À Lomé, courir n’était pas le seul objectif ce samedi 18 juillet. Dans les rues de la commune du Golfe 3, des centaines de participants ont troqué l’effort physique contre un engagement écologique. À l’initiative du Rotary Club Lomé Acacia, une vaste opération d’éco-jogging a mobilisé habitants, associations et autorités locales autour d’un même défi : rendre la ville plus propre tout en sensibilisant aux enjeux environnementaux.
Lutter contre la pollution tout en promouvant un mode de vie sain. C’est le pari relevé par la Commune du Golfe 3 et le Rotary Club Lomé Acacia, qui ont uni leurs efforts à l’occasion d’une grande activité d’éco-jogging organisée dans le cadre du cinquième anniversaire du club service.
Dès les premières heures de la matinée, plus de 250 participants se sont retrouvés pour parcourir plusieurs artères de la commune. Aux côtés des membres du Rotary figuraient des responsables municipaux, des jeunes, des associations, des partenaires ainsi que de nombreux citoyens venus contribuer à cette action collective.
Loin d’une banale course de loisir, cette initiative a transformé les participants en véritables acteurs de l’assainissement urbain.
Tout au long de l’itinéraire, les volontaires ont ramassé des bouteilles en plastique, des emballages et divers déchets non biodégradables abandonnés sur la voie publique. À chaque arrêt, sacs à la main, ils ont contribué à débarrasser les espaces publics de déchets susceptibles de dégrader le cadre de vie ou d’obstruer les systèmes d’évacuation des eaux.
Les déchets collectés seront ensuite transférés vers une structure spécialisée afin d’être recyclés, donnant une seconde vie à une partie des matériaux récupérés.
Au-delà de l’opération de ramassage, les organisateurs ont voulu faire de cette journée un moment de sensibilisation aux comportements écoresponsables.
La rencontre s’est ainsi poursuivie dans une ambiance conviviale avec une séance de Zumba, symbole de la promotion de l’activité physique, avant des échanges consacrés à l’hygiène corporelle et aux bonnes pratiques favorables à la santé publique.
Ces activités ont permis de rappeler que la préservation de l’environnement passe aussi par des gestes quotidiens, qu’il s’agisse de mieux gérer ses déchets ou d’adopter des habitudes de vie plus saines.
Faire de l’engagement citoyen un levier de développement local
À travers cette initiative, la Commune du Golfe 3 et le Rotary Club Lomé Acacia illustrent une approche participative de la gestion environnementale, où les citoyens deviennent des acteurs directs de l’amélioration de leur cadre de vie.
Dans un contexte où les villes africaines font face à une augmentation constante des déchets urbains, ce type d’action met en évidence le rôle que peuvent jouer les collectivités locales, les organisations de la société civile et les habitants dans la promotion d’une culture de propreté et de recyclage.
En plus des sacs de déchets remplis lors de cette matinée, l’éco-jogging laisse surtout un message : la transition vers des villes plus propres et plus durables ne dépend pas uniquement des pouvoirs publics. Elle repose aussi sur la capacité des citoyens à transformer les gestes les plus simples en véritables actions en faveur de l’environnement.
C’est une avancée attendue par de nombreux Togolais dont le parcours professionnel s’est partagé entre les secteurs public et privé. La Caisse de Retraites du Togo (CRT) et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) mettent désormais en œuvre un mécanisme de liquidation coordonnée des pensions. Une réforme qui met fin à une procédure souvent complexe et permet aux assurés de faire reconnaître l’ensemble de leur carrière.
Une seule et unique carrière désormais prise en compte globalement
Jusqu’à présent, changer de statut professionnel pouvait compliquer le départ à la retraite. De nombreux travailleurs ayant successivement cotisé à la CRT puis à la CNSS, ou inversement, se retrouvaient confrontés à des démarches administratives longues et parfois pénalisantes pour faire reconnaître leurs années de cotisation.
Désormais, cette situation évolue. La CRT et la CNSS annoncent l’entrée en vigueur du mécanisme de liquidation coordonnée des pensions, conformément aux arrêtés interministériels. Cette mesure permet de totaliser les périodes de cotisation effectuées dans les deux régimes afin de calculer les droits à la retraite.
Secteur public et privé : Ce qui change concrètement pour votre retraite
La réforme concerne tous les travailleurs dont la carrière s’est déroulée sous les deux régimes, notamment après un changement de statut entre la fonction publique et le secteur privé. L’avantage est majeur : aucune année de cotisation ne sera perdue dans le calcul des droits. Les périodes validées auprès de la CRT et celles enregistrées à la CNSS seront désormais prises en compte ensemble pour déterminer l’ouverture du droit à pension.
Autre changement important, les assurés n’auront plus besoin de demander le rachat ou le transfert de leurs cotisations d’un régime vers l’autre, une procédure qui générait souvent des délais, des coûts supplémentaires et des difficultés administratives.
Sécurisation des droits : Percevoir sa pension sans attendre
La réforme apporte également davantage de souplesse. Si un assuré remplit les conditions de départ à la retraite dans un seul régime, il pourra percevoir la pension correspondante sans attendre de satisfaire aux critères exigés par le second régime. Il pourra ensuite faire liquider ses droits complémentaires lorsqu’il remplira les conditions requises. Cette disposition évite aux futurs retraités de rester sans revenus en attendant la validation de l’ensemble de leur carrière.
Pourquoi cette réforme est importante
Par ailleurs, cette réforme renforce l’équité entre les travailleurs. Elle répond à une réalité de plus en plus fréquente : de nombreux Togolais passent aujourd’hui du secteur public au privé, ou inversement, au cours de leur vie professionnelle. Jusqu’ici, cette mobilité pouvait fragiliser leurs droits à la retraite.
En reconnaissant l’ensemble du parcours professionnel, les deux caisses garantissent une meilleure continuité des droits sociaux et limitent le risque de voir certaines années de cotisation produire peu ou pas d’effet sur la pension finale.
Modernisation de la protection sociale au Togo : Les chiffres clés
Cette harmonisation s’inscrit dans la stratégie de modernisation du système de protection sociale au Togo. En 2025, la CRT, chargée des pensions des agents publics civils et militaires, a versé 52,5 milliards de FCFA de prestations sociales. De son côté, la CNSS continue d’étendre sa couverture aux salariés du secteur privé, aux travailleurs indépendants ainsi qu’aux acteurs de l’économie informelle.
En facilitant la coordination entre les deux régimes, les autorités entendent adapter le système de retraite aux parcours professionnels de plus en plus diversifiés des travailleurs togolais.
Les 5 grands avantages de la réforme pour les assurés
Toutes les années cotisées à la CRT et à la CNSS sont désormais prises en compte pour calculer les droits à la retraite.
Les assurés n’ont plus besoin de racheter ou de transférer leurs cotisations d’un régime vers l’autre.
Les démarches administratives deviennent plus simples et plus rapides.
Les travailleurs ayant changé de statut conservent la valeur de l’ensemble de leur carrière.
Un assuré peut percevoir sa pension dans un premier régime dès qu’il remplit les conditions, sans attendre celles du second.
Cette réforme constitue ainsi une avancée majeure pour les travailleurs togolais ayant connu plusieurs statuts professionnels. En valorisant l’intégralité de leur parcours, elle renforce la sécurité financière des futurs retraités et rend le système de retraite plus juste, plus lisible et mieux adapté aux réalités du marché du travail.
Construire une maison, ouvrir un commerce ou cultiver un champ sous une ligne à haute tension peut sembler banal. Pourtant, ce geste du quotidien peut, à tout moment, se transformer en drame. À Dapaong, les autorités municipales ont décidé d’agir avant qu’un accident ne survienne.
Jeudi 9 juillet, la mairie de Tône 1 a réuni plus d’une centaine de participants au Centre Robert-Cornévin pour une vaste campagne de sensibilisation consacrée à l’occupation des emprises des lignes électriques de haute et basse tension. Une rencontre qui marque le début d’une offensive de prévention destinée à protéger les populations et à faire respecter les règles de sécurité autour des infrastructures électriques.
Prévenir plutôt que déplorer : la règle vitale des 52 mètres de sécurité
À l’origine de cette initiative figurent les instructions du ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, qui a demandé aux collectivités territoriales de prendre les mesures nécessaires pour libérer les emprises des lignes à haute tension.
Les autorités imposent une bande de sécurité de 52 mètres autour de ces installations et interdisent toute activité humaine — qu’il s’agisse d’habitations, de commerces ou d’exploitations agricoles. Pour les autorités, cette réglementation répond avant tout à un impératif de sécurité publique.
Derrière chaque pylône, il y a un risque réel » : les leaders locaux en première ligne
Conduite par le premier adjoint au maire de Tône 1, Flindjo Kossi, en présence du troisième adjoint au maire, du secrétaire général de la commune ainsi que des représentants de la Communauté Électrique du Bénin (CEB) et de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET), la rencontre a rassemblé chefs traditionnels, responsables des services déconcentrés de l’État, chefs de quartiers, présidents des Comités cantonaux de développement (CCD), Comités villageois de développement (CVD), leaders communautaires et représentants de la société civile.
Tous ont été appelés à devenir les relais d’une campagne dont l’objectif dépasse le simple respect d’une règle administrative. Parce que derrière les pylônes et les câbles électriques se cachent des dangers souvent méconnus : électrocution par arc électrique, rupture de conducteurs ou encore accidents pouvant avoir des conséquences dramatiques pour les habitants installés trop près des ouvrages.
CEET et CEB : mieux comprendre les dangers des arcs et réseaux électriques
Au fil des échanges, les techniciens de la CEB et de la CEET ont répondu aux nombreuses interrogations des participants. Les discussions ont permis de lever plusieurs incompréhensions sur le fonctionnement des réseaux électriques, les distances de sécurité et les risques liés aux branchements anarchiques ou aux installations improvisées à proximité des lignes.
Cette démarche éducative a pour but de convertir les responsables communautaires en authentiques porte-parole de la prévention dans leur région.
Une campagne de terrain avant les opérations de déguerpissement
Les autorités municipales entendent désormais passer à une nouvelle étape. Elles prévoient d’identifier les zones concernées par les occupations irrégulières afin d’engager un dialogue direct avec les populations exposées. L’objectif affiché est de convaincre les occupants de quitter volontairement ces espaces dangereux avant d’envisager toute opération de libération des emprises.
À la fin de la rencontre, les participants ont reçu une mission claire : diffuser largement le message dans leurs villages et quartiers pour éviter que des familles ne soient confrontées, demain, à des déguerpissements forcés ou, pire encore, à un accident irréversible. Car à Dapaong, les autorités veulent rappeler une évidence souvent oubliée : sous une ligne à haute tension, chaque mètre de sécurité peut faire la différence entre une vie préservée et un drame.
Une nouvelle page s’ouvre pour les artisans des communes du Golfe 5 et du Golfe 7. Officiellement installé à la tête de la Chambre Consulaire des Métiers des communes du Golfe 5 et Golfe 7 (CCoM3), Raymondo Koffi Séssedé entend faire de cette institution un véritable levier de modernisation, de représentation et de promotion de l’artisanat local.
La cérémonie d’installation, organisée le mercredi 8 juillet 2026 dans la grande salle de réunion de l’IFAD d’Adidogomé, s’inscrit dans le vaste processus de mise en place des nouvelles Chambres de métiers de la préfecture du Golfe. Elle marque également le début d’une nouvelle mandature placée sous le signe de la gouvernance, de la proximité avec les artisans et du développement économique.
Une nouvelle gouvernance pour renforcer le secteur
Présidée par le préfet du Golfe, Agbodan Kossivi, la cérémonie a réuni le représentant du ministre chargé de l’Artisanat, la sénatrice et maire de la commune du Golfe 7, Dangbuié Afi Xolali Pascaline, le deuxième adjoint au maire, Djadja Kossi Senam, ainsi que de nombreuses autorités politico-administratives et les représentants des différentes branches professionnelles.
Au cœur de cette rencontre, Raymondo Koffi Séssedé, également président du Comité Villageois de Développement (CVD) de Ségbé-Douane, a officiellement reçu les attributs de sa fonction. Élu le 21 juin dernier à l’issue d’un scrutin conduit par une commission électorale ad hoc, il dirigera le CCoM3 pour un mandat de quatre ans.
Sa mission sera de porter la voix des artisans auprès des pouvoirs publics tout en accompagnant la structuration d’un secteur qui occupe une place importante dans l’économie locale.
« La confiance reçue doit se transformer en actions »
À peine installé, le nouveau président a fixé le cap de son mandat en appelant les artisans à faire bloc autour d’une vision commune.
« La confiance que nos pairs nous ont accordée est un appel à l’action. Ensemble, dans l’engagement, l’innovation et l’esprit de service, faisons rayonner nos métiers, relevons les défis qui nous attendent et construisons un artisanat plus fort, plus compétitif et plus respecté », a déclaré Raymondo Koffi Séssedé devant les délégués et les invités.
À travers cette déclaration, le nouveau responsable place l’innovation, la solidarité professionnelle et la valorisation des savoir-faire au centre de son projet.
Les Chambres de métiers, un outil au service du développement
Dans son intervention, le préfet du Golfe, Agbodan Kossivi, a rappelé le rôle stratégique des Chambres de métiers dans la politique nationale de développement économique. Selon lui, les réformes engagées par les pouvoirs publics visent à faire de l’artisanat un secteur davantage structuré, capable de générer plus d’emplois, de créer davantage de richesses et de contribuer durablement à la croissance du pays.
Le représentant de l’État a ainsi exhorté les nouveaux responsables consulaires à exercer leur mandat dans un esprit de responsabilité, de transparence et de proximité afin de répondre efficacement aux attentes des artisans.
Une feuille de route tournée vers la modernisation
Par ailleurs, cette nouvelle équipe entend rapidement passer à l’action. Le bureau du CCoM3 affiche déjà plusieurs priorités : défendre les intérêts des artisans, renforcer la formation professionnelle, accompagner les entrepreneurs du secteur et favoriser l’émergence d’un artisanat plus moderne, plus innovant et plus compétitif.
En prenant les rênes du CCoM3, Raymondo Koffi Séssedé hérite d’une responsabilité majeure : fédérer les acteurs des métiers artisanaux autour d’une vision commune et faire de cette institution un véritable partenaire de développement pour les communes du Golfe 5 et du Golfe 7. Un défi qui dépasse la seule représentation professionnelle et qui s’inscrit désormais dans les ambitions économiques du Togo.
À l’heure où les administrations accélèrent leur transition numérique, le Togo entend redonner une place centrale à ses archives. Réunis à Lomé à l’occasion de la Journée internationale des archives, experts et autorités ont engagé une réflexion sur leur rôle dans la protection des droits, la préservation de la mémoire collective et l’amélioration de la gouvernance publique.
Les archives ne constituent pas seulement un patrimoine historique. Elles représentent également un levier de transparence, de justice et d’efficacité administrative. C’est autour de ces enjeux qu’une journée de réflexion s’est tenue le jeudi 2 juillet 2026 à la Direction de la Bibliothèque et des Archives nationales (DBAN), sous le thème : « Archives pour la justice : droits, mémoire et avenirs ».
Organisée en partenariat avec l’Association togolaise des bibliothécaires, archivistes et documentalistes (ATBAD), cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des archives. Elle visait à mettre en lumière la contribution des services d’archives à la sauvegarde de la mémoire nationale, à la protection des droits des citoyens ainsi qu’au renforcement de la transparence dans l’administration publique.
Les travaux ont été ouverts par le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Professeur Gado Tchangbedji. Dans son intervention, il a souligné que les archives constituent un maillon essentiel de la modernisation de l’État et de l’amélioration des services publics.
Selon lui, une gestion documentaire efficace contribue non seulement à préserver le patrimoine administratif et historique, mais aussi à faciliter l’accès à l’information et à renforcer la confiance entre les institutions et les citoyens.
Le ministre a également salué les efforts engagés par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, en faveur de la transformation numérique de l’administration, notamment à travers le développement de l’e-gouvernement, présenté comme un outil de rapprochement entre l’administration et les usagers.
Des recommandations attendues pour renforcer les services d’archives
Au-delà des discours officiels, la rencontre a donné lieu à plusieurs communications thématiques, suivies de débats réunissant professionnels des archives, bibliothécaires, documentalistes et représentants des administrations publiques.
Les échanges ont porté sur les défis liés à la conservation des documents, à leur numérisation, à leur accessibilité ainsi qu’à leur rôle dans la protection des droits et la bonne administration de la justice.
À l’issue des travaux, les participants ont réaffirmé le caractère stratégique des archives dans la construction de la mémoire nationale et exprimé le souhait que les recommandations formulées permettent de renforcer durablement les performances des services des annales au Togo, dans un contexte marqué par l’accélération de la transition numérique de l’administration.
À Lomé, près d’une centaine d’agents d’Intercon Security, prestataire du Système des Nations Unies, ont suivi une formation intensive sur la lutte contre les abus sexuels et l’inclusion du handicap. Une initiative cruciale visant à aligner la sécurité de terrain sur les valeurs éthiques fondamentales de l’institution.
LOMÉ, 29 juin 2026 – Assurer la sécurité physique des installations diplomatiques est une chose ; incarner les valeurs de respect et de dignité humaine qu’elles défendent en est une autre. C’est avec cette double exigence que le Bureau de la Coordonnatrice résidente des Nations Unies au Togo, en étroite collaboration avec l’UNFPA-Togo, a organisé une session de formation d’envergure les 25 et 27 juin 2026 à Lomé.
Au total, 95 agents de la société Intercon Security — cheville ouvrière de la sécurité quotidienne des agences onusiennes dans le pays — ont reçu une formation aux standards internationaux en matière de droits humains et d’éthique professionnelle.
Des sentinelles face aux dérives : les enjeux de la PSEA
Sur le terrain, les agents de sécurité sont bien plus que de simples vigiles : ils constituent le premier point de contact avec le public, les partenaires ainsi que les personnels vulnérables. Dans ce contexte, face aux risques potentiels, les Nations Unies appliquent une politique de tolérance zéro.
Ainsi, le cœur du programme de ces deux journées intensives s’est articulé autour de la Protection contre l’Exploitation et les Abus Sexuels (PSEA) ainsi que de la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).
Pendant ces deux journées, les sessions ont alterné analyses de cas pratiques et rappels juridiques afin d’outiller ces professionnels autour de quatre piliers majeurs :
L’assimilation des règles fondamentales : comprendre le cadre éthique strict des Nations Unies qui régit chaque interaction sur le lieu de travail.
L’adoption de bonnes pratiques : traduire les concepts théoriques en réflexes et attitudes professionnelles irréprochables au quotidien.
L’identification des comportements prohibés : reconnaître avec rigueur et sans ambiguïté les signaux faibles ainsi que les dérives (harcèlement, abus de pouvoir, discriminations).
La maîtrise des canaux de signalement : connaître et utiliser les mécanismes internes de signalement des infractions, tout en garantissant l’anonymat et la protection des victimes.
« Le respect des droits et de la dignité de tous, en particulier des personnes les plus vulnérables sur le lieu de travail, n’est pas une option. C’est l’affaire de tous, à commencer par ceux qui protègent nos espaces. » — Note d’orientation des organisateurs
Par ailleurs, l’autre volet majeur de cette rencontre était consacré à l’inclusion du handicap. Dans un environnement professionnel moderne, la sécurité ne peut plus être synonyme de barrières, qu’elles soient matérielles ou comportementales.
À cet effet, les agents ont été sensibilisés aux protocoles d’accueil et d’accompagnement bienveillant des personnes en situation de handicap, afin de garantir que les locaux des Nations Unies demeurent des espaces universellement accessibles, inclusifs et protecteurs.
En définitive, en investissant dans la formation de ses prestataires de première ligne, le Système des Nations Unies au Togo envoie un signal fort. La sécurité ne se mesure pas uniquement à la solidité des infrastructures, mais également à l’intégrité, au professionnalisme et à l’inclusivité des femmes et des hommes qui les incarnent.
L’épilogue d’un long bras de fer administratif et judiciaire vient de tomber au Togo. La Cour suprême a décidé de rétablir Togbui Adjikou Lanklivi Iᵉʳ dans ses fonctions de chef du quartier Adakpamé Kpota-Colas, mettant ainsi un terme à un différend qui avait suscité de nombreuses réactions au sein de sa communauté et au-delà.
Par cette décision, la plus haute juridiction du pays a annulé les effets du retrait de son arrêté de nomination, donnant gain de cause au chef traditionnel dans le différend qui l’opposait à l’administration. Une issue accueillie avec satisfaction au sein de sa communauté, où cette affaire avait suscité de nombreuses interrogations.
Une suspension à l’origine d’une vive controverse
L’affaire remonte à plusieurs mois. Togbui Adjikou Lanklivi Iᵉʳ avait été suspendu pour « insubordination administrative », après sa participation à une cérémonie officielle alors qu’il ne figurait pas sur la liste protocolaire établie pour l’événement.
Cette décision avait rapidement dépassé le simple cadre administratif pour prendre une dimension plus symbolique. Plusieurs observateurs y voyaient une illustration des tensions pouvant surgir lorsque les exigences du protocole d’État croisent les prérogatives et la légitimité des autorités traditionnelles. Contestant la mesure prise à son encontre, le chef du quartier Adakpamé Kpota-Colas avait saisi la justice afin d’obtenir l’annulation du retrait de son arrêté de nomination.
Une bataille judiciaire menée dans la discrétion
Durant toute la procédure, Togbui Adjikou Lanklivi Iᵉʳ a choisi de privilégier les voies légales plutôt que les confrontations publiques. Loin des polémiques et des débats médiatiques, le chef traditionnel a misé sur la justice pour faire valoir ses droits.
Cette posture, marquée par la retenue et la discrétion, lui a permis de traverser cette période de turbulences sans alimenter les tensions. Le verdict rendu par la Cour suprême vient ainsi consacrer plusieurs mois de démarches judiciaires engagées pour contester le retrait de son arrêté de nomination.
Un signal fort sur la place des autorités coutumières
Par ailleurs, cette décision revêt une portée symbolique importante. Elle rappelle le rôle central que continuent de jouer les chefs traditionnels dans la préservation de la cohésion sociale et la médiation au sein des communautés.
Pour certains analystes, le verdict de la Cour suprême réaffirme la nécessité de maintenir un équilibre entre les impératifs de l’administration moderne et la place des institutions coutumières, qui demeurent des piliers du vivre-ensemble au Togo. Cette affaire met également en lumière la capacité des institutions judiciaires à arbitrer des différends sensibles touchant à la fois au droit administratif et aux réalités socioculturelles du pays.
Une nouvelle étape pour Adakpamé Kpota-Colas
Avec cette décision définitive, Togbui Adjikou Lanklivi Iᵉʳ retrouve pleinement ses prérogatives et s’apprête à reprendre les rênes du quartier. Pour ses partisans, cette issue marque la fin d’une période de doute et le début d’une nouvelle étape placée sous le signe de la stabilité.
Dans un contexte où les autorités traditionnelles restent des acteurs majeurs du développement local et de la paix sociale, cette décision pourrait contribuer à apaiser les tensions nées de cette crise et à renforcer la confiance entre les populations, les institutions administratives et les gardiens des traditions. Finalement, cette affaire rappelle que le pouvoir coutumier demeure une composante essentielle de l’architecture sociale togolaise, au carrefour de l’histoire, de la tradition et des exigences de l’État moderne.
Dapaong, 11 juin 2026 — Le mercredi 10 juin 2026, l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC), dirigée par le Lieutenant-colonel BAKA Yoma, a pris part au lancement officiel du projet « Savanes Kpaadu », une initiative concertée visant à améliorer la réponse aux crises dans la région des Savanes.
Organisée par Plan International Togo dans l’amphithéâtre de l’Agora Senghor et présidée par le Secrétaire général du ministère de la Sécurité, la cérémonie a rassemblé une diversité d’acteurs, notamment des ONG nationales, des agences onusiennes et des structures locales engagées dans la prévention des risques et l’action humanitaire.
L’ANPC a occupé un emplacement central au sein du « Village Résilience », où son équipe a misé sur l’interaction pour sensibiliser le public. Quiz imprimés, vidéos projetées sur grand écran et dépliants thématiques ont permis d’attirer de nombreux visiteurs. Ces derniers ont notamment reçu le Bulletin d’information trimestriel n° 32 ainsi que des fiches pratiques consacrées aux inondations.
Par ailleurs, l’Agence a présenté des cartes des zones à risque de la région, accompagnées d’un guide pratique destiné aux autorités locales afin de renforcer la gestion des risques et les mécanismes d’alerte précoce.
La participation de l’ANPC illustre une volonté d’action collective : travailler aux côtés du PURS, du HCR, de la CNAR, du CADID, de Handicap International, de Solidarités International, du PNUD, de la Croix-Rouge togolaise, de l’OIM et d’autres partenaires pour construire des réponses locales plus efficaces.
En outre, le projet « Savanes Kpaadu » vise à améliorer la coordination des interventions, à renforcer les capacités locales et à mieux protéger les populations vulnérables, notamment pendant la saison des pluies.
Les différents intervenants ont plaidé en faveur d’une approche préventive et intégrée, soulignant que la résilience repose sur la coopération entre les institutions, les acteurs de terrain et les communautés. Ainsi, cette dynamique de collaboration apparaît comme un levier essentiel pour réduire les risques et mieux anticiper les crises.
Enfin, pour la région des Savanes, cette initiative constitue un pas concret vers une gestion des risques plus structurée, plus efficace et davantage partagée.
Dans la commune des Lacs 3, société civile et collectivité locale unissent leurs forces pour renforcer la protection des enfants vulnérables. Le 2 juin 2026, l’Association Action Solidaire pour les Enfants en Difficulté (ASED) et la mairie d’Agbodrafo ont signé une convention de partenariat qui, selon ses promoteurs, marque « une avancée significative » dans la lutte contre la vulnérabilité juvénile.
La cérémonie, organisée dans les locaux de la mairie, s’est déroulée en présence du maire Anani Messan et du président de l’ASED, Awokou K. Yves, entourés de leurs équipes techniques. Ensemble, ils ont scellé un accord destiné à « mieux protéger, accompagner et offrir un avenir serein aux familles, aux enfants et aux jeunes en situation de vulnérabilité » sur le territoire communal.
Une volonté politique affirmée
Ce partenariat intervient dans un contexte où la protection de l’enfance s’impose comme une priorité croissante pour les collectivités togolaises . « La protection de l’enfance est une responsabilité collective », a rappelé le maire Anani Messan, soulignant que la commune des Lacs 3, populaire et en pleine expansion démographique, doit faire face à des défis spécifiques : précarité économique, déscolarisation, exposition des mineurs à l’exploitation et, parfois, à la rue.
De son côté, Awokou K. Yves, président de l’ASED depuis plus d’une décennie, a réaffirmé la mission de son association : « Agir sur le terrain, là où les enfants ont le plus besoin de nous. » Reconnue d’utilité publique, l’ASED intervient déjà dans plusieurs communes du togo pour offrir un soutien psychosocial, un accompagnement scolaire et une aide matérielle aux familles fragilisées.
Ainsi, la convention signée le 2 juin ne se limite pas à réaffirmer une volonté commune : elle trace une feuille de route opérationnelle dans plusieurs domaines. Elle prévoit notamment le renforcement des mécanismes d’identification des enfants vulnérables afin d’améliorer leur prise en charge. Elle entend également consolider la protection sociale, l’accompagnement psychosocial et l’aide matérielle aux familles en difficulté. Des mesures spécifiques sont aussi prévues pour lutter contre la déscolarisation et soutenir les enfants hors du système éducatif.
Par ailleurs, le partenariat prévoit des campagnes communautaires de sensibilisation aux droits de l’enfant ainsi qu’une collaboration renforcée avec les institutions nationales afin de nourrir le plaidoyer en faveur de politiques publiques plus inclusives. Enfin, les deux parties s’engagent à mettre en place un comité de pilotage conjoint chargé de suivre l’exécution des actions et d’en évaluer l’impact sur le terrain.
Un modèle pour les autres communes ?
La commune des Lacs 3, marquée par une forte densité démographique, des quartiers populaires et un tissu économique fragile, apparaît comme un territoire où les besoins en matière de protection de l’enfance sont particulièrement pressants.
Pour plusieurs observateurs, la convention signée pourrait servir de modèle à reproduire dans d’autres communes : « Quand la société civile et la collectivité territoriale travaillent main dans la main, les résultats sont plus rapides et plus durables », confie une source proche de la mairie. Ce partenariat s’inscrit par ailleurs dans le cadre des Objectifs de développement durable, notamment l’ODD 16, qui vise à « réduire toutes les formes de violence partout dans le monde », y compris celles exercées contre les enfants.
Au‑delà de sa portée symbolique, les deux partenaires entendent inscrire leur engagement dans la durée. Dans un contexte où les défis liés à la protection de l’enfance demeurent nombreux, cette alliance pourrait renforcer la prise en charge des plus vulnérables et faire émerger des réponses adaptées aux réalités du terrain.
Depuis plusieurs mois, le principal point de passage entre le Togo et le Bénin, à Sanvi Condji côté togolais et Hilla Kondji côté béninois, cristallise un malaise grandissant. Officiellement dédié au contrôle sanitaire, le dispositif en place à la frontière s’apparente, dans les faits, à un mécanisme de prélèvement systématique sur les voyageurs, au mépris des principes de libre circulation pourtant défendus dans l’espace communautaire ouest-africain.
Un contrôle sanitaire détourné de sa vocation
Sur ce corridor stratégique, les agents du ministère togolais de la Santé exigent la présentation d’un carnet de vaccination attestant notamment des immunisations contre la fièvre jaune et la méningite. Une mesure qui, sur le papier, répond à des impératifs de santé publique.
Mais sur le terrain, la réalité est tout autre. Les usagers ne disposant pas du document requis doivent s’acquitter d’un paiement de 500 FCFA pour pouvoir franchir la frontière. Une somme exigée à chaque passage, sans distinction de statut ni de fréquence. Commerçants, riverains ou travailleurs transfrontaliers, nombreux sont ceux qui effectuent plusieurs traversées par semaine et se retrouvent ainsi soumis à une ponction répétée.
À cette contrainte financière s’ajoute une pratique qui alimente l’exaspération : l’obligation de présenter l’appoint exact. Les billets de valeur supérieure sont refusés, contraignant les voyageurs à se procurer de la monnaie avant de revenir au poste de contrôle, au risque de retards, voire d’altercations.
Des citoyens pris au piège d’un système paradoxal
Pour les ressortissants étrangers, un contrôle sanitaire peut encore se justifier. Mais la situation devient difficilement compréhensible pour les citoyens togolais eux-mêmes.
Un habitant d’Aného, effectuant régulièrement des allers-retours vers Grand-Popo au Bénin, décrit une réalité qu’il juge incohérente : les autorités béninoises ne lui réclament ni contrôle sanitaire ni paiement à l’entrée sur leur territoire, mais, dès son retour, les agents togolais lui imposent des frais pour accéder à son propre pays.
De nombreux usagers partagent ce sentiment d’injustice et dénoncent une mesure qui pénalise directement les populations frontalières, pourtant dépendantes de cette mobilité pour leurs activités économiques et sociales.
Une pratique opaque aux relents de corruption
Au-delà de la gêne occasionnée, c’est la destination des fonds collectés qui soulève les plus fortes interrogations. Aucun reçu n’est délivré aux usagers, et aucune communication officielle ne précise le cadre réglementaire de cette perception.
Plusieurs témoignages concordants recueillis sur place indiquent que les agents perçoivent quotidiennement des sommes potentiellement importantes, sans en assurer la moindre traçabilité administrative.
Faute de transparence, certains observateurs évoquent l’existence d’un système informel bénéficiant directement aux agents en poste, voire à certains relais administratifs. Des allégations difficiles à vérifier de manière indépendante, mais qui contribuent à nourrir la défiance des populations envers ce dispositif.
Un contraste régional et un enjeu politique
Cette situation tranche avec la politique adoptée par le Bénin voisin, qui a supprimé le contrôle systématique des carnets de vaccination à ses frontières depuis 2016, hormis une brève parenthèse durant la pandémie de COVID-19.
Dans un contexte où les États de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) affichent leur volonté de renforcer la libre circulation des personnes et des biens, le maintien de ce type de pratiques apparaît en décalage avec les engagements régionaux.
Une alerte pour les autorités
Sur le plan national, cette réalité de terrain interroge sur le niveau d’information des plus hautes autorités. Le président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé, régulièrement présenté comme un promoteur de l’intégration sous-régionale, est-il pleinement informé de ces pratiques à la frontière de Sanvi Condji ?
En l’absence de réaction officielle, la question reste posée.
Une urgence à rétablir la confiance
Pour les usagers, l’enjeu dépasse la simple question financière. Il touche à la dignité, à la confiance envers les institutions et à l’effectivité des droits de circulation.
À mesure que les témoignages s’accumulent, la pression monte pour une clarification rapide de la situation. Entre impératif sanitaire et dérives administratives, la frontière de Sanvi Condji est devenue le symbole d’un dysfonctionnement qui appelle, de toute évidence, une réponse des autorités compétentes.
Loin des lambris dorés des sommets internationaux, c’est au cœur de la préfecture de Vo que l’ancienne cheffe du gouvernement a choisi de porter la voix de l’émancipation. À l’occasion du 8 mars, elle esquisse un Togo où les femmes inventent leur destinée par l’éducation.
Vogan, terre de traditions et de dynamisme commercial, a vibré d’une ferveur particulière le week-end dernier. En rejoignant les femmes de sa communauté d’origine, Victoire Tomégah-Dogbé n’a pas seulement célébré une date symbolique : elle a opéré un retour stratégique aux sources pour rappeler que la transformation du pays s’enracine d’abord dans les terroirs.
Dans une atmosphère de sororité assumée, les échanges ont rapidement dépassé les civilités. L’ancienne dirigeante a martelé avec conviction : la libération de la femme commence par la perception qu’elle a d’elle-même. Pour elle, l’autonomie n’est pas une concession mais une conquête, qui exige de croire en sa propre valeur.
Au centre des débats, l’école s’est imposée comme le sujet brûlant. Victoire Dogbé a placé l’instruction des jeunes filles au cœur de la survie économique des familles. Investir dans le savoir, c’est préparer non seulement des diplômées, mais des femmes décidées capables de briser les cycles de précarité.
Les avancées législatives et sociales récentes, bien que saluées, ne sont pour elle que des fondations. Le véritable défi reste l’appropriation de ces acquis par les femmes rurales, souvent éloignées des centres de décision.
Le message délivré à Vogan dessine une trajectoire claire pour les années à venir. L’influence de Victoire Tomégah-Dogbé, même hors des fonctions exécutives, demeure un moteur de mobilisation sociale.
L’accent mis sur l’autonomisation financière suggère une accélération des programmes de microfinance et d’entrepreneuriat féminin dans la région Maritime, tandis que sa présence incarne une figure de réussite susceptible de susciter des vocations politiques chez les jeunes filles de la préfecture. La projection est limpide : le soutien aux femmes doit quitter le domaine de l’événementiel pour devenir une politique de développement pérenne et quotidienne.
En quittant la préfecture de Vo, Victoire Tomégah-Dogbé laisse derrière elle une certitude : la force de transformation du Togo passera par ces mains qui, aujourd’hui, cultivent la terre et, demain, dirigeront les institutions.
À la veille de la Saint-Valentin, l’amour s’écrit autrement à Lomé. Dans la commune de Golfe 2, la fête des amoureux dépasse les roses et les déclarations enflammées : dix couples, unis civilement entre le 9 et le 14 février, ont reçu de la part d’Ecobank un accompagnement financier pour poser les premières pierres de leur vie commune.
L’opération, menée en collaboration avec la municipalité, s’est déroulée à la mairie de Golfe 2. Au-delà du symbole, l’initiative marque une volonté claire : inscrire le mariage dans une perspective de responsabilité économique et d’autonomie budgétaire.
Dans un pays où l’inclusion financière demeure un enjeu majeur, ce geste n’est pas anodin. Chaque couple bénéficiaire s’est vu offrir un compte prépayé individuel. Un outil simple, mais stratégique, qui permet de mieux gérer ses dépenses, d’anticiper les besoins du foyer et de bâtir progressivement une stabilité financière.
En associant la célébration de l’amour à la planification budgétaire, l’établissement bancaire met en avant une réalité souvent éludée : le mariage ne repose pas uniquement sur l’émotion. Il implique également organisation, prévoyance et discipline financière.
Ce positionnement traduit une évolution des pratiques de responsabilité sociale des entreprises au Togo. Les institutions financières ne se contentent plus d’offrir des services ; elles cherchent à accompagner les citoyens dans les étapes clés de leur existence.
Pour la municipalité, cette opération s’inscrit dans une dynamique plus large de rapprochement avec les administrés. Les cérémonies de mariage, moments forts dans la vie des familles, deviennent ainsi des espaces de sensibilisation et de partenariat.
En soutenant de jeunes ménages dès le premier jour de leur union, la commune renforce le lien entre institutions publiques et acteurs privés. Une manière de rappeler que le développement local repose aussi sur la solidité des cellules familiales et leur capacité à se projeter dans l’avenir.
À l’heure où la Saint-Valentin est souvent réduite à un événement commercial, l’initiative déployée à Golfe 2 offre une lecture différente : aimer, c’est aussi bâtir. Bâtir un foyer, prévoir les imprévus, organiser ses ressources.
Pour les dix couples concernés, cette célébration restera sans doute associée à un double engagement : celui du cœur et celui de la responsabilité. Une manière, en somme, de rappeler que les sentiments s’épanouissent d’autant mieux qu’ils s’appuient sur des bases solides.
Atakpamé, le 19 décembre 2025 – Le programme « Dagan Connectée 2025 », lancé par Yas Togo, vient de franchir une étape majeure. En effet, la série de formations s’est achevée avec la clôture officielle de la quatrième et dernière cohorte à Atakpamé. Au total, une centaine de femmes, toutes actrices de petites activités commerciales, ont suivi un parcours intensif pour intégrer le numérique dans leur gestion quotidienne.
Yas Togo : le digital au service du commerce de proximité
Déployé avec succès dans quatre localités du pays, ce dispositif a mis l’accent sur des compétences concrètes. L’objectif était double : développer les aptitudes numériques des participants et optimiser leurs pratiques de gestion. Grâce à l’utilisation d’outils en ligne, ces microentreprises sont désormais mieux armées pour se dynamiser. Les bénéficiaires de cette ultime séance ont d’ailleurs démontré une assiduité remarquable, confirmant ainsi l’efficacité de cette approche pratique et accessible.
Face à ce succès, Yas Togo adresse ses chaleureuses félicitations aux membres de cette cohorte finale, ainsi qu’à l’ensemble des femmes ayant participé à l’édition 2025. Par ce geste, l’initiateur salue leur persévérance et leur engagement constant tout au long des différents modules de formation.
Yas Togo: un levier pour l’entrepreneuriat inclusif au Togo
Au-delà de la simple formation, cette initiative illustre l’engagement de l’opérateur télécom en faveur de l’autonomisation économique des femmes. En misant sur le numérique, Yas Togo contribue à bâtir un entrepreneuriat plus inclusif et plus résilient sur l’ensemble du territoire national.
En conclusion, le programme a désormais outillé les bénéficiaires pour transformer radicalement leurs activités. Elles sont prêtes à saisir de nouvelles opportunités dans un environnement numérique en pleine expansion, faisant d’Atakpamé un exemple de réussite pour l’inclusion financière par le numérique.
Lomé, 1er décembre 2025 – Les bulldozers ont encore parlé ce matin. Dès l’aube, le quartier Zorobaro-Akodessewa, dans la commune Golfe 1, a vu s’effondrer des dizaines de maisons, boutiques et ateliers construits à quelques mètres seulement des rails. Après Hanoukopé la semaine dernière, c’est donc la deuxième phase d’une vaste opération de libération des emprises ferroviaires qui vient de frapper le cœur de la capitale. Or, cette fois, l’enjeu dépasse largement le simple dégagement de terrain.
Golfe 1 : une question de vie ou de mort
Derrière les nuages de poussière et les cris des familles, une réalité brutale s’impose : la ligne de chemin de fer Lomé-Cotonou-Blitta, relancée en 2024, est devenue l’une des artères vitales du Togo. Chaque semaine, des trains de marchandises — et bientôt de passagers — circulent à pleine vitesse, reliant le littoral aux terres de l’intérieur. Mais sur de nombreux tronçons urbains, les habitations s’approchent dangereusement des rails, parfois à moins de 50 centimètres. C’est la promesse d’un développement majeur, mais aussi la peur permanente qu’un déraillement ou un freinage d’urgence ne transforme le quotidien des riverains en tragédie.
« On ne démolit pas par plaisir », martèle un ingénieur des chemins de fer présent sur place. « Un seul accident ferait des centaines de morts. On a déjà évité le pire plusieurs fois. »
Lomé respire enfin
Au-delà de la sécurité immédiate, cette opération est le premier acte concret d’un plan beaucoup plus ambitieux : redonner à la capitale un corridor ferroviaire moderne et sécurisé, tout en libérant des dizaines d’hectares pour des projets d’urbanisme attendus depuis trente ans. Boulevard ferroviaire paysager, pistes cyclables, logements sociaux, extension du port autonome : toutes ces initiatives n’étaient possibles qu’à condition de récupérer ces terrains occupés illégalement depuis des décennies.
En clair : ce qui se passe aujourd’hui à Zorobaro et à Hanoukopé n’est pas une simple opération de police. C’est le début de la plus grande transformation urbaine que Lomé ait connue depuis l’indépendance.
Le prix humain
Néanmoins, cette nécessité vitale n’efface pas la détresse des familles chassées du jour au lendemain. Des mères qui courent avec leurs bébés dans les bras, des commerçants qui regardent s’écrouler l’affaire d’une vie, des vieux qui n’ont nulle part où aller : les images font mal. Et la colère est palpable.
« On comprend la sécurité, mais on n’est pas des animaux », lance une habitante, les larmes aux yeux. « Qu’on nous donne au moins un toit avant de tout raser. »
Les autorités promettent des solutions : recensement des sinistrés, attribution prioritaire de parcelles dans les nouveaux lotissements, aides au relogement. Or, pour l’instant, ces engagements restent lettre morte pour la plupart des familles concernées.
Golfe 1 : un tournant historique
Ce qui se joue aujourd’hui dans les quartiers longeant les rails, c’est la confrontation entre deux urgences : celle de sauver des vies en empêchant une catastrophe ferroviaire, et celle de protéger la dignité de milliers de Loméens.
Le Togo a choisi de ne plus attendre. Quitte à payer le prix fort de la colère populaire aujourd’hui pour éviter un drame irréparable demain.
L’histoire jugera si le gouvernement aura su accompagner cette mutation avec assez d’humanité. Mais une chose est sûre : Lomé ne sera plus jamais la même après cette semaine de décembre 2025.
Lomé, 1ᵉʳ décembre 2025 –C’est une ruée tranquille mais déterminée qui a envahi ce matin la Chaîne Est du restaurant universitaire de Lomé. Dès 7 h 30, des centaines d’étudiants faisaient déjà la queue, dossiers sous le bras, pour profiter de la campagne spéciale d’établissement accéléré de Cartes Nationales d’Identité (CNI) lancée par la Direction générale de la documentation nationale (DGDN).
Ainsi, jusqu’au samedi 6 décembre inclus, les étudiants de l’Université de Lomé peuvent obtenir leur CNI en un temps record : 48 heures seulement entre le dépôt du dossier et le retrait de la précieuse carte biométrique. Un délai jamais vu pour ce type de démarche, d’autant plus que l’administration cherche à rattraper un certain retard accumulé dans les délivrances.
CNI : un kit simple, un prix inchangé et un débit optimisé
Les pièces demandées restent classiques, mais adaptées au public étudiant. En effet, pour déposer son dossier, il faut se munir de :
Original + photocopie du certificat de naissance
Original du certificat de nationalité (ou duplicata pour la nouvelle version).
Carte d’étudiant ou attestation du baccalauréat comme preuve de profession
Certificat de groupe sanguin
5 000 FCFA réglés sur place
Des agents de la DGDN, par ailleurs renforcés par des étudiants volontaires, guident les files, vérifient les dossiers et procèdent aux prises d’empreintes et photos en moins de dix minutes par personne. « On traite déjà plus de 400 étudiants par heure », se félicite un superviseur de la DGDN présent sur le site.
Objectif : 100 % d’étudiants identifiés avant les vacances
L’opération répond à une urgence bien réelle. C’est pourquoi des milliers d’étudiants togolais, notamment les primo-entrants, n’ont toujours pas de CNI, ce qui leur complique l’accès aux bourses, aux examens ou même aux stages. « Sans carte, tu n’es personne ici », résume Aïcha, étudiante en L2 de droit, qui a patienté depuis 6 h du matin. Ce témoignage illustre parfaitement la nécessité de cette initiative.
CNI : prolongation à la Foire de Lomé dès le 8 décembre
Bonne nouvelle pour ceux qui n’étudient pas à l’UL : la même opération foraine sera reconduite à partir du lundi 8 décembre sur le site du CETEF-Togo 2000, en plein cœur de la 20ᵉ Foire internationale de Lomé. De plus, cette phase sera cette fois ouverte à toute la population, sans condition d’âge ou de statut.
Avec ces deux offensives successives, la DGDN espère rattraper une partie du retard et franchir la barre symbolique des 70 % de Togolais détenteurs d’une CNI biométrique d’ici la fin 2026.
Sur le campus, l’ambiance est à la satisfaction. Entre deux selfies devant le stand Police, les étudiants et agents échangent déjà la même phrase : « Enfin, on respire ! »
À Lomé, plus de 4000 jeunes réunis pour penser, célébrer et construire l’avenir : le Youth Delivery Lab devient le carrefour du leadership citoyen.
LOMÉ, 8 septembre 2025 – Le samedi 6 septembre, Lomé s’est transformée en une véritable agora citoyenne à l’occasion de la deuxième édition du Youth Delivery Lab (YDL). Plus de 4 000 jeunes, réunis en présentiel et en ligne, ont répondu à l’appel d’une plateforme participative qui place la jeunesse au centre des dynamiques de développement. En effet , dans une ambiance festive et fédératrice, les échanges ont réuni des responsables institutionnels, des acteurs associatifs, des entrepreneurs et des leaders communautaires autour d’un objectif commun : valoriser le potentiel des jeunes comme moteur de transformation sociale.
Trois axes stratégiques pour une vision d’avenir
Articulée autour du thème « Valorisation du potentiel de la jeunesse au service du développement », cette édition a exploré trois axes stratégiques :
Le développement de l’agribusiness comme levier d’insertion économique.
La dynamisation de l’industrie du sport comme vecteur d’innovation et de cohésion.
La promotion de la paix et de la cohésion sociale comme fondement de la stabilité territoriale.
Grâce à des panels, des ateliers et des tables rondes, les jeunes ont pu formuler des propositions concrètes, en lien avec les réalités locales et leurs aspirations collectives.
« Nous voulons associer la jeunesse à la définition des politiques publiques. Le YDL stimule leur leadership et recueille leurs visions pour le pays », a souligné le ministre délégué Abdul Fahd Fofana.
Youth Delivery Lab : les jeunes, acteurs de l’action publique
Au-delà des échanges, le Youth Delivery Lab s’inscrit dans une démarche institutionnelle structurée. En effet, le comité d’organisation a annoncé que les conclusions des travaux seront synthétisées et transmises aux plus hautes autorités. L’objectif est d’alimenter les stratégies nationales en faveur de la jeunesse.
Cette initiative incarne la volonté de territorialiser les politiques publiques, en partant des besoins exprimés par les jeunes eux-mêmes. Elle s’inscrit dans une logique de co-construction et de mobilisation durable.
Finalement, à Lomé, le Youth Delivery Lab est bien plus qu’un événement singulier : il trace les contours d’une gouvernance participative, festive et inclusive, où chaque jeune est reconnu comme acteur du changement. Cette célébration citoyenne relie l’engagement, la transmission et la transformation territoriale. Cependant, ce dynamisme suffira-t-il à assurer que les propositions de ces milliers de jeunes seront bel et bien prises en compte et se concrétiseront en politiques publiques tangibles ?
Togo : le ministre Awaté Hodabalo et la CNDH s’unissent pour renforcer les droits humains à travers les chefferies traditionnelles
Lomé, 5 septembre 2025 – Le Togo franchit une nouvelle étape décisive dans sa quête de paix et de cohésion sociale. Le ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie Coutumière, le colonel Hodabalo Awaté, a tenu une réunion stratégique avec la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH). Cette rencontre, qui a eu lieu à Lomé, prépare le terrain pour un projet ambitieux prévu en octobre 2025. Le but est de mobiliser les chefs traditionnels dans une initiative inédite de formation, de lutte contre la stigmatisation et de promotion des droits humains.
Un partenariat inédit pour une action d’envergure nationale
Selon le ministre Awaté, qui a partagé l’information sur les réseaux sociaux, la CNDH et son ministère ont travaillé sur les détails d’un programme novateur. Ce dernier, prévu pour octobre 2025, formera les chefs traditionnels des cinq régions économiques du Togo (Maritime, Plateaux, Centrale, Kara et Savanes) afin qu’ils deviennent des relais efficaces des droits humains.
En effet, l’initiative s’appuie sur la légitimité des chefferies, garantes des traditions et de la cohésion sociale, pour sensibiliser les communautés locales aux principes universels des droits de l’homme. « Ensemble, nous œuvrons pour la formation, la lutte contre la stigmatisation et la consolidation de la paix sociale », a souligné le ministre. Ce projet s’inscrit dans la continuité de ses efforts pour moderniser le rôle des chefs traditionnels, comme en témoigne sa tournée nationale de sensibilisation en juin 2025 pour un processus électoral apaisé.
Le Togo et la CNDH : les gardiens de la tradition deviennent des défenseurs des droits
Au Togo, les chefferies traditionnelles sont reconnues par la loi nᵒ 2007-002 du 8 janvier 2007 comme des acteurs majeurs de la stabilité sociale. Avec 393 cantons et un Conseil National des Chefs Traditionnels (CNCT), elles représentent une institution profondément ancrée dans les communautés. Le projet d’octobre a pour but de les équiper pour qu’elles deviennent des défenseurs des droits humains, notamment en luttant contre des pratiques discriminatoires, comme la stigmatisation des personnes vulnérables (femmes, enfants, personnes handicapées ou accusées de sorcellerie).
La formation prévue abordera les principes des droits humains, les mécanismes de protection contre la discrimination, et les stratégies de médiation pour la résolution des conflits communautaires. Pour cela, la CNDH, présidée par Nakoura Namoro Karitchma, mettra à disposition son expertise en matière de sensibilisation et de suivi des violations des droits humains.
Ce projet intervient dans un contexte où le Togo cherche à renforcer sa cohésion sociale face à des défis historiques et à la décentralisation. Les élections municipales du 17 juillet 2025 ont montré à quel point les autorités traditionnelles sont essentielles à la pacification des périodes électorales. Cependant, malgré ces avancées, des pratiques comme la stigmatisation demeurent des préoccupations majeures. Le ministre Awaté mise donc sur cette approche inclusive, renforçant le lien entre les institutions étatiques et les communautés via les chefferies.
Perspectives et défis : quel avenir pour cette initiative entre le Togo et la CNDH?
Le succès de ce projet dépendra de plusieurs facteurs. Il faudra une mobilisation effective des chefs traditionnels, des formations de qualité et la capacité de traduire les apprentissages en actions concrètes. Des défis comme le manque de ressources dans certaines régions ou la résistance à l’abandon de pratiques culturelles discriminatoires pourraient également freiner les progrès. Toutefois, l’engagement du ministre Awaté et l’expertise de la CNDH offrent des bases solides pour surmonter ces obstacles.
La collaboration entre le ministre Awaté et la CNDH pour mobiliser les chefferies traditionnelles dans la promotion des droits humains marque une avancée significative pour le Togo. Ce projet illustre la volonté du pays de combiner tradition et modernité pour bâtir une société plus inclusive et pacifique. En faisant des chefs traditionnels des acteurs des droits humains, le Togo pourrait bien devenir un modèle pour d’autres nations africaines.
Cependant, la vraie mesure de cette initiative résidera dans son impact durable sur le quotidien des populations les plus vulnérables. Cette approche inclusive réussira-t-elle à transformer les mentalités et à garantir que les droits de l’homme deviennent une réalité pour tous, des villes aux villages les plus reculés ?
À Lomé, le ministre Hodabalo Awaté a rencontré hier une délégation de secrétaires généraux des préfectures, saluant leur rôle clé dans les récentes élections municipales et ouvrant la voie à des améliorations concrètes de leurs conditions de travail, dans un élan porté par la vision du président Faure Gnassingbé.
Lomé, 28 août 2025 – La journée d’hier a été marquée par une rencontre stratégique au ministère de l’Administration Territoriale. Le colonel Hodabalo Awaté, ministre en charge du secteur, a reçu une délégation des secrétaires généraux des préfectures togolaises. Cette réunion a eu deux objectifs principaux : saluer leur engagement exemplaire lors des élections municipales du 17 juillet 2025, mais aussi aborder les défis de leurs conditions de travail. La mission est bien définie : améliorer l’efficacité des préfectures afin de favoriser la décentralisation et le développement local, un enjeu essentiel pour le gouvernement sous la direction du président Faure Essozimna Gnassingbé.
Un pari réussi pour la démocratie locale : les coulisses du scrutin municipal
Au cours de la rencontre, le ministre a d’abord félicité les secrétaires généraux pour leur rôle déterminant dans le bon déroulement du scrutin municipal. Ces élections, un jalon majeur pour le pays, ont permis l’installation de nouveaux conseils communaux et ont mobilisé les autorités administratives pour garantir un processus transparent et pacifique.
Selon des sources proches du ministère, le ministre a salué leur travail. « Votre dévouement a été essentiel pour consolider la démocratie locale », a déclaré le colonel Awaté, qui a également insisté sur l’importance de leur mission dans la coordination des politiques publiques au niveau préfectoral, un rouage essentiel pour rapprocher l’État des citoyens.
Les doléances sur la table : l’administration réclame des moyens à l’État
La rencontre a également été l’occasion de mettre sur la table les conditions de travail des secrétaires généraux, souvent confrontés à des défis logistiques et matériels. Face à ce constat, les participants ont formulé des propositions concrètes, notamment l’amélioration des infrastructures administratives, l’accès à des outils numériques modernes et une meilleure prise en charge des déplacements professionnels. Le ministre s’est engagé à porter ces préoccupations au plus haut niveau. « Sous la direction du président Gnassingbé, nous œuvrons pour que chaque acteur de l’administration puisse accomplir sa mission dans les meilleures conditions », a-t-il affirmé.
Hodabalo Awaté, l’architecte de la transformation administrative du Togo
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large portée par le ministère, qui multiplie les actions pour renforcer la gouvernance locale. Depuis sa nomination, le colonel Awaté, ancien préfet d’Agoè-Nyivé, a fait de la décentralisation sa priorité. Le Togo, qui compte 39 préfectures et 117 communes, poursuit ainsi son ambition de moderniser son administration territoriale.
Les secrétaires généraux, en tant que relais essentiels entre les préfets et les collectivités locales, jouent un rôle stratégique dans cette transformation. Leur rencontre avec le ministre témoigne de l’engagement du gouvernement à valoriser leur contribution, tout en répondant aux attentes des populations en matière de services publics.
Enfin, le ministre a réaffirmé son attachement à la collaboration avec les chefs traditionnels, un pilier de la gouvernance locale au Togo. Cette approche inclusive, qui associe les autorités administratives et coutumières, reflète une vision plus large. Alors que les prochaines échéances électorales, notamment les régionales, se profilent, cette série de réformes parviendra-t-elle à consolider une gouvernance locale solide et durable ?
Togo : le Mouvement M66 appelle à une nouvelle manifestation, mais depuis l’étranger, ses leaders attisent les flammes.
Lomé, 12 août 2025 – Alors que le Togo reste sous haute tension, le Mouvement du 6 juin (M66) a lancé un nouvel appel à manifester pour le 30 août. Depuis l’étranger, ses leaders exhortent les Togolais à descendre dans la rue, malgré l’interdiction des marches publiques et un lourd bilan humain lors des précédentes mobilisations . Cette annonce, vibrante mais controversée, soulève des questions sur la responsabilité de ceux qui incitent à l’action sans en subir les dangers.
Des revendications élargies dans un contexte explosif
Le M66 a proclamé que le 30 août serait une journée de mobilisation nationale, promettant un « rugissement unifié » du peuple togolais. Cette fois-ci, les revendications du mouvement se sont élargies. En plus de la démission du président Faure Gnassingbé, du retour à la Constitution de 1992 et de la libération des prisonniers politiques, le groupe exige désormais un accès intégral et sans entrave à Internet. Cependant, ces demandes, bien que légitimes pour beaucoup, s’inscrivent dans un climat où les manifestations sont strictement prohibées, exposant les participants à des risques majeurs.
M66 : Un passé de répression sanglante
Les mobilisations précédentes du M66, en juin dernier, ont laissé des cicatrices profondes. Selon la société civile, ces rassemblements ont causé sept morts, des vagues d’arrestations et de violences brutales. Pourtant, les enquêtes officielles traînent, laissant les familles des victimes sans réponses. Dans ces conditions, alors que les leaders du M66, installés confortablement à l’étranger, appellent à défier de nouveau les autorités, beaucoup s’interrogent : qui paiera le prix de ces affrontements ? Les citoyens ordinaires, poussés à l’action, risquent de se retrouver une fois de plus dans une situation périlleuse.
Internet : une arme à double tranchant
Depuis plusieurs semaines, le Togo ralentit délibérément l’accès à Internet, dans ce qui ressemble de plus en plus à une manœuvre de contrôle politique. De nombreux observateurs dénoncent une volonté claire d’étouffer les appels à manifester. Les premières cibles de ce ralentissement sont les plateformes comme TikTok, Facebook et YouTube, ce qui complique sérieusement la communication des activistes sur le terrain.
Face à cette censure numérique, le Mouvement du 6 juin (M66) brandit l’exigence d’un accès libre à Internet comme un pilier de son combat. Mais cette revendication soulève une contradiction flagrante : ses porte-parole, bien à l’abri à l’étranger, continuent d’utiliser ces mêmes réseaux pour mobiliser la rue, sans jamais s’exposer aux répressions qu’ils encouragent. Une stratégie à distance qui interroge sur la sincérité de leur engagement et sur le prix que paient ceux qui, eux, n’ont pas le luxe de l’exil.
Le M66 : un appel à la mobilisation entre espoir et désillusion
Le M66, dans son communiqué, martèle que « le peuple uni ne sera jamais vaincu ». Mais cette rhétorique enflammée, portée depuis l’exil, contraste avec la réalité des Togolais sur le terrain. D’ailleurs, en l’absence d’enquêtes sur les violences passées et face à l’interdiction des marches, la responsabilité des leaders du M66, qui appellent à la mobilisation sans risquer leur propre sécurité, interroge profondément. Le peuple togolais, las de la situation, suivra-t-il l’appel de ces leaders à l’abri à l’étranger, ou fera-t-il preuve de prudence pour ne pas mettre sa vie en danger ?
Togo : Quand l’obstination des marcheurs défie l’autorité, un pari risqué pour la mémoire et la justice
Lomé, 4 août 2025 – Dans un climat où l’entêtement se drape parfois d’idéaux, la détermination d’une frange de la société civile togolaise à braver l’interdit soulève une question brûlante : jusqu’où peut-on défier l’État sans se brûler les ailes ? À Lomé, les organisateurs d’une marche déclarée hors la loi, portés par l’ONG Novation Internationale, persistent à vouloir fouler le pavé le samedi 9 août 2025. Leur audace, qualifiée par certains de courage et par d’autres de témérité suicidaire, met en lumière un bras de fer dont les véritables perdants risquent d’être ceux qui suivent, et non ceux qui appellent.
Hommage aux victimes ou provocation politique ? La marche qui fait peur
Malgré deux veto clairs du ministère de l’Administration territoriale, les organisations de la société civile (OSC) restent inflexibles. Leur objectif est double : rendre un hommage vibrant aux victimes des manifestations violemment réprimées en juin dernier, tout en dénonçant l’impunité qui, selon elles, gangrène le pays. Le parcours prévu est un tracé chargé de symboles, qui partira à 11 heures de Bè Gakpoto Yéssouvito, serpentera par les artères d’Aklassou et de Bè-Hédjé, pour s’achever au Parc Lavista. Ces quartiers, marqués au fer rouge par les heurts de juin, portent encore les stigmates d’une répression qui aurait fauché sept vies, selon les OSC. Le gouvernement, pour sa part, conteste ce bilan et brandit la promesse d’une enquête, restée jusqu’ici lettre morte.
Justice à double tranchant : Qui paiera le prix de cette confrontation ?
Cette mobilisation n’est pas qu’un simple recueillement. En effet, elle se veut un étendard brandi pour éprouver la solidité des droits constitutionnels, notamment celui de manifester sans crainte. Mais derrière cet élan mémoriel, certains y voient une épreuve de force, un pari audacieux pour jauger la tolérance du pouvoir face à la dissidence. Les organisateurs, drapés dans leur quête de justice, savent-ils qu’ils jouent avec le feu ? Car pendant que les meneurs tracent les plans, ce sont souvent les marcheurs, parfois mal informés des enjeux véritables, qui paient le prix fort dans les rues.
Enquêtes évanescentes : Quand la parole de l’État s’évanouit
Au Togo, les engagements d’investigation ont un goût d’éphémère. Annoncées dans l’urgence pour apaiser les esprits, elles s’évaporent souvent sans laisser de trace. Une voix issue d’une ONG locale résume cet état de fait avec une métaphore cinglante : « Ici, les enquêtes sont comme des portes que l’on ouvre en fanfare… mais que l’on oublie de franchir. » Cette défiance envers les institutions alimente la colère des OSC, qui y voient un mépris pour les victimes et une négation des aspirations populaires.
Le 9 août, l’heure de vérité : Le Togo face à ses fractures ?
Si la cause semble noble, le refus obstiné de plier face aux interdictions interroge. L’entêtement, loin d’être un étendard de patriotisme, pourrait se muer en une danse périlleuse sur un fil tendu. Dans ce bras de fer, les instigateurs, souvent à l’abri, laissent les foules exposées aux aléas d’une répression dont l’histoire récente a montré la brutalité. Cette marche, entre hommage sincère et défi politique, risque de devenir un miroir des fractures togolaises : un peuple en quête de vérité, des autorités arc-boutées sur leur autorité, et des leaders dont les intentions pourraient coûter cher à ceux qui croient en eux. En somme, le 9 août 2025 marquera un tournant décisif : soit un élan de justice, soit un nouvel écho tragique d’un conflit inutile. Reste à savoir qui sortira vainqueur de cette épreuve, et à quel prix.
Lomé, 1ᵉʳ août 2025 –Le Grand Lomé franchit un cap décisif dans sa quête d’un urbanisme maîtrisé. Le mercredi 30 juillet dernier, en effet, le District autonome du Grand Lomé (DAGL) a validé une base de données géospatiales inédite, fruit d’une étude approfondie sur la localisation et la répartition des équipements socio-économiques. Ce nouvel outil, à la fois technique et stratégique, marque un tournant majeur dans la gestion du territoire urbain togolais.
Vers une métropole équilibrée : la donnée au cœur des décisions
Pensée comme un véritable socle de pilotage, cette cartographie numérique vise à orienter les choix d’aménagement dans une logique d’équité et de durabilité. Elle s’inscrit directement dans le Schéma national d’aménagement du territoire (SNAT) à l’horizon 2045, qui ambitionne de faire du Grand Lomé une métropole à la fois inclusive, résiliente et structurée. Grâce à cette plateforme, les décideurs disposent désormais d’un tableau de bord précis pour identifier les zones sous-équipées, anticiper les besoins et corriger les déséquilibres spatiaux.
Face à la croissance démographique : des données cruciales pour agir
L’étude, menée sur plusieurs mois, a permis de cartographier trois dimensions essentielles de l’agglomération :
les infrastructures existantes (écoles, centres de santé, voiries, etc.),
les indicateurs socio-économiques (densité, accès aux services, vulnérabilité),
et les dynamiques d’étalement urbain.
Ce travail répond à une urgence pressante : celle de contenir une croissance démographique rapide et souvent désordonnée. À titre d’exemple, entre 2010 et 2022, la population du Grand Lomé est passée de 1,57 à 2,18 millions d’habitants, sans que sa superficie de 373 km² n’évolue. En conséquence, cette explosion démographique a entraîné une pression accrue sur les services de base, une urbanisation souvent désordonnée et une fragmentation du tissu urbain.
Une boussole pour l’avenir : la validation d’une vision partagée dans le Grand Lomé
La cérémonie de validation de cette base de données, loin d’être une simple formalité administrative, s’inscrit dans une démarche de transparence et de concertation. En plus, elle consacre l’engagement ferme du DAGL à fonder ses décisions sur des données fiables et actualisées. Pour Bossa Makagni-Amélété, directrice de la planification stratégique et de l’urbanisme, cette cartographie est bien plus qu’un outil technique : elle se présente comme une véritable boussole pour construire une ville à taille humaine, où chaque quartier compte et chaque citoyen trouve pleinement sa place.
En somme, avec cet outil révolutionnaire, le Grand Lomé se dote d’une vision claire pour son développement futur. Cette cartographie géospatiale offre aux autorités locales la capacité d’agir de manière proactive, et non plus seulement réactive, face aux défis urbains. À mesure que la capitale togolaise poursuit son expansion, l’intégration de ces données dans les politiques publiques constituera l’épreuve décisive pour faire passer l’ambition d’une métropole inclusive et durable du concept à la concrétisation pour ses citoyens.
Togo : 48 femmes leaders des Savanes en première ligne Contre la désinformation
Togo, 23 juillet 2025 –Dans une région où la rumeur peut diviser et la vérité rassembler, 48 femmes leaders communautaires des Savanes ont relevé un défi de taille : devenir des ambassadrices de la lutte contre la désinformation et la mésinformation. Du 21 au 23 juillet 2025, ces pionnières ont suivi une formation intensive, portée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Réseau Femmes & Développement des Savanes, afin de promouvoir la cohésion sociale dans leur région.
Des voix puissantes armées contre les fausses nouvelles
Pendant trois jours, ces femmes venues de divers horizons ont appris à déconstruire les fausses informations et à élaborer des messages clairs et percutants pour contrer les récits trompeurs. En effet, l’objectif était de doter ces leaders de compétences essentielles pour renforcer l’unité et la solidarité dans les communautés des Savanes, une région où la cohésion sociale est un enjeu crucial. Ainsi, à travers des ateliers pratiques, elles ont développé des discours alternatifs, conçus pour apaiser les tensions et promouvoir des valeurs d’entente et de vérité.
De la théorie à l’action : Les ondes radiophoniques comme alliées
Cette initiative ne s’arrête pas aux salles de formation. En effet, ces femmes, désormais outillées, prennent la parole sur les ondes. Des émissions de radio animées par les participantes diffusent des messages de sensibilisation à travers la région, touchant des milliers d’auditeurs. Par conséquent, ces interventions, combinées à des campagnes publiques, amplifient leur impact, permettant de contrer efficacement les rumeurs et de bâtir un climat de confiance au sein des communautés.
Les femmes, piliers de la paix et de l’unité régionale
Soutenue par le PNUD et le Réseau Femmes & Développement des Savanes, cette formation s’inscrit dans une vision plus large : faire des femmes des actrices clés du développement et de la stabilité sociale. En leur donnant les outils pour combattre la désinformation, l’initiative renforce leur rôle de leaders et leur capacité à influencer positivement leurs communautés.
Ces 48 femmes ne sont pas seulement des participantes ; elles sont aussi des porte-voix d’une région qui aspire à la paix et à la vérité. Leur engagement, amplifié par les ondes radiophoniques et les campagnes publiques, marque un tournant dans la lutte contre les discours qui divisent. Dans les Savanes, ces leaders montrent la voie, prouvant que l’information juste et l’unité sont des armes puissantes pour construire un avenir où chaque voix compte, et où la vérité l’emporte sur les récits de discorde.
Kara : “DGDN Mobile – Evala 2025” facilite l’accès aux cartes d’identité en plein cœur des luttes traditionnelles
Kara, 21 juillet 2025 – En pleine effervescence des festivités des luttes traditionnelles Evala, la région de Kara vibre au rythme d’une initiative novatrice : l’opération “DGDN Mobile – Evala 2025”. Orchestrée par la Direction Générale de la Documentation Nationale (DGDN), cette campagne de collecte de données biométriques, lancée pour délivrer des cartes d’identité, rapproche les services publics des citoyens. C’est une démarche audacieuse qui allie tradition et modernité pour faciliter l’accès à un document essentiel.
Un service public sans frontières : La DGDN débarque au cœur des arènes
L’opération “DGDN Mobile – Evala 2025” s’inscrit parfaitement dans le cadre des célébrations des Evala, ces joutes ancestrales kabyè qui réunissent des milliers de personnes dans la région de Kara. En effet, en déployant des unités mobiles de collecte de données biométriques directement dans les arènes des finales de lutte, les autorités permettent aux habitants, et particulièrement aux jeunes, d’obtenir ou de renouveler leur carte nationale d’identité sans avoir à se déplacer loin de chez eux.
Des espaces spécialement aménagés dans chaque canton accueillent les citoyens souhaitant participer à cette opération d’envergure. « Les cartes seront disponibles en moins de 48 heures et pourront être récupérées au domicile des chefs de canton », a assuré Adjitowou Komlan, gouverneur de la région de Kara, dans une déclaration officielle. Par ailleurs, cette rapidité et cette proximité témoignent de l’engagement de l’État à simplifier radicalement les démarches administratives.
La carte d’identité : un passeport pour l’avenir, directement aux Evala
La carte nationale d’identité n’est pas qu’un simple document ; elle est la clé d’accès à de nombreux services essentiels. Preuve d’identité, elle est indispensable pour effectuer des transactions financières, voyager à l’étranger, ou encore accéder à des prestations administratives et sociales. Ainsi, en facilitant son obtention, l’opération “DGDN Mobile” répond à un besoin crucial, notamment pour les jeunes qui s’apprêtent à entrer dans la vie active ou à poursuivre leurs études.
« C’est une chance incroyable de pouvoir faire ma carte d’identité ici, pendant les Evala. Avant, il fallait aller loin et attendre longtemps », confie Ama, une jeune habitante de la région, venue profiter de l’opération dans son canton, visiblement soulagée.
DGDN Mobile : Quand traditions anciennes et modernité administrative se rencontrent
En intégrant cette campagne aux festivités des Evala, la DGDN fait d’une pierre deux coups : elle valorise une tradition culturelle majeure tout en modernisant l’accès aux services publics. Les arènes de lutte, habituellement lieux de prouesses physiques et de communion communautaire, se transforment ainsi en hubs administratifs éphémères, où les citoyens peuvent accomplir leurs démarches dans une ambiance festive et conviviale.
Cette initiative illustre une volonté claire de l’État togolais de rendre ses services plus accessibles, tout en s’appuyant sur des événements culturels fédérateurs. En somme, en rapprochant l’administration des citoyens, “DGDN Mobile – Evala 2025” pose les bases d’une gouvernance plus inclusive et pratique.
Une opération « Mobile » qui pourrait transformer le service public togolais ?
Alors que les luttes Evala continuent d’enflammer la région de Kara, l’opération “DGDN Mobile” marque les esprits par son ingéniosité. En combinant tradition, accessibilité et efficacité, elle offre une réponse concrète aux besoins des populations locales. Le gouverneur Adjitowou Komlan a d’ailleurs laissé entendre que ce modèle pourrait s’étendre à d’autres régions et événements culturels à l’avenir, esquissant une nouvelle ère pour l’administration publique.
En attendant, les habitants de Kara saisissent cette opportunité unique de se doter d’un document indispensable, tout en célébrant leur riche patrimoine culturel. C’est une belle démonstration que modernité et traditions peuvent aussi avancer main dans la main pour bâtir un Togo plus connecté et inclusif. Cette synergie inattendue est-elle le prélude à une administration togolaise réinventée, plus proche de ses citoyens et de leurs réalités culturelles ? L’avenir nous le dira, mais les prémices sont prometteuses.
Togo : Paradigm Initiative renforce les gardiens des libertés numériques à Lomé
Lomé, 15 juillet 2025 – Dans un monde où l’espace numérique devient un champ de bataille essentiel pour les libertés fondamentales, Paradigm Initiative a investi Lomé le 3 juillet dernier pour une mission d’envergure : équiper les défenseurs de la société civile togolaise face aux défis du numérique. À travers une Académie des droits numériques (DRA), l’organisation a rassemblé journalistes, militants et leaders associatifs pour une formation intensive, véritable rempart contre les menaces pesant sur l’espace civique en ligne.
Cybersécurité et plaidoyer : Le bouclier des libertés numériques togolaises
Au cœur de cette initiative stratégique, des ateliers ciblés ont permis aux participants de décrypter les enjeux juridiques et techniques qui fragilisent les libertés numériques. Face à la montée préoccupante des lois restrictives, les formateurs ont présenté des outils concrets de sécurité numérique pour protéger les acteurs de première ligne dans leurs missions essentielles. Ils ont également mis l’accent sur l’art du plaidoyer, afin de promouvoir un internet libre et accessible dans un contexte de surveillance croissante et de perturbations ciblées du réseau.
Un jalon stratégique : Vers un espace civique numérique résilient au Togo
Cette académie, bien plus qu’une simple formation, s’impose comme un jalon fondamental pour le Togo. En effet, en dotant les participants de compétences essentielles, Paradigm Initiative renforce la résilience d’une communauté déterminée à faire entendre sa voix dans l’arène numérique. Alors que les défis liés à la censure et au contrôle des contenus s’intensifient implacablement, cette initiative pose les bases d’un mouvement solide, prêt à défendre un espace civique ouvert et inclusif.
En réunissant des acteurs clés autour d’une cause commune, Paradigm Initiative envoie un message clair et puissant : la protection des droits numériques est un combat collectif, et le Togo est désormais mieux armé pour y prendre part.
Dapaong : Les communes des Savanes se forment pour des budgets sensibles au genre
Dapaong, 9 juillet 2025 –Dans la région des Savanes, où la sécheresse et l’insécurité tissent un quotidien fragile, une lueur d’espoir s’est allumée du 2 au 4 juillet 2025. À Dapaong, 48 cadres des 16 communes de cette région septentrionale du Togo se sont réunis pour une mission aussi audacieuse que cruciale : intégrer la dimension genre dans la planification et la budgétisation locales. Soutenue par le ministère de l’Économie et des Finances, la Faîtière des Communes du Togo et le PNUD, cette formation ambitionne de faire des collectivités un rempart d’équité et d’inclusion. Cependant, dans une région où chaque jour est un combat pour la survie, ce pari sur l’égalité peut-il vraiment changer la donne, ou restera-t-il un vœu pieux face aux vents arides du nord ?
Face à la crise, une réponse aux inégalités s’organise dans les Savanes
Dans les salles de formation de Dapaong, les discussions ont porté un poids particulier. La région des Savanes, la plus pauvre du Togo, est marquée par une insécurité croissante et des défis alimentaires qui touchent près de 500 000 personnes, selon le Programme alimentaire mondial (PAM). Par conséquent, les femmes, souvent piliers des foyers, sont les premières victimes de ces crises, privées d’accès équitable aux ressources, à l’éducation et aux opportunités économiques. C’est dans ce contexte que 48 responsables communaux – élus locaux, planificateurs et gestionnaires financiers – ont été formés pour intégrer la dimension genre dans leurs budgets et plans de développement.
Guidés par des experts du ministère de l’Économie et des Finances, de la Faîtière des Communes du Togo (fct 228) et du PNUD, les participants ont exploré des outils pratiques : analyse des impacts genrés, allocation budgétaire sensible au genre, et méthodologies inspirées de l’OCDE-DAC. « Une gouvernance qui ignore la moitié de la population est une gouvernance boiteuse », a déclaré une experte du PNUD, soulignant que les femmes représentent 51 % de la population togolaise, mais seulement 20 % des décideurs locaux. Les sessions ont mis en lumière des exemples concrets, comme l’allocation de fonds pour des centres de santé maternelle ou des projets agricoles favorisant l’autonomisation des femmes, afin de rendre les politiques communales plus inclusives.
Cette formation s’inscrit dans un mouvement plus large, porté par la feuille de route gouvernementale Togo 2025, qui vise à faire du pays un modèle d’inclusion et de résilience. Depuis 2018, avec le soutien du FMI et du PNUD, le Togo a intégré la budgétisation sensible au genre (BSG) dans six ministères pilotes, avant d’étendre l’initiative à quatre autres en 2024. La région des Savanes, ciblée par le Programme d’urgence pour le renforcement de la résilience (PURS) depuis 2022, est une priorité. « Intégrer le genre, c’est investir dans la stabilité de nos communautés », a affirmé Kofi Agbenoxevi Paniah, secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, rappelant que les budgets sensibles au genre peuvent réduire les inégalités tout en stimulant la croissance locale.
Pourtant, le tableau est loin d’être idyllique. Les communes des Savanes, comme Kountoiré et Naki-Est, manquent de ressources et de capacités techniques pour traduire ces formations en actions concrètes. Les crises sécuritaires, exacerbées par les tensions régionales, limitent l’accès des femmes aux terres agricoles et aux marchés, tandis que le taux d’alphabétisation féminin, à peine 40 % dans la région, freine leur participation aux processus décisionnels. « On nous donne des outils, mais sans moyens, c’est comme semer sur un sol aride », confie un maire d’une commune rurale, reflétant l’inquiétude des participants face aux contraintes locales.
Un espoir fragile mais concret pour l’équité
Malgré ces obstacles, l’engagement des cadres communaux offre une lueur d’espoir. Sur X, le PNUD Togo a salué l’enthousiasme des participants, certains partageant des plans pour réviser leurs budgets communaux dès 2026 afin d’inclure des projets favorisant l’égalité des sexes. Une élue de Tône a évoqué son intention de créer des coopératives féminines pour la transformation du soja, un secteur clé de la région. Ces initiatives, bien que modestes, pourraient poser les bases d’une gouvernance plus équitable.
Néanmoins, le chemin reste semé d’embûches. La région des Savanes, où 70 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, exige des investissements massifs pour concrétiser ces ambitions. Le PNUD, qui soutient également des projets comme les Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC) dans la région, insiste sur la nécessité d’une approche multisectorielle. « L’inclusion ne se décrète pas, elle se construit pas à pas », a déclaré Epiphanie Meteteiton Kuevanu-Houmey, représentante du PNUD au Togo, appelant à une mobilisation continue des partenaires internationaux.
En somme, au terme de cette session, les 48 cadres ont quitté Dapaong avec une mission lourde de sens : faire des budgets communaux un levier pour l’égalité et la justice. Dans une région où les femmes portent le fardeau des crises, leur inclusion dans la gouvernance locale n’est pas un luxe, mais une nécessité. Lomé, à 600 km au sud, peut dessiner des stratégies ambitieuses, mais c’est dans les villages poussiéreux des Savanes que se joue l’avenir de cette révolution silencieuse. Alors que les échos de la formation résonnent encore, une question demeure : le Togo saura-t-il donner à ses communes les moyens nécessaires pour bâtir un avenir plus équitable ?
Lomé se lève : Une marche historique pour l’unité togolaise !
Le 5 juillet 2025, à l’aube, Lomé s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire. Dès 7h00, une marée humaine convergera du carrefour Tokoin-Trésor vers le stade omnisports, dans une marche républicaine pacifique orchestrée par les autorités de la préfecture du Golfe. Portée par le préfet Komlan Agbodan, cette initiative n’est pas un simple défilé. Au contraire, c’est un cri vibrant pour la paix, le vivre-ensemble et la cohésion sociale, un serment collectif pour un Togo uni face aux vents de la discorde. Préparez-vous à être témoin d’un événement qui marquera les esprits !
Mobilisation générale : Lomé unie pour la paix
Dans une note aussi précise qu’un manifeste, le préfet du Golfe a lancé un appel solennel aux maires des communes Golfe 2, Golfe 3, Golfe 5 et Golfe 7, les enjoignant de mobiliser les forces vives de leurs territoires. Ainsi, des Comités de Développement à la Base (CDB) aux Chambres Communales des Métiers (CCM), en passant par les organisations de jeunesse, les balayeuses de rue et les femmes des marchés, tous sont convoqués pour faire battre le cœur de cette marche. Par ailleurs, cinq groupes folkloriques mobiles – fanfares et ensembles traditionnels – viendront colorer l’événement, chacun mobilisant au moins 50 âmes pour chanter l’unité à travers les rythmes du Togo profond.
Komlan Agbodan, figure d’autorité au verbe galvanisant, ne laisse rien au hasard. En effet, des bus sillonneront les communes dès 6h00 pour transporter les participants vers le point de départ, garantissant un cortège fluide et sécurisé. De plus, les mairies, dans une course contre la montre, doivent transmettre d’ici le 3 juillet à midi les listes des lieux de rassemblement et les effectifs prévus par catégorie. Chaque détail compte, car cette marche n’est pas qu’un événement : c’est un symbole, un étendard brandi pour rappeler que la cohésion est la pierre angulaire d’une nation.
Une marche, un symbole : Le Togo célèbre sa diversité
Cette « marche républicaine pacifique » dépasse le cadre d’une simple mobilisation. Effectivement, elle est une fresque vivante, où les balayeuses des rues côtoieront les chefs traditionnels, où les jeunes porteront leurs espoirs aux côtés des artisans, et où les tambours des groupes folkloriques feront vibrer l’asphalte de Lomé. Dans un pays où les fractures sociales et politiques menacent parfois l’harmonie, cette initiative se veut un baume, un rappel que le Togo, riche de sa diversité, peut marcher d’un même pas.
Le choix du stade omnisports comme point de chute n’est pas anodin. Ce lieu, où les passions sportives unissent les foules, deviendra le théâtre d’un serment collectif : celui d’un peuple décidé à construire, pas à diviser. « Nous comptons sur l’engagement civique de chacun pour faire de cette marche un symbole fort d’adhésion aux valeurs républicaines », a déclaré le préfet Agbodan, son appel résonnant comme un défi lancé à chaque Togolais.
Lomé, capitale de l’espoir : Un pas vers un avenir uni !
À l’heure où les défis mondiaux et régionaux – crises économiques, tensions sociales – testent la résilience des nations, le Golfe se dresse comme un laboratoire de l’unité. En somme, cette marche, préparée avec une minutie militaire, est plus qu’un événement : c’est une promesse, celle d’un Togo où chaque pas vers l’avant est un pas vers l’autre. Alors que les bus s’apprêtent à sillonner les rues et que les fanfares affûtent leurs mélodies, Lomé s’apprête à écrire une page vibrante de son histoire.
Réquisitoire citoyen et plaidoyer pour l’intégrité humaine : la société civile ouest-africaine exige vérité et justice suite aux allégations de torture au Togo
Lomé, 26 juin 2025 –Poussées par un vent d’indignation et de devoir civique, plusieurs organisations de la société civile ouest-africaine se sont à nouveau élevées, mardi 24 juin, pour dénoncer les traitements inhumains qu’auraient subis les manifestants arrêtés à la suite des événements du 6 juin dernier au Togo. Réunies au sein d’une plateforme unie, ces entités exigent l’ouverture d’une enquête indépendante et impartiale afin de faire toute la lumière sur les allégations de torture et de sévices dégradants infligés à des citoyens engagés dans une mobilisation pacifique.
Un front panafricain pour les droits : Les exigences clés de la société civile
Parmi les signataires de cet appel figurent des organisations panafricaines de référence telles que Tournons la page (sections Guinée et Togo), Front populaire, WADmOS, ou encore AfricTivistes. Toutes sont unies dans un front commun articulé autour de l’exigence de transparence, de redevabilité et du respect inconditionnel des droits fondamentaux.
Libérations, enquêtes et respect des libertés : Les revendications clés
Au cœur de leurs revendications, ces organisations exigent :
La libération immédiate et sans condition de toutes les personnes détenues pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression, de réunion et d’opinion.
La remise en liberté de figures emblématiques, tel qu’ Honoré Sitsopé Sokpor alias Affectio.
La conduite d’investigations indépendantes sur les exactions alléguées.
Le respect scrupuleux des libertés publiques, à l’approche de nouvelles mobilisations annoncées pour les 26, 27 et 28 juin.
L’alignement effectif des autorités togolaises sur les conventions internationales ratifiées, notamment les articles 19 et 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), ainsi que les articles 9 et 11 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples.
La CEDEAO interpellée face à la crise togolaise
En marge de cette mobilisation citoyenne transnationale, les acteurs de la plateforme interpellent également la présidence en exercice de la Conférence des chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO, désormais assurée par le Président Maada Bio de la Sierra Leone. Les organisations invitent ce dernier à initier un dialogue substantiel avec les autorités de Lomé en vue d’un règlement apaisé et conforme aux engagements communautaires de l’organisation sous-régionale.
Togo sous Tension : Droits Fondamentaux et Sécurité en Jeu
Depuis plusieurs semaines, le climat sociopolitique au Togo reste sous tension, accentué par les appels lancés par la diaspora en faveur de manifestations contestant la gouvernance en place. Alors qu’une nouvelle séquence protestataire est programmée à brève échéance, l’équation sécuritaire et les droits fondamentaux s’entrechoquent dans un paysage institutionnel scruté par les défenseurs des libertés.
Ces événements, loin d’être un simple épisode conjoncturel, soulèvent des interrogations profondes sur l’état de droit, la culture démocratique et l’effectivité des normes internationales dans les pratiques étatiques. À mesure que les voix s’élèvent pour exiger la vérité, l’espace civique ouest-africain semble déterminé à ne pas laisser l’indifférence s’installer.
Une alliance sacrée pour la paix : le Togo réunit ses gardiens ancestraux à Dapaong et lance une tournée nationale cruciale
C’est sous le ciel ardent de Dapaong, ville carrefour du nord togolais, à quelque 600 kilomètres de la bouillonnante Lomé, que s’est ouvert, ce 16 juin 2025, un chapitre décisif pour l’avenir du pays. AWATE Hodabalo, Ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie traditionnelle, a donné le coup d’envoi d’une tournée nationale d’envergure. En effet, il s’agit d’une odyssée consultative visant à rallier les chefs traditionnels, ces vigies immémoriales des valeurs togolaises, dans une quête commune de cohésion et de stabilité. Sous le regard bienveillant du Président du Conseil, SEM Faure Essozimna Gnassingbé, cette initiative se veut un rempart contre les fractures sociales, à l’heure où les élections municipales de 2025 pointent à l’horizon. Le Togo joue gros : l’unité du pays en dépend !
Chefferie traditionnelle : un rôle clé dans la gouvernance moderne
Dans l’enceinte vibrante de cette rencontre, les silhouettes majestueuses des chefs traditionnels se sont mêlées aux costumes impeccables des gouverneurs, préfets et maires, formant une mosaïque d’autorités unies par un même dessein. Le Ministre, avec une éloquence teintée de ferveur, a exalté la mission de ces dépositaires des coutumes : « Ils sont les artisans d’une paix durable, les passeurs d’un héritage qui doit éclairer notre gouvernance moderne. » En effet, cette tournée, loin d’être une simple formalité, ambitionne de redessiner les contours d’une collaboration féconde entre l’État et ces figures vénérées, désormais pleinement reconnues dans l’intitulé même du ministère.
Défis et solutions : le dialogue pour conjurer les tempêtes foncières
Les échanges, d’une densité rare, ont mis en lumière des enjeux cruciaux. Ainsi, Affoh Atcha-Dedji, gouverneur des Savanes, a porté à la tribune les tourments qui ébranlent les fondations de la chefferie : des villages « flottants », ces terres indécises suspendues entre deux juridictions, et une poussée désordonnée de hameaux nouveaux, semant discorde et rivalités foncières. « Ces plaies, si elles ne sont pas pansées, menacent l’harmonie dont nous avons tant besoin en cette veille électorale », a-t-il averti, le ton grave. Face à ces écueils, le ministre AWATE a prôné une approche résolue, invitant les chefs à devenir les architectes d’une gestion territoriale apaisée, en synergie avec les pouvoirs publics.
Trois axes majeurs ont guidé les débats, tels des phares dans la nuit : le rôle des conseils traditionnels dans une administration efficace et un scrutin serein, les liens à tisser entre ces instances et les édiles locaux, et l’inscription de la chefferie dans le renouveau de la Cinquième République. Chaque thème, abordé avec une rigueur presque sacrée, a révélé une ambition : faire des traditions un levier de modernité, un socle pour une démocratie vivante et inclusive.
Dapaong, symbole de l’unité : les sentinelles d’un Togo nouveau
Cette tournée, qui sillonnera les régions jusqu’au 20 juin, n’est pas qu’un éphémère conciliabule. Elle incarne une vision audacieuse : celle d’un Togo où les racines ancestrales irriguent les aspirations d’aujourd’hui. En conviant les chefs à formuler leurs doléances et à enrichir les orientations ministérielles, AWATE Hodabalo leur offre une tribune, mais aussi une responsabilité. « Nous bâtissons ensemble une gouvernance où la voix des anciens résonne dans les choix du présent », a-t-il proclamé, scellant ainsi un pacte implicite entre passé et avenir.
En somme , au-delà des défis, c’est un souffle d’espoir qui traverse Dapaong et au-delà. Ces concertations dessinent les contours d’un vivre-ensemble raffermi, où les tensions s’effacent devant la sagesse collective. En plaçant les chefs traditionnels au cœur de ce dialogue, le Togo ne se contente pas de célébrer son héritage ; il le réinvente, le parant d’une nouvelle mission : être les gardiens d’une nation en paix, prête à affronter les urnes et les défis du siècle avec une dignité intacte. Le Togo se tourne vers ses racines pour mieux construire son avenir : une stratégie gagnante ?
Dapaong et Mango : une formation pour forger l’avenir des artisans des Savanes
Dapaong, 27 mai 2025 –Une nouvelle énergie souffle sur les Savanes togolaises ! Au cœur de Dapaong et Mango, 160 jeunes artisans ont entamé, le 26 mai dernier, une formation transformative. Sous l’égide du projet PBF2, financé par le Fonds de consolidation de la paix des Nations Unies et porté par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en collaboration avec des partenaires locaux, cette initiative de cinq jours vise à armer ces jeunes de compétences nouvelles. Ainsi, elle ambitionne de transformer les défis socio-économiques de la région en tremplins pour un avenir prospère et harmonieux, renforçant leur résilience et leur autonomie.
Un élan de talents divers pour un meilleur avenir
Ces jeunes, issus de métiers variés tels que la soudure, la couture, la coiffure, la tapisserie, le tissage ou encore la mécanique, incarnent la richesse artisanale des Savanes. Cette région, souvent confrontée à des défis structurels comme la pauvreté et un accès limité aux opportunités économiques, trouve dans cette initiative une réponse audacieuse. De ce fait, le programme, s’étendant sur cinq jours, propose un apprentissage pluriel mêlant entrepreneuriat, leadership, communication digitale, plaidoyer et, surtout, consolidation de la paix. L’objectif ? Doter ces artisans d’outils pour non seulement exceller dans leurs métiers, mais aussi devenir des acteurs de cohésion sociale et des ambassadeurs du développement local.
La jeunesse des savanes : un potentiel à protéger et à développer
La région des Savanes, avec ses sept préfectures, est un terreau fertile pour l’innovation, mais elle demeure vulnérable aux tensions sociales et économiques. En 2019, une étude de l’USAID a révélé que la pauvreté et le manque de perspectives professionnelles rendaient les jeunes particulièrement sensibles aux discours extrémistes. Face à ce constat alarmant, le projet PBF2 mise sur l’autonomisation économique et sociale pour renforcer la résilience communautaire. En intégrant des modules sur la communication digitale, les formateurs ouvrent aux artisans les portes du numérique, leur permettant de promouvoir leurs produits et services sur des plateformes modernes, un atout crucial dans une économie de plus en plus connectée.
De plus, le programme ne se limite pas à l’acquisition de compétences techniques. En plaçant la consolidation de la paix et le plaidoyer au cœur de la formation, il encourage ces jeunes à devenir des vecteurs de dialogue et de vivre-ensemble. « Former des artisans, c’est aussi former des citoyens engagés », a déclaré un responsable local impliqué dans le projet, soulignant l’importance de lier développement économique et harmonie sociale.
Cette initiative s’inscrit dans une vision plus large de renforcement de la cohésion sociale dans les Savanes. En effet, malgré sa richesse culturelle, cette région reste confrontée à des défis sécuritaires et sociaux. Des projets similaires, comme Savanes Tanalafiè, lancé en 2024 par Plan International Togo, ont déjà démontré l’efficacité de l’engagement des jeunes et des femmes dans la prévention des conflits et la promotion de la paix. Avec un financement de 1,6 milliard de FCFA et un partenariat avec des organisations locales comme l’Association d’appui aux activités de santé communautaire (3ASC), ces initiatives témoignent d’une approche concertée pour transformer les dynamiques communautaires.
À Dapaong et Mango, les 160 artisans formés rejoignent un réseau croissant de jeunes entrepreneurs soutenus par des projets comme le PAEIJ-SP, financé par la Banque africaine de développement. Ce dernier a déjà permis à 1 420 jeunes entrepreneurs de voir leurs revenus augmenter de 41 % en moyenne, prouvant que l’investissement dans les compétences locales peut générer des retombées économiques significatives.
Un horizon prometteur : la jeunesse togolaise façonne son avenir
En dotant ces artisans de savoir-faire en leadership et en communication digitale, le projet PBF2 ne se contente pas de renforcer leurs capacités professionnelles ; il leur offre une voix pour façonner l’avenir de leur région. Dans un contexte où la jeunesse représente plus de 35 % de la population togolaise, ces initiatives sont autant de graines semées pour un développement inclusif et durable. À l’issue de ces cinq jours, ces 160 artisans retourneront dans leurs communautés, non seulement mieux équipés pour prospérer dans leurs métiers, mais aussi porteurs d’un message d’unité et de résilience.
En somme, alors que le Togo s’engage résolument dans la réalisation des Objectifs de développement durable, cette formation dans les Savanes incarne un pas audacieux vers un avenir où la jeunesse, par son talent et son engagement, redessine les contours d’une société plus forte et plus unie.
Togo : la bataille féroce contre les mariages et les grossesses précoces est lancée !
Lomé, 19 mai 2025 – Dans les ruelles animées de Lomé comme dans les villages reculés des Savanes, un vent de changement souffle au Togo. Sous l’impulsion du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, et porté par la détermination de la ministre de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la Femme, Professeure Kossiwa Zinsou-Klassou, le pays intensifie sa lutte contre les mariages et les grossesses précoces. Cette campagne, vibrante d’espoir et d’ambition, conjugue réformes juridiques, dispositifs de soutien et mobilisation communautaire pour offrir aux filles togolaises un avenir dans lequel leurs droits s’épanouissent. Pour y parvenir, aux côtés du gouvernement, l’UNICEF et l’UNFPA déploient un engagement sans faille, scellant un partenariat exemplaire pour dire, d’une seule voix : « Plus jamais ça ! »
Cette détermination s’incarne dans une ambition nationale forte pour les droits des filles. Au Togo, où près de 22 % des adolescentes de 15 à 19 ans se marient précocement et où les grossesses précoces affectent une proportion alarmante de jeunes filles, le gouvernement érige la lutte contre ces pratiques en priorité nationale. Ces chiffres, issus des données de l’UNICEF, révèlent une réalité cruelle : des destins brisés, des éducations interrompues, des santés fragilisées.
Face à ce fléau, le gouvernement togolais, sous la houlette de la ministre Zinsou-Klassou, déploie une stratégie audacieuse, intégrée à la Feuille de route Togo 2025, qui place l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes au cœur du développement. La campagne, lancée avec ferveur, repose sur trois piliers fondamentaux : le renforcement du cadre juridique, l’accompagnement des victimes et la sensibilisation des communautés. Une révision du Code des personnes et de la famille est en cours pour rehausser l’âge minimum du mariage à 18 ans pour les filles, alignant ainsi la législation sur les standards internationaux.
Parallèlement, des centres d’accueil et de conseil, soutenus par l’UNFPA, offrent un refuge précieux aux jeunes filles, leur prodiguant soins psychologiques, formations professionnelles et appui à la réinsertion scolaire. « Nous voulons garantir un avenir dans lequel chaque fille peut rêver grand », a déclaré la ministre Zinsou-Klassou, dont la voix, empreinte de conviction, résonne comme un appel puissant à l’action.
Un front uni contre le fléau des mariages et des grossesses précoces : L’Alliance stratégique avec l’UNICEF, l’UNFPA et la CEDEAO
Cet élan est puissamment renforcé par un partenariat international solide au service d’une cause commune. L’engagement de l’UNICEF et de l’UNFPA, salué par la ministre, constitue, à n’en pas douter, un levier puissant. En effet, l’UNICEF, actif notamment dans les régions des Savanes et Maritime, soutient des programmes d’éducation inclusive permettant à des milliers de filles de retourner à l’école. De son côté, l’UNFPA renforce l’accès aux services de santé reproductive, notamment dans les zones rurales où les grossesses précoces exposent les adolescentes à des risques graves, comme la fistule obstétricale.
À cet égard, un financement de 245 000 dollars, alloué par la CEDEAO en octobre 2024 pour lutter contre cette pathologie, illustre la convergence des efforts régionaux et internationaux. À Sokodé, où la ministre Zinsou-Klassou a présidé le lancement des programmes de la CEDEAO, l’accent a été mis sur une approche multisectorielle indispensable. « Au-delà des soins, nous devons combattre les causes profondes : la pauvreté, l’inégalité de genre, le manque d’éducation », a-t-elle martelé, soulignant la nécessité d’une mobilisation collective. Cette vision, largement partagée par les partenaires onusiens, se traduit par des campagnes de sensibilisation ciblées dans les écoles, les marchés et les lieux de culte, où des leaders communautaires s’engagent à briser les tabous.
Malgré ces efforts conjugués, les progrès sont tangibles, mais les défis à relever persistent dans une société en mutation. Depuis 2022, les initiatives soutenues par l’UNFPA dans la région des Savanes ont permis de réduire les taux de mariages précoces dans certaines communautés, tandis que des bourses scolaires, financées par des partenaires internationaux, encouragent les filles à poursuivre leurs études.
Pourtant, les obstacles demeurent significatifs. Dans les zones rurales, notamment, où les traditions patriarcales prédominent, les résistances culturelles freinent le changement en profondeur. Le manque de ressources financières et humaines limite également l’extension rapide des programmes à l’ensemble du territoire.
Face à ces défis, le Togo mise sur l’innovation et le renforcement de la coopération. Des plateformes numériques, développées avec le soutien de partenaires comme la GIZ, permettent de diffuser efficacement des messages de sensibilisation auprès des jeunes, tandis que des dialogues intergénérationnels réunissent parents, chefs traditionnels et adolescentes pour redéfinir progressivement les normes sociales.
Tout cela ouvre la voie à un horizon d’espoir concret pour les filles togolaises. À Lomé, où les échos de la campagne résonnent dans les quartiers populaires, et à Dapaong, où les centres d’accueil redonnent espoir aux jeunes filles vulnérables, une transformation progressive s’opère. Chaque fille accompagnée, chaque famille sensibilisée, chaque loi renforcée est une victoire essentielle dans cette croisade pour l’équité.
La Ministre Zinsou-Klassou, figure de proue de ce combat, incarne une détermination sans faille : « Ensemble, nous bâtissons un Togo où les droits des filles ne sont plus une aspiration lointaine, mais une réalité palpable. » En définitive, en unissant leurs forces, le gouvernement togolais, l’UNICEF, l’UNFPA et leurs partenaires tracent un chemin résolu vers un avenir plus juste et équitable. Dans ce pays aux mille visages, où la solidarité est une valeur cardinale, la promesse d’un « plus jamais ça » prend racine, portée par une nation résolue à offrir à ses filles la liberté de façonner pleinement leur destin.