Lomé accueillera le BankAssur Forum & Awards 2026

                       La capitale togolaise s’apprête une nouvelle fois à justifier son titre de « hub financier » de la sous-région. Les 26 et 27 octobre 2026, la ville accueillera la naissance d’un événement sans précédent : la première édition du BankAssur Forum & Awards, prévue à l’Hôtel 2 Février. L’annonce officielle a été lancée dès le mois d’avril lors d’un dîner de presse, en présence de journalistes et d’acteurs du secteur financier, confirmant l’ambition panafricaine de ce rendez-vous.

 

Briser les barrières entre banques, assurances et technologies

En effet, pendant trop longtemps, les établissements bancaires et les compagnies d’assurance ont fonctionné de manière isolée. Ce forum, porté par l’État togolais en partenariat avec le Forum des Marchés Financiers d’Afrique (FOMAF), veut mettre fin à cette ère. L’événement rassemblera régulateurs, dirigeants de fintechs et insurtechs, investisseurs, universitaires et décideurs publics sous une bannière unique : la finance pour tous.

Au cœur des débats, les participants exploreront la digitalisation et la monétique. L’enjeu dépasse la simple technologie : il s’agit de concevoir des produits financiers qui s’adaptent réellement au quotidien des populations vulnérables. Les panels de discussion aborderont également la régulation, indispensable pour sécuriser l’épargne et les transactions des nouveaux utilisateurs.

Selon Bertrand EBA, président du comité d’organisation, l’objectif est de créer une plateforme de dialogue entre banques et assurances afin de favoriser une véritable synergie et d’améliorer l’inclusion financière grâce à des solutions innovantes adaptées aux besoins des populations et des entreprises.

BankAssur Forum & Awards
© BankAssur Forum & Awards

Un rayonnement continental pour l’économie togolaise

Par ailleurs, outre les échanges techniques, ce rendez-vous mise sur l’excellence. Une conférence des décideurs réunira ministres et régulateurs, plusieurs panels d’experts seront consacrés aux innovations financières et à la digitalisation, et des masterclass professionnelles mettront en avant la monétique. Un espace « Invest in Togo » et un marché virtuel dédié aux initiatives africaines compléteront le programme.

Une soirée de gala prestigieuse clôturera les travaux pour distinguer les initiatives les plus audacieuses du continent par des récompenses symboliques. Pour le Togo, l’intérêt est double. D’une part, le pays renforce son attractivité auprès des investisseurs internationaux. D’autre part, il confirme sa volonté de piloter la transformation des services financiers en Afrique.

Ainsi, l’innovation technologique ne doit plus être un luxe, mais un outil au service du développement social. En facilitant l’accès au crédit et à la couverture santé par le biais du mobile et des plateformes connectées, ce forum espère tracer la voie d’une croissance plus partagée.

 

Vers une démocratisation réelle des services financiers ?

Cependant, le succès du BankAssur Forum & Awards dépendra de sa capacité à atteindre le secteur informel, moteur de l’économie locale. En définitive, si Lomé réussit son pari de fédérer les géants de la finance autour des petits épargnants, le Togo pourrait bien devenir le modèle d’une Afrique où chaque citoyen, quel que soit son revenu, possède enfin une clé pour ouvrir les portes du système économique mondial.

Avec un taux d’inclusion financière globale dépassant les 80 %, dont près de 45 à 50 % d’inclusion formelle, et plus de 60 % des transactions réalisées via le mobile money, le pays affiche déjà des performances remarquables. Cette dynamique, portée par une croissance annuelle estimée à 15 %, place le Togo parmi les leaders africains en matière d’inclusion financière, juste derrière le Kenya.

Mais au-delà des trophées et des tapis rouges, reste à savoir si les banques sauront adapter leurs taux et leurs conditions aux réalités des marchés de quartier.

Le Togo décroche le jackpot : Adhésion à la SIACE

Lomé, le 2 septembre 2024 – Une nouvelle étape vient d’être franchie pour renforcer l’attractivité économique du Togo. Le pays est vraisemblablement devenu, ce lundi, le 50ème membre de la Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation (SIACE), une institution financière basée à Jeddah en Arabie Saoudite.

Cette adhésion, fruit d’un long processus initié par le Parlement il y a cinq mois, ouvre de nouvelles perspectives pour le secteur privé togolais. En effet, en devenant membre de la SIACE, le Togo pourra bénéficier de garanties pour les investissements étrangers directs (IDE) et de crédits à l’exportation pour les entreprises locales. Ces mécanismes d’assurance vont permettre de réduire les risques liés aux investissements et ainsi d’attirer davantage de capitaux étrangers.

Un soutien à l’économie togolaise

Khalid Khalafalla, le principal responsable de la SIACE, s’est félicité de cette nouvelle adhésion, démontrant la volonté de l’institution de soutenir les ambitions économiques du Togo. « Nous sommes déterminés à favoriser le développement durable et la résilience économique dans la région », a-t-il déclaré.

De son côté, la ministre du Commerce, Rose Kayi Mivedor, avait déjà salué cette adhésion lors du vote favorable du Parlement. Elle avait souligné que cette décision était une « véritable réponse aux besoins économiques et sociaux et aux problèmes de financements du secteur privé ».

Le Togo devient le 50ème membre de la SIACE, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour attirer les investissements
© Le Togo devient le 50ème membre de la SIACE, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour attirer les investissements
La SIACE, un levier pour le développement

Fondée en 1994, la SIACE est un assureur multilatéral qui œuvre à promouvoir les échanges commerciaux entre ses pays membres. En adhérant à cette institution, le Togo rejoint un réseau de pays partageant les mêmes objectifs de développement économique.

 En plus, cette adhésion à la SIACE est une excellente nouvelle pour le pays. Elle va permettre d’ attirer davantage d’investisseurs étrangers, le pays peut espérer une croissance économique soutenue et diversifiée. Le développement du secteur privé connaitra  également une stimulation, ce qui est essentiel pour la création d’emplois et l’innovation.

De plus, cela favorisera  les exportations de produits locaux, le Togo peut  ainsi  renforcer sa présence sur les marchés internationaux. Enfin, cette adhésion contribuera à une plus grande résilience économique, permettant au pays de mieux résister aux chocs extérieurs et de sécuriser son avenir économique.

En bref, Cette nouvelle étape s’inscrit dans la dynamique de transformation économique que connaît le Togo depuis quelques années. Elle témoigne de la volonté du gouvernement de diversifier les sources de financement et de créer un environnement favorable aux affaires.

Le Togo s’ouvre à l’assurance islamique pour dynamiser l’économie

Dans une démarche résolument tournée vers l’avenir, le Togo a franchi une étape décisive en matière de stratégie financière. L’Assemblée nationale, dans un élan d’unanimité remarquable, a donné son aval pour l’intégration du pays au sein de la Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation (SIACE), lors d’une session tenue le jeudi 4 avril à Lomé.

Une avancée stratégique pour le Togo : l'adhésion à la SIACE stimule l'investissement et le développement économique
© Une avancée stratégique pour le Togo : l'adhésion à la SIACE stimule l'investissement et le développement économique

Cette initiative législative, saluée par l’ensemble des représentants du peuple, s’inscrit dans une volonté affirmée de propulser le Togo sur le devant de la scène internationale en tant que terre d’investissement privilégiée. Elle vise également à insuffler une dynamique nouvelle au climat des affaires, tout en conférant un élan significatif au secteur privé.

L’adhésion à la SIACE ouvre des perspectives inédites pour les acteurs économiques togolais. Elle leur permettra de bénéficier de crédits à l’exportation pour les produits fabriqués sur le sol national, contribuant ainsi à un essor socio-économique plus marqué.

La ministre du commerce, Rose Kayi Mivedor, a exprimé son enthousiasme suite à cette décision historique, la qualifiant de réponse concrète aux aspirations économiques et sociales du pays, ainsi qu’aux besoins de financement du secteur privé.

Il faut rappeler que la SIACE a ratifié son accord fondateur en 1992 à Tripoli, et qu’elle opère comme une institution sous l’égide de la Banque islamique de développement. Elle a pour mission de garantir les investissements au sein des nations membres, consolidant ainsi leur positionnement économique sur l’échiquier mondial.