Ogou1 : à Atakpamé, le maire mise sur les chefferies pour refonder le dialogue local

À Atakpamé, la relation entre pouvoir municipal et autorités traditionnelles reprend le chemin du dialogue. En effet, ce jeudi 19 février 2026, l’exécutif communal d’Ogou1 a lancé une tournée officielle dans les palais des chefs-cantons, avec une ambition claire : rétablir la confiance et construire une gouvernance plus inclusive.

Dans cette ville surnommée « la Ville aux sept collines », chef-lieu de la préfecture de l’Ogou, l’initiative marque un tournant politique. Loin d’une simple visite protocolaire, la démarche traduit aussi une volonté d’ancrer l’action municipale dans les réalités sociales et culturelles du territoire.

La Mairie d'Atakpamé
© La Mairie d'Atakpamé

Première étape : le canton de Gnangnan

La délégation municipale a entamé son périple par le canton de Gnangnan. Reçus au palais d’Olu Kossi ADJAMON Idayé ALAGBO I, chef du quartier Gnagna (Tseti), le maire et ses adjoints ont échangé avec le président du conseil coutumier, des chefs de quartiers ainsi que des responsables des Comités de développement des quartiers (CDQ).

Dans son allocution, le porte-parole du conseil coutumier a salué une initiative qu’il considère comme un signal fort d’ouverture et de respect mutuel entre institutions locales et chefferies traditionnelles.

La Mairie d'Atakpamé
© La Mairie d'Atakpamé

Restaurer la confiance, consolider l’unité

Prenant la parole, le maire a reconnu le retard pris dans l’organisation de cette tournée, initialement prévue après la passation de charges. Il a aussi évoqué des contraintes administratives, tout en insistant sur l’importance stratégique de cette rencontre.

Son message central : rassembler les « fils et filles des trois cantons » qui composent la commune Ogou1 autour d’un projet commun. Pour lui, la chefferie traditionnelle demeure un pilier fondamental du développement local.

Par ailleurs, il a défendu une vision de complémentarité : l’autorité élue agit, la chefferie conseille, oriente et veille à la cohésion sociale. Une articulation qu’il juge indispensable pour répondre efficacement aux attentes des populations.

La Mairie d'Atakpamé
© La Mairie d'Atakpamé

Une question sensible : la désignation du chef-canton

Au-delà des échanges de courtoisie, un dossier sensible a dominé les discussions : la désignation du chef-canton de Gnangnan. En fait, le canton traverse actuellement une période de régence prolongée, source d’incertitudes institutionnelles.

Les notables ont sollicité l’implication personnelle du maire afin d’accélérer le processus. Pour eux, la stabilité de la chefferie est une condition essentielle pour renforcer l’autorité morale et faciliter la mise en œuvre des projets communaux.

Ils ont également insisté sur la nécessité d’une gestion transparente, centrée sur l’intérêt général, et ont plaidé pour une rencontre élargie entre l’exécutif municipal et l’ensemble des habitants.

La Mairie d'Atakpamé
© La Mairie d'Atakpamé

Une gouvernance locale en quête d’équilibre

Cette tournée s’inscrit dans le contexte plus large de la politique de décentralisation menée sous l’autorité du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. Pour l’exécutif communal, la réussite des réformes locales dépend aussi d’un dialogue constant avec les forces vives du territoire.

À Ogou1, la démarche engagée semble vouloir dépasser les clivages pour privilégier l’écoute et la concertation. En outre, La tournée doit se poursuivre dans les autres cantons de la commune dans les prochains jours.

Si l’initiative suscite des attentes fortes, elle ouvre surtout une phase décisive : celle d’une gouvernance de proximité où autorités élues et traditionnelles avancent côte à côte, avec pour seul objectif affiché le développement et la stabilité sociale.

Lomé mobilise les leaders religieux pour la paix et la tolérance

LOMÉ, 23 janv. 2026 – Les autorités togolaises ont lancé jeudi à Lomé une vaste campagne de sensibilisation destinée à renforcer la coexistence pacifique entre les différentes confessions religieuses, sur fond de lutte contre l’extrémisme dans la sous-région.

L’atelier, organisé par le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme (MJDH), a réuni des chefs religieux, des autorités locales et des leaders traditionnels. En effet, l’objectif affiché est de prévenir les discriminations et l’intolérance fondées sur les croyances, dans un pays qui se veut un modèle de laïcité et de brassage culturel.

Mairie d'Aflao Gakli
© Mairie d'Aflao Gakli

Un cadre juridique pour la liberté de culte

La rencontre a permis de détailler les principes fondamentaux du droit à la liberté de religion et de parcourir le cadre réglementaire strict régissant l’exercice des cultes au Togo. Sous l’égide de la Direction de la prévention des conflits, les participants ont été informés des mécanismes de protection des libertés individuelles face à la montée des tensions identitaires.

D’ailleurs, le secrétaire général du ministère chargé des Droits Humains, Anathère Talim, et la directrice de la prévention des conflits, Pauline Dokou, ont insisté sur la nécessité pour les leaders d’opinion de désamorcer tout germe d’intolérance au sein de leurs communautés respectives.

Mairie d'Aflao Gakli
© Mairie d'Aflao Gakli

Désamorcer l’amalgame entre foi et terrorisme

Présent lors des échanges, le maire de la commune de Golfe 5, Kossi Agbenyega Aboka, a tenu à recadrer le débat sur l’extrémisme violent qui frappe également la région sahélienne.

« Les considérations religieuses ne sont pas l’origine du terrorisme », a martelé l’élu local, exhortant chrétiens, musulmans et traditionalistes à s’unir autour d’un « être suprême » commun pour garantir la stabilité nationale.

En somme, pour les autorités municipales et préfectorales, la paix durable et le développement harmonieux du Togo dépendent directement de cette culture de l’unité. Après cette étape inaugurale dans le Grand Lomé, la mission de sensibilisation se déplacera à Tsévié pour toucher les acteurs de la Région maritime.

Université de Lomé : Formation en Administration Électorale

Le Centre de droit public de l’Université de Lomé a clôturé, le 10 janvier 2026, la session de formation de la promotion 2025 en administration électorale. Une étape clé pour renforcer la transparence et la culture civique au Togo, grâce à l’expertise internationale du programme BRIDGE.

Dans le temple du savoir de Lomé, l’atmosphère était solennelle le samedi. Derrière les sourires des récipiendaires se cache une mission de haute importance : devenir les garants de processus électoraux apaisés et professionnels. Par ailleurs, la clôture de cette formation continue en administration électorale marque la fin d’un parcours exigeant pour des acteurs venus de divers horizons du paysage institutionnel et civil togolais.

L'Université de Lomé
© L'Université de Lomé

BRIDGE : L’excellence au service du bulletin de vote

Le point d’orgue de cette formation a été l’atelier modulaire BRIDGE (Building Resources in Democracy, Governance and Elections), une référence mondiale en matière de renforcement des capacités électorales. Durant deux jours intensifs, les 9 et 10 janvier, les participants se sont penchés sur un pilier fondamental de la démocratie : « l’Éducation civique et électorale » .

L’enjeu n’est pas seulement technique. Il s’agit de comprendre comment transformer un simple électeur en un citoyen averti, conscient de ses droits et de ses devoirs. À travers des échanges interactifs et des simulations, les praticiens ont exploré les mécanismes permettant ainsi  de stimuler la participation électorale tout en garantissant l’intégrité du contrôle.

L'Université de Lomé
© L'Université de Lomé

Un rempart contre l’abstention et la désinformation

La promotion 2025 sort de l’Université de Lomé avec des outils concrets pour affronter les défis contemporains des urnes. Dans un contexte où la désinformation et l’apathie électorale peuvent aussi fragiliser les institutions, la formation a mis l’accent sur :

  • La pédagogie de la citoyenneté : comment expliquer le vote aux populations les plus éloignées.
  • La culture démocratique : inculquer le respect des résultats et le débat contradictoire pacifique.
  • Les normes internationales : aligner les pratiques locales sur les meilleures méthodes mondiales de gouvernance.

L'Université de Lomé
© L'Université de Lomé

L’Université de Lomé, acteur du développement politique

En organisant cette formation via son Centre de droit public, l’Université de Lomé réaffirme son rôle de moteur de la société. Elle ne se contente plus d’anciens théoriciens, mais accompagne directement les praticiens du terrain — membres des commissions électorales, organismes de la société civile et juristes — dans la professionnalisation de leur métier.

Comme l’ont souligné les organisateurs lors de la remise des attestations, une élection ne se gagne pas seulement le jour du vote ; elle se prépare des mois à l’avance par l’éducation et la sensibilisation.

Finalement , en quittant le campus, ces nouveaux diplômés de la promotion 2025 deviennent des ambassadeurs de la transparence. Leur mission commence dès aujourd’hui : faire en sorte que chaque voix compte et que chaque citoyen comprenne l’importance de son geste pour l’avenir de la nation.

Lomé : « L’Europe a besoin de l’Afrique autant que l’Afrique a besoin de l’Europe », l’ambassadeur Jones secoue l’auditorium de l’Université

Lomé, 5 décembre 2025 – Il n’y a pas eu de langue de bois le jeudi à l’auditorium de l’Université de Lomé. Devant plus de 300 étudiants en journalisme et communication de l’ISICA (Institut des Sciences de l’Information, de la Communication et des Arts), l’ambassadeur de l’Union européenne au Togo, Gwilym Ceri Jones, a posé la question sans filtre : « Dans un monde où la Chine, la Russie et la Turquie redessinent la carte des influences, que pèse encore le partenariat UE-Afrique ? »

Et il a répondu lui-même, sans détour : « Il pèse lourd, mais seulement si on arrête les discours paternalistes et qu’on passe enfin à un partenariat d’égaux. »

Organisée à l’initiative de la Délégation de l’UE, cette conférence-débat tombait à pic : deux semaines après le sommet UE-UA de Luanda, alors que l’Afrique est courtisée comme jamais et que l’Europe cherche à ne pas devenir le grand absent du XXIᵉ siècle.

Le nouveau pacte stratégique de l’Union Européenne

 

L’ambassadeur n’a pas mâché ses mots. Sur la gouvernance : « On ne viendra plus donner de leçons. On vient proposer des outils, pas imposer des modèles. »

Sur le développement : « Vos matières premières ne doivent plus quitter le continent brut. L’usine du futur est ici, et non à Rotterdam. »

Sur la sécurité : « On ne financera plus des opérations si elles ne sont pas pilotées par des Africains. »

À l'Université de Lomé, l'Ambassadeur de l'UE, Gwilym Ceri Jones, prône un partenariat "d'égaux" avec l'Afrique. Un débat sans filtre sur la concurrence des puissances mondiales.
© À l'Université de Lomé, l'Ambassadeur de l'UE, Gwilym Ceri Jones, prône un partenariat "d'égaux" avec l'Afrique. Un débat sans filtre sur la concurrence des puissances mondiales.

Le pouvoir des questions qui dérangent

 

Les étudiants, eux, n’ont pas fait de cadeau. Une jeune femme en deuxième année a lancé : « Pourquoi l’UE continue de nous imposer des normes phytosanitaires qui tuent nos exportations d’ananas et de soja ? » Réponse cash de l’ambassadeur Jones : « Parce que certains lobbies agricoles européens sont plus puissants que notre volonté politique. Mais ça change. Et vous, futurs journalistes, vous avez le pouvoir de faire bouger les lignes. »

Un autre étudiant a demandé si l’Europe n’était pas en train de paniquer face à l’arrivée massive des investissements chinois. Réponse : « Paniquer, non. Réveiller, oui. On a dormi vingt ans. Par conséquent, vous êtes notre réveil matin. »

L’Afrique, une force dont on doit respecter les choix

 

À ses côtés, l’ambassadeur du Sénégal, Mamadou Moustapha Loum, a rappelé que « l’Afrique n’a plus besoin de tuteurs. Elle a besoin de partenaires qui respectent ses choix, même quand ils ne plaisent pas. »

Le directeur de l’ISICA, le Professeur Mawusse Akue Adotevi, a conclu sous les applaudissements : « Vous sortirez d’ici non pas avec des réponses toutes faites, mais avec des questions qui dérangent. Et c’est exactement ce qu’on attend de vous. »

À la sortie, les étudiants ne parlaient plus de « coopération Nord-Sud ». Ils parlaient d’un monde multipolaire où l’Afrique a enfin les cartes en main.

En conséquence, pour une fois, personne n’a applaudi poliment. On a applaudi fort. Parce que, dans cet auditorium, on venait de comprendre que le futur ne se négocie plus à Bruxelles ou à Washington. Il se discute aussi ici, à Lomé, en français, en éwé, en kabiyè avec des jeunes qui n’ont plus envie d’attendre.

À Lomé, la jeunesse togolaise renforce son dialogue avec l’ONU

À l’hôtel Eda Eba, jeunes leaders, experts et institutions ont uni leurs voix pour bâtir un cadre de dialogue durable entre la jeunesse togolaise et les instances onusiennes. Deux jours d’échanges intenses pour transformer les aspirations en leviers d’action.

 

Lomé, 22 octobre 2025 – Les jeunes Togolais s’apprêtent à jouer un rôle plus décisif dans les sphères nationales et internationales. Le mardi, l’hôtel Eda Eba a accueilli un atelier stratégique consacré au déploiement du Youth UNCT Scorecard et à la création d’un mécanisme permanent de dialogue entre la jeunesse et les instances onusiennes au Togo. Durant deux journées d’échanges intensifs, acteurs publics, experts et représentants associatifs ont uni leurs voix pour élaborer une feuille de route visant à renforcer l’inclusion des moins de 35 ans dans les politiques publiques.

Un atelier stratégique sur le Youth UNCT Scorecard réunit la jeunesse pour renforcer l’inclusion des moins de 35 ans dans les politiques
© Un atelier stratégique sur le Youth UNCT Scorecard réunit la jeunesse pour renforcer l’inclusion des moins de 35 ans dans les politiques

Une ouverture sous les auspices de l’ONU et de l’UNFPA

 

Pour l’ouverture de l’atelier, Coumba Dieng Sow, Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies au Togo, a réuni une constellation de partenaires autour d’elle. À ses côtés, Koffi Vidzrakou, adjoint au Représentant de l’UNFPA, a transmis le message d’Elise Kakam, empêchée pour raisons protocolaires. Dans une allocution marquée par la conviction, Vidzrakou a mis en avant le rôle central des jeunes en tant que bâtisseurs d’un avenir équitable :

« L’UNFPA réitère son soutien indéfectible à cette génération, vecteur de mutations sociétales et de croissance verte », a-t-il déclaré, évoquant des initiatives transfrontalières pour ancrer le Togo dans un développement humain durable.

Pour sa part, Coumba Dieng Sow a esquissé une vision onusienne fondée sur l’empowerment juvénile. Elle a aussi insisté sur l’urgence de placer les jeunes au cœur des processus décisionnels :

« Le Système des Nations Unies œuvre main dans la main avec eux, et pour eux, pour que leur leadership ne soit plus une promesse, mais une réalité tangible », a-t-elle affirmé, sous une salve d’applaudissements dans une salle attentive.

Des outils concrets pour une participation effective de la jeunesse

 

Dans cette dynamique, les participants à l’atelier ont procédé à un décryptage approfondi du Youth UNCT Scorecard, un indicateur innovant conçu pour mesurer et renforcer l’intégration des jeunes dans les programmes onusiens. En effet, l’objectif consiste à traduire ce baromètre en actions concrètes, adaptées au contexte togolais, tout en posant les fondations d’un Cadre Consultatif des Jeunes. De fait, une fois mis en place, ce forum permanent offrira à la jeunesse un espace structuré pour influencer les agendas nationaux, qu’il s’agisse de questions climatiques, de droits humains ou de développement durable.

Dans le prolongement de ces échanges, les débats, nourris par des ateliers interactifs et des retours de terrain, devraient aboutir à un plan d’action partagé. Par ailleurs, cette feuille de route, validée collectivement, fixera des jalons précis : formations au plaidoyer, mécanismes de suivi, et alliances stratégiques avec des ministères clés tels que la Jeunesse et l’Emploi.

« C’est une opportunité unique pour que les aspirations des jeunes ne restent pas lettre morte, mais deviennent des moteurs de progrès », confie un participant, rappelant que près de 60 % de la population togolaise a moins de 25 ans.

Un atelier stratégique sur le Youth UNCT Scorecard réunit la jeunesse pour renforcer l’inclusion des moins de 35 ans dans les politiques
© Un atelier stratégique sur le Youth UNCT Scorecard réunit la jeunesse pour renforcer l’inclusion des moins de 35 ans dans les politiques

Un levier pour le changement : la jeunesse au pilotage

 

Dans un pays où le chômage des diplômés demeure un défi majeur, cet atelier s’impose comme un signal fort. Il s’inscrit pleinement dans les Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment l’ODD 4 sur l’éducation et l’ODD 8 sur l’emploi décent, en transformant les jeunes en co-créateurs de politiques publiques plutôt qu’en simples bénéficiaires.

À l’issue de ces deux jours, les organisateurs espèrent enclencher une dynamique irréversible, avec des engagements concrets pour que la voix de la rue lomienne – et des villages reculés – résonne jusqu’aux couloirs de l’ONU.

Une mobilisation qui trace l’avenir

En définitive, cet élan collectif rappelle que l’investissement dans la jeunesse n’est pas une option, mais une nécessité impérieuse. Ensemble, le Togo et ses partenaires internationaux s’engagent à faire de l’empowerment juvénile un moteur de transformations durables, capable de redessiner les contours d’une société plus inclusive et résiliente.

CETEF : rêver pour performer

À Lomé, le personnel du CETEF se forme à l’excellence : un atelier inspiré par l’IYF Togo transforme les rêves en leviers de performance, à l’approche de la FIL20 et des 40 ans du centre.

 

Lomé, 30 septembre 2025 – Dans l’effervescence créative de la salle Africa du Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF TOGO 2000), un vent de motivation a soufflé ce mardi, transformant des aspirations en carburant pour l’excellence. Animé par M. Young Sam Kim, représentant résident de l’International Youth Fellowship (IYF) au Togo, un atelier de formation sur le thème « Le rêve au service de la performance » a réuni le personnel du CETEF, ces artisans discrets d’événements grandioses.

À l’heure où la 20e Foire Internationale de Lomé (FIL20), du 28 novembre au 14 décembre, et le 40e anniversaire du centre se profilent, cette session était un appel attachant à l’ambition collective, où chaque rêve partagé devient un levier pour propulser Lomé sur la scène mondiale des échanges et des rencontres. Dans ce contexte, où le Togo connaît une renaissance économique, cet atelier nous persuade que la performance naît d’une vision claire, portée par des cœurs unis.

À Lomé, l’IYF Togo a animé un atelier de formation sur le thème « Le rêve au service de la performance » pour le personnel du CETEF.
© À Lomé, l’IYF Togo a animé un atelier de formation sur le thème « Le rêve au service de la performance » pour le personnel du CETEF.

Un lancement inspirant : Young Sam Kim, le catalyseur des visions partagées

 

Dès les premières heures de la matinée, la salle Africa s’est emplie d’une énergie palpable. M. Young Sam Kim, avec son charisme et son accent sud-coréen teinté d’enthousiasme togolais, a ouvert les hostilités en posant l’essentiel : établir une vision claire et la rédiger comme un serment gravé.

De manière significative, cet atelier, initié par IYF Togo, cible précisément le personnel du CETEF – ces gardiens des coulisses qui font pulser la vie des foires. En partageant des anecdotes de jeunes leaders mondiaux transformés par l’IYF, Kim a su captiver, rendant tangible cette idée que rêver n’est pas un luxe, mais au contraire, le premier pas vers une performance durable, attachante par sa simplicité humaine.

 

L’essence du thème : fixer des objectifs précis pour des rêves concrétisés

 

Au fil des échanges interactifs, l’atelier s’est penché sur le cœur battant du thème : fixer des objectifs précis, alignés sur la vision de la direction, pour que les rêves ne restent pas des nuages éthérés. Des exercices pratiques – rédaction de déclarations personnelles, brainstorming en petits groupes – ont fleuri, où chaque participant, du technicien à l’organisateur, a cartographié son chemin vers l’excellence.

Ainsi, cette approche a révélé une vérité : dans le tourbillon d’une foire comme la FIL20, où des milliers d’exposants et de visiteurs convergeront, une ambition bien cadrée transforme les défis en triomphes. Kim, avec son éloquence qui touche l’âme, a insisté : « Rêvez grand, mais marchez avec discipline », un mantra qui résonne comme un écho bienveillant dans les couloirs du CETEF.

À Lomé, l’IYF Togo a animé un atelier de formation sur le thème « Le rêve au service de la performance » pour le personnel du CETEF.
© À Lomé, l’IYF Togo a animé un atelier de formation sur le thème « Le rêve au service de la performance » pour le personnel du CETEF.

Une préparation stratégique : la FIL20 et ses 40 ans sous les étoiles de l’ambition

 

Dans la continuité de cette dynamique, cet atelier s’inscrit dans une série de formations orchestrées par IYF Togo, un partenariat fructueux qui prépare le terrain pour un événement doublement festif : la 20e FIL, vitrine éclatante de l’économie togolaise, coïncidant avec le quarantième anniversaire du CETEF.

Autrement dit, du 28 novembre au 14 décembre, Lomé deviendra un carrefour bouillonnant d’innovations, de cultures et d’opportunités, où la vision partagée du personnel sera le fil d’or reliant stands et scènes.

En encourageant l’imagination et l’ambition, cette initiative ne vise pas seulement l’efficacité opérationnelle ; elle ambitionne également de forger une culture d’excellence, où le CETEF aspire à être reconnu comme le meilleur centre d’expositions au monde, un rêve audacieux mais si attachant dans sa quête d’élévation collective.

 

Des éléments clés pour le succès : vision, discipline et rêves élargis

 

Au-delà des modules structurés, l’atelier a mis en lumière trois piliers indissociables : la vision comme boussole, la discipline comme ancre, et la capacité à rêver grand comme voile gonflé par les vents du possible. Des témoignages émouvants de participants – un organisateur confessant comment un objectif clair a boosté sa motivation, une hôtesse visualisant déjà les sourires des visiteurs – ont humanisé ces concepts, rendant ainsi  l’expérience persuasive par son authenticité.

Dans une conjoncture où l’économie togolaise pulse au rythme des initiatives locales, comme les investissements florissants en zones franches, cet apport de l’IYF Togo infuse en fait une fraîcheur internationale, renforçant le statut du CETEF comme hub panafricain d’innovation et de convivialité.

 

Un horizon lumineux : inspirer pour briller, unis vers une FIL 20 légendaire.

 

En refermant les portes de la salle Africa, cet atelier laissera un legs vibrant : un personnel revigoré, prêt à incarner le slogan implicite de l’IYF – transformer les rêves en performances collectives. Pour la FIL20, cet engagement à former et inspirer n’est pas un détail ; bien au contraire, c’est le socle d’un succès qui rayonnera bien au-delà de Lomé, célébrant 40 ans d’un centre qui a su grandir avec le Togo.

M. Young Sam Kim, en semant ces graines d’ambition, nous rappelle avec une tendresse que la vraie performance naît d’un rêve partagé, d’une discipline joyeuse et d’une vision qui unit. Si cette étincelle allumée aujourd’hui illumine les allées de la foire, ce sera vraiment exceptionnel.

Elle le fera surement, car en définitive, dans le ballet des nations en mouvement, chaque atelier comme celui-ci est aussi une note d’espoir, un appel attachant à oser plus grand, ensemble.

 

RDH 2025 : le Togo mise sur l’humain face à l’IA

À Lomé, le lancement du Rapport sur le Développement Humain 2025 du PNUD révèle une avancée notable de l’IDH togolais et pose une question cruciale : comment faire de l’intelligence artificielle un levier d’inclusion plutôt qu’un facteur d’exclusion ?

 

Lomé, le 23 septembre 2025  Dans un monde où les algorithmes prédisent nos choix, le Togo trace sa voie avec une assurance remarquable. Hier, au cœur de Lomé, l’Hôtel du 2 Février est devenu le théâtre d’un espoir tangible : le lancement national du Rapport sur le Développement Humain (RDH) 2025 du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Intitulé « Une affaire de choix : individus et perspectives à l’ère de l’intelligence artificielle », ce document n’est pas qu’un bilan chiffré. En effet, il s’agit d’un appel vibrant à repenser notre humanité face à la révolution numérique.

Un cap clair : l’IDH togolais passe au niveau supérieur

La cérémonie, présidée par la Ministre Secrétaire Générale de la Présidence, le Dr Sandra Ablamba Johnson, a réuni un parterre d’éminentes figures, dont la Représentante Résidente du PNUD au Togo, Mme Binta Sanneh, ainsi que plusieurs ministres. Ainsi, le rapport a été dévoilé avec solennité, faisant écho au lancement mondial du 6 mai dernier.

Et les chiffres parlent d’eux-mêmes. L’Indice de Développement Humain (IDH) du Togo s’établit désormais à 0,571 en 2025, contre 0,567 dans l’édition précédente. Plus important encore, le pays émerge de la catégorie des nations à « IDH faible » pour intégrer celle des « IDH moyen ». Sur le plan régional, le Togo talonne la Côte d’Ivoire au deuxième rang de l’UEMOA, et se hisse au quatrième rang de la CEDEAO, derrière le Cap-Vert, le Ghana et la Côte d’Ivoire.

Le capital humain au cœur de la stratégie nationale

Ces avancées ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une vision résolue. Comme l’a souligné le Dr Johnson dans son allocution, « le développement humain transcende la simple croissance économique ». Il embrasse l’accès à l’éducation, à la santé et l’autonomisation financière. Par conséquent, la feuille de route gouvernementale 2020–2025, impulsée par le Président Faure Essozimna Gnassingbé, a catalysé des réformes audacieuses. Le Revenu National Brut par habitant a bondi de 2 748 dollars US en 2023–2024 à 2 856 dollars US en 2025.

De plus, Mme Binta Sanneh a salué ces « avancées notables », insistant sur une éducation plus accessible, une couverture sanitaire élargie et une digitalisation accélérée des services publics. « Le Togo démontre que l’investissement dans l’humain paie, même dans un contexte de défis globaux », a-t-elle déclaré.

Le Togo a dévoilé son Rapport national sur le Développement Humain 2025, marquant une progression de son IDH et appelant à une gouvernance éthique de l’intelligence artificielle. Une réflexion stratégique sur l’humain à l’ère numérique.
© Le Togo a dévoilé son Rapport national sur le Développement Humain 2025, marquant une progression de son IDH et appelant à une gouvernance éthique de l’intelligence artificielle. Une réflexion stratégique sur l’humain à l’ère numérique.
Le Togo a dévoilé son Rapport national sur le Développement Humain 2025, marquant une progression de son IDH et appelant à une gouvernance éthique de l’intelligence artificielle. Une réflexion stratégique sur l’humain à l’ère numérique.
© Le Togo a dévoilé son Rapport national sur le Développement Humain 2025, marquant une progression de son IDH et appelant à une gouvernance éthique de l’intelligence artificielle. Une réflexion stratégique sur l’humain à l’ère numérique.

L’IA, ce double tranchant : entre opportunités et menaces

Le rapport 2025 pose également une question lancinante : quel est le rôle de l’intelligence artificielle dans tout cela ? Défini comme un « logiciel accomplissant des tâches humaines », l’IA est un double tranchant. Le document met en garde contre ses ombres : l’amplification des fractures sociales et économiques, et l’exclusion des jeunes, des femmes et des personnes handicapées. Ainsi, les bénéfices de l’IA, s’ils sont distribués inégalement, risquent de creuser les écarts.

Toutefois, l’optimisme l’emporte. Le Dr Johnson a tracé un lien clair entre les avancées togolaises et les défis posés par l’IA : « Ce rapport examine les tensions entre les bonds technologiques fulgurants et la stagnation relative du développement humain. » Elle a rendu un hommage vibrant au leadership du Président Gnassingbé pour sa politique de renforcement du capital humain et de transformation numérique.

Le Togo a dévoilé son Rapport national sur le Développement Humain 2025, marquant une progression de son IDH et appelant à une gouvernance éthique de l’intelligence artificielle. Une réflexion stratégique sur l’humain à l’ère numérique.
© Le Togo a dévoilé son Rapport national sur le Développement Humain 2025, marquant une progression de son IDH et appelant à une gouvernance éthique de l’intelligence artificielle. Une réflexion stratégique sur l’humain à l’ère numérique.

Le Togo au croisement du développement humain et de la révolution technologique

Le rapport ne se contente pas de diagnostiquer ; il prescrit. Parmi ses recommandations, il y a la nécessité de forger une « économie de la complémentarité IA-Humain » et d’instaurer une gouvernance éthique de l’IA. L’IA, martèle-t-il, ne doit pas être une fin, mais un levier pour élargir les libertés.

En définitive, à l’heure où l’IA redessine nos horizons, le Togo nous invite à un choix collectif : celui d’une technologie au service de l’humain, non l’inverse. Alors, la question est de savoir si le pays continuera de mettre la personne au centre de ses politiques publiques pour naviguer avec succès dans les eaux tumultueuses de la révolution technologique.

L’avenir du développement au Togo repose sur la capacité de ses dirigeants à transformer ces chiffres en actions concrètes, pour que la souveraineté numérique rime avec inclusion sociale.