Togo : Propriété intellectuelle, arme contre la contrefaçon

Ce 23 février, à Lomé, le Togo a officiellement lancé une série d’ateliers de formation consacrés à la propriété intellectuelle et à la lutte contre la contrefaçon. Une initiative portée par l’Institut National de la Propriété Industrielle et de la Technologie du Togo (INPIT), sous l’égide de l’Agence de Promotion des Investissements et de la Zone Franche (API-ZF), en partenariat avec l’International Trademark Association (INTA) et l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI).

Derrière cet événement technique se joue en réalité une bataille stratégique : celle de la protection des idées, des marques et des créations togolaises dans un monde où l’innovation est devenue le principal moteur de la richesse.

Ministère délégué - Promo Invest. & Souv. Eco
© Ministère délégué - Promo Invest. & Souv. Eco

Protéger l’intangible pour sécuriser la croissance

« Au XXIᵉ siècle, la compétition mondiale ne se joue plus uniquement sur les ressources naturelles, mais sur la connaissance, la technologie et l’innovation », a rappelé le ministre lors de son allocution d’ouverture.

Le constat est sans équivoque : dans une économie mondialisée, une idée non protégée peut être copiée, exploitée ailleurs et priver son créateur de revenus légitimes. La propriété intellectuelle — qu’il s’agisse de brevets, de marques, de dessins industriels ou de droits d’auteur — constitue désormais un outil de souveraineté économique.

Pour un pays comme le Togo, engagé dans une dynamique de transformation numérique et d’industrialisation, protéger les actifs immatériels revient aussi à sécuriser l’avenir des entrepreneurs locaux.

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La contrefaçon, un frein silencieux

La contrefaçon reste un défi majeur en Afrique de l’Ouest. Produits pharmaceutiques falsifiés, pièces détachées imitées, marques copiées : ces pratiques fragilisent les entreprises, découragent également les investisseurs et mettent parfois en danger les consommateurs.

Ainsi, en renforçant les capacités des magistrats, des douaniers, des forces de sécurité et des entrepreneurs à identifier et sanctionner ces pratiques, les autorités togolaises entendent assainir l’environnement des affaires.

L’implication de partenaires internationaux comme l’INTA et l’OMPI traduit la volonté d’aligner le cadre togolais sur les standards internationaux.

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Un levier pour attirer les investisseurs

Pour les investisseurs étrangers, la sécurité juridique est un critère déterminant. Un pays capable de garantir la protection des marques et des innovations rassure les multinationales comme les start-up.

L’API-ZF, bras opérationnel de la promotion des investissements, voit dans cette initiative un moyen de renforcer l’attractivité du Togo. Car une économie innovante sans protection efficace perd en crédibilité.

Dans le contexte de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), la protection des marques togolaises devient également un enjeu régional. Les entreprises locales qui souhaitent exporter doivent pouvoir défendre leurs produits sur de nouveaux marchés.

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Vers une culture de l’innovation

Au-delà de la formation technique, ces ateliers ambitionnent de créer une véritable culture de la propriété intellectuelle.

Beaucoup de petites et moyennes entreprises ignorent encore les procédures de dépôt de marque ou de brevet. Résultat : des concepts prometteurs restent vulnérables.

En sensibilisant les acteurs économiques, l’État veut encourager la formalisation et la valorisation des innovations locales, qu’il s’agisse d’agroalimentaire, de technologies numériques ou d’artisanat.

Une ambition à long terme

Le lancement de ces ateliers n’est qu’une étape. Pour produire des effets durables, la politique de propriété intellectuelle devra s’accompagner d’une simplification des procédures de dépôt, d’un renforcement des contrôles aux frontières, d’une justice spécialisée capable de traiter rapidement les litiges et d’une sensibilisation continue des entrepreneurs.

Dans un monde où la valeur d’une entreprise repose souvent davantage sur sa marque que sur ses machines, protéger l’innovation togolaise revient à investir dans la prospérité future.

La CCI-Togo accueille Naos Investimenti pour des transferts d’argent sans internet

C’est une petite révolution technologique et financière qui se dessine dans les couloirs de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo). En effet, une délégation de l’établissement financier italien Naos Investimenti S.p.A. a présenté à Lomé un projet novateur de transferts monétaires à bas coûts, capable de fonctionner sans internet haut débit. De notre correspondant à Lomé,

L’information fait déjà grand bruit dans le milieu des affaires togolais. Hier, à Lomé, les commissaires de la CCI-Togo ont reçu les représentants du groupe italien Naos Investimenti S.p.A. – Christian Dominici S.p.A. Au menu des discussions : une solution financière « tout terrain », conçue spécifiquement pour les zones où la fracture numérique freine encore l’économie.

CCI-Togo
© CCI-Togo

Briser le mur de la connectivité

Le constat de départ est simple : l’accès à l’internet haut débit reste un luxe pour de nombreux opérateurs économiques sur le continent. Pour pallier cette difficulté, les experts italiens ont développé un système de transfert monétaire utilisant l’intelligence artificielle pour simplifier les transactions, tout en réduisant drastiquement les frais.

L’objectif affiché est d’inclure ceux que le système bancaire classique oublie trop souvent : les ménages à faible revenu, les femmes, les jeunes entrepreneurs et surtout le vaste secteur informel. Ainsi, en proposant des outils utilisables avec une faible connectivité, le projet espère fluidifier les échanges au sein des très petites et moyennes entreprises (TPME).

CCI-Togo
© CCI-Togo

Le tourisme en ligne de mire

Mais l’initiative ne s’arrête pas à la simple transaction financière. Naos Investimenti souhaite également devenir un levier pour le secteur touristique togolais. Le projet prévoit également des lignes de financement spécifiques pour valoriser le potentiel national, de la création d’infrastructures à la consolidation des activités locales.

Les commissaires de la CCI-Togo, Péyébinesso Limazie et Esso Byou Bekley, ont accueilli la proposition avec un intérêt marqué. « C’est une opportunité pour l’économie togolaise », ont-ils laissé entendre, assurant que le projet sera rapidement présenté aux ressortissants de la Chambre pour une mise en œuvre concrète.

Alors que le Togo cherche à moderniser son économie tout en préservant son inclusion sociale, ce partenariat sino-européen pourrait bien offrir le chaînon manquant entre haute technologie et réalités locales.

Grand Lomé : Quand le déchet plastique devient un outil de mobilité

Lomé, le 9 janvier 2026 — Dans les rues de la capitale togolaise, une bouteille en plastique abandonnée n’est plus seulement une source de pollution : c’est désormais une future béquille ou un emploi pour une personne vulnérable. Grâce à un partenariat innovant entre le Togo et la France, l’économie circulaire s’affirme comme un puissant moteur d’inclusion sociale.

 

Une décennie d’engagement pour la planète

L’histoire commence en 2011 avec la naissance de Green Industry Plast (GIP) Togo. Depuis quinze ans, cette entreprise pionnière s’est donné pour mission de nettoyer le paysage urbain en collectant et en valorisant les déchets ménagers. Mais depuis la fin de l’année 2025, cette ambition a franchi un nouveau palier grâce à une synergie stratégique avec l’Agence Française de Développement (AFD) et la Fédération Togolaise des Associations de Personnes Handicapées (FETAPH).

 

Deux projets, une seule ambition : la transformation

La coopération franco-togolaise s’articule autour de deux initiatives majeures lancées dans le Grand Lomé, alliant écologie et solidarité :

  • Le projet VaDeM (Valorisation des Déchets Ménagers) : ce volet technique vise à structurer et renforcer la filière de collecte et de recyclage. Les plastiques récupérés ne seront plus simplement stockés, mais transformés en matériaux réutilisables, injectant ainsi une nouvelle valeur dans l’économie locale.
  • Le projet « Autonomie et Inclusion » : C’est ici que la magie sociale opère. Les plastiques recyclés par VaDeM servent de matière première pour la fabrication de matériel médical. Des équipements essentiels, comme des béquilles, seront désormais produits localement à coût réduit, facilitant l’accès à la mobilité pour les personnes en situation de handicap.

 

Un modèle de justice sociale et environnementale

L’impact de cette démarche est triple. Tout d’abord, elle offre une réponse concrète à la pollution plastique qui asphyxie les zones urbaines. Ensuite, elle brise les barrières financières qui privent les plus démunis d’équipements de mobilité abordables. Enfin, elle ouvre des perspectives d’insertion professionnelle pour les populations les plus défavorisées, intégrées dans la chaîne de valeur de la collecte et de la production.

« À travers cette coopération, le Togo et la France allient développement durable et justice sociale », soulignent les acteurs du projet.

Il ne s’agit plus seulement de protéger l’environnement, mais de mettre l’écologie au service des plus vulnérables.

 

Lomé, laboratoire de l’innovation verte

Ce modèle togolais prouve que rien ne se perd, tout se transforme. Les déchets deviennent une ressource précieuse lorsqu’ils s’inscrivent dans une vision politique et sociale claire. En convertissant un fléau environnemental en levier d’autonomie pour les personnes handicapées, le Grand Lomé se positionne comme un exemple inspirant pour l’ensemble de la sous‑région.

Dagan Connectée 2025 : le numérique au service des femmes entrepreneures

À Kpalimé, des femmes entrepreneures prennent part à une formation innovante axée sur les compétences numériques. Lancée dans le cadre du programme Dagan Connectée 2025, cette initiative vise à renforcer l’autonomie financière des participantes et à dynamiser l’écosystème entrepreneurial local.

 

Kpalimé, 11 novembre 2025 – À Kpalimé, les femmes entrepreneures ont démarré, le 4 novembre 2025, une formation innovante dans le cadre de Dagan Connectée 2025, un programme dédié à l’acquisition de compétences numériques pour développer leurs micro-entreprises.

 Dagan Connectée 2025 : un programme axé sur le numérique pour les micro-entreprises

 

Dès l’ouverture, la cérémonie a été l’occasion pour les participantes de se rencontrer, d’échanger et de découvrir le contenu de cette formation centrée sur le renforcement des compétences digitales. En effet, ce programme ambitionne de fournir aux femmes les outils digitaux nécessaires pour mieux gérer, promouvoir et étendre leurs activités entrepreneuriales.

À Kpalimé, des femmes entrepreneures suivent une formation numérique dans le cadre de Dagan Connectée 2025, un programme visant à renforcer leurs compétences digitales et à stimuler l’entrepreneuriat local.
© À Kpalimé, des femmes entrepreneures suivent une formation numérique dans le cadre de Dagan Connectée 2025, un programme visant à renforcer leurs compétences digitales et à stimuler l’entrepreneuriat local.

Formation pratique pour booster l’entrepreneuriat féminin

 

Tout au long du programme, les femmes bénéficieront de modules sur la gestion numérique de projets, le marketing en ligne, et l’utilisation d’outils digitaux pour le suivi et la croissance de leurs activités. Ainsi, l’objectif est de leur donner les moyens de transformer leurs initiatives en projets durables et rentables.

Pour sa part, Yas Togo, initiateur du programme, a salué la motivation et la soif d’apprentissage des participantes, et les a encouragées à tirer le meilleur parti de ce parcours pour consolider leur avenir entrepreneurial.

À Kpalimé, des femmes entrepreneures suivent une formation numérique dans le cadre de Dagan Connectée 2025, un programme visant à renforcer leurs compétences digitales et à stimuler l’entrepreneuriat local.
© À Kpalimé, des femmes entrepreneures suivent une formation numérique dans le cadre de Dagan Connectée 2025, un programme visant à renforcer leurs compétences digitales et à stimuler l’entrepreneuriat local.

Vers une autonomisation économique durable

 

Grâce à cette initiative, Dagan Connectée 2025 contribue à renforcer l’autonomie financière des participantes tout en stimulant l’écosystème entrepreneurial local. C’est pourquoi Yas Togo encourage les femmes à mettre à profit cette opportunité pour consolider leur avenir professionnel et participer activement au développement économique de la région.

En misant sur le numérique pour outiller les femmes entrepreneures, Dagan Connectée 2025 trace les contours d’un entrepreneuriat inclusif et durable. Une démarche qui pourrait inspirer d’autres régions à investir dans la formation comme levier de développement économique.

Mission-Tové : le Togo relance son agriculture grâce à la BOAD

À Mission-Tové, le Togo cultive pour  l’avenir. Grâce au soutien de la BOAD, un ambitieux projet agricole et social de 14,7 milliards FCFA transforme les terres, les villages et les vies. Irrigation, infrastructures, éducation : le PARTAM redessine le paysage rural avec la souveraineté alimentaire en ligne de mire.

 

Lomé, 21 octobre 2025 — Dans les verdoyantes plaines de Kovié, au cœur du Togo, un vent de renouveau souffle sur les campagnes. La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) vient de porter une pierre angulaire à l’édifice de la souveraineté alimentaire locale. Grâce à son financement massif, le Projet d’Aménagement et de Réhabilitation des Terres Agricoles dans la zone de Mission-Tové (PARTAM) s’attaque aux racines des défis ruraux : famines sporadiques et précarité quotidienne. Avec un budget global flirtant les 14,8 milliards de FCFA, dont 8 milliards injectés par la BOAD, cette initiative promet de transformer des hectares de terre en greniers prospères et des villages en havres d’opportunités.

 

Mission-Tové : une offensive multi-fronts contre l’insécurité alimentaire

 

L’ampleur du PARTAM impressionne. Au menu : une remise à neuf complète du barrage de Zio Kpota, couplée à la restauration du canal d’alimentation et à la revitalisation d’une vaste étendue de 360 hectares déjà en exploitation. Mais le projet ne s’arrête pas là. Il vise aussi à conquérir de nouvelles frontières agricoles en développant 240 hectares supplémentaires, prêts à accueillir semences et sueur des cultivateurs.

Pour que ces terres ne restent pas oisives, un soutien concret aux exploitants est prévu. Des groupements de paysans verront leurs arsenaux s’enrichir d’équipements modernes pour le labour et la conversion du riz en paddy, accélérant ainsi la chaîne de valeur locale. Et pour préserver les récoltes des caprices du climat, 15 entrepôts dotés de zones de séchage émergeront, comme des sentinelles contre le gaspillage.

De la pêche à l’éducation : un écosystème rural repensé

 

L’agriculture n’est que le premier pilier de cette ambition holistique. Le PARTAM intègre une dimension aquacole audacieuse avec la création de 35 bassins dédiés à l’élevage piscicole, chacun couvrant 625 m². D’ailleurs, ces étendues bleues pourraient bien diversifier les assiettes des familles et générer des revenus complémentaires pour les pêcheurs amateurs.

La mobilité rurale, elle aussi, passe à la vitesse supérieure. Plus de 21 kilomètres de pistes seront refaits à neuf, reliant des fermes isolées aux marchés animés, et facilitant le va-et-vient des marchandises et des hommes. En plus , l’accès à l’eau potable, vital dans ces contrées arides, s’améliore via une petite station de distribution : un réservoir de 50 m³ perché sur un château d’eau, alimentant six points de puisard pour désaltérer les communautés.

Enfin, l’investissement humain scelle l’avenir. Six nouvelles écoles verront le jour pour former les générations montantes, flanquées de 15 installations sanitaires et de cinq espaces dédiés à l’alphabétisation des adultes. Ces infrastructures ne sont pas de vains édifices ; elles incarnent une vision où l’éducation et l’hygiène deviennent des armes contre la pauvreté endémique.

 

Vers un Togo rural résilient et autonome

 

En somme, ce projet, financé en grande partie par la BOAD, illustre une synergie réussie entre institutions régionales et besoins locaux. En misant sur l’irrigation, la mécanisation et les services de base, le PARTAM ne se contente pas de combler des manques : il forge une résilience durable face aux aléas climatiques et économiques. Les habitants de Mission-Tové, longtemps aux prises avec des sols ingrats et des infrastructures défaillantes, entrevoient déjà un horizon plus clément.

Reste à suivre les premiers semis et les premiers élèves derrière les pupitres pour mesurer l’impact réel. En attendant, cette initiative togolaise rappelle que l’Afrique de l’Ouest regorge de potentiels inexploités, prêts à éclore sous l’impulsion d’investissements avisés.

 

Togo : Gest-exo digitalise les exonérations douanières

Une nouvelle ère s’ouvre pour les opérateurs économiques togolais. L’Office togolais des recettes (OTR) vient de lancer Gest-exo, une plateforme numérique qui révolutionne la gestion des demandes d’exonérations et de franchises douanières. Fini les files d’attente : place à l’efficacité connectée.

 

Lomé, 1er octobre 2025 – Mardi dernier, dans les bureaux de l’Office togolais des recettes (OTR), une petite révolution s’est glissée discrètement entre les claviers et les écrans. En effet, le 30 septembre, l’institution a dévoilé Gest-exo, une plateforme en ligne qui transforme la gestion des demandes d’exonérations et de franchises en un processus fluide, sans papier ni files d’attente interminables. Pour les opérateurs économiques, c’est un pas de géant vers une administration plus accessible, où un clic remplace les allers-retours administratifs.

L’OTR lance Gest-exo, une plateforme numérique pour simplifier les demandes d’exonérations douanières au Togo. Objectif : dématérialisation, traçabilité et gain de temps pour les entreprises.
© L’OTR lance Gest-exo, une plateforme numérique pour simplifier les demandes d’exonérations douanières au Togo. Objectif : dématérialisation, traçabilité et gain de temps pour les entreprises.

 Gest-exo : de la saisie à la validation, tout est connecté

 

Baptisée Gest-exo, cette solution digitale permet de soumettre les dossiers directement en ligne, de la saisie initiale jusqu’à la validation finale par les autorités. Ainsi, fini les formulaires physiques : la plateforme assure une traçabilité totale, avec chaque étape enregistrée pour une transparence accrue. De plus, elle se connecte automatiquement au système douanier SYDONIA, évitant ainsi les ruptures dans le flux des informations.

« Cette plateforme répond à un impératif d’efficacité. Elle permet une gestion fluide des demandes, de leur soumission jusqu’à leur transmission automatique au système douanier SYDONIA », a expliqué Atta-Kakra Essien, commissaire des douanes et droits indirects.

 Suivi en temps réel et transition progressive

 

Par ailleurs, Gest-exo intègre des alertes en temps réel : les utilisateurs reçoivent des notifications sur l’avancement de leurs dossiers, un suivi qui transforme l’attente en information actionable. En conséquence, les opérateurs peuvent anticiper les délais et ajuster leurs démarches en fonction des retours reçus.

En complément, une période de transition est prévue pour accompagner le changement : trois mois pour clore les anciennes demandes papier. Dès lors, à partir du 1er janvier 2026, toutes les nouvelles procédures devront passer par la plateforme – une échéance claire qui incite à l’adoption rapide.

L’OTR lance Gest-exo, une plateforme numérique pour simplifier les demandes d’exonérations douanières au Togo. Objectif : dématérialisation, traçabilité et gain de temps pour les entreprises.
© L’OTR lance Gest-exo, une plateforme numérique pour simplifier les demandes d’exonérations douanières au Togo. Objectif : dématérialisation, traçabilité et gain de temps pour les entreprises.

 Vers une administration douanière 100 % numérique

Cette initiative s’inscrit dans la vague de modernisation lancée par l’OTR, notamment après la digitalisation récente des laissez-passer. En effet, l’objectif global est de dématérialiser les services douaniers, booster l’efficacité et simplifier la vie des entreprises, dans un contexte où chaque heure gagnée compte pour l’économie togolaise.

Gest-exo : un signal fort pour les opérateurs économiques

Pour les acteurs du terrain, Gest-exo n’est pas qu’un outil technique : c’est un signal que l’administration s’adapte au rythme du numérique. Dès lors, reste à voir comment les utilisateurs l’accueilleront dans les prochaines semaines, alors que la plateforme commence tout juste à tourner. En définitive, c’est une étape de plus vers un Togo plus connecté, un dossier à la fois.