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Espace BBTG : Lomé crée un cadre pour une transhumance apaisée

Lomé, 19 juin 2026 – Pendant deux jours, Lomé est devenue le point de convergence d'une initiative inédite destinée à…

Lomé, 19 juin 2026 – Pendant deux jours, Lomé est devenue le point de convergence d’une initiative inédite destinée à mieux encadrer la transhumance en Afrique de l’Ouest. Les 18 et 19 juin, la capitale togolaise accueille l’Assemblée générale constitutive du Dispositif de concertation et de coopération multi-acteurs pour une mobilité du bétail apaisée dans l’espace BBTG, qui regroupe le Bénin, le Burkina Faso, le Togo et le Ghana.

L’ambition des parties prenantes s’avère claire : instaurer un cadre permanent de dialogue entre éleveurs, agriculteurs, autorités publiques et collectivités locales. L’enjeu est de prévenir les conflits liés aux mouvements transfrontaliers du bétail, tout en favorisant une meilleure gouvernance pastorale dans une région où les tensions autour des ressources naturelles constituent désormais un défi majeur pour la sécurité et la cohésion sociale.

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Espace BBTG : un nouvel outil de coopération transfrontalière

Cette rencontre consacre l’aboutissement de plusieurs mois de concertations techniques entre les différents acteurs du pastoralisme des quatre pays signataires. Une cinquantaine de représentants d’organisations de pasteurs et d’agropasteurs, de services techniques déconcentrés, de commissions nationales des frontières, de collectivités territoriales ainsi que des partenaires au développement participent aux travaux.

L’objectif de cette assemblée fondatrice est la mise en place d’un mécanisme permanent de coopération destiné à faciliter une mobilité du bétail plus sûre et plus prévisible, tout en réduisant les risques de tensions entre les communautés d’accueil et les éleveurs transhumants. L’initiative s’inscrit dans la continuité de l’atelier régional organisé à Lomé en mars 2025, au terme duquel les parties prenantes avaient adopté un plan d’action triennal pour renforcer la coordination transfrontalière.

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Sécurité et climat : la transhumance au cœur de la stabilité régionale

Dans plusieurs pays du Sahel et du golfe de Guinée, les déplacements saisonniers des troupeaux constituent un pilier essentiel de l’économie pastorale. Cependant, l’augmentation de la pression foncière, les effets du changement climatique et l’insécurité grandissante ont accentué les frictions entre éleveurs et agriculteurs.

Face à ces défis, les États du Bénin, du Burkina Faso, du Ghana et du Togo entendent privilégier une approche fondée sur le dialogue, la prévention des conflits et la mise en place de mécanismes concertés de régulation.

L’enjeu dépasse la seule question du bétail. Il s’agit également de préserver la stabilité sociale dans des zones frontalières particulièrement sensibles, où les tensions communautaires peuvent être exploitées par des groupes armés et fragiliser davantage les territoires.

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Le programme MOPSS-2 : un consortium international pour le pastoralisme

Cette initiative régionale s’inscrit dans le cadre du programme « Mobilité pastorale transfrontalière apaisée et stabilité sociale au Sahel » (MOPSS-2), que soutient l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (ASDI). Le consortium conduit par l’Organisation néerlandaise de développement (SNV) pilote sa mise en œuvre, en partenariat avec le Réseau Billital Maroobé (RBM), l’Association pour la promotion de l’élevage au Sahel et en Savane (APESS), le Réseau des organisations paysannes et des producteurs de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA), Hub Rural et CARE Danemark.

À travers MOPSS-2, les partenaires ambitionnent de contribuer à une transhumance transfrontalière pacifiée, en améliorant la perception des activités pastorales au sein des communautés d’accueil, en soutenant de nouveaux mécanismes de sécurisation et de régulation, mais aussi en favorisant l’insertion des ménages pastoraux dans des chaînes de valeur durables. Le programme entend également renforcer le rôle des organisations professionnelles rurales dans les espaces de dialogue politique, du niveau local jusqu’aux instances régionales et internationales.

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Lomé s’affirme comme le carrefour du dialogue et de la coexistence pacifique

En accueillant cette assemblée générale constitutive, le Togo confirme son rôle de plateforme de concertation régionale sur les questions de paix, de sécurité et de coopération transfrontalière.

Au-delà de la création d’une nouvelle structure, les participants entendent jeter les bases d’une gouvernance pastorale plus inclusive, capable de répondre aux défis d’une région confrontée aux effets combinés du changement climatique, des pressions démographiques et des crises sécuritaires. Dans l’espace BBTG, la mobilité du bétail n’est plus seulement une question économique. Elle est désormais considérée comme un levier de stabilité et de coexistence pacifique entre les populations qui partagent les mêmes territoires.

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