Togo-Bénin : Réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Nangbéto

C’est un poumon énergétique essentiel pour le Togo et le Bénin qui redémarre à plein régime. Après plusieurs années de travaux intensifs, la centrale hydroélectrique de Nangbéto a été officiellement remise en service. Cette modernisation d’envergure, financée par l’Allemagne, garantit désormais trente années supplémentaires de production électrique pour les deux voisins ouest-africains.

 

Inauguré en 1988 sur le fleuve Mono, l’ouvrage commençait à accuser le poids des années. Après quatre décennies d’exploitation continue, l’usure des machines et le besoin de nouvelles technologies rendaient une réhabilitation complète inévitable. C’est désormais chose faite grâce à un chantier colossal entamé en 2019.

 

Un investissement stratégique pour la stabilité régionale

Le coût de cette métamorphose s’élève à environ 39 millions d’euros, financés par un don de la Banque allemande de développement (KfW) pour le compte de Berlin. Le volet technique a été confié au groupe allemand Voith Hydro, un leader mondial du secteur, pour un montant de 33,5 millions d’euros.

Cette intervention n’est pas un simple entretien de routine. Elle porte sur la conception, la fourniture et l’installation d’équipements neufs, incluant aussi les groupes de production, les transformateurs et les systèmes de contrôle-commande. Grâce à ces dispositifs de sécurité et de protection haute tension de dernière génération, la centrale de 65 mégawatts (MW) voit sa performance et sa résilience nettement améliorées.

 

Trente ans de production garantie

Pour les populations et les entreprises du Togo et du Bénin, les bénéfices sont concrets. Selon le ministère togolais de l’Énergie, cette modernisation prolonge la durée de vie du barrage d’environ 30 ans. Elle vise à absorber la croissance de la demande énergétique tout en sécurisant la production, afin de limiter les arrêts non planifiés et les épisodes de délestage.

Le barrage de Nangbéto joue un rôle crucial dans la coopération binationale. Érigé sur le fleuve Mono, qui sert de frontière naturelle entre les deux pays, il demeure un symbole de l’intégration régionale.

 

Un partenariat historique renouvelé

Cette réhabilitation marque également le renforcement des liens entre l’Allemagne et les États du golfe de Guinée. Comme l’a rappelé l’ambassade d’Allemagne au Togo, la coopération germanique était déjà à l’origine de la construction du barrage dans les années 1980.

Quarante ans plus tard, l’expertise allemande revient au chevet de cet ouvrage emblématique de la région des Plateaux. En sécurisant l’approvisionnement électrique, ce projet s’inscrit comme un pilier du développement économique durable pour Lomé et Cotonou.

Togo : Innovation et projet CHAIN ​​à l’Université de Lomé

Au Togo, l’enseignement supérieur agricole franchit une nouvelle étape vers la modernisation. En effet, ce mardi 3 février 2026, l’auditorium de l’Université de Lomé a accueilli la cérémonie d’ouverture de la conférence nationale du projet CHAIN. Une initiative qui met sur la coopération internationale pour transformer durablement le secteur agricole togolais.

 

C’est une mobilisation de haut niveau qui a marqué le lancement de ces travaux à Lomé. Autour de la table, les deux grandes institutions universitaires du pays étaient représentés : le Professeur Komlan Batawila, premier vice-président de l’Université de Lomé (UL), et Monsieur Egbaou Assote, secrétaire général de l’Université de Kara. Aux côtés du Dr Ama Gameti, directrice de cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur, des enseignants-chercheurs et des étudiants ont affiché leur volonté de repenser les modèles de formation.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Un pont entre l’Afrique et l’Europe pour l’innovation

Le projet au centre des discussions porte un nom ambitieux : CHAIN ​​(Coopération pour des nids d’innovation agricole holistique en Afrique subsaharienne). Coordonné par le Professeur Agnassin Banito, ce programme vise aussi à briser l’isolement académique en créant des nids d’innovation agricole.

Le concept repose sur une synergie entre les universités européennes et africaines, tout en intégrant directement les acteurs du terrain. Depuis son lancement au Togo en 2023, CHAIN ​​s’efforce de connecter la recherche universitaire aux besoins concrets du secteur agricole, pilier de l’économie nationale.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Vers une spécialisation dans la transformation des produits

Par ailleurs, l’un des acquis majeurs du projet, mis en œuvre par les universités de Lomé et de Kara, est le renforcement des capacités techniques. Mais la conférence de ce mardi a surtout mis en lumière une avancée concrète : le soutien à la création d’un Master spécialisé en Conservation et Transformation des produits agricoles.

L’enjeu est de taille pour le pays. En effet, en formant des experts capables de valoriser les produits locaux sur place, le Togo entend réduire les pertes après récolte et promouvoir un développement durable. Cette modernisation de l’enseignement agricole s’inscrit ainsi comme une réponse directe aux défis de la souveraineté alimentaire et de l’industrialisation rurale.

Togo-Israël : Mission médicale de l’hôpital Sheba à Kpalimé

KPALIMÉ (Togo), 2 février 2026 (JDN) – Le Togo accueille, du 1ᵉʳ au 10 février, une mission médicale foraine internationale d’excellence. Organisée sous le haut patronage du président Faure Gnassingbé, cette initiative mobilise des spécialistes israéliens de l’hôpital Sheba, l’un des centres hospitaliers les plus prestigieux au monde, pour des interventions chirurgicales gratuites dans la région des Plateaux.

Cette opération, qui se déroule au Centre hospitalier préfectoral (CHP) de Kpalimé (environ 120 km au nord-ouest de Lomé), marque une nouvelle étape dans la « diplomatie sanitaire » entre Lomé et Tel-Aviv. Des équipes mixtes, composées de chirurgiens de l’hôpital Sheba de Tel-Aviv et de la Direction centrale des services de santé des armées (DCSSA) du Togo, collaborent étroitement sur le terrain.

Hôpital Sheba
© Hôpital Sheba

Soins de pointe pour les populations rurales

La mission cible des pathologies courantes mais souvent invalidantes pour les populations rurales, faute d’accès à la chirurgie spécialisée. « Plus d’une centaine de patients, venus de la préfecture de Kloto et des localités environnantes, sont pris en charge pour des hernies, des lipomes et des kystes synoviaux », indique une source officielle.

Pour le gouvernement togolais, cette mission illustre aussi la volonté de réduire les inégalités d’accès aux soins de santé, tout en permettant un transfert de compétences entre les experts israéliens et les praticiens militaires togolais.

Hôpital Sheba
© Hôpital Sheba

Un levier diplomatique

Au-delà de l’aspect humanitaire, cette coopération s’inscrit dans la stratégie de « diplomatie utile » prônée par le chef de l’État togolais. En sollicitant l’expertise de l’hôpital Sheba — régulièrement classé parmi les dix meilleurs établissements de santé mondiaux par le magazine Newsweek —, le Togo renforce aussi ses liens bilatéraux avec Israël à travers un partenariat axé sur l’impact social.

Ainsi, cette mission foraine devrait s’achever le 10 février, après avoir traité l’intégralité des patients présélectionnés lors des phases de dépistage.

Togo : Incendie au marché de Hédzranawoé à Lomé

C’est un nouveau coup dur pour le secteur informel togolais. En effet, dimanche soir, un violent incendie a ravagé une partie du marché de Hédzranawoé, l’un des poumons commerciaux de la capitale. Si aucune victime n’est à déplorer, les dégâts matériels sont considérables, plongeant des dizaines de familles de commerçants dans le désarroi.

 

La nuit était déjà tombée sur Lomé lorsque l’alerte a été donnée. Vers 21 h 30, ce dimanche 1ᵉʳ février, des flammes impressionnantes ont commencé à dévorer les étals du marché de Hédzranawoé, situé dans la commune du Golfe 2. Très vite, un vent de panique a soufflé sur le quartier, alors que les premières images de brasier circulaient sur les réseaux sociaux.

Le feu s’est déclaré dans une zone particulièrement vulnérable, composée d’installations légères et de structures en bois. Selon les premiers témoignages, c’est le secteur de la volaille qui a été le plus durement frappé. Les flammes ont réduit en cendres des étalages entiers avant même que les propriétaires ne puissent tenter de sauver leurs marchandises.

 

Une catastrophe de plus grande ampleur évitée

Fort heureusement, l’intervention rapide des sapeurs-pompiers a été décisive. En arrivant sur les lieux quelques minutes après l’alerte, les soldats du feu ont réussi à circonscrire l’incendie, empêchant ainsi sa propagation vers les zones de stockage plus denses du marché. Ce déploiement a permis d’éviter que le sinistre ne se transforme en une catastrophe majeure, comme la capitale en a parfois connu par le passé.

Par ailleurs, la police nationale a établi un périmètre de sécurité pour permettre aux secours de travailler et pour éviter d’éventuels pillages dans la confusion.

 

L’angoisse du lendemain pour les commerçants

Au lendemain du drame, l’heure est au constat des pertes et à l’amertume. Pour de nombreux commerçants, c’est une vie de labeur qui est partie en fumée en quelques minutes. Faute d’assurances pour la plupart, ils font désormais face à une incertitude financière totale. « Tout mon stock est perdu », confie une vendeuse sur place, le regard fixé sur les décombres calcinés.

Dans le même temps, les autorités ont ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes du sinistre. Court-circuit électrique, négligence ou acte malveillant ? Pour l’heure, aucune piste n’est officiellement privilégiée. Mais au-delà de l’origine du feu, cet incendie relance une nouvelle fois le débat sur la sécurisation et la modernisation des infrastructures marchandes dans la sous-région.

Modernisation de la police : nouveaux équipements

Le ministre de la Sécurité a remis, le 31 janvier, d’importants moyens logistiques à la direction de la police. Entre résultats sportifs et rénovations immobilières, l’institution cherche à afficher un nouveau visage, plus mobile et plus professionnel.

 

C’est une séquence soigneusement orchestrée qu’a vécue la Direction générale de la police nationale (DGPN) togolaise, samedi 31 janvier 2026. Dans l’enceinte de l’institution, le colonel Calixte Batossie Madjoulba, ministre de la Sécurité, a présidé une cérémonie aux allures de bilan d’étape, entouré du haut commandement policier et de figures de la société civile. L’enjeu dépassait le simple protocole : il s’agissait de mettre en scène la modernisation d’une police confrontée à des défis sécuritaires croissants.

Police Nationale Togo
© Police Nationale Togo

La mobilité, nerf de la guerre sécuritaire

Le point d’orgue de cette rencontre fut l’alignement, sur le bitume impeccable de la direction, de quatorze véhicules pick-up neufs. En effet, ces moyens de transport, remis obligatoirement au commissaire divisionnaire Akatao Babarime, directeur général de la police, ne sont pas qu’un simple renouvellement de parc. Ils représentent, pour les autorités, le levier indispensable d’une « réactivité » accumulée sur le terrain.

Dans un pays où la sécurité urbaine et la surveillance du territoire sont des priorités de l’exécutif, cette dotation vise aussi à réduire les temps d’intervention et à marquer une présence plus visible de l’État.

Police Nationale Togo
© Police Nationale Togo

Sport et discipline : le « soft power » policier

Plus inhabituel pour une cérémonie sécuritaire, l’Association sportive de la police togolaise (ASPOTO) a présenté une moisson de sept trophées glanés au cours de l’année 2025. Par ailleurs, cette exposition sportive n’est pas anecdotique : pour la hiérarchie, l’excellence sur les terrains de sport est le reflet de la discipline et de la rigueur attendues sous l’uniforme. Le ministre a également vu dans ces succès un symbole de « performance » et de « cohésion », des valeurs que le gouvernement tente d’infuser au sein des forces de l’ordre pour améliorer leur image auprès de la population.

Police Nationale Togo
© Police Nationale Togo

Le défi de la gestion des biens publics

Après une visite des infrastructures récemment rénovées au sein de la DGPN, le colonel Madjoulba a tenu à rappeler une exigence de rigueur. Si l’État investit dans le cadre de travail et les équipements, il attend en retour une « gestion responsable » des deniers publics.

« Il est nécessaire de maintenir une police nationale moderne, efficace et proche des citoyens », a martelé l’autorité. Un discours qui fait écho à la vision du chef de l’État de transformer les forces de sécurité en une institution non plus seulement répressive, mais « professionnelle et compétitive » dans un environnement régional instable.

Cette journée, qui mêlait équipements rutilants et palmarès sportifs, marque une volonté de projection vers une police plus agile, tout en rappelant que la pérennité de ces réformes dépendra de la maintenance des acquis et de l’intégrité de ses agents.

Université de Lomé : une séminaire majeure pour moderniser son administration

Le temple du savoir togolais a lancé, lundi 2 février, un vaste cycle de séminaire . Entre gestion du stress et communication non violente, l’objectif est de moderniser l’administration universitaire pour faire face aux nouveaux enjeux du secteur.

 

C’est dans l’acoustique solennelle de l’auditorium de l’Université de Lomé (UL) que s’est ouverte, ce lundi, une initiative d’envergure pour la première institution d’enseignement supérieur du Togo. En effet, sous l’égide de la Direction des ressources humaines et avec le concours du Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnel (FNAFPP), l’université entame un séminaire de formation de quinze jours destiné à ses cadres et agents.

Derrière l’aspect protocolaire de la cérémonie d’ouverture, présidée par le secrétaire général de l’UL — représentant du président de l’institution —, se dessine aussi une volonté de réforme structurelle. Dans un contexte de massification des effectifs étudiants et de pression croissante sur les infrastructures, l’administration universitaire cherche à muter.

Université de Lomé
© Université de Lomé

L’humain au centre de la machine administrative

Le programme, qui s’étirera jusqu’au 17 février dans l’enceinte du bloc pédagogique 2, retarde les questions purement académiques pour se concentrer sur les « soft skills » (compétences douces). Management des ressources humaines, leadership, mais aussi — plus significatif encore — gestion du stress et sécurité au travail.

« L’objectif est de favoriser un environnement de travail sain et productif », souligne l’administration. En intégrant des modules sur la communication non violente et la négociation collective, l’Université de Lomé semble vouloir anticiper les tensions sociales inhérentes aux grands campus ouest-africains. Il s’agit aussi de substituer à l’autorité verticale un « leadership apaisé », plus apte à gérer les conflits internes.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Un laboratoire de la fonction publique togolaise

Cette séance, rythmée par des mises en situation et des études de cas, dépasse le cadre d’une simple remise à niveau technique. Elle illustre également une tendance de fond dans la haute administration togolaise : la professionnalisation des ressources humaines pour garantir une continuité du service public.

En investissant dans la santé mentale et le bien-être de ses agents, l’UL fait le pari que l’efficacité pédagogique de ses facultés dépend, en amont, de la solidité et de la cohésion de son appareil administratif. Ainsi, les résultats de cette immersion managériale seront scrutés de près lors de la clôture des travaux, prévue le 17 février, date à laquelle l’institution espère avoir jeté les bases d’une gouvernance plus horizontale et résiliente.

Pour l’Université de Lomé, ce séminaire constitue une étape importante dans la consolidation de la cohésion interne et le renforcement de l’efficacité du personnel, dans un contexte marqué par des exigences croissantes en matière de performance et de gouvernance universitaire.

Université de Lomé
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Programme du séminaire de renforcement des capacités (Février 2026)

Période Module thématique Objectifs et approche
2-4 février Gestion, motivation et leadership Renforcer les compétences de gestion d’équipe et identifier également les leviers de motivation pour accroître la productivité.
5-6 février Gestion du stress, Santé et Sécurité Prévenir les risques psychosociaux et garantir un environnement de travail sécurisé et sain pour les agents.
10-12 février Négociation et Gestion des conflits Maîtriser les outils de médiation et le dialogue social pour désamorcer les tensions en milieu universitaire.
13-17 février Communication non violente et Leadership apaisé Développer une posture de leadership bienveillante pour une collaboration fluide et une meilleure cohésion d’équipe.

Togo : La diaspora de Vo 2 s’engage pour le développement local

 

En offrant des infrastructures de proximité à leur commune d’origine, les ressortissants de la préfecture de Vo installés à l’étranger illustrent une tendance croissante : celle d’un engagement civique qui dépasse les simples transferts de fonds familiaux.

Si les transferts de fonds de la diaspora africaine sont souvent analysés à l’échelle macroéconomique, c’est parfois dans des gestes très concrets que se mesure l’attachement au terroir. Dans le sud-est du Togo, la commune de Vo 2 vient d’en recevoir une illustration tangible. Une délégation de la diaspora locale a officiellement remis à la municipalité deux bancs en pierre et deux lampadaires, destinés à l’aménagement et à la sécurisation des espaces publics.

 

Un geste symbolique et politique

Au-delà de la valeur matérielle du don, l’initiative s’inscrit dans une dynamique assumée de patriotisme local. Pour les donateurs, l’objectif est double : contribuer à l’embellissement du cadre de vie et renforcer la sécurité nocturne grâce à l’amélioration de l’éclairage public.

Lors de la cérémonie de remise, les représentants des ressortissants de Vô vivant à l’étranger ont réaffirmé leur engagement à accompagner les actions de la municipalité. Ainsi, refusant de rester de simples spectateurs du développement local, ils voient dans l’investissement dans les infrastructures de proximité un levier essentiel pour rendre la commune plus attractive, plus sûre et plus agréable à vivre.

Commune Vo2 Mairie de Togoville
© Commune Vo2 Mairie de Togoville

La décentralisation au cœur du dialogue

Le maire de la commune, Dominique Godfroy Tomegah, a accueilli ce don avec une satisfaction non dissimulée. En effet, pour l’édile, cette initiative illustre concrètement la synergie possible entre les autorités locales et les fils et filles du terroir, où qu’ils se trouvent.

« Chaque contribution, aussi modeste soit-elle, participe à l’édification d’une commune plus accueillante et mieux équipée », a-t-il rappelé, soulignant que le développement de Vo 2 repose sur cette solidarité active entre résidents et expatriés.

 

Le défi du relais de la diaspora

Ce type d’initiative pose, une fois encore, la question du rôle structurant des diasporas dans le succès de la décentralisation au Togo. À Vo 2, l’enjeu sera désormais de transformer ces gestes symboliques en coopérations durables, capables d’accompagner des projets plus ambitieux.

En somme, entre embellissement urbain, amélioration des services de base et renforcement du lien social, la municipalité entend capitaliser sur cette dynamique pour inscrire la contribution de la diaspora dans une vision de développement local à long terme.

Converge Africa 2026 : l’économie numérique africaine passe à la vitesse supérieure

Du 4 au 6 mai 2026, l’événement Converge Africa réunira au Cap les poids lourds du commerce numérique africain. Entre fragmentation persistante des marchés, explosion du mobile money et montée des exigences en matière de confiance et de rentabilité, l’enjeu est désormais clair : transformer l’immense potentiel numérique du continent en une machine de croissance durable et profitable.

L’Afrique numérique à l’heure de la rentabilité

L’Afrique numérique ne veut plus seulement faire de la croissance, elle veut enfin la rentabiliser. Si le dynamisme du commerce électronique et l’adoption rapide des paiements mobiles ne sont plus à démontrer, plusieurs obstacles structurels continuent de freiner l’émergence de champions régionaux : fragmentation du commerce de détail, incohérence des données clients, complexité logistique du « dernier kilomètre », risques de fraude et méfiance persistante vis-à-vis des paiements en ligne.

Résultat : une croissance rapide, mais souvent coûteuse, difficile à industrialiser et encore trop peu scalable à l’échelle continentale.

Converge Africa, catalyseur de convergence

C’est précisément pour lever ces verrous que le CTICC du Cap accueillera, du 4 au 6 mai 2026, une nouvelle édition de Converge Africa. Pendant trois jours, l’événement réunira décideurs du retail et de l’e-commerce, acteurs de la fintech, spécialistes du marketing digital, de la cybersécurité, de la logistique et du dernier kilomètre autour d’un objectif commun : définir à quoi pourrait ressembler un commerce numérique africain sans friction, sans frontières et digne de confiance.

Cette ambition se reflète dans la confirmation d’un tour de table de partenaires stratégiques de premier plan, illustrant aussi la convergence indispensable entre technologie, finance et exécution terrain.

 

Un casting de poids : Intent HQ, Absa et BEES

Par ailleurs, pour son édition 2026, Converge Africa s’appuie sur un trio de sponsors qui quadrille l’ensemble de la chaîne de valeur du commerce numérique :

Le cerveau – Intent HQ (sponsor diamant).
Spécialiste de l’IA client, Intent HQ démontre comment transformer des données fragmentées en intentions d’achat exploitables en temps réel, tout en respectant des réglementations de plus en plus strictes en matière de protection de la vie privée. Sa plateforme IntentOne permet aussi d’aligner engagement client, prise de décision et exécution marketing sans remplacer les systèmes existants — un enjeu clé pour des marchés africains encore très hétérogènes.

Le moteur financier – Absa Bank (sponsor platine).
Le groupe bancaire panafricain se positionne sur les nerfs de la guerre du commerce numérique : paiements transfrontaliers, sécurité, lutte contre la fraude et services marchands omnicanaux. À l’heure où la confiance reste un facteur limitant majeur du e-commerce, Absa incarne l’infrastructure financière indispensable à un commerce africain à grande échelle.

Le bras armé – BEES (sponsor Or).
Plateforme mondiale de commerce B2B, BEES s’attaque à l’un des défis les plus complexes du continent : la numérisation de millions de détaillants indépendants qui constituent le cœur battant de la consommation africaine. En connectant commandes, paiements, promotions et données terrain, la plateforme apporte des réponses concrètes à la fragmentation du retail et aux problèmes d’exécution.

 

Sortir durablement de la fragmentation

« Pour développer le commerce numérique en Afrique, il faut bien plus qu’une solution unique ; il est indispensable de mettre en œuvre des stratégies, des infrastructures et une exécution efficace », résume Terry Southam, directeur du groupe Retail chez Converge Africa.

Le diagnostic est sans détour : l’adoption du numérique par les consommateurs progresse plus vite que la capacité des entreprises à l’orchestrer. Données clients déconnectées, réseaux de distribution informels, paiements complexes et risques de fraude freinent encore la transformation de la croissance en rentabilité. En 2026, le véritable défi sera donc celui de l’intégration.

 

Vers un commerce africain « sans friction »

Pendant trois jours, les échanges au Cap ne porteront pas sur les gadgets technologiques, mais sur l’efficacité opérationnelle et la création de valeur mesurable. Comment sécuriser les transactions omnicanales ? Comment connecter données, marketing et logistique pour garantir une livraison fiable ? Enfin, comment transformer l’intention client en chiffre d’affaires réel, sans sacrifier la confiance ni la vie privée ?

En réunissant des experts de la fintech, de la logistique, du marketing digital et de la cybersécurité, Converge Africa ambitionne de dessiner les contours d’un marché numérique africain plus cohérent, où la technologie ne serait plus un centre de coûts, mais le principal levier de la valeur client à vie.