Chicago : inauguration de l’Obama Presidential Center

L’inauguration de l’Obama Presidential Center a réuni quatre anciens présidents sur le South Side de Chicago. Un événement à la fois panthéon civique et fête populaire, couronné par l’hommage bouleversant de Michelle Obama à son mari.

Il aura fallu dix ans de procédures, de batailles judiciaires et de travaux pour que l’Obama Presidential Center prenne forme. Le 18 juin 2026, il a officiellement ouvert ses portes à Jackson Park, sur le South Side de Chicago. Une consécration pour le 44ᵉ président des États-Unis, dont l’héritage est désormais inscrit dans le béton et le basalte de la ville qui l’a vu naître politiquement. Une inauguration célébrée en grande pompe devant un parterre de personnalités réunissant rarement une telle densité d’Histoire.

Quatre anciens présidents américains ont honoré la cérémonie de leur présence : Barack Obama, Joe Biden, Bill Clinton et George W. Bush, accompagnés de leurs épouses respectives. L’ancienne vice-présidente Kamala Harris, aux côtés de son mari Doug Emhoff, ainsi que les filles du couple Obama, Malia et Sasha, figuraient également au premier rang d’une John Lewis Plaza archicomble.

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Michelle Obama : les larmes du 44ᵉ président face à un hommage bouleversant

La séquence la plus mémorable de la journée n’est pourtant pas venue d’un chef d’État en exercice ni d’un artiste de renom. C’est en réalité Michelle Obama qui a volé la vedette dès les premières secondes de son allocution. Se tournant vers son mari, assis quelques rangs plus loin, elle l’a interpellé avec une franchise désarmante : « Barack — you got to look at me. » Réponse immédiate de l’intéressé, audible au micro : « No, I’m not. I’m gonna look down. »

Alors que le public éclatait de rire, la suite du discours a rapidement basculé dans l’émotion pure. L’ex-Première dame a rendu un vibrant hommage au président qu’il avait été, saluant la « fibre morale inébranlable » qui l’avait guidé à la Maison-Blanche. Évoquant leur parcours commun, elle a rappelé l’une des premières promesses de leur jeunesse : « Tu ne pouvais pas me donner le monde, mais tu pouvais me promettre une vie intéressante — et tu as fait mieux que l’un et l’autre. »

Tandis que Michelle Obama tissait cet éloge intime, Barack Obama retenait visiblement ses larmes, portant la main à ses yeux avant de baisser à nouveau le regard. En prenant ensuite la parole, il a souri en confessant une légère rancœur affectueuse : « Elle n’a pas voulu me montrer son discours. Elle savait qu’elle allait me mettre dans tous mes états, mais elle l’a fait quand même. »

Cette formule, qui a marqué la soirée, résumait l’essentiel : dans cet espace conçu pour traverser le temps, c’est d’abord une histoire humaine que Chicago a célébrée.

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Un campus de 850 millions de dollars ancré dans l’histoire du South Side

Le centre, dont le coût de construction s’élève à 850 millions de dollars, occupe un campus de 19 acres conçu par le cabinet Tod Williams Billie Tsien Architects, en collaboration avec les paysagistes de Michael Van Valkenburgh Associates. Il comprend un musée, une bibliothèque publique, un terrain de basket-ball, des espaces de restauration et de vastes zones vertes accessibles gratuitement. Sur la tour du musée, les mots d’un discours prononcé par Barack Obama à Selma en 2015 — « You Are America » — sont gravés dans la façade, laissant filtrer la lumière à travers le béton.

Par ailleurs, l’ouverture officielle au grand public a lieu ce vendredi 19 juin, jour de Juneteenth, la fête nationale commémorant l’émancipation des derniers esclaves aux États-Unis. Ce choix calendaire s’avère hautement symbolique dans un contexte politique américain marqué par de vifs débats sur les politiques de diversité et d’inclusion.

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Stevie Wonder, Bruce Springsteen et John Legend : un final digne d’un gala civique

La cérémonie, retransmise en direct dans le monde entier sur le site de l’Obama Foundation, a également offert un plateau artistique exceptionnel. Bruce Springsteen, Stevie Wonder, Jennifer Hudson, John Legend, Christina Aguilera, Marc Anthony, Bono et The Edge de U2, Common et The Roots, ou encore Eddie Vedder : la liste des interprètes tenait autant du concert de prestige que du gala civique.

La soirée s’est finalement achevée sur un final collectif mémorable autour du titre « Higher Ground » de Stevie Wonder, lorsque l’ensemble des artistes est remonté sur scène. Une ultime résonance à la formule que Michelle Obama avait popularisée lors de la convention démocrate de 2016 : « When they go low, we go high. »

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Dernier à prendre la parole, Barack Obama a retrouvé les accents familiers de ses éloquentes adresses. « Hello Chicago. « Sweet home, Chicago », a-t-il lancé, avant d’évoquer son arrivée dans la ville en 1985, à l’âge de vingt-trois ans, au volant d’une vieille voiture achetée à New York. Il a conclu en affirmant que son centre « nous rappelle ce que nous pouvons être ».

Avec sa conclusion, l’ancien président a passé le relais aux premiers visiteurs qui ont commencé à affluer sur le campus ce matin. Une nouvelle page de l’histoire du South Side s’est ouverte, dans la lumière de ce mois de juin.

UNESCO : Khaled el-Enany élu pour réinventer l’héritage mondial

L’UNESCO Ouvre un Nouveau Chapitre : Khaled el-Enany, Archéologue et Diplomate Culturel Égyptien, Prend la Tête de l’Organisation avec une Vision Audacieuse. Face aux Défis Climatiques, Numériques et Géopolitiques, il Incarné un Leadership Capable de Faire de la Culture un Levier Stratégique pour la Paix, l’Éducation et la Résilience Mondiale.

 

Lomé, 7 octobre 2025 – La nomination d’une figure éminente de l’archéologie et de la diplomatie culturelle à la tête d’une institution mondiale pourrait-elle renforcer la gestion de notre héritage face aux défis numériques et climatiques ? C’est désormais officiel : le lundi 6 octobre 2025, le Conseil exécutif a élu l’Égyptien Khaled el-Enany, 54 ans, Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). De fait, il a obtenu un soutien massif du Conseil exécutif, recueillant 55 voix contre 2 pour son rival congolais, Firmin Edouard Matoko.

En outre, en devenant le premier Égyptien et le premier Arabe à accéder à cette fonction prestigieuse, il succède à la Française Audrey Azoulay (en poste depuis 2017). Par conséquent, il prendra ses fonctions à la mi-novembre, suite à la validation formelle de sa nomination par la Conférence générale.

 

Khaled el-Enany : un profil expert face aux enjeux mondiaux

 

Khaled el-Enany, est actuellement professeur d’égyptologie à l’Université égyptienne d’Helwan (où il enseigne depuis plus de 30 ans), egalement professeur d’archéologie et ancien ministre égyptien du Tourisme et des Antiquités (de 2019 à 2022), incarne une figure universitaire respectée. Durant son mandat, il a supervisé de vastes missions archéologiques et orchestré des expositions qui ont renforcé le rayonnement international du patrimoine égyptien. De plus, il a dirigé l’ouverture du Grand Musée Égyptien du Caire et piloté le redressement du secteur touristique après la pandémie, démontrant ainsi ses compétences en gestion de crise et en diplomatie culturelle.

C’est pourquoi, aujourd’hui, il prend la direction de l’UNESCO avec un profil solide pour aborder les dossiers cruciaux de l’organisation :

  • Défendre la liberté académique contre les menaces de censure.
  • Sécuriser le patrimoine mondial face aux conflits armés et aux impacts du réchauffement climatique.
  • Moderniser les systèmes éducatifs à l’ère de l’intelligence artificielle et des algorithmes.
  • Promouvoir le multilinguisme afin que toutes les cultures et voix à travers le monde se fassent entendre.

 

Réactions internationales et perspectives

 

Sur la plateforme X, l’annonce a suscité un vif enthousiasme : l’Égypte a officiellement salué cette victoire avec fierté, Cuba (par la voix de son ministre Bruno Rodríguez) a exprimé ses félicitations, et les pôles africains ont souligné le « renforcement des voix arabes et continentales » au sein des instances multilatérales. Malgré tout, cette élection, dépourvue de controverse majeure, insuffle une énergie positive à l’UNESCO, une organisation souvent confrontée à des contraintes budgétaires dans un contexte d’urgences planétaires croissantes.

En conclusion, avec Khaled el-Enany à la barre, l’organisation se positionne pour faire de la culture un vecteur puissant et inclusif : plus intégrée à la technologie et apte à fédérer les nations autour d’une vision renouvelée de l’héritage humain. Ainsi, cette nouvelle direction représente une opportunité majeure de rendre le patrimoine mondial pertinent et engageant pour la société contemporaine.

L’essor du Multilinguisme est soutenu par la Francophonie et l’ONU

Dans un monde où la communication est essentielle, la Secrétaire Générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, a récemment rencontré Movses Abelian, Secrétaire Général adjoint des Nations Unies et Coordonnateur pour le multilinguisme. Cette rencontre a mis en lumière les défis actuels du multilinguisme, exacerbés par une crise de liquidités qui menace son effectivité.

Les discussions ont révélé une préoccupation commune quant à la capacité des organisations internationales à maintenir une communication inclusive et diversifiée. La crise financière actuelle pose un risque significatif à la promotion et à la pratique du multilinguisme, un pilier fondamental pour l’engagement global et la diplomatie.

Face à ces enjeux, le nouveau Cadre stratégique des Nations Unies sur le multilinguisme, porté par une ambition renouvelée, vise à garantir que les langues ne soient pas un frein à l’accès à l’information et à la participation aux débats mondiaux. Ce cadre stratégique perçu comme un vecteur potentiel de changement, promeut l’égalité linguistique au sein des instances internationales.

En outre, la formation des traducteurs et interprètes issus des pays francophones représente  un axe majeur. Le renforcement des dispositifs de formation est crucial pour assurer non seulement la représentation linguistique mais aussi pour favoriser l’emploi et l’intégration professionnelle des jeunes dans ces régions.

Cette rencontre entre la Francophonie et les Nations Unies souligne l’importance d’une collaboration continue pour surmonter les obstacles financiers et structurels et pour faire avancer la cause du multilinguisme. C’est un pas de plus vers un avenir où chaque voix, dans toutes les langues, peut être entendue sur la scène mondiale.

Le ministre Sanou lance le processus budgétaire 2025

Ouagadougou, 22 février 2024 – Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a ouvert ce jeudi à Ouagadougou la conférence de lancement des travaux du processus budgétaire 2025, en présence des acteurs du secteur public et privé.

Le ministre Sanou a présenté les grandes orientations de la politique budgétaire du gouvernement qui vise à soutenir la croissance économique, à maîtriser l’inflation et à réduire le déficit budgétaire.

Il a indiqué que le taux de croissance réelle du PIB, estimé à 5,1 % en 2023, devrait atteindre 5,3 % en 2024 et 5,1 % en 2025, grâce aux efforts de relance post-Covid-19 et aux réformes structurelles. M. Alousséni Sanou a aussi ajouté que l’inflation devrait rester en dessous de la norme communautaire de 3 %, conformément aux critères de convergence de l’UEMOA.

Il a également présenté le bilan de l’exécution budgétaire 2023, marquée par une mobilisation satisfaisante des recettes fiscales, atteignant 14,7 % du PIB, et par une maîtrise des dépenses, représentant 24,6 % du PIB. Par ailleurs, le ministre de l’Économie et des Finances,   a souligné que le déficit budgétaire s’est établi à 3,7 % du PIB, nettement inférieur à la prévision de 4,9 %.

Pour l’année budgétaire 2024, le ministre Sanou a annoncé que le gouvernement poursuivra ses efforts pour améliorer l’exécution du budget, en intensifiant la mobilisation des ressources intérieures et en optimisant l’efficacité des dépenses publiques. Il a précisé que la politique budgétaire visera un objectif de déficit budgétaire de 3,6 % du PIB en 2025 et s’inscrira dans la dynamique de revenir progressivement au critère de convergence communautaire de 3 % à l’horizon 2026.

G20: le Brésil appelle à prévenir les conflits

Le sherpa brésilien, l’ambassadeur Mauricio Lyrio, a ouvert  mercredi à Rio de Janeiro la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20, en insistant sur l’importance de ce forum pour analyser la situation internationale et aborder les enjeux géopolitiques.

Lyrio a exprimé sa préoccupation face à la multiplication des conflits, qu’ils soient internes, régionaux ou internationaux, et qui rappellent le niveau de tension de la Guerre froide.

Il a plaidé pour une gouvernance mondiale plus efficace, capable d’éviter les crises humanitaires engendrées par les conflits. Le sherpa brésilien a mis en avant le rôle essentiel de l’ONU dans le maintien de la paix et la nécessité de réformer ses institutions.

Il a également annoncé la tenue d’une deuxième réunion des ministres des Affaires étrangères du G20, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre. l’ambassadeur Mauricio Lyrio a indiqué que la présidence brésilienne inviterait tous les pays participants à l’assemblée à se joindre au G20 pour élargir le débat. “Nous espérons que d’ici là, ce débat sera plus mature et que nous pourrons progresser de manière décisive sur cette question”, a-t-il déclaré.

L’Allemagne est la troisième puissance économique

L’Allemagne se hisse à la troisième place, mais la victoire est amère. En 2023, le Japon a cédé son titre symbolique de troisième puissance économique mondiale à l’Allemagne, principalement en raison de la chute du yen, selon les données préliminaires du produit intérieur brut (PIB) japonais publiées le jeudi 15 février.

L’Allemagne surpasse le Japon : Un Changement de Rang Symbolique

Boosté par l’inflation, le PIB nominal de l’Allemagne a atteint 4 500 milliards de dollars en 2023, contre 4 200 milliards de dollars pour le Japon. Cependant, en termes réels (ajustés de l’inflation et des variations saisonnières), l’économie japonaise a progressé de 1,9 % l’année dernière, contre seulement 1 % en 2022, tandis que l’économie allemande s’est contractée de 0,3 %, selon les données officielles publiées en janvier.

La situation économique en Allemagne se détériore, ce qui donne à son nouveau titre de troisième puissance économique mondiale, promis depuis octobre dernier par les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), l’apparence d’un mirage. D’autant plus que l’Inde pourrait surpasser à la fois le Japon et l’Allemagne dans quelques années.

Le Japon en Déclin : Démographie et Productivité en Question

Au Japon, le déclin démographique et la faible productivité sont des problèmes majeurs. En tant que puissance exportatrice, l’Allemagne souffre de la faible demande extérieure, des coûts énergétiques pour son important secteur manufacturier et des taux d’intérêt relevés par la Banque centrale européenne (BCE) dans le but de vaincre l’inflation.

Au Japon, les médias locaux ont largement commenté la perte de son troisième rang économique mondial, soulignant qu’au-delà de l’impact exceptionnel de la chute du yen, des facteurs fondamentaux négatifs puissants sont à l’œuvre, comme le déclin démographique accéléré de l’archipel et la faiblesse chronique de sa productivité.

Le Japon et l’Allemagne : Des Puissances Exportatrices en Difficulté

Comme l’Allemagne, le Japon est une puissance industrielle et exportatrice, mais ce statut est en déclin depuis longtemps et sa consommation intérieure est actuellement minée par l’inflation et la chute du yen.

Au quatrième trimestre, le PIB japonais s’est de nouveau contracté (- 0,1 % sur un trimestre en données réelles ajustées des variations saisonnières), soit un deuxième repli consécutif après un déclin plus marqué sur la période de juillet à septembre (- 0,8 % selon un chiffre révisé à la baisse jeudi).