Lomé : trois individus arrêtés pour cambriolages et agressions sexuelles

Réseau criminel démantelé à Lomé : trois individus arrêtés pour cambriolages et agressions sexuelles

 

Lomé, 13 août 2025 La Gendarmerie nationale togolaise a mis fin aux agissements d’un réseau criminel présumé qui semait la peur dans plusieurs quartiers de la capitale. Après plusieurs semaines d’enquête, les forces de sécurité ont interpellé trois individus de nationalité togolaise : A. Homefa, G. Fridot et A. Dosseh. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans une série de cambriolages ciblés et d’agressions sexuelles à caractère collectif.

 

Cambriolages et agressions : le mode opératoire des suspects

 

Selon les enquêteurs, le trio opérait principalement dans des maisons inoccupées appartenant à des Togolais vivant à l’étranger. Ils y dérobaient des objets de valeur et des documents officiels, utilisés ensuite pour extorquer de l’argent aux propriétaires.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Deux des suspects, A. Homefa et G. Fridot, sont également accusés d’avoir piégé de jeunes femmes via des plateformes de rencontre et les réseaux sociaux. Ils utilisaient de fausses identités et des numéros étrangers sur WhatsApp pour gagner la confiance de leurs victimes. Une fois le piège refermé, ils les invitaient dans des lieux isolés où elles étaient agressées sexuellement, certaines scènes étant filmées à des fins de chantage.

 

La Gendarmerie appelle à la vigilance face à la cybercriminalité

 

À ce jour, six victimes ont été identifiées. Cependant, les autorités estiment que le nombre pourrait être plus élevé. La Gendarmerie nationale poursuit ses investigations pour retrouver d’éventuels complices et d’autres victimes potentielles. Elle appelle la population à redoubler de prudence face aux contacts virtuels douteux et à signaler tout comportement suspect aux forces de l’ordre.

Ce démantèlement marque une étape importante dans la lutte contre la cybercriminalité et les violences sexuelles au Togo. Il rappelle l’urgence de renforcer la vigilance numérique et la solidarité citoyenne face aux nouvelles formes de criminalité. Mais alors que les agressions se déplacent du monde réel au monde virtuel, le Togo a-t-il les moyens de s’adapter et de protéger efficacement ses citoyens face à ces menaces hybrides ?

Pya : l’EFOFAT consacre ses nouveaux officiers et baptise la relève

Pya, 1ᵉʳ août 2025 Sous le ciel solennel de Pya, l’École de formation des officiers des forces armées togolaises (EFOFAT) a vibré ce jeudi 31 juillet au rythme d’un rituel militaire à double portée. Il s’agissait de la remise des épaulettes aux élèves officiers de deuxième année et du baptême de la nouvelle promotion d’élèves de première année. Cette cérémonie, empreinte de symboles, de transmission et de reconnaissance, a consacré l’entrée officielle de jeunes officiers dans le corps des Forces armées togolaises et de leurs homologues venus de la sous-région.

L’EFOFAT a célébré à Pya la sortie de 68 officiers de la promotion « Abnégation », marquée par le baptême et le serment du drapeau.

La promotion « Abnégation » prête serment : 68 nouveaux sous-lieutenants.

 

Moment fort de la journée, la remise des épaulettes a consacré 68 élèves officiers d’active de deuxième année, issus de la 28ᵉ promotion baptisée « Abnégation ». Après deux années de formation rigoureuse, ces jeunes militaires ont prêté serment devant le chef d’état-major général, le Général de Brigade Allahare Dimini, et salué pour la première fois en uniforme leur commandement. Ce geste marque, par conséquent, leur intégration officielle dans les rangs des FAT et des armées partenaires de la région.

Parmi les promus, on compte des représentants de treize nationalités, dont le Bénin, le Burkina Faso, la Centrafrique, le Congo-Brazzaville, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger, le Tchad et le Togo. Cette diversité témoigne non seulement du rayonnement régional de l’EFOFAT, mais aussi de son rôle stratégique dans la formation des élites militaires ouest-africaines.

 

« 5 février » : la nouvelle cohorte intègre la grande famille des officiers de l’EFOFAT

 

En parallèle, les élèves officiers de première année (EOA1) ont été officiellement baptisés « promotion 5 février », en hommage à une date marquante de l’histoire nationale. Composée de 71 élèves, cette cohorte affiche un taux de réussite remarquable de 92,95 % à l’issue de sa première année. Fidèle au rituel de l’école, leurs aînés leur ont transmis le flambeau symbolique et la garde du drapeau, scellant ainsi leur entrée dans la grande famille des officiers en devenir.

Transmission et fierté : une cérémonie saluée par les autorités

 

Présidée par le chef d’état-major général, et en présence du président du Sénat, Son Excellence Barry Moussa Barqué, parrain de la promotion « 5 février », la cérémonie a rassemblé un large éventail d’autorités civiles, militaires, religieuses et coutumières. De plus, les familles et proches des élèves officiers ont également pris part à ce moment de fierté collective, où l’émotion le disputait à la rigueur du protocole militaire.

 

Au-delà de son aspect purement cérémoniel, cette double célébration incarne un passage de relais entre générations, ainsi qu’une affirmation des valeurs fondamentales de discipline, de loyauté et de service. Elle rappelle que l’EFOFAT n’est pas seulement un centre de formation, mais un véritable creuset de leadership, de cohésion et de fraternité régionale. En formant les futurs leaders militaires du Togo et de la sous-région, Pya consolide son statut de pilier de la stabilité et de la sécurité en Afrique de l’Ouest, préparant ces jeunes officiers à relever les défis complexes d’un continent en pleine mutation.