Togo : M. PIYELIWA Yamé nouveau Secrétaire général de Golfe 1

LOMÉ, 21 jan 2026 – Une page se tourne à la tête de l’administration de Golfe 1, l’une des communes les plus dynamiques de la capitale togolaise. M. PIYELIWA Yamé a officiellement pris fonction ce mercredi en tant que secrétaire général, succédant à M. AKITI Dosseh, a-t-il été constaté officiellement.

La cérémonie de passation de service, empreinte de solennité, s’est tenue à la mairie annexe d’Ablogamé. Elle marque une étape clé pour la gouvernance de cette collectivité territoriale stratégique, en plein cœur de Lomé.

Golfe 1
© Golfe 1

Un passage de témoin sous haute surveillance

Par ailleurs, l’installation s’est déroulée sous l’égide du Préfet du Golfe, M. AGBODAN Kossivi, représentant le pouvoir central, et du Maire de la Commune, M. GOMADO Koamy Gbloekpo. La présence de ces hautes autorités souligne également l’importance du poste de Secrétaire général, véritable cheville ouvrière et garant de la continuité administrative au sein de la municipalité.

Entourés des adjoints au maire et des principaux directeurs de services, les deux hommes ont procédé à la signature des documents officiels, scellant ainsi le transfert des dossiers et des responsabilités.

Golfe 1
© Golfe 1

Les défis de la nouvelle administration

En prenant les rênes de l’administration communale, M. PIYELIWA Yamé hérite de chantiers structurants. Dans un contexte de décentralisation accrue, le Secrétaire général est le pivot sur lequel repose l’exécution des délibérations du conseil municipal et la coordination des équipes techniques au service des populations.

La cérémonie s’est conclue par les félicitations d’usage des collaborateurs et responsables de services, marquant le début effectif d’une nouvelle ère administrative pour le Golfe 1.

Togo : Sécurité à Lomé, le maire de Golfe 5 rencontre les FDS

LOMÉ, 21 jan 2026 – Le maire de la commune de Golfe 5, l’une des principales municipalités de la capitale togolaise, a reçu mercredi les chefs des unités des Forces de défense et de sécurité (FDS) pour définir une nouvelle feuille de route sécuritaire pour l’année 2026, a constaté un journaliste de l’AFP.

Cette rencontre, qui s’est tenue au cabinet du maire Kossi Agbenyega Aboka, entouré de ses adjoints, a réuni les responsables de la police et de la gendarmerie opérant dans ce ressort territorial stratégique. Au-delà des traditionnels échanges de vœux, la réunion a aussi servi de plateforme pour « définir des stratégies communes » face aux défis sécuritaires urbains.

Mairie d'Aflao Gaklil
© Mairie d'Aflao Gaklil

« Une maison sans porte »

Par ailleurs, le maire Aboka a ouvert la séance par un hommage appuyé au chef de l’État et Chef suprême des armées, Faure Essozimna Gnassingbé, avant de saluer l’engagement des troupes sur le terrain.

« Un État sans l’armée est une maison sans clôture ni porte. Aucun développement n’est possible sans la sécurité », a martelé l’édile, soulignant ainsi le lien intrinsèque entre stabilité et essor économique local. Il a exhorté les forces de l’ordre à maintenir une « dynamique de vigilance » accrue pour la protection des citoyens et de leurs biens.

Mairie d'Aflao Gaklil
© Mairie d'Aflao Gaklil

Doléances et coopération de proximité

De leur côté, les représentants des unités de gendarmerie et de police ont profité de ce rare cadre d’échange direct pour soumettre des doléances et des propositions techniques. L’objectif affiché est d’améliorer la fluidité de la collaboration entre l’administration municipale et les unités opérationnelles détachées.

Les discussions, qualifiées de « conviviales et à bâtons rompus » par les participants, ont permis en effet d’aborder les besoins logistiques et les suggestions pour un maillage sécuritaire plus efficace au sein de la commune.

Mairie d'Aflao Gaklil
© Mairie d'Aflao Gaklil

En somme, cette concertation intervient dans un contexte où la sécurité de proximité est devenue une priorité pour les municipalités togolaises, trois ans après le renforcement des processus de décentralisation dans le pays.

Togo : l’AnFCT et le CNFPT forment les élus locaux à la décentralisation

Lomé, 21 janvier 2026 — Au Togo, la décentralisation n’est plus seulement un horizon politique, c’est un chantier technique qui s’accélère. Alors que les rideaux tombent tout juste sur une vaste campagne nationale de renforcement des capacités, le bilan de l’opération témoigne d’une ambition claire : transformer les élus locaux en véritables gestionnaires de la cité.

Entamé le 8 décembre dernier, ce marathon pédagogique s’est achevé le 20 janvier 2026, couvrant l’ensemble du territoire togolais. À la manœuvre, un tandem stratégique : l’Agence nationale de formation des collectivités territoriales (AnFCT) et son partenaire historique, le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) français.

Mairies du Golfe.
© Mairies du Golfe.

Une coopération franco-togolaise au cœur des mairies

Le clou de cette initiative s’est joué dans le Grand Lomé, plus précisément au profit des élus des communes de Golfe 1 et Golfe 4. La solennité de l’inauguration de cette session, marquée par la présence de l’Ambassadeur de France au Togo, du Préfet du Golfe et du Directeur général de l’AnFCT, souligne l’importance diplomatique et administrative du dossier.

Pour Paris, l’appui à la gouvernance locale togolaise est un levier majeur de sa coopération bilatérale. Pour Lomé, il s’agit d’ancrer durablement la réforme des collectivités entamée lors des municipales de 2019.

 

Professionnaliser l’élu local

Finies les improvisations. Entre les maires et leurs conseillers municipaux, l’heure est à la maîtrise des mécanismes financiers, de la planification urbaine et de la gestion des services publics. Ainsi, ces six semaines de formation visaient à doter les élus des outils nécessaires pour répondre aux attentes croissantes de citoyens exigeants.

« Notre engagement pour le renforcement de la gouvernance locale, au service des citoyens, continue ! », martèle-t-on du côté de l’AnFCT.

Mairies du Golfe.
© Mairies du Golfe.

Les défis de l’après-formation

Si l’expertise technique est désormais partagée, le plus dur reste à faire : traduire ces acquis en projets concrets sur le terrain. Dans un contexte où les ressources propres des communes restent un défi majeur, la capacité des maires à mobiliser des financements et à gérer leurs budgets avec rigueur sera aussi le véritable juge de paix de cette formation.

Le Grand Lomé, vitrine de cette décentralisation, est désormais sous les projecteurs. Les élus du Golfe ont les cartes en main ; reste à voir comment ils joueront leur partition pour 2026.

Golfe 1: le conseil municipal ouvre sa première session de 2026

Le Centre communautaire d’Adakpamé a accueilli, ce vendredi 9 janvier, l’ouverture de la première session ordinaire du conseil municipal de l’année 2026 dans la commune Golfe 1.

La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités locales et administratives. Parmi elles, le préfet du Golfe, Kossivi Agbodan, le maire de la commune Golfe 1, Gbloekpo Koamy Gomado, ses adjoints, les conseillers municipaux, le représentant du chef canton ainsi que les responsables des différentes directions communales.

Mairie Golfe1
© Mairie Golfe1

Des projets pour renforcer le développement local

Cette session marque le coup d’envoi des travaux municipaux pour l’année. En effet, les élus auront à débattre des grands projets à venir et à définir une orientation claire pour les actions de développement local. Les discussions porteront notamment sur les priorités de la commune en matière d’infrastructures, de services de proximité et d’initiatives citoyennes.

Mairie Golfe1
© Mairie Golfe1
Mairie Golfe1
© Mairie Golfe1

Un slogan fédérateur pour 2026

Pour accompagner cette dynamique, la commune Golfe 1 a retenu un slogan porteur d’engagement : « En 2026, chaque geste compte. Bâtissons ensemble une commune responsable, inclusive et tournée vers l’avenir. »

Ce mot d’ordre traduit la volonté des autorités locales de mobiliser habitants et institutions autour d’un objectif commun : faire de Golfe 1 une commune exemplaire, où chaque action contribue au progrès collectif.

En somme, cette première session donne le ton d’une année placée sous le signe de la responsabilité et de l’inclusion. Les habitants de Golfe 1 peuvent désormais attendre des projets qui parlent à leur quotidien.

Ogou 1 : Session 2026 sous le signe des réformes à Atakpamé

Atakpamé, 9 janvier 2026 – La salle des célébrations de la mairie d’Atakpamé a prêté son cadre, le jeudi, à un événement charnière pour la gouvernance locale : l’ouverture de la session ordinaire du premier trimestre de la commune Ogou 1. Entre réformes fiscales, infrastructures scolaires et soutien à l’entrepreneuriat, le conseil municipal affiche de grandes ambitions pour cette nouvelle année.

La Mairie d'Atakpamé
© La Mairie d'Atakpamé

Un rassemblement des forces vives

C’est devant un auditoire composé de treize conseillers municipaux, de chefs traditionnels, de représentants d’ONG et de membres des Comités de Développement à la Base (CDB) que les travaux ont été lancés. Cette forte mobilisation de la société civile témoigne d’une volonté de transparence et d’inclusion dans la gestion des affaires de la cité.

Le maire de la commune, Dr Komlan Mensah Kassamada, a ouvert le bal en plaçant cette année 2026 sous le signe de la cohésion sociale. « L’unité et la solidarité sont les piliers indispensables à notre développement durable », a-t-il martelé, invitant ainsi ses collègues élus à l’assiduité et à l’endurance pour une session qui s’étalera sur trois mois.

La Mairie d'Atakpamé
© La Mairie d'Atakpamé

L’éducation et l’économie au cœur des priorités

Dès la première journée, le conseil a adopté deux décisions structurantes qui illustrent son pragmatisme. Le maire a obtenu le feu vert pour postuler au Fonds d’Appui aux Collectivités Territoriales (FACT) afin de construire et d’équiper de nouveaux bâtiments — classes, bureaux et magasins — et de sécuriser l’École Primaire Publique d’Agbonou CEET à Atakpamé. Par ailleurs, le conseil a validé la création d’un cadre communal de concertation destiné aux acteurs de l’appui à l’entrepreneuriat. Ce mécanisme coordonnera mieux les ressources, stimulera l’emploi local et accompagnera les porteurs de projets de la commune.

La Mairie d'Atakpamé
© La Mairie d'Atakpamé

Le défi du financement local

Représentant le préfet de l’Ogou, le secrétaire général M. Kondoh Tchapou a lancé un appel pressant aux élus. Selon lui, le succès des politiques locales dépendra de la capacité de la commune à mobiliser ses propres ressources financières.

C’est d’ailleurs l’un des dossiers chauds renvoyés en commission : l’actualisation des taux des droits, redevances et taxes non fiscales. Un sujet délicat mais nécessaire pour donner à la mairie les moyens de ses ambitions. D’autres points techniques, comme l’identité visuelle (logo) de la mairie ou la gestion de l’ambulance médicalisée, feront également l’objet d’expertises approfondies.

La Mairie d'Atakpamé
© La Mairie d'Atakpamé

Une gouvernance sereine et méthodique

Les travaux de cette première journée se sont achevés dans une atmosphère de sérénité à 13 h 40. En structurant son action autour de commissions spécialisées, la commune Ogou 1 montre qu’elle a atteint une certaine maturité administrative.

Le message envoyé aux citoyens d’Atakpamé est clair : la municipalité ne se contente pas de gérer le quotidien, elle planifie aussi l’avenir. Entre l’amélioration du cadre de vie scolaire et la structuration du tissu économique, Ogou 1 entame 2026 avec une feuille de route solide, portée par le dialogue entre élus et administrés.

Libération de détenu au Togo : un simulacre selon l’opposition

L’annonce de la libération de plusieurs détenus, à la suite de la grâce présidentielle du 31 décembre 2025, n’a pas apaisé les tensions politiques à Lomé. Au contraire, elle a déclenché une levée de boucliers au sein de l’opposition. Lors d’une conférence de presse tenue le 5 janvier 2026, plusieurs dirigeants ont décrété une « manœuvre cynique » visant à détourner l’attention du fond du problème : la persistance d’arrestations jugées arbitraires.

 

Une satisfaction en demi-teinte pour les familles

L’année 2026 a pourtant débuté par un soulagement pour de nombreux foyers. Le décret présidentiel a permis à plusieurs figures, dont Grâce Koumayi et Amavi Katanga, de retrouver leurs proches après des mois, voire des années, derrière les barreaux. Les organisations de la société civile et les partis d’opposition n’ont pas manqué de saluer ces libérations, reconnaissant la douleur des familles éprouvées.

Toutefois, ce sentiment de joie est resté de courte durée, laissant place à une analyse politique beaucoup plus sévère. Pour une grande partie de la classe politique contestataire, cet acte de clémence est perçu comme une goutte d’eau dans un océan d’injustice.

 

L’accusation de « pompier pyromane »

Les réunions au sein d’un front commun, la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) , la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP) et le LDP ont fustigé la stratégie du pouvoir. Leur constat est sans appel : le régime togolais adoptait la posture du « pompier pyromane ».

Selon ces organisations, le schéma est répétitif et calculé. Le pouvoir commence par emprisonner des citoyens pour des motifs politiques ou lors de manifestations, créant ainsi une crise en matière de droits de l’homme. Ensuite, il se présente en sauveur en accordant des grâces partielles. Cette stratégie viserait à redorer son blason sur la scène internationale tout en calmant la grogne intérieure.

« C’est une manœuvre cynique. On crée le problème pour ensuite prétendre le résoudre, tout en gardant une partie de nos camarades en otage », a martelé l’un des porte-paroles lors de la rencontre avec les médias.

 

Le défi des détenus « oubliés »

Le point de rupture entre le gouvernement et l’opposition réside dans le caractère partiel de cette mesure. En libérant seulement une fraction des personnes considérées comme des détenus politiques, le pouvoir opère un tri arbitraire. Pour les opposants, tant qu’un seul Togolais demeure en prison pour ses opinions ou son engagement militant, la question des libertés publiques reste irrésolue.

Les intervenants ont également insisté sur le fait que la grâce présidentielle ne doit pas faire oublier la nécessité d’une réforme profonde de la justice. Ils réclament une amnistie générale et la fin définitive des poursuites contre les acteurs politiques et les membres de la société civile.

 

Quel avenir pour le dialogue national ?

Cette sortie médiatique de l’opposition souligne la fragilité du climat politique en ce début d’année 2026. Alors que les autorités présentent cette grâce comme un geste d’apaisement pour la réconciliation nationale, l’opposition y voit une simple opération de communication.

Le fossé semble se creuser entre un pouvoir qui tente de clore le dossier des détenus par des mesures de clémence ponctuelles, et une opposition qui exige une remise à plat totale du système judiciaire. En attendant, les regards restent tournés vers les prisons où d’autres noms, encore dans l’ombre, attendent désespérément leur tour pour regagner la liberté.

Togo : Le mystère des 950 forages de Kara et des Savanes

Alors que les robinets sont à sec et que les populations de la région de la Kara crient leur détresse face à une pénurie d’eau potable sans précédent, un document administratif refait surface. Cet avis d’appel d’offres, datant de 2022, promettait la réalisation de 950 forages productifs. Aujourd’hui, entre la poussière des chantiers et la réalité du terrain, une question brûlante s’impose : où est passée l’eau promise ?

 

Un projet pharaonique pour étancher la soif du Nord

Le document officiel du Ministère de l’Eau et de l’Hydraulique Villageoise détaille un projet d’envergure internationale. L’objectif affiché était clair : implanter 950 forages neufs, équipés de pompes à motricité humaine, pour transformer le quotidien des habitants des Savanes et de la Kara.

Le projet se divisait en deux lots stratégiques :

  • Lot 1 : 500 forages destinés à la région des Savanes.
  • Lot 2 : 450 forages pour la région de la Kara.

Sur le papier, l’initiative représentait un espoir immense pour des milliers de familles dont la survie dépend directement de l’accès à cette ressource vitale.

 

JDT
© JDT
Des milliards en jeu et une sélection rigoureuse

L’analyse des offres financières révèle l’ampleur des investissements consentis par l’État togolais. Pour le premier lot, le groupement retenu provisoirement, CTF/GGP SERVICE, affichait un montant colossal de plus de 2,6 milliards de FCFA. Pour le second lot, c’est l’entreprise SARA GROUP qui se positionnait avec une offre dépassant les 1,9 milliard de FCFA.

Le processus de sélection, tel qu’il apparaît sur le tableau des résultats, se voulait strict. De nombreuses entreprises ont été écartées pour des motifs techniques : manque de preuves d’expériences similaires, absence de capacité financière suffisante ou matériel technique non conforme. Cette rigueur administrative laissait présager une exécution des travaux à la hauteur des attentes.

 

La réalité du terrain : quand le doute s’installe

Pourtant, en janvier 2026, le contraste est saisissant. À Kara, l’eau est devenue une denrée rare. Les populations parcourent des kilomètres, bassines sur la tête, pour trouver quelques litres d’une eau souvent douteuse. Ce décalage entre les chiffres officiels de 2022 et la détresse actuelle des citoyens alimente une frustration légitime.

Le peuple appelle désormais à une véritable reddition des comptes. Si l’État a attribué les marchés et mobilisé les fonds, l’achèvement effectif de ces 950 forages soulève désormais une question brûlante. Les entreprises ont-elles livré tous les ouvrages ? Sont-ils fonctionnels ou sont-ils déjà tombés en panne faute d’entretien ?

 

L’exigence de transparence

Dans une démocratie moderne, l’accès à l’information et le suivi des investissements publics sont des droits fondamentaux. Face à la pénurie, les discours ne suffisent plus. Les populations de la Kara et des Savanes attendent des preuves concrètes : une cartographie précise de ces nouveaux forages et un bilan transparent de l’impact réel du projet sur leur quotidien.

La lutte contre la soif ne peut se gagner uniquement dans les bureaux climatisés de Lomé. Elle se gagne sur le terrain, pompe après pompe, goutte après goutte. En attendant des éclaircissements officiels, la soif, elle, ne connaît pas de répit.

L’eau est un droit, pas une faveur. Lorsque des milliards sont investis pour creuser la terre et en faire jaillir la vie, le moindre retard ou la moindre opacité devient une offense à ceux qui souffrent. Le dossier des 950 forages est aujourd’hui bien plus qu’une affaire de génie civil ; c’est un test de vérité pour la gestion des biens publics au Togo.

Golfe 1 : le Bureau du Citoyen ouvre ses portes

Lomé, le 22 décembre 2025 – Une nouvelle ère s’ouvre pour la démocratie locale dans la Commune Golfe 1. Le vendredi 19 décembre, les autorités municipales ont officiellement lancé les activités du Bureau du citoyen (BdC). Plus qu’un simple guichet administratif, cette institution se veut le cœur battant de la participation citoyenne, offrant aux habitants un accès direct et simplifié à la gestion de leur cité.

La Commune Golfe 1 franchit une étape majeure dans la démocratie locale avec l'ouverture du Bureau du Citoyen à Akodessewa Kpota. Un nouvel espace dédié à la transparence et aux doléances des habitants.
© La Commune Golfe 1 franchit une étape majeure dans la démocratie locale avec l'ouverture du Bureau du Citoyen à Akodessewa Kpota. Un nouvel espace dédié à la transparence et aux doléances des habitants.

Un pont entre la population et l’administration

Dans une commune aussi dynamique que le Golfe 1, le besoin de proximité n’a jamais été aussi pressant. La BdC a été conçue pour répondre à une mission claire : servir de lien permanent entre les populations et l’administration communale.

Désormais, chaque habitant dispose d’un espace dédié pour exprimer ses doléances, soumettre des suggestions ou faire part de ses préoccupations quotidiennes. Mais l’ambition va plus loin. En installant ce bureau, la mairie s’engage dans une démarche de transparence et de redevabilité. L’idée est simple : l’administration doit rendre des comptes, et le citoyen doit devenir un acteur à part entière du développement de son quartier.

Bureau du Citoyen : un cadre légal et une structure organisée

Le lancement de ce bureau ne doit rien au hasard. Il s’inscrit dans la ligne droite de la politique nationale de décentralisation portée par le gouvernement togolais. La BdC est en effet une institution ancrée dans la loi, notamment par l’article 17 de la loi sur la décentralisation.

Son fonctionnement est rigoureusement encadré par l’arrêté ministériel Nᵒ 0225/MATDDT/SG/DDCL du 1ᵉʳ juin 2023. Ce texte définit précisément les attributions, l’organisation et le fonctionnement de ces bureaux, garantissant ainsi que les plaintes et propositions des citoyens ne restent pas lettre morte, mais soient traitées selon une procédure officielle et transparente.

La Commune Golfe 1 franchit une étape majeure dans la démocratie locale avec l'ouverture du Bureau du Citoyen à Akodessewa Kpota. Un nouvel espace dédié à la transparence et aux doléances des habitants.
© La Commune Golfe 1 franchit une étape majeure dans la démocratie locale avec l'ouverture du Bureau du Citoyen à Akodessewa Kpota. Un nouvel espace dédié à la transparence et aux doléances des habitants.

Au cœur du quartier : un accès simplifié pour tous

Pour marquer cette volonté de proximité, la Commune a choisi un emplacement stratégique et accessible. Le local du BdC est situé dans l’enceinte du complexe sportif d’Akodessewa Kpota, juste à côté du célèbre terrain GER.

Ce choix géographique n’est pas anodin : en réunissant le bureau au sein d’un lieu de vie et de rassemblement populaire, la municipalité invite naturellement les jeunes, les femmes, les chefs de quartiers et les acteurs économiques à s’approprier cet outil.

Bureau du Citoyen : vers une gouvernance participative

Le lancement des activités du BdC marque une étape clé. Pour les autorités municipales, il s’agit de transformer la culture de gestion locale. Il ne s’agit plus seulement de décider « pour » le citoyen, mais de décider « avec » lui.

En définitive, avec l’ouverture de ce bureau, la Commune Golfe 1 se positionne comme un modèle de gouvernance ouverte au Togo. Le succès de cette initiative reposera désormais sur l’implication des habitants. Le message est passé : votre avis de compte, et il a désormais une adresse officielle à Akodessewa Kpota.

Togo : Top départ pour le soutien financier à 700 000 ménages

Agoè-Nyivé, le 19 décembre 2025 – C’est un tournant historique pour la solidarité nationale au Togo. Sous l’impulsion du Président Faure Essozimna Gnassingbé, le Programme national de protection sociale (PNPS) est officiellement entré dans sa phase active ce 18 décembre à Agoè-Nyivé. Avec l’activation de transferts monétaires directs au profit de 700 000 ménages, l’État togolais franchit une étape décisive pour éradiquer la précarité et garantir à chaque citoyen une place dans la croissance du pays.

Une mobilisation au sommet à Agoè-Nyivé 4

 

La cérémonie de lancement a été présidée par la ministre Sandra Ablamba Johnson, secrétaire générale de la Présidence et représentante personnelle du chef de l’État. Elle s’est déroulée en présence de hauts responsables, dont la première vice-présidente de l’Assemblée nationale, Ibrahima Mémounatou, ainsi que plusieurs membres du gouvernement et partenaires internationaux.

Dans son intervention, la ministre Johnson a salué le leadership du Président dans la lutte contre la pauvreté. Toutefois, elle a également tenu à encourager les bénéficiaires à une gestion responsable de ces fonds. Pour le gouvernement, ces aides ne sont pas de simples secours, mais un véritable tremplin vers une autonomie durable.

Le Togo lance le PNPS : transfert d'argent pour 700 000 ménages précaires. Une étape historique vers l'autonomie et la réduction de la pauvreté.
© Le Togo lance le PNPS : transfert d'argent pour 700 000 ménages précaires. Une étape historique vers l'autonomie et la réduction de la pauvreté.

Un levier vers l’autonomie et l’insertion

 

Au-delà de l’aide financière directe, le PNPS intègre également des volets dédiés à l’insertion professionnelle des jeunes vulnérables et à l’autonomisation économique des femmes via le financement d’activités génératrices de revenus. Ce dispositif vient renforcer un arsenal de mesures sociales déjà bien en place :

  • Santé : L’Assurance maladie universelle couvre plus de 4,4 millions de personnes, incluant les travailleurs informels et les femmes enceintes (programme Wezou).
  • Éducation : 41 millions de repas gratuits servis dans les cantines scolaires et 100 000 kits distribués aux jeunes filles pour la rentrée 2025-2026.
  • Économie rurale : 8,7 milliards FCFA de crédits d’intrants pour les producteurs et 17,2 milliards FCFA distribués via le FNFI à près de 2 millions de personnes.

Des résultats historiques : Le Togo change de catégorie.

 

Grâce à ces efforts constants, les résultats sont désormais visibles sur le plan international. La pauvreté multidimensionnelle est passée de 37,1 % en 2018 à 28,9 % en 2021, représentant une baisse de 8,2 points malgré l’impact de la pandémie mondiale.

Plus impressionnant encore, pour la première fois de son histoire, le Togo est passé de la catégorie des pays à indice de développement humain (IDH) « faible » à celle des pays à IDH « moyen ».

En somme, ce nouveau déploiement de la protection sociale n’est pas qu’une simple réponse à la conjoncture économique ; c’est le moteur d’une transformation profonde de la société togolaise. En faisant passer le pays dans la catégorie des nations à IDH « moyen », le gouvernement prouve que la croissance n’a de sens que si elle est partagée. Désormais, avec un filet de sécurité renforcé pour les plus vulnérables, le Togo s’impose comme un modèle de résilience et d’équité en Afrique de l’Ouest, établissant résolument l‘humain au cœur de l’émergence.

Togo: le Sénat togolais examine le budget 2026

Lomé, le 19 décembre 2025 – Le Sénat togolais entre désormais dans le vif des débats sur le projet de loi de finances 2026. Ce budget ambitionne d’atteindre un niveau record de plus de 2 750 milliards FCFA. Après son adoption par l’Assemblée nationale le 9 décembre, ce texte, qui marque le premier exercice budgétaire complet de la Vᵉ République, met l’accent sur une croissance projetée à 6,5 % et des priorités sociales renforcées.

Budget 2026 : une nouvelle ère parlementaire et fiscale

 

L’attention se porte particulièrement sur les mesures fiscales innovantes destinées à favoriser l’inclusion sociale et à relancer des secteurs clés comme l’agriculture et l’emploi. Ce budget, qui marque une étape importante dans la consolidation du bicaméralisme, intègre des dispositifs ciblés pour soutenir les entrepreneurs vulnérables et booster la production nationale.

Dans ce cadre, les commissions sénatoriales, actives depuis le début de la semaine, passent au crible ces initiatives. Elles travaillent en collaboration étroite avec les gouvernements responsables, notamment le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, et le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki. Ces auditions permettent, de fait, aux sénateurs d’obtenir des précisions sur les prévisions de recettes, les allocations par secteur et la viabilité des dépenses dans un contexte international incertain.

Le Sénat togolais examine le record budgétaire de 2 750 milliards FCFA pour 2026. Focus sur les mesures sociales, l'emploi des jeunes et l'exonération agricole.
© Le Sénat togolais examine le record budgétaire de 2 750 milliards FCFA pour 2026. Focus sur les mesures sociales, l'emploi des jeunes et l'exonération agricole.

Priorité au social et à la transformation économique

 

Avec une hausse d’environ 15 % par rapport à 2025, ce budget équilibré traduit la résilience économique du pays. Concrètement, près de 48 % des dépenses sont consacrées aux secteurs sociaux (santé, éducation, protection sociale) pour favoriser l’inclusion et le capital humain. Par ailleurs, les investissements dans la transformation économique progressent de plus de 29 %, ciblant l’agriculture, l’industrie, le numérique et la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.

Parmi les points phares, on note l’instauration d’un crédit d’impôt dédié à l’embauche de personnes en situation de handicap, visant à promouvoir l’égalité des chances sur le marché du travail. De même, le budget prévoit des allègements fiscaux pour les marchés publics attribués aux femmes entrepreneurs ou aux jeunes, encourageant ainsi la diversification économique et l’autonomisation.

Budget 2026 : soutien au monde agricole et souveraineté

 

Dans le domaine agricole, une exonération de TVA sur les importations d’aliments pour bétail se distingue. Cette mesure est précisément destinée à réduire les coûts pour les éleveurs et à renforcer la production locale de viande et de produits laitiers. Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large de résilience économique, avec un accent sur la transformation agro-industrielle.

En examinant la faisabilité de ces incitations, les sénateurs cherchent désormais à optimiser ces dispositifs pour garantir un impact maximal sur le quotidien des populations.

Le Sénat togolais examine le record budgétaire de 2 750 milliards FCFA pour 2026. Focus sur les mesures sociales, l'emploi des jeunes et l'exonération agricole.
© Le Sénat togolais examine le record budgétaire de 2 750 milliards FCFA pour 2026. Focus sur les mesures sociales, l'emploi des jeunes et l'exonération agricole.

Vers une adoption finale et transparente

 

Au-delà des chiffres, ces innovations fiscales pourraient transformer le paysage socio-économique togolais en favorisant une croissance inclusive. De plus, ce débat garantit une gestion rigoureuse et transparente de l’argent public, en conformité avec les critères de l’UEMOA et les engagements pris avec le FMI.

Enfin, une fois les travaux en commission achevés, le Sénat procédera à l’examen en plénière, avant une éventuelle navette avec l’Assemblée nationale pour l’adoption finale. Ce budget ambitieux vise à accélérer la mise en œuvre de la feuille de route Togo 2030 pour un développement durable. Les Togolais observent avec intérêt ces évolutions, porteuses d’espoir pour un avenir plus équitable.

Togo lance la HATIC, un nouvel outil pour la transparence

Lomé, 18 décembre 2025 – Le paysage institutionnel togolais évolue avec la mise en place d’une entité dédiée à la promotion de l’intégrité dans la sphère publique. Adoptée lors du conseil des ministres du 17 décembre, la Haute Autorité pour la Transparence, l’Intégrité de la Vie Publique et la Lutte contre la Corruption (HATIC) entre en fonction, succédant à l’ancienne Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption (HAPLUCIA). Cette réforme s’inscrit dans une volonté affirmée de consolider les mécanismes de bonne gouvernance.

 

 HATIC : un contrôle renforcé des déclarations de biens et d’intérêts

Au centre des attributions de cette nouvelle autorité figure une tâche essentielle : collecter, analyser et vérifier les déclarations de biens et d’intérêts émises par les figures de l’État. D’ailleurs, ce mécanisme, imposé aux hauts cadres administratifs, aux représentants élus et à d’autres catégories équivalentes, représente un levier majeur pour anticiper les dysfonctionnements potentiels.

Une telle mission, si elle est menée avec rigueur et indépendance, pourrait devenir un outil déterminant pour renforcer la transparence publique. Elle conditionne en grande partie la crédibilité de la nouvelle autorité, dont l’efficacité se mesurera à sa capacité à prévenir les dérives plutôt qu’à simplement les constater.

 

Prévenir les conflits d’intérêts et promouvoir la reddition de comptes

Les ambitions de la HATIC sont claires et bipartites. D’abord, elle vise à identifier et à neutraliser les situations de conflits d’intérêts, tout en repérant les accroissements patrimoniaux suspects en les confrontant aux sources de revenus déclarées. Ensuite, elle aspire à instaurer une culture de reddition de comptes plus robuste, favorisant une administration publique plus ouverte et responsable vis-à-vis des citoyens. Cette initiative découle directement des dispositions de la Constitution adoptée le 6 mai 2024, qui prévoyait une telle restructuration pour adapter les outils de contrôle aux défis contemporains.

 

Une nouvelle dynamique dans la régulation de la communication

Parallèlement, le secteur des médias connaît une transformation notable : la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) se mue en Haute Autorité de Régulation de la Communication (HARC), élargissant ainsi potentiellement son champ d’action pour mieux encadrer l’écosystème informationnel dans un contexte numérique croissant.

 

En somme, Cette série de changements institutionnels reflète l’engagement des autorités togolaises à moderniser leurs dispositifs de surveillance éthique. En remplaçant des structures existantes par des entités aux mandats renforcés, le gouvernement espère non seulement dissuader les pratiques déviantes mais aussi restaurer la confiance des citoyens dans les institutions. Observateurs et acteurs de la société civile suivront de près l’impact concret de la HATIC sur la lutte anticorruption, dans un pays où la transparence reste un enjeu majeur pour le développement durable.

 

Golfe 3 : un budget équilibré à 1 317 318 124 FCFA validé

Lomé, 16 décembre 2025 – Les élus de la commune du Golfe 3 ont validé lundi, lors d’une session extraordinaire, le budget initial pour l’exercice 2026. Présidée par le maire Essohanim Gnassingbé, cette réunion a rassemblé les conseillers municipaux, les responsables administratifs et le trésorier communal, marquant ainsi un consensus total autour des priorités financières locales.

La commune du Golfe 3 (Lomé) adopte son budget 2026 de 1,3 milliard FCFA. Priorité à la propreté urbaine, aux infrastructures scolaires et à la modernisation numérique pour le bien-être des citoyens.
© La commune du Golfe 3 (Lomé) adopte son budget 2026 de 1,3 milliard FCFA. Priorité à la propreté urbaine, aux infrastructures scolaires et à la modernisation numérique pour le bien-être des citoyens.

 Budget 2026 : une gestion prudente et équilibrée

Le budget s’équilibre à 1 317 318 124 FCFA en recettes et en dépenses, affichant une légère hausse de 0,67 % par rapport à 2025. Bien que cette progression soit modeste, elle reflète une approche prudente de la part des élus. L’objectif est en effet de consolider les finances communales tout en respectant scrupuleusement les règles d’une gestion saine et transparente.

 

Priorité au cadre de vie des citoyens

Concernant la répartition des ressources, près de 78 % des fonds, soit plus d’un milliard de FCFA, seront répartis aux opérations courantes. Ces crédits privilégient avant tout les besoins quotidiens des habitants : entretien des routes, propreté urbaine, collecte des déchets et renforcement de la sécurité. Par ailleurs, l’exécutif communal a mis l’accent sur une meilleure efficacité des équipes, tout en exerçant un contrôle strict des dépenses salariales pour optimiser le service public.

La commune du Golfe 3 (Lomé) adopte son budget 2026 de 1,3 milliard FCFA. Priorité à la propreté urbaine, aux infrastructures scolaires et à la modernisation numérique pour le bien-être des citoyens.
© La commune du Golfe 3 (Lomé) adopte son budget 2026 de 1,3 milliard FCFA. Priorité à la propreté urbaine, aux infrastructures scolaires et à la modernisation numérique pour le bien-être des citoyens.

Des investissements ciblés pour l’avenir

En ce qui concerne le volet développement, les investissements représenteront environ 22 % du budget total, avec près de 290 millions FCFA dédiés à des projets concrets. Notons que ces projets sont financés majoritairement par des ressources propres (plus de 255 millions FCFA). Ils cibleront principalement :

  • La construction et la réhabilitation d’écoles ;
  • L’amélioration des services d’état civil ;
  • L’acquisition d’équipements et de véhicules ;
  • La modernisation numérique de l’administration municipale.

 

 Budget 2026 : vers une gouvernance moderne et accessible

Cette enveloppe traduit l’ambition claire de l’équipe municipale : développer des infrastructures durables tout en favorisant une gouvernance plus fluide. Finalement, l’unanimité obtenue lors du vote souligne une cohésion forte au sein du conseil, prête à relever les défis d’une commune en pleine croissance.

En somme, avec ce budget adopté, le Golfe 3 pose les bases d’une année 2026 axée sur le bien-être des citoyens et le progrès local, dans un esprit de rigueur et de proximité.

Sénat du Togo : formation sur la gouvernance et le genre

Lomé, 12 décembre 2025 –À Lomé, les sénateurs togolais ont pris part les 11 et 12 décembre 2025 à une session de formation consacrée à la gouvernance législative et à la budgétisation sensible au genre (BSG), une démarche qui s’inscrit dans la volonté des institutions togolaises de renforcer l’inclusivité et l’efficacité des politiques publiques. Organisé dans le cadre du projet des législatures inclusives, l’atelier a réuni durant deux jours des experts, des parlementaires et des acteurs institutionnels engagés dans la modernisation de l’action publique.

 

Renforcer les capacités d’une institution récente

 

Depuis son installation, le Sénat togolais multiplie les initiatives pour consolider ses compétences techniques et affiner son rôle dans le processus législatif. C’est pourquoi cette formation répond à un besoin stratégique : permettre aux sénateurs de mieux appréhender les mécanismes de gouvernance parlementaire, d’analyse budgétaire et de contrôle de l’action gouvernementale.

Les modules ont porté sur la structuration du travail législatif, les outils d’évaluation des politiques publiques, ainsi que les principes d’une gouvernance budgétaire transparente et responsable. Les participants ont également été initiés aux méthodes permettant d’intégrer la dimension genre dans l’élaboration et l’exécution du budget de l’État.

 

La budgétisation sensible au genre, un enjeu national

 

Au-delà de l’aspect technique, la formation a mis en lumière un enjeu majeur : la nécessité de concevoir des politiques publiques qui tiennent compte des inégalités persistantes entre les femmes et les hommes. La budgétisation sensible au genre vise précisément à orienter les ressources publiques de manière à réduire ces écarts, qu’il s’agisse d’accès à l’éducation, à la santé, à l’emploi ou à la participation politique.

Par conséquent, pour les sénateurs, cette approche constitue un levier essentiel pour accompagner les réformes engagées par le Togo en matière d’équité et de justice sociale. Elle permet également d’améliorer la qualité du débat parlementaire en intégrant des critères d’impact social dans l’examen des projets de loi et des budgets sectoriels.

 

Gouvernance législative et budgétaire : vers un Parlement plus outillé et plus représentatif

 

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation institutionnelle. En renforçant les compétences des élus, le Togo entend consolider un cadre législatif capable de répondre aux défis contemporains : gouvernance démocratique, transparence, participation citoyenne et réduction des inégalités.

Les organisateurs ont salué l’engagement des sénateurs et souligné l’importance de poursuivre ces sessions de renforcement de capacités afin d’ancrer durablement les pratiques de gouvernance inclusive au sein des institutions.

À l’issue de la formation, plusieurs participants ont exprimé leur volonté de mettre en pratique les connaissances acquises, notamment lors de l’examen des prochains textes budgétaires. En définitive, cette montée en compétences constitue une étape déterminante pour faire du Sénat un acteur central dans la construction d’un Togo plus équitable. Avec cette initiative, Lomé confirme sa volonté de promouvoir une gouvernance parlementaire moderne, sensible aux enjeux sociaux et attentive aux besoins de toutes les composantes de la population.

Ogou : Les maires co-construisent le budget régional

Atakpamé, 8 décembre 2025 – La salle des délibérations de la mairie d’Atakpamé a accueilli ce lundi matin une réunion peu ordinaire : pour la première fois, les maires des quatre communes de la préfecture de l’Ogou (Atakpamé, Danyi, Ogou 1 et Ogou 2) se sont assis autour de la même table avec le Conseil régional des Plateaux pour co-construire le futur budget régional.

 

Ogou : vers la mutualisation des projets préfectoraux

 

Conduite par le vice-président du Conseil régional, Kasségné Adjonou, et en présence du secrétaire général de la préfecture, Kpapou Kondo (représentant le préfet), la région est venue avec un message clair : le budget 2026 réservera une enveloppe spécifique à des projets « à vocation préfectorale » portés et parrainés par la région, mais uniquement sur proposition concertée des communes.

Kasségné Adjonou a déclaré clairement : « Nous voulons des projets qui franchissent les frontières communales et qui bénéficient à toute la préfecture. » Il a ensuite ouvert largement la porte aux idées : pistes rurales reliant plusieurs cantons, marchés régionaux modernes, forages et adductions d’eau dans les lycées et collèges, équipements collectifs… Toutes les propositions sont les bienvenues, pourvu qu’elles relèvent des compétences de la région et qu’elles servent réellement plusieurs communes à la fois.

Le maire d’Atakpamé, Dr Komlan Mensah Kassamada, qui recevait la rencontre, a salué cette approche « enfin collaborative » et insisté sur la nécessité de sortir des logiques de clocher pour penser l’Ogou comme un seul et même bassin de vie.

Une petite révolution dans la subsidiarité

 

Après deux heures d’échanges animés, plusieurs pistes concrètes ont déjà émergé : réhabilitation de l’axe Atakpamé–Kamassi–Danyi, création d’un marché de gros intercommunal, ou encore un programme d’adduction d’eau dans une dizaine d’établissements scolaires répartis sur les quatre communes.

Les travaux reprendront demain, mardi 9 décembre, à 15 heures, toujours à la mairie d’Atakpamé, pour arrêter définitivement la liste des deux projets prioritaires que la préfecture soumettra au Conseil régional. Une fois validés, ceux-ci seront officiellement parrainés par le préfet et inscrits en bonne place dans le budget 2026 de la région des Plateaux.

C’est une petite révolution dans la gouvernance locale : pour la première fois, ce ne sont plus seulement les élus régionaux qui décident seuls, mais bien les communes qui proposent et la région qui exécute, dans un esprit de subsidiarité revendiqué. À suivre.

Décentralisation : Le Golfe 2 ouvre sa session budgétaire 2026

Lomé, 27 novembre 2025 – La quatrième et dernière session ordinaire de l’année 2025 du conseil municipal de Golfe 2 (Bè-Kpota) s’est ouverte mardi au siège de la mairie, sous la présidence effective du Maire Kpadé Koffi Gbékandé. Comme chaque année à cette période, cette session est exclusivement consacrée à l’examen et à l’adoption du budget primitif 2026 de la commune, l’un des moments les plus stratégiques pour ses 180 000 habitants.

Une forte mobilisation pour la redevabilité

 

La cérémonie d’ouverture a réuni un parterre d’autorités, notamment le Secrétaire général de la préfecture du Golfe, les responsables des forces de sécurité, les présidents des comités de développement de quartier (CDQ) et l’ensemble des 33 conseillers municipaux.

Dans son discours, le maire Kpadé a insisté sur trois maîtres-mots : synergie, transparence et résultats concrets. « Nous devons travailler main dans la main, élus, cadres et citoyens, pour transformer réellement le visage de Golfe 2 », a-t-il lancé. De plus, il a rappelé aux conseillers leur devoir de reddition de comptes « pour que chaque franc dépensé soit justifié et utile ». Il a aussi rendu hommage au chef de l’État, Faure Gnassingbé, car sa vision politique a permis le renforcement des moyens des communes.

Un budget 2026 attendu en nette hausse

 

Le représentant du Préfet a salué la tenue de cette session budgétaire, « moment décisif où se dessine l’avenir immédiat de la commune ». Il a souhaité un budget « réaliste, ambitieux mais surtout orienté vers l’amélioration du cadre de vie et l’inclusion des plus vulnérables ». « L’intérêt collectif doit guider chaque décision », a-t-il martelé.

Au menu des prochains jours : adoption du règlement intérieur révisé, mise en place des commissions permanentes et, point d’orgue, l’étude détaillée et le vote du budget primitif 2026. Bien que les chiffres exacts n’aient pas encore filtré, plusieurs sources internes évoquent une enveloppe en nette hausse par rapport à 2025, portée notamment par l’augmentation des transferts de l’État et la mobilisation accrue des recettes propres.

Lomé : La commune de Golfe 2 (Bè-Kpota) ouvre sa session budgétaire 2026. Le maire Kpadé K. Gbékandé insiste sur la transparence et l'inclusion pour consolider le statut de "commune de référence".
© Lomé : La commune de Golfe 2 (Bè-Kpota) ouvre sa session budgétaire 2026. Le maire Kpadé K. Gbékandé insiste sur la transparence et l'inclusion pour consolider le statut de "commune de référence".

Golfe 2 veut consolider sa place de « commune de référence ».

 

Ces dernières années, Golfe 2 s’est illustrée par des chantiers visibles (voiries, marchés modernes, éclairage public). C’est pourquoi le maire et son équipe espèrent faire de 2026 l’année de la consolidation de ces acquis, avec des projets phares autour de l’assainissement pluvial, de la jeunesse et de l’emploi féminin.

Les travaux se poursuivent à huis clos. Le vote final du budget aura lieu en fin de semaine. À Golfe 2, on ne cache pas l’ambition : rester la commune populaire la plus dynamique de Lomé et prouver que la décentralisation peut changer concrètement le quotidien des habitants. En définitive, le budget 2026 sera le prochain test grandeur nature.

Togo : Mécanisme Opérationnel pour la Protection de l’Enfance

Tsévié, 26 novembre 2025 À quelques kilomètres de Lomé, la préfecture de Zio a accueilli hier une journée stratégique dédiée à la protection de l’enfance. Organisée par la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) avec l’appui technique et financier de l’UNICEF, cette rencontre a réuni une centaine d’acteurs clés, notamment : des responsables d’associations, des chefs traditionnels, des autorités administratives, des policiers, des gendarmes et des travailleurs sociaux.

L’objectif était clair : faire connaître et s’approprier un outil concret, le « mécanisme national de gestion des plaintes pour enfants », un guide pratique adopté récemment par le Togo pour permettre à tout enfant – ou à toute personne agissant en son nom – de signaler en toute sécurité une violation de ses droits, qu’il s’agisse de violences, d’exploitation, de traite ou de mariage forcé.

Togo : Lancement du "Mécanisme national de gestion des plaintes pour enfants" (CNDH, UNICEF). Un dispositif opérationnel (numéro vert, points focaux) contre la violence et l'exploitation.
© Togo : Lancement du "Mécanisme national de gestion des plaintes pour enfants" (CNDH, UNICEF). Un dispositif opérationnel (numéro vert, points focaux) contre la violence et l'exploitation.

Protection de l’enfance: de l’engagement international au dispositif opérationnel

 

En ratifiant dès 1990 la Convention relative aux droits de l’enfant, le Togo s’était déjà engagé à protéger les mineurs contre les pires formes d’exploitation. Toutefois, trente-cinq ans plus tard, le pays passe à la vitesse supérieure en dotant les acteurs de terrain d’un dispositif structuré : un numéro vert dédié, des points focaux dans chaque préfecture, des procédures claires de réception, d’enquête et de suivi des plaintes.

« Ce n’est plus seulement un texte sur le papier. Désormais, un enfant qui subit des violences à l’école, au travail ou au sein même de sa famille sait qu’il existe un chemin sûr pour se faire entendre », a expliqué une représentante de l’UNICEF présente à Tsévié.

 Avancée historique pour la Protection de l'Enfance. Le nouveau Mécanisme national de gestion des plaintes (CNDH/UNICEF) dote les acteurs
© Avancée historique pour la Protection de l'Enfance. Le nouveau Mécanisme national de gestion des plaintes (CNDH/UNICEF) dote les acteurs

Protection de l’enfance: Écoute et formation des acteurs locaux

 

Lors de la cérémonie d’ouverture, le préfet de Zio, Mawouna Gadéwa, a insisté sur la philosophie du mécanisme : « L’enfant n’est plus seulement un sujet de protection, il devient un sujet de droit à part entière. Par conséquent, écouter sa plainte, c’est déjà commencer à réparer l’injustice qu’il a subie. »

Des exercices pratiques ont ponctué la journée, incluant par exemple la simulation de réception d’une plainte d’un enfant victime de travail forcé. Les participants ont particulièrement apprécié le rôle renforcé des leaders communautaires, souvent les premiers à être alertés dans les milieux ruraux.

Togo : Lancement du "Mécanisme national de gestion des plaintes pour enfants" (CNDH, UNICEF). Un dispositif opérationnel (numéro vert, points focaux) contre la violence et l'exploitation.
© Togo : Lancement du "Mécanisme national de gestion des plaintes pour enfants" (CNDH, UNICEF). Un dispositif opérationnel (numéro vert, points focaux) contre la violence et l'exploitation.

Prochaines étapes : déploiement national d’ici fin 2026

 

À l’issue de la rencontre, la CNDH a annoncé que Tsévié n’était que la première étape d’un vaste programme. En effet, les régions Maritime, Plateaux, Centrale, Kara et Savanes seront progressivement couvertes d’ici la fin 2026, avec la mise en place effective des points focaux.

Pour les associations présentes, c’est une avancée historique. « Auparavant, on se heurtait souvent au silence ou à la peur de la stigmatisation. Aujourd’hui, l’État nous donne un cadre officiel et sécurisé. C’est une révolution douce pour les droits de l’enfant au Togo », a confié la directrice d’une ONG locale.

À l’heure où le Togo ambitionne de devenir un pays émergent à l’horizon 2030, protéger ses 4 millions d’enfants est un investissement. Et ce mécanisme, simple dans son principe mais puissant dans ses effets, pourrait bien en être l’un des leviers les plus concrets.

Les élus du Golfe 3 posent les fondations de leur mandature

Le Conseil municipal de Golfe 3 a adopté son règlement intérieur et installé ses commissions, lançant ainsi les travaux de la nouvelle mandature.

 

Niamey, 19 novembre 2025 – Le Conseil municipal de Golfe 3 à Lomé entre dans une nouvelle phase active. En effet, les élus de la commune ont franchi une étape décisive mardi en adoptant leur règlement intérieur et en constituant les commissions thématiques, marquant ainsi le véritable démarrage des travaux de la nouvelle mandature. Une séance marquée par l’appel à la cohésion lancé par le maire Gnassingbé Essohanim et la volonté de structurer l’action publique autour de règles claires et d’expertises ciblées.

Le Maire du Golfe 3 Gnassingbé Essohanim

Une séance placée sous le signe de la cohésion et du devoir

 

Présidée par le maire Gnassingbé Essohanim, la quatrième séance ordinaire de l’année 2025 a réuni l’ensemble des conseillers municipaux fraîchement élus. Bien que les élections du nouvel exécutif aient été comptabilisées comme première session, cette réunion est considérée comme la quatrième séance ordinaire de l’année. Elle a permis de poser les bases solides du fonctionnement du Conseil pour les années à venir.

En ouvrant les travaux, le maire a adressé ses chaleureuses félicitations à tous les élus pour leur victoire et leur installation officielle. Il a particulièrement insisté sur les valeurs essentielles qui doivent guider leur action : l’entraide, la cohésion et le sens élevé du devoir. Selon lui, seule une équipe soudée pourra répondre aux aspirations légitimes des habitants de la commune Golfe 3 et transformer les promesses de campagne en réalisations concrètes.

À Golfe 3, les élus municipaux adoptent leur règlement intérieur et installent les commissions pour lancer la mandature.
© À Golfe 3, les élus municipaux adoptent leur règlement intérieur et installent les commissions pour lancer la mandature.

Adoption du règlement intérieur : un cadre clair pour les délibérations dans le Golfe 3

 

Le point central de la séance a été la lecture intégrale puis l’adoption à l’unanimité du règlement intérieur du Conseil municipal. Ce document fondamental fixe les règles précises d’organisation, de fonctionnement et de délibération de l’assemblée locale. Il définit notamment les modalités de convocation, les quorum requis, les droits et devoirs des conseillers, ainsi que les procédures de vote et de prise de décision.

L’adoption de ce texte permet désormais au Conseil de travailler dans un cadre juridique clair et harmonisé, évitant tout risque d’ambiguïté lors des futures délibérations sur les projets de développement de la commune.

À Golfe 3, les élus municipaux adoptent leur règlement intérieur et installent les commissions pour lancer la mandature.
© À Golfe 3, les élus municipaux adoptent leur règlement intérieur et installent les commissions pour lancer la mandature.

 Golfe 3 : mise en place des commissions permanentes

 

Dans la foulée, et afin de garantir l’expertise nécessaire, les conseillers ont également procédé à la création et à la composition des commissions permanentes. Ces structures spécialisées, couvrant des domaines clés comme les finances, les affaires sociales, l’urbanisme, l’éducation ou encore l’environnement, auront pour mission d’étudier en profondeur les dossiers avant leur présentation en plénière.

Grâce à ces commissions, le Conseil municipal disposera d’avis techniques solides et argumentés, garantissant des décisions plus éclairées et mieux adaptées aux réalités du terrain dans la commune Golfe 3.

 

Prochain rendez-vous dès ce mercredi

 

Signe d’un Conseil mobilisé et déterminé, les travaux ne s’arrêtent pas là. Une cinquième séance est prévue dès ce mercredi. Les élus poursuivront l’examen des points restants à l’ordre du jour, notamment les questions budgétaires et les premiers projets prioritaires pour la commune. De fait, le nouveau Conseil municipal de Golfe 3 démontre sa détermination à passer sans délai de la phase d’installation à celle de l’action au service des populations.

Bawara renforce les liens institutionnels avec la HAPLUCIA

À Lomé, le ministre Gilbert Bawara renforce les liens avec la HAPLUCIA dans une démarche proactive contre la corruption. Une visite stratégique qui marque l’engagement du gouvernement pour une gouvernance plus transparente et collaborative.

 

Lomé, 17 novembre 2025 – Le ministre togolais en charge des Relations avec le Parlement et les Institutions, Gilbert Bawara, a initié une série de visites ciblées pour consolider les liens avec les organismes sous sa supervision. Ce lundi, il s’est notamment rendu à la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA), marquant un geste fort en faveur de la transparence administrative. Une rencontre axée sur les besoins et la coopération, qui réaffirme l’engagement du gouvernement contre les malversations.

 

Une tournée ministérielle pour un soutien opérationnel accru

 

En effet, intégrée à un programme plus large de prise de contact, cette escale à la HAPLUCIA visait à sonder les réalités quotidiennes des équipes sur le terrain. Gilbert Bawara, accompagné de collaborateurs proches, a écouté attentivement les retours sur les défis logistiques et humains, dans le but d’affiner les appuis ministériels.

« Comprendre les rouages internes, c’est la clé pour une assistance sur mesure », a-t-il confié lors des échanges, illustrant une approche pragmatique pour dynamiser les missions de l’autorité.

Cette démarche s’inscrit dans une vision globale de réforme administrative, où les institutions de contrôle gagnent en autonomie et en efficacité. Grâce à ces interactions directes, le ministre pose les bases d’un accompagnement adapté, loin des directives impersonnelles.

 

Échanges focaux : missions et perspectives de collaboration

 

Par ailleurs, au menu des discussions figurait un tour d’horizon détaillé des attributions de la HAPLUCIA, de ses enquêtes préventives à ses interactions avec d’autres entités étatiques. Les responsables ont exposé les mécanismes de veille et de sanction, tout en identifiant des pistes pour intensifier la coopération avec le ministère. Bawara a salué l’inflexibilité de l’institution face aux dérives, la qualifiant ainsi de « gardienne vigilante de l’intégrité publique ».

Promettant une poursuite des dialogues, le ministre a esquissé des chantiers communs, comme des protocoles partagés pour les audits et des formations croisées. D’ailleurs, ces avancées concrètes pourraient bientôt se concrétiser en un plan d’action conjoint, renforçant ainsi la traque des irrégularités budgétaires à tous les niveaux.

 

Réactions enthousiastes : un signal fort de l’État

 

Naturellement, cette initiative a suscité un vif enthousiasme. Aba Kimelabalou, à la tête de la HAPLUCIA, n’a pas tari d’éloges sur cette initiative.

« L’arrivée du ministre Bawara chez nous est un témoignage éloquent de la détermination gouvernementale à veiller sur les deniers publics », a-t-il affirmé, voyant dans cette visite un levier pour une gouvernance exemplaire.

Pour une population souvent sceptique face aux mécanismes de contrôle, ce geste résonne comme un engagement concret. Il démontre que la lutte contre la corruption n’est plus un slogan, mais une priorité actionable. De plus, cette dynamique pourrait inspirer d’autres institutions de contrôle dans la sous-région.

 

Perspectives : une synergie pour une gouvernance intègre au Togo

 

En définitive, au-delà de Lomé, cette rencontre pourrait initier de nouveaux partenariats au sein de l’administration togolaise, favorisant une culture de reddition des comptes. Dans un contexte économique où la probité devient un atout compétitif, ces efforts pourraient attirer des investissements et restaurer la foi des contribuables. Par ailleurs, Bawara et Kimelabalou ont convenu de rendez-vous réguliers pour monitorer les progrès, assurant une dynamique soutenue.

Essohanim Gnassingbé prend les rênes de Golfe 3

À la suite des élections municipales, la commune du Golfe 3 a officiellement installé son nouveau maire, Essohanim Gnassingbé. Une cérémonie empreinte de rigueur et de convivialité a marqué cette transition, symbole d’une gouvernance locale en pleine vitalité.

 

Lomé, 14 novembre 2025 – La commune du Golfe 3 entame un nouveau chapitre avec l’installation officielle de son maire fraîchement élu, Essohanim Gnassingbé. En effet, le jeudi 13 novembre, une passation de pouvoir sereine et structurée a réuni élus, autorités et habitants, scellant un engagement renouvelé en faveur du développement local. Dans un contexte de gouvernance décentralisée au Togo, cet événement illustre la vitalité des institutions municipales et les priorités d’une administration résolument tournée vers les citoyens.

Golfe 3 : Transition réussie, le nouveau maire Essohanim Gnassingbé entre en fonction

 

Comme le veut la procédure, la cérémonie s’est tenue dans l’enceinte même de la mairie du Golfe 3, conformément aux directives du Ministère de l’Administration Territoriale, de la Gouvernance Locale et des Affaires Coutumières. Par ailleurs, c’est le préfet du Golfe, Kossivi Agbodan, qui a supervisé les opérations avec rigueur, garantissant une transition fluide et sans accroc.

Pour garantir cette transparence, une phase confidentielle a précédé les festivités publiques. Celle-ci a permis un audit rigoureux des archives administratives. Les registres budgétaires, les états du personnel, les inventaires du patrimoine et les bilans des projets en cours ont été minutieusement examinés, assurant une remise de charges transparente. Cette étape, cruciale pour la continuité institutionnelle, a ainsi jeté les bases d’une gouvernance exemplaire.

À Lomé, Essohanim Gnassingbé prend les rênes de la commune du Golfe 3 dans une cérémonie marquant une nouvelle ère de gouvernance
© À Lomé, Essohanim Gnassingbé prend les rênes de la commune du Golfe 3 dans une cérémonie marquant une nouvelle ère de gouvernance

Des hommages croisés et un appel à l’unité

 

Après cette phase préparatoire, la séquence solennelle a rapidement cédé la place à une ambiance plus conviviale, réunissant un parterre d’invités : conseillers municipaux, représentants de la chefferie traditionnelle, forces de l’ordre, acteurs des Comités de Développement de Quartier (CDQ) et partenaires locaux. En plus, l’émotion était palpable, reflet d’une première mandature marquée par des défis fondateurs.

C’est dans cette atmosphère chaleureuse que la docteure Prénam Awili, secrétaire générale de la commune, a ouvert les échanges par un discours empreint de chaleur. Elle a salué avec ferveur l’équipe sortante, soulignant ainsi ses initiatives pionnières pour une gestion plus agile et ancrée dans les réalités quotidiennes. « Ces fondations solides nous propulsent vers des horizons plus vastes », a-t-elle affirmé, évoquant une administration en pleine mutation.

Puis, pour conférer l’officialité nécessaire à l’événement, le secrétaire général de la préfecture a ensuite donné lecture de l’arrêté ministériel nᵒ 0429/MATGLAC-SG-DDCL du 10 novembre 2025, officialisant les résultats des élections municipales. Ce fut un moment charnière, scellant la légitimité démocratique du scrutin.

À Lomé, Essohanim Gnassingbé prend les rênes de la commune du Golfe 3 dans une cérémonie marquant une nouvelle ère de gouvernance
© À Lomé, Essohanim Gnassingbé prend les rênes de la commune du Golfe 3 dans une cérémonie marquant une nouvelle ère de gouvernance

Golfe 3 : le maire sortant passe le flambeau avec optimisme

 

À la suite de la lecture de l’arrêté ministériel, le premier adjoint, Hatédheema Nonon Saa, représentant le maire sortant, a exprimé sa profonde gratitude envers la communauté. Dans une allocution empreinte d’humilité, il a remercié électeurs, collaborateurs et partenaires pour leur engagement indéfectible. « La confiance accordée a été un moteur inépuisable », a-t-il confié, avant d’inviter son successeur à capitaliser sur les acquis. Par ce geste, il s’est dit prêt à partager son expérience pour accélérer les chantiers en cours, incarnant ainsi un esprit de continuité et de solidarité politique.

Essohanim Gnassingbé : un leadership tourné vers l’action

 

Comme il se doit, le point d’orgue de la cérémonie est venu avec l’intervention d’Essohanim Gnassingbé, nouveau maire du Golfe 3, dont l’élection symbolise une aspiration collective à un renouveau constructif. Dans un premier temps, il a salué les mérites de son prédécesseur, reconnaissant les avancées obtenues malgré les obstacles. « Votre legs est un socle précieux que nous honorerons », a-t-il déclaré.

Passant ensuite à sa feuille de route, Gnassingbé a esquissé une vision ambitieuse : un Golfe 3 plus uni, transparent et performant. Il s’est aussi engagé à renforcer les projets de proximité — infrastructures, services sociaux, économie locale — en misant sur la concertation et la reddition des comptes. « Chaque habitant compte ; ensemble, nous bâtirons une commune résiliente et prospère », a-t-il promis, sous une salve d’applaudissements.

À Lomé, Essohanim Gnassingbé prend les rênes de la commune du Golfe 3 dans une cérémonie marquant une nouvelle ère de gouvernance
© À Lomé, Essohanim Gnassingbé prend les rênes de la commune du Golfe 3 dans une cérémonie marquant une nouvelle ère de gouvernance

Le préfet scelle l’installation et exhorte à l’excellence.

 

Pour officialiser le mandat, c’est Kossivi Agbodan, préfet du Golfe, qui a procédé à l’investiture officielle, saluant la fluidité du processus. Félicitant l’exécutif sortant pour ses résultats probants, il a également lancé un appel appuyé à la nouvelle équipe : rigueur dans les décisions, dialogue constant et fidélité aux valeurs du service public. Il a d’ailleurs insisté sur le fait que : « La décentralisation togolaise repose sur de telles transitions harmonieuses. »

Enfin, pour sceller l’événement, la journée s’est conclue sur une note protocolaire : la signature du procès-verbal de remise de charges, immortalisée par une photo collective. Symbole d’un Golfe 3 en mouvement, ce cliché final augure d’une gouvernance inclusive et tournée vers l’avenir.

 

Vers un Golfe 3 dynamique : les enjeux à venir

 

Au-delà de la solennité protocolaire, cette passation renforce le rôle stratégique des communes dans le développement territorial togolais. Face aux défis cruciaux (urbanisation galopante, infrastructures), la mandature de Gnassingbé s’annonce déterminante. C’est pourquoi les regards se tournent déjà vers les premiers actes concrets, attendus par une population active et engagée.

Togo : les nouveaux maires prennent officiellement fonction à partir du 12 novembre

Dès demain, les nouveaux maires entreront officiellement en fonction dans les différentes communes du pays, marquant le début d’un mandat placé sous le signe du développement local et de la gouvernance de proximité.

 

Lomé, 11 novembre 2025 –  Les cérémonies de passation de service débutent ce mercredi 12 novembre 2025 dans les 117 communes du Togo. Ce renouvellement des équipes municipales marque une nouvelle étape dans le processus de décentralisation engagé par le gouvernement depuis 2019.

 

 Installation officielle des maires élus dans les 117 communes

 

À partir du mercredi 12 novembre 2025, les maires et leurs adjoints élus à l’issue des dernières élections municipales entreront officiellement en fonction. Selon une note du ministère de l’Administration territoriale, les cérémonies de passation de service se dérouleront jusqu’au 15 novembre dans l’ensemble des 117 communes du pays, sous la supervision des préfets.

 

Un renouvellement pour impulser le développement local

 

Ce passage de relais marque le renouvellement effectif des équipes municipales sur tout le territoire togolais. Les nouveaux élus entameront ainsi  un mandat de six ans, durant lequel ils devront collaborer étroitement avec les conseillers municipaux pour impulser le développement local. Ils auront également pour mission de renforcer la participation citoyenne et de promouvoir la transparence dans la gestion des affaires publiques locales.

 

Une étape clé dans le processus de décentralisation

 

En somme, cette prise de fonction s’inscrit dans la continuité du processus de décentralisation lancé par le gouvernement togolais. Initié avec les élections municipales de 2019 — les premières depuis plus de trente ans — ce processus vise à rapprocher l’administration des citoyens, à consolider la démocratie locale et à favoriser un développement plus équilibré du territoire.

Avec l’entrée en fonction des nouvelles équipes municipales, le Togo franchit une nouvelle étape dans la consolidation de sa gouvernance locale. Ce renouvellement marque non seulement la continuité du processus de décentralisation amorcé en 2019, mais aussi l’espoir d’une gestion publique de proximité, plus participative et tournée vers les besoins concrets des citoyens.

 

Togo : les communes au cœur du débat sur l’autonomie financière

À Lomé, la Journée nationale de la commune togolaise 2025 place l’autonomie financière locale au cœur du débat. Maires, experts et partenaires internationaux se penchent sur les stratégies de mobilisation des ressources pour des territoires plus forts et plus proches des citoyens.

 

Lomé, 5 novembre 2025 – En pleine vague de réformes territoriales, le Togo propulse ses collectivités locales au cœur de l’agenda politique. Ce mercredi , le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Hodabalo Awaté, a donné le coup d’envoi de l’édition 2025 de la Journée nationale de la commune togolaise (JNCT). En effet, ce rendez-vous est devenu incontournable, car les mairies se muent en laboratoires d’idées pour rapprocher l’État de ses citoyens.

Placée sous le slogan évocateur « Décentralisation et mobilisation des ressources pour les collectivités territoriales : enjeux, défis et stratégies », cette édition sonne comme un appel à l’action. Alors que les besoins explosent – éducation, santé, infrastructures –, une question s’impose : comment doter les communes d’une trésorerie robuste pour transformer les promesses en réalisations concrètes ? C’est ce casse-tête qui anime les couloirs du palais des congrès, où plus de 300 acteurs se sont réunis pour en débattre.

 

 Journée nationale de la commune : une vitrine nationale à portée régionale

 

Portée par la Faîtière des communes du Togo (FCT), avec l’appui technique de la GIZ via son programme ProDeG IV et le parrainage diplomatique de l’Ambassade de France, la JNCT 2025 dépasse les frontières nationales. Ainsi, elle accueille des délégations venues du Bénin, du Ghana, du Sénégal, du Tchad et de la Guinée. Maires aguerris, experts techniques, militants associatifs et bailleurs de fonds convergent tous pour un échange franc, loin des discours convenus.

Au programme des ateliers, les participants étudieront des stratégies pour débloquer des financements innovants, optimiser les recettes locales, renforcer la gestion municipale et s’inspirer notamment des réussites régionales – comme les microtaxes sénégalaises qui ont dopé les budgets communaux.

 

Le FACT, levier de transformation territoriale

 

Au cœur des discussions, le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT) s’impose comme un pilier de la décentralisation. Lancé en 2020, il irrigue aujourd’hui les projets structurants : écoles dans les zones enclavées, cliniques de proximité, marchés dynamiques, pistes rurales, adductions d’eau potable.

Le ministre Awaté ne cache pas sa fierté : « Ce fonds n’est pas un gadget ; il est plutôt le moteur qui propulse les communes au rang de vrais leviers de l’État. »

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : de 2,63 milliards de FCFA à son lancement, l’enveloppe du FACT a quadruplé pour atteindre près de 9,5 milliards en 2025. Cette progression traduit une volonté politique claire : recentrer le pouvoir sur les territoires.

 

Des communes outillées pour des services concrets

 

Pour Yawa Kouigan, présidente de la FCT, l’enjeu est limpide : « Sans une mobilisation astucieuse des fonds locaux, point de salut pour le développement de base. »

Par conséquent, elle plaide pour des mairies outillées, capables de concrétiser leurs visions et de livrer des services publics qui transforment le quotidien des Togolais. D’ailleurs, cette édition s’inscrit dans les grands axes mondiaux, en résonance avec les Objectifs de développement durable (ODD), notamment le 11 pour des villes inclusives et durables, et le 17 pour des partenariats renforcés.

« Le futur se joue au niveau des quartiers, et non seulement dans les capitales », résume-t-elle, en écho à une Afrique qui mise sur ses racines pour grandir.

 

 Journée nationale de la commune : vers une gouvernance locale agile et exportable

 

Au fil des interventions, un consensus se dessine : la décentralisation n’est plus une option, mais bien une urgence. Face aux disparités territoriales et aux chocs climatiques, les communes togolaises veulent s’émanciper, tout en tissant des réseaux sous-régionaux susceptibles d’inspirer tout le continent.

En conclusion, à l’issue de ces deux jours intenses, Lomé pourrait bien exporter plus que du cacao : elle pourrait exporter un modèle de gouvernance locale agile, fondé sur la proximité, la transparence et l’innovation. Les territoires togolais, longtemps relégués à l’arrière-plan, s’apprêtent ainsi à occuper le devant de la scène.

 

Barry Moussa Barqué reçoit l’UNFPA pour consolider les réformes sociales au Togo

À Lomé, le président du Sénat Barry Moussa Barqué a reçu Elise Kakam, cheffe de la délégation de l’UNFPA au Togo, pour une audience axée sur l’équité sociale, la jeunesse et les droits humains. 

 

Lomé, 30 octobre 2025 –  Ce jeudi, au siège du Sénat, l’honorable Barry Moussa Barqué, président de la chambre haute, a reçu en audience Elise Kakam, cheffe de la délégation du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) au Togo. Dans une atmosphère empreinte de cordialité et de convergence d’idées, les deux personnalités ont salué les avancées communes en matière de développement humain, tout en esquissant de nouvelles pistes de collaboration.

Une coopération saluée pour son impact sur l’équité et les générations futures

 

Au cours des échanges, Elise Kakam a souligné les efforts du Togo en faveur de la parité hommes-femmes et du soutien aux populations vulnérables. Elle a appelé à un renforcement des leviers législatifs pour pérenniser ces acquis, estimant que le Sénat peut jouer un rôle déterminant dans la promotion de politiques inclusives, notamment à destination des jeunes et des femmes.

Les discussions ont également porté sur des enjeux structurants : amélioration des données statistiques pour orienter les politiques publiques, mobilisation de financements internes pour des projets durables, implication accrue du secteur privé dans les actions sociales, et intégration active des jeunes générations dans les dynamiques de croissance. « Ces piliers sont essentiels pour bâtir une société où chacun trouve sa place », a affirmé la représentante de l’UNFPA, insistant ainsi sur l’importance d’une gouvernance fondée sur des données fiables et une mobilisation collective.

À Lomé, le président du Sénat et l’UNFPA ont échangé sur l’inclusion, la jeunesse et les droits humains. Une coopération renforcée au service du progrès social.
© À Lomé, le président du Sénat et l’UNFPA ont échangé sur l’inclusion, la jeunesse et les droits humains. Une coopération renforcée au service du progrès social.

L’UNFPA : un geste symbolique et un engagement réaffirmé

 

À l’issue de la rencontre, Mme Kakam a remis au président Barqué le Rapport mondial sur la population 2025, un document de référence qui place l’individu au cœur des politiques de développement. Ce geste symbolique incarne aussi l’engagement de l’UNFPA à inscrire les droits humains dans les priorités nationales.

Barry Moussa Barqué a, pour sa part, salué l’accompagnement constant de l’UNFPA auprès des populations togolaises, notamment dans les zones rurales et périurbaines. Il a réaffirmé l’adhésion du Sénat à cette synergie, soulignant que « cette coopération profite directement au bien-être collectif et trace la voie d’un Togo plus juste ». Les deux parties ont ainsi convenu de poursuivre les échanges, avec un accent particulier sur les programmes de formation, de sensibilisation et de renforcement des capacités.

 Un Togo en mutation, aligné sur les objectifs mondiaux

 

Cette audience intervient dans un contexte de réformes sociales accélérées, en cohérence avec les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. En misant sur l’égalité, l’inclusion et la jeunesse, le Togo ambitionne de se positionner comme un modèle régional en matière de progrès social.

Si les promesses doivent encore se concrétiser sur le terrain, ce tête-à-tête augure d’une alliance renforcée entre institutions nationales et partenaires internationaux, au service d’une nation résiliente, solidaire et tournée vers l’avenir.

 

Togo : passation de pouvoir au ministère de l’Environnement et de l’Économie maritime

Lomé, 10 octobre 2025 – Dans une atmosphère de transmission solennelle, la cérémonie de passation des responsabilités au sein des instances exécutives a célébré l’apport décisif des précédents détenteurs de portefeuilles, dont les initiatives ont jeté les fondations d’une gestion environnementale exemplaire. Cette transition, marquée par une reconnaissance unanime de l’engagement indéfectible des sortants, souligne l’impératif de perpétuer un legs qui a profondément modelé la trajectoire verte et maritime du pays, assurant une résilience durable face aux défis planétaires.

Le Togo célèbre la passation des ministères de l’environnement et de l’économie maritime, saluant les avancées de Foli-Bazi Katari et Richard Gbalgueboa Kangbeni. Un héritage vert et côtier qui inspire la nouvelle gouvernance.
© Le Togo célèbre la passation des ministères de l’environnement et de l’économie maritime, saluant les avancées de Foli-Bazi Katari et Richard Gbalgueboa Kangbeni. Un héritage vert et côtier qui inspire la nouvelle gouvernance.

L’empreinte indélébile de Foli-Bazi Katari sur la Renaissance sylvestre

 

Foli-Bazi Katari, qui a piloté les destinées de l’écologie et des patrimoines boisés avec une vision prospective, laisse derrière lui un bilan qui transcende les chiffres pour incarner une renaissance paysagère nationale. Sous son égide, le Togo a accéléré la régénération de ses écosystèmes forestiers, avec des campagnes de plantation qui ont pulvérisé les cibles annuelles, couvrant bien au-delà des 67 000 hectares prévus, grâce à une mobilisation collective sans précédent.

Cette dynamique, impulsée par l’implication citoyenne lors d’événements phares comme celui de Tsevié en mai dernier, a non seulement reverdi des vastes étendues, mais aussi ancré des pratiques communautaires pour contrer l’avancée des déserts. Par ailleurs, ses orientations stratégiques sur la résilience des bassins fluviaux face aux aléas météorologiques ou la création de zones boisées locales dès 2023 ont posé des jalons concrets pour une adaptation climatique inclusive, transformant des vulnérabilités en atouts de souveraineté verte.

La Vigilance côtière de Richard Gbalgueboa Kangbeni : un bouclier pour les rivages nationaux

 

De son côté, Richard Gbalgueboa Kangbeni, architecte de l’essor halieutique et de la sauvegarde des littoraux, a forgé un cadre opérationnel qui élève le secteur portuaire togolais à des standards internationaux, tout en protégeant les côtes contre les assauts de la mer.

Son mandat, entamé en août 2024, s’est distingué par une reconfiguration audacieuse des flux logistiques, permettant d’accueillir des vaisseaux de fort tonnage et instaurant des protocoles de sûreté renforcée. Ces mesures dynamisent l’économie bleue sans compromettre l’intégrité écologique. En outre, en soutenant des réformes associatives comme celles de WIMAFRICA pour une gouvernance maritime inclusive, il a catalysé une croissance sécurisée, où l’innovation logistique rime avec la préservation des ressources marines.  Il laisse ainsi un héritage de stabilité qui irrigue l’ensemble du commerce régional.

Le Togo célèbre la passation des ministères de l’environnement et de l’économie maritime, saluant les avancées de Foli-Bazi Katari et Richard Gbalgueboa Kangbeni. Un héritage vert et côtier qui inspire la nouvelle gouvernance.
© Le Togo célèbre la passation des ministères de l’environnement et de l’économie maritime, saluant les avancées de Foli-Bazi Katari et Richard Gbalgueboa Kangbeni. Un héritage vert et côtier qui inspire la nouvelle gouvernance.

Passation ministérielle : une continuité affirmée pour une viabilité intégrale

 

À l’occasion de cette passation, le Professeur Komlan Dodzi Kokoroko, nouveau timonier de ces secteurs interconnectés, a salué avec emphase cette moisson d’avancées, soulignant la nécessité de les entretenir pour que la nation demeure un bastion de prospérité écologique et maritime. « L’héritage de ces bâtisseurs nous oblige à une vigilance accrue, afin que le Togo rayonne par sa vitalité paysagère, sa robustesse littorale et sa durabilité globale », a-t-il déclaré. Il a ainsi évoqué un cap où chaque effort passé devient un levier pour les conquêtes futures.

Cette séquence de passation, loin d’être une simple formalité, réaffirme la valeur cardinale d’une administration qui honore ses pionniers. En valorisant ces contributions essentielles, le Togo se projette comme un modèle de gouvernance environnementale, où le zèle des sortants illumine le chemin des successeurs vers un horizon résolument soutenable.

Togo : la HAAC sonne l’alerte sur les dérives numériques

La HAAC et le parquet de Lomé unissent leurs voix pour encadrer les dérives sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué officiel, l’autorité appelle les journalistes et médias à une vigilance renforcée face aux discours haineux et aux propos injurieux.

 

Lomé, 7 octobre 2025 – La diffusion d’une publication virulente sur les réseaux sociaux peut-elle désormais mener à une convocation judiciaire ? Au Togo, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) alerte la profession. Dans un communiqué officiel publié ce mardi , l’instance de régulation exprime son inquiétude face à la prolifération des propos injurieux et des discours haineux qui nuisent à l’espace numérique. Cette démarche fait écho à l’avertissement solennel lancé quelques jours plus tôt par le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Lomé, soulignant une coordination manifeste entre l’autorité judiciaire et l’instance de régulation pour assainir le débat en ligne et garantir l’ordre public numérique.

 

Renforcement de la responsabilité des journalistes et des médias

 

Présidée par Pitalounani Telou, la HAAC s’adresse spécifiquement aux professionnels du secteur : elle appelle les journalistes et les médias à une vigilance et à une responsabilité maximales. Le communiqué est sans ambiguïté : les avertissements légaux ne se limitent pas aux usages privés des plateformes comme X ou Facebook, mais engagent également la responsabilité professionnelle des acteurs médiatiques. En tant qu’intermédiaires influents, leur rôle est crucial et une obligation déontologique accrue leur incombe pour éviter la propagation de contenus préjudiciables. L’objectif est de transformer les fils d’actualité en espaces de débats constructifs, où l’information vérifiée prévaut sur l’injure et où la paix sociale n’est pas compromise.

 

La HAAC : les impératifs déontologiques et légaux

 

L’autorité rappelle les principes fondamentaux qui encadrent la profession : le respect strict du Code de la presse et des communications, de la loi régissant la HAAC et du Code de déontologie des journalistes.

Les exigences sont précises :

  • Vérification rigoureuse des faits avant toute publication (afin d’éviter la diffusion de fausses informations).
  • Protection stricte de la vie privée des individus.
  • Proscription absolue des contenus incitant à la haine raciale, ethnique ou religieuse, ainsi que de l’apologie du terrorisme.

De surcroît, la HAAC exhorte les médias à ne pas se faire l’écho des rumeurs circulant sur les réseaux, mais à privilégier l’investigation, la recoupe des sources et la confirmation. Car la préservation de la dignité humaine et de l’ordre public n’est pas optionnelle pour la presse, mais constitue une mission essentielle.

 

Liberté d’expression versus infraction pénale

 

Certes, la HAAC réaffirme que la liberté de la presse est un droit sacré, inscrit dans la Constitution togolaise comme un pilier démocratique. Toutefois, elle rappelle que ce droit s’exerce « dans le respect des lois de la République et des règles déontologiques qui fondent la crédibilité et l’honneur de la profession ».

En clair, l’injure et l’appel à la haine ne bénéficient d’aucune protection au titre de la liberté d’expression ; ils constituent des infractions pénales passibles de poursuites judiciaires. Dans un Togo où les plateformes numériques sont au cœur des débats, cette clarification envoie un signal fort : il faut encourager l’innovation digitale, mais jamais au détriment de la cohésion sociale.

Cette offensive coordonnée entre les pouvoirs judiciaire et régulateur marque une volonté d’assainissement de l’espace numérique. Journalistes, cet appel à l’ordre est un rappel de votre rôle fondamental : œuvrer pour un web qui unit et informe plutôt que de diviser.

Togo : vers une planification territoriale inclusive et régionale

À Lomé, le territoire devient projet commun : le Togo renforce sa planification spatiale en phase avec les ambitions régionales de l’UEMOA avec le SNAT.

 

Lomé, 24 septembre 2025 – Dans les salles du CASEF, où se dessinent les trajectoires du développement territorial, les membres du Comité National de Suivi du Schéma de Développement de l’Espace Régional (CNS-SDER) de l’UEMOA se sont réunis les 23 et 24 septembre pour une session stratégique. Cette rencontre, qui a mobilisé les directeurs généraux, centraux et régionaux des ministères sectoriels ainsi que les chefs de service, visait à faire le point sur la mise en œuvre du SDER, en lien avec les orientations de la Commission de l’UEMOA.

 

SNAT : une dynamique de concertation intersectorielle

 

Au fil des échanges, les participants ont partagé les résultats des travaux en cours, présenté les perspectives sectorielles et débattu des modalités d’intégration du Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT) dans les politiques publiques. Ainsi, cette session s’inscrit dans une logique de cohérence entre les outils de planification nationale et les ambitions régionales portées par l’UEMOA pour la période 2021–2040.

 

 Des outils pour un aménagement durable et équilibré

 

Pour rappel, le CNS-SDER du Togo a été institué par arrêté n°004/MPDC/SG/DGAT du 2 février 2023. Afin de l’opérationnaliser, des rencontres périodiques sont prévues, la dernière remontant à juillet 2024. Cette nouvelle session marque donc une étape importante dans la structuration territoriale du pays.

En ouvrant les travaux, le Directeur de l’Orientation Spatiale du Territoire, Demakou Yendoubé, a souligné que :

« La planification et l’aménagement du territoire sont deux processus indissociables qui doivent conduire à un développement harmonieux, équilibré et durable. »

 

Le SNAT, un levier contre les crises futures

 

Selon lui, l’élaboration du Schéma National d’Aménagement du Territoire, dont les livrables sont en cours d’édition, vise à anticiper les crises à venir, notamment sécuritaires, tout en renforçant la cohésion territoriale. C’est pourquoi il a invité les acteurs présents à s’inscrire dans la vision inclusive du Président du Conseil, Faure GNASSINGBE, en :

« Réfléchissant ensemble, contribuant ensemble, analysant ensemble les potentialités de nos régions, pour construire un espace commun au service des populations. »

 Une reconnaissance aux partenaires régionaux

Enfin, le Directeur Demakou Yendoubé a exprimé la reconnaissance du gouvernement togolais envers les partenaires techniques et financiers, en particulier l’UEMOA, pour leur appui constant en matière d’aménagement du territoire. Grâce à cette collaboration, le Togo consolide son ancrage dans une dynamique régionale de développement spatial intégré.

 

Une vision territoriale à concrétiser ensemble

 

Au-delà des schémas et des ateliers, cette rencontre témoigne d’une volonté partagée : penser le territoire comme un levier de cohésion, de résilience et d’intégration régionale. Le Togo, en alignant ses outils nationaux sur les orientations de l’UEMOA, affirme son engagement pour un aménagement inclusif et durable.

Reste à transformer ces intentions en politiques concrètes, capables de structurer l’espace, de valoriser les potentialités locales et d’améliorer les conditions de vie des populations.

Car l’enjeu n’est plus seulement de planifier, mais de construire ensemble un territoire équitable, connecté et résilient face aux défis de demain.