Togo : L’énergie de l’innovation contre la Crise énergétique

Depuis l’aube de l’année courante, le Togo a été confronté à une crise énergétique d’envergure, affectant l’ensemble de la sous-région ouest-africaine. Toutefois, un vent d’optimisme souffle sur le pays qui, ces dernières semaines, témoigne d’un retour graduel à l’équilibre. La clé de cette résurgence  est l’adoption de combustibles alternatifs au gaz naturel, pierre angulaire de la crise actuelle. La ministre déléguée à l’énergie, Mila Aziable, a  révélé le dimanche 07 avril cette stratégie ingénieuse .

Engagement présidentiel et bien-être citoyen face à la Crise énergétique

Dans le sillage des promesses du Président de la République, fervent défenseur du bien-être de ses concitoyens, le gouvernement togolais a embrassé une politique énergétique audacieuse.

“Face à la pénurie ou à l’insuffisance de gaz, nous avons opté pour des alternatives viables afin d’assurer la continuité de l’approvisionnement en électricité pour nos ménages et nos industries,” a déclaré Mila Aziable, illustrant ainsi l’engagement du pays à surmonter les obstacles.

Le Togo, qui dépend principalement du Nigéria pour son approvisionnement en gaz naturel, fait face à une demande quotidienne estimée à 35.000 millions de BTU. Malheureusement, “les livraisons sont souvent insuffisantes, voire absentes, entraînant des coûts de production accrus et des interruptions de service régulières,” a souligné la ministre quelques jours auparavant.

En réponse à cette épreuve, elle a récemment accueilli à Lomé ses homologues du Gazoduc d’Afrique de l’Ouest (GAO), unissant leurs forces pour élaborer des stratégies d’approvisionnement en gaz robustes, visant à pallier le déficit énergétique régional.

 

La Crise énergétique en Afrique de l’Ouest

Depuis janvier 2024, les villes du Togo, et en particulier la capitale, sont confrontées à des coupures de courant électrique récurrentes. Ces interruptions, loin d’être anodines, sont le reflet d’une crise énergétique régionale.

Déclaration Ministérielle: Les dessous des délestages

La ministre de l’Énergie, par le biais d’une communication officielle, a révélé les causes sous-jacentes de ces perturbations. Elle pointe du doigt une carence critique en gaz naturel, qui est à l’origine des délestages affectant l’économie nationale.

La ministre Aziable met en lumière la pénurie d’approvisionnement en gaz naturel comme étant au cœur de la crise. Avec une demande quotidienne de 35 000 MM BTU, le Togo fait face à des fournitures insuffisantes, exacerbant les coûts de production et la fréquence des coupures.

Le Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest: Un Lien Vital Compromis

Le Nigeria achemine le GNL, un dérivé du gaz naturel, vers le Bénin, le Togo et le Ghana par le biais du gazoduc de la WAPCo. Toutefois, on signale d’importants défis logistiques ainsi que des travaux de maintenance, ce qui perturbe la distribution régulière.

Selon Olivier de Souza, expert en hydrocarbures, l’organisme N-Gas, responsable de l’agrégation des volumes de gaz pour la WAPCo, peine à répondre à la demande. Cette situation perdure depuis longtemps, et ironiquement, le Nigeria utilise parfois les volumes destinés à ses voisins pour pallier ses propres insuffisances énergétiques.

L’Engagement de la CEDEAO envers le Gazoduc

Malgré ces obstacles, les États membres de la CEDEAO continuent de soutenir le projet du GAO. La ministre Mila Aziable annonce que l’année 2024 se concentrera sur la sécurité de l’approvisionnement et la gestion du projet GAO. Elle souligne également l’importance d’investir dans des infrastructures d’importation et de regazéification de gaz naturel liquéfié (GNL) pour répondre aux besoins futurs.

La diversification des sources d’énergie est  une solution à long terme. Cependant, elle requiert des investissements conséquents en infrastructure. La Côte d’Ivoire, avec ses récentes découvertes gazières, aspire à se connecter au gazoduc ouest-africain, ce qui implique des investissements significatifs.

 

Le Togo inaugure une nouvelle ère d’accès à l’eau potable

Dans une démarche résolument tournée vers l’avenir, le Togo a franchi une étape décisive dans la concrétisation de son engagement envers l’accès universel à l’eau potable. Sous l’égide du ministère dédié à l’hydraulique villageoise, dirigé par l’éminent Damehame Yark, les bourgades d’Agou et de Blitta ont vu l’inauguration de nouvelles infrastructures hydrauliques, marquant ainsi un progrès notable pour les habitants de ces contrées.

À Agou, et plus précisément à Gadzepe, l’édification d’une installation hydraulique de pointe, dotée de deux pompes submersibles d’une capacité de quarante mètres cubes à l’heure, symbolise l’innovation et la technologie au service du bien-être commun. Ces pompes, reliées au fleuve Zio à Kati, sont le prélude d’un processus de traitement de l’eau dans une station moderne capable de purifier jusqu’à 1.700 mètres cubes par jour. Ce n’est pas tout : un réservoir intermédiaire de 160 mètres cubes, un réseau de refoulement s’étendant sur 12,6 kilomètres et soixante-deux bornes fontaines viennent compléter ce tableau d’approvisionnement en eau, le tout représentant un investissement de quelque treize milliards de francs CFA.

Blitta, quant à elle, n’est pas en reste. Les secteurs de Blitta Gare et Blitta Village bénéficient désormais de systèmes d’approvisionnement en eau potable exhaustifs, comprenant forages, réservoirs et réseaux divers, sans oublier les soixante-deux bornes fontaines additionnelles.

Ces réalisations, selon les dires du ministre Yark, s’inscrivent dans la vision à long terme du Togo, visant à garantir à chaque citoyen l’accès à une eau saine d’ici 2030. Ce projet ambitieux poursuit son expansion, et d’autres travaux d’envergure sont déjà en action, présageant l’avènement d’une nouvelle ère où  les autorités relèveront le défi de la couverture nationale en eau avec brio.

 

Fonds Tinga : l’électrification pour Tous au Togo

Dans une démarche résolument tournée vers l’avenir, la région Centrale du togo  accueille avec enthousiasme l’opérationnalisation du Fonds Tinga. Après un succès retentissant dans les régions des Savanes, de la Kara et des Plateaux, le projet phare s’implante à Blitta et à Sokodé. Sous l’égide de la ministre Mila Aziablé, responsable de l’énergie et des mines, la cérémonie inaugurale du samedi 9 mars a marqué un tournant décisif dans la politique énergétique nationale.

Une Collaboration Ministérielle pour l’Énergie Durable

En effet, La présence remarquée du ministre de l’environnement, Foli-Bazi Katari, lors de cette cérémonie, symbolise l’union des forces gouvernementales pour un objectif commun : le renforcement de la distribution énergétique. Ce projet ambitieux, qui englobe les villes de Dapaong, Kara, Sokodé, Atakpamé, Kpalimé et Aného, promet également  une révolution dans la gestion des branchements électriques et vise une augmentation significative du taux d’électrification.

Le Fonds Tinga : Un Levier pour l’Accessibilité Électrique

En outre, le Fonds Tinga se distingue comme un instrument de changement, facilitant l’accès à l’électricité pour les ménages par des branchements simplifiés aux réseaux électriques. Avec des frais d’accès symboliques de 1 000 FCFA, contre les 100 000 FCFA habituels, le projet se positionne comme un catalyseur d’équité sociale. La ministre Aziablé souligne l’importance cruciale de ce fonds, un vecteur essentiel pour dynamiser l’accès à l’électricité.

Depuis son lancement en phase pilote en 2022, le Fonds Tinga a déjà raccordé près de 42 000 ménages, touchant ainsi environ 300 000 citoyens dans trois régions. La vision à long terme du gouvernement, ambitieuse et pragmatique, aspire à connecter 1 200 000 ménages à l’horizon 2030, témoignant d’un engagement sans faille envers le progrès et l’inclusion énergétique.