L’escalade tarifaire transcontinentale : des taxes douanières américaines bouleversent le commerce mondial

Minuit sonne à Washington DC, et avec lui débute un virage radical dans la politique commerciale américaine : des droits de douane de 25 % frappent les importations en provenance du Canada et du Mexique, tandis qu’une taxe de 10 % s’abat sur les produits chinois. Loin d’être un simple ajustement fiscal, cette salve tarifaire marque une montée en puissance des tensions économiques, où chaque protagoniste affûte ses propres contre-mesures.

Un conflit tarifaire à l’échelle planétaire

Le Canada, partenaire commercial historiquement lié aux États-Unis, ne se laisse pas surprendre. En représailles immédiates, Ottawa met en œuvre des droits de douane de 25 % sur 30 milliards de dollars de biens américains, avec une extension prévue à 125 milliards supplémentaires en moins d’un mois. De son côté, le Mexique temporise, mais l’annonce de sa riposte ne saurait tarder. Quant à la Chine, Pékin promet de mener bataille « jusqu’au bout » et applique une surtaxe allant jusqu’à 15 % sur un éventail de produits agricoles américains, intensifiant ainsi l’antagonisme économique sino-américain.

Taxes douanières américaines  : un effet domino sur l’économie mondiale

Les sanctions commerciales américaines interviennent à un moment particulièrement délicat pour la Chine, dont l’économie vacille sous le poids d’une crise immobilière persistante, d’une consommation intérieure atone et d’un chômage des jeunes inquiétant. Si les exportations ont jusqu’ici constitué une bouée de sauvetage, elles risquent désormais d’être lourdement impactées. Les experts prédisent une contraction des exportations chinoises vers les États-Unis pouvant atteindre un tiers, précipitant ainsi un ralentissement économique plus sévère.

Les effets néfastes de cette politique protectionniste ne se limitent pas aux frontières chinoises. Aux États-Unis, les consommateurs américains subiront des hausses de prix sur des biens allant du whisky au sirop d’érable, tandis que l’industrie automobile, pilier régional, pourrait voir ses coûts de production exploser.  Un mécanisme inéluctable, car les entreprises importatrices répercuteront ces coûts supplémentaires sur les clients finaux.

Les grandes multinationales américaines ne sont pas épargnées non plus. La Chine, en guise de représailles, inscrit plusieurs entreprises stratégiques sur sa liste des « entités non fiables », leur interdisant tout commerce et investissement sur son sol. Parmi elles figurent des piliers de la défense et de la technologie comme Huntington Ingalls Industries et Shield AI, spécialisés respectivement dans la construction navale militaire et l’intelligence artificielle appliquée aux drones. Bien que l’impact économique exact reste à quantifier, l’exclusion de ces firmes du marché chinois n’est pas anodine.

Des alliances commerciales américaines mises à mal 

Le maillage économique entre les États-Unis, le Canada et le Mexique est d’une complexité extrême. Chaque jour, pas moins de 2 milliards de dollars de marchandises traversent les frontières de ces trois nations. Or, l’introduction des nouveaux tarifs douaniers risque de compromettre cette dynamique.

L’énergie, pilier des échanges nord-américains, pourrait bien devenir une arme politique. Doug Ford, premier ministre de l’Ontario, n’a pas hésité à menacer de restreindre l’approvisionnement en électricité vers les États-Unis en guise de rétorsion. Un geste lourd de conséquences, sachant que le Canada exporte annuellement pour 3,2 milliards de dollars d’électricité vers son voisin du sud, générant un excédent commercial de 2 milliards. Si ce levier venait à être actionné, il mettrait en péril l’alimentation de millions de foyers américains.

Par ailleurs, les taxes américaines frappent des produits canadiens stratégiques comme le bois d’œuvre et le carburant, des matériaux essentiels pour l’industrie et le secteur de la construction aux États-Unis. Le Canada, en retour, cible des produits à forte valeur symbolique et commerciale : cosmétiques, électroménager, boissons alcoolisées, et même les véhicules de tourisme. Une guerre des nerfs qui promet de s’intensifier.

Les leçons de l’histoire : entre protectionnisme et réalité économique

Les tarifs douaniers sont souvent présentés comme une stratégie de protection économique nationale. Pourtant, l’expérience passée démontre qu’ils peuvent s’avérer contre-productifs. L’exemple des droits de douane sur les machines à laver imposés en 2018 est éloquent : bien que la mesure ait conduit à la création de 2 000 emplois manufacturiers aux États-Unis, elle a simultanément engendré une augmentation des prix de plus de 30 % pour les consommateurs. En d’autres termes, chaque poste créé a coûté en moyenne 800 000 dollars à l’économie américaine.

De même, les tarifs sur les produits agricoles américains risquent d’affaiblir l’un des principaux secteurs d’exportation des États-Unis. La Chine, qui représente à elle seule 33,7 milliards de dollars d’achats de denrées américaines, impose désormais des restrictions sur le blé, le maïs, le soja et le bœuf. Une décision qui menace directement les agriculteurs américains et fragilise un marché déjà volatil.

Un avenir incertain : vers une guerre commerciale permanente ?

Les perspectives d’avenir sont troublantes. L’administration Trump ne compte pas s’arrêter là : dès le 12 mars, des taxes de 25 % sur l’aluminium et l’acier entreront en vigueur à l’échelle mondiale. Le 2 avril, le gouvernement taxera lourdement les importations agricoles et les véhicules étrangers. Pire encore, des enquêtes sont en cours pour envisager des droits de douane sur le cuivre et le bois d’œuvre, des secteurs vitaux pour le commerce international.

À mesure que les tensions se cristallisent, un constat s’impose : loin de renforcer l’économie américaine, cette politique protectionniste pourrait bien se retourner contre ses propres instigateurs. L’effet domino de ces mesures entraîne un renchérissement généralisé des prix, une volatilité accrue des marchés et une incertitude pesant sur les investissements.

Le commerce mondial, autrefois fondé sur des alliances et des accords mutuellement bénéfiques, semble désormais plongé dans une ère de confrontation. Une chose est certaine : dans ce bras de fer économique, les gagnants ne seront pas nécessairement ceux qui ont initié le conflit.

 

ANCy : Nouveau bonnet pour la sécurité numérique au Togo

Lomé, le 4 mars 2025 — Au cœur de Lomé, où les marchés artisanaux vibrent sous le soleil, entrelaçant couleurs kente et murmures de transactions séculaires, une autre forme de tissage s’ouvre désormais dans l’ombre : celui de la cybersécurité. L’Agence Nationale de la cybersécurité (ANCy), telle une guilde de maîtres-artisans du virtuel, a dévoilé trois services inédits sur la plateforme publique «https://service-public.gouv.tg/ancy». En effet , une initiative qui, loin des clichés technocratiques, s’apparente à une chorégraphie minutieuse pour protéger l’âme numérique du Togo.

Qualification des prestataires : L’artisanat de la confiance

En premier lieu , premier pilier de cette trilogie, la qualification des prestataires de services de cybersécurité évoque l’élection d’orfèvres capables de sculpter des boucliers invisibles. À cet égard , ces artisans modernes, audités sur leur savoir-faire, doivent répondre aux normes aussi exigeantes que celles réprimant les tisserands de Sokodé. Par conséquent , leur mission est de forger des digues contre les cyber-razzias, assurant que chaque octet togolais résiste aux assauts numériques. De surcroît , une certification qui n’est pas sans rappeler les sceaux d’authenticité appliqués sur les statuaires en ébène, garantie d’un héritage préservé.

Produits de sécurité : L’alchimie des outils robustes

Par ailleurs , deuxième volet : la qualification des produits de sécurité s’apparente à l’alchimie des forgerons dahoméens transformant le minéral en lames infaillibles. Ainsi , ces outils numériques, éprouvés dans des quatre réglementations, doivent incarner une inviolabilité quasi mythique. De même , comme les masques Gurunsi qui captivent par leur résistance symbolique, ces solutions deviennent des talismans pour les infrastructures critiques, des hôpitaux aux réseaux énergétiques.

Agrément des centres d’évaluation : les ateliers de l’excellence

En outre , enfin, l’agrément des centres d’évaluation évoque les cercles restreints de maîtres-potiers validant l’argile avant cuisson. En effet , ces centres, sanctuaires de l’expertise, sont les gardiens d’un cahier des charges sacralisé, où chaque produit et service subit l’épreuve du feu critique. Qui plus est , une démarche qui rappelle les conseils des anciens, veillant à ce que chaque création respecte l’équilibre entre tradition et innovation.

Le numérique, nouvelle place publique : dialogues et vigilance

Dans le même temps , pour accompagner cette métamorphose, l’ANCy a déployé un outil de discussion en ligne, miroir numérique des marchés où coexistent palabres et transactions. Parallèlement , les utilisateurs peuvent solliciter l’aide de « cyber-griots » viainfo@service-public.gouv.tg, composez le 8988 ou appelez aux numéros dédiés (+228 97 52 58 58 et +228 70 60 60 83), autant de sentiers dialogiques rappelant les chemins de terre dépendant des villages.

Togo, entre Loom et Cloud

En conclusion , en inscrivant sa cybersécurité dans une logique d’artisanat d’art, le Togo réinvente sa résilience. Ainsi , ces services ne sont pas de simples procédures, mais les fils d’une tapisserie plus vaste, où protection rime avec création. À l’ère où les cyber-menaces rôdent comme des harmattans imprévisibles, le pays oppose une armure tissée de savoir ancestral et d’audace technologique. Effectivement , entre ateliers d’artisans et datacenters, le Togo sculpte une identité hybride : gardien de ses racines, mais pionnier d’un futur où chaque clic respire la sûreté.

Dès lors , dans ce ballet entre tradition et modernité, le Togo ne se contente pas de sécurité des données, il tisse une légende. Indéniablement , celle d’un pays où la cybersécurité, élevée au rang d’artisanat national, devient un récit à part entière, aussi captivant que les contes au clair de lune. Pour l’avenir , si demain, les cyberattaques se muent en simples vents contraires, ce sera grâce à ces veilleurs de l’ombre, artisans d’un numérique aussi robustes que les baobabs centenaires.

Une bataille foncière au sommet de l’État : la chute d’un titan aux pieds d’argile

Abidjan, 4 mars 2025 – Dans les arcanes du pouvoir ivoirien, où les ambitions s’entrelacent aux intrigues, une saga judiciaire d’une rare intensité vient de livrer son verdict, ébranlant les fondations d’une rivalité aussi ancienne que symbolique. La Société Nationale d’Édition de Documents Administratifs et d’Identification (SNEDAI), fleuron entrepreneurial d’Adama Bictogo, président de l’Assemblée nationale, s’est vue infliger une sentence implacable par le Tribunal de Commerce : une condamnation à verser six milliards de francs CFA à Martine Coffi-Studer, figure tutélaire d’Africa Global Logistics, anciennement Bolloré Africa Logistics. Ce dénouement, fruit d’un bras de fer qui couvait depuis des lustres, résonne comme un coup de tonnerre dans le ciel d’Abidjan, révélant les fissures d’un édifice bâti sur des sables mouvants.

Une querelle ancrée dans la terre de Treichville

Au cœur de cette tempête judiciaire se trouve un lopin de terre de 5000 mètres carrés, niché dans le quartier vibrant de Treichville, devenu l’épicentre d’une lutte acharnée. Propriétaire légitime de ce terrain, attestée par un acte de concession définitive (ACD), Martine Coffi-Studer a vu son bien exproprié et transformé en gare de transport lagunaire par la Société de Transport Lagunaire (STL), une branche tentaculaire de SNEDAI. Ce qui aurait pu passer pour une simple opération d’utilité publique s’est mué en une affaire retentissante, dévoilant un enchevêtrement de manœuvres et de faux-semblants.

Adama Bictogo, fort de son influence et de son aura politique, s’était prévalu d’un décret présidentiel de déclassement, censé légitimer cette appropriation. Mais les douze juges du Tribunal de Commerce, dans une unanimité aussi rare que significative, ont balayé ses prétentions d’un revers cinglant. Leur verdict, d’une clarté cristalline, a mis en lumière une vérité troublante : ce décret, censé porter la caution d’Alassane Ouattara, reposait sur un échafaudage de duperies, un arrêté ministériel fondé sur un relevé topographique frauduleux.

Le fantôme d’un passé réinventé

L’histoire prend une tournure presque irréelle lorsqu’on plonge dans les méandres de cette supercherie. En 2016, sous l’égide du ministère des Transports alors dirigé par Gaoussou Touré, SNEDAI avait soumis des documents censés appuyer sa requête de déclassement. Parmi eux, un relevé topographique, pièce maîtresse de l’argumentaire, portait une signature qui, à l’examen, s’est révélée être un spectre surgi d’outre-tombe. Le signataire, supposé garant de l’authenticité, était décédé depuis des années au moment où le document aurait été paraphé. Un « vrai-faux », comme l’ont qualifié les juges, qui a précipité la déroute de Bictogo, transformant son audace en un piège fatal.

Ce subterfuge, aussi audacieux qu’imprudent, a non seulement induit en erreur le président Ouattara, mais a également exposé les fragilités d’un système avec lequel le pouvoir et les affaires dansent une valse parfois trop intime. Martine Coffi-Studer, armée de son bon droit et d’une ténacité forgée dans les hautes sphères du monde entrepreneurial, a su déjouer cette machination, faisant plier un adversaire dont l’assurance semblait jusqu’alors inébranlable.

Un verdict aux échos profonds pour SNEDAI

La condamnation de SNEDAI à verser six milliards de francs CFA n’est pas qu’une simple sanction pécuniaire ; elle est une onde de choc qui traverse les couloirs du pouvoir et les cercles d’influence. Pour Adama Bictogo, cet échec judiciaire ternit l’éclat d’un parcours jalonné de succès, de la création de SNEDAI à son ascension au perchoir de l’Assemblée nationale. Proche d’Alassane Ouattara depuis des décennies, il voit aujourd’hui son prestige entamé par une affaire qui mêle ambition démesurée et fragilité documentaire.

Pour Martine Coffi-Studer, cette victoire est une consécration, celle d’une femme d’affaires dont la stature n’a cessé de grandir, de la fondation d’Océan Ogilvy à la présidence d’Africa Global Logistics. Elle incarne une résistance face aux tentatives d’empiétement, un rempart contre les appétits voraces qui parfois gangrènent les sphères influentes.

SNEDAI : une chute aux accents de poésie

Et tandis que le crépuscule enveloppe Treichville, théâtre de cette bataille épique, une leçon se dessine dans les reflets de la lagune. Les empires, qu’ils soient de pierre ou de pouvoir, ne tiennent que par la solidité de leurs fondations. Adama Bictogo, juché sur un colosse aux pieds d’argile, a cru pouvoir défier l’ordre des choses, mais la vérité, tel un courant impétueux, a fini par emporter ses illusions. Dans cette danse des titans, c’est Martine Coffi-Studer qui, d’un pas léger, mais ferme, s’éloigne victorieuse, laissant derrière elle un écho : même au sommet, la justice sait parfois murmurer plus fort que les ambitions.

Une fenêtre ouverte sur l’âme de l’information : l’ATOP célèbre ses 50 ans

Dans un élan aussi rare que précieux, l’Agence togolaise de presse (ATOP) invite le public à franchir ses portes, le mercredi 05 mars 2025, pour une journée d’immersion inédite à Lomé. Ce rendez-vous, loin d’être une simple formalité, s’inscrit dans le sillage des célébrations marquant le cinquantième anniversaire d’une institution qui, depuis un demi-siècle, tisse la trame de l’actualité togolaise avec une discrétion aussi admirable que méconnue.

ATOP : une visite au cœur de l’actualité togolaise

L’objectif de cette journée portes ouvertes dépasse la simple curiosité : il s’agit d’offrir aux visiteurs un voyage au cœur d’un rouage essentiel du paysage médiatique national. L’ATOP, tel un phare discret, éclaire depuis 1975 les réalités du Togo, capturant les pulsations d’une nation à travers les plumes et les voix de ses correspondants disséminés aux quatre coins du pays. Cette célébration n’est pas seulement un regard dans le rétroviseur, mais une main tendue au public pour qu’il comprenne, touche et ressens le labeur silencieux qui transforme un murmure en une nouvelle.

Découverte des coulisses de l’agence

Au fil de cette journée, les curieux pourront déambuler dans les arcanes de l’agence grâce à des visites guidées savamment orchestrées. De la collecte des bribes d’histoires sur le terrain à leur polissage dans les bureaux feutrés, jusqu’à leur envol vers les ondes et les pages, chaque étape sera dévoilée. Ce ballet méticuleux, souvent relégué dans l’ombre, révélera comment une information naît, grandit et s’offre au monde, portée par une mission inscrite dans un décret présidentiel d’il y a cinq décennies.

ATOP : un anniversaire qui rapproche le public et les journalistes

Sous la houlette du ministère chargé de la communication, l’ATOP ne se contente pas de chroniquer le quotidien togolais. Avec ses partenariats internationaux, elle tisse des ponts au-delà des frontières, faisant résonner la voix du Togo dans un concert global. Ses correspondants, sentinelles infatigables, arpentent villes et villages pour capter l’essence d’un peuple en perpétuelle mutation. Ainsi, cette journée promet non seulement de lever le voile sur une mécanique huilée, mais aussi de célébrer ceux qui, dans l’anonymat, donnent vie à l’information.

 

Et si cette initiative était plus qu’un anniversaire ? En s’ouvrant ainsi, l’ATOP ne se contente pas de souffler ses cinquante bougies ; elle rallume une flamme, celle d’un lien retrouvé entre ceux qui racontent l’histoire et ceux qui la vivent. Car, au fond, derrière chaque dépêche, chaque mot soigneusement choisi, c’est une part d’humanité qui s’écrit, une mémoire qui s’ancre, un avenir qui se dessine. Le 05 mars, Lomé ne sera pas seulement le théâtre d’une célébration : elle deviendra, le temps d’une journée, le carrefour où l’information, enfin, se regarde dans les yeux de ceux qu’elle sert.

Togo : une arche de vigilance sanitaire face aux fléaux épidémiques

Dans une époque où les crises sanitaires menacent de bouleverser les frontières entre humanité et vulnérabilité, le Togo, tel un phare spirituel, érige une forteresse de résilience contre les assauts invisibles des pathogènes. Soutenu par une manne providentielle de 14 millions de dollars du Fonds de lutte contre les pandémies, le « Projet d’éveil sanitaire » incarne une alliance sacrée entre le gouvernement togolais, les agences onusiennes (FAO, UNICEF, OMS) et une myriade de gardiens humanitaires (OIM, Croix-Rouge, société civile). En outre, ce pacte, enrichi de 5 millions de cofinancements, transcende la simple logistique pour embrasser une vocation quasi sacerdotale : sanctifier la santé publique en la rendant inviolable.

Le Togo lance le Projet d'Éveil Sanitaire avec un financement de 14 millions de dollars pour renforcer sa résilience face aux crises Projet d’Éveil Sanitaire : un territoire sous l’œil du Très-Haut épidémiologique

En premier lieu, nation-carrefour aux frontières poreuses, le Togo, tel un réceptacle de flux migratoires, subit les assauts répétés de fléaux anciens et émergents (choléra, fièvre de Lassa, Ebola), autant d’épées de Damoclès suspendues au-dessus de sa population. À cet égard, les évaluations passées, dont l’examen externe de 2018, ont révélé des brèches dans l’édifice sanitaire : systèmes de surveillance fragilisés, laboratoires aux fondations chancelantes et une main-d’œuvre en quête de sacre professionnel. Face à ces Goliaths, le projet déploie trois piliers sacrés, autant de boucliers forgés dans l’or de la coopération.

Premier pilier : la prophétie de la vigilance

Dès lors, le volet initial, porté par une trinité d’entités (FAO, UNICEF, OMS), sanctifie la détection précoce. Ainsi, la plateforme DHIS2, naguère simple outil, devient un sanctuaire numérique où convergent les données humaines et animales, transfigurées en signaux prophétiques. Par conséquent, des plans d’urgence aux points d’entrée, semblables à des liturgies protocolaires, seront gravés dans le marbre opérationnel. Qui plus est, la surveillance communautaire, guidée par l’approche Une seule santé, s’apparente à une veillée de prières laïques, où guérisseurs traditionnels et chefs religieux deviennent les clairons d’une alerte sanctifiée.

Deuxième pilier : les sanctuaires du diagnostic

Dans le même esprit, le réseau de laboratoires, autrefois dispersés, se mue en un chœur harmonieux de précision. De fait, le transport d’échantillons biologiques, désormais ritualisé par des procédures immuables, évite les profanations accidentelles. Parallèlement, la génomique, science divinatoire moderne, sera inscrite dans une stratégie nationale, tandis que la biosécurité des laboratoires devient un credo intangible. Effectivement, ces temples de la science, équipés d’instruments sacrés et de prêtres en blouse blanche, promettent de déchiffrer les énigmes des pathogènes avec une clairvoyance sans faille.

Troisième pilier : l’ordination des gardiens de santé

Ensuite, les épidémiologistes, les vétérinaires et les agents communautaires acquerront les connaissances requises pour résoudre les crises. À cette fin, par des simulations grandeur nature, comparables à des rites initiatiques, les régions et les districts apprendront à danser avec l’urgence, sans en troubler le rythme. Par la suite, cette ordination collective, soutenue par des exercices logistiques, transforme chaque acteur en apôtre de la préparation, capable de convertir l’incertitude en action méthodique.

 Projet d’Éveil Sanitaire : une synergie panthéonique

Or, sous l’égide d’un comité directeur national, assemblé de ministères (Santé, Agriculture, Sécurité) et d’autorités décentralisées, le projet transcende les clivages sectoriels. En outre, la surveillance transfrontalière, harmonisée via le Règlement sanitaire international, évoque une nouvelle internationale où le Togo et ses voisins psalmodient des mesures préventives en canon commun.

Collectif : un héritage d’immunité

En conclusion, plus qu’un simple projet, cette entreprise incarne une alliance testamentaire entre technologie et tradition, entre vigilance et foi en l’avenir. Ainsi, en érigeant des remparts sanitaires capables de défier les derniers jugements des épidémies, le Togo ne se contente pas de répondre à l’urgence, il écrit une Genèse nouvelle, où chaque citoyen devient un gardien du temple de la santé publique. Pour l’avenir, se profile une postérité où les crises, autrefois dévastatrices, se heurteront à une résilience sacralisée, fruit d’une sagesse collective aussi inébranlable qu’un cantique éternel.

 

L’Afrique à l’heure de la Journée mondiale de l’audition

Ce 3 mars, une vague de conscience déferle sur le globe à l’occasion de la Journée mondiale de l’audition, orchestrée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Sous la bannière du thème « Changer les mentalités : autonomisez-vous pour rendre les soins de l’oreille et de l’audition accessibles à tous », cet événement invite à une révolution essentielle : celle de briser les chaînes de la surdité et de faire résonner le droit à entendre pour chacun. En Afrique, où les sons de la vie tissent les fils de cultures ancestrales, cette journée dévoile un défi majeur : offrir à des millions de personnes un accès équitable aux soins auditifs. Entre urgence et espoir, plongeons dans cette quête où chaque décibel compte.

La Journée mondiale de l’audition : un continent bercé de sons, entravé par le silence

L’Afrique vibre d’une symphonie unique : le chant des griots, le grondement des marchés, le souffle des savanes. Pourtant, sous cette trame sonore, un mal discret prospère. Plus de 60 millions d’Africains vivent avec une perte auditive invalidante, selon l’OMS, un chiffre qui menace de s’amplifier avec l’essor démographique et les assauts du bruit moderne. Mais là où le besoin hurle, les solutions peinent à répondre. Les spécialistes de l’audition (audiologistes et médecins ORL) sont une denrée rare, souvent cantonnés aux grandes villes, laissant les campagnes dans une solitude acoustique. Les aides auditives sont un rêve hors de portée pour des familles aux budgets déjà étouffés.

Ce silence imposé n’est pas qu’une statistique : il est un écho de disparités criantes. Dans un continent où l’oralité est reine, ne pas entendre, c’est risquer de s’effacer du récit collectif.

Les bourreaux invisibles de l’ouïe

D’où vient cette ombre qui vole les sons ? Les coupables sont nombreux et familiers. Les infections de l’oreille, laissées à l’abandon faute de soins accessibles, creusent des sillons de surdité. Dans des régions où l’eau claire est un luxe, ces maux banals deviennent des voleurs d’avenir. Le vacarme des mégalopoles africaines, avec leurs concerts de klaxons et leurs machines rugissantes, joue aussi sa partition destructrice. Et puis, il y a les maladies (méningite, paludisme) qui, mal domptées, laissent derrière elles des cicatrices auditives.

Les conséquences se propagent comme une onde sourde. Un enfant privé d’ouïe voit l’école lui fermer ses portes, tandis qu’un adulte se heurte à des murs d’exclusion, dans le travail comme dans les liens sociaux. La perte auditive n’est pas un simple handicap : elle est une fissure dans le tissu même des communautés.

Faire vibrer l’espoir : des solutions à portée d’oreille

Mais l’Afrique refuse de baisser le volume. Des initiatives ingénieuses commencent à percer le mur du silence. Les technologies mobiles, par exemple, tendent une perche aux oubliés : grâce à des applications ou à la télémédecine, un diagnostic peut désormais voyager là où les routes s’arrêtent. Des prothèses auditives à bas coût, parfois façonnées sur place, esquissent un futur où l’audition ne serait plus un privilège.

Au-delà des outils, c’est une vague de savoir qu’il faut libérer. Sensibiliser les populations aux dangers du bruit, aux vertus des dépistages précoces, aux signaux d’alerte : voilà une mélodie à enseigner dès l’enfance. Former des cohortes de professionnels de l’audition, c’est aussi poser les fondations d’un système qui ne laisse personne sur le bord du chemin.

La Journée mondiale de l’audition  : un défi à chanter haut et fort

En ce 3 mars, la Journée mondiale de l’audition nous tend un micro. À nous de le saisir. Protégeons nos oreilles des agressions sonores, offrons-nous le soin d’un bilan auditif, soutenons les projets qui font tomber les barrières. Aux décideurs, un refrain clair : investir dans la santé auditive, c’est semer pour l’éducation, l’emploi, la dignité. La Journée Mondiale Audition ne doit pas être un slogan éphémère, mais un cri de ralliement.

Un horizon dans lequel chaque voix trouve son écho

Sur une terre sur laquelle les murmures des anciens portent la mémoire des peuples, le silence de la surdité est une note discordante qu’il nous faut corriger. Changer les mentalités, c’est oser regarder ce mal en face, lui ôter son voile de honte et tendre la main à ceux qu’il isole. En Afrique, chaque son sauvé est une victoire, chaque oreille rendue au monde une promesse d’unité. Que ce 3 mars soit le premier battement d’une nouvelle cadence : celle d’un continent qui, enfin, s’entend pour mieux s’élever.

 

Mô : le Togo riposte à l’épidémie de rougeole

Au cœur du Togo, dans le district sanitaire de Mô, une course contre-la-montre s’est déployée du 24 février au 1ᵉʳ mars. Objectif : enrayer une épidémie de rougeole qui, depuis janvier, menaçait les plus jeunes. Avec le soutien de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cette campagne de vaccination ambitionne de protéger près de 2400 enfants âgés de 9 mois à 14 ans. Dès la troisième journée, les chiffres donnaient le ton : 76 % des petits ciblés avaient reçu leur dose, un élan porteur d’espoir dans cette région centrale du pays.

Au cœur de l'épidémie de rougeole dans le district de Mô, une campagne de vaccination appuyée par l'OMS au Togo offre une protection La rougeole n’est pas un mal anodin. Ce fléau viral, d’une contagiosité redoutable, peut métamorphoser une fièvre banale en un drame irréversible, surtout chez les enfants. Ses complications, pneumonies, encéphalites, frappent là où les défenses sont fragiles. Pourtant, un vaccin existe, simple bouclier d’une efficacité prouvée. Mais dans des contrées comme le Togo, où les ressources sanitaires dansent souvent sur un fil, la maladie reste une ombre persistante.

C’est dans ce contexte que le district de Mô, touché par une flambée en janvier, est devenu le théâtre d’une mobilisation exemplaire. La campagne, fruit d’une alliance entre les autorités togolaises et l’OMS, s’inscrit dans une stratégie mondiale : briser les chaînes de transmission par une immunisation massive. Car chaque enfant vacciné est une brèche colmatée dans le rempart que la rougeole tente de percer.

Une opération au cœur des villages contre la rougeole

Sur le terrain, l’effort est titanesque. Infirmiers, volontaires, chefs communautaires : tous se sont unis dans un ballet d’aiguilles et de sourires. Sous un ciel parfois implacable, ils ont sillonné les sentiers poussiéreux, frappant aux portes des cases les plus reculées. Les familles, conscientes de l’enjeu, ont répondu présentes, offrant leurs enfants à cette parade salvatrice. À mi-parcours, 76 % de couverture : un score qui galvanise, mais qui murmure aussi le défi des derniers mètres. Ces 24 % restants, souvent nichés dans des hameaux isolés ou freinés par des réticences, exigent un sursaut final.

Un combat aux enjeux colossaux

Derrière ces chiffres, c’est une bataille pour la vie qui se joue. La rougeole, malgré son vaccin, fauche encore trop de destins dans les pays à faible revenu. Au Togo, cette campagne n’est pas qu’une piqûre dans un bras ; c’est un manifeste d’espoir, un refus de baisser les armes face à une ennemie évitable. Les 76 % atteints en trois jours ne sont pas une fin, mais une promesse : celle d’aller jusqu’au bout, jusqu’à ce que chaque enfant soit hors de danger.

Une lueur pour demain

Alors que les derniers jours de la campagne s’égrènent, une question flotte dans l’air brûlant de Mô : comment transformer cette victoire en un rempart durable ? La réponse se dessine dans des programmes de vaccination pérennes, dans des écoles dans lesquelles l’on enseigne la confiance en la science, dans des communautés soudées par un même rêve de santé. Car si aujourd’hui le Togo repousse la rougeole, c’est pour que demain elle ne soit plus qu’un écho fané.

Dans cette lutte, chaque enfant vacciné est une étoile rallumée, chaque village protégé un pas vers la lumière. Le district de Mô, porté par cet élan de solidarité, écrit une page d’histoire. Et si la rougeole recule, c’est pour laisser place à une mélodie plus douce : celle des rires d’enfants libres de grandir, sous un ciel enfin apaisé.

Tempête à Washington : Zelensky s’écharpe, la diplomatie vacille

Dans un éclat retentissant, Volodymyr Zelensky a claqué la porte de la Maison-Blanche ce vendredi, laissant derrière lui une conférence de presse annulée et une alliance américano-ukrainienne au bord du gouffre. Ce qui devait être une rencontre stratégique entre le président ukrainien et Donald Trump a viré au pugilat verbal, exposant au grand jour des fractures béantes et des ambitions inconciliables.

Zelensky et Trump : un face-à-face qui tourne au vinaigre

L’atmosphère était déjà lourde avant même que les deux hommes ne franchissent le seuil de la pièce. Censée sceller un accord sur les minerais rares ukrainiens, la réunion a dégénéré en un échange d’amabilités cinglantes. Trump, fidèle à son style abrasif, a sermonné Zelensky, lui reprochant un manque de reconnaissance pour l’aide américaine. « Tu joues avec la Troisième Guerre mondiale et tu oses me parler comme ça ? » aurait-il lancé, selon des témoins. Son vice-président, JD Vance, aurait enfoncé le clou, dénonçant une attitude « irrespectueuse ».

Zelensky, loin de plier, a riposté avec une verve tranchante. « Je ne négocie pas avec un tueur », a-t-il asséné, visant implicitement Vladimir Poutine, tout en exigeant un « rempart incontournable » pour garantir la paix. Le ton est monté, les invectives ont fusé, et l’entrevue s’est achevée sur un constat d’échec : pas de signature, pas de conférence, juste un Zelensky furibond quittant les lieux.

 Les minerais, nerf de la discorde

Au cœur de cette joute explosive, un enjeu stratégique : les précieuses terres rares ukrainiennes, essentielles pour les technologies de pointe. Trump y voit une aubaine pour « rentabiliser » l’aide colossale versée à Kyiv, une sorte de troc géopolitique où l’Amérique récupérerait son dû en ressources. Zelensky, lui, refuse de brader son sous-sol, fustigeant une première mouture de l’accord qu’il a qualifiée de « pillage à l’ancienne ».

Ce bras de fer n’est pas qu’économique : il cristallise deux visions du monde. D’un côté, Trump mise sur une realpolitik brutale ; de l’autre, Zelensky défend une souveraineté ukrainienne chèrement acquise. L’annulation de la conférence sonne comme un aveu : aucun terrain d’entente n’a été trouvé, et l’accord reste lettre morte.

Un Parti républicain désaccordé

L’onde de choc ne s’arrête pas aux murs de la Maison-Blanche. Dans les rangs républicains, la ligne Trump vacille. Des voix dissidentes, comme celles des sénateurs John Curtis et John Cornyn, ont pris leurs distances. Curtis a salué la « ténacité admirable » de Zelensky face à l’agression russe, tandis que Cornyn a balayé d’un revers de main l’étiquette de « dictateur » collée par Trump au leader ukrainien. Une fissure rare, qui trahit un parti tiraillé entre isolationnisme trumpiste et héritage conservateur méfiant envers Moscou.

Le monde retient son souffle, X s’enflamme.

La nouvelle a vite enflammé les réseaux sociaux, où les utilisateurs de X ont rivalisé de superlatifs pour décrire cet accrochage hors normes. « Trump a littéralement réduit Zelensky en miettes devant tout le monde », s’étonne un internaute. « C’est une déflagration diplomatique en direct », renchérit un autre. Le spectacle, aussi captivant qu’inquiétant, a braqué les projecteurs sur une relation bilatérale en pleine déliquescence.

Zelensky et Trump : une brouille aux racines profondes

Ce n’est pas un coup de tonnerre dans un ciel clair. Depuis des semaines, Trump multiplie les attaques, accusant Zelensky d’avoir « déclenché » la guerre et le dépeignant en autocrate. Zelensky, en retour, a taxé son homologue de victime d’un « brouillard désinformatif russe ». Ces piques, exacerbées par des négociations de paix où l’Ukraine se sent écartée, ont pavé la voie à cette confrontation.

Aujourd’hui, alors que Zelensky regagne Kyiv les mains vides, l’avenir des liens entre Washington et l’Ukraine semble plus incertain que jamais. La diplomatie, déjà malmenée, tangue sous les coups de boutoir d’un duo que tout oppose.

Et après ?

Dans ce chaos, une image persiste : celle d’un Zelensky tournant le dos à la Maison-Blanche, silhouette solitaire face à un horizon brouillé. La rencontre, qui promettait une avancée, n’a fait qu’éventer les rancœurs et ajourner les espoirs. Entre les minerais convoités, les invectives échangées et les fissures républicaines, une question flotte, lancinante : la paix peut-elle encore s’écrire sur les cendres de cette débâcle ? Peut-être, mais à cet instant, elle semble s’éloigner, emportée par le vent âpre d’un automne washingtonien décidément glacial.

UNIPOD-Togo : L’aube d’une révolution scientifique

Lomé, 28 février 2025 – Au cœur de l’effervescence intellectuelle de Lomé, une initiative novatrice vient de prendre son envol. Sous l’égide du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Kanka-Malik Natchaba, et en présence de Mme Binta Saneh, Représentante Résidente du PNUD Togo, l’Université de Lomé a inauguré l’UNIPOD-Togo, un espace dédié à l’innovation, à la recherche appliquée et à l’entrepreneuriat.

L'UNIPOD-Togo ouvre ses portes à Lomé, un espace d'innovation et d'entrepreneuriat pour stimuler la recherche appliquée Un écrin technologique et académique

De surcroît, l’UNIPOD-Togo se distingue par ses infrastructures à la pointe : des laboratoires ultramodernes, un espace d’incubation ingénieux et un bureau de transfert de technologie sophistiqué. Ce complexe, pensé pour catalyser l’effervescence créative des étudiants, des chercheurs et des entrepreneurs, promet d’être le creuset où se fusionneront savoir, technologie et ambition. La modernité de ces installations reflète l’engagement profond du Togo pour la valorisation du capital intellectuel et l’éclosion d’innovations disruptives.

Une synergie étatique et partenariale

Par ailleurs, la cérémonie de lancement, empreinte d’une solennité rare, a réuni des personnalités de premier plan du gouvernement togolais. Parmi elles, Mme Mazamesso ASSIH, Ministre chargée du Développement à la Base, de l’Inclusion Financière, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, et le Ministre délégué, Dr Abdul Fahd FOFANA. Leur présence, ainsi que celle des acteurs institutionnels et du PNUD, témoigne d’un consensus éclairé sur la nécessité de conjuguer les efforts étatiques et le dynamisme associatif pour ériger la science et la technologie en leviers de développement.

Dans cette optique, ce lieu novateur n’est pas une entité isolée : il se veut le reflet harmonieux de la complémentarité entre les initiatives existantes et les espaces d’innovation qui jalonnent le pays. En conjuguant les sphères de la jeunesse, de l’emploi des jeunes et de l’économie numérique, l’UNIPOD-Togo s’inscrit dans une dynamique transversale destinée à propulser le Togo vers un avenir où le savoir-faire et l’innovation sont les piliers d’une croissance inclusive.

Un futur radieux en filigrane

Qui plus est, dans une allocution empreinte de verve et d’optimisme, Kanka-Malik Natchaba a souligné que « la fusion de la recherche appliquée et de l’entrepreneuriat représente non seulement un vecteur de transformation, mais également la clé de voûte d’un écosystème économique résilient et novateur ». Il a ajouté que l’UNIPOD-Togo serait, dès aujourd’hui, le berceau de projets audacieux, capables de métamorphoser les idées en solutions tangibles, promouvant ainsi une culture d’innovation pérenne.

En d’autres termes, la cérémonie, qui se voulait à la fois une célébration et un engagement envers l’avenir, a vu les intervenants saluer la pertinence de cette initiative dans le contexte d’un Togo en pleine mutation. En offrant un cadre optimal à la recherche et à l’entrepreneuriat, l’UNIPOD-Togo devient le point d’ancrage d’une stratégie de développement intégré, où la technologie et la science se mettent au service de l’inclusion économique et du progrès social.

 La Genèse d’une nouvelle ère

À l’image d’un phénix renaissant de ses cendres, l’UNIPOD-Togo incarne l’aube d’une révolution scientifique et entrepreneuriale, où chaque idée innovante, chaque projet porteur de promesses, vient enrichir la tapisserie d’un avenir résolument tourné vers l’excellence. En cultivant l’alliance sacrée entre savoir, technologie et esprit entrepreneurial, le Togo se dresse en avant-garde d’un renouveau continental, ouvrant ainsi la voie à une ère où l’innovation se fait le sceau indéfectible d’une nation en perpétuelle ascension.

 

Lomé, phare de l’émancipation féminine

Dans une atmosphère empreinte d’allégresse et d’ambition, Lomé s’est parée de ses atours les plus solennels les 25 et 26 février 2025 pour accueillir le tout premier Forum régional des Organisations de la Société Civile axé sur l’éducation des filles et l’autonomisation économique des femmes. En effet, cet événement, véritable kaléidoscope d’échanges féconds, s’inscrit dans la mouvance d’un renouveau social et politique qui redessine les contours d’un Togo résolument tourné vers l’inclusion et la modernité.

En mobilisant experts, décideurs et acteurs autour de l'éducation des filles et de l'émancipation des femmes,

Émancipation :un prélude d’engagement et d’innovations stratégiques

À l’initiative de cet ambitieux rendez-vous, la cheffe du gouvernement, Mme Victoire Dogbe, a inauguré les travaux avec une solennité exemplaire, rappelant que l’avenir de toute nation se conjugue au pluriel et s’enrichit des talents de chacune de ses citoyennes. Dans une salle baignée de lumière et d’espérances, les voix issues de 22 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre se sont unies pour forger, tel un précieux lexique de propositions, les stratégies visant à métamorphoser les défis en opportunités concrètes.

Au cœur de cette effervescence, la présence remarquable du Vice-Président de la Banque mondiale, M. Ousmane Diagana, et celle du Représentant de la Fondation Brazzaville ont conféré à ce forum une dimension internationale et technique inédite. Ensemble, ces acteurs se sont engagés dans une démarche résolument pragmatique et novatrice, où la théorie se conjugue avec l’action, afin de dessiner les contours d’un avenir où l’égalité des genres n’est plus une utopie, mais une réalité palpable.

En mobilisant experts, décideurs et acteurs autour de l'éducation des filles et de l'émancipation des femmes, La voix d’une diplomate visionnaire 

C’est dans ce contexte que Dr Sandra Ablamba Johnson, Ministre et Secrétaire Générale de la Présidence, s’est imposée en figure emblématique de cette dynamique. En présidant la cérémonie de clôture, elle a su, par sa verve mesurée et son éloquence inspirée, transcender le cadre conventionnel pour inviter chacun à œuvrer à l’édification d’un socle de réformes pérennes. D’une diction riche et raffinée, elle a rappelé que « la société civile, la vraie, doit demeurer le moteur et l’âme du changement, aux côtés des pouvoirs publics, pour garantir des réformes durables et inclusives ».

Cette allocution, qui se voulait à la fois incisive et empreinte d’humanisme, a trouvé un écho particulier auprès des participants. Car, dans le tumulte des échanges, chaque mot prononcé résonnait tel un hymne à l’espoir, incitant à transcender les barrières ancestrales pour embrasser la modernité avec audace et responsabilité.

En mobilisant experts, décideurs et acteurs autour de l'éducation des filles et de l'émancipation des femmes, Un credo pour l’émancipation féminine

Si le forum a été avant tout l’occasion de poser les jalons d’un dialogue constructif, il fut également le théâtre d’une revendication claire et éclatante : l’éducation des filles et l’autonomisation économique des femmes représentent les clés essentielles du progrès d’un pays. Comme le proclame avec une solennité rare le chef de l’État, SEM Faure Essozimna Gnassingbé, « le progrès d’un pays se mesure à la place qu’il accorde à ses femmes et à ses filles ». « Car éduquer une fille, c’est bâtir une nation. » Telles furent les paroles qui se sont immiscées dans l’âme de chaque intervenant, rappelant que l’émancipation féminine n’est pas uniquement un impératif moral, mais également un levier stratégique de développement durable.

Les débats, d’une richesse inouïe, ont ainsi permis de dégager des axes d’actions concrets et adaptés aux réalités locales. Des propositions audacieuses ont été évoquées, allant de la mise en œuvre de programmes éducatifs innovants à l’instauration de mécanismes de financement inclusifs destinés à propulser l’entrepreneuriat féminin sur le devant de la scène économique régionale.

En mobilisant experts, décideurs et acteurs autour de l'éducation des filles et de l'émancipation des femmes, Vers un horizon de réformes pérennes

Loin de se cantonner à une simple vitrine d’échanges protocolaires, ce forum a été le catalyseur d’un élan collectif sans précédent. Il a mis en exergue la nécessité de poursuivre une collaboration étroite entre les sphères gouvernementales et la société civile, afin de transformer les engagements en actions concrètes. Dans cette optique, les partenaires présents se sont engagés à accompagner le Togo dans sa quête d’un développement qui s’articule autour de l’humain, des valeurs culturelles et d’une inclusion sans faille.

Au-delà des discours et des projets ambitieux, la force de cet événement résidait dans sa capacité à susciter une véritable communion des volontés. En unissant leurs forces et en partageant leurs expertises, les acteurs impliqués ont dressé la feuille de route d’un Togo où chaque femme et chaque jeune fille pourra, sans entrave, rêver, entreprendre et réussir.

Émancipation : la symphonie d’un avenir en devenir

À l’heure où le monde oscille entre traditions séculaires et modernités audacieuses, le Forum régional des OSC s’est révélé être le prélude d’une nouvelle symphonie pour l’Afrique. Plus qu’un simple rendez-vous, il incarne le souffle vivifiant d’une nation en mutation, où l’émancipation féminine se fait le fer de lance d’un progrès inclusif et pérenne. Dans le sillage de cet événement, le Togo se dresse tel un phare d’espérance, rappelant que chaque action concertée, chaque initiative éclairée, contribue à la partition d’un avenir dans lequel l’égalité des genres n’est plus un idéal lointain, mais la note magistrale d’une nation renaissante.

En définitive, alors que retentissent encore les échos de ces dialogues inspirants, il appartient à chacun de nous de faire vibrer cette mélodie de transformation. Car c’est dans l’union des cœurs et des esprits que se forge le destin d’un peuple : une nation où, à l’instar des étoiles guidant la nuit, les femmes et les filles illuminent le chemin vers un avenir radieux et inaltérable.