17 (ODD 17), vise à doter le Togo des ressources indispensables pour financer un développement véritablement inclusif et équitable, tout en s’alignant sur les meilleures pratiques internationales en matière de gouvernance fiscale. En d’autres termes, le Togo est en pleine transformation pour bâtir un avenir prospère pour tous ses citoyens.
Fiscalité nationale : des avancées, mais des défis subsistent !
L’ODD 17, véritable clé de voûte des Objectifs de développement durable, place la mobilisation des ressources domestiques au cœur des stratégies de progrès. Au Togo, où la fiscalité demeure un moteur essentiel pour le financement des politiques publiques, cette auto-évaluation révèle des avancées notables : 69 % des critères évalués respectent les meilleures pratiques internationales. Ce chiffre éloquent témoigne des efforts considérables du gouvernement pour moderniser son architecture fiscale, notamment à travers la digitalisation des services et la réforme de l’Office Togolais des Recettes (OTR). D’ailleurs, ces initiatives ont permis une impressionnante hausse de 24,1 % des revenus de l’État entre 2014 et 2016.
Cependant, des défis majeurs persistent. Les marges de progression identifiées concernent principalement la transparence des dépenses fiscales, l’évaluation de leur efficacité et, surtout, la lutte contre l’évasion fiscale. Ce fléau prive le pays de ressources cruciales, entravant son développement. Par conséquent, ces obstacles, loin d’être insurmontables, appellent à une gouvernance renforcée et à une sensibilisation accrue des acteurs locaux.
L’un des points les plus frappants de cette évaluation réside dans l’analyse approfondie des recettes communales. Actuellement, les collectivités locales togolaises collectent 6,75 milliards de FCFA, une somme modeste face à un potentiel estimé à 22,75 milliards de FCFA. Ce décalage abyssal, représentant plus de 70 % des ressources inexploitées, met en lumière une opportunité extraordinaire pour le développement local. À cet égard, en renforçant la capacité des communes à identifier et mobiliser leurs ressources fiscales, le PNUD Togo s’engage activement à promouvoir une gouvernance décentralisée, plus proche des citoyens, et à soutenir des projets concrets dans les domaines cruciaux de l’éducation, de la santé et des infrastructures.
Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de redistribution équitable des richesses, un impératif absolu pour réduire les inégalités criantes, notamment entre les zones urbaines, où le taux de pauvreté est de 27 %, et les zones rurales, où il atteint 59 %. En d’autres termes, en outillant les communes pour optimiser leurs recettes, le Togo aspire à créer un cercle vertueux où les ressources locales financent des initiatives inclusives, en parfaite adéquation avec les priorités nationales.
Le Togo, champion de la fiscalité durable en Afrique de l’Ouest ?
L’initiative togolaise ne se limite pas aux frontières nationales. Bien au contraire, en s’appuyant sur les recommandations du PNUD et les cadres internationaux, comme ceux de la Plateforme pour la collaboration sur la fiscalité (PCT), le Togo s’inscrit dans une dynamique régionale visant à renforcer la coopération fiscale et à combattre les flux financiers illicites. Ces derniers, estimés à 50 milliards de dollars par an en Afrique, dépassent souvent les investissements directs étrangers, freinant considérablement le développement du continent. Par conséquent, en s’engageant dans des réformes fiscales progressistes, le Togo se positionne comme un acteur clé dans la sous-région ouest-africaine, où sa croissance économique soutenue (5,2 % en moyenne entre 2012 et 2021) et son rôle de hub commercial renforcent son attractivité.
Cette auto-évaluation marque une étape décisive dans la quête du Togo pour une fiscalité plus juste et performante. En renforçant la transparence, en luttant énergiquement contre les pratiques d’évasion fiscale et en mobilisant les ressources locales, le pays pave la voie à un développement durable qui profitera à tous. Les communes, en première ligne de cette transformation, deviendront des actrices majeures de ce changement, à condition que les citoyens soient pleinement informés et activement impliqués dans ce processus crucial.
Alors que le Togo se prépare à accueillir la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement en juillet 2025 à Séville, cette initiative envoie un signal fort : le pays est prêt à assumer pleinement son rôle dans la construction d’un avenir où la fiscalité, loin d’être une contrainte, devient un puissant levier d’émancipation collective.
Togo : l’ANPGF et la Poste unissent leurs forces pour dynamiser les PME rurales
Lomé, 22 mai 2025 — Sous le soleil éclatant de la capitale togolaise, une alliance audacieuse a vu le jour, porteuse d’espoir pour les entrepreneurs des contrées les plus reculées. Mercredi, l’Agence Nationale de Promotion et de Garantie de Financement des PME/PMI (ANPGF) et la Société des Postes du Togo (SPT) ont scellé un partenariat stratégique, paraphé par leurs directeurs généraux, Naka Gnassingbé de Souza et Kwasi Kwadzo Dzodzro. En effet, ce pacte, signé au siège de l’ANPGF, ambitionne de tisser un filet de financement inclusif, exploitant le réseau tentaculaire des bureaux de poste pour irriguer les petites et moyennes entreprises (PME), particulièrement dans les zones rurales, souvent laissées en jachère par les circuits bancaires classiques.
La Poste, passerelle vers les entrepreneurs oubliés
Par ailleurs, le Togo, fort de son dynamisme réformateur – classé 15ᵉ mondial et 1ᵉʳ africain dans l’indice Starting a Business du Doing Business 2020 – mise sur l’innovation pour propulser son économie. Ce partenariat s’inscrit dans cette vision, en s’appuyant sur les 150 bureaux de poste disséminés à travers le pays, de Lomé aux confins des Savanes. « Le maillage postal est une aubaine pour atteindre les entrepreneurs là où les banques s’arrêtent », a déclaré Mme Gnassingbé de Souza, soulignant l’enjeu d’inclusion financière. Ainsi, grâce à cette synergie, la SPT devient un agent d’exécution, facilitant l’accès aux crédits garantis par l’ANPGF, à des taux plafonnés à 8 % pour les financements via les institutions financières (VIF) et 10 % pour les prêts garantis, bien en deçà des standards du marché.
L’ANPGF et la Poste : Une mécanique rodée au service de la croissance économique
Depuis sa création en 2006, l’ANPGF s’est imposée comme un levier cardinal du développement économique togolais, mobilisant 17,5 milliards de FCFA pour 1 400 PME d’ici fin 2024, tout en formant 3 000 porteurs de projets chaque année via ses « mercredis de l’entrepreneur ». D’ailleurs, ce nouveau partenariat avec la SPT vise à fluidifier la chaîne d’accompagnement : de l’identification des projets à leur suivi post-financement, en passant par une gestion rigoureuse des remboursements. « La capillarité du réseau postal, alliée à un service empreint d’humanité, est un atout maître », a affirmé M. Dzodzro, promettant une mobilisation sans faille pour faire de cette collaboration un modèle de succès.
Un antidote aux défis ruraux : la finance à portée de main
Les zones rurales, où résident 60 % des 8,5 millions de Togolais, souffrent d’un accès limité aux services financiers, un frein à l’essor des activités génératrices de revenus. Ce partenariat s’attaque à cette fracture, en transformant les bureaux de poste en guichets de proximité pour les micro-entrepreneurs, qu’il s’agisse d’agriculteurs, d’artisans ou de commerçants. En effet, en 2021, l’ANPGF avait déjà créé 26 000 emplois via 11 248 microentreprises, et ce nouvel élan promet d’amplifier cet impact. Des initiatives similaires, comme le financement de 400 millions de FCFA pour les boulangers en 2020, témoignent de l’efficacité de ces collaborations.
Une ambition nationale à l’écho continental
Ce partenariat s’aligne sur le Plan National de Développement (PND 2020-2025), qui vise une croissance du PIB de 7,5 % d’ici 2025, notamment par le soutien au secteur privé et l’inclusion financière. En s’appuyant sur la Poste, l’ANPGF ne se contente pas de financer : elle forge un écosystème où la formation, l’accompagnement technique et la garantie de prêts convergent pour pérenniser les entreprises. « Nous bâtissons une économie résiliente, ancrée dans les territoires », a conclu Mme Gnassingbé de Souza, tandis que des partenaires comme la Banque Mondiale, qui a injecté 100 millions de dollars pour la transformation numérique togolaise en 2024, saluent cette dynamique.
Dans les ruelles poussiéreuses de Kpalimé ou les marchés vibrants de Kara, ce pacte entre l’ANPGF et la SPT résonne comme une promesse : celle d’un Togo où chaque entrepreneur, qu’il soit citadin ou rural, peut transformer une idée en prospérité. En cette journée historique, Lomé a posé une pierre angulaire pour un avenir dans lequel l’inclusion financière n’est plus un vœu pieux, mais une réalité tangible.
Togo : L’OTR accorde un délai supplémentaire pour le dépôt des États Financiers sur la plateforme GUDEF
Dans une démarche d’accompagnement et de modernisation, l’Office Togolais des Recettes (OTR) a offert une nouvelle marge de manœuvre aux opérateurs économiques. En effet, le délai de dépôt des états financiers sur la plateforme électronique du Guichet unique de dépôt des états financiers (GUDEF) a été exceptionnellement prolongé : jusqu’au 11 mai 2025 pour les personnes morales autres que les sociétés et compagnies d’assurances ou de réassurances, et jusqu’au 22 mai pour les entités à but non lucratif (EBNL). Annoncée en début de semaine par un communiqué officiel, cette mesure illustre ainsi l’engagement de l’administration fiscale à conjuguer rigueur et flexibilité, tout en consolidant la transition numérique du Togo.
GUDEF : la révolution numérique fiscale s’adapte aux usagers pour une meilleure appropriation
Lancée en février 2023, la plateforme GUDEF a marqué un tournant dans la gestion fiscale togolaise. Conçue pour centraliser et dématérialiser le dépôt des états financiers, elle permet aux contribuables de soumettre leurs documents comptables en quelques clics, sans les contraintes des déplacements physiques. Cette innovation s’inscrit dans une politique ambitieuse de modernisation visant à simplifier les démarches administratives, garantir l’unicité des données financières et renforcer leur transparence pour des partenaires tels que la BCEAO, l’INSEED ou le tribunal de commerce. Cependant, la maîtrise de cet outil numérique, bien que prometteur, peut s’avérer complexe pour certains usagers. C’est dans cette optique que l’OTR, sous l’égide de son commissaire général Kokou Tchodie, a décidé de proroger les délais, offrant ainsi un temps précieux pour s’approprier la plateforme.
Délai supplémentaire, pénalités suspendues : ce que l’OTR prolonge (et ce qui reste inchangé)
Cette extension, fixée au 11 mai pour les personnes morales et au 22 mai pour les EBNL, s’accompagne d’une suspension des pénalités d’assiette, ces sanctions habituellement appliquées en cas de retard de dépôt. Cette décision, certes, est saluée par les opérateurs économiques, qui y voient une opportunité de se conformer aux exigences fiscales sans craindre des amendes immédiates.
Cependant, Kokou Tchodie a tenu à clarifier un point crucial : à savoir que cette clémence ne s’étend pas aux obligations de déclaration ni au paiement des impôts dus à la date initiale. Par conséquent, les contribuables doivent donc rester vigilants pour éviter d’autres sanctions, notamment celles liées au solde de liquidation des impôts. Cette précision, en outre, reflète la volonté de l’OTR de maintenir un équilibre entre souplesse et discipline fiscale.
GUDEF, pilier de la performance OTR : succès, accompagnement et vigilance face aux arnaques
Depuis son lancement, le GUDEF a transformé les pratiques fiscales au Togo. D’ailleurs, en 2024, l’OTR a mobilisé 1.098 milliards de FCFA, frôlant les objectifs fixés par la loi de finances rectificative, grâce à des initiatives comme l’extension de la dématérialisation à toutes les entités soumises au régime réel.
L’OTR a activement organisé des séances de formation pour guider les contribuables et les prestataires de visa. Par ailleurs, il met à disposition un numéro de contact et une adresse e-mail, accessibles sur son site officiel, afin de répondre promptement aux interrogations.
Il convient de noter que la création d’un compte sur la plateforme, gratuite et accessible via le lien https://gudef.otr.tg, reste une étape préalable incontournable ; aussi l’OTR met-elle en garde contre d’éventuelles tentatives d’escroquerie.
Vision pour l’avenir : le GUDEF, outil stratégique pour une fiscalité moderne et inclusive au Togo
Cette prorogation n’est pas qu’une mesure technique : elle incarne une vision où la fiscalité se veut à la fois moderne et inclusive. En effet, en offrant ce délai supplémentaire, l’OTR reconnaît les défis de la transition numérique tout en encourageant les acteurs économiques à s’y engager pleinement. À l’approche de 2025, où l’administration fiscale ambitionne de collecter 1 210 milliards de FCFA, le GUDEF s’impose donc comme un pilier de cette stratégie, ce qui renforce la comparabilité des données financières et la confiance des partenaires régionaux comme l’UEMOA.
Alors que les entreprises togolaises s’adaptent à ce nouvel horizon numérique, cette initiative pourrait bien poser les fondations d’une gestion fiscale plus fluide et équitable, le tout au service d’un Togo en pleine dynamique de développement.
Lomé, 15 avril 2025 – Dans l’effervescence de Lomé, le Togo a franchi, ce mardi, une étape décisive vers un développement ancré dans la durabilité. En effet, en intégrant le cercle restreint des 14 pays africains dotés d’une Carte d’Investissement alignée sur les Objectifs de Développement Durable (ODD), le pays pose un jalon audacieux. Cet outil, fruit d’une collaboration entre le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’Agence de Promotion des Investissements (Promo_InvestTg) et le Hub pour la Finance Durable en Afrique (ASFH), a réuni 70 acteurs issus de divers horizons pour explorer ses potentialités. Ainsi, conçue pour canaliser les capitaux vers des secteurs clés, cette carte ambitionne de sculpter un avenir dans lequel prospérité rime avec équité et résilience, faisant du Togo un phare de l’investissement vert en Afrique de l’Ouest.
L’inauguration de cette Carte d’Investissement, célébrée dans la capitale togolaise, transcende le simple exercice technique. Elle incarne, par conséquent, une volonté de réconcilier croissance économique et impératifs sociaux, tout en répondant aux priorités nationales énoncées dans la Feuille de route gouvernementale 2020-2025. Sept secteurs stratégiques – agroalimentaire et boissons, infrastructures, énergies renouvelables, fabrication, éducation, finances, technologies de l’information et de la communication – ont été identifiés, regroupant dix domaines d’opportunités précis. De ce fait, ces choix reflètent une ambition : transformer l’économie togolaise en un écosystème dans lequel l’innovation verte et l’inclusion sociale se nourrissent mutuellement.
PNUD et ASFH propulsent l’Espoir vert : le Togo, modèle d’investissement responsable
Nabou Diaw, représentante du PNUD au Togo, a salué cet outil comme un « levier d’espérance », soulignant le rôle cardinal de l’entrepreneuriat vert dans la création d’emplois et de valeur. Dans cette optique, cette collaboration, soutenue par l’ASFH, vise à mobiliser des ressources privées pour financer des projets à fort impact, comme l’extension des énergies solaires ou la modernisation des filières agricoles. À cet égard, en 2024, le Togo a déjà attiré 150 millions de dollars d’investissements directs étrangers, notamment dans l’agro-industrie et les infrastructures, une dynamique que la carte entend amplifier en orientant les flux vers des initiatives durables.
Secteurs clés, avenir vert : le Togo mise sur l’agro, l’énergie et le numérique durables
L’agroalimentaire, pilier historique de l’économie togolaise, se voit réinventé à travers des projets de transformation locale, à l’image des exportations de soja bio qui ont propulsé le pays au rang de leader ouest-africain en 2019. Les infrastructures, dopées par la modernisation du port de Lomé, quatrième plus actif d’Afrique, s’ouvrent à des partenariats public-privé pour des corridors logistiques écologiques. Les énergies renouvelables, avec des projets comme l’extension de la centrale solaire de Blitta à 100 MW d’ici à fin 2025, incarnent l’engagement du Togo à atteindre 50 % d’électricité verte d’ici à 2030.
De même, l’éducation et les finances, quant à elles, visent à démocratiser l’accès au savoir et au capital, tandis que les technologies de l’information, portées par la connexion au câble sous-marin Equiano en 2022, promettent de faire de Lomé un hub numérique régional. Ces secteurs, interconnectés, forment une trame sur laquelle chaque investissement est un fil tendu vers les ODD, qu’il s’agisse d’éradiquer la pauvreté, de promouvoir l’égalité ou de protéger la planète.
L’Union fait la force verte : Lomé mobilise pour un développement durable
L’atelier de Lomé, qui a mobilisé des entrepreneurs, des financiers et des décideurs publics, a révélé un consensus : la durabilité n’est plus une option, mais une nécessité. Les échanges, marqués par une ferveur collaborative, ont mis en lumière des initiatives concrètes, comme le programme Cizo, qui a distribué 135 000 kits solaires en zones rurales, ou les agropoles, ces centres agricoles dynamisant les campagnes. Ces projets, alignés sur la carte, illustrent une vérité : le Togo ne se contente pas de rêver son avenir, il le bâtit avec pragmatisme.
« Révolution silencieuse » : l’Afrique observe le Togo financer son avenir durable
La voix de Nabou Diaw, relayée sur les réseaux sociaux, a trouvé un écho vibrant, certains saluant une « révolution silencieuse » dans la manière dont l’Afrique finance son développement. Pourtant, des défis subsistent : harmoniser les cadres réglementaires, mobiliser des fonds à l’échelle nécessaire, et surtout, inclure les communautés rurales, où 59 % de la population vit encore sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale.
Le pari vert du Togo : une promesse de durabilité à tenir pour l’Afrique
La Carte d’Investissement du Togo, dévoilée en ce printemps 2025, n’est pas qu’un document ; elle est une invitation à repenser le développement comme un acte de foi collectif. En plaçant la durabilité au cœur de ses choix, le pays trace une voie sur laquelle chaque dollar investi devient un levier de transformation. Mais jusqu’où cette ambition la portera-t-elle ? Parviendra-t-on à conjuguer croissance et équité dans un monde aux ressources finies ? Et comment les leçons togolaises inspireront-elles le continent ? Ces interrogations, loin de trouver une réponse immédiate, esquissent un horizon sous lequel Lomé, humble, mais résolue, continue de tisser les fils d’un avenir plus vert et plus juste.
À l’issue de la 41ᵉ réunion du Conseil d’Administration du Fonds Vert pour le Climat (FVC), un virage stratégique se dessine pour le Togo. La Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) a obtenu l’aval du FVC pour déployer un projet pionnier de 27 millions de dollars (17 milliards FCFA) sous forme de dons, destiné à renforcer la résilience climatique des communautés togolaises les plus exposées. Cette enveloppe, la première du genre octroyée individuellement au Togo par le FVC, marque un tournant dans la lutte contre les dérèglements climatiques au Sahel.
Un projet structurant pour anticiper et s’adapter
Baptisé « Renforcement de la résilience des communautés vulnérables dans les zones à haut risque climatique et de catastrophes », ce programme quinquennal se décline en trois axes majeurs. D’abord, il modernisera les services d’information climatique, transformant les données météorologiques en outils accessibles pour les agriculteurs et les pêcheurs. Ensuite, il déploiera des systèmes d’alerte précoce multi-aléas, capables de prédire aussi bien les inondations que les sécheresses prolongées. Enfin, il financera des mesures d’adaptation locales, comme la restauration de sols dégradés ou l’introduction de semences résistantes. Piloté par l’Agence Nationale de Protection Civile (ANPC), ce projet s’appuiera sur un maillage territorial dense, ciblant prioritairement les régions où la précarité amplifie les chocs climatiques.
La BOAD, architecte d’une solidarité climatique régionale
Ce succès togolais s’inscrit dans une dynamique plus large orchestrée par la BOAD. Moins de quatre mois après avoir mobilisé 30 milliards FCFA pour un mécanisme régional d’adaptation dans l’espace UEMOA, l’institution financière confirme son agilité à canaliser les fonds internationaux vers des projets concrets. Une prouesse rendue possible par son accréditation auprès du FVC depuis 2017 et sa catégorisation environnementale de niveau A/I 1, lui permettant de mobiliser jusqu’à 250 millions de dollars par projet. Grâce à des instruments hybrides de dons, de prêts à taux préférentiels (0 à 1,75 %), de garanties, la BOAD agit comme un catalyseur, transformant les engagements climatiques globaux en actions locales.
Sous l’impulsion de son président, Serge Ekué, la Banque a également institué un Fonds d’Études Climat (FEC) et des Programmes d’Investissement Climat (PIC), véritables incubateurs de projets résilients. Ces dispositifs accompagnent les États membres dans la conception de stratégies alignées sur leurs Contributions Déterminées au niveau National (CDN), tout en attirant l’attention des investisseurs internationaux sur les urgences sahéliennes.
Un laboratoire de la résilience ouest-africaine
Au-delà des chiffres, cette approbation symbolise une reconnaissance. Celle de la BOAD comme interlocutrice incontournable du financement climatique, mais aussi celle du Togo comme terrain d’expérimentation de solutions durables. En dotant le pays de systèmes d’alerte sophistiqués, le projet réduit la dichotomie entre savoir scientifique et pratiques communautaires. Il incarne une vision où technologie et tradition coexistent : les prévisions satellitaires viendront épauler les savoirs ancestraux sur les cycles agricoles, tandis que les infrastructures écologiques (haies vives, digues végétales) complèteront les barrages météorologiques.
Une résilience qui se construit pas à pas.
L’octroi de ces 17 milliards FCFA n’est pas une fin en soi, mais un jalon dans une course de fond contre le réchauffement. Pour le Togo, c’est l’occasion de tester des modèles réplicables à l’échelle régionale, où chaque village résilient devient un maillon d’une chaîne de survie climatique. Pour la BOAD, c’est la confirmation de son rôle de pivot entre financements internationaux et priorités locales.
Dans un monde où les fonds climatiques peinent parfois à quitter les rapports techniques pour atteindre le terrain, ce projet rappelle une évidence : la résilience ne se décrète pas, elle se cultive. À l’image des baobabs, qui puisent dans des racines profondes pour affronter les tempêtes, le Togo et la BOAD esquissent une nouvelle manière de grandir non pas malgré les crises, mais grâce à une anticipation collective. L’Afrique de l’Ouest, souvent perçue comme une victime du climat, montre ici qu’elle peut en être une architecte inspirée.
L’avènement de Donald Trump à la présidence des États-Unis en janvier 2025 a marqué un changement de paradigme dans l’architecture de l’aide internationale. En optant pour un moratoire de 90 jours sur le financement extérieur, l’administration républicaine souhaite procéder à un audit rigoureux de son efficacité et de son adéquation avec les intérêts stratégiques américains. Une réévaluation qui n’est pas sans conséquence pour le continent africain, bénéficiaire historique de près d’un quart de l’aide étrangère des États-Unis, soit 17,4 milliards de dollars en 2023.
Suspension de l’aide américaine : un impact différencié sur l’Afrique, une incertitude pour le Togo
Si des géants démographiques et économiques comme le Nigeria, l’Éthiopie ou encore les pays sahéliens risquent d’être frappés de plein fouet par ce gel financier, l’effet pourrait être plus modéré pour le Togo. En 2023, ce dernier a bénéficié d’engagements s’élevant à 86 millions de dollars, une somme historique depuis 2001, bien que seulement 29 millions aient été effectivement décaissés. Cet écart entre promesses et financements effectifs témoigne déjà d’une certaine fragilité structurelle.
Malgré cette somme relativement modeste, le Togo se positionne au 38ᵉ rang des nations africaines pour les décaissements et au 29ᵉ pour les engagements. Or, la réduction potentielle du budget alloué à des agences fédérales telles que l’USAID, qui a injecté 12 millions de dollars en 2024, pourrait porter un coup aux secteurs les plus dépendants de cette manne.
La santé publique en première ligne
Parmi les domaines les plus exposés, le système de santé togolais pourrait subir un contrecoup significatif. En particulier, les initiatives de lutte contre le VIH/SIDA, soutenues par les financements américains, assurent aujourd’hui le traitement antirétroviral de plus de 300 000 patients et garantissent des services médicaux pour 46 000 personnes. Une contraction prolongée des fonds compromettrait ainsi des avancées de plusieurs décennies, au risque de voir une recrudescence des infections et une détérioration des soins.
L’éducation menacée par l’incertitude budgétaire
Un autre programme clé sous tension est le McGovern-Dole Food for Education Program, qui finance la distribution de repas scolaires aux enfants issus de foyers défavorisés. En 2023, ce dispositif a permis d’assurer l’alimentation quotidienne de 154 600 élèves dans 202 établissements, grâce à une enveloppe de 33 millions de dollars. Une baisse des subventions risquerait de creuser les inégalités d’accès à l’éducation, notamment en milieu rural, où la gratuité des repas constitue un levier déterminant de scolarisation.
Suspension de l’aide américaine : les ambitions économiques en suspens
Le Togo avait placé de grands espoirs dans l’obtention d’un financement substantiel de la Millennium Challenge Corporation (MCC) pour appuyer ses réformes administratives, la digitalisation et l’amélioration de l’accès à l’énergie. Or, l’administration américaine pourrait reléguer ce projet aux oubliettes si elle décidait de rediriger ses fonds vers d’autres priorités.
En outre, la coopération sécuritaire, bien que limitée (591 000 dollars en 2023), joue un rôle stratégique dans la formation des forces de défense togolaises et la prévention des menaces en provenance du Sahel. Un désengagement américain sur ce front pourrait nécessiter une redéfinition des alliances sécuritaires du pays.
Quelles alternatives pour le Togo ?
Si le Togo dépend moins des subsides américains que certains de ses voisins, une réduction durable de cette aide exigerait une diversification des sources de financement. L’exécutif togolais pourrait explorer des partenariats alternatifs avec des bailleurs multilatéraux (Banque mondiale, FMI) ou d’autres puissances économiques comme la Chine et l’Union européenne, si nécessaire.
Dans un contexte mondial marqué par la volatilité des engagements diplomatiques, cette période de suspension des financements américains représente une mise à l’épreuve pour les décideurs togolais. S’agira-t-il d’une parenthèse passagère ou du prélude à une redéfinition durable des flux financiers en provenance de Washington ? Seul l’avenir le dira, mais une chose est certaine : le Togo doit dès à présent envisager des options de repli pour préserver ses acquis en matière de développement.
La ministre de l’Industrie et de la Promotion des Investissements, Manuella M. Santos, a entamé une tournée nationale de sensibilisation à la Stratégie de Marketing Territorial (SMT) en posant ses valises à Atakpamé, le 30 janvier dernier. En effet, cette initiative, placée sous le haut patronage du Président de la République, SEM Faure Essozimna Gnassingbé, vise à insuffler un nouveau souffle au développement des régions en valorisant leurs atouts spécifiques.
Lors de cet événement, le ministre a souligné l’importance de fédérer les énergies autour d’un projet commun : celui de faire d’Atakpamé et des autres villes du pays de véritables pôles de croissance. En effet, la SMT offre un cadre stratégique pour mettre en valeur les potentialités économiques, culturelles et touristiques de chaque région, et ainsi attirer les investissements et créer de l’emploi.
Le ministre a également salué l’engagement du Gouverneur des Plateaux, le Général Maganawe, et de tous les acteurs locaux qui ont contribué à la réussite de cet atelier. « Cette collaboration fructueuse est le gage d’une mise en œuvre efficace de la SMT », a-t-elle déclaré.
Les clés d’un développement territorial équilibré
La Stratégie de Marketing Territorial repose sur plusieurs piliers :
L’identification des atouts spécifiques de chaque région : il s’agit de mettre en lumière les ressources naturelles, le patrimoine culturel, les savoir-faire locaux et les infrastructures existantes.
La définition d’une identité territoriale forte : chaque région doit pouvoir se distinguer par ses caractéristiques propres et développer une image attractive auprès des investisseurs et des touristes.
La mise en place d’actions de promotion : il est essentiel de communiquer sur les atouts de chaque territoire afin de susciter l’intérêt des acteurs économiques et de renforcer l’attractivité des régions.
Le développement de partenariats : la réussite de la SMT passe par une collaboration étroite entre les pouvoirs publics, le secteur privé et la société civile.
Un avenir prometteur pour les régions
Finalement, en mettant en œuvre la SMT, le gouvernement togolais ambitionne de réduire les disparités régionales, de créer de nouvelles opportunités économiques et d’améliorer le cadre de vie des populations. Atakpamé, en tant que ville pilote, est appelée à jouer un rôle moteur dans cette dynamique.
Lomé, 23 janvier 2025 –Hier, l’Office Togolais des Recettes (OTR) a organisé une séance de présentation des mesures phares de la loi de finances pour l’exercice 2025. L’événement, qui s’est tenu à la salle Africa du Centre Togolais des Expositions et Foires de Lomé (CETEF), a réuni des professionnels des médias, des partenaires stratégiques, des représentants des communes du Grand Lomé et des membres de la société civile.
Tout d’abord, cette initiative marque le lancement d’une vaste campagne de vulgarisation de la loi de finances 2025 sur l’ensemble du territoire national. L’objectif principal est d’informer et de sensibiliser les différentes parties prenantes sur les nouvelles dispositions fiscales et douanières, afin de garantir une application efficace et une meilleure compréhension des mesures adoptées. Parmi les mesures fiscales notables introduites dans cette loi de finances, on peut citer :
Réduction des droits de douane sur le gasoil industriel :la nouvelle loi de finances accorde une réduction de 50 % des droits de douane sur le gasoil destiné aux industriels. Cette mesure vise à soutenir les entreprises locales en réduisant leurs coûts énergétiques, favorisant ainsi leur compétitivité sur le marché national et international.
Exonération du matériel agricole : le gouvernement a décidé d’exonérer de taxes le matériel agricole, y compris les équipements destinés à l’agriculture, à la pêche et à l’élevage. Cette initiative encourage le développement du secteur agricole, essentiel pour l’économie togolaise, en facilitant l’accès des agriculteurs à des outils modernes et efficaces.
Ajustement des droits d’accise sur les boissons sucrées : les droits d’accise sur les boissons sucrées ont été augmentés de 5 % à 10 %. Cette mesure vise à décourager la consommation excessive de ces produits, contribuant ainsi à la promotion de la santé publique en réduisant les risques liés aux maladies non transmissibles.
Harmonisation des droits sur le tabac : les autorités compétentes ont légèrement réduit les droits sur le tabac afin d’aligner les taux avec les normes communautaires et de lutter contre la contrebande. Cette harmonisation permet de maintenir un équilibre entre la protection de la santé publique et la compétitivité du marché légal du tabac.
Budget 2025 : priorité aux dépenses sociales et aux investissements publics
En plus, le budget de l’État pour l’exercice 2025 s’équilibre en ressources et en charges à 2 394,2 milliards de francs CFA, contre 2 179,1 milliards de francs CFA en 2024, soit une augmentation de 9,9 %. Cette hausse reflète la volonté du gouvernement de renforcer les investissements publics, notamment dans les secteurs sociaux, avec plus de 49 % du budget consacré aux dépenses sociales.
Dans les semaines à venir, l’OTR poursuivra sa campagne de vulgarisation à travers tout le pays afin d’informer chaque citoyen, entreprise et organisation de la société civile des nouvelles mesures de la loi de finances 2025 et de leur impact sur la vie socio-économique du Togo. Cette action assurera une large et inclusive diffusion des informations.
Lomé, le 13 décembre 2024 – L’Office Togolais des Recettes (OTR) a franchi une nouvelle étape dans sa mission de renforcer la gouvernance fiscale en Afrique. Hier, le 12 décembre 2024, l’OTR a présenté l’ouvrage intitulé « Le continent africain à l’épreuve des conventions fiscales », fruit des riches échanges de la 2ᵉ édition du dialogue interprofessionnel sur la fiscalité.
Ce livre, qui constitue une référence en matière de fiscalité internationale en Afrique, explore en profondeur les enjeux liés à la souveraineté fiscale des États africains face à la complexité des conventions fiscales internationales. Il analyse les défis et les opportunités que ces conventions représentent pour le développement économique des pays du continent.
L’OTR : une troisième édition pour approfondir les réflexions
Fort du succès de cette deuxième édition et de la qualité des travaux réalisés, l’OTR a annoncé l’organisation d’une troisième édition du dialogue interprofessionnel sur la fiscalité. Par ailleurs, cette nouvelle rencontre permettra de poursuivre les réflexions entamées et d’approfondir certaines thématiques clés, telles que l’impact de la digitalisation sur la fiscalité, les enjeux liés à la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, ou encore les nouvelles formes de coopération fiscale entre les États africains.
Cet ouvrage s’adresse également bien aux décideurs politiques qu’aux acteurs économiques, aux experts en fiscalité et aux étudiants. Il offre une analyse approfondie des enjeux liés à la fiscalité en Afrique et propose des pistes de réflexion pour renforcer la souveraineté fiscale des États et optimiser les recettes publiques.
En somme, en publiant cet ouvrage et en organisant régulièrement des dialogues interprofessionnels, l’OTR confirme son engagement à promouvoir une fiscalité équitable, transparente et efficace en Afrique. L’objectif est de doter les États africains des outils nécessaires pour mobiliser les ressources domestiques et financer leur développement.
Lomé, le 10 décembre 2024 – Les bénéficiaires des services financiers du Fonds National de Financement des Initiatives de Développement des Communautés de Base (FNFI) se sont réunis à Notsè le 7 décembre dernier pour leur bilan annuel. En effet, cette rencontre, devenue un rendez-vous incontournable, a été marquée par une forte mobilisation des membres de la Fédération Nationale des Bénéficiaires des Services Financiers (FEBESEF).
La visite surprise de Mme Mazamesso Assih, Ministre du Développement à la Base, de l’Inclusion Financière, de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes, a suscité une grande satisfaction chez les bénéficiaires. La ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir les initiatives de développement local et a félicité les membres de la FEBESEF pour leur dynamisme et leur engagement.
Les membres de la FEBESEF ont saisi cette opportunité pour exprimer leur gratitude au chef de l’État pour la mise en place du FNFI, un outil qui a considérablement amélioré leur quotidien. Ils ont également formulé des suggestions pour améliorer encore davantage les services proposés par le fonds.
En somme, cette rencontre a été l’occasion de souligner l’importance de la collaboration entre le FNFI et la FEBESEF. Les deux structures travaillent main dans la main pour favoriser l’autonomisation économique des populations et contribuer au développement durable du Togo.
Lomé, le 21 novembre 2024 – La visite du Conseil d’affaires Turquie-Togo, mené par Abide GÜLEL, marque un tournant décisif dans les relations économiques entre les deux pays. En effet, cet événement, qui a réuni des acteurs clés des secteurs public et privé des deux nations, a mis en exergue la volonté commune de renforcer les échanges commerciaux et d’investir dans un avenir prospère.
Sous l’égide de Manuella M. Santos, ministre togolaise de l’incitation à l’investissement, et en présence de l’ambassadeur de Türkiye au Togo, Muteber Kılıç, ainsi que du maire d’Aného, Alexis Coffi Aquereburu, les discussions ont porté sur les opportunités d’investissement dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’alimentation, les infrastructures, les services et les technologies de l’information.
Le Forum commercial et économique Turquie-Togo a offert une plateforme idéale pour les entreprises des deux pays de nouer des contacts, d’explorer de nouvelles pistes de collaboration et de concrétiser des projets communs. Les réunions d’affaires bilatérales ont permis de définir des partenariats stratégiques et de renforcer la confiance mutuelle.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la coopération bilatérale entre le Togo et la Turquie. Elle témoigne de l’attractivité économique du Togo et de la volonté de la Turquie de s’investir davantage en Afrique.
En facilitant les échanges entre les acteurs économiques des deux pays, le Conseil d’affaires Turquie-Togo contribue ainsi à créer un environnement propice aux investissements et à la croissance.
Vers un avenir prospère : Les perspectives de la coopération Togo-Turquie
Les échanges fructueux entre les deux nations ouvrent de nouvelles perspectives pour leur relation économique, étant donné leur potentiel considérable pour développer des synergies dans divers secteurs. La collaboration entre la Turquie et le Togo s’est toujours inscrite dans une logique de partenariat gagnant-gagnant. Les entreprises turques apportent expertise et technologies, tandis que le Togo offre un marché dynamique et des opportunités d’investissement attractives.
L’intensification de la coopération économique entre les deux pays ces dernières années en témoigne, avec des échanges commerciaux culminant à 300 millions de dollars à la fin de 2023. Les domaines clés de cette collaboration comprennent l’agriculture, le tourisme, les infrastructures et les nouvelles technologies.
En somme, la visite du Conseil d’affaires Turquie-Togo marque une étape importante dans le renforcement des relations économiques bilatérales. Les échanges fructueux qui ont eu lieu lors de ce Forum ouvrent la voie à un avenir prometteur pour les entreprises des deux pays.
Lomé, le 8 octobre 2024 – Une délégation du Fonds Monétaire International (FMI), conduite par Hans Weisfeld, a entrepris hier une mission d’évaluation au Togo. Cette visite intervient dix mois après la signature d’un nouvel accord appuyé par la Facilité Élargie de Crédit (FEC), un programme d’ajustement économique d’une durée de 42 mois et d’un montant de 390 millions de dollars (environ 237 milliards de FCFA).
Pendant une dizaine de jours, les experts du FMI vont mener des discussions approfondies avec les autorités togolaises, les acteurs économiques et les partenaires sociaux. Ces échanges auront pour objectif d’évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre des réformes économiques convenues dans le cadre de l’accord FEC.
Les discussions porteront notamment sur :
La revue de la FEC : les experts du FMI vont procéder à une évaluation détaillée de la mise en œuvre des réformes prévues dans le cadre de cet accord.
Les perspectives économiques : les discussions porteront également sur les perspectives économiques du pays à moyen terme et sur les défis auxquels il est confronté.
Les politiques économiques : les autorités togolaises et les experts du FMI échangeront sur les orientations à donner aux politiques économiques pour consolider les acquis et soutenir une croissance durable.
Il est important de rappeler qu’en mars dernier, le FMI avait déjà débloqué une tranche de 68 millions de dollars (environ 40 milliards de FCFA) au titre de ce programme, saluant ainsi les progrès réalisés par le Togo dans la gestion de ses finances publiques.
Cette nouvelle mission du FMI témoigne de l’importance que l’institution accorde au soutien au Togo dans le cadre de ses efforts de réforme. Les résultats de cette mission permettront d’évaluer les progrès accomplis et de définir les prochaines étapes à suivre pour renforcer la stabilité macroéconomique et promouvoir une croissance inclusive.
La commune de Golfe 1, l’une des plus peuplées du Grand Lomé (6066 km² et 500 000 habitants), a réalisé de belles performances financières en 2023. Malgré un contexte économique difficile, elle a réussi à mobiliser des ressources supplémentaires pour financer de nombreux projets de développement.
Un budget revu à la hausse
Initialement prévu à 3,1 milliards de FCFA, La commune du Golfe 1 a finalement augmenté son budget à 3,3 milliards de FCFA. Cette augmentation témoigne de la volonté des élus locaux de répondre aux besoins croissants de la population.
Des investissements ciblés
Les fonds mobilisés ont été investis dans des secteurs clés tels que la santé, l’eau potable, l’éducation et les infrastructures. La construction d’un centre médico-social, l’extension de la salle de mariage de la mairie annexe d’Akodésséwa et l’amélioration des écoles primaires en sont des illustrations.
Une gestion rigoureuse des finances publiques
Sous la précédente mandature de Koami Gomado, la commune de Bè-Est avait déjà fait preuve d’une gestion rigoureuse de ses finances, clôturant l’exercice 2022 avec un excédent budgétaire de 277 millions FCFA après des dépenses équivalant à 3,07 milliards FCFA. Cette continuité dans la bonne gestion des finances publiques est un gage de réussite pour les projets futurs.
Par ailleurs, Fofo Boko, le premier adjoint au maire, a déclaré que la municipalité a utilisé 74% des fonds pour son fonctionnement et a investi les 26% restants dans des projets concrets, suivant le Plan de Développement Communal.
Les défis à relever
Malgré ces avancées notables, la commune de Golfe 1 doit encore relever de nombreux défis. Avec une population en croissance constante, les besoins en matière d’infrastructures, de services publics et d’équipements sont importants.
En conclusion, Les réalisations de la commune de Golfe 1 en 2023 sont encourageantes. Elles montrent que, avec une bonne gestion et une mobilisation des ressources, il est possible de mener à bien des projets d’envergure au bénéfice de la population. Les défis restent nombreux, mais la dynamique est positive.
Lomé, 19 septembre 2024 – Le gouvernement togolais poursuit sa dynamique de réforme en matière de gestion des finances publiques. Lors de son conseil des ministres de ce mercredi 18 septembre, deux nouveaux décrets ont été adoptés, marquant une avancée significative dans la modernisation de l’administration financière du pays.
Des comptables-matières pour une meilleure gestion du patrimoine de l’État
Le premier décret instaure la création de postes de comptables-matières au sein de chaque ministère et institution de la République. Ces nouveaux agents auront pour mission de garantir la bonne gestion des biens mobiliers et immobiliers de l’État, de tenir également une comptabilité précise de ces biens et de rendre des comptes à la Cour des comptes. Cette mesure vise à renforcer la transparence et à prévenir toute malversation dans la gestion du patrimoine public.
Une trésorerie par ministère pour une gestion plus efficace des dépenses
Le deuxième décret, tout aussi important, prévoit la création d’une trésorerie au sein de chaque ministère et institution. Cette réforme, qui s’inscrit dans la continuité des réformes engagées depuis plusieurs années, permettra de simplifier et d’accélérer les procédures de paiement, tout en améliorant la traçabilité des dépenses publiques.
Une réforme au service de la bonne gouvernance
Ces deux mesures s’inscrivent dans une volonté affichée du gouvernement de renforcer la transparence et la bonne gouvernance. En confiant aux comptables-matières la gestion du patrimoine de l’État et en créant des trésoreries au sein de chaque ministère, le gouvernement togolais démontre sa détermination à lutter contre la corruption et à améliorer l’efficacité de l’action publique.
En bref, ces réformes devraient permettre de renforcer la confiance des partenaires techniques et financiers du Togo et d’améliorer l’attractivité du pays pour les investisseurs.