UEMOA : Le Togolais Kuami Gameli Lodonou prend la tête de la Cour de Justice

C’est une nouvelle victoire diplomatique pour Lomé sur la scène régionale. Le magistrat togolais Lodonou Kuami Gameli prend officiellement ses fonctions de président de la Cour de justice de l’Uemoa ce mercredi 11 février à Ouagadougou. Portrait d’un puriste du droit qui succède au Sénégalais Mahawa Sémou Diouf.

 

Un passage de témoin

En effet, le fauteuil de président de la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) change de main. Élu par ses pairs en début de mois, le magistrat Lodonou Kuami Gameli est installé ce mercredi au siège de l’institution à Ouagadougou, au Burkina Faso.

Il succède au Sénégalais Mahawa Sémou Diouf, dont le mandat s’est achevé, marquant ainsi le retour du Togo à une position de premier plan au sein des organes de l’Union. Par ailleurs, pour Lomé, cette élection n’est pas qu’une simple formalité administrative ; elle vient confirmer l’influence croissante des cadres togolais dans l’architecture juridique régionale.

UEMOA
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Le profil : un technicien « hors hiérarchie »

À 67 ans, Kuami Gameli Lodonou affiche un CV qui rassure les chancelleries. Diplômé de la prestigieuse École nationale de la magistrature de Paris et titulaire d’une maîtrise en droit des affaires de l’ Université de Lomé, il incarne cette génération de juristes ouest-africains à cheval entre tradition continentale et exigences internationales.

Élu en 2021 juge à la Cour de justice de l’UEMOA, il avait auparavant exercé comme secrétaire exécutif de la Commission nationale de l’OHADA, où il a consolidé son expertise en harmonisation du droit des affaires. Magistrat hors hiérarchie, il occupe aujourd’hui le grade le plus élevé de la magistrature togolaise.

 

Les défis d’un mandat de trois ans

Le nouveau président arrive à un moment charnière pour l’intégration régionale. Créée en 1995, la Cour de justice joue le rôle de sentinelle de l’Union : elle veille à ce que le droit communautaire s’applique de la même manière à Lomé, Dakar ou Bamako.

« La stabilité et la prévisibilité juridique sont les deux piliers d’une intégration réussie », rappelle souvent l’institution.

Pendant son mandat de trois ans, Lodonou Kuami Gameli devra arbitrer les contentieux entre États membres et s’assurer aussi que les directives de l’Union ne restent pas lettre morte. Dans un contexte de réformes économiques profondes, les investisseurs scruteront de près sa présidence afin que la sécurité juridique demeure le principal critère d’attractivité de la zone.

Togo–Philippines : Lomé et Manille consolident leur partenariat

Le Togo et les Philippines entendent donner un nouveau souffle à leur coopération. Le ministre togolais des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, Prof. Robert Dussey, a annoncé avoir eu des « échanges constructifs » avec son homologue philippine, Mme Theresa P. Lazaro, Secrétaire aux Affaires étrangères de la République des Philippines.

À l’issue des discussions, les deux responsables ont convenu de renforcer leur partenariat, en mettant l’accent sur la coopération bilatérale et multilatérale, notamment dans le cadre des organisations internationales.

Une convergence diplomatique Sud-Sud

Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de diversification des alliances diplomatiques impulsée par Lomé ces dernières années. En effet, le Togo, membre actif de l’Union africaine, multiplie les passerelles avec l’Asie du Sud-Est, une région stratégique en pleine expansion économique.

Les échanges entre les deux ministres ont porté sur :

  • le renforcement des relations politiques ;
  • la coopération économique et commerciale ;
  • les concertations dans les enceintes multilatérales, notamment au sein des Nations unies et de l’Union africaine ;
  • les perspectives de collaboration dans les domaines de la formation, du numérique et de la résilience climatique.

Dans un contexte international marqué par la recomposition des équilibres géopolitiques, Lomé et Manille affichent une volonté commune de promouvoir un multilatéralisme inclusif et pragmatique.

Des bases déjà établies

Les relations entre le Togo et les Philippines reposent sur un socle diplomatique établi depuis plusieurs décennies à travers les cadres multilatéraux. En effet, les deux pays ont régulièrement collaboré au sein des Nations unies sur des questions liées au développement durable, à la paix et à la sécurité internationale.

Au fil des années, des échanges techniques ont également été observés dans les domaines maritime et commercial, secteurs stratégiques pour les deux États. Ainsi, le Togo, avec le Port autonome de Lomé, hub logistique majeur en Afrique de l’Ouest, partage avec les Philippines – archipel au carrefour des routes maritimes asiatiques – un intérêt commun pour la sécurité maritime et le commerce international.

Les deux pays ont par ailleurs soutenu des initiatives communes dans le cadre de la coopération Sud-Sud, notamment autour des Objectifs de développement durable (ODD).

Une ambition élargie

En réaffirmant leur volonté de renforcer leur partenariat, Lomé et Manille semblent vouloir franchir un nouveau palier, au-delà des simples convergences diplomatiques.

Pour le Togo, cette ouverture vers l’Asie s’inscrit dans une stratégie plus large d’attractivité économique et d’expansion de ses partenariats hors des sphères traditionnelles. Pour les Philippines, le rapprochement avec des États africains dynamiques participe d’une politique d’engagement accru avec le continent.

À travers cette initiative, le chef de la diplomatie togolaise confirme ainsi la ligne stratégique de Lomé : consolider ses alliances, élargir ses espaces d’influence et inscrire le Togo dans une diplomatie d’équilibre, proactive et tournée vers les pôles émergents.

En somme, les prochains mois devraient permettre de préciser les axes opérationnels de cette coopération renouvelée, avec, en ligne de mire, des projets concrets susceptibles de renforcer les échanges économiques et institutionnels entre les deux pays.

Togo–Autriche : Robert Dussey renforce la coopération avec Vienne

Le Togo poursuit sa stratégie d’ouverture diplomatique en Europe centrale. Le ministre togolais des Affaires étrangères, Prof. Robert Dussey, a tenu le 10 février 2026 des entretiens bilatéraux avec Beate Meinl-Reisinger, ministre fédérale des Affaires européennes et internationales de la République d’Autriche.

Au cœur des échanges : le renforcement de la coopération bilatérale et l’accélération des partenariats en matière de développement durable, dans un contexte international marqué par les transitions écologique et économique.

Robert Dussey
© Robert Dussey

Une coopération appelée à se structurer

Les discussions entre Lomé et Vienne ont porté sur plusieurs axes prioritaires :

  • la consolidation du dialogue politique ;
  • l’appui aux initiatives de développement durable ;
  • la coopération économique et technique ;
  • le soutien aux projets de transition énergétique et climatique.

Selon des sources diplomatiques, les deux parties sont convenues de dynamiser les mécanismes existants de concertation et d’explorer de nouveaux domaines d’intervention, notamment dans les secteurs de l’énergie renouvelable, de la formation professionnelle et de l’innovation.

 

Des accords et engagements renforcés

Au-delà des déclarations d’intention, les deux diplomaties ont acté le principe d’un renforcement des accords de coopération existants, avec la perspective de formaliser de nouveaux cadres d’entente technique.

Parmi les engagements évoqués :

  • l’approfondissement de la coopération au développement à travers des programmes conjoints ;
  • l’appui autrichien à certaines initiatives togolaises liées à la résilience climatique ;
  • la coordination accrue dans les enceintes multilatérales, notamment au sein des Nations unies et dans le cadre du partenariat Union africaine–Union européenne.

Ces avancées traduisent en effet une volonté commune d’inscrire les relations togolo-autrichiennes dans une dynamique plus opérationnelle et orientée vers des résultats concrets.

Robert Dussey
© Robert Dussey

Lomé, acteur d’une diplomatie proactive

Pour le Togo, ces échanges s’inscrivent dans une stratégie diplomatique visant à diversifier ses partenariats et à renforcer sa visibilité internationale. Ainsi, sous l’impulsion du chef de la diplomatie togolaise, le pays multiplie les passerelles avec des États européens engagés dans la coopération technique et environnementale.

L’Autriche, acteur reconnu dans les domaines de l’ingénierie verte et des politiques climatiques, représente pour Lomé un partenaire stratégique dans l’accompagnement de ses ambitions en matière de développement durable.

 

Une dimension multilatérale assumée

Les deux ministres ont également souligné l’importance d’une coopération accrue dans les forums internationaux, notamment sur les questions de gouvernance mondiale, de sécurité et de transition écologique.

Dans le sillage du concept d’« Africanophonie » promu par Lomé, cette rencontre illustre aussi la volonté du Togo de consolider ses alliances tout en affirmant son ancrage africain et son ouverture vers l’Europe.

À l’heure où les relations Nord-Sud se redéfinissent, le dialogue entre Lomé et Vienne témoigne d’une diplomatie togolaise qui entend conjuguer attractivité, partenariats ciblés et influence croissante sur la scène internationale.

FESTICS 2026 : Le Togolais Aboubakar Ahmed sacré champion pour la 3e fois

Le Festival International du Cheval (FESTICS) a une nouvelle fois transformé Sokodé en épicentre de la tradition équestre ouest-africaine le 9 février. Au terme d’une course haletante, le Togolais Aboubakar Ahmed a scellé sa domination en décrochant un troisième sacre consécutif. 

 

Dans le ciel de Tchaoudjo, la poussière soulevée par les sabots n’était pas encore retombée que le verdict tombait déjà comme une évidence.  Pour la troisième année consécutive, le nom d’Aboubakar Ahmed a résonné dans l’enceinte du FESTICS 2026. En effet, sur une distance nerveuse de 500 mètres, le cavalier a fait preuve d’une maestria technique qui ne laisse que peu de place à la concurrence.

Crédit photo : DR
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Un duel transfrontalier sous haute tension

Cette édition 2026 n’était pourtant pas une simple formalité. Avec un plateau de 70 cavaliers venus du Togo et du Bénin voisin, le festival a confirmé sa dimension régionale. Par ailleurs, le face-à-face entre les écoles de dressage de la sous-région a tenu toutes ses promesses, mais c’est la régularité d’Ahmed qui a forcé l’admiration du jury et d’un public d’initiés.

Le champion ne se contente plus de gagner ; il installe aussi une dynastie. Ce « hat-trick » (trois victoires de rang) le fait entrer un peu plus dans la légende du FESTICS, une compétition devenue, en quelques années, le baromètre du niveau équestre dans le corridor Togo-Bénin.

Crédit photo : DR
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Le « soft power » du cheval en pays Tchaoudjo

Au-delà de la ligne d’arrivée, le FESTICS est le miroir d’une ambition plus vaste. À Sokodé, le cheval n’est pas qu’un outil de compétition, c’est un attribut identitaire. L’événement témoigne de la volonté des acteurs locaux et des autorités de structurer une filière équestre nationale performante.

Portée par la riche tradition de Tchaoudjo, l’équitation togolaise amorce une véritable montée en puissance. En alliant patrimoine culturel et exigences du sport moderne, le festival tient désormais des sponsors et une attention médiatique qui dépasse les frontières du Septentrion.

Pour Aboubakar Ahmed, le défi est désormais lancé : pourra-t-il viser un quatrième titre en 2027 ? Une chose est sûre, à Sokodé, le cheval est redevenu le roi, et son cavalier le plus brillant, son meilleur ambassadeur.

Togo : Golfe 2 mise sur la proximité avec la chefferie coutumière

Le Conseil municipal de la commune Golfe 2 a achevé, le lundi 9 février, un marathon diplomatique au cœur de ses quartiers. Derrière la traditionnelle présentation des vœux, le maire Koffi Gbekandé Kpadé installe une méthode de gouvernance basée sur l’alliance entre l’autorité élue et le pouvoir coutumier.

 

À Lomé, la décentralisation ne se joue pas seulement dans les bureaux de l’hôtel de ville, mais aussi sous les arbres à palabres et dans les palais des chefs de quartier. Le maire de la commune Golfe 2, Koffi Gbekandé Kpadé, l’a bien compris. En bouclant lundi sa tournée de prise de contact entamée quelques jours plus tôt, l’édile a en effet parachevé une opération de « séduction institutionnelle » essentielle pour la stabilité de son mandat.

Commune du Golfe 2 - Bè Centre
© Commune du Golfe 2 - Bè Centre

Un maillage territorial complet

Accompagné d’une équipe soudée — notamment ses adjoints Massama-Esso Assiah, Koffigan Gabienu Hukporti et Kodzo Glédzé Koulekpoto —, le maire a sillonné les points névralgiques de son ressort territorial. D’Attiégou à Kégué, en passant par les quartiers stratégiques de Tokoin-Enyonam, Wuiti ainsi que les zones résidentielles de Lomé 2, aucune étape n’a été laissée au hasard.

L’objectif affiché était triple :

  1. Légitimer l’action du conseil municipal auprès des gardiens des us et coutumes.
  2. Mobiliser les Comités de Développement de Quartiers (CDQ), chevilles ouvrières du terrain.
  3. Inscrire la gestion communale dans la vision nationale portée par le chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé.

Commune du Golfe 2 - Bè Centre
© Commune du Golfe 2 - Bè Centre

La chefferie, pivot de la décentralisation

Dans chacune de ses interventions, Koffi Gbekandé Kpadé a insisté sur une mutation profonde : la municipalité ne peut réussir seule. En sollicitant vraisemblablement la « bénédiction » des chefs coutumiers, le maire reconnaît ainsi leur rôle de régulateurs sociaux indispensables.

« L’avènement de la décentralisation marque une mutation de la gouvernance locale qui impose de travailler en harmonie avec les communautés à la base », a-t-il martelé.

Ce discours de cohésion semble avoir porté ses fruits. Partout, les dirigeants communautaires ont salué une démarche jugée inclusive. Pour ces derniers, voir l’exécutif communal sortir de la mairie pour aller à leur rencontre est un gage de respect qui facilite aussi l’acceptation des politiques publiques à venir.

Commune du Golfe 2 - Bè Centre
© Commune du Golfe 2 - Bè Centre

Vers un développement participatif

Finalement, cette tournée n’est pas qu’une simple formalité protocolaire. Elle pose les jalons d’un partenariat durable. En s’assurant le soutien des chefs et des responsables d’associations, la mairie du Golfe 2 prépare aussi le terrain pour ses futurs chantiers de développement.

L’enjeu est désormais de transformer cette « tournée de vœux » en résultats concrets. Pour « la commune de référence », le plus dur commence : maintenir ce lien de confiance pour faire du développement participatif une réalité quotidienne au profit des populations.

Conakry : panique à Kaloum après des tirs près de la Maison centrale

Une vive tension a secoué, ce mardi matin, le centre administratif de Conakry. Aux premières heures de la journée, des coups de feu nourris ont été entendus près de la Maison centrale de Coronthie, la principale prison de la capitale guinéenne, plongeant le quartier stratégique de Kaloum — où se trouvent la présidence, les ministères et institutions — dans une atmosphère d’incertitude et de peur.

 

Des détonations en plein cœur de la capitale

Ce 10 février 2026, aux environs de 9 heures locales, des témoins ont rapporté des tirs à l’arme automatique, mais les autorités n’ont pas confirmé leur provenance exacte. Selon ces observateurs, les salves ont duré une trentaine de minutes avant de se dissiper. De nombreux riverains ont décrit des scènes de panique, tandis que des habitants se réfugiaient à l’abri et que la circulation connaissait de fortes perturbations.

Un résident a déclaré qu’il avait entendu des coups de feu « soutenus et rapides », puis vu des véhicules militaires se déployer autour du périmètre de la prison.

 

Kaloum bouclé, sécurité renforcée

Rapidement, les autorités ont déployé un important dispositif sécuritaire. Des éléments de la police, des forces spéciales et de la gendarmerie ont quadrillé les abords de la Maison centrale et bloqué plusieurs axes d’accès à Kaloum. Des véhicules blindés ont stationné devant l’établissement pénitentiaire, tandis que des forces armées contrôlaient l’entrée du pont 8-Novembre, principale voie d’accès au quartier.

Peu avant 11 h, la circulation a commencé à être partiellement rétablie, mais la zone reste sous haute surveillance.

 

Rumeurs et silence officiel

Dans les heures qui ont suivi les tirs, les spéculations ont circulé sur les réseaux sociaux et auprès de certains médias, certains évoquant une possible tentative d’évasion ou d’extraction de détenus de la Maison centrale. Parmi les noms mentionnés figure celui d’Aboubacar Sidiki Diakité, dit « Toumba », condamné pour crimes contre l’humanité dans le cadre du procès du massacre du 28 septembre 2009 à Conakry, affaire qui reste l’une des plus sensibles de l’histoire récente du pays.

Pour l’heure, le gouvernement guinéen, le ministère de la Sécurité et l’administration pénitentiaire n’ont publié aucune déclaration officielle pour clarifier les causes des tirs, établir un bilan ou infirmer les rumeurs d’une tentative d’évasion.

 

Une situation encore confuse

Alors que l’activité dans le quartier de Kaloum demeure perturbée, les autorités n’ont pas encore apporté d’éclairage sur l’origine des détonations. Le silence officiel contraste avec le déploiement spectaculaire des forces de sécurité, laissant place à de nombreuses interrogations.

Les populations et les observateurs attendent donc une communication claire des autorités, afin de savoir si l’incident est le fait d’une opération interne, d’un acte criminel ou d’un autre phénomène encore indéterminé.

Nigéria : quatre artistes retrouvés morts dans un studio à Lagos

La découverte, dans la banlieue de Lagos, des corps de quatre professionnels de la musique relance les interrogations sur la sécurité des espaces culturels et les conditions de travail des artistes.

 

Le monde artistique nigérian est sous le choc. En effet, dans la nuit du 4 février 2026, la découverte de quatre acteurs du milieu musical sans vie dans un studio d’enregistrement situé à Ajah, dans l’État de Lagos, capitale économique du pays, a bouleversé la scène culturelle. Un drame aux circonstances encore floues suscite une vive émotion bien au-delà des frontières nigérianes.

Les autorités locales ont formellement identifié les victimes. Il s’agit de Matthew Ogundele, artiste gospel reconnu sur la scène nationale, accompagné de trois membres de son entourage professionnel : Itunu Ogundele, Joseph Sanya ainsi que le blogueur culturel Matthew Awosanya, plus connu du public sous le pseudonyme de JoesTv.

 

Une nuit ordinaire qui vire au drame

Selon les premiers éléments de l’enquête, les quatre hommes participaient à un programme musical organisé à l’occasion d’un anniversaire. La soirée s’étant achevée tardivement, ils ont choisi de passer la nuit dans le studio d’enregistrement plutôt que de regagner leurs domiciles. Au petit matin, des proches et des riverains ont découvert leurs corps, une scène qui a immédiatement provoqué stupeur et consternation.

Sur place, les forces de sécurité n’ont relevé aucune trace apparente de violence ni d’effraction. Une absence d’indices visibles qui complique, pour l’heure, l’établissement d’un scénario précis.

 

Une enquête ouverte, plusieurs pistes à l’étude

Face à la gravité de l’affaire, la police de Lagos a ouvert une enquête approfondie. Les enquêteurs ont interpellé un individu présenté comme le promoteur ou l’organisateur de l’événement pour les besoins des investigations. Les autorités cherchent désormais à déterminer si les décès sont liés à une intoxication, à une défaillance technique du studio ou à toute autre cause accidentelle ou criminelle.

Ainsi, des examens médico-légaux ont été ordonnés afin d’établir les causes exactes des décès. Les résultats, attendus dans les prochains jours, pourraient s’avérer déterminants pour la suite de la procédure.

 

 

Une onde de choc dans le milieu culturel

Au Nigéria, où l’industrie musicale occupe une place centrale dans l’économie culturelle et l’influence régionale du pays, ce drame ravive les inquiétudes sur la sécurité des lieux de production artistique. Par ailleurs, de nombreuses voix s’élèvent déjà pour réclamer un meilleur encadrement des infrastructures et des conditions de travail des artistes.

En attendant les conclusions de l’enquête, le mystère demeure entier. Et avec lui, le sentiment d’une tragédie brutale qui endeuille une scène culturelle parmi les plus dynamiques du continent africain.

Togo : Golfe 1 renforce sa gouvernance locale entre éthique et innovation fiscale

Ce lundi 9 février 2026, l’exécutif communal de Golfe 1 (Lomé) a tenu sa réunion trimestrielle avec l’ensemble de son personnel. Entre exigences d’intégrité et quête de nouvelles ressources financières, le maire Gbloekpo Koamy Gomado a tracé la feuille de route d’une administration qui se veut plus proche et plus efficace pour ses contribuables.

 

Dans la grande salle de la commune de Golfe 1, l’ambiance était à la fois solennelle et studieuse ce lundi matin. Face à un effectif mobilisé, le maire principal, Gbloekpo Koamy Gomado, entouré de son équipe, a ouvert le premier grand dialogue de l’année. Par ailleurs, l’enjeu est de taille : transformer l’engagement des agents en résultats palpables pour les populations de cette commune stratégique de la capitale togolaise.

Commune Golfe 1
© Commune Golfe 1

La mobilisation des ressources : l’impératif de « l’innovation »

Le cœur des échanges a porté sur les finances locales. Pour financer les projets de développement, la commune doit compter sur ses ressources endogènes, mais le maire a tenu à poser un cadre éthique clair. S’il appelle à une collecte rigoureuse des impôts communaux, il récuse aussi toute forme de « harcèlement fiscal ».

« Il faut éviter toute pression excessive sur les contribuables », a martelé l’édile, invitant plutôt ses services à explorer des approches innovantes.

En effet, l’idée est de maximiser les recettes sans fragiliser le tissu économique local, un équilibre délicat qui exige une plus grande transparence et une pédagogie accumulée de la part des agents de recouvrement.

Commune Golfe 1
© Commune Golfe 1

Un rappel à l’ordre déontologique

Au-delà des chiffres, c’est l’image de l‘administration communale qui était au centre de ce briefing trimestriel. Le « ministre-maire » et ses adjoints ont tour à tour rappelé les piliers de la fonction publique territoriale : assiduité, ponctualité, respect de la hiérarchie et, surtout, intégrité.

Pour l’exécutif, chaque agent est l’ambassadeur de la municipalité. Ainsi, les comportements déviants n’ont pas leur place dans une structure qui aspire à répondre aux besoins croissants des citoyens. En réponse, le personnel a pris l’engagement formel de redoubler d’ardeur. Un pacte de confiance renouvelé qui devra désormais se traduire sur le terrain, dans les guichets et au contact des usagers.

Togo : Calixte Madjoulba en tournée sécuritaire dans le nord du pays

Kara, 9 février 2026 – Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel Calixte Batossie Madjoulba, a achevé vendredi 6 février une tournée de terrain dans les préfectures de la Kozah, de Doufelgou et de la Kéran, au nord du Togo. Une visite à forte portée opérationnelle, centrée sur les conditions de travail des forces de sécurité et sur le renforcement de la collaboration avec les populations.

Ministère de la Sécurité - Togo
© Ministère de la Sécurité - Togo

Une immersion dans les unités territoriales

Au cours de cette tournée, le ministre s’est rendu successivement dans plusieurs commissariats de police et brigades territoriales de gendarmerie, notamment à Niamtougou, Défalé, Kantè, Kadjala, Broukou (Agbassa), Sarakawa ainsi qu’au poste de police de Tchitchao.

À chaque étape, les échanges ont porté sur l’état des infrastructures, les moyens logistiques disponibles et les réalités sécuritaires propres à chaque localité. Par ailleurs, l’objectif affiché était d’évaluer de manière concrète les conditions de travail des unités, d’identifier leurs contraintes spécifiques et d’apporter des orientations adaptées aux besoins du terrain.

Ministère de la Sécurité - Togo
© Ministère de la Sécurité - Togo

La sécurité comme effort partagé

Face aux responsables locaux des forces de défense et de sécurité, le colonel Madjoulba a délivré un message constant : la sécurité ne peut être efficace sans une forte proximité avec les populations. Selon lui, la coproduction de la sécurité, fondée sur la confiance et la collaboration avec les autorités locales et les citoyens, demeure en effet un levier essentiel face aux défis actuels.

Le ministre a aussi insisté sur l’importance du renseignement de proximité, soulignant que sans relations de confiance avec les communautés, les forces de sécurité ne sauraient, à elles seules, contenir durablement la criminalité ni prévenir les menaces terroristes.

Ministère de la Sécurité - Togo
© Ministère de la Sécurité - Togo

Anticiper les besoins futurs en infrastructures

La tournée a également été mise à profit pour visiter plusieurs domaines appartenant à la police nationale et à la gendarmerie nationale. Ces déplacements visaient à apprécier le positionnement stratégique des terrains destinés à accueillir de futurs projets de construction de commissariats et de brigades.

Cette démarche s’inscrit dans une logique d’anticipation, alors que les autorités togolaises cherchent à renforcer la présence des forces de sécurité sur l’ensemble du territoire, en particulier dans les zones jugées sensibles.

Ministère de la Sécurité - Togo
© Ministère de la Sécurité - Togo

Une approche pragmatique de la sécurité intérieure

À travers cette visite de terrain, le ministre de la Sécurité entend réaffirmer une approche pragmatique, ancrée dans les réalités locales. En privilégiant l’écoute des unités et le dialogue avec les populations, l’exécutif togolais affiche sa volonté de consolider un dispositif sécuritaire fondé sur la proximité, la prévention et l’anticipation.

Université de Kara : Formation et immersion pour le nouveau personnel

À Kara, la deuxième institution universitaire du pays ne se contente pas de recruter. Elle façonne. Depuis ce lundi 9 janvier 2026, une session de formation intensive réunit les nouvelles recrues du personnel administratif et technique. L’objectif : transformer la diversité des profils en un moteur de performance collective.

 

Dans les couloirs de l’Université de Kara, l’effervescence des nouveaux visages s’accompagne d’une volonté de rigueur. En effet, pour intégrer efficacement sa nouvelle vague de personnel administratif, technique et de service (PATS), l’institution a lancé un séminaire de renforcement des capacités de quarante-huit heures.

Bien plus qu’une simple formalité d’accueil, cette séance se veut un véritable rite d’immersion dans les arcanes de la vie professionnelle universitaire.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo

Une session de renforcement sur deux jours

Ainsi, du 9 au 10 janvier, les nouvelles recrues participent à une séance de renforcement des capacités conçue avec l’objectif de promouvoir des comportements et des attitudes favorisant un environnement de travail sain, serein et productif.

La formation aborde des thématiques variées, allant de la collaboration interpersonnelle à la gestion constructive des divergences, afin de transformer les différences individuelles en atouts pour la performance collective.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo

« Faire de la différence une richesse »

C’est le Vice-président de l’Université, le Professeur Boussanlègue Tchable, qui a ouvert les travaux au nom de la présidence. Dans un discours aux accents pédagogiques, il a tracé la feuille de route comportementale attendue au sein de ce temple du savoir.

Le Professeur Tchable a notamment insisté sur un concept clé : l’acceptation mutuelle. ainsi Pour l’administration de l’UK, la performance ne dépend pas seulement des compétences techniques, mais surtout de la qualité du climat social. Le vice-président a ainsi exhorté les recrues à :

  • Transformer les divergences individuelles en leviers de croissance.
  • Sanctuariser l’espace de travail contre les tensions et les conflits stériles.
  • Adopter une culture de résultat dans la sérénité.

Université de Kara Togo
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Un enjeu de gouvernance universitaire

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des institutions d’enseignement supérieur au Togo. En outre, en investissant dans la formation initiale de ses agents, l’Université de Kara s’assure que chaque rouage de l’administration – de la gestion des étudiants aux services techniques – fonctionne en harmonie avec la vision globale de l’excellence académique.

À l’issue de ces deux jours, ces nouveaux agents seront également capables de passer de la « culture du moi » à la « culture de l’institution ». Un défi de taille pour une université en pleine expansion.

 

En somme, avec cette formation, l’Université de Kara entend préparer ses nouvelles recrues à relever les défis du milieu académique, en faisant de la diversité des profils une source d’innovation et d’efficacité. En plus, le programme illustre la volonté de l’institution de mettre en place une culture professionnelle solide, fondée sur la collaboration, le respect et le professionnalisme.