À Lomé, l’apprentissage ne se limite pas toujours aux salles de classe. À cet effet, le jeudi 5 mars 2026, des élèves de l’école Arc-en-Ciel ont troqué leurs cahiers contre une immersion sur le terrain. Direction : le bureau de poste de Nyekonakpoè, au cœur de la capitale togolaise.
Cette visite pédagogique visait à rapprocher les plus jeunes d’un service public souvent méconnu : le secteur postal et ses activités financières. Une initiative qui s’inscrit dans la volonté de sensibiliser les élèves, dès le primaire, au fonctionnement concret de certaines institutions du quotidien.
À la découverte des coulisses d’un service essentiel
Dès leur arrivée, les élèves ont été accueillis par les agents du bureau de poste qui leur ont expliqué, étape par étape, le parcours d’un courrier. De la réception d’une lettre à son acheminement vers son destinataire, les enfants ont pu observer les différentes opérations réalisées chaque jour dans les guichets et les espaces de tri.
Cependant, la poste ne se limite pas à l’envoi de lettres. Les responsables présents ont également présenté aux élèves les services financiers proposés aux usagers : transferts d’argent, épargne ou encore paiements de certaines prestations.
Pour beaucoup d’élèves, cette découverte a permis de comprendre que le bureau de poste reste un acteur clé de la vie économique et sociale, notamment pour les populations qui n’ont pas toujours accès aux services bancaires classiques.
Une immersion concrète pour éveiller les vocations
Au fil de la visite, les élèves ont multiplié les questions : comment les colis arrivent-ils à destination ? Que se passe-t-il lorsqu’une lettre se perd ? Combien de temps met un courrier pour voyager d’une ville à une autre ?
Les agents ont pris le temps de répondre, transformant ainsi la visite en véritable séance d’échanges. Cette interaction a permis aux enfants de mieux saisir l’importance de la rigueur et de l’organisation dans le travail postal.
Pour les enseignants accompagnateurs, ce type d’activité constitue un complément essentiel à l’apprentissage scolaire. En effet, confronter les élèves à la réalité du terrain permet de rendre certaines notions plus concrètes et d’éveiller leur curiosité pour différents métiers.
Renforcer le lien entre l’école et les services publics à Nyekonakpoè
Au-delà de la simple découverte, cette visite reflète aussi une volonté de rapprocher les institutions publiques de la jeunesse. Dans un contexte où la digitalisation transforme progressivement les modes de communication, le secteur postal continue d’évoluer pour répondre aux nouveaux besoins des usagers.
En ouvrant ses portes aux élèves, le bureau de poste de Nyekonakpoè participe ainsi à un effort de sensibilisation citoyenne. Car comprendre comment fonctionnent les services publics constitue aussi une manière de former les citoyens de demain.
Le 3 mars 2026, l’Hôtel Concorde de Lomé a servi de cadre à une conférence nationale capitale pour l’avenir de l’agrobusiness togolais. Au cœur des débats : le projet BASIS. Son ambition ? Transformer des étudiants théoriciens en experts de terrain pour répondre aux besoins d’une économie rurale en pleine mutation.
Pendant trop longtemps, les institutions togolaises ont réduit le diplôme agricole à des savoirs académiques déconnectés des réalités de la terre. C’est ce paradigme que le projet Boosting Agriculture Studies in Sub-Saharian Africa (BASIS) entend renverser. Devant une assemblée composée d’universitaires, de bailleurs de fonds et d’opérateurs du secteur privé, le constat est resté unanime : pour nourrir le pays, il faut d’abord former des bras et des cerveaux prêts à l’emploi.
Le concept est simple mais radical : l’immersion. En recevant le stage pratique au centre du cursus, BASIS ne se contente pas de délivrer des parchemins ; il forge des profils capables de piloter des exploitations modernes dès leur sortie de l’université.
Présent pour l’ouverture des travaux, le ministre délégué à l’Enseignement supérieur, le Professeur Gado Tchangbedji, a rappelé que cette initiative n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans la vision globale de Faure Essozimna Gnassingbé, qui a fait de la modernisation agricole la pierre angulaire de sa politique de croissance.
« L’agriculture est notre levier de souveraineté alimentaire et de création d’emplois », a martelé le ministre.
Pour le gouvernement, il ne s’agit plus de produire des fonctionnaires du secteur agricole, mais de mobiliser des entrepreneurs ruraux. Cette mutation nécessite un lien organique entre les facultés et les fermes, un pont que BASIS s’attelle à construire avec le soutien de partenaires internationaux.
Cependant, l’heure n’est plus seulement aux bilans. En effet, la conférence de Lomé a servi de rampe de lancement pour la phase de consolidation, au cours de laquelle les participants ont planché sur des stratégies destinées à pérenniser les acquis du projet.
Ainsi, ils ont proposé la généralisation des étapes de longue durée en milieu rural, l’actualisation des cursus en fonction des besoins réels des entreprises agro‑industrielles et, enfin, le renforcement de la coopération Sud‑Sud pour partager les réussites régionales.
Par ailleurs, le ministre a assuré que les conclusions de cette rencontre seront examinées de très près au sommet de l’État, car si le Togo veut devenir un hub logistique et agricole, la bataille se gagnera d’abord dans la qualité de ses ressources humaines.
À l’heure où les réseaux sociaux redessinent l’espace public, la bataille de l’information se joue désormais sur les écrans. Au Togo, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a choisi d’investir un terrain stratégique : la jeunesse. La campagne nationale sur la « Lutte contre la désinformation et le renforcement de la démocratie à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle » a officiellement pris fin le 27 février 2026 à l’UCAO-UUT, dernière étape d’un périple académique dans le Grand Lomé.
Après le Collège Protestant et l’Université ESAG-NDE, cette clôture marque l’aboutissement d’une initiative portée par la Direction du Renforcement Démocratique.
En toile de fond, un constat partagé par de nombreux observateurs : la circulation rapide d’informations non vérifiées fragilise les sociétés contemporaines. Dans un environnement dominé par l’instantanéité et les algorithmes, la frontière entre opinion, manipulation et réalité devient parfois floue.
Ainsi, au fil des rencontres, les intervenants ont insisté sur la nécessité d’un usage responsable des outils numériques. Il ne s’agit plus seulement de consommer l’information, mais de la questionner, de la vérifier et d’en mesurer l’impact.
En d’autres termes, l’éducation aux médias apparaît désormais comme un pilier complémentaire à l’éducation civique traditionnelle.
Plus de 1 200 jeunes sensibilisés contre la désinformation
Au total, plus de 1 200 élèves et étudiants ont participé aux différentes sessions. L’objectif affiché est clair : faire de ces jeunes des relais actifs dans leurs établissements et communautés.
Car la stratégie adoptée par les autorités repose sur un principe simple : la prévention est plus efficace que la sanction. Plutôt que de se limiter à un cadre répressif, la campagne privilégie la pédagogie, l’esprit critique et la responsabilisation individuelle.
Dans un contexte où l’intelligence artificielle permet de générer des contenus toujours plus crédibles – y compris des images ou des vidéos manipulées –, le défi devient encore plus complexe.
La question posée au cœur de cette campagne dépasse la simple lutte contre les fausses nouvelles. Elle touche à la solidité même du débat démocratique.
En effet, une information biaisée peut influencer des choix électoraux, exacerber des tensions sociales ou décrédibiliser les institutions. Dès lors, renforcer la capacité des jeunes à décrypter les contenus devient un enjeu stratégique.
Cependant, certains observateurs soulignent qu’au-delà de la sensibilisation, la consolidation démocratique passe également par la transparence institutionnelle et la confiance dans les sources officielles. La lutte contre la désinformation ne saurait donc être unilatérale ; elle implique un engagement partagé entre citoyens, médias et pouvoirs publics.
Une dynamique appelée à se poursuivre
La clôture de la campagne à l’UCAO-UUT ne signifie pas la fin du chantier. Au contraire, elle ouvre la voie à d’autres initiatives, notamment dans les régions de l’intérieur du pays.
À long terme, le défi sera d’inscrire durablement l’éducation au numérique dans les programmes scolaires et universitaires. Car dans un monde où l’information circule plus vite que jamais, la maturité numérique devient une compétence essentielle.
En misant sur la jeunesse, le Togo fait le choix d’un pari ambitieux : transformer les utilisateurs d’aujourd’hui en acteurs conscients et responsables du débat public de demain.
L’Université de Lomé a officiellement lancé le projet CRISP-UL, une initiative ambitieuse visant à structurer une chaîne d’approvisionnement locale entre les agriculteurs togolais et les cantines scolaires. Présenté comme une réponse aux défis alimentaires et à l’inclusion socio-économique, ce projet s’inscrit dans une logique de résilience, d’inclusion sociale et de promotion des femmes rurales.
Porté en partenariat avec l’International Development Research Centre (IDRC) du Canada, CRISP-UL entend proposer un modèle de distribution alimentaire qui relie directement la production paysanne aux besoins de l’alimentation scolaire dans plusieurs régions du Togo.
Trois régions pilotes au cœur de l’expérimentation
Selon les promoteurs du projet, les autorités ont retenu les régions des Plateaux, de la Kara et des Savanes comme zones pilotes. Dans ces territoires, qui rassemblent une diversité de systèmes agricoles et socioculturels, les responsables ont sélectionné 180 écoles pour participer à l’expérimentation.
CRISP-UL prévoit notamment l’installation de sites de démonstration intégrant des pratiques agroécologiques, des jardins scolaires et de petites unités d’élevage. L’objectif consiste à allier recherche appliquée et mise en œuvre concrète, afin de développer des modèles de chaînes d’approvisionnement que l’État pourra répliquer à l’échelle nationale.
En filigrane, ce projet ambitionne de contribuer à un système alimentaire plus autonome, orienté vers la valorisation de la production locale, tout en réduisant la dépendance aux importations de denrées destinées aux programmes de restauration scolaire.
Les femmes rurales au centre du dispositif
L’un des volets les plus novateurs de CRISP-UL est son attention particulière aux femmes agricultrices. En zone rurale, ces dernières jouent un rôle déterminant dans la production maraîchère et vivrière, mais sont souvent confrontées à des obstacles d’accès aux marchés et aux ressources.
Selon les coordinateurs du projet, l’intégration des femmes à ce système d’approvisionnement doit permettre d’améliorer leurs débouchés commerciaux grâce à un accès plus direct aux marchés institutionnels que représentent les cantines scolaires. Il s’agit d’une démarche qui combine inclusion sociale et autonomisation économique, tout en renforçant la sécurité alimentaire locale.
D’un côté, les producteurs seront mieux intégrés dans les circuits de distribution structurés ; de l’autre, les cantines bénéficieront d’un approvisionnement plus régulier et plus nutritif. Ce double effet répond à la fois aux enjeux éducatifs, nutritionnels et économiques des communautés.
Une réponse innovante aux défis régionaux
Les cantines scolaires sont au Togo — comme dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest — des leviers à la fois pour l’éducation et pour l’économie rurale. À ce titre, elles jouent un rôle stratégique dans la lutte contre la malnutrition, l’abandon scolaire et la promotion du développement rural.
En structurant la demande alimentaire des écoles autour de produits locaux, le projet CRISP-UL s’inscrit dans une dynamique plus large, visant à créer des chaînes de valeur agricoles inclusives et durables, tout en améliorant la performance des programmes de restauration scolaire et l’accès des enfants à une alimentation de qualité.
Perspectives et défis à venir
Sur une durée prévue de 42 mois (jusqu’en septembre 2028), l’Université de Lomé et ses partenaires vont suivre, évaluer et ajuster les stratégies mises en œuvre dans les zones pilotes. L’un des objectifs principaux est de fournir des données probantes qui pourraient influencer les politiques publiques de sécurité alimentaire et d’éducation, notamment en matière de systèmes alimentaires territoriaux.
Les résultats attendus pourraient aussi préfigurer de nouvelles approches pour relier plus efficacement les agriculteurs locaux aux marchés institutionnels, avec des effets positifs potentiels sur l’emploi rural, la nutrition infantile et l’économie locale dans son ensemble.
Sous un ciel chargé de symboles plus que de nuages, la Faculté des Sciences de la Santé (FSS) a franchi, ce vendredi 20 février 2026, une étape majeure de son histoire. En effet, dans la salle du Conseil de l’université, responsables académiques, partenaires techniques et étudiants ont assisté à la cérémonie de pose de la première pierre du futur Complexe clinique odonto-stomatologique.
Au-delà du geste protocolaire, c’est une ambition nationale qui se dessine : former mieux, soigner mieux, et rapprocher l’université des besoins réels de la population.
Un partenariat stratégique avec Mercy Ships International
Le projet est réalisé en collaboration avec Mercy Ships International, organisation humanitaire reconnue pour ses navires-hôpitaux et ses actions de renforcement des capacités médicales en Afrique.
Ainsi pour les responsables universitaires, cette coopération dépasse la simple construction d’un bâtiment. Elle incarne une vision commune : faire de la formation en santé bucco-dentaire un pilier du système sanitaire togolais.
Représentant le président de l’université, le premier vice-président, Professeur Komlan Batawila, a souligné que ce partenariat s’inscrit dans une logique d’excellence académique et de service public. En ce sens, l’objectif est clair : offrir aux étudiants un environnement moderne, adapté aux exigences actuelles de la médecine.
Le futur complexe clinique sera dédié à trois missions essentielles : offrir une formation pratique aux étudiants en odontostomatologie, stimuler la recherche scientifique en santé bucco-dentaire et améliorer l’accès de la population aux soins spécialisés.
Aujourd’hui, l’insuffisance d’infrastructures limite la qualité de la formation clinique, obligeant les étudiants à travailler sur des plateaux techniques réduits. En fait, ce nouveau centre ambitionne de corriger cette contrainte en proposant un cadre moderne, conforme aux standards actuels.
Pour le professeur Aboudoulatif Diallo, premier vice-doyen de la FSS, cette infrastructure représente un levier stratégique : elle renforcera les compétences des futurs praticiens tout en augmentant la capacité d’accueil des patients nécessitant des soins spécialisés.
Au Togo, les pathologies bucco-dentaires restent fréquentes, parfois aggravées par un accès limité aux soins spécialisés, surtout en dehors des grands centres urbains.
En dotant la capitale universitaire d’un complexe clinique dédié, l’Université de Lomé contribue ainsi à réduire cet écart. L’initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du système de santé.
Car former des médecins et chirurgiens-dentistes compétents ne suffit pas ; encore faut-il leur offrir des conditions d’apprentissage en phase avec les réalités du terrain.
Une université au cœur du développement national
La cérémonie a réuni des représentants de Mercy Ships, le maître d’ouvrage, des doyens, des directeurs de services centraux, des enseignants-chercheurs et des étudiants. Par ailleurs, cette mobilisation illustre la dimension collective du projet.
À travers ce chantier, l’Université de Lomé affirme son rôle moteur dans le développement du capital humain et dans l’amélioration du système de santé togolais. L’établissement ne se limite plus à transmettre des savoirs théoriques ; il entend désormais renforcer son impact concret sur la société.
Une pierre posée, une ambition lancée
La pose de la première pierre marque le début d’un chantier qui, à terme, pourrait transformer durablement la formation en odontostomatologie au Togo.
Dans un pays où la demande en soins spécialisés progresse, l’investissement dans les infrastructures universitaires apparaît comme un choix stratégique.
Reste désormais à concrétiser cette ambition dans les délais annoncés, afin que les étudiants et les patients puissent rapidement bénéficier de ce nouvel outil de formation et de soins.
À l’Université de Lomé, la science a désormais un nouveau lieu de mémoire. En effet, ce 18 février 2026, le département de géologie a inauguré la première salle de collection et d’exposition consacrée aux fossiles et aux roches du bassin sédimentaire côtier togolais.
Au-delà d’une simple ouverture d’espace, l’événement marque une étape dans la reconnaissance du patrimoine géologique national, longtemps resté dans l’ombre des laboratoires et des chantiers miniers.
Dans cette salle désormais ouverte, fossiles marins, roches sédimentaires et échantillons minéralogiques racontent près de deux milliards d’années d’histoire naturelle. Chaque pièce exposée constitue une trace tangible des transformations du territoire togolais : anciennes mers disparues, mouvements tectoniques, variations climatiques et formation des sols.
Pour les étudiants et les chercheurs, c’est un outil pédagogique de premier plan. Pour le grand public, c’est une occasion rare de comprendre, de manière concrète, comment s’est façonné le paysage du pays.
La professeure Yawoa Dzidzo Da Costa, à l’origine du projet, a décrit ce lieu comme « une forge de savoir », soulignant ainsi sa valeur pour les générations futures. L’ambition dépasse le cadre universitaire : il s’agit aussi de rendre la science accessible et visible.
Par ailleurs, la nouvelle structure poursuit plusieurs objectifs :
organiser et sécuriser les collections de fossiles et de roches ;
mettre en valeur ce patrimoine scientifique et culturel ;
encourager la coopération entre experts nationaux et internationaux ;
soutenir l’émergence d’un tourisme scientifique et culturel au Togo.
Ce projet bénéficie de l’appui de sociétés extractives opérant dans le pays, notamment SCANTOGO, WACEM et la SNPT. Leur contribution illustre une collaboration entre monde académique et secteur industriel autour de la conservation du patrimoine naturel.
Dans un contexte où l’exploitation des ressources minières occupe une place importante dans l’économie togolaise, la création d’un espace de conservation scientifique apparaît comme un signal fort : exploiter, certes, mais aussi comprendre et préserver.
L’inauguration a rassemblé plusieurs personnalités académiques et institutionnelles, dont le président de l’Université de Lomé, le professeur Kossivi Hounaké, ainsi que le président honoraire, le professeur Adama Mawulé Kpodar. Des représentants des ministères en charge de l’Enseignement supérieur et de l’Éducation nationale, ainsi que la secrétaire générale de l’UNESCO-Togo, ont également pris part à la cérémonie.
Cette mobilisation traduit une volonté d’inscrire la science et la préservation du patrimoine naturel dans la stratégie nationale de développement durable.
À travers cette initiative, le Togo affirme que son sous-sol ne constitue pas seulement une réserve de matières premières, mais aussi un héritage culturel et scientifique.
En offrant un lieu permanent d’exposition, l’Université de Lomé crée un pont entre recherche académique, éducation et sensibilisation citoyenne. Les élèves pourront y découvrir les origines géologiques de leur pays ; les chercheurs y approfondir leurs travaux ; les visiteurs étrangers y trouver un nouvel attrait culturel.
Dans un pays où la jeunesse représente une part importante de la population, investir dans la culture scientifique revient à préparer l’avenir. La salle d’exposition ne se limite pas à montrer des pierres anciennes : elle raconte une histoire, celle d’un territoire façonné par le temps, et d’une nation qui choisit de valoriser son patrimoine naturel.
Le ministère de l’Éducation nationale vient de lancer FOCEN, un portail numérique dédié à la mise à niveau permanente des professeurs. Entre flexibilité et certification, cette réforme veut briser l’isolement géographique des agents de l’État pour transformer l’école togolaise de l’intérieur.
Au Togo, la craie et le tableau noir ne suffisent plus. Pour répondre aux exigences de qualité du XXIe siècle, le gouvernement togolais a franchi une étape décisive dans sa mue digitale. En fin de semaine dernière, la capitale a accueilli le lancement officiel de FOCEN (Formation Continue des Enseignants), une plateforme conçue pour devenir le nouveau compagnon de route des pédagogues du pays.
Fruit d’une collaboration entre l’exécutif et l’UNICEF, cet outil est en effet le bras armé technologique du Plan sectoriel de l’éducation (PSE) 2020-2030.
Un pont entre Lomé et les zones reculées
Par ailleurs, l’originalité de FOCEN réside dans son modèle hybride. En combinant l’apprentissage à distance et les séminaires physiques, Lomé lève l’un des principaux freins à l’excellence académique : l’accès inégal à la formation. Désormais, un enseignant en poste à Dapaong ou dans les montagnes du Kpalimé dispose des mêmes ressources qu’un collègue de la capitale.
Le portail propose des modules interactifs, une bibliothèque numérique et, surtout, un système de suivi personnalisé.
« Nous offrons à chaque enseignant togolais la possibilité de se perfectionner et de faire certifier ses compétences, où qu’il se trouve », a martelé Akakpo-Numado Yawo Séna, secrétaire technique permanent du PSE.
Pourquoi FOCEN est-elle une application vitale ?
Au-delà de la modernité de façade, le lancement de cette application répond à trois impératifs critiques pour le Togo :
La remise à niveau en temps réel : les programmes scolaires évoluent. FOCEN permet de diffuser instantanément les nouvelles méthodes pédagogiques à l’ensemble du corps enseignant, évitant ainsi un décalage entre les directives nationales et la réalité des classes.
La valorisation de la carrière : en intégrant un système de certification, la plateforme transforme également la formation en un véritable levier de promotion sociale et administrative. L’effort de l’enseignant est mesurable et reconnu.
L’efficience budgétaire : organiser des séminaires physiques pour des milliers d’agents coûte cher en logistique et en temps. Le numérique permet en outre de massifier la formation à moindre coût tout en maintenant un haut niveau d’exigence.
Le PSE, boussole d’une ambition nationale
FOCEN s’insère dans la stratégie globale du Plan sectoriel de l’éducation. Véritable « bible » du ministère, le PSE définit non seulement la stratégie pédagogique, mais aussi les mécanismes de financement et la mobilisation des partenaires internationaux. En numérisant la formation, le Togo envoie un signal fort à ses bailleurs de fonds : celui d’un pays prêt à optimiser ses ressources pour une éducation plus inclusive et performante.
L’enjeu est désormais celui de la connectivité et de l’équipement des enseignants. Car si le logiciel est prêt, le succès de cette révolution dépendra de la capacité des maîtres à s’approprier ces nouveaux outils numériques au quotidien.
Le ministère de la Justice a lancé, le 11 février, une offensive pédagogique dans les établissements scolaires et universitaires. Objectif : vacciner la jeunesse contre le virus de la désinformation et transformer les réseaux sociaux en remparts de la démocratie.
Dans les travées du Collège Protestant de Lomé Tokoin (CPLT), l’heure n’était pas aux cours de mathématiques habituels, le mercredi 11 février dernier. Devant un parterre d’élèves attentifs, le gouvernement togolais a donné le coup d’envoi d’une tournée nationale cruciale. Le thème, aux allures de défi contemporain, ne laisse aucun doute sur l’urgence du moment : comment préserver l’édifice démocratique face aux dérives de l’intelligence artificielle (IA) et aux fake news ?
Pilotée par la Direction du Renforcement Démocratique, cette campagne ne sort pas du néant. Elle s’inscrit dans une stratégie de long terme impulsée par le chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé, visant à faire des jeunes Togolais des citoyens « cyber-conscients ».
Pour Oubo M’bo, directeur du Renforcement Démocratique, l’enjeu dépasse la simple maîtrise technique. Il s’agit d’une éducation à la responsabilité. « L’initiative vise à outiller la jeunesse pour une utilisation du numérique au service de la culture démocratique », a-t-il souligné au nom du ministre de tutelle. L’ambition est claire : transformer 1 200 futurs leaders en barrières infranchissables contre les manipulations de l’opinion.
L’intervention de l’expert Aglisso Mori a mis en lumière la face obscure de la technologie. Loin d’être de simples erreurs de jugement, la désinformation est ici présentée comme une arme de déstabilisation massive. Selon le spécialiste, les risques sont multiples pour le pays :
Effritement de l’autorité : perte de confiance envers les institutions républicaines.
Pollution du débat : manipulation des consciences et atteinte à la liberté d’expression.
Menace régalienne : périls directs pour la sécurité nationale.
Pour le directeur du CPLT, Kokou Zounon, cet éveil des consciences est vital. Dans un monde où les algorithmes peuvent fabriquer de fausses réalités en quelques secondes, le discernement devient la première compétence civique.
La sensibilisation ne s’arrête pas aux portes du collège Tokoin. Le ministère de la Justice entend maintenir la pression pédagogique tout au long du mois de février. Le calendrier est déjà bouclé :
19 février : cap sur l’École Supérieure d’Administration et de Gestion (ESAG-NDE).
23 février : rencontre avec les étudiants de l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO).
À travers des débats mouvants et des sessions de jeux-quiz, le gouvernement togolais espère ancrer durablement ces réflexes de vérification. Une manière de rappeler qu’à l’ère de l’intelligence artificielle, l’intelligence humaine et le civisme restent les meilleures garanties de la stabilité nationale.
Reçu ce 13 février par le nouveau ministre délégué à l’Enseignement supérieur, le front syndical des universités publiques joue la carte de la concertation. Derrière les vœux de protocole se dessine l’agenda d’une modernisation des campus de Lomé et Kara sous haute surveillance sociale.
L’ambiance se voulait apaisée, ce vendredi 13 février 2026, dans la salle de conférence du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Pour sa première grande rencontre avec les partenaires sociaux, le Professeur Gado Tchangbedji, ministre délégué, a choisi d’écouter. Face à lui, une délégation de responsables syndicaux représentant aussi bien le corps enseignant que le personnel administratif et technique (PAT) des universités publiques du Togo.
Tchangbedji et les syndicats : un pacte de stabilité pour les campus
Officiellement, cette audience marquait une prise de contact protocolaire pour saluer la nomination du ministre et formuler les vœux pour l’année nouvelle. Mais dans le style feutré de l’administration togolaise, l’enjeu était ailleurs : réaffirmer la solidité du dialogue social.
Entouré de sa directrice de cabinet, Mme Ama Dzifa Gameti, le Professeur Tchangbedji a d’emblée posé le cadre de son action. Pour l’exécutif, le dialogue social n’est pas une simple formalité, mais un « levier de performance » indispensable à la stabilité des institutions universitaires. En clair, Lomé veut éviter toute zone de turbulences sur les campus pour mener à bien ses réformes de fond.
Le ministre a profité de ce face-à-face pour rappeler les priorités du gouvernement, placées sous l’impulsion du chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé. La modernisation de l’enseignement supérieur togolais passe par une mue structurelle dont les campus de Lomé et de Kara sont les premiers bénéficiaires. Des investissements massifs sont engagés pour doter les universités de bâtiments modernes, tandis que l’objectif affiché reste l’amélioration des standards d’apprentissage afin de s’aligner sur les exigences internationales. Le ministère mise également sur une approche participative, impliquant directement les acteurs de terrain dans le processus de décision.
De leur côté, les responsables syndicaux ont affiché une volonté de « développement harmonieux », s’engageant à accompagner le ministère dans ses chantiers. Cette lune de miel apparente témoigne d’une volonté commune de renforcer la gouvernance des universités publiques, alors que les attentes des étudiants et du personnel en matière de conditions de travail restent fortes.
En somme, si le climat de cette rencontre a été qualifié d’écoute mutuelle, le plus dur reste à faire pour le Professeur Tchangbedji : transformer ces intentions de collaboration en résultats tangibles sur le terrain, tout en maintenant cet équilibre fragile entre rigueur budgétaire et revendications sociales.
Soucieux d’améliorer la qualité des services offerts aux étudiants et de renforcer l’efficacité de son administration, l’Université de Kara a lancé, le 11 février 2026, une vaste opération de contrôle physique de son personnel. Déployée dans les différentes directions et services, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de transparence et de rationalisation, marquant une étape décisive dans la modernisation de la gouvernance universitaire.
L’opération concerne aussi bien le personnel administratif et technique que les enseignants-chercheurs. Elle vise aussi à établir un état précis des effectifs en activité, dans un contexte où la fiabilité des données constitue un enjeu central pour la gouvernance universitaire.
Au cœur de cette démarche : la constitution d’une base d’informations actualisée et rigoureuse. Ainsi, les équipes déployées procèdent à la vérification de la présence effective des agents à leurs postes, tout en actualisant les éléments relatifs à leur situation administrative.
Chaque agent est ainsi invité à confirmer ses données personnelles et professionnelles, notamment son identité civile, son grade, sa catégorie statutaire, sa fonction ainsi que son service d’affectation. Cette procédure vise à réduire les écarts éventuels entre les fichiers administratifs et la réalité du terrain.
Une modernisation de la gestion des ressources humaines
Placée sous la coordination de la Direction des ressources humaines, dirigée par le Dr Panaewazibiou Dadja-Tiou, cette tournée s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des outils de pilotage administratif.
Dans un environnement universitaire en pleine mutation, la maîtrise des effectifs et la qualité des données internes apparaissent comme des leviers essentiels pour optimiser l’allocation des ressources et renforcer la transparence institutionnelle.
Au-delà de l’aspect strictement administratif, cette initiative témoigne d’une volonté d’améliorer la gouvernance et d’adapter les pratiques de gestion aux exigences contemporaines.
Un enjeu stratégique pour l’institution
Alors que les universités publiques font face à des défis croissants en matière de performance et de crédibilité, l’Université de Kara entend consolider ses mécanismes internes. Cette opération de contrôle physique s’inscrit ainsi dans une logique de rigueur et de responsabilisation, avec pour ambition d’assurer une gestion plus efficiente de son capital humain.
À Kara, la deuxième institution universitaire du pays ne se contente pas de recruter. Elle façonne. Depuis ce lundi 9 janvier 2026, une session de formation intensive réunit les nouvelles recrues du personnel administratif et technique. L’objectif : transformer la diversité des profils en un moteur de performance collective.
Dans les couloirs de l’Université de Kara, l’effervescence des nouveaux visages s’accompagne d’une volonté de rigueur. En effet, pour intégrer efficacement sa nouvelle vague de personnel administratif, technique et de service (PATS), l’institution a lancé un séminaire de renforcement des capacités de quarante-huit heures.
Bien plus qu’une simple formalité d’accueil, cette séance se veut un véritable rite d’immersion dans les arcanes de la vie professionnelle universitaire.
Ainsi, du 9 au 10 janvier, les nouvelles recrues participent à une séance de renforcement des capacités conçue avec l’objectif de promouvoir des comportements et des attitudes favorisant un environnement de travail sain, serein et productif.
La formation aborde des thématiques variées, allant de la collaboration interpersonnelle à la gestion constructive des divergences, afin de transformer les différences individuelles en atouts pour la performance collective.
C’est le Vice-président de l’Université, le Professeur Boussanlègue Tchable, qui a ouvert les travaux au nom de la présidence. Dans un discours aux accents pédagogiques, il a tracé la feuille de route comportementale attendue au sein de ce temple du savoir.
Le Professeur Tchable a notamment insisté sur un concept clé : l’acceptation mutuelle. ainsi Pour l’administration de l’UK, la performance ne dépend pas seulement des compétences techniques, mais surtout de la qualité du climat social. Le vice-président a ainsi exhorté les recrues à :
Transformer les divergences individuelles en leviers de croissance.
Sanctuariser l’espace de travail contre les tensions et les conflits stériles.
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des institutions d’enseignement supérieur au Togo. En outre, en investissant dans la formation initiale de ses agents, l’Université de Kara s’assure que chaque rouage de l’administration – de la gestion des étudiants aux services techniques – fonctionne en harmonie avec la vision globale de l’excellence académique.
À l’issue de ces deux jours, ces nouveaux agents seront également capables de passer de la « culture du moi » à la « culture de l’institution ». Un défi de taille pour une université en pleine expansion.
En somme, avec cette formation, l’Université de Kara entend préparer ses nouvelles recrues à relever les défis du milieu académique, en faisant de la diversité des profils une source d’innovation et d’efficacité. En plus, le programme illustre la volonté de l’institution de mettre en place une culture professionnelle solide, fondée sur la collaboration, le respect et le professionnalisme.
C’est une étape charnière pour la recherche scientifique dans le nord du Togo. L’Université de Kara a officiellement lancé sa rentrée doctorale le vendredi 6 février 2026. Entre solennité et défis académiques, cette nouvelle promotion est appelée à concilier rigueur méthodologique et gestion du temps, dans un contexte de modernisation accélérée de l’institution.
L’Agora « 21 janvier 2004 » de l’Université de Kara a fait le plein vendredi. En effet, dans une atmosphère empreinte de gravité, les nouveaux doctorants ont officiellement intégré le monde de la recherche de haut niveau. Cette cérémonie, présidée par le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur, le Professeur Gado Tchangbedji, marque le début d’un marathon intellectuel pour ces étudiants venus de divers horizons.
Par ailleurs, le thème retenu cette année ne doit rien au hasard : « Doctorat et gestion du temps ». Pour la présidente de l’université, la Professeure Prénam Houzou-Mouzou, le message est clair : la recherche de qualité ne peut s’affranchir d’une discipline de fer. Ainsi, elle a exhorté les candidats, anciens comme nouveaux, à la « ténacité » et au « travail de fond », saluant au passage la « métamorphose » de son institution grâce au soutien gouvernemental.
Le ministre Tchangbedji a, pour sa part, rappelé les exigences du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES). Aux enseignants-chercheurs, il a également demandé un encadrement plus rigoureux ; aux doctorants, il a prôné « l’humilité et le dévouement ».
L’IA et l’éthique au cœur des débats
Au-delà des discours protocolaires, cette rentrée a été rythmée par des échanges techniques. Deux enjeux majeurs ont dominé les communications : l’intelligence artificielle, désormais incontournable dans la recherche mais qui impose de nouveaux garde-fous, et l’exigence de l’originalité, abordée à travers un panel consacré au triptyque “originalité, pertinence et authenticité”, piliers indispensables pour éviter les écueils du plagiat et produire une science utile à la société.
Pour les nouveaux inscrits, cette journée n’était pas qu’une simple cérémonie. C’était une immersion dans les procédures administratives et scientifiques de l’école doctorale. Ils entament désormais un parcours semé d’embûches, mais essentiel pour le rayonnement scientifique du Togo.
La présence remarquée du gouverneur de la région, le général Komlan Adjitowou, et du préfet de la Kozah souligne l’importance stratégique que revêt l’Université de Kara pour le développement régional et national.
En somme, en refermant cette cérémonie, l’Université de Kara ne lance pas seulement une nouvelle année académique ; elle réaffirme son ambition de devenir un pôle d’excellence au cœur de la sous-région. Pour ces doctorants, le sablier est désormais retourné : ils ont maintenant quelques années pour transformer leurs hypothèses en solutions concrètes pour le développement du continent. Rendez-vous dans trois ans pour assister aux premières soutenances.
Au Togo, l’enseignement supérieur agricole franchit une nouvelle étape vers la modernisation. En effet, ce mardi 3 février 2026, l’auditorium de l’Université de Lomé a accueilli la cérémonie d’ouverture de la conférence nationale du projet CHAIN. Une initiative qui met sur la coopération internationale pour transformer durablement le secteur agricole togolais.
C’est une mobilisation de haut niveau qui a marqué le lancement de ces travaux à Lomé. Autour de la table, les deux grandes institutions universitaires du pays étaient représentés : le Professeur Komlan Batawila, premier vice-président de l’Université de Lomé (UL), et Monsieur Egbaou Assote, secrétaire général de l’Université de Kara. Aux côtés du Dr Ama Gameti, directrice de cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur, des enseignants-chercheurs et des étudiants ont affiché leur volonté de repenser les modèles de formation.
Un pont entre l’Afrique et l’Europe pour l’innovation
Le projet au centre des discussions porte un nom ambitieux : CHAIN (Coopération pour des nids d’innovation agricole holistique en Afrique subsaharienne). Coordonné par le Professeur Agnassin Banito, ce programme vise aussi à briser l’isolement académique en créant des nids d’innovation agricole.
Le concept repose sur une synergie entre les universités européennes et africaines, tout en intégrant directement les acteurs du terrain. Depuis son lancement au Togo en 2023, CHAIN s’efforce de connecter la recherche universitaire aux besoins concrets du secteur agricole, pilier de l’économie nationale.
Vers une spécialisation dans la transformation des produits
Par ailleurs, l’un des acquis majeurs du projet, mis en œuvre par les universités de Lomé et de Kara, est le renforcement des capacités techniques. Mais la conférence de ce mardi a surtout mis en lumière une avancée concrète : le soutien à la création d’un Master spécialisé en Conservation et Transformation des produits agricoles.
L’enjeu est de taille pour le pays. En effet, en formant des experts capables de valoriser les produits locaux sur place, le Togo entend réduire les pertes après récolte et promouvoir un développement durable. Cette modernisation de l’enseignement agricole s’inscrit ainsi comme une réponse directe aux défis de la souveraineté alimentaire et de l’industrialisation rurale.
Le temple du savoir togolais a lancé, lundi 2 février, un vaste cycle de séminaire . Entre gestion du stress et communication non violente, l’objectif est de moderniser l’administration universitaire pour faire face aux nouveaux enjeux du secteur.
C’est dans l’acoustique solennelle de l’auditorium de l’Université de Lomé (UL) que s’est ouverte, ce lundi, une initiative d’envergure pour la première institution d’enseignement supérieur du Togo. En effet, sous l’égide de la Direction des ressources humaines et avec le concours du Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnel (FNAFPP), l’université entame un séminaire de formation de quinze jours destiné à ses cadres et agents.
Derrière l’aspect protocolaire de la cérémonie d’ouverture, présidée par le secrétaire général de l’UL — représentant du président de l’institution —, se dessine aussi une volonté de réforme structurelle. Dans un contexte de massification des effectifs étudiants et de pression croissante sur les infrastructures, l’administration universitaire cherche à muter.
Le programme, qui s’étirera jusqu’au 17 février dans l’enceinte du bloc pédagogique 2, retarde les questions purement académiques pour se concentrer sur les « soft skills » (compétences douces). Management des ressources humaines, leadership, mais aussi — plus significatif encore — gestion du stress et sécurité au travail.
« L’objectif est de favoriser un environnement de travail sain et productif », souligne l’administration. En intégrant des modules sur la communication non violente et la négociation collective, l’Université de Lomé semble vouloir anticiper les tensions sociales inhérentes aux grands campus ouest-africains. Il s’agit aussi de substituer à l’autorité verticale un « leadership apaisé », plus apte à gérer les conflits internes.
Cette séance, rythmée par des mises en situation et des études de cas, dépasse le cadre d’une simple remise à niveau technique. Elle illustre également une tendance de fond dans la haute administration togolaise : la professionnalisation des ressources humaines pour garantir une continuité du service public.
En investissant dans la santé mentale et le bien-être de ses agents, l’UL fait le pari que l’efficacité pédagogique de ses facultés dépend, en amont, de la solidité et de la cohésion de son appareil administratif. Ainsi, les résultats de cette immersion managériale seront scrutés de près lors de la clôture des travaux, prévue le 17 février, date à laquelle l’institution espère avoir jeté les bases d’une gouvernance plus horizontale et résiliente.
Pour l’Université de Lomé, ce séminaire constitue une étape importante dans la consolidation de la cohésion interne et le renforcement de l’efficacité du personnel, dans un contexte marqué par des exigences croissantes en matière de performance et de gouvernance universitaire.
L’École Polytechnique de Lomé (EPL) a remis, ce vendredi 30 janvier, leurs diplômes à 282 étudiants. Dans un contexte de transformation économique, ces nouveaux cadres en génie civil, informatique ou mécanique sont attendus pour relever les défis technologiques du pays.
L’Agora Senghor de Lomé avait, ce vendredi, des airs de pépinière technologique. En effet, sous les voûtes de ce centre culturel emblématique, l’Université de Lomé (UL) a célébré la diplomation de la promotion 2026 de son École Polytechnique (EPL). Un événement qui dépasse le simple cadre académique pour s’inscrire dans la stratégie de développement industriel voulue par les autorités togolaises.
Au total, ils sont 282 lauréats à avoir reçu leur parchemin, répartis entre licences professionnelles et masters. Si le Génie informatique se taille la part du lion avec 123 diplômés (soit près de 44 % de l’effectif), en revanche, les filières du Génie civil, de l’électricité et de la mécanique confirment leur attractivité.
Cette répartition reflète les besoins pressants d’un pays engagé dans de vastes chantiers d’infrastructures et une numérisation accélérée de son administration. « Ces diplômes illustrent la qualité de la formation dispensée à l’EPL et le rôle central de l’Université de Lomé dans l’essor scientifique du Togo », souligne-t-on au sein de l’institution.
Par ailleurs, la cérémonie s’est déroulée devant un parterre de hautes personnalités, marquant l’importance politique de l’éducation supérieure. Aux côtés des ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, la présence du directeur de l’Université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM) et des représentants de l’ambassade de France a rappelé l’ancrage international de l’école.
Grâce à des partenariats avec des institutions européennes et des dispositifs comme Campus France, l’EPL tente de maintenir ses standards de formation au niveau des exigences mondiales, tout en ancrant ses recherches dans les réalités du terrain ouest-africain.
Désormais, pour ces 282 ingénieurs et techniciens, le plus difficile commence : l’insertion dans un marché de l’emploi de plus en plus exigeant. En misant sur des filières techniques dites « en tension », l’Université de Lomé espère réduire le décalage entre la formation et les besoins des entreprises. Pour sa part, l’État togolais fait face à un enjeu de taille : transformer ce capital humain en moteur de croissance afin de faire de Lomé, à terme, un hub technologique régional.
À l’Université de Lomé, la rentrée académique 2026 est placée sous le signe de l’internationalisation. En effet, ce mercredi 28 janvier, le campus vit au rythme du projet CHAIN. Des étudiants en agronomie, en sciences et en technologies participent à un workshop intensif animé par des experts venus de Roumanie. L’objectif est de repenser la chaîne de valeur agricole togolaise à l’aune des standards européens.
Dans les salles de conférence de l’Université de Lomé, l’ambiance est studieuse et cosmopolite. Face à un public composé d’étudiants en Licence, Master et Doctorat, deux invités de marque ont pris la parole : les professeurs Andrei Mihai Gafenou et Dan Bodescu. Arrivés tout droit de l’Université des sciences de l’environnement et de la vie de Wroclaw, en Roumanie, ces experts partagent un savoir-faire précieux dans le cadre du projet CHAIN.
La session a débuté par un tour d’horizon de l’agriculture roumaine, un secteur qui a su se moderniser rapidement ces dernières années. Ainsi, le professeur Gafenou a exposé les spécificités de ce modèle, avant de laisser la place au professeur Bodescu pour un volet plus technique : l’économie de la chaîne de valeur.
Pour les étudiants de l’École Supérieure d’Agronomie (ESA), de l’École Supérieure des Techniques Biologiques et Alimentaires (ESTBA) et de la Faculté des Sciences (FDS), l’enjeu est de taille. En effet, il s’agit de comprendre comment transformer une production agricole brute en une véritable industrie créatrice de richesse.
Pour le professeur Agnassim Banito, coordinateur du projet CHAIN, cette rencontre est bien plus qu’un simple cours magistral. C’est un espace de réflexion destiné à stimuler l’innovation locale. « Cette formation est une opportunité unique pour mettre vos compétences au service de solutions concrètes », a-t-il martelé à l’endroit des participants.
En somme, en multipliant ces partenariats académiques avec des institutions européennes, l’Université de Lomé confirme son ambition de devenir un hub de recherche appliquée en Afrique de l’Ouest. En connectant ses étudiants aux réalités du marché international, l’institution espère aussi former une nouvelle génération d’agrobusinessmen capables de relever les défis de la souveraineté alimentaire au Togo.
Améliorer les conditions d’apprentissage pour garantir une éducation de qualité. C’est l’objectif affiché par la mairie du Golfe 5, à Lomé. À cette effet, le mardi 27 janvier, le maire Kossi Agbenyega Aboka a remis un lot de 250 tables-bancs à une dizaine d’écoles primaires publiques de sa juridiction. Une opération financée par les recettes locales pour répondre à l’urgence du terrain.
Dans la cour de l’École Primaire Publique de Soviépé, l’ambiance était à la fête mardi. En effet, sous les yeux des élèves et du corps enseignant, les rangées de tables-bancs flambant neuves ont été officiellement réceptionnées par les autorités scolaires. Pour le maire du Golfe 5, cet investissement n’est pas un luxe, mais une nécessité absolue.
« Une nation sans éducation est une nation aveugle »
Entouré de ses adjoints et des conseillers municipaux, Kossi Agbenyega Aboka a rappelé le crédo de sa municipalité : l’éducation est le socle du développement. « Une nation sans éducation est une nation aveugle et sans avenir », a-t-il martelé, tout en inscrivant cette action dans la politique nationale de l’éducation pour tous portée par le chef de l’État.
Mais au-delà du symbole, le maire a tenu à également souligner l’origine des fonds. Ces 250 tables-bancs sont le fruit direct du civisme fiscal des administrés. Un message pédagogique adressé aux parents d’élèves : c’est en payant les taxes municipales que la commune peut aussi financer les infrastructures de demain.
Pour les responsables de l’Inspection des enseignements primaire et préscolaire de Lomé-Sud, ce don vient combler un vide criant. Dans certaines classes, le manque de mobilier obligeait parfois les élèves à se serrer, nuisant ainsi à la concentration et à la qualité de l’enseignement.
L’inspecteur Dosseh Kplowodokpo, tout comme la présidente du Comité de développement du quartier (CDQ), a salué cet acte qui « comble une grande partie des attentes ». Toutefois, le défi reste de taille dans une commune en pleine expansion démographique, où les besoins en salles de classe et en équipements sportifs demeurent importants. Le maire a d’ailleurs conclu la cérémonie en exhortant les bénéficiaires à prendre soin de ce matériel, pour que les générations suivantes puissent également en profiter.
Comment sortir les étudiants togolais de la théorie pour les plonger dans le concret du marché régional ? C’est tout l’enjeu de l’audience accordée le mardi 27 janvier par le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur, le professeur Gado Tchangbedji, à une délégation de l’AOCTAH. Au cœur des discussions : un partenariat inédit pour professionnaliser les cursus agricoles et économiques.
Réduire le fossé entre les amphithéâtres et les postes de douane. En effet, l’initiative vient de l’Association Ouest-Africaine du Commerce Transfrontalier (AOCTAH), une organisation reconnue par la Cédéao qui structure les flux de produits alimentaires, pastoraux et halieutiques dans la sous-région. Son secrétaire permanent, Justin Matitoma Motchosso, est venu proposer au gouvernement togolais une immersion directe des étudiants dans les rouages du commerce transfrontalier.
Par ailleurs, l’idée défendue lors de cette rencontre est pragmatique : transformer les futurs diplômés en acteurs du développement agricole. Le projet repose sur trois piliers :
L’immersion totale : l’accueil massif d’étudiants en stages pratiques au sein des réseaux de l’AOCTAH.
La recherche-action : orienter les thèses et mémoires vers des solutions innovantes pour fluidifier les échanges aux frontières.
La structuration des filières : utiliser l’expertise académique pour mieux organiser les chaînes de valeur agricoles.
Le ministre Gado Tchangbedji n’a pas tardé à tracer une feuille de route claire. Il appelle désormais l’AOCTAH à formaliser des accords avec les poids lourds de l’enseignement public. Sont notamment visés les facultés d’économie (FASEG) et d’agronomie (ESA) de l’Université de Lomé, ainsi que l’Institut Supérieur des Métiers de l’Agriculture (ISMA) de Kara.
Pour le ministre délégué, cette « professionnalisation » de l’enseignement supérieur est un levier stratégique. Dans un Togo qui mise sur sa position de hub logistique et sur sa transformation agricole, l’étudiant doit en effet devenir un expert capable de répondre aux réalités économiques locales. Ainsi, en soutenant cette synergie, le ministère espère non seulement doper l’employabilité des jeunes, mais aussi renforcer la souveraineté alimentaire du pays par une meilleure maîtrise des circuits de distribution ouest-africains.
L’Université de Lomé rend hommage à d’Almeida Zokpé Zokε, pionnier d’une approche entre mathématiques et spiritualité.
LOMÉ, 26 janvier 2026 – L’Université de Lomé a accueilli ce lundi une cérémonie de reconnaissance et un atelier scientifique en hommage à Ayaovi Zokpé Zokε d’Almeida, enseignant-chercheur dont les travaux ont marqué l’étude des liens entre les sciences formelles et la géomancie traditionnelle africaine.
Réunissant la communauté universitaire, des chercheurs du Laboratoire d’Analyse, de Modélisation Mathématique et Applications (LAMMA) et les proches du défunt, l’événement s’articule autour d’un atelier thématique intitulé « SMS : Spiritualité – Mathématiques – Sciences ».
Figure atypique de la recherche togolaise, M. d’Almeida était l’inventeur de la « numération Zokpe Zoki » et l’auteur de l’ouvrage Les travaux de Z Z. Par ailleurs, ses recherches visaient à démontrer que la logique mathématique, loin d’être une discipline abstraite, constitue un langage vivant capable d’expliquer les structures du monde avec « clarté et élégance ».
« Il avait ce don rare de rendre simple ce qui semblait complexe », a témoigné sa fille, Alice d’Almeida, lors de l’ouverture de la cérémonie, rappelant ainsi la quête de vérité qui animait le scientifique.
Ainsi, l’aspect le plus saillant de la carrière du chercheur réside dans ses vingt années d’études consacrées au « Fa » (système de géomancie divinatoire répandu en Afrique de l’Ouest). Abordant cette pratique avec la rigueur d’un mathématicien et la sensibilité d’un érudit, Ayaovi d’Almeida soutenait aussi que la compréhension du Fa était intrinsèquement liée à celle de l’arithmétique.
L’atelier, organisé en mode hybride (présentiel et visioconférence) au centre CERSA de l’Université de Lomé, se veut un espace de réflexion interdisciplinaire. Pour les organisateurs, cette rencontre doit également permettre d’explorer les ponts jetés par le défunt entre les systèmes de connaissances traditionnels et les sciences exactes.
Lomé, 19 janvier 2026 –L’Université de Lomé a accueilli, ce lundi, une importante session d’information consacrée au programme Erasmus+, initiative phare de l’Union européenne dédiée à l’enseignement supérieur, à la recherche et à la mobilité académique.
Organisée par le Ministère délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en collaboration avec le Point focal national Erasmus+ et ses partenaires, cette rencontre s’est tenue à l’auditorium de l’Université de Lomé, en mode hybride, combinant participation en présentiel et en ligne.
L’événement a réuni un large public composé des autorités universitaires et ministérielles, des enseignants-chercheurs, des étudiants, ainsi que du personnel administratif, témoignant de l’intérêt croissant de la communauté universitaire pour les opportunités internationales offertes par Erasmus+.
Au cours de cette session, les autorités ont présenté aux participants les nombreuses possibilités qu’offre le programme, notamment en matière de mobilité académique, de coopération universitaire, de recherche et de renforcement des capacités. Ils ont également mis l’accent sur les mécanismes de montage et de participation aux projets Erasmus+, afin d’aider les enseignants-chercheurs, le personnel administratif et les étudiants à mieux répondre aux appels à projets.
Selon les autorités, cette initiative vise à encourager une plus forte implication de l’Université de Lomé dans les programmes internationaux, tout en améliorant sa visibilité académique et scientifique sur la scène régionale et internationale.
Pour les participants, cette session constitue une opportunité majeure de s’ouvrir à l’international, de développer de nouvelles compétences et de renforcer les partenariats universitaires, dans un contexte où la coopération académique est devenue un levier essentiel du développement de l’enseignement supérieur.
Lomé, 14 janvier 2026 — L’année universitaire bat son plein, et les échos d’une rencontre stratégique tenue quelques jours plus tôt à la présidence de l’Université de Lomé (UL) continuent de nourrir les discussions dans les facultés. En effet, le jeudi 8 janvier dernier, le Ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Professeur Gado Tchangbedji, est allé à la rencontre de la communauté universitaire. Plus qu’une visite de courtoisie, ce déplacement marque la volonté du gouvernement de sceller un pacte de performance avec les acteurs du savoir.
Le ministre a choisi une approche méthodique pour prendre les pouls de la plus grande institution universitaire du pays. La rencontre s’est articulée en deux temps forts. Tout d’abord, dans l’intimité de la présidence, le Professeur Tchangbedji a échangé avec le président de l’université, le Professeur Kossivi Hounakey, et son équipe dirigeante. Ce tête-à-tête a permis de passer au crible les grandes orientations stratégiques de l’institution et les défis opérationnels qui pèsent sur son fonctionnement quotidien.
Ensuite, le cadre s’est élargi à l’ensemble des forces vives académiques. Les doyens de facultés, directeurs d’écoles, responsables d’instituts et de centres de recherche ont pris part à une séance de travail ouverte. À cette occasion, le ministre a transmis les vœux et les remerciements du Chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé, pour le travail abattu par les universitaires.
Au cœur du message ministériel se trouvait un mot d’ordre : la transformation. Le Professeur Tchangbedji a invité ses pairs à une introspection profonde sur les pratiques actuelles. Ainsi, l’ambition affichée est claire : construire une université moderne, performante et, surtout, en phase avec les besoins réels du marché de l’emploi et du développement national.
« L’écoute et le partage sont les clés de cette réussite », a-t-il souligné, encourageant les acteurs à exprimer librement leurs attentes auprès des autorités de tutelle. Par ailleurs, face aux défis de la recherche et de l’innovation, le ministre a rassuré la communauté sur la disponibilité permanente de l’État pour accompagner cette dynamique de changement.
Cette visite s’inscrit dans une volonté plus large de promouvoir un enseignement supérieur aligné sur les priorités nationales. En renforçant le dialogue social au sein de l’université, le gouvernement espère ainsi faire de Lomé un pôle d’excellence capable de relever les défis futurs. En somme, pour les enseignants comme pour les chercheurs, ce signal fort appelle désormais à une implication active de chacun pour transformer l’essai.
Lomé, 13 janvier 2026 —Dans un monde académique souvent critiqué pour son décalage avec la réalité du terrain, l’Université de Kara (UK) vient de poser un acte fort en faveur de l’insertion professionnelle. En effet, sous l’impulsion de sa Présidente, la Professeure Prénam Houzou-Mouzou, une délégation de haut niveau a sillonné, ce lundi 12 janvier, les lieux de pouvoir économique du pays. L’objectif est sans équivoque : briser les murs entre les amphithéâtres et les entreprises pour garantir un avenir aux diplômés.
Un marathon diplomatique pour l’excellence professionnelle
Cette visite de terrain ne doit rien au hasard. Elle s’inscrit d’ailleurs dans la droite ligne de la politique nationale d’employabilité des jeunes, un axe majeur du gouvernement togolais. Consciente que le diplôme ne suffit plus, l’Université de Kara a donc entamé, depuis quelques années, une mue profonde en diversifiant ses offres de formation via la création de plusieurs filières professionnelles.
Pour réussir ce pari, la Professeure Houzou-Mouzou a ainsi rencontré les acteurs les plus influents du paysage économique : le Conseil National du Patronat (CNP-Togo), la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA), la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-T), ainsi que le groupe WAFO et l’Ambassade de l’Inde au Togo.
La formation « à la carte » : la nouvelle arme anti-chômage
Au cœur des échanges, une question cruciale : de quels profils les entreprises togolaises ont-elles réellement besoin aujourd’hui ? Cette rencontre a permis de répertorier les attentes concrètes du secteur privé. En retour, l’Université s’est donc engagée à ajuster ses programmes pour proposer des formations à la carte, directement alignées sur les exigences du monde professionnel.
La délégation universitaire a également mis l’accent sur deux points névralgiques pour le parcours étudiant :
D’une part, les stages : facilitation de l’immersion en milieu professionnel pour une mise en pratique immédiate des connaissances.
D’autre part, l’accompagnement : suivi personnalisé des étudiants pour favoriser leur insertion durable.
Des partenariats « réchauffés » et des engagements fermes
Au-delà des nouveaux accords, cette mission a été une opportunité stratégique pour la Présidente de « réchauffer » les partenariats existants. En effet, dans la vision de l’Université de Kara, ces liens sont indispensables pour remplir ses trois missions fondamentales : la formation, la recherche et le service à la communauté.
D’ailleurs, l’accueil a été plus que favorable. Les acteurs socio-économiques ont salué cette démarche proactive et se sont engagés fermement à accueillir les étudiants de l’UK dans le cadre de leur formation pratique. En somme, en se rapprochant de la PIA ou du Patronat, l’Université de Kara ne se contente plus de délivrer des diplômes ; elle construit, brique par brique, une passerelle solide vers le plein emploi.
L’École Polytechnique de Lomé a vibré, ce vendredi, au rythme de l’innovation et de l’excellence. En clôture du premier symposium sur la sécurité aérienne, les lauréats du Hackathon et du concours « Pilote du futur » ont été récompensés. Une cérémonie qui prouve que l’avenir de l’aviation togolaise se dessine dès aujourd’hui sur les bancs de l’université.
Dans les couloirs de l’École Polytechnique de Lomé (EPL), l’effervescence était palpable. Entre les sourires des étudiants et la solennité des officiels, un sentiment d’accomplissement dominait. Il ne s’agissait pas d’une simple remise de diplômes, mais de la consécration d’une vision : celle d’un ciel africain plus sûr, porté par l’ingéniosité locale.
Pour rappel, les 15, 16, 17 décembre 2025, la capitale a accueilli un symposium international consacré à la « culture de la sécurité aérienne », avec un mot d’ordre clair : en faire une priorité collective. Au-delà des échanges entre experts et décideurs, l’événement s’est également distingué par deux compétitions destinées à révéler la nouvelle génération de talents.
Le Hackathon, véritable laboratoire d’innovation, a mobilisé de jeunes ingénieurs autour de solutions technologiques pour renforcer la sûreté aérienne. En parallèle, le concours « Pilote du Futur » a aussi mis en lumière les vocations naissantes et évalué les aptitudes de ceux qui pourraient, demain, prendre les commandes des cockpits.
Une alliance stratégique entre l’académie et l’industrie
Par ailleurs, la cérémonie de récompenses s’est déroulée sous le regard bienveillant du Professeur Komlan Batawila, 1ᵉʳ vice-président de l’Université de Lomé, et du Professeur Kondo Adjallah, directeur de l’EPL. À leurs côtés, le Colonel Abdou A. Idrissou , Directeur Général de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), représentait les bras opérationnels et stratégiques de ce secteur vital.
« Cette initiative réaffirme la volonté de nos institutions de conjuguer leurs efforts. La sécurité aérienne n’est pas qu’une affaire de protocoles, c’est une culture qui doit s’infuser dès la formation », a-t-on souligné lors des interventions.
L’implication de l’ANAC a été particulièrement appréciée. En ouvrant ses portes et ses problématiques aux étudiants, l’agence ne fait pas que promouvoir la sécurité ; elle crée aussi un pont direct entre les besoins du marché et les compétences universitaires.
De plus, les projets primés témoignent d’une maturité surprenante de la jeunesse togolaise. Qu’il s’agisse d’applications de gestion des risques ou de systèmes d’aide à la navigation, les lauréats ont démontré que le Togo dispose aussi d’un vivier de compétences capables de répondre aux normes internationales.
En somme, cette remise de prix marque la fin d’un cycle de compétitions, mais le début d’une aventure pour ces jeunes lauréats. En faisant de la sécurité aérienne une « priorité partagée », l’Université de Lomé et l’ANAC assument les jalons d’un transport aérien plus robuste, où l’humain et la technologie volent de concert.
Demain, ces « Pilotes du Futur » ne seront plus seulement des noms sur une liste de prix, mais les gardiens de notre ciel.
Kara, 9 janvier 2026 – Le navire de l’Université de Kara garde le cap. Sous la direction de sa présidente, la Professeure Prénam Houzou-Mouzou, les responsables académiques se sont réunis le jeudi en conseil de présidence. Au menu : un bilan pédagogique solide et une feuille de route ambitieuse tournée vers la réussite concrète des étudiants.
C’est dans l’ambiance feutrée mais studieuse de la salle de conseil que les doyens de facultés, directeurs d’instituts et chefs de départements ont fait le point sur l’année écoulée. Le constat est unanime : l’année académique 2024-2025 s’est achevée sur une note positive. Malgré les défis logistiques inhérents à une institution en pleine croissance, tous les parcours ont été menés à leur terme avec des résultats jugés satisfaisants.
Tour à tour, les responsables des centres d’excellence et des facultés ont présenté leurs indicateurs de performance, témoignant ainsi d’une stabilité retrouvée et d’un engagement constant du corps enseignant. Mais loin de se reposer sur ces acquis, la présidence a profité de cette tribune pour tracer les sillons de l’université de demain.
Priorité à l’emploi : Professionnaliser pour transformer
Le message de la Professeure Prénam Houzou-Mouzou a été clair : l’université doit être un pont direct vers le marché de l’emploi. Parmi les orientations stratégiques partagées, le renforcement de la professionnalisation des formations arrive en tête de liste. L’objectif n’est plus seulement de délivrer des diplômes, mais de forger des compétences immédiatement utilisables.
Dans cette optique, la présidente a insisté sur la facilitation des stages pour les étudiants en parcours professionnels. Pour elle, l’immersion en entreprise ne doit plus être un parcours du combattant, mais une étape fluide et intégrée au cursus.
La révolution numérique avec la plateforme « PAUL »
L’un des points majeurs de cette séance a été l’appel à une appropriation totale des outils numériques. L’Université de Kara mise désormais sur la plateforme PAUL, un système intégré dédié à la gestion complète du cycle de vie de l’étudiant. De l’inscription à la diplomation, tout doit gagner en transparence et en rapidité.
L’édition systématique des relevés de notes dès la fin de l’année académique a également été érigée en priorité. Cette mesure vise à mettre fin aux attentes prolongées et à permettre aux diplômés de poursuivre leurs projets (emplois, concours ou masters) sans entrave administrative.
Au-delà des chiffres et de la technique, la présidente a tenu à rappeler l’importance du facteur humain. Félicitant ses collaborateurs pour leur dynamisme, elle a exhorté la communauté universitaire au respect mutuel et à la cohésion. Pour la Professeure Houzou-Mouzou, le rayonnement international de l’Université de Kara dépend avant tout de la qualité du climat social interne.
C’est sur cette note de sérénité et d’engagement renouvelé que les travaux ont pris fin. Avec une vision claire mêlant rigueur administrative et innovation pédagogique, l’Université de Kara confirme sa volonté de rester un pôle d’excellence académique au Togo et dans la sous-région.
Le Togo franchit une étape historique dans la modernisation de son système éducatif. En effet, le mardi 6 janvier 2026, l’École Normale Supérieure (ENS) d’Atakpamé a officiellement lancé sa toute première promotion de Master professionnel. Un tournant décisif qui promet de transformer durablement le visage de l’enseignement secondaire dans nos régions.
Une rentrée solennelle sous le signe de l’excellence
La ville d’Atakpamé a vibré au rythme de la réforme universitaire lors d’une cérémonie riche en symboles. Sous l’égide du Professeur Gado Tchangbedji, Ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et en présence du Général Dadja Maganawé, Gouverneur de la région des Plateaux, les nouveaux élèves-professeurs ont pris possession de leur nouveau cursus.
Par ailleurs, cette initiative ambitieuse est le fruit de la vision de SEM Faure Gnassingbé, Président du Conseil, qui place le développement du capital humain au cœur de la stratégie nationale. L’objectif est de doter le Togo d’enseignants hautement qualifiés, capables de répondre aux défis scientifiques et pédagogiques du XXIᵉ siècle.
Pour cette phase de lancement, 220 élèves-professeurs ont été sélectionnés pour suivre deux années de formation intensive. Le choix des disciplines ne doit rien au hasard. Le gouvernement a ciblé des matières fondamentales, souvent en tension, pour en faire des piliers d’excellence :
Mathématiques (65 étudiants).
Sciences Physiques et Technologies (65 étudiants).
Français (70 étudiants).
Philosophie (30 étudiants).
En ouvrant ces Masters professionnels, l’ENS d’Atakpamé ne se contente pas de former des pédagogues ; elle crée des spécialistes capables d’allier théorie académique et pratique professionnelle de haut niveau.
Vers une éducation de qualité dans toutes les régions
Jusqu’à présent, les cursus de Master étaient souvent concentrés dans les grandes universités de la capitale. En décentralisant ce niveau de formation à Atakpamé, l’État togolais envoie un message fort : l’excellence doit être accessible partout.
« Cette initiative s’inscrit pleinement dans la politique gouvernementale visant à rehausser la qualité de l’enseignement secondaire », a martelé le ministre Tchangbedji. En formant ces 220 futurs cadres de l’éducation sur place, le pays s’assure d’une meilleure répartition des compétences sur l’ensemble du territoire national.
Pourquoi c’est une victoire pour la jeunesse togolaise ?
Pour les parents et les étudiants présents, ce Master est une aubaine. Il garantit une formation de pointe, reconnue au niveau international, tout en restant ancré dans les réalités locales. C’est la promesse d’une insertion professionnelle facilitée et d’une reconnaissance accrue du métier d’enseignant.
Hier, l’ENS formait des licenciés ; aujourd’hui, elle produit des maîtres. Ce passage au niveau Master est le moteur d’une éducation togolaise plus forte, plus compétitive et résolument tournée vers le futur.
Le couperet est tombé. Mardi 6 janvier 2026, la direction régionale de l’Éducation de la Maritime (DRE-M) a brisé un tabou en publiant une note de service qui fait l’effet d’une bombe dans le milieu scolaire. en effet, l’administration dénonce des pratiques frauduleuses au sein de certains établissements, allant de l’attribution de notes sans correction à la sous-traitance de l’évaluation aux élèves eux-mêmes.
Un constat alarmant : la fraude au cœur de la classe
L’alerte lancée par la direction régionale pointe du doigt des comportements qu’elle juge « préoccupants et inacceptables ». Selon les enquêtes de terrain, certains enseignants auraient tout simplement démissionné de leur mission première : évaluer le travail des apprenants.
Les méthodes énoncées frôlent l’absurde. Certains professeurs inventeraient des notes « imaginaires » pour remplir les bulletins, tandis que d’autres confieraient la correction des copies à d’autres élèves de la même classe ou de niveaux différents. Pour la DRE-M, ces agissements ne sont pas seulement des manquements professionnels, ce sont également des actes de fraude qui sabotent la crédibilité du système éducatif.
Vers un contrôle « musclé » des évaluations
Face à cette dérive, l’administration scolaire passe à l’offensive. La note de service impose désormais un protocole de surveillance strict pour garantir que chaque note repose sur un travail réel :
L’obligation de correction personnelle : L’enseignant est le seul habilité à évaluer. Tout manquement entraînera des sanctions disciplinaires immédiates.
Le dépôt systématique des copies : après remise aux élèves, toutes les copies de composition doivent également être déposées à la direction de l’établissement.
Des inspections inopinées : L’encadrement pédagogique pourra effectuer des contrôles surprises pour vérifier la cohérence entre les copies et les notes portées sur les bulletins.
Droit de regard des parents : dans un souci de transparence, les parents et tuteurs pourront désormais demander à consulter les copies corrigées au sein de l’établissement.
Pourquoi une telle sévérité ? Pour la direction régionale, l’enjeu dépasse la simple discipline administrative. Privé d’une correction rigoureuse, l’élève se voit ôter la possibilité de comprendre ses erreurs et de progresser. Cette opacité de l’évaluation est identifiée comme un facteur majeur de l’échec et de l’abandon scolaire.
« Ces pratiques biaisent totalement l’orientation des élèves », souligne la note. En effet, comment conseiller un jeune sur son avenir si ses notes ne transmettent pas son niveau réel ?
Un rappel à l’ordre pour toute la chaîne de commandement
La DRE-M ne se contente pas de viser les enseignants. Elle met la pression sur l’ensemble de la hiérarchie. Les inspecteurs, conseillers pédagogiques et chefs d’établissement sont désormais tenus pour responsables du respect de ces nouvelles dispositions. Le message est clair : la complaisance n’a plus sa place.
En sifflant la fin de la récréation, la direction régionale de l’Éducation de la Maritime espère restaurer une culture de l’excellence et de l’honnêteté. Ce rappel à l’ordre est une étape cruciale pour protéger l’avenir des élèves et garantir que le diplôme togolais conserve toute sa valeur.
Kara, le 05 janvier 2025 – Pour sa première sortie de terrain de l’année, la présidente de l’Université de Kara a choisi de marquer sa proximité avec les réalités du campus. Entre inspection technique et échanges avec les étudiants, la Professeure Prénam Houzou-Mouzou affiche une priorité claire : la modernisation accélérée du cadre de vie universitaire.
Accompagnée d’une délégation restreinte, la présidente a passé au crible les chantiers du campus Sud. En effet, cette visite s’inscrit dans un vaste plan de transformation de l’institution, qui mène de front deux chantiers majeurs : la réhabilitation lourde des infrastructures existantes au Sud et l’érection de nouveaux édifices pédagogiques au campus Nord.
L’objectif est limpide : offrir des conditions d’apprentissage dignes des ambitions de l’université. Sur place, la présidente a pu constater l’avancement des rénovations, notamment au niveau des amphithéâtres, points névralgiques de la transmission du savoir.
Au-delà de l’aspect technique, cette sortie a pris une dimension humaine. La Professeure Prénam Houzou-Mouzou s’est invitée dans plusieurs salles en pleine séance de cours. Ce moment d’échange a permis à la présidente de présenter ses vœux de nouvel an à la communauté estudiantine, mais aussi de recueillir leur ressenti direct.
« Nous apprécions la qualité des travaux dans nos amphis », ont témoigné plusieurs étudiants, saluant ainsi une concrète amélioration de leur confort au quotidien.
Au terme de sa visite, la présidente n’a pas caché sa satisfaction. Par ailleurs, ce constat positif renforce la détermination de la direction, qui entend poursuivre les rénovations des bâtiments anciens, accélérer également les constructions sur le campus Nord et maintenir un dialogue constant avec les usagers des locaux.
Ainsi, en réaffirmant son engagement à intensifier les efforts, la Professeure Prénam Houzou-Mouzou envoie un signal fort pour cette année 2025 : l’Université de Kara se donne les moyens de son rayonnement par la qualité de ses infrastructures.
Lomé, le 22 décembre 2025 –Le campus de l’Université de Lomé vibre d’une nouvelle énergie créatrice. Ce lundi, les locaux de l’UniPod-Togo ont servi de cadre à la clôture officielle du Programme de Pré-incubation des jeunes entrepreneurs (PRE-IJE). Fruit d’une alliance stratégique entre l’Université de Lomé, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), cette initiative marque une étape décisive pour l’auto-emploi des jeunes au Togo.
De l’idée au projet : le baptême du feu des jeunes créateurs
La cérémonie de clôture ne s’est pas limitée à des discours protocolaires. Elle a surtout donné la parole aux véritables acteurs du programme : les jeunes entrepreneurs. Lors de séances d’échanges dynamiques, plusieurs bénéficiaires ont présenté les solutions innovantes qu’ils ont développées au cours de leur formation.
Agriculture technologique, services numériques ou solutions écologiques : les projets exposés témoignent d’une jeunesse consciente des défis de son temps. Ces présentations ont non seulement illustré la créativité des stagiaires, mais elles ont également prouvé l’efficacité du parcours de pré-incubation, qui transforme une simple intuition en un modèle économique structuré.
Avec l’UniPod, l’Université de Lomé ne se contente plus de délivrer des diplômes ; elle devient une véritable fabrique à entreprises. En réaffirmant son engagement pour l’entrepreneuriat, l’institution s’attaque de front au défi de l’employabilité.
En clair, l’objectif est de bâtir un écosystème inclusif où chaque étudiant porteur d’une idée peut trouver les outils techniques et le coaching nécessaires pour réussir. Ce programme PRE-IJE, soutenu par l’expertise de l’AUF, prépare ainsi le terrain à une nouvelle génération de chefs d’entreprises capables de stimuler l’économie nationale.
PRE-IJE : un front commun pour la réussite des jeunes
Le succès de cette promotion repose sur une synergie d’experts. La cérémonie a rassemblé des figures clés, notamment le professeur Komi Koledzi, directeur de l’UniPod-Togo, et M. Félix Gbafa, responsable des formations à l’AUF-Togo. Accompagnés du formateur principal, M. Dodji Afokpa, ils ont salué la détermination des participants.
Leur présence conjointe symbolise la solidité du partenariat institutionnel. Pour l’AUF et le PNUD, investir dans l’UniPod, c’est investir dans le potentiel humain du Togo, en offrant un cadre de haut niveau où l’innovation technologique rencontre l’audace entrepreneuriale.
En définitive, la clôture de ce programme n’est pas une fin, mais un commencement. Ces jeunes entrepreneurs quittent l’UniPod avec des outils solides et une confiance renforcée. Ils sont désormais prêts à conquérir le marché, prouvant une fois de plus que l’université togolaise est au cœur de la transformation économique du pays.
Lomé, le 19 décembre 2025 –L’auditorium de l’Institut Confucius à l’Université de Lomé a vibré ce vendredi. Le site a accueilli la grande finale d’un concours prestigieux dédié à la langue et à la culture chinoises, clôturée par une remise solennelle de distinctions aux meilleurs talents de chaque catégorie.
Un carrefour de talents pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre
Cet événement vient couronner un parcours sélectif particulièrement rigoureux. En effet, la compétition a réuni des candidats venus de plusieurs nations sœurs, notamment le Togo, le Burkina Faso, le Bénin, le Ghana, le Mali et la Côte d’Ivoire. Cette participation multinationale souligne non seulement le caractère régional de la manifestation, mais met également en lumière la richesse et la variété des profils en poux.
De ce fait, la remise des récompenses a honoré les vainqueurs dans une atmosphère de fête, célébrant l’effort, la performance et les liens éducatifs profonds entre les pays impliqués. Par ailleurs, cette initiative contribue au prestige international de l’Université de Lomé et favorise des interactions académiques dynamiques dans toute la sous-région.
Concours régional : une cérémonie placée sous le signe de l’excellence
La rencontre s’est tenue sous la présidence du professeur Komlan Batawila, premier vice-président de l’Université de Lomé. Il était accompagné pour l’occasion du Dr Maman Aboudou, directeur de l’Institut Confucius, et de Son Excellence Madame Wang Wen, ambassadrice de la République populaire de Chine au Togo. Devant un public composé de cadres universitaires, d’enseignants et d’étudiants, les officiels ont apprécié le niveau exceptionnel des compétiteurs.
Consolider les ponts entre la Chine et l’Afrique
En définitive, cet événement renforce les partenariats sino-africains dans le domaine de l’enseignement des langues. À travers ce concours, l’Institut Confucius illustre une fois de plus son engagement à promouvoir l’excellence linguistique et culturelle. C’est un pas de plus vers une compréhension mutuelle accumulée, faisant de Lomé un pôle incontournable du rayonnement de la culture chinoise en Afrique.
Lomé, 18 décembre 2025 – L’Université de Lomé accueille aujourd’hui et demain la cinquième édition des Journées d’Analyse Harmonique et d’Analyse Stochastique (JAHAS), une conférence internationale orchestrée par le Laboratoire d’Analyse, de Modélisation Mathématique et Applications (LAMMA). Hébergée dans la salle B du bloc pédagogique 2, cette manifestation adopte un format mixte, alliant présence physique et participation virtuelle, pour aborder le thème « Les Mathématiques de la Décision et l’Intelligence Artificielle ».
Un public diversifié pour un croisement de perspectives
Par ailleurs, ce rassemblement attire un public varié, incluant des universitaires émérites comme le deuxième vice-doyen de la Faculté des Sciences, le Dr Nadjime Pindra, et le professeur Yaogan Mensah, qui préside le comité organisateur. Des doctorants, des ingénieurs, des étudiants en master et des invités internationaux complètent ce panel, favorisant ainsi un croisement de perspectives enrichissant.
Les mathématiques, moteur de l’innovation technologique
À une époque où les transformations technologiques redéfinissent les sociétés, les mathématiques émergent comme un pilier indispensable de l’innovation, particulièrement dans les domaines de l’intelligence artificielle. Ainsi, cette édition des JAHAS se positionne comme une plateforme privilégiée pour des débats entre académiciens, spécialistes et jeunes chercheurs sur les implications futures de ces disciplines dans le progrès socio-économique.
Mathématiques et IA : un programme dense entre exposés, ateliers et sessions interactives
Le programme des deux jours est dense et orienté vers l’action : exposés dédiés à l’analyse harmonique, à l’analyse stochastique, aux probabilités et aux statistiques ; ateliers explorant les usages concrets des mathématiques en soutien à la prise de décision et à l’IA ; et sessions interactives reliant experts africains et européens avec des doctorants. En plus, ces échanges visent à stimuler des collaborations transcontinentales et à générer des idées novatrices applicables aux défis contemporains.
L’Université de Lomé, un acteur majeur de la recherche scientifique
Organisée par le LAMMA, cette conférence confirme le dynamisme de l’Université de Lomé dans la promotion des sciences exactes. Elle souligne comment les modèles mathématiques peuvent catalyser des avancées en IA, influençant aussi des secteurs variés comme l’économie, la santé ou l’environnement. Les retombées attendues pourraient inspirer de nouveaux projets de recherche et renforcer les réseaux académiques régionaux. Les participants, qu’ils soient sur place ou connectés, sont invités à contribuer activement à ces réflexions collectives pour un avenir où les mathématiques guident l’innovation responsable.
En refermant ces deux journées d’échanges, chercheurs et étudiants repartiront avec une conviction partagée : l’avenir de l’innovation africaine se jouera aussi dans les équations, les modèles et l’audace scientifique que ces rencontres contribuent à faire émerger.