Lomé, 20 janvier 2026 –La capitale togolaise s’apprête à accueillir un événement culturel placé sous le signe de la solidarité. Le 24 janvier prochain, le Palais des Congrès vibrera au rythme du spectacle « Bonne année 2026 », une soirée artistique dont les bénéfices seront consacrés à l’achat d’équipements d’oxygénothérapie pour les nouveau-nés.
Par ailleurs, cette initiative, portée par la Ligue Togolaise pour la Protection de l’Enfance, a reçu un appui officiel lors d’une rencontre avec le ministre de l’Administration territoriale, de la gouvernance locale et des affaires coutumières, le colonel Awaté Hodabalo. À cette occasion, l’humoriste ivoirien Gohou Michel, invité spécial de la soirée, a remis l’invitation officielle au ministre.
Placée sous le slogan « Solidarité pour un nouveau-né », la soirée vise à sensibiliser le public à l’importance de l’accès à l’oxygénothérapie, un traitement vital pour les enfants dès leurs premiers instants de vie. De plus, les organisateurs espèrent mobiliser largement les citoyens afin de renforcer les moyens des structures sanitaires et de sauver des vies.
Dans ce contexte, chaque contribution compte pour améliorer les conditions des soins néonataux et soutenir les familles les plus vulnérables.
Le ministre Awaté Hodabalo a salué l’engagement constant de la Ligue Togolaise pour la Protection de l’Enfance aux côtés des pouvoirs publics. En outre, il a assuré que son département accompagnera l’organisation de l’événement, soulignant que la solidarité envers les populations vulnérables reste une priorité nationale.
Ainsi, cette collaboration entre les autorités et la société civile illustre l’importance de l’implication collective pour améliorer la santé des nouveau-nés.
Au-delà de l’aspect caritatif, « Bonne année 2026 » promet un moment festif et fédérateur. Par conséquent, la présence de Gohou Michel, figure incontournable de l’humour africain, devrait attirer un large public et donner à cette soirée une dimension à la fois culturelle et citoyenne.
Enfin, les organisateurs espèrent que l’événement suscitera un élan de solidarité durable et inspirera d’autres initiatives similaires dans tout le pays.
Le samedi 10 janvier 2026, la ville de Sokodé, dans la région Centrale du Togo, s’est transformée en un haut lieu de fête et de tradition. En effet, des milliers de personnes se sont rassemblées pour célébrer l’édition 2026 de l’Adossa-Gadao, une fête identitaire du peuple Tem qui mêle culture, cohésion sociale et fierté nationale.
Cette célébration, profondément ancrée dans l’histoire et la mémoire collective, a une nouvelle fois de plus confirmé son rôle de vecteur de cohésion sociale et de fierté nationale.
Dès les premières heures de la journée, les rues de Sokodé se sont animées de chants, de danses et de couleurs. Le stade municipal, lieu central des festivités, a accueilli une foule bigarrée : des habitants, des chefs traditionnels, des autorités politiques et religieuses, ainsi que des invités venus de tout le pays vêtus de tenues traditionnelles, ont donné à l’événement une atmosphère chaleureuse et vibrante. Danses, chants et rites ancestraux ont rythmé la journée, offrant ainsi un spectacle haut en couleurs et en émotions.
Placée sous le thème « Patrimoine culturel Tem, levier de développement et de cohésion sociale », cette édition a mis en avant l’importance de la culture comme moteur de paix et de progrès.
Les organisateurs ont insisté sur le rôle des traditions dans la transmission des valeurs aux jeunes générations. Ils ont rappelé que préserver l’Adossa-Gadao, c’est non seulement honorer les ancêtres, mais c’est aussi renforcer l’unité et ouvrir des perspectives pour les jeunes générations.
Les festivités ont été présidées par Pascal Bodjona, ministre-conseiller à la Présidence du Conseil, représentant personnel du Chef de l’État. Sa présence, aux côtés de nombreux responsables politiques et administratifs, a souligné la portée nationale de l’événement.
Les déclarations officielles ont également précisé que la culture est un socle fondamental du développement et qu’elle requiert le soutien de politiques publiques audacieuses.
Au-delà des danses et des chants, l’Adossa-Gadao est un moment de communion. Elle rappelle que la culture est un ciment social et un vecteur de développement. Pour les habitants de Sokodé et du peuple Tem, cette journée est une fierté et un repère identitaire.
En somme, en ce début d’année, l’Adossa-Gadao a confirmé son rôle de phare culturel. Elle a aussi montré que le Togo, en valorisant ses racines, peut bâtir un avenir plus solidaire et plus prospère. Sokodé a vibré, et avec elle, tout un peuple a également réaffirmé son identité et son unité.
Lomé, carrefour des langages silencieux : un colloque inédit explore la communication non verbale en Afrique
Lomé, 4 juillet 2025 – L’Université de Lomé s’est transformée en une agora mondiale des idées, accueillant le tout premier colloque scientifique international dédié aux « Langages silencieux : contextes, enjeux et dynamiques communicationnelles en Afrique ». En effet, mercredi dernier, dans les murs de l’Institut Confucius, 43 chercheurs, universitaires et experts venus de 14 pays se sont réunis pour explorer un domaine fascinant et souvent méconnu : la communication non verbale. Gestes, regards, postures, silences éloquents – ce forum, vibrant d’intelligence et de diversité, promet de dévoiler les mille et une façons dont l’Afrique parle sans dire un mot, redessinant ainsi les contours de la science et de la culture.
Dans un continent où les traditions orales ont longtemps été célébrées, les langages silencieux – ces gestes expressifs, ces symboles corporels, ces échanges muets – occupent une place centrale, mais ils sont rarement étudiés avec rigueur. C’est ce vide que le colloque de Lomé ambitionne de combler. Pendant plusieurs jours, des chercheurs d’Afrique et d’ailleurs dissèquent les contextes, les significations et les dynamiques des communications non verbales, des danses rituelles aux salutations codifiées, en passant par les silences chargés de sens dans les cérémonies traditionnelles.
L’événement, hébergé par l’Institut Confucius de l’Université de Lomé, se veut résolument interdisciplinaire. Anthropologues, linguistes, sociologues, psychologues et même neuroscientifiques croisent leurs regards pour décrypter comment les corps parlent là où les mots s’arrêtent. Du hochement de tête respectueux au Ghana aux danses guerrières des Maasai, en outre, en passant par les gestes subtils des commerçants sur les marchés togolais, le colloque explore un patrimoine immatériel aussi riche que complexe.
Un ministre visionnaire pour un événement pionnier
Lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, M. Kanka-Malik Natchaba, a donné le ton avec un discours vibrant. « Ce colloque est une célébration de la richesse de nos cultures et une invitation à repenser la communication dans toute sa diversité », a-t-il déclaré. Saluant l’initiative des organisateurs, il a souligné l’importance de ce rendez-vous pour la science africaine, souvent sous-représentée sur la scène mondiale. « Que vos échanges soient une source d’inspiration et ouvrent de nouvelles perspectives », a-t-il ajouté, souhaitant aux participants des débats fructueux et des découvertes audacieuses.
Le ministre n’a pas manqué de rappeler le rôle du Togo comme carrefour intellectuel et culturel. En effet, en accueillant ce forum, Lomé confirme son ambition de devenir un hub régional pour la recherche et l’innovation, un rôle qu’elle a déjà endossé avec succès lors d’événements comme le Forum du Réseau Habitat d’Urgence Francophone, tenu la veille.
Une plongée inaugurale dans les gestes expressifs
La cérémonie d’ouverture s’est conclue par une conférence inaugurale captivante, intitulée « Gesture Expressive Visible Bodily Actions ». Ce premier temps fort a plongé les participants dans l’univers des gestes, ces mouvements du corps qui, bien plus qu’un simple complément à la parole, portent des significations culturelles profondes. De la main levée en signe de paix aux postures ritualisées des cérémonies, les intervenants ont démontré comment ces « langages silencieux » structurent les interactions sociales et transmettent des héritages ancestraux.
Cette conférence a posé les bases des discussions à venir, qui aborderont des thèmes aussi variés que l’usage des gestes dans les conflits, l’influence des langages non verbaux sur l’éducation, ou encore leur rôle dans la diplomatie traditionnelle africaine. Les participants, issus de pays comme le Sénégal, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la France ou encore le Canada, apportent une diversité de perspectives qui promet des débats riches et nuancés.
Ce colloque n’est pas qu’un exercice académique. En explorant les langages silencieux, il touche à des questions fondamentales : comment les sociétés africaines communiquent-elles leur identité dans un monde globalisé ? Comment préserver des pratiques culturelles menacées par la modernité ? Et comment ces modes de communication peuvent-ils inspirer des solutions aux défis contemporains, qu’il s’agisse de la cohésion sociale ou de l’éducation interculturelle ?
Dans un continent où les malentendus interculturels peuvent alimenter des tensions, comprendre les langages non verbaux devient un outil de paix. Les conclusions du forum pourraient influencer des domaines aussi variés que la médiation communautaire, la pédagogie ou même les stratégies de communication publique. En plaçant l’Afrique au centre de cette réflexion, Lomé affirme que le continent a non seulement des leçons à recevoir, mais aussi des savoirs à offrir au monde.
Un silence qui résonne loin
En réunissant des esprits brillants autour d’un sujet aussi universel qu’original, le colloque de Lomé marque un tournant pour la recherche africaine. Les 43 participants, venus de 14 pays, ne se contentent pas d’étudier le silence : ils lui donnent une voix, celle d’un continent riche de ses diversités et prêt à revendiquer sa place sur la scène intellectuelle mondiale. Alors que les travaux se poursuivent, une certitude émerge : à Lomé, les langages silencieux parlent fort, et leur écho portera bien au-delà des frontières de l’Afrique.
Lomé, le 7 juin 2024 – Le ministre de la Culture et du Tourisme, Dr Kossi G. LAMDOKOU, a reçu en audience le mercredi 5 juin 2024, les membres du groupe musical d’inspiration traditionnelle « Togo All Stars », de retour d ‘une 4ème tournée européenne couronnée de succès.
Togo All Stars Succès rémanent et reconnaissance nationale
Par ailleurs, Fort du rétention de leur dernière tournée européenne qui a rassemblé 100 000 spectateurs aux Pays-Bas, en France et en Belgique, le ministre LAMADOKOU a tenu à féliciter et à remercier personnellement le groupe pour leur contribution inestimable à la promotion de la culture togolaise sur la scène internationale.
Profitant de cette rencontre, Togo All Stars a dévoilé son projet pour l’année 2025 : l’arrivée au Togo de la Maison de disque et du Label Excelsior Recordings et de la maison de production Mojo Concerts, deux poids lourds de l’industrie musicale néerlandaise.
Cette collaboration permettra au groupe de réaliser son 4ème album, un opus qui explorera aussi la richesse des traditions musicales de toutes les régions du Togo, tout en revisitant les influences afro-beat, ghanéennes et béninoises qui font leur signature.
Soutien du gouvernement et quête d’identité musicale
Le ministre LAMADOKOU a réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir les artistes togolais, notamment à travers le Fonds national de promotion culturelle. Il a également encouragé Togo All Stars à poursuivre leur quête d’une identité musicale unique et fédératrice.
Vers une nouvelle tournée en Amérique du Nord
Forte de sa renommée grandiose, la formation togolaise prépare déjà sa prochaine tournée, qui la mènera en Amérique du Nord dans les prochains mois. Pour cette aventure, ils bénéficieront du précieux appui de Live Nation, leader mondial de la production de spectacles.
Un avenir prometteur pour la musique togolaise
En somme, Le succès de Togo All Stars et leur ambition débordante illustrent le dynamisme et le potentiel de la scène musicale togolaise. Le soutien du gouvernement et l’engagement des artistes eux-mêmes contribuent à faire rayonner la culture togolaise sur la scène internationale.