Togo : découverte d’armes de guerre dans la forêt de Malfakassa, une affaire qui inquiète

 Une cache d’armes lourdes découverte dans la forêt de Malfakassa au centre du Togo relance les interrogations sur la circulation d’arsenaux clandestins en Afrique de l’Ouest. Derrière cet épisode discret se dessine une question bien plus large : le pays pourrait-il devenir, à son tour, une zone d’intérêt pour des réseaux armés ?

 

Une forêt paisible devenue scène d’alerte sécuritaire

Ce qui devait être une simple mission de surveillance environnementale s’est transformé en incident armé. Au début de l’année, des agents en patrouille dans la forêt de Malfakassa, située entre Sokodé et Bassar, auraient été pris pour cible par des tirs provenant d’individus dissimulés dans la végétation.

Dans cette vaste zone forestière du centre du Togo, réputée jusque-là pour sa biodiversité et ses paysages protégés, l’événement a immédiatement suscité une vive inquiétude au sein des services de sécurité.

Très rapidement, l’armée est intervenue pour reprendre le contrôle du secteur et sécuriser les lieux. Ce qui allait être découvert lors des fouilles allait donner une dimension bien plus grave à l’incident.

Un arsenal dissimulé au cœur de la forêt de Malfakassa

Les opérations de ratissage ont permis de mettre au jour une cache contenant plusieurs armes de guerre. Selon les premières informations disponibles, les forces de sécurité ont retrouvé des fusils d’assaut de type AK-47 ainsi que des grenades.

La présence d’un tel arsenal dans une zone forestière isolée interroge. S’agit-il d’un simple dépôt clandestin destiné à des trafics locaux ou d’un maillon d’un réseau plus vaste de circulation d’armes dans la sous-région ?

Pour plusieurs observateurs sécuritaires, cette découverte rappelle aussi que les zones forestières et peu habitées peuvent devenir des lieux privilégiés pour dissimuler du matériel militaire.

Des arrestations, mais de nombreuses zones d’ombre

Au cours de l’opération, un premier suspect a été interpellé dans la zone forestière. Par la suite, les investigations auraient permis d’arrêter plusieurs autres personnes susceptibles d’être liées à cette affaire.

Cependant, les autorités restent pour l’instant prudentes sur les conclusions à tirer. L’origine des armes, leur mode d’acheminement et l’identité des éventuels commanditaires demeurent inconnus.

Autant de questions qui alimentent les inquiétudes dans un contexte régional marqué par la multiplication des trafics d’armes et l’expansion de groupes armés dans certaines zones d’Afrique de l’Ouest.

Le spectre d’une insécurité qui descend vers le golfe de Guinée

Depuis plusieurs années, les pays du Golfe de Guinée observent avec attention l’évolution de la situation sécuritaire dans la région sahélienne. De ce fait, la circulation d’armes et les mouvements de groupes armés ont progressivement déplacé les préoccupations vers les États côtiers.

Dans ce contexte, la découverte d’armes de guerre dans une zone forestière togolaise relance les interrogations sur l’existence de réseaux clandestins dans la région. Elle s’inscrit dans une dynamique régionale où les frontières poreuses et les routes clandestines facilitent les trafics.

Pour les autorités togolaises, l’enjeu est désormais double : identifier les responsables de cette cache d’armes et prévenir toute implantation de réseaux armés sur le territoire national.

Un appel à la vigilance des populations

Face à cette situation, les autorités invitent les populations à redoubler de vigilance, notamment dans les zones rurales et forestières. Les autorités encouragent les habitants à signaler toute activité suspecte aux forces de sécurité.

Deux numéros d’alerte gratuits — 1204 et 1205 — sont disponibles sur l’ensemble du territoire pour transmettre rapidement des informations.

Car une question demeure : qui a bien pu dissimuler un arsenal militaire dans l’une des plus grandes forêts du pays sans attirer l’attention plus tôt ?

Si l’enquête devra apporter des réponses, cet épisode rappelle également une réalité : même les territoires réputés paisibles ne sont plus totalement à l’abri des recompositions sécuritaires qui traversent aujourd’hui l’Afrique de l’Ouest.

Togo : Protection civile et résilience climatique, le bilan 2026

À l’approche du 1ᵉʳ mars, date marquant la Journée mondiale de la protection civile, le gouvernement togolais réaffirme sa stratégie de résilience. Entre érosion côtière et inondations cycliques, Lomé mise sur une modernisation profonde de ses dispositifs de secours pour protéger les populations. Un engagement porté au plus haut sommet de l’État.

 

C’est un rendez-vous annuel qui prend, cette année, une résonance particulière. Placée sous l’égide de l’Organisation internationale de la protection civile (OIPC), l’édition 2026 s’articule autour d’un défi majeur : la gestion des risques environnementaux pour bâtir un avenir durable. Pour le ministère de la Sécurité, il ne s’agit plus seulement de célébrer, mais de dresser le bilan d’une véritable mue sécuritaire.

 

Un bouclier face aux colères de la nature

En effet, le Togo n’est pas épargné par les soubresauts du climat. Des vents violents qui balaient les régions septentrionales à l’érosion côtière qui grignote le littoral, les menaces sont multiples. Face à ce constat, les autorités ont élevé la protection civile  au rang de pilier stratégique de la politique nationale de sécurité.

Sous l’impulsion du Président Faure Gnassingbé, le pays a franchi une étape législative cruciale avec l’adoption, en mars 2025, d’une loi-cadre sur la lutte contre les changements climatiques. Ce texte n’est pas qu’un symbole : il impose aussi l’intégration systématique de la gestion des risques dans chaque projet de développement national.

 

Moderniser pour mieux anticiper

De fait, la stratégie togolaise repose sur une approche proactive plutôt que réactive. En plus, plusieurs chantiers prioritaires ont été accélérés ces derniers mois :

  • L’alerte précoce : optimisation des systèmes de veille pour prévenir les populations avant la catastrophe.
  • Le renforcement technique : augmentation des moyens logistiques mis à la disposition des unités de secours.
  • La synergie des acteurs : consolidation des partenariats entre le secteur privé, les collectivités locales et l’État.

 

Une chaîne de solidarité nationale

Ainsi, le gouvernement rappelle que la sécurité civile est une responsabilité partagée. Si l’État investit dans les équipements, la vigilance citoyenne reste le premier rempart contre les sinistres.

Le Ministre de la Sécurité a d’ailleurs tenu à rendre un hommage appuyé aux soldats du feu, aux volontaires et à l’ensemble des acteurs de la chaîne de secours. Ces « héros du quotidien » sont les garants d’une solidarité qui se déploie chaque jour sur le terrain pour préserver des vies et des biens.

En définitive, alors que les défis environnementaux se complexifient, le Togo fait le choix de la résilience. En transformant chaque risque en une opportunité de mieux s’organiser, le pays entend offrir à ses citoyens un environnement plus sûr et un avenir plus serein.

Togo : Les forces armées adoptent le simulateur de tir américain

Au Centre d’entraînement aux opérations de maintien de la paix (CEOMP) de Lomé, les Forces armées togolaises (FAT) franchissent un palier technologique. Grâce à l’acquisition d’un simulateur de tir de dernière génération ce jeudi 27 février 2026, les soldats peaufineront désormais leur précision et leur réactivité en milieu virtuel avant de se projeter sur le terrain. Une avancée majeure soutenue par un partenaire stratégique de longue date.

 

Dans les enceintes du CEOMP à Lomé, le bruit des détonations est désormais complété par le bourdonnement des processeurs. Les militaires togolais disposent dorénavant d’un simulateur de compétences d’engagement perfectionné, un outil pédagogique de pointe destiné à affiner leurs capacités opérationnelles.

Ce dispositif permet aux troupes de s’exercer dans des scénarios de haute intensité, où la rapidité du tir et la justesse de la prise de décision sont capitales.

 

La simulation au service de la précision chirurgicale

En effet, cette technologie offre un environnement d’apprentissage sécurisé mais ultra-réaliste. L’objectif est de permettre aux soldats de neutraliser les menaces avec une efficacité accrue dès la source. En travaillant sur des simulateurs, les FAT renforcent leur expertise technique sans les contraintes logistiques des exercices à balles réelles, tout en développant des réflexes cognitifs essentiels au combat moderne.

De fait, cette montée en puissance des capacités de défense profite directement à la stabilité régionale. Elle participe à un effort global visant à sécuriser non seulement le territoire togolais, mais aussi les intérêts communs entre Lomé et ses alliés internationaux.

 

Un partenariat stratégique avec Washington

Cette modernisation ne sort pas du néant. Elle s’inscrit dans le cadre de l’Initiative mondiale pour les opérations de maintien de la paix (GPOI). Ce simulateur constitue le dernier volet d’une livraison d’équipements stratégiques intégralement financée par les États-Unis.

Par conséquent, ce transfert de technologie souligne la profondeur de la coopération militaire entre Washington et Lomé. D’ailleurs, les autorités américaines considèrent l’investissement dans la formation de pointe des militaires togolais comme un gage de sécurité partagée, car le Togo contribue de manière clé aux missions de paix sur le continent.

 

Un atout pour la sécurité transatlantique

En définitive, l’intégration de ce simulateur au sein du CEOMP transforme radicalement la préparation des contingents. En alliant innovation technologique et rigueur militaire, le Togo se dote d’un outil de dissuasion et d’intervention plus performant.

Cette étape marque une volonté claire des forces de défense : celle de rester à l’avant-garde face aux menaces sécuritaires de plus en plus asymétriques, tout en consolidant un axe diplomatique solide avec ses partenaires occidentaux.

FBI et Interpol : Lomé restitue douze véhicules volés aux États-Unis

Le 18 février 2026, au ministère togolais en charge de la sécurité, une scène inhabituelle s’est jouée : la restitution officielle de douze véhicules haut de gamme déclarés volés aux États-Unis et saisis sur le territoire togolais. Les clés ont été remises par le lieutenant-colonel Adikpiyi Kpatcha, représentant le ministre, à Justin Isioma Nwadiashi, représentant régional du Federal Bureau of Investigation (FBI).

Au-delà du symbole, l’événement éclaire une réalité plus large : le Togo se positionne comme acteur vigilant dans la lutte contre les réseaux criminels transnationaux.

Ministère de la Sécurité - Togo
© Ministère de la Sécurité - Togo

Une filière mondialisée, un maillon stratégique

Le trafic de véhicules volés est une économie souterraine structurée, reliant l’Amérique du Nord, l’Europe et plusieurs ports africains. Les voitures, souvent maquillées administrativement, transitent par des hubs logistiques avant d’être revendues.

Dans cette chaîne, Lomé occupe une place stratégique. Son port en eau profonde et ses infrastructures en font un carrefour régional. C’est précisément cette attractivité logistique que les autorités togolaises entendent protéger contre toute instrumentalisation criminelle.

L’opération menée avec l’appui d’Interpol et des autorités américaines témoigne d’un partage d’informations plus fluide : vérification des numéros d’identification, traçage des itinéraires maritimes, coordination judiciaire.

Ministère de la Sécurité - Togo
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Coopération renforcée avec Washington

La remise des véhicules au représentant du FBI souligne la densité du partenariat sécuritaire entre Lomé et Washington. Les enquêtes sur les réseaux de vol et de revente reposent sur des échanges techniques précis : bases de données, expertises forensiques, alertes internationales.

Cette coopération dépasse le cadre ponctuel de la restitution. Elle s’inscrit dans une stratégie de long terme visant à démanteler les filières plutôt qu’à multiplier les saisies isolées.

 

Protéger le hub logistique de Lomé

Le gouvernement togolais insiste sur un point : la sécurisation du hub logistique national. Dans un contexte où les échanges commerciaux s’intensifient, la prévention des trafics devient un enjeu économique autant que sécuritaire.

Les axes d’action évoqués incluent :

  • Le renforcement des contrôles aux frontières et dans les zones portuaires.
  • L’amélioration des capacités d’enquête technique
  • La formation spécialisée des unités chargées des crimes économiques.
  • La coopération judiciaire avec les pays d’origine

Objectif affiché : faire de Lomé un espace sûr pour le commerce légal et dissuasif pour les réseaux criminels.

Ministère de la Sécurité - Togo
© Ministère de la Sécurité - Togo

Un signal à double portée

La cérémonie du 18 février envoie un message à deux publics. À l’international, elle confirme la fiabilité du Togo comme partenaire dans la lutte contre le crime organisé. À l’intérieur du pays, elle rappelle la détermination des autorités à préserver l’intégrité des infrastructures nationales.

Reste un défi majeur : maintenir la vigilance dans un environnement où les méthodes des réseaux évoluent rapidement. Le trafic de véhicules n’est qu’un segment d’un écosystème criminel plus vaste, qui inclut contrefaçon, blanchiment et cyberfraude.

 

Vers une stratégie intégrée

En articulant coopération internationale et sécurisation interne, le Togo semble vouloir passer d’une logique de réaction à une logique d’anticipation. L’efficacité future dépendra de la capacité à consolider les dispositifs technologiques et juridiques.

Douze véhicules restitués ne résument pas à eux seuls la lutte contre le trafic mondial. Mais ils symbolisent un engagement : celui d’un État qui entend défendre sa position de carrefour régional sans devenir une zone de transit pour le crime organisé.

Togo : le projet DEFEND s’achève sur un bilan axé sur la protection des civils

Le 17 février 2026, au Centre d’Entraînement aux Opérations de Maintien de la Paix (CEOMP), autorités togolaises et partenaires européens ont acté la fin du projet DEFEND.

Derrière cette réunion de clôture, présidée par le Colonel Amana Kodjo, Directeur général de la Gendarmerie nationale, représentant le Chef d’État-Major général des Forces Armées Togolaises (FAT), se joue un enjeu plus large : comment renforcer la sécurité dans le nord du pays tout en préservant le lien entre l’armée et les populations ?

À ses côtés figuraient l’ambassadeur de l’Union européenne au Togo, Gwilym Jones, et l’ambassadeur de France, Augustin Favereau. Une présence diplomatique qui illustre ainsi l’importance stratégique de cette coopération.

Ministère de la Défense Nationale du Togo
© Ministère de la Défense Nationale du Togo

Une réponse à un contexte sécuritaire fragile

Dans la région septentrionale, confrontée ces dernières années à des menaces transfrontalières et à la progression de groupes armés dans le Sahel, la question sécuritaire s’est imposée comme une priorité nationale.

Le projet DEFEND, initié par l’Union européenne, visait à consolider les capacités des forces togolaises afin de mieux protéger les populations civiles et de soutenir le développement local. L’idée directrice : une armée plus efficace sur le terrain et plus proche des citoyens.

Cette approche repose sur deux axes complémentaires :

  • améliorer les capacités opérationnelles des FAT face aux menaces émergentes ;
  • renforcer la confiance entre militaires et communautés locales.

Des équipements pour sécuriser les sites sensibles

Parmi les réalisations concrètes, le projet a permis l’acquisition de gabions de protection destinés à renforcer la sécurité des emprises militaires et de sites sensibles. Ces structures, remplies de sable ou de gravier, constituent en effet une barrière efficace contre les tirs et les explosions.

Des sacs à sable, des gants de protection, des groupes électrogènes et des tentes de campement ont également été fournis. Ces équipements améliorent les conditions de déploiement dans des zones parfois isolées, où l’accès à l’électricité et aux infrastructures reste limité.

Ministère de la Défense Nationale du Togo
© Ministère de la Défense Nationale du Togo

Faire face aux engins explosifs et aux drones

La montée de la menace liée aux engins explosifs improvisés (IED) a conduit à un volet spécifique de renforcement des capacités. Les forces togolaises ont bénéficié de formations couvrant toute la chaîne de réponse : détection, inspection, neutralisation et maintenance du matériel.

Des détecteurs spécialisés, capables d’identifier des dispositifs métalliques ou non métalliques, ainsi que des miroirs d’inspection de véhicules et des équipements de brouillage, ont été livrés.

Le projet a également intégré la question des drones, devenus un outil potentiel de surveillance ou d’attaque dans plusieurs zones de conflit en Afrique de l’Ouest. L’objectif est d’anticiper les nouvelles formes de menace.

Au-delà du militaire : consolider le lien Armée-Nation

Si le volet technique occupe une place importante, les partenaires insistent sur un autre aspect : la relation entre les forces armées et les populations locales.

Le projet DEFEND a soutenu des actions destinées à favoriser le dialogue et à faciliter l’accès à certains services essentiels, notamment dans le domaine de la santé. Dans des régions où la présence de l’État peut être perçue avant tout à travers l’uniforme, la qualité de cette relation devient un facteur clé de stabilité.

La réunion de clôture a permis d’évaluer les résultats obtenus, d’identifier les leçons à retenir et d’envisager les perspectives de coopération future dans le domaine sécuritaire.

Une coopération appelée à évoluer

La fin du projet DEFEND ne marque pas la fin de la collaboration entre le Togo et ses partenaires européens. Elle ouvre plutôt une nouvelle phase de réflexion : comment inscrire ces acquis dans la durée ? Comment adapter les dispositifs aux évolutions rapides des menaces ?

Dans un contexte régional instable, le défi reste permanent. Mais pour les autorités togolaises, l’enjeu dépasse la seule dimension militaire : il s’agit de préserver la paix, condition indispensable au développement économique et social du pays.

Togo : Calixte Madjoulba en tournée sécuritaire dans le nord du pays

Kara, 9 février 2026 – Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel Calixte Batossie Madjoulba, a achevé vendredi 6 février une tournée de terrain dans les préfectures de la Kozah, de Doufelgou et de la Kéran, au nord du Togo. Une visite à forte portée opérationnelle, centrée sur les conditions de travail des forces de sécurité et sur le renforcement de la collaboration avec les populations.

Ministère de la Sécurité - Togo
© Ministère de la Sécurité - Togo

Une immersion dans les unités territoriales

Au cours de cette tournée, le ministre s’est rendu successivement dans plusieurs commissariats de police et brigades territoriales de gendarmerie, notamment à Niamtougou, Défalé, Kantè, Kadjala, Broukou (Agbassa), Sarakawa ainsi qu’au poste de police de Tchitchao.

À chaque étape, les échanges ont porté sur l’état des infrastructures, les moyens logistiques disponibles et les réalités sécuritaires propres à chaque localité. Par ailleurs, l’objectif affiché était d’évaluer de manière concrète les conditions de travail des unités, d’identifier leurs contraintes spécifiques et d’apporter des orientations adaptées aux besoins du terrain.

Ministère de la Sécurité - Togo
© Ministère de la Sécurité - Togo

La sécurité comme effort partagé

Face aux responsables locaux des forces de défense et de sécurité, le colonel Madjoulba a délivré un message constant : la sécurité ne peut être efficace sans une forte proximité avec les populations. Selon lui, la coproduction de la sécurité, fondée sur la confiance et la collaboration avec les autorités locales et les citoyens, demeure en effet un levier essentiel face aux défis actuels.

Le ministre a aussi insisté sur l’importance du renseignement de proximité, soulignant que sans relations de confiance avec les communautés, les forces de sécurité ne sauraient, à elles seules, contenir durablement la criminalité ni prévenir les menaces terroristes.

Ministère de la Sécurité - Togo
© Ministère de la Sécurité - Togo

Anticiper les besoins futurs en infrastructures

La tournée a également été mise à profit pour visiter plusieurs domaines appartenant à la police nationale et à la gendarmerie nationale. Ces déplacements visaient à apprécier le positionnement stratégique des terrains destinés à accueillir de futurs projets de construction de commissariats et de brigades.

Cette démarche s’inscrit dans une logique d’anticipation, alors que les autorités togolaises cherchent à renforcer la présence des forces de sécurité sur l’ensemble du territoire, en particulier dans les zones jugées sensibles.

Ministère de la Sécurité - Togo
© Ministère de la Sécurité - Togo

Une approche pragmatique de la sécurité intérieure

À travers cette visite de terrain, le ministre de la Sécurité entend réaffirmer une approche pragmatique, ancrée dans les réalités locales. En privilégiant l’écoute des unités et le dialogue avec les populations, l’exécutif togolais affiche sa volonté de consolider un dispositif sécuritaire fondé sur la proximité, la prévention et l’anticipation.

Modernisation de la police : nouveaux équipements

Le ministre de la Sécurité a remis, le 31 janvier, d’importants moyens logistiques à la direction de la police. Entre résultats sportifs et rénovations immobilières, l’institution cherche à afficher un nouveau visage, plus mobile et plus professionnel.

 

C’est une séquence soigneusement orchestrée qu’a vécue la Direction générale de la police nationale (DGPN) togolaise, samedi 31 janvier 2026. Dans l’enceinte de l’institution, le colonel Calixte Batossie Madjoulba, ministre de la Sécurité, a présidé une cérémonie aux allures de bilan d’étape, entouré du haut commandement policier et de figures de la société civile. L’enjeu dépassait le simple protocole : il s’agissait de mettre en scène la modernisation d’une police confrontée à des défis sécuritaires croissants.

Police Nationale Togo
© Police Nationale Togo

La mobilité, nerf de la guerre sécuritaire

Le point d’orgue de cette rencontre fut l’alignement, sur le bitume impeccable de la direction, de quatorze véhicules pick-up neufs. En effet, ces moyens de transport, remis obligatoirement au commissaire divisionnaire Akatao Babarime, directeur général de la police, ne sont pas qu’un simple renouvellement de parc. Ils représentent, pour les autorités, le levier indispensable d’une « réactivité » accumulée sur le terrain.

Dans un pays où la sécurité urbaine et la surveillance du territoire sont des priorités de l’exécutif, cette dotation vise aussi à réduire les temps d’intervention et à marquer une présence plus visible de l’État.

Police Nationale Togo
© Police Nationale Togo

Sport et discipline : le « soft power » policier

Plus inhabituel pour une cérémonie sécuritaire, l’Association sportive de la police togolaise (ASPOTO) a présenté une moisson de sept trophées glanés au cours de l’année 2025. Par ailleurs, cette exposition sportive n’est pas anecdotique : pour la hiérarchie, l’excellence sur les terrains de sport est le reflet de la discipline et de la rigueur attendues sous l’uniforme. Le ministre a également vu dans ces succès un symbole de « performance » et de « cohésion », des valeurs que le gouvernement tente d’infuser au sein des forces de l’ordre pour améliorer leur image auprès de la population.

Police Nationale Togo
© Police Nationale Togo

Le défi de la gestion des biens publics

Après une visite des infrastructures récemment rénovées au sein de la DGPN, le colonel Madjoulba a tenu à rappeler une exigence de rigueur. Si l’État investit dans le cadre de travail et les équipements, il attend en retour une « gestion responsable » des deniers publics.

« Il est nécessaire de maintenir une police nationale moderne, efficace et proche des citoyens », a martelé l’autorité. Un discours qui fait écho à la vision du chef de l’État de transformer les forces de sécurité en une institution non plus seulement répressive, mais « professionnelle et compétitive » dans un environnement régional instable.

Cette journée, qui mêlait équipements rutilants et palmarès sportifs, marque une volonté de projection vers une police plus agile, tout en rappelant que la pérennité de ces réformes dépendra de la maintenance des acquis et de l’intégrité de ses agents.

Togo : Le médecin-colonel Gumedzoe prend la tête de la santé des armées

Le médecin-colonel Gumedzoe a pris ses fonctions de directeur central le 27 janvier à Lomé. Cette transition à la tête du pôle médical militaire intervient alors que les forces armées togolaises sont engagées sur plusieurs fronts de sécurisation.

 

L’Hôpital des armées, niché au cœur de l’enceinte de la gendarmerie nationale à Lomé, a servi de cadre, mardi , à un rite immuable de la vie militaire : la passation de commandement. Sous le regard du général de brigade Dimini Allahare, chef d’état-major général des forces armées togolaises (FAT), le médecin-colonel Dzidzogbé Kokou Eric Gumedzoe a officiellement pris les rênes de la Direction centrale du service de santé des armées (DCSSA).

Ce changement de direction, acte par un arrêté ministériel daté du 22 janvier, ne se réduit pas à une simple formalité administrative. Il marque une étape clé pour une institution dont le rôle devient névralgique à mesure que le pays renforce son dispositif de défense, notamment dans sa partie septentrionale.

Ministère de la Défense Nationale du Togo
© Ministère de la Défense Nationale du Togo

L’impératif de la performance opérationnelle

Le directeur sortant, le médecin-colonel Komi Agba, a quitté ses fonctions en adressant ses hommages au président Faure Gnassingbé, chef suprême des armées, tout en saluant le « rayonnement » d’un service de santé de plus en plus sollicité. Mais c’est vers l’avenir que les regards se sont tournés lorsque son successeur a pris la parole.

À l’occasion de sa première réunion, le médecin-colonel Gumedzoe a immédiatement placé son mandat sous le signe de l’exigence. « L’intérêt du service doit primer sur toute autre considération » , at-il martelé devant ses troupes, insistant ainsi sur le renforcement de la discipline et la quête de l’excellence. Dans un discours sobre, le nouveau directeur a rappelé que la mission première de la DCSSA restait la santé du soldat, socle indispensable de l’efficacité opérationnelle de la Nation.

Ministère de la Défense Nationale du Togo
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La vision du commandement

Le général Dimini Allahare a, de son côté, a exhorté le nouveau promu à un engagement « constant et loyal ». Le chef d’État-major a rappelé que la modernisation de l’outil de défense togolais, voulue par le sommet de l’État, passait essentiellement par une capacité de soins robuste et réactive.

À l’heure où les armées ouest-africaines doivent adapter leurs services de santé aux réalités du terrain — y compris la médecine de guerre et le soutien médico-psychologique — la nomination du colonel Gumedzoe semble répondre à une volonté de maintenir la cadence des réformes au sein des FAT. La signature des procès-verbaux à clôture de la cérémonie, scellant une continuité de commandement jugée essentielle à la stabilité de l’institution.

Togo : Le lieutenant-colonel Pekle Medèboudola nommé chef du commissariat

Le commissaire lieutenant-colonel Pekle Medèboudola a été installé, le 28 janvier, à la direction centrale du commissariat des armées. Une passation de pouvoir qui intervient dans un contexte de modernisation accumulée de l’administration militaire togolaise.

 

Souvent relégué dans l’ombre de la hiérarchie militaire, le commissariat constitue pourtant un maillon essentiel de l’efficacité opérationnelle sur le terrain. Mercredi, dans les locaux de la direction à Lomé, les autorités militaires ont réaffirmé cette importance stratégique à l’occasion de la prise de fonctions du commissaire lieutenant-colonel Pekle Medèboudola à la tête de la Direction centrale du commissariat des armées (DCCA).

Présidée par le général de brigade Dimini Allahare, chef d’état-major général des Forces armées togolaises (FAT), la cérémonie a marqué le départ à la retraite du commissaire-colonel Komi Amegran. Ce passage de témoin solennel intervient au moment où l’institution militaire togolaise cherche à optimiser sa gestion logistique et financière pour répondre aux défis sécuritaires régionaux.

Ministère de la Défense Nationale du Togo
© Ministère de la Défense Nationale du Togo

L’école française comme socle

Le profil du nouveau directeur illustre la persistance des liens de coopération militaire entre Lomé et Paris en matière de formation d’élite. Diplômé de l’École du commissariat de l’air de Salon-de-Provence, en France, le lieutenant-colonel Pekle Medèboudola appartient à cette catégorie d’officiers dont le parcours académique international est un gage de rigueur administrative.

Reconnu pour son « sens du devoir » par ses pairs, il hérite d’un organe dont les missions sont vastes : de l’approvisionnement des troupes au conseil juridique, en passant par l’exécution financière des budgets de la défense.

Ministère de la Défense Nationale du Togo
© Ministère de la Défense Nationale du Togo

Modernisation et « esprit de rigueur »

Lors de son allocution, le directeur sortant, le colonel Amegran, a souligné la collaboration de longue date avec son successeur, offrant son expertise pour assurer la continuité de l’État au sein de cette direction névralgique. De son côté, le lieutenant-colonel Pekle a exprimé sa gratitude envers le haut commandement, s’engageant à faire de la DCCA un « outil stratégique » au service de l’efficacité opérationnelle des FAT.

Finalement, en clôturant la cérémonie par un hommage au président Faure Gnassingbé, chef suprême des armées, le général Dimini Allahare a rappelé les attentes placées dans cette nouvelle direction. En effet, dans une période où les FAT doivent optimiser chaque ressource, le chef d’état-major a exhorté le nouveau promu à la « loyauté » et au « déploiement », rappelant ainsi que la force d’une armée repose autant sur la qualité de son intendance que sur la puissance de son feu.

Togo : Plus de 5 tonnes de stupéfiants brûlés à Agoè

Lomé, 15 janvier 2026 —L’air était chargé d’une fumée noire symbolique hier sur le site du champ de tir d’Agoè. En effet, sous un soleil de plomb, le gouvernement togolais a joint l’acte à la parole en procédant à la destruction solennelle d’une quantité impressionnante de stupéfiants saisis au cours de l’année écoulée. Ainsi, cette opération de « feu de joie » pour la sécurité nationale marque une nouvelle étape dans la stratégie de « tolérance zéro » prônée par les plus hautes autorités du pays.

Ministère de la Sécurité
© Ministère de la Sécurité

Un arsenal de substances illicites détruites

L’ampleur du brasier témoigne de l’efficacité, mais également de l’immensité du défi auquel font face les services de répression. En effet, sous la coordination de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Drogues et du Blanchiment (OCRTIDB) et du Comité National Anti-drogue (CNAD), les chiffres officiels donnent le tournis :

  • Plus de 5,2 tonnes de cannabis, la substance la plus saisie ;
  • 51,77 kg de cocaïne, ce qui démontre la surveillance des routes internationales ;
  • 8,5 kg de méthamphétamine ;
  • 377,78 kg de psychotropes illicites, ces médicaments détournés qui ravagent la santé des plus jeunes.

De plus, la cérémonie s’est déroulée sous l’égide du ministre de la Sécurité, Son Excellence M. Calixte Batossie Madjoulba. Sa présence, entourée de membres du gouvernement, de hauts responsables des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et de partenaires internationaux, souligne aussi le caractère multidimensionnel de cette lutte : elle est à la fois sécuritaire, sanitaire et diplomatique.

Ministère de la Sécurité
© Ministère de la Sécurité

Protéger la jeunesse, pilier du développement

Au-delà de l’aspect spectaculaire des flammes, cet acte traduit une détermination sans faille. Ainsi, pour l’État togolais, le trafic de drogue n’est pas qu’un simple délit économique ; c’est une menace directe contre la santé publique et, surtout, contre l’avenir de la jeunesse. Par conséquent, en détruisant ces produits, les autorités entendent casser les circuits de distribution qui gangrènent les quartiers et freinent le développement humain.

Le ministre Madjoulba a rappelé que ce processus n’est pas arbitraire. Au contraire, il constitue l’aboutissement de procédures judiciaires rigoureuses, réalisées dans le strict respect des lois de la République et des conventions internationales auxquelles le Togo a souscrit.

Ministère de la Sécurité
© Ministère de la Sécurité

Un signal fort pour les réseaux criminels

Par cette destruction publique, le Togo envoie un message clair aux réseaux de trafiquants qui tenteraient d’utiliser le territoire national comme zone de transit ou de consommation : la riposte sera systématique et sans complaisance. L’engagement réaffirmé hier à Agoè place le pays comme un rempart solide en Afrique de l’Ouest.

En assainissant ainsi l’environnement social de ces substances toxiques, le gouvernement pose les jalons d’un cadre sécurisé, propice à un développement durable et serein pour chaque citoyen. En définitive, cette action spectaculaire illustre la volonté d’un État de protéger sa jeunesse et de renforcer sa souveraineté face aux menaces transnationales.

Kpalimé : Saisie record de 216 boules de cannabis à Kligué-Kondji

Kpalimé, 14 janvier 2026 — La ville aux sept collines respire un peu mieux ce matin. Alors que les enquêtes s’accélèrent, les détails d’une opération anti-drogue d’envergure, menée avec succès le week-end dernier, viennent d’être révélés. En saisissant 216 pains de cannabis, la Police nationale a porté un coup sévère aux réseaux de trafiquants qui tentent de transformer la région des Plateaux en plaque tournante de l’économie illicite.

 

Le flair des citoyens : l’étincelle de l’opération

Tout commence le samedi 10 janvier, aux environs de 11 heures. Dans le quartier Kligué-Kondji, la vigilance de quelques riverains change le destin de cette cargaison illégale. Intrigués par des mouvements suspects autour d’une habitation inoccupée et la présence de sacs inhabituels, des citoyens modèles décident de donner l’alerte.

Ce geste civique déclenche une réaction immédiate. Une équipe d’intervention se déploie sur les lieux et perquisitionne la maison abandonnée qui, sous ses airs de ruine, servait en réalité d’entrepôt clandestin.

 

Une mise en scène ingénieuse mais démasquée

Sur place, les policiers découvrent que les trafiquants avaient rivalisé d’ingéniosité pour dissimuler leur marchandise. En effet, les trafiquants ont soigneusement emballé les 216 pains de cannabis et les ont dissimulés à l’intérieur de trois sacs de maïs volumineux, utilisant une technique classique pour tromper la vigilance lors des transports.

L’examen approfondi des lieux a mis en évidence l’ampleur du trafic. Dans plusieurs pièces, des traces de poudre de cannabis recouvraient le sol, preuve que cette maison servait de véritable centre de conditionnement et de stockage avant la redistribution. Cette saisie exceptionnelle s’inscrit dans le cadre d’une offensive accrue contre le crime organisé, érigée en priorité nationale pour protéger la sécurité et la santé publique au Togo.

 

La traque est lancée

L’affaire ne s’arrête pas à la saisie. Les services de police exploitent désormais chaque indice et chaque trace ADN retrouvée dans la maison de Kligué-Kondji. L’objectif est clair : remonter la filière, identifier les propriétaires de cette cargaison et démanteler l’ensemble du réseau impliqué.

Les autorités ont félicité la population de Kpalimé pour son sens des responsabilités. Cette opération démontre également  que la synergie entre les citoyens et les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) constitue l’arme la plus efficace contre la criminalité.

Par ailleurs, cette saisie record ne constitue qu’une étape dans un combat de longue haleine. Les autorités entendent transformer ce succès en point de départ d’une mobilisation plus large, où citoyens et forces de sécurité avanceront main dans la main.  Finalement, l’objectif dépasse Kpalimé : bâtir, à l’échelle nationale, des communautés résilientes capables de repousser durablement les menaces liées à la drogue et d’ouvrir la voie à un avenir plus sûr pour la jeunesse togolaise.

Sécurité-Togo : Bilan 2025 et vœux du Ministre Madjoulba

La grande salle de réunion du ministère de la Sécurité a vibré, le lundi 5 janvier 2026, au rythme d’un double événement stratégique. En effet, sous la direction du Ministre Calixte Batossie Madjoulba, les hauts responsables du secteur se sont réunis pour la traditionnelle présentation des vœux du Nouvel An, doublée de la toute première réunion mensuelle de sécurité de l’exercice 2026.

Ministère de la Sécurité - Togo
© Ministère de la Sécurité - Togo

Un bilan 2025 sous le signe de la satisfaction

L’heure était d’abord au bilan. Devant un parterre de gradés et de cadres du département, le Ministre Madjoulba a dressé le panorama de l’année écoulée. Le constat est clair : les résultats obtenus en 2025 témoignent d’une maîtrise des enjeux sécuritaires sur l’ensemble du territoire.

Par ailleurs, le Ministre a profité de cette tribune pour exprimer sa profonde satisfaction. Selon lui, la résilience des forces de l’ordre face aux menaces diverses a permis de maintenir un climat de paix indispensable au développement du pays. Ce satisfecit ne sonne toutefois pas comme une fin en soi, mais plutôt comme un socle sur lequel bâtir les succès de demain.

 

Le triptyque de l’excellence

Loin de se reposer sur ses lauriers, le patron de la Sûreté nationale a profité de cette première rencontre mensuelle de l’année pour fixer le cap. Ainsi, les orientations pour 2026 reposent sur trois piliers fondamentaux que chaque agent devra s’approprier :

  • L’exemplarité : un comportement irréprochable des forces sur le terrain pour renforcer le lien de confiance avec la nation.
  • La cohésion : une synergie d’action sans faille entre les différentes unités pour une efficacité maximale.
  • L’anticipation : une capacité accrue à détecter et neutraliser les menaces avant qu’elles ne se manifestent.

Ministère de la Sécurité - Togo
© Ministère de la Sécurité - Togo

Pour une sécurité au service du citoyen

L’ambition affichée pour cette nouvelle année est de consolider une véritable « sécurité de proximité ». Le Ministre a également martelé sa volonté de voir des forces résolument tournées vers la protection quotidienne des populations et la sauvegarde des institutions de la République.

Cette vision d’une sécurité efficace et humaine place le citoyen au cœur de la stratégie. Pour le ministère, l’enjeu de 2026 sera de transformer chaque patrouille et chaque intervention en un gage de sérénité pour les Togolais.

Finalement , en ouvrant ce nouveau chapitre de 2026, le ministère de la Sécurité ne se contente pas de célébrer le passé. Il pose aussi  les jalons d’une institution plus moderne, plus proche et plus réactive. Le message envoyé ce lundi est limpide : la vigilance ne connaîtra aucune trêve pour garantir au Togo une année de stabilité et de progrès.

Sécurité Togo : Fin de parcours pour trois braqueurs à Tsévié

Alors que les festivités de fin d’année battaient leur plein, les forces de sécurité togolaises veillaient au grain. Le bilan de l’opération nationale « Kèligou 2 » s’alourdit avec l’arrestation de trois individus armés, illustrant l’efficacité d’une stratégie sécuritaire qui a quadrillé le territoire durant tout le mois de décembre.

 

Une intervention musclée et préventive à Tsévié

Le passage à la nouvelle année aurait pu être marqué par un drame dans le quartier Gblainvié, à Tsévié. Le 1ᵉʳ janvier 2026, la vigilance des agents de sécurité a permis une intervention préventive décisive.

En effet, les forces de sécurité ont neutralisé trois suspects, dont elles n’ont pas encore révélé l’identité, alors qu’ils planifiaient une infraction grave. Lors de cette interpellation, elles ont également saisi des pistolets de fabrication artisanale, confirmant la dangerosité du groupe.

 

Kèligou 2 : un mois de traque sur toute l’étendue du territoire

Cette arrestation n’est pas un fait isolé, mais l’aboutissement d’un plan d’envergure baptisé Kèligou 2. Lancée le 3 décembre 2025, cette opération nationale avait un objectif clair : sécuriser les populations et leurs biens pendant la période sensible des fêtes de fin d’année.

Durant un mois d’intense activité, le bilan de Kèligou 2 témoigne aussi  de la diversité des menaces neutralisées :

  • Arrestations multiples d’individus suspectés de diverses activités criminelles.
  • Saisies d’armes artisanales, retirant ainsi des outils de violence de la circulation.
  • Interception de quantités de drogue, s’attaquant directement aux réseaux de trafic local.

 

La sécurité, une priorité du quotidien

En déployant des agents de manière stratégique sur l’ensemble du territoire, les autorités ont misé sur la dissuasion et la réactivité. L’opération Kèligou 2 démontre que la protection des citoyens repose sur une présence constante et une capacité d’intervention rapide, même lors des jours fériés.

Finalement, grâce à ce dispositif, le Togo clôture la période des fêtes avec un sentiment de sécurité renforcé, rappelant aussi aux réseaux criminels que la vigilance reste totale, de Lomé jusqu’à l’extrême nord du pays.

Les États-Unis renforcent les capacités des Casques Bleus togolais

Lomé, le 23 décembre 2025 – La lutte contre l’instabilité régionale et la promotion de la paix internationale franchissent une nouvelle étape au Togo. En effet, le vendredi 19 décembre, le Centre d’entraînement aux opérations de maintien de la paix (CEOMP) de Lomé a servi de cadre à une cérémonie très symbolique : la réception par les Forces Armées Togolaises (FAT) de la dernière livraison d’équipements militaires de pointe offerts par le gouvernement américain.

Les États-Unis offrent au Togo un arsenal pour l’efficacité opérationnelle sur le terrain

La remise de ce matériel, effectuée en présence du Chargé d’Affaires de l’Ambassade des États-Unis, Monsieur Michaels, ne relève pas d’un simple don logistique. Il s’agit d’un appui tactique direct destiné aux soldats déployés sur les théâtres d’opérations les plus complexes.

Le lot d’équipements comprend :

  • De la logistique de campagne : des tentes de campagne modernes pour assurer la mobilité et le repos des troupes.
  • De la technologie de précision : des systèmes GPS pour une navigation sécurisée en zone hostile.
  • De la protection et du sauvetage : des équipements de protection individuelle et des trousses médicales d’urgence pour minimiser les pertes humaines.

Ce matériel permet aux « Casques bleus » togolais d’interagir avec une réactivité accumulée lors de leurs missions de stabilisation, notamment sous la bannière des Nations Unies.

2009-2025 : une alliance de fer contre l’insécurité

Au-delà du matériel, c’est le bilan d’une coopération de longue durée qui a été célébré. Depuis 2009, le partenariat sécuritaire entre les deux nations a permis de former plus de 17 000 soldats togolais. Par ailleurs, ce chiffre impressionnant fait du Togo l’un des contributeurs les plus constants et les plus professionnels aux opérations de maintien de la paix en Afrique et dans le monde.

Pour le diplomate américain, investir dans la formation des FAT revient à « lutter contre les menaces à la source ». En stabilisant les régions en crise, le Togo et les États-Unis renforcent mutuellement leur sécurité intérieure, créant ainsi une barrière commune contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière.

 

Le Togo, pilier de la stabilité régionale

Cette montée en puissance des capacités togolaises confirme aussi le rôle de Lomé comme pivot stratégique en Afrique de l’Ouest. Le professionnalisme reconnu des militaires togolais sur les terrains étrangers est le fruit d’un investissement continu dans la formation d’élite dispensée au CEOMP.

En somme, cette livraison d’équipements vient clore une année de coopération intense, mais elle ouvre surtout de nouvelles perspectives pour 2026. Alors que les défis sécuritaires se multiplient, l’axe Lomé-Washington démontre qu’une paix durable ne repose pas seulement sur la diplomatie, mais aussi sur une préparation militaire rigoureuse et un équipement à la hauteur des enjeux mondiaux.

Gendarmerie : la 3ᵉ vague de l’Unité d’élite opérationnelle

Lomé, le 22 décembre 2025 – Les visages sont burinés par l’effort, mais les regards sont fiers. Samedi 20 décembre, l’enceinte de la Direction générale de la Gendarmerie Nationale a vibré au rythme de la cérémonie de fin de formation de la troisième vague de son Unité d’élite. Sous le regard attentif du Général de Brigade ALLAHARE Dimini, Chef d’Etat-Major Général des Forces Armées Togolaises (FAT), 194 nouveaux éléments ont rejoint les rangs de l’excellence opérationnelle.

Une démonstration de force et de précision

Pour plus de ces mois de dépassement de soi, les stagiaires ont offert aux autorités militaires un exercice de synthèse spectaculaire. Entre simulations d’interventions à haut risque et techniques de combat rapprochées, les nouveaux gendarmes d’élite ont également prouvé qu’ils maîtrisaient désormais l’art de la guerre asymétrique. Chaque mouvement, coordonné et précis, témoignait de la rigueur d’une préparation de haut niveau.

Le Togo renforce son unité d'élite de la Gendarmerie avec 194 nouveaux diplômés. Une formation de haut niveau pour répondre aux défis sécuritaires et protéger la Nation sous la supervision des FAT.
© Le Togo renforce son unité d'élite de la Gendarmerie avec 194 nouveaux diplômés. Une formation de haut niveau pour répondre aux défis sécuritaires et protéger la Nation sous la supervision des FAT.

Un parcours du combattant : de la sélection à l’excellence

Le chemin pour porter cet insigne a été long et sélectif. Au départ, ils étaient 211 candidats (officiers, sous-officiers et militaires du rang) à se présenter aux tests de présélection. Épreuves sportives extrêmes, tests psychologiques et exercices de cohésion ont permis de retenir 200 éléments, dont 12 personnels féminins, soulignant ainsi l’intégration croissante des femmes dans les missions les plus périlleuses.

Durant quatre mois, les instructeurs nationaux du Groupement de sécurité et d’intervention de la Gendarmerie (GSIG) ont forgé ces hommes et femmes au feu des réalités actuelles. Le cursus propose des modules physiques et techniques spécifiques, ainsi que des spécialisations de pointe pour certains membres. Au final, 194 stagiaires franchissent la ligne d’arrivée, prêts pour une projection sur tous les théâtres d’opérations.

 

Unité d’élite : un rempart face aux nouveaux défis sécuritaires

Le Directeur Général de la Gendarmerie Nationale, le Colonel AMANA Kodjo, n’a pas caché sa satisfaction. En saluant le soutien de la hiérarchie militaire, il a exhorté les nouveaux promus à être les ambassadeurs du rayonnement de l’institution. « Mettez en pratique vos compétences pour la réussite des missions confiées », a-t-il lancé, rappelant que l’heure est à la vigilance face à la montée des menaces.

Le Général de Brigade ALLAHARE Dimini a clôturé la cérémonie en portant un message de haute importance. Relayant les orientations du Chef de l’État, SEM Faure Essozimna Gnassingbé, il a appelé les nouveaux membres de l’Escadron spécial au courage et à l’endurance. « Le Togo compte sur vous pour répondre efficacement aux défis sécuritaires actuels », a-t-il martelé.

En conclusion, cette troisième vague renforce considérablement les capacités de réaction de la Gendarmerie Nationale. Ces nouveaux « soldats de la loi » constituent désormais un maillon essentiel du dispositif sécuritaire togolais, prêts à protéger la Nation avec bravoure et professionnalisme.

Togo : Incursion djihadiste à Longou

Au Togo, la région des Savanes fait face à une poussée inquiétante des violences armées. L’attaque du 11 novembre à Longou, village burkinabè frontalier, a embrasé des concessions togolaises et provoqué des évacuations en urgence. Ce glissement du conflit vers le nord togolais alerte sur une contagion sécuritaire, alors que les défenses locales sont sous pression et les flux de réfugiés s’intensifient

 

 

Longou, 12 novembre 2025 – La région des Savanes au Togo affronte une escalade sécuritaire alarmante. L’attaque survenue hier matin dans le village frontalier de Longou, au Burkina Faso, a embrasé des habitations togolaises voisines, marquant un glissement du conflit vers l’extrême nord togolais. En effet, ce raid, mené par des motos armées, accentue les craintes d’une contagion des violences burkinabè, avec un impact direct sur les communautés locales et un afflux naissant de réfugiés.

 

Des assauts récurrents qui paralysent les zones frontalières

 

Depuis plusieurs semaines, l’extrême nord togolais subit une intensification des incursions armées. Le 27 octobre, une embuscade à l’explosif sur l’axe Papri-Kouampante, en Kpendjal-Ouest, a coûté la vie à un militaire et blessé trois autres lors d’une mission de sécurisation. Fin septembre, une famille entière périssait dans une explosion similaire près de l’école de Kouampante, illustrant ainsi la menace omniprésente des engins improvisés qui bloquent routes et champs.

Ces incidents, concentrés initialement autour de Kpendjal, traduisent aussi une stratégie d’expansion des groupes armés, exploitant les porosités frontalières pour étendre leur emprise.

 

Raid à Longou : flammes et évacuations en pleine journée

 

Vers 9 heures le 11 novembre, une colonne motorisée a déferlé sur Longou, enclave burkinabè adossée au canton de Poissongui dans la commune de Tône 1. En effet, les assaillants ont mis le feu à des dizaines de bâtisses, y compris des concessions togolaises limitrophes, semant la panique dans un village déjà visé le 30 octobre dernier. À Djakpaga, site frontalier, les écoles ont été fermées sur ordre hiérarchique, forçant enseignants et élèves à se replier en urgence.

Alors que les flammes se dissipent, les lignes de défense togolaises se retrouvent sous pression croissante. Par ailleurs, ce bastion stratégique, dernier rempart avant le sol togolais, symbolise le glissement sud du conflit, où les positions militaires locales peinent à contenir l’offensive.

 

Tranchées et déplacements : une défense sous pression

 

Les observateurs notent que les fortifications érigées par les forces togolaises en Kpendjal – un réseau de fossés anti-véhicules – ont peut-être repoussé les combats vers Tône, exposant de nouveaux villages à la ligne de mire. Résultat : une tension accrue sur les localités comme Poissongui, où des familles burkinabè commencent à franchir la frontière, gonflant ainsi les camps informels et surchargeant les ressources communautaires.

L’opacité officielle de Lomé sur les contre-offensives laisse planer un vide informationnel, plongeant les riverains dans une incertitude entre veille et fuite.

 

Enjeux sécuritaires à Longou : vers une riposte régionale renforcée ?

 

Cette dérive du front djihadiste interroge la coordination ouest-africaine face à un Sahel en déliquescence. Le Togo, pilier de stabilité relative, pourrait intensifier ses patrouilles conjointes avec le Burkina, tout en appelant à une aide humanitaire accrue pour les sinistrés.

Face à cette pression croissante, les Savanes réclament une réponse coordonnée, à la hauteur des menaces qui s’enracinent.

 

Togo : les caméras de surveillance passe sous contrôle de l’IPDCP

 

Lomé, 28 août 2025 Et si la véritable sécurité reposait autant sur la confiance des citoyens que sur la présence de caméras ? À partir du 1ᵉʳ octobre 2025, le Togo franchit une étape décisive dans la régulation de la vidéosurveillance. Une nouvelle réglementation, portée par l’Instance de Protection des Données à Caractère Personnel (IPDCP), impose désormais la déclaration obligatoire de toutes caméras de surveillance installée dans les espaces publics, commerciaux ou professionnels.

Cette mesure ambitieuse vise à concilier sécurité collective et respect des libertés individuelles, tout en instaurant un climat de transparence dans un pays où les dispositifs de surveillance se multiplient.

 

Caméras de surveillance : une réforme musclée pour défendre la vie privée

 

Ce cadre légal novateur répond à une préoccupation croissante : la prolifération anarchique des caméras de surveillance, souvent utilisées sans contrôle ni garantie pour les citoyens. Dès octobre, toute caméra non déclarée auprès de l’IPDCP verra ses enregistrements jugés irrecevables devant les tribunaux. Cette décision forte vise à prévenir les abus et à garantir que la sécurité ne devienne pas un prétexte à l’intrusion dans la vie privée. Par conséquent, cette réforme s’inscrit dans une volonté claire : faire de la surveillance un outil au service du bien commun, et non une menace pour les droits fondamentaux.

 

Un pictogramme pour une transparence garantie

 

Pour renforcer la transparence, chaque dispositif déclaré se verra attribuer un pictogramme officiel, à afficher obligatoirement sur les lieux équipés. Ce symbole, véritable gage de conformité, jouera un rôle clé : dissuader les usages abusifs tout en rassurant les citoyens sur la légalité des installations. De ce fait, dans les rues de Lomé ou les commerces de Kara, ce signe distinctif deviendra bientôt un repère visuel, synonyme d’une surveillance encadrée et respectueuse.

 

Qui échappe à la règle ? Les exceptions sont strictement encadrées

 

Certains cas spécifiques bénéficient d’exemptions en vertu de la nouvelle loi. En effet, la loi dispense de déclaration les caméras que les gens installent dans les bureaux, salles de réunion ou établissements scolaires à des fins de sécurité, à condition que les personnes concernées en soient dûment informées. De même, la loi n’exige pas que les gens signalent les dispositifs qu’ils placent dans leurs domiciles privés, à la seule condition qu’ils ne filment pas la voie publique ou les propriétés voisines. Cependant, l’IPDCP encourage néanmoins une déclaration volontaire, car elle la perçoit comme un acte de responsabilité et de transparence.

 

Caméras de surveillance : des sanctions pour un respect total de la loi

 

Le non-respect de ces nouvelles règles expose les contrevenants à des sanctions sévères : des peines d’emprisonnement allant de un à cinq ans et des amendes comprises entre 5 et 20 millions de francs CFA. Cet arsenal répressif envoie un message clair : la sécurité ne peut se construire au mépris des droits des citoyens. Ainsi, en imposant des conséquences tangibles, le Togo cherche à décourager toute dérive dans l’usage des technologies de surveillance.

 

Un pas de géant pour le Togo, un modèle pour l’Afrique

 

En adoptant cette réforme, le Togo se distingue comme un modèle dans la sous-région ouest-africaine. Face au défi universel de concilier sécurité et protection des données personnelles, le pays pose un jalon audacieux. Cette initiative pourrait dès lors inspirer d’autres nations africaines confrontées à la montée des dispositifs de surveillance et à la nécessité d’un cadre éthique pour leur utilisation.

 

Caméras de surveillance : la confiance au cœur de l’équation sécuritaire

 

Cette nouvelle réglementation, bien que centrée sur des aspects techniques, porte une ambition plus large : rétablir la confiance entre les citoyens et les institutions. En plaçant la protection des données personnelles au cœur de sa politique de sécurité, le Togo montre qu’il est possible de bâtir un avenir où la technologie sert l’humain sans compromettre ses libertés. À l’aube de cette transformation, le pays s’affirme comme un acteur visionnaire, prêt à relever les défis d’une société moderne et respectueuse des droits de chacun. Reste à voir si cette nouvelle loi sera appliquée avec la même fermeté que le gouvernement y a mise pour son adoption.

ENSO-T : 715 candidats en lice pour rejoindre les élites des FAT

L’ENSO-T ouvre ses portes : Les Forces armées togolaises lancent la phase finale d’un concours stratégique.

 

Lomé, 16 juillet 2025 — À l’aube d’une nouvelle ère pour les Forces Armées Togolaises (FAT), le concours d’entrée à l’École Nationale des Sous-Officiers de Témédja (ENSO-T) pour l’année 2025 approche de son dénouement. Ce mercredi 16 juillet, le ministère des Armées a donné le coup d’envoi de la phase finale en convoquant 715 candidats pour les épreuves physiques et sportives, prévues le vendredi 1er août à Lomé. Il s’agit en fait d’une étape cruciale qui déterminera les futurs gardiens de la discipline et de l’honneur militaire togolais.

 

Rigueur et transparence : le ministère des Armées convoque les candidats présélectionnés

 

Dans un communiqué officiel, le ministère des Armées a appelé les candidats présélectionnés à se présenter à l’État-Major Général des FAT, dans la capitale, en tenue de sport et munis d’une pièce d’identité valide. Cette convocation, loin d’être une simple formalité, marque un moment charnière pour ces jeunes aspirants. Le ministère a d’ailleurs souligné l’importance de la ponctualité : il considérera tout retardataire comme ayant renoncé à sa candidature, une mise en garde qui reflète la discipline militaire exigée à ce stade.

La liste des 715 candidats retenus pour cette phase a été rendue publique. Les intéressés peuvent la consulter sur le portail électronique du ministère . Cette transparence témoigne également de l’engagement des autorités à garantir un processus équitable et rigoureux.

 

L’ENSO-T : creuset d’excellence pour les futures élites militaires du Togo

 

L’École Nationale des Sous-Officiers de Témédja, institution phare des FAT, se distingue par sa mission de forger des sous-officiers d’exception. Au-delà des compétences techniques et tactiques, l’ENSO-T met l’accent sur une formation physique et morale complète, préparant ainsi ses recrues à incarner les valeurs fondamentales d’intégrité, de courage et de discipline. Ces futurs cadres, qui joueront un rôle clé dans la défense et la sécurité du Togo, reçoivent une formation pour répondre avec efficacité aux défis complexes d’un monde en constante évolution.

 

Détermination et dévouement : les aspirants prêts à relever le défi final

 

Alors que les épreuves physiques et sportives se profilent, les candidats se préparent à donner le meilleur d’eux-mêmes pour franchir cette dernière barrière. Ce concours, plus qu’une simple sélection, représente une invitation prestigieuse à rejoindre une institution qui porte haut les couleurs de la nation togolaise. Pour ces 715 aspirants, le 11 août 2025 sera bien plus qu’une date inscrite au calendrier : ce sera le jour où leur détermination scellera leur avenir au service de leur pays, marquant ainsi le début d’un engagement patriotique.

 

Le Togo se prépare à un scrutin municipal sous haute vigilance

Le Togo verrouille ses frontières pour Sécuriser un scrutin municipal crucial

 

Lomé, le 16 juillet 2025 — À la veille d’un rendez-vous démocratique majeur, le Togo s’apprête à élire, ce jeudi 17 juillet 2025, les conseillers municipaux des 117 communes de son territoire. Dans un contexte marqué par des tensions, les autorités togolaises déploient des mesures fermes pour garantir la sérénité et la sécurité du processus électoral. Pour cela, elles ont fait une annonce retentissante : la fermeture temporaire des frontières terrestres pour toute la journée du scrutin.

 

Fermeture des frontières : une décision stratégique pour un vote pacifique

 

Dans un communiqué officiel publié ce mardi 15 juillet, le Colonel Hodabalo Awaté, Ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie coutumière, et le Colonel Calixte Batossie Madjoulba, Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, ont dévoilé une décision stratégique. De minuit à 23h59 le 17 juillet, toutes les frontières terrestres du Togo seront fermées.

Cette disposition, expliquent-ils, vise à assurer un déroulement fluide et sécurisé des opérations de vote, en minimisant tout risque de perturbation. « Cette mesure s’inscrit dans notre engagement à offrir un cadre paisible et ordonné pour l’exercice de ce droit démocratique fondamental », ont-ils souligné dans leur note conjointe, affirmant ainsi la détermination inébranlable du gouvernement togolais.

 

Scrutin sous haute surveillance : le gouvernement garantit l’intégrité du vote

 

Cette annonce intervient dans un climat particulier. En effet, un collectif d’artistes et de blogueurs, regroupé sous le nom de M66, a appelé à des manifestations publiques les 16 et 17 juillet. Leur objectif affiché : perturber la tenue des élections municipales.

Face à cette menace, les autorités affichent une détermination sans faille à maintenir l’ordre et à garantir que chaque citoyen puisse exprimer son choix dans les urnes. Cette fermeture des frontières, bien que temporaire, envoie un signal clair : le Togo entend protéger l’intégrité de ce scrutin, crucial pour le renforcement de la décentralisation et la gouvernance locale.

 

Les Municipales de 2025 : Une étape clé pour l’avenir démocratique du Togo

 

Les élections municipales de 2025 marquent une étape décisive dans la consolidation de la démocratie togolaise. En élisant les conseillers des 117 mairies, les citoyens contribueront ainsi à façonner la gestion de leurs communautés, dans un esprit de proximité et de responsabilité. Les autorités, pleinement conscientes de l’importance historique de ce moment, appellent à la mobilisation et à la vigilance de tous pour faire de cette journée un succès démocratique retentissant.

Alors que le Togo s’apprête à vivre une journée historique, les regards se tournent vers les bureaux de vote, où l’avenir des communes se jouera. Dans un climat de détermination institutionnelle, le pays se tient prêt à écrire une nouvelle page lumineuse de son histoire.

Cybersécurité : le Togo muscle ses défenses

Togo : des agents formés au Botswana pour contrer la cybercriminalité et protéger l’avenir numérique

Lomé, 14 juillet 2025 Dans un monde où le numérique redessine les frontières du crime, le Togo se positionne en première ligne pour défendre son espace virtuel. Du 7 au 11 juillet 2025, une délégation d’élite d’agents togolais a participé à une formation de haut niveau organisée par le Secret Service et le Bureau of International Narcotics and Law Enforcement Affairs (INL) des États-Unis, dans le cadre du programme BICEP 2025 (Botswana International Cybercrime Enforcement Program). Tenue au Botswana, cette initiative cruciale a réuni des représentants de six nations africaines pour aiguiser leurs compétences dans la lutte contre les cybercrimes, de la fraude en ligne à l’exploitation des enfants sur Internet. Pour le Togo, cette formation marque une étape décisive dans la construction d’un écosystème numérique plus sûr et plus résilient.

 

Le Togo affûte ses armes : une formation d’élite face à la cybermenace grandissante

 

Pendant cinq jours, des experts du Secret Service américain, réputés pour leur expertise inégalée en matière de cybersécurité, ont partagé leur savoir-faire avec des agents venus du Togo, du Botswana et de quatre autres pays africains. L’objectif principal était de doter ces professionnels des outils nécessaires pour traquer les cybercriminels dans un continent où la connectivité explose, tout comme les menaces qui l’accompagnent. Les sessions, intensives et hautement pratiques, ont couvert des domaines clés : investigation numérique, lutte contre le hameçonnage (phishing), détection des fraudes financières en ligne et protection des mineurs contre l’exploitation sur les réseaux sociaux et les plateformes du dark web.

« La cybercriminalité ne connaît pas de frontières. Cette formation nous donne les moyens essentiels de protéger nos citoyens et de collaborer efficacement avec nos voisins africains », a déclaré un officier togolais participant, sous couvert d’anonymat. En effet, les ateliers ont mis l’accent sur des techniques avancées, comme l’analyse des traces numériques et l’utilisation d’outils forensiques, permettant aux agents de remonter les filières criminelles opérant à l’échelle régionale et internationale.

 

Face à l’explosion des cybermenaces : Le Togo en première ligne

 

Le Togo, avec un taux de pénétration d’Internet en constante progression (plus de 70 % en 2025 selon l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes), est devenu une cible de choix pour les cybercriminels. Les escroqueries en ligne, les attaques par hameçonnage et l’exploitation des enfants via des plateformes mal sécurisées se multiplient de manière alarmante, menaçant la confiance dans l’espace numérique. Dès lors, cette formation s’inscrit parfaitement dans la stratégie nationale de cybersécurité, qui vise à renforcer les capacités des forces de l’ordre et à sensibiliser la population aux dangers du web.

Un récent rapport de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI-Togo) révèle que les fraudes en ligne ont coûté plus de 2 milliards de FCFA aux Togolais en 2024, tandis que les cas d’exploitation numérique des mineurs ont augmenté de 30 % en deux ans. Face à ces chiffres édifiants, la participation togolaise au BICEP 2025 témoigne de l’engagement inébranlable du pays à ne pas céder face aux prédateurs du numérique.

 

Cybersécurité : l’éducation, rempart contre le cybercrime

 

Au-delà des aspects techniques, la formation a mis un accent particulier sur l’importance de l’éducation comme rempart fondamental contre la cybercriminalité. Les agents togolais ont été formés pour devenir de véritables relais pédagogiques dans leurs communautés, capables de sensibiliser les jeunes, les entreprises et les administrations aux bonnes pratiques numériques. « Éduquer, c’est prévenir. Un citoyen informé est une première ligne de défense contre le hameçonnage ou l’usurpation d’identité », a expliqué un instructeur américain lors d’une session éclairante.

Cette dimension éducative est cruciale pour le Togo, où la jeunesse représente plus de 60 % de la population. Les écoles et les universités, de plus en plus connectées, sont des cibles privilégiées des cybercriminels. En conséquence, en formant des agents capables de transmettre des connaissances précieuses sur la sécurité en ligne, le Togo ambitionne de créer une culture numérique responsable, alignée sur les Objectifs de Développement Durable, notamment l’ODD 4 (éducation de qualité) et l’ODD 16 (paix, justice et institutions efficaces).

 

Une coopération renforcée : Le Togo, acteur clé de la cybersécurité régionale

 

Le programme BICEP 2025, hébergé par le Botswana, illustre l’importance primordiale de la collaboration transfrontalière dans la lutte contre la cybercriminalité. En réunissant six pays africains, cette initiative favorise l’échange d’expériences et la coordination des efforts face à des menaces qui transcendent les frontières nationales. Pour le Togo, cette formation renforce considérablement les liens avec des partenaires stratégiques comme les États-Unis, dont le soutien technique est précieux dans un contexte où les ressources locales restent limitées.

Le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le général Yark Damehame, a salué cette opportunité dans une déclaration récente : « La cybercriminalité est un défi global qui exige une réponse collective. Grâce à cette formation, nos agents sont mieux équipés pour protéger notre nation et collaborer avec nos alliés. » Les participants togolais, désormais formés aux standards internationaux, devraient jouer un rôle clé dans la mise en œuvre du Plan National de Cybersécurité 2024-2028, qui vise à créer une unité spécialisée dans les cybercrimes au sein de la police nationale.

 

Vers un Togo numérique Sécurisé et prospère : un avenir protégé

 

L’impact de cette formation ne se limite pas aux agents directement formés. Dès leur retour à Lomé, ces derniers auront la mission de transmettre leurs connaissances à leurs collègues et de participer à des campagnes de sensibilisation à l’échelle nationale. Des ateliers sont déjà prévus dans les lycées de Lomé et de Sokodé pour enseigner aux élèves comment repérer les tentatives de hameçonnage et sécuriser leurs comptes en ligne. Ces initiatives, soutenues par le ministère de l’Économie Numérique et de la Transformation Digitale, visent à faire du Togo un modèle de résilience numérique en Afrique de l’Ouest.

En somme, en quittant le Botswana, les agents togolais ont emporté avec eux bien plus qu’un certificat : une mission capitale. Protéger les citoyens, en particulier les plus jeunes, des dangers du numérique tout en promouvant une utilisation responsable d’Internet. Dans un pays où le numérique est synonyme d’opportunités infinies, cette formation marque un tournant fondamental dans la quête d’un Togo connecté, sécurisé et confiant en son avenir numérique.

Recrutement militaire 2025 : le Togo mise sur sa jeunesse

Togo : les Forces armées lancent un appel vibrant à la jeunesse pour le recrutement militaire 2025

Lomé, 8 juillet 2025 – Dans un Togo résolu à fortifier sa défense nationale, les Forces Armées Togolaises (FAT) ouvrent grand leurs portes à une nouvelle génération de patriotes. Ce mardi 8 juillet 2025, le Général de Brigade Allahare Dimini, chef d’état-major général, a donné le coup d’envoi d’une ambitieuse campagne de recrutement militaire pour l’année 2025. En effet, du 14 juillet au 11 août, les jeunes Togolais auront un mois pour saisir cette opportunité unique de servir leur pays sous l’uniforme, dans un contexte où la sécurité régionale exige des forces robustes et disciplinées. Avec des critères stricts et un processus rigoureux, les FAT recherchent l’excellence pour bâtir l’avenir de la nation.

Un appel à l’engagement : servir la nation avec honneur

Annoncée par une circulaire officielle, cette campagne vise à renforcer les effectifs des FAT tout en préservant leur réputation de professionnalisme. Ouverte à tous les jeunes Togolais remplissant des conditions exigeantes, elle incarne aussi  l’aspiration du Togo à s’appuyer sur sa jeunesse pour garantir la stabilité et la souveraineté nationale. « Rejoindre les Forces Armées, c’est répondre à l’appel de la patrie avec courage et détermination », a déclaré un officier proche du dossier, reflétant l’esprit de cette initiative.

En outre, les brigades de gendarmerie des préfectures de résidence ou d’origine des postulants recevront les candidatures du 14 juillet au 11 août 2025. Ce délai d’un mois, court mais stratégique, souligne l’urgence de constituer une nouvelle cohorte capable de relever les défis sécuritaires actuels, notamment dans un contexte régional marqué par des tensions croissantes.

Des critères de sélection stricts pour une élite militaire

D’ailleurs, les FAT ne laissent rien au hasard dans leur quête de recrues d’exception. Les conditions d’éligibilité, clairement définies, visent à sélectionner des candidats alliant aptitude physique, rigueur mentale et engagement patriotique :

  • Nationalité : Seuls les Togolais de naissance peuvent postuler, garantissant un ancrage national fort.
  • Âge : Les candidats doivent être nés entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2007, soit âgés de 18 à 24 ans, une tranche d’âge idéale pour une formation militaire intensive.
  • Éducation : Un niveau scolaire allant du Certificat d’Études Primaires et Secondaires (CEPD) jusqu’à la classe de terminale, sans détenir le Baccalauréat II, est requis, ouvrant ainsi la voie à des profils variés mais motivés.
  • Physique : Les autorités exigent une taille minimale de 1,70 m pour les hommes et de 1,65 m pour les femmes, et elles demandent une aptitude médicale certifiée pour affronter des épreuves physiques et psychotechniques rigoureuses.
  • Situation personnelle : Les postulants doivent être célibataires sans enfants, une condition visant à assurer une disponibilité totale pour la formation et les missions futures.

Le dossier de candidature, à déposer contre une quittance de 5 000 FCFA non remboursable, doit inclure une demande manuscrite adressée au Ministre des Armées, des copies certifiées de l’acte de naissance, de la carte d’identité, des diplômes, un casier judiciaire datant de moins de trois mois, un certificat médical, et deux photos d’identité. Chaque dépôt sera accusé de réception, garantissant ainsi  un processus transparent.

La sécurité du Togo en jeu : un enjeu stratégique majeur

Cette campagne s’inscrit dans une stratégie à long terme des FAT pour accroître leurs effectifs tout en maintenant un haut niveau de qualité. Dans un environnement sous-régional marqué par des menaces sécuritaires, comme l’extrémisme violent et les trafics transfrontaliers, le Togo cherche à renforcer sa capacité de réponse. Par conséquent, le recrutement de 2025, loin d’être une simple formalité, vise à doter l’armée de jeunes soldats capables d’opérer dans des conditions exigeantes, tout en incarnant les valeurs de discipline et d’intégrité.

Le Général Allahare Dimini, figure centrale de ce projet, a insisté sur l’importance de la transparence et de la rigueur dans le processus. « Nous voulons des recrues qui non seulement répondent aux critères, mais qui portent en elles la fierté de servir le Togo », aurait-il déclaré lors d’une réunion préparatoire, selon des sources proches de l’état-major.

La jeunesse togolaise à l’épreuve : un tremplin vers l’avenir

En somme, l’annonce de ce recrutement résonne comme un défi lancé à la jeunesse togolaise. À Lomé, Kara, Dapaong ou Sokodé, des milliers de jeunes se préparent déjà à rassembler leurs dossiers, rêvant d’une carrière sous les drapeaux. Pour beaucoup, intégrer les FAT représente non seulement une opportunité professionnelle, mais aussi une chance de contribuer à la sécurité et à la grandeur de leur pays.

Alors que la période de candidature approche, les brigades de gendarmerie se préparent à accueillir un flot de dossiers. Les candidats, conscients des exigences, savent que chaque document, chaque détail, peut faire la différence. Dans un Togo en quête de stabilité et de progrès, ce recrutement pourrait bien être le tremplin d’une nouvelle génération de héros en uniforme.

Pour les jeunes Togolais prêts à répondre à l’appel, le compte à rebours est lancé. Rendez-vous dans les brigades de gendarmerie dès le 14 juillet, avec un dossier complet et un cœur rempli de détermination. Le Togo compte sur vous, devenir militaire est un engagement noble pour la nation .

Togo : Les aspirants de Témédja à l’épreuve

Lorsque les premières lueurs du jour effleureront les terres togolaises le 28 juin 2025, un frisson d’espérance et de gravité saisira une jeunesse résolue. En effet, ce samedi-là, des âmes ardentes, portées par l’ambition de servir leur patrie, se dirigeront vers deux arènes décisives où leur destin se jouera sous la plume et le savoir. L’École Nationale des Sous-Officiers de Témédja (ENSO-T), sanctuaire de la formation des futurs remparts de la nation, ouvre ses portes aux plus méritants à travers une épreuve écrite aussi redoutée qu’espérée. C’est un moment crucial pour ces jeunes Togolais prêts à s’engager pour la sécurité de leur pays.

Le Grand Jour de l’ENSO-T : deux lieux, un même destin

Convoqués par le ministère des Armées, les candidats des contrées méridionales, couvrant les régions Maritime et des Plateaux, s’achemineront vers l’enceinte emblématique du Camp Général Gnassingbé Eyadéma, à Lomé. Ce lieu historique abrite l’école, dont les murs sont empreints de rigueur et de discipline. Parallèlement, leurs pairs des terres septentrionales – englobant les régions Centrale, Kara et Savanes – se rassembleront sous les auspices du Lycée Kara 1.

À l’heure où le coq chantera encore, soit 6 heures précises, chacun devra franchir le seuil, muni impérativement d’une pièce d’identité valide. Ils seront alors prêts à affronter un défi qui transcende la simple érudition pour sonder l’étoffe des futurs gardiens du Togo, évaluant non seulement leurs connaissances, mais aussi leur détermination et leur potentiel.

L’ENSO-T : le creuset de l’excellence militaire togolaise

L’ENSO-T n’est pas une école ordinaire ; elle est le creuset où se forgent les sous-officiers des Forces Armées Togolaises (FAT), ces artisans essentiels de la sécurité nationale. Son enseignement, alliance subtile de tactique martiale, de vigueur physique et de droiture morale, sculpte des êtres capables de porter haut les valeurs d’honneur et de discipline. De ce fait, en cette année 2025, alors que les enjeux de défense se complexifient à l’échelle mondiale, cette institution demeure un phare, illuminant la voie des générations appelées à veiller à la souveraineté togolaise. En outre, elle assure la transmission des savoir-faire et des valeurs qui garantissent la paix et la stabilité du pays.

« L’excellence au service du peuple » : les témoignages

Un haut dignitaire du ministère des Armées confie : « Ces épreuves ne sont pas un simple filtre académique ; elles révèlent les esprits les plus affûtés et les cœurs les plus dévoués, ceux qui sauront incarner l’excellence au service de notre peuple. » Son témoignage souligne l’importance de cette sélection. De même, une ancienne élève, aujourd’hui sous-officier aguerri, ajoute avec une pointe de nostalgie : « Passer ces portes, c’est embrasser un chemin exigeant, mais exaltant. Que chaque candidat y mette toute son ardeur ! » Ces paroles résonnent comme un appel à la détermination pour les futurs candidats.

La promesse d’un engagement : un avenir sécurisé

Lorsque les stylos gratteront le papier ce matin-là, ce ne seront pas de simples réponses qui s’écriront, mais les prémices d’un engagement solennel. Pour les victorieux, l’ENSO-T offrira une véritable métamorphose : de citoyens ordinaires, ils deviendront les sentinelles d’un avenir sécurisé, garants de la paix et de l’intégrité du Togo. Aussi, les détails de cette épopée – la liste des élus et le programme des joutes intellectuelles – sont à découvrir dans les colonnes du quotidien Togo-Presse ou sur le portail numérique du ministère. Ces informations serviront de balises pour ces âmes en quête de leur place au sein des Forces Armées Togolaises.

Le Togo retient son souffle : la jeunesse face à son destin

Le 28 juin, dès les premières lueurs du jour, une atmosphère de tension remplira les salles d’examen, pendant que tout le pays suivra cet instant avec attention. Car, en ces jeunes candidats réside l’espoir d’une nation fière, prête à confier sa protection à ceux qui, par leur labeur et leur foi, prouveront leur valeur et leur dévouement. C’est une nouvelle page qui s’écrit dans l’histoire militaire du pays, et elle promet d’être glorieuse, marquée par l’engagement d’une jeunesse prête à servir et à défendre sa patrie.

Togo : 719 nouveaux gardiens de la loi prêtent serment, la gendarmerie se renforce

Une Aurore Solennelle pour les Sentinelles du Togo : 719 Gendarmes Scellent Leur Destin

Hier, 12 juin 2025, Lomé, capitale vibrante du Togo, a été le théâtre d’un événement d’une solennité rare. En effet, dans l’enceinte majestueuse du Tribunal de grande instance, 719 âmes vaillantes, issues de la prestigieuse classe 2023 des Forces Armées Togolaises (FAT), ont gravé à jamais leur nom dans l’histoire de la Gendarmerie nationale. Sous un ciel chargé de promesses, ces jeunes recrues, l’émotion palpable, ont prêté serment. Un acte d’une gravité quasi sacrée, marquant leur métamorphose en gardiens inébranlables de l’ordre et de la loi.

719 nouvelles recrues de la Gendarmerie nationale togolaise ont prêté serment à Lomé le 12 juin 2025, marquant un renforcement significatif
© 719 nouvelles recrues de la Gendarmerie nationale togolaise ont prêté serment à Lomé le 12 juin 2025, marquant un renforcement significatif
 Un serment solennel : la gendarmerie togolaise accueille ses nouveaux soldats de la loi

C’est sous la férule du magistrat ESSE Koudouvo, figure d’autorité drapée de dignité, que s’est déroulée cette audience publique, empreinte d’une solennité qui semblait suspendre le temps. À ses côtés, le Lieutenant-Colonel KOURA Iniwé, commandant du groupement de gendarmerie de Lomé, portait haut la voix du Directeur général de la Gendarmerie nationale, entouré d’un aréopage impressionnant d’officiers supérieurs. Ensemble, ils ont présidé à ce rite de passage, où chaque mot prononcé résonnait comme un écho puissant de l’engagement républicain.

 Triple engagement : un pacte indéfectible avec la République

La cérémonie, tel un tableau en trois actes, s’est déployée avec une précision quasi chorégraphique. Tout d’abord, la lecture des textes d’affectation, une litanie administrative transmuée en prélude solennel, assignant ces impétrants à leur vocation. Ensuite, le cœur battant de l’événement : la prestation de serment à la barre. Dans un silence recueilli, chaque gendarme, l’un après l’autre, a élevé sa voix pour déclamer :

« Je jure d’obéir à mes chefs, en tout ce qui concerne le service auquel je suis appelé et, dans l’exercice de mes fonctions, de ne faire usage de la force qui m’est confiée que pour le maintien de l’ordre et l’exécution des lois. »

Ces paroles, ciselées dans le marbre de la tradition, ne sont pas de simples formules ; elles sont un pacte, une offrande de loyauté et de discipline, un serment qui les lie indéfectiblement à la République. Enfin, le dernier acte : le renvoi à leurs fonctions, un envoi en mission qui sonne comme une véritable consécration.

Du centre d’instruction à la barre : une Genèse forgée dans l’effort

Avant de fouler ce parquet chargé de symboles, ces 719 recrues ont traversé un périple exigeant. Leur parcours a débuté au Centre National d’Instruction de Kara, un creuset niché au nord du pays où les rudiments de la vie militaire leur ont été inculqués avec rigueur. Puis, à l’École Nationale de Gendarmerie de Lomé, ils ont affiné leur art, couronnant leur formation par l’obtention du précieux Certificat d’Aptitude à la Gendarmerie (CAG). Ce cheminement, jalonné d’épreuves physiques et morales intenses, a façonné des serviteurs de l’État prêts à endosser leur manteau d’autorité avec humilité et fermeté.

 Deux vagues, une ambition : la gendarmerie togolaise se régénère

Cette journée n’était pas une première. Neuf jours plus tôt, le 3 juin 2025, treize officiers, fruits mûris dans diverses écoles de formation, avaient prêté un serment semblable devant Ibrahim AWAL, Vice-Président de la Cour d’appel de Lomé. Ces deux événements, tels des fils d’une même trame, tissent une toile d’ambition claire pour la Gendarmerie nationale : celle d’une institution qui se régénère, se fortifie, et s’élève par la qualité de ses hommes et femmes, assurant ainsi la pérennité de son engagement.

Au-delà du faste des cérémonies et des uniformes impeccables, cette vague de nouvelles recrues incarne une espérance tangible et renouvelée pour le Togo. Dans un monde où l’ordre vacille parfois sous les assauts du chaos, ces gendarmes se dressent comme des remparts vivants, dépositaires d’une mission qui transcende également  leur seule personne : protéger les citoyens, sauvegarder les biens, et veiller inlassablement sur les institutions.

En somme, leur serment n’est qu’un commencement – celui d’une ère où la Gendarmerie, enrichie de ces 719 âmes dévouées, s’affirme comme un pilier inébranlable de la nation. En ce jour mémorable, Lomé n’a pas seulement vu naître des gendarmes ; elle a aussi accueilli des vigies prêtes à éclairer les ténèbres et à porter haut les flambeaux de la justice et de la paix pour un Togo plus sûr et plus stable. L’avenir de la sécurité togolaise s’annonce prometteur.

Lomé : Le Togo brille dans l’élan collectif d’Obangame Express 2025

Golfe de Guinée : le Togo, acteur clé de la sécurité maritime, brille à l’exercice Obangame Express 2025 !

Lomé, 20 mai 2025 – Dans les eaux tumultueuses du Golfe de Guinée, où les vagues charrient des défis transnationaux, le Togo a hissé haut son pavillon lors de l’exercice maritime multinational Obangame Express 2025. Soutenu par le Commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM), cet entraînement d’envergure, clôturé le 15 mai à Dakar, a réuni 27 nations pour affûter les capacités des marines ouest-africaines face aux menaces qui hantent les flots. La participation togolaise, marquée par une formation pointue en techniques de Visite, Embarquement, Perquisition et Saisie (VBSS), a valu au pays les éloges de l’ambassade des États-Unis à Lomé, saluant un engagement résolu pour la sécurité maritime régionale. Dans un monde dans lequel les mers sont à la fois promesse de prospérité et théâtre d’insécurité, le Togo s’affirme comme un acteur incontournable.

Le Togo renforce sa sécurité maritime et son rôle régional lors de l'exercice multinational Obangame Express 2025, affûtant ses compétences
© Le Togo renforce sa sécurité maritime et son rôle régional lors de l'exercice multinational Obangame Express 2025, affûtant ses compétences
Dakar, théâtre d’opérations Obangame Express 2025: les forces togolaises montrent l’exemple

Sous l’égide d’AFRICOM, Obangame Express 2025, dans sa 14ᵉ édition, a transformé les côtes sénégalaises en un laboratoire d’excellence opérationnelle. Du 7 au 15 mai, les forces navales togolaises se sont exercées à des scénarios complexes et réalistes. Aux côtés de leurs homologues du Bénin, du Ghana, du Nigeria ou encore du Sénégal, celles-ci ont notamment réalisé des interceptions de navires suspects, lutté contre la piraterie et traqué les réseaux de pêche illégale.

La formation VBSS, pièce maîtresse de l’exercice, a vu les marins togolais s’entraîner à bord de navires comme l’USS Hershel “Woody” Williams, peaufinant des techniques d’abordage et de fouille avec une précision chirurgicale remarquable. « Ces entraînements ne sont pas de simples drills ; ils forgent une cohésion régionale indispensable face à des menaces qui ignorent les frontières nationales », a souligné le commandant Timothy Minor, planificateur d’AFRICOM, dans une déclaration relayée par Global Security.

Par ailleurs, le Togo, avec sa marine en pleine modernisation, a démontré une agilité et une efficacité remarquées. Les équipes togolaises ont brillé dans les simulations, passant des salles de briefing aux ponts des navires avec une assurance croissante et une coordination exemplaire. Ces exercices, qui incluaient également des opérations de recherche et sauvetage complexes et des protocoles de communication radio avancés, ont renforcé considérablement la capacité du pays à patrouiller ses 50 kilomètres de côtes et à protéger sa zone économique exclusive, cruciale pour son économie nationale.

Le golfe de Guinée sous haute surveillance : un engagement régional crucial

Le Golfe de Guinée, artère vitale du commerce mondial, est aussi malheureusement un foyer de périls : piraterie armée, trafic de stupéfiants et pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), qui prive la région de près de 2 milliards de dollars annuels, selon des estimations récentes. Obangame Express 2025, en ciblant ces fléaux, a permis au Togo de s’intégrer pleinement dans une dynamique régionale de sécurité collective. Le pays, signataire de l’Architecture de Yaoundé, un cadre régional de coopération maritime novateur, a consolidé son rôle central dans le Centre Multinational de Coordination Maritime de la Zone E, basé à Lomé. Cette structure, qui coordonne les efforts du Togo, du Bénin et du Nigeria, bénéficie directement des compétences acquises lors de l’exercice.

De surcroît, l’ambassade américaine à Lomé n’a pas manqué de féliciter cette contribution exemplaire, notant sur les réseaux sociaux que « les capacités opérationnelles des États côtiers ont été renforcées de manière significative » grâce à des partenariats comme celui-ci. La présence de nations majeures comme la France, le Royaume-Uni et le Maroc, aux côtés des 90 navires et 450 participants mobilisés, a amplifié l’impact de l’événement, transformant les eaux sénégalaises en un creuset d’interopérabilité et d’apprentissage mutuel.

Un Togo en première ligne dans l’Obangame Express 2025 : modernisation et lutte contre les trafics

Depuis l’adoption de sa stratégie maritime en 2019, le Togo investit massivement dans sa marine : acquisition de patrouilleurs de nouvelle génération, formation intensive des équipages et modernisation continue du port de Lomé, l’un des plus performants d’Afrique de l’Ouest. Obangame Express 2025 s’inscrit parfaitement dans cette ambition stratégique. En s’entraînant aux côtés de puissances navales comme les États-Unis, le Togo ne se contente pas de renforcer sa sécurité nationale : il se positionne comme un rempart efficace contre les menaces transnationales, de la piraterie – qui a chuté drastiquement de 81 incidents en 2020 à 13 en 2022, selon l’Organized Crime and Corruption Reporting Project – aux trafics illicites.

Cependant, des défis demeurent et nécessitent une attention constante. La pêche illicite, souvent perpétrée par des flottes étrangères, prive le Togo de ressources vitales et affecte durement les communautés locales. L’exercice a permis d’aborder ces enjeux complexes, notamment à travers des formations juridiques pour mieux poursuivre les contrevenants, un point crucial pour Lomé, qui cherche à protéger ses pêcheurs artisanaux. « Chaque poisson volé est un coup porté directement à nos communautés et à notre économie », a rappelé un officier togolais, paraphrasant les mots percutants de la lieutenante Elizabeth Barker, experte en lutte contre la pêche illicite.

Une vague d’espoir pour l’avenir : le Togo, garant de mers apaisées

En somme, à Lomé, où le port pulse au rythme soutenu du commerce régional, la participation à Obangame Express 2025 n’est pas qu’un exploit technique ; c’est une affirmation retentissante de souveraineté et de leadership régional. Les marins togolais, formés à Dakar, rentrent avec des compétences affûtées et une vision partagée de la sécurité maritime. Dans un Golfe de Guinée où la prospérité dépend intrinsèquement de mers apaisées et sécurisées, le Togo, par son engagement exemplaire, tisse un filet d’espoir, unissant nations et ambitions pour un avenir dans lequel les flots cessent d’être un théâtre de menaces pour devenir une promesse de paix et de prospérité partagée.

Les FDS togolaises en formation intensive sur la gestion des armes

Dapaong : Former pour sécuriser, le Togo renforce ses remparts contre la prolifération des armes

Dapaong, 13 mai 2025 – Sous le soleil ardent de la région des Savanes, la ville de Dapaong s’est muée en un carrefour de l’engagement sécuritaire. Du 12 au 16 mai, un atelier de renforcement des capacités réunit 50 agents des Forces de défense et de sécurité (FDS) – police, gendarmerie, douanes et garde forestière – pour affûter leurs compétences dans la gestion sûre et sécurisée des armes et munitions.

Orchestrée par le Programme d’Urgence de Renforcement de la Résilience dans la région des Savanes (PURS), avec l’appui technique du Centre Régional des Nations Unies pour la Paix et le Désarmement en Afrique (UNREC) et de la Commission Nationale de Lutte contre la Prolifération des Armes Légères et de Petits Calibres (CNLPAL), cette formation s’inscrit dans le cadre du Programme « Facilité de Prévention pour le Golfe de Guinée », porté par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Dans une région vulnérable aux menaces transfrontalières, cet atelier incarne par conséquent, la volonté du Togo de bâtir une paix durable par la maîtrise de ses arsenaux.

À Dapaong, 50 agents des FDS du Togo suivent une formation cruciale sur la gestion sécurisée des armes et munitions
© À Dapaong, 50 agents des FDS du Togo suivent une formation cruciale sur la gestion sécurisée des armes et munitions
Du détournement au trafic : affûter les compétences pour un rempart contre l’insécurité

Dans la salle de formation, l’atmosphère est studieuse. Les 50 participants, visages, concentrés, absorbent des savoirs cruciaux : protocoles de stockage, traçabilité des munitions, sécurisation des dépôts d’armes. Ces compétences, alignées sur les normes internationales comme les Standards Internationaux de Contrôle des Armes Légères (ISACS) et les Directives Techniques Internationales sur les munitions, visent à réduire les risques de détournement et de trafic illicite. « Chaque arme mal gérée est une menace potentielle pour nos communautés », confie un officier de gendarmerie, ainsi, soulignant l’urgence de telles initiatives dans une région des Savanes marquée par des incursions djihadistes venues du Burkina Faso voisin.

De fait, le nord du Togo, frontalier d’une zone sahélienne en proie à l’instabilité, fait face à des défis sécuritaires croissants. Depuis 2021, des attaques sporadiques, rarement médiatisées, ont entraîné des déplacements de populations, notamment dans les préfectures de Kpendjal et de Tône. Le PURS, lancé la même année avec un budget de 326 milliards de FCFA pour 2024, s’attaque à ces vulnérabilités en combinant infrastructures – comme la centrale solaire de 25 MW à Dapaong, financée par la Banque mondiale – et renforcement des capacités sécuritaires. Cet atelier, financé par le PNUD dans le cadre de la Facilité de prévention pour le Golfe de Guinée, illustre clairement, cette approche holistique visant à stabiliser une région stratégique pour la sous-région.

Une alliance stratégique pour la paix : L’UNREC et le PNUD appuient le Togo

La CNLPAL, de son côté, joue un rôle pivot en coordonnant les efforts nationaux contre la prolifération des armes légères, un fléau qui alimente la criminalité transfrontalière.

Par ailleurs, l’UNREC, basé à Lomé, apporte son expertise en désarmement et contrôle des armes, forgée par des décennies d’accompagnement des États africains. En 2019, l’organisation avait déjà soutenu le Togo dans la destruction de 2 000 armes obsolètes et 10 000 munitions à Lomé, un signal fort en faveur de la paix régionale. Aujourd’hui, elle forme les FDS à des procédures rigoureuses de gestion des stocks, s’appuyant sur des projets antérieurs comme celui de 2017, qui avait permis la réhabilitation de dépôts d’armes togolais.

En appui essentiel, le PNUD, à travers son programme régional, renforce cette dynamique en mobilisant des financements et des partenariats internationaux. « Cette formation n’est pas un simple exercice technique, c’est un investissement dans la paix », affirme un représentant du PNUD à Dapaong, saluant l’engagement des autorités togolaises. En effet, le Togo, sous l’impulsion du président Faure Gnassingbé, s’est engagé à aligner ses actions sur l’initiative « Faire taire les armes d’ici à 2030 » de l’Union africaine, un objectif que cet atelier concrétise à l’échelle locale.

À Dapaong, 50 agents des FDS du Togo suivent une formation cruciale sur la gestion sécurisée des armes et munitions
© À Dapaong, 50 agents des FDS du Togo suivent une formation cruciale sur la gestion sécurisée des armes et munitions
Agents de première ligne : maîtriser les arsenaux pour protéger les populations locales

Les participants, issus de divers corps des FDS, incarnent la première ligne de défense contre l’insécurité. Pour Afi, une douanière basée à Cinkassé, près de la frontière burkinabè, cette formation est une révélation : « Nous apprenons à identifier les failles dans nos dépôts et à les corriger. » « C’est un pouvoir immense pour protéger nos compatriotes. » En plus, les sessions pratiques, incluant des simulations de contrôle d’armurerie, permettent aux agents de maîtriser des outils comme le marquage des armes, essentiel pour en assurer la traçabilité.

Cet atelier s’inscrit dans une série d’initiatives similaires menées par l’UNREC dans la région. En septembre 2024, un séminaire à Lomé avait réuni 21 pays d’Afrique de l’Ouest et centrale pour discuter de la gestion des munitions, soulignant l’urgence d’une approche régionale face à la menace des engins explosifs improvisés. À Dapaong, l’accent est mis sur l’appropriation locale, avec des formateurs togolais aux côtés d’experts de l’UNREC, garantissant une transmission durable des savoirs.

Une lueur d’espoir à Dapaong : bâtir la résilience, arme par arme, dans la région des Savanes

À l’ombre des manguiers de Dapaong, cet atelier dépasse le cadre technique pour devenir un symbole de résilience. Dans une région où les écoles ferment sous la menace et où les déplacés affluent, la formation des FDS est un rempart contre le chaos. « Nous ne pouvons pas tout résoudre seuls, mais chaque arme sécurisée est une vie protégée », murmure un formateur, observant les agents en plein exercice.

Alors que la semaine s’achève, les 50 participants repartiront avec des certificats, mais surtout avec une mission : faire de leurs casernes et postes des bastions de sécurité. Dans les Savanes, où chaque jour apporte son lot d’incertitudes, le Togo, avec le soutien de l’UNREC et du PNUD, trace une voie audacieuse : celle d’une paix bâtie, arme par arme, par la rigueur et la détermination.

 

 

Kpalimé, foyer d’une coalition contre l’ombre croissante de l’extrémisme

Hier , jeudi, la cité de Kpalimé, blottie dans les replis verdoyants du Togo, s’est métamorphosée en un carrefour d’espérances et d’ambitions partagées. Les travaux de la rencontre d’échanges entre les comités transfrontaliers d’alerte précoce du Bénin, du Burkina Faso et du Togo y ont été inaugurés, marquant un jalon dans la quête d’une coopération régionale renforcée. Loin de se réduire à un simple conciliabule, cet événement s’est donné pour dessein de dresser un rempart face à l’extrémisme violent, fléau qui, telle une gangrène, ronge les fondements de la stabilité dans cette partie de l’Afrique de l’Ouest.

Un rempart face à une menace insidieuse de l’extrémisme violent 

La région, naguère épargnée par les soubresauts les plus brutaux, ploie désormais sous le faix d’une insécurité galopante. Les assauts terroristes, portés par des groupes aux visées obscures, ont bouleversé des existences, jetant sur les routes de l’exode des dizaines de milliers d’âmes – plus de 32 000 Togolais et quelque 900 Béninois ont dû abandonner leurs terres. Ce chaos, qui désagrège les tissus sociaux et économiques, appelle une réponse concertée. C’est dans ce contexte que les comités d’alerte précoce, gardiens vigilants des frontières, ont convergé à Kpalimé pour croiser leurs expériences et affûter leurs stratégies.

L’objectif de cette assise se révèle limpide : tisser une toile d’intelligence collective en puisant dans les mécanismes nationaux d’alerte précoce des trois nations. Chaque délégation a dévoilé ses pratiques, offrant un tableau riche et nuancé des approches déployées pour déceler les ferments de la violence avant qu’ils n’éclosent. De cette mosaïque d’expériences, les participants entendent extraire les enseignements les plus féconds, propres à juguler l’expansion de l’extrémisme violent.

À Kpalimé, Bénin, Burkina Faso et Togo unissent leurs forces contre l'extrémisme violent lors d'une rencontre transfrontalière,
© À Kpalimé, Bénin, Burkina Faso et Togo unissent leurs forces contre l'extrémisme violent lors d'une rencontre transfrontalière,
Des enjeux scrutés sous un jour singulier

Les débats, d’une densité remarquable, ont porté sur des thématiques aussi cruciales que révélatrices des fractures régionales. Les violences basées sur le genre en situation d’urgence, fléau exacerbé par les crises, ont occupé une place de choix, tout comme les questions d’accès à l’asile et du respect du principe de non-refoulement. Ces sujets, portés avec gravité par l’UNFPATogo et l’UNHCR Togo, soulignent une vérité incontournable : la prévention des conflits ne peut faire l’économie d’une protection résolue des plus fragiles. Ces organisations, piliers de l’initiative, ont insufflé une rigueur humanitaire à des discussions par ailleurs tournées vers la sécurité.

Cette rencontre s’inscrit dans le sillage de la deuxième phase du projet d’appui à la prévention des conflits et de l’extrémisme violent, une entreprise soutenue par des partenaires internationaux. Elle incarne une volonté de transcender les frontières, non pas pour les effacer, mais pour les rendre imperméables aux germes de la discorde. Les comités, en partageant leurs savoirs, esquissent une alliance dans laquelle l’information devient une arme et la coopération, un bouclier.

Une ambition à l’épreuve du réel

Pourtant, derrière les élans d’optimisme, des ombres subsistent. Les zones frontalières, souvent laissées en friche par une présence étatique ténue, demeurent des terres propices aux desseins des extrémistes. La porosité des limites territoriales, conjuguée à une défiance parfois tenace entre populations et autorités, fragilise les efforts entrepris. Les comités d’alerte précoce, aussi ingénieux soient leurs dispositifs, ne peuvent à eux seuls inverser la vapeur sans un engagement plus vaste des États – une gouvernance qui, par sa fermeté et sa clairvoyance, saurait tarir les sources de la radicalisation.

Au terme de la première journée à Kpalimé, les délégations se sont séparées avec des promesses d’union et des espoirs chevillés au cœur. Cependant, est-ce que ces mécanismes, fruits d’une volonté sincère, parviendront à dompter les forces qui menacent ? L’avenir, seul juge en cette matière, dira si cette alliance saura tenir ses engagements face aux bourrasques d’un monde incertain.

 

Togo : un rempart prolongé face à l’ ombre des Savanes

Lomé, 6 mars 2025 Dans l’enceinte solennelle de l’Assemblée nationale togolaise, ce jeudi, une décision d’ampleur a été gravée dans les annales de la première législature de la Vᵉ République. En effet, sous la présidence éclairée de Son Excellence Monsieur Sevon Tépé Kodjo Adedze, les députés ont, d’une voix unanime, entériné la prorogation de l’état d’urgence sécuritaire dans la région des Savanes pour une durée de douze mois, à compter du 13 mars 2025.

En présence de figures éminentes telles que Pâcome Adjourouvi, ministre des Droits de l’Homme, le colonel Hodabalo Awaté, en charge de l’administration territoriale et le colonel Calixte Madjoulba, garant de la sécurité nationale, cet acte législatif résonne comme une réponse ferme à une menace qui, loin de s’étioler, persiste dans les confins septentrionaux du pays.

Le Togo prolonge l’état d’urgence dans les Savanes pour contrer une menace persistante, un acte de résilience qui éclaire la détermination
© Le Togo prolonge l’état d’urgence dans les Savanes pour contrer une menace persistante, un acte de résilience qui éclaire la détermination
Une région des Savanes sous tension : le défi des savanes

Par ailleurs, la région des Savanes, frontalière du Burkina Faso, demeure depuis novembre 2021 un théâtre d’incursions où des groupes extrémistes, affiliés à Al-Qaïda ou à l’État islamique, distillent l’effroi. Attaques contre les forces de sécurité, embuscades visant les civils, infrastructures prises pour cibles : le tableau sécuritaire y est sombre.

Cette nouvelle prorogation, qui succède à celle adoptée le 12 mars 2024 et expirant le 13 mars 2025 à minuit, s’inscrit dans une continuité stratégique. Initialement décrété en juin 2022 par le président Faure Gnassingbé, cet état d’urgence confère aux autorités une latitude accrue pour contrer ces assauts récurrents, qui ont déjà ôté la vie à des dizaines de soldats et de civils depuis plus de trois ans.

Une riposte ajustée à un péril mouvant

En outre, loin d’être un simple sursis administratif, cette mesure vise à doter le gouvernement d’un arsenal juridique et opérationnel adapté à l’évolution d’un danger protéiforme. Renforcer la protection des citoyens et de leurs biens, sauvegarder l’ordre public, préserver l’intégrité d’un territoire menacé : tels sont les impératifs qui sous-tendent cette résolution.

La digitalisation des procédures sécuritaires, l’intensification des patrouilles et la coopération régionale avec des voisins comme le Ghana, le Bénin et la Côte d’Ivoire témoignent d’une volonté de ne pas céder un pouce de terrain à l’adversité. Le ministre de la Sécurité, le colonel Calixte Madjoulba, a d’ailleurs salué cette prorogation comme un outil essentiel pour « gagner la guerre contre le terrorisme et l’extrémisme violent ».

Le Togo prolonge l’état d’urgence dans les Savanes pour contrer une menace persistante, un acte de résilience qui éclaire la détermination
© Le Togo prolonge l’état d’urgence dans les Savanes pour contrer une menace persistante, un acte de résilience qui éclaire la détermination
Un écho dans le concert régional des Savanes 

Ce choix togolais ne s’isole pas dans le vide. Il s’inscrit dans un contexte ouest-africain où le Sahel, épicentre de l’instabilité, projette ses ombres jusqu’aux côtes du Golfe de Guinée. Les avancées des groupes militants au Burkina Faso, au Mali et au Niger alimentent une pression croissante sur les frontières méridionales.

Face à cette vague, Lomé érige un rempart, non seulement pour ses propres fils, mais aussi pour contribuer à une stabilité régionale chancelante. Les checkpoints, les restrictions de déplacement et une présence militaire renforcée dans les Savanes traduisent cette détermination à juguler une menace qui, sans vigilance, pourrait engloutir davantage.

La force d’un peuple dans l’épreuve

Et pourtant, au-delà des stratégies et des lois, c’est l’âme d’une nation qui se révèle dans cette lutte. Les habitants des Savanes, déplacés par milliers, privés de leurs terres et de leurs foyers, incarnent une résilience muette, mais éloquente.

Le Togo, en prolongeant cet état d’urgence, ne se contente pas de brandir des armes ; il tend une main invisible à ces âmes éprouvées, leur promettant un horizon où la peur cédera la place à la paix.

Car, dans ce combat âpre, où chaque jour est une conquête, se dessine une vérité intemporelle : la grandeur d’un pays ne se mesure pas à la puissance de ses ennemis, mais à la constance avec laquelle il refuse de plier, veillant sur ses enfants comme un phare dans la nuit.

 

Togo : WANEP-TOGO alerte sur les défis sécuritaires persistants

Face à la complexité croissante des défis sécuritaires, WANEP-TOGO (West Africa Network for Peacebuilding) a dévoilé son rapport sécuritaire biennal 2023-2024. En effet, ce document stratégique, basé sur les données du Système National d’Alerte Précoce (NEWS-TOGO), offre une analyse approfondie des préoccupations et des enjeux de paix et de sécurité qui ont marqué le Togo ces deux dernières années.

Le rapport 2023-2024 de WANEP-TOGO sur la sécurité révèle une diminution des zones à risque au Togo, mais une augmentation des incidents
© Le rapport 2023-2024 de WANEP-TOGO sur la sécurité révèle une diminution des zones à risque au Togo, mais une augmentation des incidents
Radiographie des risques : une diminution des zones, une augmentation des incidents

Par ailleurs, présenté lors d’une conférence de presse, le rapport de WANEP-TOGO met en lumière une évolution préoccupante : si le nombre de zones à risque élevé a légèrement diminué, passant de 8 en 2023 à 7 en 2024, le nombre d’incidents liés à l’insécurité a connu une augmentation. Cette tendance souligne la nécessité d’une vigilance accrue et d’actions concertées pour prévenir les menaces émergentes.

WANEP-TOGO : Appel à une synergie d’actions pour un Togo plus sûr

Le coordonnateur nationalde WANEP-Togo, M. Yawo Seyram Adiakpo, a souligné l’importance de ce rapport pour éclairer les décisions des autorités et des partenaires. Il a également salué les efforts du gouvernement, tout en insistant sur la nécessité d’intensifier la collaboration entre tous les acteurs pour consolider la paix et la sécurité au Togo.

Unissons nos forces pour un Togo résilient.

WANEP-TOGO, fidèle à sa mission de promotion de la paix et de la sécurité, appelle à une mobilisation collective. « Sans la paix, il n’y a pas de progrès possible », a rappelé M. Adiakpo, citant Kofi Annan. Ainsi, l’organisation invite tous les Togolais à unir leurs forces pour construire un Togo plus sûr, plus stable et plus résilient, où la paix et le développement sont les piliers d’un avenir prospère.

En somme, ce rapport de WANEP-TOGO constitue un outil précieux pour comprendre les dynamiques de l’insécurité au Togo et pour orienter les actions de prévention et de consolidation de la paix. Il rappelle que la sécurité est l’affaire de tous et que seule une action collective permettra de relever les défis et de construire un avenir de paix pour le Togo.

Le Grand Rapport des Forces Armées Togolaises : Une Tradition de Dialogue

Lomé, 15 janvier 2025 – Le prestigieux Grand Rapport des Officiers des Forces Armées Togolaises s’est tenu lundi 13 janvier à la présidence de la République du Togo. En effet, cette rencontre annuelle, ancrée dans la tradition militaire, offre une plateforme pour dresser le bilan des activités de l’année écoulée et tracer les grandes lignes des orientations futures.

Sous la présidence de Son Excellence le Président de la République, Chef des Armées, cet événement a rassemblé les plus hauts responsables militaires du pays pour une journée de réflexions stratégiques et d’échanges constructifs.

Le Grand Rapport des Officiers des Forces Armées Togolaises, mettant en lumière les actions, défis et perspectives des forces de défense
© Le Grand Rapport des Officiers des Forces Armées Togolaises, mettant en lumière les actions, défis et perspectives des forces de défense
Renforcement de la sécurité : objectifs et défis pour 2025

Par ailleurs, le principal objectif de ce rassemblement est d’évaluer les actions des forces de défense et de sécurité et de définir les priorités opérationnelles et stratégiques pour l’année à venir. Dans un contexte dans lequel les menaces terroristes croissantes mettent à rude épreuve la sécurité nationale, cet exercice de bilan et de prospective est d’une importance capitale pour assurer la stabilité du pays.

En plus, durant cette cérémonie, les généraux ont fait des présentations détaillées à Son Excellence Monsieur le Président de la République, mettant en lumière les réalisations, les défis rencontrés et les perspectives des forces armées. Le Chef de l’État, dans son allocution, a exprimé sa gratitude et son admiration pour le professionnalisme, la bravoure et la détermination des forces de défense et de sécurité face aux défis sécuritaires.

Hommages et engagement des forces armées

Le Président de la République a souligné que, bien que la réponse militaire soit cruciale, le gouvernement accorde une importance primordiale au dialogue intercommunautaire et au développement socio-économique. Cette approche holistique est essentielle pour instaurer une paix durable et un climat de sécurité favorable au développement du pays.

Dans un geste empreint de compassion, le Chef des Armées a adressé ses condoléances aux familles des victimes de l’opération de Koundjouaré, une tragédie qui a endeuillé la nation. Il a également encouragé le personnel des forces armées à maintenir un haut niveau de vigilance et à continuer à assurer la sécurité des citoyens avec le même dévouement.

Le Grand Rapport des Officiers des Forces Armées Togolaises, mettant en lumière les actions, défis et perspectives des forces de défense
© Le Grand Rapport des Officiers des Forces Armées Togolaises, mettant en lumière les actions, défis et perspectives des forces de défense
Les Forces armées, à travers leurs différents représentants, ont réaffirmé leur engagement indéfectible envers les institutions de la République. Elles ont salué le leadership éclairé du Chef de l’État, dont la vision de développement et de modernisation des forces de défense est perçue comme un gage de progrès et de sécurité pour le Togo.

En somme, le Grand Rapport des Officiers des Forces Armées Togolaises reste un moment fort de la vie nationale, un creuset où se conjuguent réflexion stratégique et engagement patriotique. À travers cette tradition, les Forces armées togolaises démontrent leur volonté de s’adapter aux nouveaux défis et de contribuer activement à la construction d’un Togo sûr et prospère.

 

Le Togo lève le bouclier face à la menace terroriste : Un nouveau souffle pour le renseignement

Lomé, 13 janvier 2025 – Face à la menace grandissante du terrorisme qui s’étend à nos frontières, le Togo ne reste pas les bras croisés. Dans une démarche résolue pour garantir la sécurité de sa population, le gouvernement a adopté, lors du premier Conseil des ministres de l’année 2025, un projet de loi ambitieux visant à moderniser et renforcer son dispositif de renseignement.

Ce tournant décisif intervient dans un contexte régional marqué par l’instabilité et la prolifération des groupes extrémistes. Les régions septentrionales de notre pays, en première ligne face à cette menace, ont été particulièrement ciblées. C’est pourquoi le gouvernement a pris la ferme décision de doter nos services de renseignement des moyens nécessaires pour faire face à ces défis complexes et évolutifs.

Une nouvelle ère pour le renseignement togolais

Cette réforme majeure marque un tournant historique. En créant un poste de délégué chargé de coordonner l’ensemble des services de renseignement, le gouvernement met en place une structure plus efficace et agile, capable de mieux anticiper les menaces et de réagir rapidement.

Par ailleurs, l’instauration de contrôles administratifs internes et d’un contrôle parlementaire externe garantit que les activités de renseignement seront menées dans le strict respect de la loi et des droits de l’homme. Cette double supervision est essentielle pour préserver nos libertés fondamentales tout en assurant notre sécurité collective.

Face aux défis de la modernité

Le projet de loi ne se limite pas à renforcer la coordination entre les différents services. Il prend également en compte les défis posés par le monde numérique. Les menaces cybernétiques sont aujourd’hui une réalité incontournable, et le Togo entend se doter des outils nécessaires pour y faire face. En intégrant les enjeux de la cybersécurité dans son dispositif de renseignement, le gouvernement démontre sa volonté d’anticiper les menaces de demain.

Un message fort à la nation

En adoptant cette réforme ambitieuse, le gouvernement envoie un message clair à tous les Togolais : « la sécurité de notre pays est une priorité absolue ». « En renforçant nos capacités de renseignement, nous renforçons notre capacité à protéger nos citoyens et notre territoire ».

Cette nouvelle loi est un outil essentiel dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée. Elle permettra de mieux anticiper les menaces, de mieux les neutraliser et de préserver notre mode de vie.

Un appel à la vigilance

Si le gouvernement prend des mesures fortes pour renforcer notre sécurité, chacun d’entre nous a un rôle à jouer. La vigilance de tous est indispensable pour déjouer les plans des ennemis de notre pays. En signalant tout comportement suspect, nous contribuons activement à la sécurité de notre communauté.

En conclusion, le Togo est à la veille d’une nouvelle ère en matière de renseignement. Cette réforme majeure permettra de faire face aux défis sécuritaires avec plus de détermination et d’efficacité. En joignant nos forces à celles du gouvernement, nous construisons un avenir plus sûr et plus prospère pour notre pays.