Togo : 3 nouveaux ambassadeurs à Lomé

La diplomatie togolaise poursuit son mouvement d’ouverture. À Lomé, une nouvelle séquence s’est jouée mercredi lors de la cérémonie officielle de présentation des lettres de créance au président Jean-Lucien Savi de Tové. Trois nouveaux chefs de mission ont été accrédités, parmi lesquels Muhannad M. A. Alhammouri, représentant de l’État de Palestine.

Cette accréditation marque une étape diplomatique notable : l’annonce de l’ouverture prochaine d’une ambassade palestinienne à Lomé. Une initiative qui traduit la volonté de renforcer la présence institutionnelle palestinienne en Afrique de l’Ouest et d’approfondir les relations avec le Togo.

Fort d’une longue carrière dans les relations internationales, notamment en Asie et en Océanie, le diplomate palestinien entend donner un nouvel élan aux échanges politiques et à la coopération bilatérale. Pour Lomé, cette implantation diplomatique constitue également un signal d’ouverture vers de nouveaux partenaires au Moyen-Orient, dans un contexte géopolitique marqué par une recomposition des alliances.

Présidence Togo
© Présidence Togo

Le Danemark mise sur l’économie maritime et la transition verte.

Autre figure de cette séquence diplomatique : Jacob Linulf, nouvel ambassadeur du Danemark au Togo. Économiste de formation, il arrive à Lomé avec une feuille de route clairement orientée vers le développement économique durable.

Dans le viseur du diplomate danois : le potentiel maritime du Togo, notamment autour du Port autonome de Lomé, devenu ces dernières années l’un des hubs logistiques majeurs du Golfe de Guinée. Le Danemark, dont l’expertise est reconnue dans les secteurs portuaire et maritime, pourrait accompagner les ambitions togolaises dans la modernisation de cette plateforme stratégique.

Mais la coopération ne se limitera pas aux infrastructures portuaires. La transition écologique, l’agriculture durable et la formation professionnelle figurent également parmi les priorités. Autant de domaines dans lesquels Copenhague dispose d’un savoir-faire que Lomé souhaite mobiliser pour soutenir sa transformation économique.

Présidence Togo
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Le Libéria cherche à renforcer l’axe ouest-africain.

La troisième diplomate à prendre officiellement ses fonctions est Musu Jatu Ruhle, ambassadrice du Libéria.

Diplomate chevronnée, elle arrive avec une ambition claire : consolider la coopération bilatérale entre Lomé et Monrovia. Trois domaines structurent cette dynamique : le commerce, l’investissement économique et la sécurité régionale.

Dans une Afrique de l’Ouest confrontée à des défis sécuritaires croissants, la coopération entre États côtiers apparaît en effet de plus en plus stratégique. Les échanges économiques et la coordination politique pourraient ainsi renforcer la stabilité régionale tout en favorisant les opportunités d’affaires.

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Lomé poursuit sa stratégie d’ouverture diplomatique.

Au-delà des annonces individuelles, cette cérémonie reflète une orientation plus large de la politique extérieure togolaise. En accueillant simultanément des représentants de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Afrique de l’Ouest, Lomé confirme sa volonté de diversifier ses partenariats et d’élargir son réseau d’alliances.

Cette stratégie repose sur un principe simple : multiplier les coopérations sectorielles afin de soutenir les priorités nationales, qu’il s’agisse de développement économique, de sécurité ou de transition environnementale.

En accueillant simultanément des représentants du Danemark, du Libéria et de la Palestine, Lomé confirme sa stratégie d’ouverture et son ambition de se positionner comme un carrefour diplomatique en Afrique de l’Ouest. Au-delà des symboles protocolaires, ces accréditations traduisent une volonté de diversifier les partenariats et d’arrimer la politique étrangère togolaise aux grands enjeux contemporains : transition écologique, sécurité régionale et intégration économique.

Togo-Biélorussie : Les dessous de la visite de Maxim Ryzhenkov à Lomé

C’est une première qui n’est pas passée inaperçue dans les couloirs de la présidence togolaise. En effet, le lundi 2 mars 2026, Faure Essozimna Gnassingbé a accordé une audience à Maxim Ryzhenkov, chef de la diplomatie biélorusse. Derrière les sourires protocolaires et les accords de visas, une question brûle les lèvres : que cherche réellement Minsk sur la côte ouest-africaine ?

 

Un « nouveau partenaire » aux ambitions maritimes

Jusqu’ici discrètement dans la zone, la Biélorussie semble avoir jeté son dévolu sur le Togo pour orchestrer sa percée sur le continent. Au sortir de son entretien avec le chef de l’État, Maxim Ryzhenkov n’a pas tari d’éloges sur le potentiel du pays. Si les secteurs classiques comme l’agriculture ou l’industrie ont été évoqués, c’est bien la logistique maritime qui semble être le véritable pivot de ce rapprochement.

En effet, pour Minsk, le Port Autonome de Lomé (PAL) est une véritable « porte d’entrée » vers l’hinterland africain. Dans un contexte de recomposition des alliances mondiales, le Togo, fort de sa stabilité et de sa position géostratégique, devient un allié de choix pour une Biélorussie en quête de nouveaux débouchés.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo

Sécurité et diplomatie : des convergences qui interrogent

En plus de l’économie, le dialogue a pris une tournure plus politique. Les deux nations ont affiché une unité de vue sur la gestion des crises internationales. « Nous avons trouvé de nombreux points de convergence sur les moyens de promouvoir des solutions pacifiques », a glissé le ministre biélorusse.

Cette entente sur la « promotion de la paix » résonne tout particulièrement au Togo, pays médiateur par excellence dans la sous-région. Mais comment cette collaboration va-t-elle se traduire concrètement sur le terrain de la sécurité régionale ? Le mémorandum d’entente signé entre les deux ministères des Affaires étrangères promet des consultations régulières qui pourraient apporter des éléments de réponse.

 

Vers une exemption totale de visa ?

Pour sceller ce nouveau chapitre, les délégations ont paraphé deux instruments juridiques. Le premier institutionnalise le dialogue politique, tandis que le second facilite la circulation des officiels : les détenteurs de passeports diplomatiques et de service sont désormais exemptés de visa.

Certes, cette mesure ne concerne pour l’instant que l’élite administrative, mais elle pose les jalons d’une coopération que Minsk souhaite porter à un « niveau beaucoup plus élevé ». Alors, s’agit-il d’un simple flirt diplomatique ou du début d’une lune de miel durable entre le Golfe de Guinée et l’Europe de l’Est ? L’avenir nous dira si ce partenariat saura répondre aux attentes de développement du peuple togolais.

Togo–Biélorussie : diplomatie d’équilibre ou pari stratégique ?

À l’invitation de Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères du Belarus, Maxim Ryzhenkov, effectue du 1ᵉʳ au 3 mars 2026 une visite officielle à Lomé. Une première dans l’histoire des relations bilatérales entre les deux pays.

Si l’événement peut sembler un exercice diplomatique, il s’inscrit en réalité dans un contexte international sous haute surveillance. Car la Biélorussie, dirigée par Alexandre Loukachenko, est considérée comme le plus proche allié de la Russie de Vladimir Poutine. Dès lors, la question s’impose : que signifie ce rapprochement pour Lomé ?

Ministère des Affaires Etrangères
© Ministère des Affaires Etrangères

Une coopération naissante, mais assumée

Cette visite fait suite à une première prise de contact en septembre dernier, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Quelques mois plus tard, les échanges se concrétisent par la signature de deux textes : un mémorandum d’entente encadrant la coopération bilatérale et un accord d’exemption de visas pour les passeports diplomatiques et de service.

Sur le plan formel, ces instruments ouvrent la voie à une intensification des échanges politiques et administratifs. Mais au-delà des symboles, ils traduisent une volonté commune d’explorer de nouveaux partenariats économiques.

Les secteurs évoqués – industrie et agriculture – correspondent à des priorités stratégiques pour le Togo. Modernisation des chaînes de production, mécanisation agricole, transfert de technologies : Minsk dispose d’un savoir-faire industriel hérité de l’ère soviétique, notamment dans la fabrication d’équipements et de machines agricoles. Reste à savoir si ces promesses se traduiront par des investissements tangibles.

Non-alignement ou redéfinition des alliances ?

Depuis plusieurs années, Lomé revendique une diplomatie dite de « diversification », évitant les logiques de blocs. Dans un monde fragmenté par les rivalités entre puissances occidentales et axes eurasiens, le Togo semble opter pour une posture pragmatique.

Cependant, ce positionnement soulève des interrogations. Entretenir des relations avec Minsk, dans un contexte de sanctions internationales visant le régime biélorusse, expose-t-il le pays à des pressions indirectes ? Ou s’agit-il au contraire d’un signal fort affirmant l’indépendance diplomatique togolaise ?

La démarche n’est pas isolée. Plusieurs États africains multiplient aujourd’hui les partenariats hors des circuits traditionnels, cherchant à élargir leur marge de manœuvre stratégique.

Ministère des Affaires Etrangères
© Ministère des Affaires Etrangères

Togo–Biélorussie : une coopération encore embryonnaire

Il convient toutefois de relativiser la portée immédiate de cette visite. Les échanges économiques entre Lomé et Minsk restent modestes. Aucun volume d’investissement majeur n’a, pour l’instant, été annoncé.

En ce sens, la séquence actuelle relève davantage d’une phase exploratoire que d’un basculement géopolitique. Les prochaines étapes – missions économiques, projets pilotes, contrats sectoriels – seront déterminantes pour mesurer la profondeur réelle du partenariat.

Entre opportunité économique et vigilance politique

En définitive, la visite de Maxim Ryzhenkov à Lomé dépasse la simple signature d’accords techniques. Elle illustre la volonté du Togo d’élargir son horizon diplomatique dans un environnement international en recomposition.

Mais une interrogation demeure : jusqu’où peut aller la diversification sans brouiller les équilibres traditionnels ?

Pour Lomé, l’enjeu sera de transformer ce rapprochement en levier de développement concret, tout en préservant sa crédibilité sur la scène internationale. Car en diplomatie, chaque poignée de main raconte une histoire — et parfois, elle en annonce d’autres.

Le Togo facilite l’acheminement de 20 000 tonnes d’engrais vers le Niger

Lomé, 25 février 2026 — Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et climatiques persistants, le Togo confirme son rôle de plateforme logistique majeure en Afrique de l’Ouest. À Lomé, le ministre togolais en charge de l’Économie maritime, Kokou Edem Tengue, a échangé ce mercredi avec le ministre de l’Agriculture du Niger, le Colonel Mahaman Elhadj Ousmane, autour d’un enjeu crucial : garantir un approvisionnement sécurisé en engrais pour le Niger.

Au cœur des discussions, une opération logistique d’envergure : le transit de 20 000 tonnes d’intrants agricoles via les infrastructures portuaires togolaises. Une initiative qui, au-delà de l’aspect technique, illustre également une diplomatie économique assumée par Lomé.

Kokou Edem Tengue
© Kokou Edem Tengue

Une réponse concrète à un enjeu vital

 

L’engrais n’est pas une marchandise ordinaire. Il constitue un maillon essentiel de la productivité agricole et, par conséquent, de la sécurité alimentaire. Or, le Niger, confronté à des contraintes logistiques liées à son enclavement géographique, dépend fortement de corridors régionaux fiables pour ses importations stratégiques.

Ainsi, en facilitant l’acheminement de ces 20 000 tonnes d’intrants, le Togo ne se limite pas à offrir un appui technique. Il contribue directement à la stabilité alimentaire d’un pays frère, dans un contexte où la hausse des prix mondiaux et les perturbations des chaînes d’approvisionnement pèsent lourdement sur les économies sahéliennes.

Lomé, hub logistique régional

Le rôle du Port autonome de Lomé s’affirme une fois de plus comme stratégique. Seul port en eau profonde de la sous-région capable d’accueillir de très grands navires, il constitue une porte d’entrée privilégiée vers les pays enclavés comme le Niger, le Burkina Faso ou le Mali.

Sous les orientations du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, le gouvernement togolais mise sur la modernisation continue des infrastructures portuaires et routières. L’objectif est de faire du Togo un corridor logistique incontournable en Afrique de l’Ouest.

Ainsi, cette opération d’acheminement d’engrais s’inscrit dans une stratégie plus large de coopération régionale fondée sur l’efficacité des infrastructures et la fluidité du transit.

Kokou Edem Tengue
© Kokou Edem Tengue

Une solidarité régionale assumée

Au-delà des chiffres, le message politique est fort. En facilitant l’accès du Niger à des intrants agricoles essentiels, Lomé renforce les liens de coopération sud-sud. Cette dynamique s’inscrit dans une logique d’intégration régionale, où la complémentarité des économies devient un levier de résilience collective.

D’ailleurs, les observateurs nigériens ont salué cette initiative, y voyant un signal positif dans un environnement sous-régional parfois fragilisé par des tensions sécuritaires et économiques.

Une diplomatie économique en action

En définitive, cette rencontre à Lomé met en lumière un nouveau visage de la diplomatie africaine : pragmatique, orientée vers les résultats et centrée sur les besoins essentiels des populations.

Le transit de 20 000 tonnes d’engrais via le Togo n’est pas seulement une opération logistique. C’est aussi un acte politique fort, traduisant la volonté de faire des infrastructures nationales un outil au service de la solidarité régionale et du développement partagé.

Corridor Lomé–Mersin : accélérer les échanges

Le Togo veut consolider sa place de hub logistique en Afrique de l’Ouest. C’est dans cette perspective que le ministre de l’Économie maritime, de la Pêche et de la Protection côtière, Kokou Edem Tengue, a reçu le 21 février 2026, à Lomé, l’ambassadrice de Turquie au Togo, S.E. Mme Kılıç Muteber.

Au cœur des échanges : le renforcement du partenariat maritime entre les deux pays, avec en ligne de mire la mise en place d’un corridor logistique direct entre le Port autonome de Lomé et le Port de Mersin.

 

Un partenariat qui change d’échelle

Les relations commerciales entre Lomé et Ankara ont connu une progression régulière ces dernières années. Le volume des échanges avoisine désormais les 270 millions de dollars, un chiffre qui témoigne d’un intérêt croissant des opérateurs économiques des deux pays.

Mais pour les autorités togolaises, il ne s’agit plus seulement d’échanger davantage : l’ambition est d’échanger mieux.

La partie turque devrait soumettre prochainement un Mémorandum d’Entente (MoU) visant à formaliser ce partenariat maritime. Dans cette perspective, l’objectif est de fluidifier les flux de marchandises, de réduire les délais de transit et de renforcer également la compétitivité des entreprises togolaises sur les marchés internationaux.

 

Le Port de Lomé, pièce maîtresse de la stratégie togolaise

Seul port en eau profonde naturelle de la sous-région, le Port autonome de Lomé s’est imposé comme un carrefour logistique majeur pour les pays enclavés du Sahel.

Grâce à ses infrastructures modernisées et à sa capacité d’accueil de navires de grande taille, il constitue un atout stratégique pour le Togo. La création d’un corridor direct avec Mersin permettrait d’ouvrir une nouvelle porte vers le marché turc, mais aussi vers l’Europe et le Moyen-Orient.

Dans un contexte de concurrence accrue entre les ports ouest-africains, cette initiative s’inscrit dans la volonté de Lomé de maintenir son avance logistique.

Kokou Edem Tengue
© Kokou Edem Tengue

Mersin, passerelle vers l’Eurasie

Situé sur la côte méditerranéenne, le Port de Mersin est l’un des principaux centres maritimes de Turquie. Il relie l’Asie, l’Europe et le Moyen-Orient à travers un réseau dense de lignes commerciales.

Pour le Togo, se connecter plus directement à cette plateforme revient à diversifier ses partenaires commerciaux et à sécuriser de nouveaux débouchés pour ses exportations.

Une diplomatie économique assumée

Au-delà des chiffres, cette rencontre illustre une stratégie plus large : celle d’une diplomatie tournée vers l’efficacité économique.

Le gouvernement togolais multiplie les partenariats ciblés afin de renforcer les infrastructures, d’attirer des investissements et créer des opportunités pour les entreprises locales.

Dans cette dynamique, le secteur maritime occupe une place centrale. Le transport et la logistique représentent un levier essentiel pour soutenir la croissance, notamment dans un pays dont l’économie dépend fortement des échanges commerciaux.

 

Vers un corridor logistique performant ?

La mise en place d’un corridor direct pourrait réduire les coûts de transport, améliorer la prévisibilité des délais de livraison, renforcer les échanges industriels et agroalimentaires, et accroître les recettes portuaires.

Reste à transformer l’intention politique en réalisations concrètes. La signature et la mise en œuvre du mémorandum d’entente seront aussi déterminantes pour donner corps à cette ambition.

 

Un signal fort pour la compétitivité du Togo

Dans un environnement économique mondial marqué par les tensions géopolitiques et la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement, le Togo cherche aussi  à consolider sa position.

Ainsi, en renforçant ses liens avec la Turquie et en misant sur la performance logistique, Lomé envoie un signal fort : le pays entend jouer un rôle de premier plan dans le commerce régional et international.

Frontière maritime : le Ghana saisit l’arbitrage international face au Togo

Lomé, 20 février 2026 – Un nouveau chapitre s’ouvre dans le dossier sensible de la frontière maritime entre le Ghana et le Togo. Après plusieurs années de discussions sans issue, Accra a officiellement notifié à Lomé son intention de recourir à l’arbitrage international pour fixer la limite maritime entre les deux pays.

La décision, rendue publique par Felix Kwakye Ofosu, porte-parole du président ghanéen et ministre des Communications gouvernementales, s’appuie sur la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM).

 

Huit années de négociations infructueuses

Depuis près de huit ans, les deux États voisins tentaient de parvenir à un accord bilatéral sur le tracé exact de leur frontière maritime. Ces discussions visaient à clarifier les droits de chacun sur les espaces marins, notamment en matière d’exploitation des ressources naturelles.

Mais les échanges n’ont pas permis d’aboutir à un compromis. Dans ce contexte, le Ghana a choisi la voie juridique internationale, estimant qu’un arbitrage neutre permettrait de sortir de l’impasse.

 

Une zone stratégique du Golfe de Guinée

La question de la délimitation maritime dépasse le simple tracé sur une carte. Elle concerne une portion du Golfe de Guinée riche en ressources halieutiques et potentiellement en hydrocarbures.

Dans cette région, plusieurs pays ont déjà connu des différends similaires. Le Ghana lui-même avait porté un contentieux maritime contre la Côte d’Ivoire devant le Tribunal international du droit de la mer en 2014, un précédent qui éclaire la démarche actuelle d’Accra.

Pour le Togo, dont l’économie dépend en partie des activités portuaires et maritimes autour de Lomé, la clarification des limites marines représente également un enjeu stratégique.

 

Prévenir les tensions

Dans son communiqué, le gouvernement ghanéen affirme vouloir éviter toute escalade. Ces dernières années, des incidents ponctuels auraient alimenté des frictions entre certaines institutions des deux pays, sans toutefois dégénérer en crise ouverte.

En optant pour l’arbitrage prévu par la CNUDM, Accra met en avant une solution juridique plutôt qu’une confrontation diplomatique. L’objectif affiché est de préserver les bonnes relations entre deux nations liées par l’histoire, la proximité géographique et des échanges économiques soutenus.

 

Quels scénarios pour la suite ?

L’arbitrage international implique la constitution d’un tribunal ad hoc ou le recours à une juridiction compétente en matière de droit maritime. Les deux États devront présenter leurs arguments juridiques et techniques avant qu’une décision contraignante ne soit rendue.

Pour le Togo, cette procédure représente à la fois un défi et une opportunité. Un règlement clair et reconnu internationalement pourrait aussi stabiliser durablement les relations maritimes et sécuriser les investissements futurs.

Au-delà du cas spécifique ghanéen, cette évolution rappelle que les différends frontaliers en Afrique de l’Ouest se règlent de plus en plus par le droit international plutôt que par la force. Un signal important dans une région confrontée à de multiples défis sécuritaires.

Reste désormais à savoir comment Lomé réagira officiellement à cette initiative et quelle stratégie juridique sera adoptée par les autorités togolaises dans les mois à venir.

À Lomé, la France inaugure une nouvelle vitrine diplomatique

La présence française au Togo franchit une nouvelle étape. L’Ambassade de France au Togo a officiellement inauguré ses nouveaux locaux à Lomé, dans un bâtiment désormais opérationnel qui centralise plusieurs services stratégiques.

Implanté entre le Palais de Justice de Lomé et l’Hôtel école Lébénè, le site accueille à présent les services économique, consulaire et de sécurité. Ce regroupement vise à fluidifier le fonctionnement interne de la représentation diplomatique tout en améliorant l’accueil des usagers.

 

Modernisation et visibilité

Au-delà du changement d’adresse, cette inauguration s’inscrit dans une logique de modernisation des infrastructures diplomatiques françaises en Afrique de l’Ouest. En centralisant ses services, l’ambassade entend renforcer son efficacité administrative et offrir un cadre plus adapté aux exigences contemporaines de la coopération bilatérale.

La diplomatie française au Togo ne se limite pas aux relations politiques. Elle englobe également les échanges économiques, l’accompagnement des entreprises, la délivrance des visas et la protection des ressortissants. Ce nouveau bâtiment se veut ainsi une vitrine fonctionnelle de l’engagement français dans le pays.

 

Organisation transitoire pour le public

Toutefois, les autorités diplomatiques rappellent qu’une disposition provisoire demeure en vigueur. Depuis le 19 janvier 2026, l’accueil du public à la section consulaire s’effectue par une entrée située en face de l’Hôtel école Lébénè. Cette organisation temporaire vise à faciliter la transition durant la phase d’installation complète des services.

 

Un symbole de coopération renouvelée

Dans un contexte international marqué par la redéfinition des partenariats entre l’Europe et l’Afrique, l’inauguration de ces nouveaux locaux prend également une dimension symbolique. Elle témoigne de la continuité des relations entre Paris et Lomé, fondées sur des liens historiques, économiques et culturels.

En consolidant sa présence matérielle au cœur de la capitale togolaise, la France réaffirme sa volonté de maintenir un dialogue étroit avec les autorités et les citoyens togolais. Une manière, pour la représentation diplomatique, de conjuguer proximité institutionnelle et visibilité stratégique dans un environnement régional en constante évolution.

Togo–Philippines : Lomé et Manille consolident leur partenariat

Le Togo et les Philippines entendent donner un nouveau souffle à leur coopération. Le ministre togolais des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, Prof. Robert Dussey, a annoncé avoir eu des « échanges constructifs » avec son homologue philippine, Mme Theresa P. Lazaro, Secrétaire aux Affaires étrangères de la République des Philippines.

À l’issue des discussions, les deux responsables ont convenu de renforcer leur partenariat, en mettant l’accent sur la coopération bilatérale et multilatérale, notamment dans le cadre des organisations internationales.

Une convergence diplomatique Sud-Sud

Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de diversification des alliances diplomatiques impulsée par Lomé ces dernières années. En effet, le Togo, membre actif de l’Union africaine, multiplie les passerelles avec l’Asie du Sud-Est, une région stratégique en pleine expansion économique.

Les échanges entre les deux ministres ont porté sur :

  • le renforcement des relations politiques ;
  • la coopération économique et commerciale ;
  • les concertations dans les enceintes multilatérales, notamment au sein des Nations unies et de l’Union africaine ;
  • les perspectives de collaboration dans les domaines de la formation, du numérique et de la résilience climatique.

Dans un contexte international marqué par la recomposition des équilibres géopolitiques, Lomé et Manille affichent une volonté commune de promouvoir un multilatéralisme inclusif et pragmatique.

Des bases déjà établies

Les relations entre le Togo et les Philippines reposent sur un socle diplomatique établi depuis plusieurs décennies à travers les cadres multilatéraux. En effet, les deux pays ont régulièrement collaboré au sein des Nations unies sur des questions liées au développement durable, à la paix et à la sécurité internationale.

Au fil des années, des échanges techniques ont également été observés dans les domaines maritime et commercial, secteurs stratégiques pour les deux États. Ainsi, le Togo, avec le Port autonome de Lomé, hub logistique majeur en Afrique de l’Ouest, partage avec les Philippines – archipel au carrefour des routes maritimes asiatiques – un intérêt commun pour la sécurité maritime et le commerce international.

Les deux pays ont par ailleurs soutenu des initiatives communes dans le cadre de la coopération Sud-Sud, notamment autour des Objectifs de développement durable (ODD).

Une ambition élargie

En réaffirmant leur volonté de renforcer leur partenariat, Lomé et Manille semblent vouloir franchir un nouveau palier, au-delà des simples convergences diplomatiques.

Pour le Togo, cette ouverture vers l’Asie s’inscrit dans une stratégie plus large d’attractivité économique et d’expansion de ses partenariats hors des sphères traditionnelles. Pour les Philippines, le rapprochement avec des États africains dynamiques participe d’une politique d’engagement accru avec le continent.

À travers cette initiative, le chef de la diplomatie togolaise confirme ainsi la ligne stratégique de Lomé : consolider ses alliances, élargir ses espaces d’influence et inscrire le Togo dans une diplomatie d’équilibre, proactive et tournée vers les pôles émergents.

En somme, les prochains mois devraient permettre de préciser les axes opérationnels de cette coopération renouvelée, avec, en ligne de mire, des projets concrets susceptibles de renforcer les échanges économiques et institutionnels entre les deux pays.

Togo–Autriche : Robert Dussey renforce la coopération avec Vienne

Le Togo poursuit sa stratégie d’ouverture diplomatique en Europe centrale. Le ministre togolais des Affaires étrangères, Prof. Robert Dussey, a tenu le 10 février 2026 des entretiens bilatéraux avec Beate Meinl-Reisinger, ministre fédérale des Affaires européennes et internationales de la République d’Autriche.

Au cœur des échanges : le renforcement de la coopération bilatérale et l’accélération des partenariats en matière de développement durable, dans un contexte international marqué par les transitions écologique et économique.

Robert Dussey
© Robert Dussey

Une coopération appelée à se structurer

Les discussions entre Lomé et Vienne ont porté sur plusieurs axes prioritaires :

  • la consolidation du dialogue politique ;
  • l’appui aux initiatives de développement durable ;
  • la coopération économique et technique ;
  • le soutien aux projets de transition énergétique et climatique.

Selon des sources diplomatiques, les deux parties sont convenues de dynamiser les mécanismes existants de concertation et d’explorer de nouveaux domaines d’intervention, notamment dans les secteurs de l’énergie renouvelable, de la formation professionnelle et de l’innovation.

 

Des accords et engagements renforcés

Au-delà des déclarations d’intention, les deux diplomaties ont acté le principe d’un renforcement des accords de coopération existants, avec la perspective de formaliser de nouveaux cadres d’entente technique.

Parmi les engagements évoqués :

  • l’approfondissement de la coopération au développement à travers des programmes conjoints ;
  • l’appui autrichien à certaines initiatives togolaises liées à la résilience climatique ;
  • la coordination accrue dans les enceintes multilatérales, notamment au sein des Nations unies et dans le cadre du partenariat Union africaine–Union européenne.

Ces avancées traduisent en effet une volonté commune d’inscrire les relations togolo-autrichiennes dans une dynamique plus opérationnelle et orientée vers des résultats concrets.

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Lomé, acteur d’une diplomatie proactive

Pour le Togo, ces échanges s’inscrivent dans une stratégie diplomatique visant à diversifier ses partenariats et à renforcer sa visibilité internationale. Ainsi, sous l’impulsion du chef de la diplomatie togolaise, le pays multiplie les passerelles avec des États européens engagés dans la coopération technique et environnementale.

L’Autriche, acteur reconnu dans les domaines de l’ingénierie verte et des politiques climatiques, représente pour Lomé un partenaire stratégique dans l’accompagnement de ses ambitions en matière de développement durable.

 

Une dimension multilatérale assumée

Les deux ministres ont également souligné l’importance d’une coopération accrue dans les forums internationaux, notamment sur les questions de gouvernance mondiale, de sécurité et de transition écologique.

Dans le sillage du concept d’« Africanophonie » promu par Lomé, cette rencontre illustre aussi la volonté du Togo de consolider ses alliances tout en affirmant son ancrage africain et son ouverture vers l’Europe.

À l’heure où les relations Nord-Sud se redéfinissent, le dialogue entre Lomé et Vienne témoigne d’une diplomatie togolaise qui entend conjuguer attractivité, partenariats ciblés et influence croissante sur la scène internationale.

Israël-Togo : Robert Dussey à Jérusalem pour renforcer l’axe sécuritaire

Le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, a été reçu le 29 janvier par son homologue israélien Gideon Sa’ar. Au-delà du symbole religieux au Mur des Lamentations, cette visite scelle une alliance sécuritaire de plus en plus affirmée entre Lomé et l’État hébreu.

 

Dans le jeu complexe des alliances diplomatiques entre l’Afrique de l’Ouest et le Proche-Orient, le Togo confirme sa position de partenaire privilégié d’Israël. Le jeudi, Robert Dussey a effectué une visite de travail remarquée à Jérusalem, où il a eu un échange avec son homologue Gideon Sa’ar.

Robert Dussey
© Robert Dussey

Une « menace commune »

Gideon Sa’ar a d’abord profité de la rencontre pour exprimer la gratitude de son pays au président Faure Gnassingbé pour son soutien constant depuis les attaques du 7 octobre 2023. Mais l’ordre du jour était surtout tourné vers les défis sécuritaires actuels. Les deux hommes ont longuement discuté de la menace terroriste, dressant un parallèle explicite entre l’instabilité croissante au Sahel et les tensions au Moyen-Orient.

Pour Israël, cette visite est une tribune pour mobiliser contre son ennemi juré : Téhéran. « Le régime le plus dangereux du monde, l’Iran, ne doit pas se procurer l’arme la plus dangereuse du monde : la bombe nucléaire », a martelé M. Sa’ar devant son hôte togolais, cherchant à consolider un front international contre les ambitions atomiques de la République islamique.

Robert Dussey
© Robert Dussey

Diplomatie de la foi au pied du Mur

Fidèle à son style alliant politique et spiritualité, Robert Dussey — ancien séminariste et docteur en philosophie — a marqué son passage par un geste fort. Il s’est rendu au Mur des Lamentations pour un temps de prière, relayant ensuite sur les réseaux sociaux une citation biblique issue du livre d’Isaïe :

« Sur tes murs, Jérusalem, j’ai placé des gardes ; ils ne se tairont ni jour ni nuit. Vous qui la rappelez au souvenir de l’Éternel, point de repos pour vous ! Et ne lui laissez aucun relâche, Jusqu’à ce qu’il rétablisse Jérusalem Et la rende glorieuse sur la terre. »

Cette dimension religieuse n’est pas accessoire. Elle résonne fortement au sein d’une partie de l’opinion publique togolaise et s’inscrit dans la stratégie de « diplomatie des valeurs » que Lomé cultive depuis plusieurs années. Le ministre a d’ailleurs qualifié le Togo et Israël de « pays frères », soulignant une « coopération bilatérale dynamique ».

Robert Dussey
© Robert Dussey

L’intérêt stratégique de Lomé

En resserrant ses liens avec l’État hébreu, le Togo cherche à bénéficier de l’expertise israélienne en matière de haute technologie et, surtout, de renseignement militaire. Alors que des groupes djihadistes multiplient les incursions dans le nord du Togo, le soutien technique d’Israël en matière de surveillance et de lutte antiterroriste est un atout précieux pour Lomé.

Malgré les critiques régulières au sein des instances internationales sur la question palestinienne, le Togo maintient son cap, privilégiant une realpolitik qui place la sécurité nationale et l’innovation technologique au sommet de ses priorités bilatérales.

Togo : Le Congrès américain visite l’UniPod de Lomé

Une délégation parlementaire de Washington s’est rendue ce 29 janvier à l’UniPod de l’Université de Lomé. Entre enjeux de formation et diplomatie d’influence, cette visite souligne la volonté des États-Unis de renforcer leurs liens avec la jeunesse entrepreneuriale togolaise.

 

Sur le campus de l’Université de Lomé (UL), l’heure était à la démonstration technique et à la diplomatie scientifique ce jeudi. Dans les locaux de l’UniPod (University Innovation Pod), le laboratoire d’innovation soutenu par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), une délégation de membres du Congrès américain a pu observer de près les bourgeons de la « tech » togolaise.

Cette visite officielle, menée dans un cadre de renforcement des partenariats internationaux, se veut un signal fort envoyé par Washington à Lomé : celui d’un soutien à une jeunesse africaine qui n’attend plus seulement des aides, mais des opportunités de co-investissement.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Un carrefour d’expertises

Le protocole était à la mesure de l’événement.  En effet, une délégation gouvernementale de haut rang, conduite par le ministre de l’Éducation nationale, M. Mama Omorou, et le professeur Gado Tchangbedji, ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur, a accueilli les élus américains.

Le cadre de l’UniPod n’a pas été choisi au hasard. Véritable « fab-lab » universitaire, cet espace est devenu en peu de temps le point de ralliement des inventeurs et entrepreneurs en herbe du Togo. D’ailleurs, en présence de la représentante résidente du PNUD et des autorités académiques, les congrésistes ont échangé avec de jeunes porteurs de projets, dont les prototypes illustrent une volonté de répondre par l’innovation aux défis locaux du développement.

Université de Lomé
© Université de Lomé

La diplomatie par l’entrepreneuriat

Pour les États-Unis, ce déplacement s’inscrit dans une stratégie globale de présence sur le continent, face à la concurrence accumulée d’autres puissances mondiales. Au Togo, où le secteur privé est un moteur de croissance prioritaire du gouvernement, l’appui à l’innovation académique apparaît comme un levier d’influence discret mais durable.

« L’UniPod joue un rôle stratégique dans la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes », a rappelé la direction de l’université. Les discussions ont notamment porté sur les passerelles possibles entre les institutions de recherche togolaises et les centres d’innovation américains.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Au-delà des poignées des principaux protocolaires, cette visite pose les jalons d’une coopération universitaire renforcée. Pour le Togo, l’enjeu est de transformer ces échanges diplomatiques en partenariats technologiques concrets, capables de pérenniser les investissements de demain.

RDC-Togo : Félix Tshisekedi à Lomé pour la paix dans l’Est

Alors que l’est de la République démocratique du Congo reste embrasé par les combats entre l’armée régulière et les rebelles du M23, le président Félix Tshisekedi a choisi la voie diplomatique. Ce lundi 12 janvier 2026, il a atterri à Lomé, au Togo, pour une rencontre décisive avec Faure Gnassingbé. L’objectif : jeter les bases d’un sommet de la paix prévu dans cinq jours.

C’est une visite qui souligne l’urgence de la situation. Dans un climat de tensions extrêmes avec le Rwanda voisin, accusé par Kinshasa et plusieurs rapports de l’ONU de soutenir activement l’AFC/M23, le Chef de l’État congolais cherche des alliés stratégiques. Le choix de Lomé ne doit rien au hasard. Le président togolais, Faure Gnassingbé, s’est imposé comme un médiateur discret mais influent de l’Union africaine, capable de parler à toutes les parties au-delà des blocs régionaux traditionnels.

 

Un prélude au sommet du 17 janvier

Les deux dirigeants se sont enfermés pour une séance de travail intense centrée sur un objectif unique : « comment ramener une paix véritable dans l’Est ». D’ailleurs, cet entretien en tête-à-tête sert de rampe de lancement au sommet de haut niveau qui se tiendra dans la capitale togolaise le 17 janvier prochain.

Par ailleurs, ce futur sommet s’annonce comme celui de la vérité. En coulisses, la pression monte. Des émissaires angolais — l’Angola étant le médiateur principal du processus de Luanda — multiplient les navettes entre Kinshasa, Kigali et Lomé pour harmoniser les positions. L’enjeu est d’obtenir un cessez-le-feu crédible et, surtout, de traiter la question épineuse de la présence des forces rwandaises sur le sol congolais.

 

Un calendrier politique sous haute tension

Cette offensive diplomatique intervient alors que l’agenda politique congolais est particulièrement chargé en ce mois de janvier 2026. Outre les questions militaires, Kinshasa doit gérer des dossiers intérieurs brûlants :

  • La question du dialogue : des voix s’élèvent, parfois sous pression internationale, pour tenter d’intégrer l’AFC/M23 dans un cadre de dialogue, une option que Kinshasa a longtemps rejetée, qualifiant le mouvement de groupe terroriste.
  • Le volet judiciaire : Le 29 janvier sera une date clé avec l’examen de la condamnation de l’ancien président Joseph Kabila, un dossier qui cristallise les tensions politiques internes.

À Lomé, Félix Tshisekedi joue une carte maîtresse. Face à l’enlisement des processus de Nairobi et de Luanda, le « canal togolais » pourrait offrir une nouvelle bouffée d’oxygène à une région meurtrie par des décennies de conflit. Pour les millions de déplacés du Kivu, l’espoir d’un retour à la normale dépend désormais de la capacité des dirigeants africains à transformer ces discussions de salon en actes concrets sur le terrain.

Diplomatie : le Togo présent au 7ᵉ sommet UE-UA en Angola

Luanda (Angola), 24 novembre 2025 – Le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé est arrivé ce lundi à Luanda, capitale de la République d’Angola, pour prendre une part active au 7ᵉ Sommet Union européenne-Union africaine. Ce sommet diplomatique de haut niveau est placé sous la bannière thématique : « Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme effectif ».

Le Président du Conseil Éssozimna Gnassingbé représente le Togo au 7e Sommet UE-UA à Luanda. L'occasion de réaffirmer l'engagement togolais pour un multilatéralisme juste et inclusif, renforçant le partenariat stratégique entre les deux continents.
© Le Président du Conseil Éssozimna Gnassingbé représente le Togo au 7e Sommet UE-UA à Luanda. L'occasion de réaffirmer l'engagement togolais pour un multilatéralisme juste et inclusif, renforçant le partenariat stratégique entre les deux continents.

Sommet UE-UA : un cadre stratégique pour le dialogue entre deux continents

 

Ce forum international sert de cadre privilégié pour la rencontre des dirigeants africains et européens. Les travaux s’articuleront autour des grandes orientations de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et de la vision conjointe UE-UA 2030, deux feuilles de route ambitieuses visant à modeler l’avenir des deux continents.

Les discussions, selon les attentes, seront l’occasion d’approfondir les synergies et la coopération dans des secteurs jugés prioritaires. La paix, la sécurité, la gouvernance, les questions de mobilités et le développement durable figurent au cœur des débats, avec pour objectif ultime d’améliorer les conditions de vie des populations.

Le Togo, avocat d’un multilatéralisme rénové

 

À son arrivée, la délégation togolaise a d’emblée situé le niveau de son engagement. Le Président Gnassingbé a fait savoir qu’il porterait durant les assises la voix d’un Togo résolument engagé en faveur d’un multilatéralisme « plus juste, plus inclusif et plus efficace ».

Il réaffirmera également la position de son pays, qui œuvre au renforcement du partenariat stratégique entre l’UE et l’UA. Par ailleurs, cet engagement vise spécifiquement à apporter des réponses concertées aux défis sécuritaires pressants et à promouvoir une prospérité partagée sur le continent africain.

Ce sommet de Luanda représente ainsi une nouvelle tribune pour le Togo, qui confirme son rôle actif sur la scène diplomatique internationale et son attachement à une coopération continentale fructueuse.

Le Togo accueille la nouvelle représentante de la CEDEAO

À Lomé, le ministre des Affaires étrangères Robert Dussey a accueilli Mme Deweh Emily Gray, nouvelle représentante résidente de la CEDEAO. L’occasion pour le Togo de réaffirmer son attachement à l’intégration régionale, à la libre circulation et à la stabilité politique en Afrique de l’Ouest.

 

Lomé, 14 novembre 2025 – Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a salué l’arrivée de Mme Deweh Emily Gray, nouvelle représentante résidente de la CEDEAO au Togo. À l’occasion de son accueil, le chef de la diplomatie togolaise a réaffirmé l’attachement du pays aux principes fondateurs de l’organisation régionale.

« En tant que membre fondateur de la CEDEAO, le Togo reste profondément engagé en faveur de l’intégration économique, de la libre circulation des personnes et des biens, ainsi que de la paix et de la stabilité politique dans notre région », a déclaré le ministre Dussey.

Cette rencontre marque une nouvelle étape dans le renforcement des liens entre Lomé et l’institution ouest-africaine, dans un contexte régional où la coopération demeure un levier essentiel de résilience et de développement.

Cette prise de fonction ouvre une nouvelle séquence dans les relations entre le Togo et la CEDEAO. À l’heure où les enjeux régionaux appellent à plus de cohésion, cette collaboration renouvelée pourrait porter des initiatives structurantes en matière de paix, de mobilité et d’intégration économique. Les prochains échanges en diront davantage sur les orientations communes à venir.

Lomé : le Dr Hamadou Nouhou prend ses fonctions de nouveau représentant de l’OMS

Le Dr Hamadou Nouhou a officiellement pris ses fonctions comme nouveau représentant de l’OMS au Togo, lors d’une cérémonie protocolaire tenue à Lomé. Sa nomination marque un tournant dans la coopération sanitaire, avec un engagement renouvelé en faveur de la Couverture Sanitaire Universelle et des Objectifs de Développement Durable. 

 

Lomé, 31 octobre 2025 – Un nouveau chapitre s’ouvre dans la coopération sanitaire entre le Togo et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En effet, ce vendredi, le Dr Hamadou Nouhou a officiellement remis ses lettres de créance, actant son entrée en fonction en tant que coordinateur résident de l’agence onusienne. Sa nomination, saluée par les autorités togolaises, s’accompagne d’un engagement renouvelé de l’OMS à soutenir les efforts nationaux pour une couverture médicale plus inclusive et un alignement renforcé sur les Objectifs de Développement Durable (ODD).

La cérémonie, à la fois protocolaire et conviviale, s’est tenue au ministère des Affaires étrangères. Le Dr Nouhou — ancien expert en santé publique au sein de l’organisation — a échangé documents officiels et poignées de main avec les hauts dignitaires togolais, sous le regard symbolique du portrait présidentiel. Des clichés capturés sur place le montrent brandissant le dossier bleu de l’OMS, symbole de son mandat désormais entériné.

 

Une coopération stratégique à l’heure des grands défis

 

De plus, dans un message personnel diffusé sur son compte X, le nouveau représentant n’a pas caché son enthousiasme : « C’est un privilège de débuter cette mission au Togo, où je m’engage à booster les avancées en matière d’accès équitable aux soins et de développement durable. » À cet égard, il a notamment cité la Couverture Sanitaire Universelle (CSU) et les ODD comme priorités de son mandat.

Par conséquent, l’OMS, par sa voix, réaffirme son rôle de partenaire stratégique, prête à mobiliser ressources et expertises pour accompagner le Togo dans la lutte contre les inégalités sanitaires. Ce renforcement de la coopération intervient à un moment charnière pour le système de santé togolais, qui a su faire preuve de résilience face aux crises récentes — de la pandémie de Covid-19 aux épidémies endémiques.

En outre, avec des programmes en cours pour la vaccination de masse et la modernisation des infrastructures rurales, l’arrivée du Dr Nouhou pourrait accélérer des projets structurants, tels que l’expansion des centres de santé communautaires ou la formation de personnel médical. « Nous comptons sur cette collaboration pour franchir un cap décisif vers la santé pour tous », confie une source au ministère de la Santé, saluant l’accueil « fraternel et confiant » réservé au diplomate.

Le Dr Hamadou Nouhou devient le nouveau représentant de l’OMS au Togo. Sa nomination renforce la coopération sanitaire et les engagements en faveur de la santé universelle et du développement durable.
© Le Dr Hamadou Nouhou devient le nouveau représentant de l’OMS au Togo. Sa nomination renforce la coopération sanitaire et les engagements en faveur de la santé universelle et du développement durable.

Le Dr Hamadou Nouhou : cap sur l’action et les résultats

 

Avant de s’immerger pleinement dans ses nouvelles responsabilités, le Dr Nouhou a tenu à exprimer sa gratitude envers les autorités togolaises : « Cet accueil chaleureux reflète la solidité des liens entre le Togo et l’OMS, et me motive à donner le meilleur pour le bien-être des populations. » Des échanges bilatéraux sont déjà prévus dans les prochains jours, avec pour objectif l’élaboration d’un plan d’action concret, incluant des financements internationaux pour des campagnes de prévention et de renforcement des capacités.

Finalement, pour les Togolais, qui voient en l’OMS un allié historique dans la lutte contre le paludisme, la malnutrition et les crises sanitaires, cette nomination incarne l’espoir d’une dynamique accélérée. Ainsi, tandis que le Dr Nouhou s’installe à Lomé, son mandat s’annonce comme un levier pour transformer les engagements en réalisations tangibles, au service d’une nation résolue à renforcer son système de santé. L’Afrique de l’Ouest, observatrice attentive, attend les premiers fruits de cette alliance renouvelée.

 

Esclavage : à Genève, l’Afrique et la Caraïbe réclament justice

Genève, 23 octobre 2025 – Dans les couloirs du Palais des Nations à Genève, ce jeudi, l’histoire s’est invitée au présent. En effet, des représentants de nations africaines et caribéennes, épaulés par des experts onusiens, ont convergé pour poser les jalons d’une réparation collective face aux séquelles de l’esclavage transatlantique, des déportations forcées et de la domination coloniale. Une initiative inédite, portée par le Togo sous l’impulsion du président Faure Essozimna Gnassingbé, et soutenue par le Ghana, l’Afrique du Sud, la CARICOM et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).

À Genève, des États africains et caribéens, menés par le Togo, appellent à des réparations concrètes pour les survivants de l’esclavage et de la colonisation. Un sommet historique pour refonder le droit international.
© À Genève, des États africains et caribéens, menés par le Togo, appellent à des réparations concrètes pour les survivants de l’esclavage et de la colonisation. Un sommet historique pour refonder le droit international.

Un manifeste juridique pour les survivants de l’histoire à Genève

 

Ainsi, Diplomates, juristes et militants ont planché sur un objectif clair : bâtir un arsenal juridique international capable de transformer les promesses en actes. Le thème de la rencontre – « Renforcer les fondations légales pour défendre les droits des survivants de l’esclavage, des exils forcés et des occupations coloniales » – sonne comme un appel à l’action. L’ambition : faire du droit global et des outils onusiens les piliers d’une compensation équitable et durable.

À Genève, des États africains et caribéens, menés par le Togo, appellent à des réparations concrètes pour les survivants de l’esclavage et de la colonisation. Un sommet historique pour refonder le droit international.
© À Genève, des États africains et caribéens, menés par le Togo, appellent à des réparations concrètes pour les survivants de l’esclavage et de la colonisation. Un sommet historique pour refonder le droit international.

Des normes pour réparer, des actions pour prévenir à Genève

 

Sous l’égide des délégations sud-africaine, ghanéenne, togolaise et caribéenne, les discussions ont esquissé les contours d’un cadre normatif robuste. Interdiction de la servitude moderne, protocoles judiciaires pour protéger les rescapés, stratégies pour démanteler les chaînes économiques héritées de la traite humaine : le chantier est vaste. En plus, une attention particulière a été portée aux femmes et aux enfants, souvent en première ligne des violences invisibles.

Mais au-delà des textes, l’humain reste au cœur des préoccupations : campagnes de sensibilisation, formations des acteurs de terrain, soutien psychosocial pour panser les traumas intergénérationnels. La coopération transfrontalière est apparue comme un levier essentiel pour contrer les formes contemporaines d’exploitation.

 

Le Togo en éclaireur : une réconciliation sans rancune

 

Le ministre togolais des Affaires étrangères, le professeur Robert Dussey, a ouvert les débats avec une allocution captivante . Aux côtés de Yackouley Kokou Johnson, il a rappelé les racines profondes de cette quête de justice, saluant ainsi les avancées récentes : la Déclaration d’Accra (2023), la résolution de l’Union africaine (février 2025), et le sommet caribéen d’Addis-Abeba (septembre).

« Ce processus n’est pas une accusation, mais une invitation à une mémoire partagée », a-t-il affirmé, soulignant aussi l’engagement du Togo dans une démarche inclusive. En témoignent les préparatifs du neuvième congrès panafricain, prévu à Lomé du 8 au 12 décembre, conçu comme un catalyseur d’actions concrètes.

Des panels pour passer de l’indignation à l’impact

 

Dans la foulée, les tables rondes ont exploré les instruments juridiques existants : compensations financières, restitution des biens culturels, thérapies collectives. Par ailleurs, la Déclaration de Durban, référence historique contre le racisme, a été invoquée comme un rappel des engagements non tenus.

Les intervenants ont été clairs : il est temps de quitter les discours pour les réalisations. États, organisations régionales et société civile doivent unir leurs forces. « Passons de l’indignation à l’impact », a lancé un paneliste, appelant à une mobilisation globale pour que les réparations ne restent pas lettre morte.

Une étape vers la dignité restaurée

 

À l’issue de cette journée intense, Genève a vibré entre gravité et espoir. Si les obstacles demeurent – divergences sur les modalités, résistances politiques – mais l’événement marque un tournant. Il dessine les contours d’un droit international plus juste, où les cicatrices de l’esclavage ne dictent plus l’avenir des diasporas africaines.

En définitive, pour le Togo et ses partenaires, c’est une étape dans une odyssée plus vaste : celle d’une Afrique et d’une Caraïbe debout, fières et réconciliées. Reste à voir si les Nations Unies sauront transformer ces aspirations en victoires durables. Le monde observe. Et l’histoire, elle, n’oublie pas.

 

Togo – Cuba : vers une alliance stratégique à haute valeur ajoutée

À l’heure où les partenariats Sud-Sud redessinent les équilibres mondiaux, le Togo et Cuba réaffirment leur complicité historique à travers une rencontre diplomatique de haut niveau.

Lomé, 10 octobre 2025 – Les ponts diplomatiques entre le Togo et Cuba, établis dès 1979, incarnent un héritage de solidarité inaltérable. En effet, au fil des décennies, ces liens se sont concrétisés par une trame d’accords embrassant la santé publique, la formation, l’agriculture, le tourisme et les investissements croisés. Cette relation, ancrée dans une vision partagée de progrès équitable, ouvre aujourd’hui des horizons inédits pour des collaborations enrichissantes.

Togo – Cuba :  une rencontre clé pour explorer de nouvelles pistes de coopération

 

C’est dans ce contexte d’affinités durables que le président du Conseil togolaise, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu le 9 octobre Bruno Rodriguez Parrilla, Ministre des Affaires étrangères cubaines, en visite officielle. Cette rencontre de haut niveau, empreinte de cordialité, a permis de revisiter l’étendue des interactions bilatérales avec une acuité renouvelée.

« C’est un immense privilège d’être accueilli par Son Excellence le Président. Notre dialogue approfondi a passé en revue la vitalité de nos échanges bilatéraux dans leur globalité. Nous avons sondé les pistes prometteuses d’alliances dans les arènes biomédicale, pharmaceutique et agricole », a souligné Bruno Rodriguez Parrilla, évoquant le potentiel exponentiel d’initiatives conjointes pour le développement mutuel.

En ravivant les fondements d’une diplomatie solidaire, le Togo et Cuba esquissent une nouvelle cartographie de l’interdépendance constructive. <yoastmark class=
© En ravivant les fondements d’une diplomatie solidaire, le Togo et Cuba esquissent une nouvelle cartographie de l’interdépendance constructive. <yoastmark class=

Togo – Cuba :  des perspectives concrètes pour une coopération innovante

 

Par ailleurs, au-delà de ces thématiques phares, l’entrevue a mis en lumière des opportunités pour élargir le spectre des partenariats.

  • Santé et Pharmacie : Les échanges pourraient catalyser des transferts de savoir-faire cubains en matière de production de vaccins et de médicaments génériques, essentiels pour renforcer la couverture sanitaire togolaise.
  • Agriculture : Le secteur agricole émerge comme un terreau idéal pour des projets innovants. Une lettre d’intention signée en 2023 pave déjà la voie à une assistance technique cubaine en cultures vivrières et en aquaculture, favorisant l’autosuffisance alimentaire des deux pays.

Ces discussions s’inscrivent dans une dynamique plus large : l’éducation – via des bourses et formations croisées – et le tourisme – par des échanges culturels – pourraient se voir renforcés par des investissements conjoints, transformant ainsi des atouts locaux en leviers de croissance inclusive.

Enfin, le ministre cubain n’a pas manqué d’adresser sa sincère gratitude au leader togolais pour l’appui constant de Lomé à La Havane, un geste qui renforce la réciprocité de cette alliance Sud-Sud. Cette excellence avait déjà été saluée lors d’une visite réciproque en décembre 2024.

Vers une interdépendance renforcée

 

En conclusion, cette rencontre illustre la maturité d’un dialogue bilatéral qui transcende les frontières pour embrasser des ambitions collectives. En explorant ces ramifications potentielles, le Togo et Cuba consolident non seulement un legs historique, mais forgent aussi un avenir où les expertises complémentaires deviennent des moteurs de résilience et de prospérité partagée.

Par ailleurs, en ravivant les fondements d’une diplomatie solidaire, le Togo et Cuba esquissent une nouvelle cartographie de l’interdépendance constructive. Si les intentions sont claires et les champs d’action multiples, c’est désormais à l’audace politique et à la rigueur opérationnelle de transformer cette vision en résultats concrets pour les populations.

Lomé renforce ses alliances diplomatiques

Au palais présidentiel de Lomé, le Togo a réaffirmé son rôle stratégique sur la scène internationale en accueillant les nouveaux ambassadeurs du Royaume-Uni, des Philippines et d’Italie. À travers ces remises de lettres de créance, le Président Jean-Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové consolide des partenariats clés dans les domaines du commerce, de la logistique, de la sécurité et de la culture.

 

Lomé, 9 octobre 2025 – Au palais présidentiel, le Togo consolide ses alliances internationales à travers une série de cérémonies protocolaires, marquant l’arrivée de nouveaux représentants diplomatiques. Hier mercredi, Son Excellence Jean-Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové, Président de la République, a successivement reçu les lettres de créance des ambassadeurs du Royaume-Uni, des Philippines et d’Italie, confirmant ainsi le rôle pivot du pays dans la promotion de la coopération multilatérale et régionale. Ces alliances illustrent une diplomatie togolaise proactive, tournée vers la paix, la prospérité partagée et l’intégration régionale.

Lomé accueille les ambassadeurs du Royaume-Uni, des Philippines et d’Italie. Objectif : renforcer les partenariats économiques, logistiques
© Lomé accueille les ambassadeurs du Royaume-Uni, des Philippines et d’Italie. Objectif : renforcer les partenariats économiques, logistiques

Le Royaume-Uni : accent sur le commerce et l’investissement

 

La première audience a été accordée à M. Robert John Marshall, doyen de la séance et premier diplomate britannique accrédité auprès des autorités togolaises. Diplomate expérimenté ayant servi dans plusieurs missions, notamment en Malaisie, en Éthiopie, au Sénégal, en Guinée-Bissau, au Cap-Vert et récemment en Guinée, M. Marshall a exprimé son engagement à dynamiser les échanges économiques et commerciaux entre Lomé et Londres. « C’est un honneur de présenter mes lettres de créance au Président de la République et d’échanger sur ma mission. Je m’attèlerai à consolider les relations économiques et commerciales entre nos deux nations, en facilitant les investissements du secteur privé et en favorisant la génération d’emplois », a-t-il déclaré à l’issue de l’entrevue. Cette orientation s’aligne sur les priorités togolaises de diversification économique et d’attractivité pour les investisseurs étrangers.

Les Philippines : un partenariat stratégique dans la logistique à Lomé

 

Ensuite, la délégation philippine a suivi, représentée par M. Mersole Jala Mellejor, un diplomate chevronné. Saluant les liens historiques et fraternels unissant les peuples philippin et togolais, il a mis l’accent sur le renforcement de la coopération bilatérale dans les domaines des transports aérien et maritime, ainsi que de la logistique, où le Togo émerge comme un hub stratégique ouest-africain. « Nous œuvrerons au renforcement de notre partenariat, particulièrement dans les services et la logistique. Les Philippines apportent une expertise reconnue en services, tandis que le Togo offre un positionnement idéal pour les flux aériens et maritimes. Nous convenons également de promouvoir conjointement le secteur privé », a indiqué M. Mellejor. Ces échanges s’inscrivent, de plus, dans un cadre plus large de collaboration déjà établi en économie, commerce, agriculture et formation, renforçant ainsi la solidarité Sud-Sud.

Lomé accueille les ambassadeurs du Royaume-Uni, des Philippines et d’Italie. Objectif : renforcer les partenariats économiques, logistiques
© Lomé accueille les ambassadeurs du Royaume-Uni, des Philippines et d’Italie. Objectif : renforcer les partenariats économiques, logistiques

L’Italie : sécurité, développement et culture

 

Enfin, l’ambassadrice d’Italie, Mme Laura Ranali, a conclu les audiences. Diplomate de carrière ayant occupé des postes au ministère italien des Affaires étrangères ainsi qu’à Varsovie, Vilnius et Accra, elle a rendu hommage à la solidité des relations entre Rome et Lomé. « L’Italie et le Togo entretiennent une coopération exemplaire, soutenue par une communauté italienne dynamique sur place. Nous ambitionnons de l’approfondir dans les sphères de la sécurité, du développement économique et culturel, via des programmes d’échanges enrichissants », a-t-elle affirmé. Cette vision met en lumière les opportunités de partenariat mutuel, notamment dans la promotion des initiatives culturelles et sécuritaires, pour un impact durable sur les communautés bilatérales.

 

 Lomé, carrefour diplomatique de l’Afrique de l’Ouest

 

En conclusion, ces remises de lettres de créance sont la validation de l’attractivité croissante du Togo sur la scène internationale. Le pays s’affirme, par ces alliances renouvelées, comme un acteur incontournable et un hub stratégique pour l’Afrique de l’Ouest et au-delà. La diversification des partenariats avec des puissances économiques comme le Royaume-Uni, des experts logistiques comme les Philippines, et des alliés traditionnels comme l’Italie, place Lomé au carrefour d’une diplomatie orientée vers les résultats : paix, sécurité et prospérité économique partagée.

La question n’est plus de savoir si le Togo jouera un rôle pivot, mais jusqu’où son ambition le mènera dans la reconfiguration des dynamiques commerciales et politiques de l’Afrique de demain.

Lomé : le Sénégal renforce son ancrage diplomatique au Togo

À Lomé, l’arrivée de l’Ambassadeur Mamadou Moustapha Loum marque une nouvelle étape dans l’axe stratégique Dakar–Lomé. Coopération agricole, commerciale et culturelle : le Sénégal et le Togo affirment leur volonté commune de bâtir une Afrique de l’Ouest intégrée et résiliente.

 

Lomé, 3 octobre 2025 – Dans un contexte où l’Afrique de l’Ouest aspire à une intégration plus cohérente face aux défis sécuritaires et économiques, la remise des lettres de créance du nouvel ambassadeur du Sénégal au Togo marque un jalon stratégique. Ce jeudi 2 octobre, le Président de la République togolaise, Jean-Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové, a officiellement accueilli Mamadou Moustapha Loum, émissaire de Dakar.

Cette audience a transcendé le protocole afin d’incarner la continuité d’un partenariat bilatéral exemplaire. Avec un accent mis sur les volets économique, agricole, commercial et culturel, cette nomination s’inscrit dans la foulée de la visite officielle du Président sénégalais Bassirou Diomaye Diakhar Faye à Lomé en juillet dernier, scellant ainsi un « axe Dakar-Lomé » ambitieux.

Le nouvel ambassadeur du Sénégal au Togo, Mamadou Moustapha Loum, remet ses lettres de créance. Cette nomination renforce l’axe Dakar–Lomé et relance les ambitions bilatérales en matière d’agriculture, commerce et diplomatie régionale.
© Le nouvel ambassadeur du Sénégal au Togo, Mamadou Moustapha Loum, remet ses lettres de créance. Cette nomination renforce l’axe Dakar–Lomé et relance les ambitions bilatérales en matière d’agriculture, commerce et diplomatie régionale.

Une continuité diplomatique ancrée dans l’Histoire

 

Les relations entre Lomé et Dakar, forgées dès 1964 par des accords fondateurs en matière juridique, diplomatique, commerciale et culturelle, ont toujours été un modèle de stabilité en Afrique de l’Ouest. Ce partenariat s’est enrichi au fil des décennies par des consultations de haut niveau, témoignant d’une amitié qui dépasse les contingences géopolitiques.

Comme l’a souligné l’Ambassadeur Loum lors de son audience inaugurale, « ma mission s’inscrit dans la continuité des relations bilatérales ». Il évoque explicitement la visite de travail de Son Excellence le Président Bassirou Diomaye Faye, survenue les 25 et 26 juillet 2025, au cours de laquelle les deux Chefs d’État – aux côtés du Président du Conseil togolais Faure Essozimna Gnassingbé – ont convenu de dynamiser cet axe stratégique.

Cette rencontre a non seulement salué le climat de paix et de stabilité togolais, mais a également plaidé pour une intensification de la coopération bilatérale et multilatérale, notamment face aux enjeux climatiques qui menacent les chaînes de valeur agricoles communes.

Dès lors, pour les diplomates chevronnés, cette séquence n’est pas anodine : elle reflète la volonté sénégalaise, sous l’impulsion du Président Faye, de repositionner Dakar comme un pivot ouest-africain, et ce, en s’appuyant sur le rôle clé du Togo au sein de la CEDEAO et de l’UEMOA. L’Ambassadeur Loum, juriste et administrateur civil aguerri, porte cette vision car il dispose d’une expérience de près de trente ans au service de la diplomatie sénégalaise. Ancien Consul général à Madrid, Chargé d’affaires a.i. à New York, Premier Secrétaire à Kingston (Jamaïque) et deuxième Conseiller à Washington D.C., il apporte aussi un bagage multiculturel idéal pour naviguer dans les complexités des négociations bilatérales.

 

Priorités sectorielles : de l’agro-business à la diplomatie culturelle

 

Au cœur des échanges, l’Ambassadeur a tracé les contours de son mandat : « L’accent sera principalement mis sur les aspects économiques, le développement des échanges dans les secteurs agricoles, du commerce et de la culture. »

Dans un sous-continent où l’agriculture représente plus de 60 % de l’emploi et où les perturbations climatiques – sécheresses au Sahel, inondations côtières – exigent une résilience collective, ce focus est donc stratégique. Le Sénégal, avec ses exportations de riz et de produits halieutiques, tandis que le Togo est hub logistique pour le corridor Abidjan-Lagos, pourraient mutualiser leurs expertises pour des chaînes d’approvisionnement plus robustes, alignées sur les Objectifs de Développement Durable de l’ONU.

Sur le plan commercial, l’opportunité d’un renforcement des échanges intra-CEDEAO est évidente : les deux pays, signataires de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), pourraient accélérer la mise en œuvre de protocoles douaniers facilitant les flux transfrontaliers. Culturellement, des initiatives conjointes – festivals, échanges universitaires – pourraient consolider le « soft power » ouest-africain, tout en contrebalançant les influences extérieures.

Comme l’a insisté M. Loum, « les relations entre le Togo et le Sénégal ont toujours été excellentes », et ainsi l’intégration sous-régionale reste une « priorité » partagée. Il prévoit à ce titre d’augmenter le nombre de contacts de haut niveau, un engagement qui pourrait catalyser des sommets bilatéraux ou trilatéraux impliquant des acteurs comme le Ghana ou la Côte d’Ivoire.

Vers une sous-région unie : implications géopolitiques

 

Pour les observateurs diplomatiques, cette accréditation arrive à un moment pivotal. Le Togo, pilier de la médiation régionale – de la crise malienne à la transition guinéenne – et le Sénégal, qui a récemment annoncé le retrait des bases militaires étrangères d’ici 2025, partagent une vision souverainiste.

Par conséquent, ensemble, ils pourraient impulser une réforme de la CEDEAO, en faveur d’une monnaie commune ou d’une force de réaction rapide. L’arrivée de M. Loum, saluée sur les réseaux comme un « moment fort pour relancer les liens historiques », renforce cette dynamique unitaire.

En somme, cette audience n’est pas qu’un rituel protocolaire : elle pave la voie d’un partenariat renouvelé, où Lomé et Dakar, unis par l’histoire et l’ambition, pourraient redessiner les contours d’une Afrique de l’Ouest prospère et autonome. Les diplomates du continent y verront un appel à l’action – car dans les couloirs de la sous-région, les alliances d’aujourd’hui forgent les victoires de demain.

UNGA80 : Dussey réclame justice à l’ONU

À l’UNGA80 , Robert Dussey plaide pour la réparation coloniale et érige le Togo en modèle de résilience africaine : un appel vibrant à la justice historique et à l’équité globale.

 

 New York, 29 septembre 2025—   Au cœur de l’Assemblée générale des Nations Unies, 80ᵉ session, une voix africaine résonne avec une force tranquille et implacable. Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères, n’a pas seulement prononcé un discours ; il a lancé un appel vibrant à la justice, écho d’un continent qui refuse l’oubli. L’Afrique, dit-il, réclame réparation pour un siècle de colonialisme qui a dévié sa trajectoire, pillé ses ressources et dispersé son âme. Dans ce plaidoyer poignant, le Togo émerge non comme une simple porte-parole, mais comme un modèle vivant de résilience et de progrès, sous la vision du président Faure Essozimna Gnassingbé. Une intervention qui, au-delà des mots, dessine les contours d’une Afrique décolonisée, fière et prospère.

 

Un cri pour la justice à UNGA80 : décoloniser l’histoire et les âmes

 

À l’UNGA80, Dussey pose les fondations d’un réquisitoire historique sans concession. L’Afrique, affirme-t-il, a payé de son sang et de ses richesses la prospérité d’autres continents, subissant près d’un siècle de colonialisme qui l’a profondément désorientée. Entre 80 et 90 % de son patrimoine culturel gisent aujourd’hui dans des musées étrangers, tandis que des restes humains africains, en violation des lois sacrées de l’humanité, demeurent hors du continent.

Pire encore : la contribution décisive de l’Afrique à la victoire contre le fascisme en 1945 a été occultée lors de la fondation des Nations Unies, excluant le continent des instances décisionnelles pendant 80 ans. Le Conseil de sécurité, assiégé par cette injustice, nie aux peuples africains une représentativité juste et équitable. « Il faut décoloniser la géographie », tonne Dussey, appelant ainsi à une nouvelle cartographie politique qui rende à l’Afrique sa place centrale sur l’échiquier mondial.

 

Une Vision Transformatrice à UNGA80  : redessiner les frontières de la dignité

 

Ensuite, au-delà de ce constat amer, l’intervention togolaise trace un horizon d’espoir concret. Décoloniser ne signifie pas seulement restituer des artefacts ou des os ; c’est repenser les structures du pouvoir global pour inclure l’Afrique dans les décisions qui la concernent. Dussey, avec une éloquence qui captive l’assemblée, insiste sur la nécessité d’une réforme profonde des Nations Unies, où la voix du Sud ne soit plus une supplique, mais un droit inaliénable. Le Togo, en tant que nation pont, incarne cette urgence : un pays qui, loin de se lamenter, agit pour transformer ses plaies en forces, démontrant que la justice historique pave la voie à une souveraineté retrouvée.

Le Togo en exemple : une renaissance multisectorielle sous Gnassingbé

 

Et c’est ici que le discours de Dussey s’ancre dans le réel, illuminant les avancées fulgurantes du Togo sous la présidence de Faure Gnassingbé. En santé, 90,7 % d’accessibilité géographique aux soins en 2023 – une hausse de 19,3 % depuis 2020 – couplée au lancement de l’assurance maladie universelle couvrant près de 3 millions de personnes, y compris les élèves via School AMU.

Des investissements massifs, à hauteur de 150 milliards de FCFA, animent des projets phares comme ELIPSE, SSECQU et un centre de technologies médicales. L’accès à l’eau potable atteint 86 % en 2024 (+26 % depuis 2020), tandis que l’électricité touche 74,5 % de la population, avec une dépendance énergétique extérieure réduite de 64 % à 50 %. La pauvreté recule drastiquement : 24,8 % de la population sous le seuil en 2025, contre 51,1 % en 2020.

 

Une explosion agricole et infrastructurelle : semer les graines de l’autonomie

 

D’ailleurs, cette dynamique se poursuit dans l’agriculture et les infrastructures, piliers d’une économie togolaise en pleine effervescence. Les rendements ont bondi de 11 % pour le maïs, 7 % pour le riz, 17 % pour le manioc et 32 % pour le soja entre 2020 et 2025, soutenus par 9,8 milliards de FCFA accordés à 176 000 producteurs. Les superficies cultivées s’étendent à 2 462 995 hectares en 2024 (+12,21 % depuis 2020).

Au Port autonome de Lomé, 30,6 millions de tonnes de marchandises en 2024 contre 25,9 millions en 2020 ; 4 472 km de pistes rurales aménagées et 485 km de routes bitumées ; 1,5 million de passagers à l’aéroport Gnassingbé Eyadéma. La plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), sur 800 hectares, opérationnalise 10 unités, tandis que 346 milliards de FCFA sont investis en zone franche.

 

Un bilan éclatant : inclusion, numérique et durabilité pour un avenir radieux

 

Enfin, le tableau se complète par des avancées sociétales et environnementales qui inspirent. L’inclusion financière culmine à 85,7 %, avec 197 916 crédits octroyés pour 18,32 milliards de FCFA. La couverture internet fixe et mobile atteint 90 % (+15 % depuis 2020), la capacité réseau multipliée par 20 grâce au câble Equiano.

Les recettes budgétaires explosent de 67,6 % (de 655,2 milliards en 2020 à 1 098,1 milliards en 2024), permettant le recrutement de 25 000 agents publics. La digitalisation touche près de 200 services, le ratio recettes fiscales/PIB passe de 12,4 % à 14,4 %, et 3,4 % des immatriculations sont des véhicules électriques neufs en 2025.

Côté environnement, 60 % des côtes sont protégées contre l’érosion (18 km d’ouvrages), et 40 millions de plants ont été mis en terre sur 48 000 hectares. La croissance économique vise 7 % en 2025, confirmée par le rapport 2024/2025 du PNUD sur l’IDH : le Togo, seul pays ouest-africain classé « développement humain moyen » avec la 2ᵉ place en UEMOA et la 4ᵉ en CEDEAO, excelle aussi en revenu, scolarisation et espérance de vie.

En somme, ces résultats, fruit d’une détermination farouche, conjuguent résilience économique, stabilité sociale et ambition durable face aux tempêtes mondiales. Par l’exemple du Togo, mené par Faure Gnassingbé, Dussey délivre un message à l’UNGA80 : l’Afrique n’est plus seulement en quête de réparation, elle prouve qu’elle aussi peut s’épanouir et invite le monde à s’associer à sa quête inéluctable d’équité.

Le Togo renforce son appui au G7+

À l’ONU, le Togo réaffirme son engagement envers le G7+ : une diplomatie de résilience au service des États fragiles et du développement partagé.

 

New York, 29 septembre 2025 – Dans les couloirs feutrés de la diplomatie togolaise, une rencontre discrète mais lourde de sens s’est tenue le 27 septembre, illuminant les voies d’une Afrique résiliente. Le Secrétariat du G7+, sous la houlette visionnaire du Dr. Helder da Costa, Secrétaire général, a serré la main de Son Excellence Robert Dussey, Ministre des Affaires étrangères du Togo.

Ensemble, ils ont décortiqué les fruits du Sommet du G7+ – un événement pivotal tenu en marge de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies (UNGA80) –, tout en tissant les fils d’un soutien politique togolais inébranlable pour leur concrétisation. Au-delà des mots échangés, cette entrevue résonne comme un serment : dans un monde fracturé, le G7+ – ce cercle des États fragiles et affectés par les conflits – trouve en Lomé un allié fidèle, prêt à transformer les engagements en actes palpables.

Le ministre  Robert Dussey a rencontré le Secrétaire général du G7+, Dr. Helder da Costa, pour réaffirmer le soutien politique du Togo
© Le ministre Robert Dussey a rencontré le Secrétaire général du G7+, Dr. Helder da Costa, pour réaffirmer le soutien politique du Togo

Le Sommet G7+ à l’UNGA80 : un écho des fragilités partagées

 

Rappelons le décor enfiévré de New York, du 22 au 30 septembre, où le Secrétariat du G7+ a déployé ses bannières lors de l’UNGA80. Ce Sommet, marquant un jalon décennal pour des nations comme la Sierra Leone – qui y a vu son président Julius Maada Bio prononcer un keynote vibrant sur la transition de la fragilité post-conflit à une influence globale –, a cristallisé les appels à une solidarité renouvelée.

Le Dr. da Costa et le ministre Dussey, dans leur dialogue togolais, ont revisité ces moments : les résolutions pour une paix durable, les stratégies contre les chocs climatiques et sécuritaires, et l’urgence d’une voix unie pour les États vulnérables. Une réflexion qui ancre le G7+ dans le concret des vies quotidiennes, des terres arides du Sahel aux côtes battues par les vagues en Afrique de l’Ouest.

 

Un soutien politique inébranlable pour la mise en œuvre

 

Au fil de l’échange, le ministre Dussey a réitéré, avec cette fermeté chaleureuse qui le caractérise, l’engagement indéfectible du Togo. Non seulement pour les retombées du Sommet G7+, mais aussi pour celles de la 6ᵉ réunion ministérielle, ces forums où les fragilités se muent en forces collectives.

« Le gouvernement togolais est résolu à transformer ces résultats en réalités tangibles », a-t-il assuré, évoquant ainsi  un accompagnement politique qui transcende les frontières. Sous la présidence du Conseil  Son Excellence  Faure Gnassingbé, le Togo se positionne comme un catalyseur, infusant dans le G7+ une énergie pragmatique forgée par ses propres avancées en santé, agriculture et infrastructures. Une promesse qui séduit, car elle porte aussi en elle l’écho d’une Afrique qui ne mendie plus, mais qui co-crée.

Consolidation de l’adhésion : vers une ratification imminente

 

Par ailleurs, une partie essentielle de cette réunion a traité des progrès institutionnels du G7+. Le Dr. da Costa a partagé avec vivacité les efforts en cours pour ancrer l’adhésion des membres via la ratification de la Charte du G7+, ce document fondateur qui définit les règles d’un engagement partagé.

De son coté , le ministre Dussey a répondu par une assurance solennelle : la ratification togolaise interviendra « en temps voulu », scellant ainsi un cap décisif. Cette Charte, approuvée lors d’une session historique à Lomé même, est le socle d’une gouvernance inclusive, où chaque État fragile trouve sa place pour anticiper les crises. En la ratifiant, le Togo ne fait pas qu’honorer un engagement : il pave également  le chemin pour d’autres.

 

Le Togo en acteur clé : héritage d’une réunion ministérielle inoubliable

 

D’ailleurs, impossible de dissocier cette actualité de l’héritage togolais au sein du G7+. Membre actif et engagé, le pays a gravé son nom dans les annales en accueillant la 3ᵉ réunion ministérielle à Lomé, un rendez-vous historique où la Charte a été adoptée et est entrée en vigueur officielle.

Cette fierté nationale illustre une vision holistique : le Togo, passé maître dans l’art des dialogues régionaux, infuse dans le G7+ son expertise en résilience. Des pistes rurales bitumées aux investissements agricoles florissants, en passant par une inclusion financière à 85,7 %, ces succès domestiques irriguent en effet les ambitions collectives du groupe, prouvant que la fragilité n’est qu’un chapitre, non une fatalité.

Le ministre  Robert Dussey a rencontré le Secrétaire général du G7+, Dr. Helder da Costa, pour réaffirmer le soutien politique du Togo
© Le ministre Robert Dussey a rencontré le Secrétaire général du G7+, Dr. Helder da Costa, pour réaffirmer le soutien politique du Togo

Un horizon d’action collective : le G7+ fortifié par des alliés comme le Togo

 

En somme, cette rencontre, bien plus qu’un bilan, est un tremplin. Elle trace les contours d’une mise en œuvre concertée, où le soutien togolais – ferme, stratégique et humain – propulse les résultats de l’UNGA80 vers des impacts durables.

Dans un monde où les ombres des conflits s’allongent, le Dr. da Costa et le ministre Dussey nous rappellent une vérité attachante : la paix des fragiles est l’affaire de tous. Le Togo, avec sa trajectoire ascendante et son cœur diplomatique, n’est pas qu’un membre ; c’est un phare, invitant le G7+ à naviguer ensemble vers des eaux plus calmes. Et si cette alliance inspire ? Elle le fera, car dans la danse des nations, chaque pas compté vers l’unité est une victoire pour l’humanité entière.

 

Le Togo et les Philippines se lient à l’ONU

À l’ONU, le Togo et les Philippines scellent un pacte de dialogue : une alliance diplomatique inédite entre Lomé et Manille pour promouvoir la paix et le développement durable.

 

New York, 29 septembre 2025 – Au milieu du tourbillon diplomatique de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, une étincelle de convivialité illumine les couloirs du pouvoir mondial. Son Excellence Robert Dussey, Ministre togolais des Affaires étrangères, a partagé un moment d’une rare chaleur avec son homologue philippine, Maria Theresa Lazaro, lors de la cérémonie de signature d’un protocole d’accord sur les consultations politiques bilatérales.

Ce geste, survenu en marge de l’UNGA80, n’est pas qu’un protocole formel : c’est un hymne au dialogue, un fil tendu entre l’Afrique de l’Ouest et l’Archipel du Pacifique, pour tisser ensemble paix et développement durable. Dans un monde où les tensions géopolitiques grondent, cette alliance surprenante rappelle aussi  que la diplomatie vraie naît de rencontres humaines, sincères et visionnaires.

Une rencontre emblématique : la signature d’un accord historique

 

Sous les lumières tamisées d’une salle discrète des Nations Unies, Dussey et Lazaro ont apposé leur plume sur les pages d’un document vert et or, symbole d’engagement partagé. Vêtue d’une robe fleurie aux tons vifs, évoquant les jardins tropicaux de Manille, la Secrétaire philippine aux Affaires étrangères a serré la main du Ministre togolais, impeccablement en tailleur bleu, un sourire radieux illuminant son visage.

Autour d’eux, les drapeaux des deux nations – le vert-jaune-rouge du Togo et le bleu-blanc-rouge des Philippines – flottaient en harmonie sur une table bleue. Cette scène, capturée en images vibrantes, capture l’essence d’une diplomatie vivante : non des discours lointains, mais des gestes concrets qui rapprochent Lomé et Manille comme jamais auparavant.

 

Le cœur du protocole entre le Togo et les Philippines : des consultations politiques pour un monde connecté

 

Au-delà de la solennité de la signature, cet accord institutionnalise des consultations régulières, un cadre fluide pour échanger sur les défis globaux qui touchent les deux nations.

Pour le Togo, pilier de la résilience africaine sous la vision du Président du Conseil Faure Gnassingbé, c’est une ouverture vers l’Asie du Sud-Est, riche en expériences de croissance inclusive et de gestion des catastrophes naturelles. Par ailleurs, du côté philippin, représenté par une Lazaro engagée dans les forums maritimes, il s’agit d’un pont vers l’Afrique, continent émergent où le dialogue Sud-Sud peut amplifier les voix marginalisées. Ensemble, ils forgent un mécanisme où les questions de sécurité, de commerce et de droits humains sont tissées en une tapisserie commune.

en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Togo et les Philippines ont signé un protocole d’accord sur les consultations politiques bilatérales, renforçant leur coopération diplomatique autour des enjeux de sécurité, commerce et développement durable.
© en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Togo et les Philippines ont signé un protocole d’accord sur les consultations politiques bilatérales, renforçant leur coopération diplomatique autour des enjeux de sécurité, commerce et développement durable.

Un message fondamental : le dialogue comme clé de la paix et du développement

 

De fait, Dussey l’a dit avec cette éloquence philosophique qui le caractérise : cet accord porte « un message fondamental : l’importance du dialogue pour promouvoir la paix et le développement ».

Dans l’effervescence de l’UNGA80, où les leaders plaident pour une ONU plus juste et efficace, cette initiative togolo-philippine résonne comme un contrepoint attachant aux grandes batailles idéologiques. Elle nous rappelle que la paix n’est pas un slogan, mais une pratique quotidienne : des échanges qui apaisent les tensions, des idées qui irriguent l’innovation. Pour des pays comme le Togo, en pleine renaissance économique avec une croissance visée à 7 % en 2025, ce dialogue est un levier persuasif pour un développement partagé.

 

Un horizon d’opportunités : vers une coopération renforcée et inclusive entre le Togo et les Philippines

 

Enfin, cette signature n’est qu’un premier pas, mais quel pas ! Elle ouvre la porte à des collaborations futures – échanges culturels entre Lomé la vibrante et Manille la cosmopolite, partenariats en agriculture durable ou en formation diplomatique.

Lazaro trouve en Dussey un allié naturel pour aborder les flux migratoires et climatiques qui lient océan Indien et Pacifique. Par ailleurs, le Togo infuse dans ce pacte son esprit de pont entre continents. Et si cette alliance inspirait d’autres ? Elle le fera, car dans la danse des nations, chaque poignée de main est une note d’espoir, un appel attachant à ce que le monde choisisse enfin le chemin du dialogue. Lomé et Manille, main dans la main, illustrent une leçon essentielle : la véritable puissance naît du dialogue et du rapprochement, socles d’un avenir où la paix et le progrès sont en fait  indissociables de la proximité.

 

 Togo – Autriche : un accord visionnaire pour une migration inclusive

À l’ONU, le Togo et l’Autriche signent un accord stratégique sur la migration : un modèle de coopération sud-nord pour la jeunesse et l’emploi.

New York, 26 septembre 2025 – Au milieu des discours enflammés sur la gouvernance mondiale qui animent la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, un accord discret mais porteur d’avenir a émergé des coulisses diplomatiques : la signature d’un mémorandum d’entente (MoU) entre le Togo et l’Autriche, axé sur le développement, la mobilité et la migration.

Paraphé avec enthousiasme par le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, et son homologue autrichienne, Beate Meinl-Reisinger, ce document dépasse le cadre protocolaire. Il incarne un partenariat stratégique pour canaliser l’énergie des jeunes vers des opportunités mutuellement bénéfiques, dans un monde où les flux migratoires exigent des réponses innovantes et humaines.

Togo – Autriche : un engagement bilatéral pour la jeunesse et l’emploi

 

Cette rencontre bilatérale, survenue en marge de l’UNGA, a permis au ministre Dussey d’exprimer un « grand plaisir » à conclure cet accord avec Mme Meinl-Reisinger, ministre fédérale des Affaires européennes et internationales.

« Ce mémorandum démontre formellement l’engagement commun de Vienne et de Lomé à promouvoir l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes dans le cadre d’une migration sûre et régulière », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.

Ainsi, cette initiative élève les liens d’amitié entre les deux nations à un niveau opérationnel concret. Pour l’Autriche, qui accueille une communauté togolaise dynamique estimée à plusieurs milliers d’individus, ce MoU représente une extension logique de sa politique migratoire équilibrée, favorisant les voies légales tout en renforçant les échanges culturels et économiques.

 

 Structurer la mobilité, investir dans les compétences

 

Au cœur de cet engagement, la jeunesse togolaise trouve un allié européen prêt à investir dans des formations qualifiantes et des programmes d’échange. En effet, le document vise explicitement à structurer la mobilité :

  • des bourses pour des études en Autriche,
  • des incubateurs conjoints pour startups togolaises,
  • des mécanismes de retour pour que les compétences acquises irriguent l’économie nationale.

« Il s’agit d’une étape majeure dans le renforcement des liens d’amitié et de coopération qui unissent l’Autriche et le Togo », a ajouté M. Dussey.

Ce cadre s’aligne sur les ambitions des deux pays en matière d’Objectifs de développement durable, notamment l’objectif 8 relatif au travail décent et à la croissance inclusive.

Togo – Autriche : une approche migratoire proactive et équilibrée

Dans un contexte où l’Europe fait face à des défis migratoires complexes, ce partenariat illustre une approche proactive : non pas une fermeture des frontières, mais une ouverture sélective qui valorise les talents. Pour le Togo, pays de transit et d’origine pour de nombreux migrants, cet accord pourrait atténuer les flux irréguliers en offrant des alternatives viables.

De plus, il pourrait renforcer les remises de fonds — qui représentent déjà 5 % du PIB togolais — tout en consolidant les liens entre les diasporas et les économies locales. Mme Meinl-Reisinger, récemment nommée à la tête de la diplomatie autrichienne, y voit un modèle pour d’autres collaborations sud-nord, aligné sur la stratégie de l’UE pour une migration circulaire.

 

 Une migration pensée comme opportunité partagée

 

À l’heure où New York bourdonne des appels à une coopération globale, ce MoU togolais-autrichien résonne comme un contrepoint optimiste : une migration non comme crise, mais comme opportunité partagée. Pour les jeunes de Lomé ou de Vienne, c’est l’assurance que leurs aspirations trouveront un écho institutionnel.

Reste à suivre comment cet accord sera mis en œuvre dans les mois à venir, et si cette diplomatie de la mobilité pourra inspirer d’autres partenariats équitables. Car dans les signatures d’aujourd’hui, se profile la mobilité de demain.

 

Togo – Kazakhstan : une alliance diplomatique sans frontières

À l’ombre des grandes résolutions onusiennes, le Togo et le Kazakhstan tissent un pont inédit vers une coopération agile et non-alignée.

 

New York, 25 septembre 2025 – Au milieu du tourbillon diplomatique de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, où les discours sur la paix mondiale se heurtent aux réalités géopolitiques fragmentées, un geste discret mais symbolique a émergé des coulisses : l’échange de plumes entre le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, et son homologue kazakh, S.E. Murat Nurtleu.

Signé aujourd’hui en marge de l’UNGA, cet accord réciproque d’exemption de visa pour les titulaires de passeports diplomatiques et de service n’est pas un simple protocole administratif. Au contraire, il incarne une amitié naissante entre deux nations distantes de milliers de kilomètres, unies par un attachement fervent aux principes de non-alignement et une aspiration commune à la paix durable.

Le visa-free, nouveau signal d’une diplomatie sans frontières

 

Dans les couloirs du siège onusien, où les délégations naviguent entre alliances stratégiques et négociations ardues, cet engagement bilatéral se distingue par sa simplicité efficace. Comme l’a d’ailleurs souligné Robert Dussey sur les réseaux sociaux, cet accord « renforce l’amitié entre le Kazakhstan et le Togo » et reflète leur « volonté commune d’œuvrer pour la paix ». Concrètement, il libère les diplomates et fonctionnaires des deux pays des formalités visa, facilitant des échanges fluides et accélérant les collaborations potentielles. À l’heure où le monde observe une crispation des frontières – avec des régimes de visas de plus en plus restrictifs –, cette mesure ouvre un horizon de mobilité accrue, propice à une diplomatie proactive et dénuée de barrières inutiles.

 

De l’agriculture aux routes de la soie : Les secteurs clés d’un partenariat prometteur

 

Au-delà du volet consulaire, cet accord esquisse des perspectives alléchantes de coopération le long de l’axe Astana-Lomé. En effet, les secteurs ciblés – agriculture, sécurité alimentaire, éducation et transports – répondent aux défis communs de ces deux nations émergentes : le Togo, pivot ouest-africain aux ambitions agro-industrielles, et le Kazakhstan, géant eurasiatique maître des steppes fertiles et des corridors logistiques.

Imaginez des échanges de savoir-faire en irrigation durable ou en formation d’agronomes, ou encore des partenariats pour des infrastructures de transport reliant l’Afrique de l’Ouest aux routes de la soie modernes. « Ces domaines de développement mutuel pourraient catalyser une croissance inclusive », a implicitement suggéré Dussey, en alignant cet accord sur les Objectifs de développement durable de l’ONU.

En marge de la 80ᵉ Assemblée générale de l’ONU, le Togo et le Kazakhstan ont signé un accord d’exemption de visa pour les passeports diplomatiques et de service. <yoastmark class=
© En marge de la 80ᵉ Assemblée générale de l’ONU, le Togo et le Kazakhstan ont signé un accord d’exemption de visa pour les passeports diplomatiques et de service. <yoastmark class=

La diplomatie togolaise s’ancre dans le non-alignement actif.

 

Ce rapprochement, survenu lors d’une série de rencontres bilatérales orchestrées par le ministre kazakh Murat Nurtleu, s’inscrit dans une dynamique plus large pour Astana : à savoir, élargir son réseau d’accords visa-free, déjà étendu à 56 pays pour les séjours courts. Pour le Togo, il s’agit de renforcer sa posture de non-aligné actif, fidèle à une tradition diplomatique qui privilégie les partenariats équilibrés. Dans un contexte où l’UNGA 2025 débat de la réforme des institutions mondiales, cet exemple concret illustre comment des nations moyennes peuvent forger des alliances bilatérales pour amplifier leur voix collective.

 

Finalement pour les citoyens de Lomé aux champs de Maïs – et kazakhs des steppes infinies –, cet accord promet des opportunités tangibles, des bourses d’études aux échanges commerciaux, en passant par une diplomatie plus accessible. À l’ombre des grandes résolutions onusiennes, New York a vu naître un lien qui pourrait bien irriguer l’avenir de deux peuples résilients.

Désormais, l’enjeu principal sera de transformer cette facilité de circulation diplomatique en un flux d’investissements et de projets concrets. 

Le Togo, moteur de l’innovation sahélienne

Le Togo s’impose comme catalyseur de l’innovation sahélienne. À Niamey, sa diplomatie scientifique redéfinit les contours d’une souveraineté technologique africaine.

Niamey, 25 septembre 2025 — Dans un continent où les défis climatiques, sécuritaires et économiques exigent des solutions forgées sur place, le Premier Forum national de la recherche scientifique et de l’innovation technologique (FNRSIT) s’est clos hier à Niamey, laissant en héritage un blueprint audacieux pour une science africaine affranchie des tutelles extérieures. Invité d’honneur au cœur de cette première édition, le Ministre togolais de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, M. Kanka-Malik Natchaba, a scellé un pacte stratégique avec ses homologues de l’Alliance des États du Sahel (AES). Ainsi, cet accord propulse la coopération ouest-africaine vers un horizon de mutualisation et d’appropriation locale – un levier essentiel pour transformer les vulnérabilités en puissances innovantes.

Défis de souveraineté : la recherche en première ligne

À l’invitation du Professeur Saïdou Mamadou, Ministre nigérien de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, M. Natchaba a rejoint ce rendez-vous pivotal, tenu du 22 au 24 septembre sous le thème : « Défis de souveraineté nationale : Contribution de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique ». Organisé par le ministère nigérien et soutenu par des partenaires comme le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), cet événement a également réuni des experts des quatre nations participantes – Niger, Mali, Burkina Faso et Togo – pour une semaine d’échanges intenses, couplée à la 9ᵉ édition du salon professionnel « 100 % Made in Niger ».

En effet, loin des sommets élitistes, ces assises ont vibré d’une énergie pragmatique, où scientifiques et décideurs ont disséqué les voies d’une recherche « souveraine », adaptée aux réalités sahéliennes et côtières.

AES et Togo : l’axe stratégique de l’innovation africaine

Au fil d’un panel ministériel haut en couleur, les quatre ministres ont tracé les contours d’une vision commune : un financement accru pour les laboratoires nationaux, une mutualisation des expertises transfrontalières, une appropriation accrue par les populations locales et une sensibilité renforcée aux enjeux endogènes, tels que la résilience climatique ou la sécurité alimentaire.

« Cette alliance n’est pas un luxe diplomatique, mais une nécessité impérieuse pour que nos peuples ne subissent plus les innovations des autres, mais les co-créent », a déclaré M. Natchaba, soulignant comment la participation togolaise élève les liens entre l’espace AES et Lomé au rang d’un partenariat structurant.

Par conséquent, cette dynamique s’inscrit dans une trajectoire plus large : l’AES, née en 2023 des aspirations à une intégration sahélienne autonome, étend désormais ses tentacules vers le Golfe de Guinée, favorisant des échanges académiques qui pourraient bientôt déboucher sur des hubs régionaux d’innovation.

AES et Togo : des idées concrètes pour une croissance endogène

Tout au long de la semaine, les ateliers et tables rondes ont effervescé d’idées concrètes : de la modélisation de systèmes irrigués intelligents face à la désertification aux biotechnologies pour une agriculture résiliente, en passant par des outils numériques pour la gouvernance inclusive.

En plus, des experts venus des quatre pays ont partagé des prototypes et des études de cas, démontrant comment la recherche peut catalyser la souveraineté – un écho poignant à l’ambition nigérienne de faire de la science un pilier de son développement post-transition.

AES et Togo : la science au service de la prospérité partagée

Pour les togolais et nigérien, ce forum transcende les arcanes universitaires : il promet un avenir où les découvertes locales – qu’il s’agisse de vaccins adaptés aux épidémies sahéliennes ou de technologies solaires low-cost – irriguent le quotidien, créant emplois et prospérité partagée.

À l’heure où l’Afrique de l’Ouest, avec ses 400 millions d’habitants, aspire à une renaissance technologique, cette initiative togolaise-sahélienne sonne comme un appel à l’action collective. Cette mutualisation des savoirs et des ressources suffira-t-elle à combler le fossé technologique et à garantir une véritable autonomie face aux défis majeurs de la région ?

Francophonie : Lomé et Kigali à l’unisson pour l’Afrique

À New York, en marge de l’AGNU80, le Togo et l’Organisation internationale de la Francophonie esquissent une diplomatie francophone plus agile, face aux défis sécuritaires et aux fractures régionales.

New York, 24 septembre 2025 – Au cœur du tumulte diplomatique de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, où les discours tonitruants masquent souvent des négociations feutrées, deux figures emblématiques de la Francophonie ont réactivé des liens stratégiques. Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), et Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères, ont en effet eu un dialogue pivotal en marge des débats onusiens. Cette rencontre, bien que discrète, est lourde de sens, car elle éclaire les fissures et les espoirs d’une Afrique de l’Ouest en pleine mutation, à l’heure où les vents contraires de l’instabilité régionale soufflent fort.

Louise Mushikiwabo et Robert Dussey ont réaffirmé, à l’ONU, leur volonté de renforcer la Francophonie en Afrique de l’Ouest.
© Louise Mushikiwabo et Robert Dussey ont réaffirmé, à l’ONU, leur volonté de renforcer la Francophonie en Afrique de l’Ouest.

Le Togo, stabilisateur régional et médiateur continental

 

Dans les couloirs feutrés du siège des Nations Unies, cette entrevue bilatérale a transcendé les formalités protocolaires pour aborder des enjeux vitaux. En premier lieu, les échanges, empreints d’une franchise rare, ont porté sur la situation politique en Afrique de l’Ouest – un théâtre géopolitique marqué par des tensions persistantes, des coups d’État sporadiques et des défis sécuritaires qui défient les frontières coloniales héritées. Mushikiwabo a salué le rôle pivot du Togo comme stabilisateur continental, un pays qui, sous l’égide de son président Faure Gnassingbé, joue les médiateurs dans les crises ouest-africaines et au-delà.

 

Une Francophonie inclusive portée par Lomé

 

Au-delà de l’analyse des menaces immédiates, la conversation a mis en lumière le leadership constructif de Lomé au sein de la Francophonie. Le Togo, membre fondateur de l’organisation, incarne un modèle d’engagement : il est non seulement l’hôte de sommets régionaux, mais aussi un contributeur majeur aux missions de paix et un promoteur d’une diplomatie inclusive qui intègre les voix des jeunes et des femmes. C’est pourquoi cette discussion a implicitement renforcé les liens entre l’OIF et les États membres pour une gouvernance plus résiliente.

 

Cap sur Kigali : une conférence pour redéfinir les priorités

 

L’horizon s’est ouvert sur des perspectives exaltantes avec l’évocation des échéances majeures à venir. La prochaine Conférence ministérielle de la Francophonie, prévue du 20 et 21 novembre 2025 à Kigali – la capitale rwandaise, berceau de Mushikiwabo –, émerge comme un jalon décisif. Cet événement, baptisé CMFKigali, ambitionne de redéfinir les priorités de l’espace francophone face aux défis globaux : du numérique à l’éducation, en passant par la transition écologique. En conclusion, les deux ministres ont esquissé des axes de coopération renforcée, insistant sur l’urgence d’une Francophonie agile, capable de contrer la fragmentation régionale tout en amplifiant la voix africaine sur la scène internationale.

Louise Mushikiwabo et Robert Dussey ont réaffirmé, à l’ONU, leur volonté de renforcer la Francophonie en Afrique de l’Ouest.
© Louise Mushikiwabo et Robert Dussey ont réaffirmé, à l’ONU, leur volonté de renforcer la Francophonie en Afrique de l’Ouest.

Derrière les poignées de main, le destin d’une Afrique en marche

 

Cette rencontre, bien qu’en marge de l’AGNU80, résonne comme un microcosme des aspirations francophones. À une époque où l’Afrique pèse de plus en plus dans les équilibres mondiaux – avec une jeunesse dynamique et des ressources convoitées –, elle rappelle que la diplomatie n’est pas qu’affaire de déclarations, mais un art de tisser des alliances durables. Pour le grand public, curieux des coulisses du pouvoir, cette entrevue offre un aperçu fascinant : derrière les poignées de main et les sourires protocolaires, se profile une Afrique qui refuse la fatalité pour embrasser son destin collectif.

Cependant, la question demeure : cette convergence d’intérêts et cette nouvelle dynamique diplomatique seront-elles suffisantes pour faire face aux défis croissants qui menacent la stabilité du continent ? L’avenir de la Francophonie et de l’Afrique de l’Ouest pourrait bien se jouer dans les mois à venir.

Togo : Lomé s’invite à la table nucléaire mondiale

Élu au Conseil des Gouverneurs de l’AIEA, le Togo franchit un cap diplomatique majeur. Une avancée stratégique qui pourrait transformer ses ambitions scientifiques et sanitaires.

 

Lomé, 22 septembre 2025 – Et si le Togo, ce joyau tropical coincé entre Ghana et Bénin, devenait le gardien inattendu des secrets atomiques de la planète ? Vendredi dernier, à Vienne, sous les dorures de l’Autriche, notre pays a franchi un cap qui fait trembler les sceptiques : il a été élu au Conseil des Gouverneurs de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA), aux côtés de mastodontes comme l’Arabie Saoudite ou le Portugal. En effet, cette élection n’est pas le fruit du hasard, mais un coup de maître diplomatique, résultat de la vision affûtée du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. Dans un monde où l’énergie nucléaire oscille entre miracle médical et menace fantôme, le Togo s’affirme : nous ne sommes plus des spectateurs, nous sommes des décideurs.

Par ailleurs, cette 69ᵉ session de la Conférence générale de l’AIEA, qui s’est close sur cette note triomphale, n’était pas qu’une simple formalité onusienne. Créée en 1957 pour dompter le génie nucléaire au service de la paix – de la radiothérapie aux cultures résistantes en passant par la gestion de l’eau – l’agence est le bouclier mondial contre la prolifération. Son Conseil des Gouverneurs, ce « cerveau exécutif » de 35 membres, n’est pas un club VIP. Il pilote les budgets, scrute les accords de non-prolifération et dicte les règles d’un usage sûr et pacifique de l’atome.

Le Togo y entre pour 2025-2026, aux côtés de la Belgique, du Chili, de la Jordanie, de la Lituanie, du Niger, du Pérou, des Philippines, de la Roumanie ainsi que de l’Arabie Saoudite. Un fauteuil qui pèse des tonnes : imaginez Lomé influençant les normes qui protègent des millions, ou stimulant nos laboratoires en santé et en agriculture.

Conseil des Gouverneurs  : une rampe de lancement pour la diplomatie togolaise

 

Pour le grand public togolais, qui rêve d’hôpitaux de pointe et de champs irrigués, cette élection sonne comme une promesse tangible.

« C’est la consécration des efforts constants du Président Gnassingbé pour un Togo actif et respecté sur la scène internationale », a martelé le communiqué officiel, soulignant que cette nomination portera nos capacités scientifiques à de nouveaux sommets.

Fini le rôle de figurant : place à des partenariats qui pourraient importer des technologies nucléaires pour soigner le cancer ou propulser l’énergie verte, loin des clichés apocalyptiques d’Hollywood.

D’ailleurs, le ministre des Affaires étrangères, le professeur Robert Dussey, n’a pas caché son enthousiasme :

« Je salue cette élection et exprime ma gratitude aux États qui ont soutenu notre candidature. Elle traduit la crédibilité acquise par le Togo grâce à la vision stratégique et à la constance diplomatique du Président du Conseil. »

En conséquence, cette reconnaissance colle à la peau d’un pays qui, sous Gnassingbé, cultive une diplomatie d’ouverture : paix, partenariats, et un pied ferme dans les arènes multilatérales. Hier encore, à la une des médias régionaux, on parlait de ce « pas de géant » pour l’Afrique de l’Ouest, où le Togo rejoint le Niger dans ce cercle élitiste.

 

Au-delà des protocoles : un Togo qui rayonne pour tous

 

Dans les rues de Lomé ou les marchés d’Atakpamé, cette nouvelle n’est pas qu’un entrefilet lointain. Elle ouvre des portes : imaginez des experts togolais auditant des réacteurs mondiaux, ou nos chercheurs collaborant sur des isotopes qui sauvent des vies. En fait, c’est l’illustration d’un Togo moderne et souverain qui ne mendie plus, mais propose, pour un monde plus sûr et solidaire, où l’atome sert l’homme, et non l’inverse.

En ce jour où les pluies tropicales semblent dissiper les incertitudes, cette élection ouvre la voie à l’optimisme. Le Président Gnassingbé l’a affirmé sans détour : il faut œuvrer avec rigueur en faveur d’une coopération globale. Et si ce moment marquait le début d’une ère où le Togo, atome parmi les puissances, choisissait de diviser les inerties pour mieux unir les volontés ?

 

Le Togo, un acteur incontournable du monde nucléaire ?

 

Finalement, cette nouvelle place sur la scène internationale est un atout indéniable. Quoi qu’il en soit, il reste à voir comment le Togo, face aux défis économiques et sociaux qui l’attendent, saura tirer pleinement profit de ce mandat pour le développement de ses populations.

La question est donc la suivante : la voix togolaise au sein de l’AIEA se fera-t-elle entendre pour défendre les intérêts de l’Afrique et construire un avenir nucléaire pacifique, ou se contentera-t-elle d’un rôle de figuration ?

 

Un partenariat indo-togolais sous le signe de l’innovation

Entre Lomé et New Delhi, un partenariat qui parle emploi, innovation et souveraineté partagée.

 

Jeudi dernier, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu en audience l’Ambassadeur de l’Inde au Togo, Shri Sayed Razi Haider Fahmi. Cette rencontre, loin d’être une simple formalité diplomatique, incarne la volonté partagée de renforcer les synergies entre Lomé et New Delhi. Les discussions ont porté sur des domaines clés comme la politique, le commerce, la formation et l’innovation.

À peine installé , le diplomate indien a immédiatement affirmé sa détermination à œuvrer pour une coopération bilatérale inclusive, axée sur les besoins des peuples togolais et indien. Cette posture réaffirme aussi  l’importance du dialogue diplomatique comme un levier puissant de transformation territoriale.

 

Lomé et New Delhi : des alliés économiques en devenir

 

Au cœur des échanges, l’intensification des partenariats dans des secteurs stratégiques a été l’un des points centraux. En effet, les deux parties ont évoqué le soutien aux PME/PMI, le développement du capital humain, l’enseignement supérieur, les énergies renouvelables et la lutte contre le changement climatique. Ces domaines, sources de croissance et d’insertion, traduisent une diplomatie résolument orientée vers les résultats, où chaque projet représente une opportunité de formation, d’emploi et de rayonnement territorial.

Togo–Inde : un partenariat renforcé autour de la formation, du commerce et du développement territorial au service des peuples.
© Togo–Inde : un partenariat renforcé autour de la formation, du commerce et du développement territorial au service des peuples.

Diplomatie mobilisatrice : l’Inde, un partenaire de choix pour le Togo

 

Par ailleurs, l’entretien entre les deux personnalités s’inscrit dans une dynamique de coopération pragmatique, basée sur la complémentarité des expertises et la volonté de créer des liens durables entre les sociétés civiles. Grâce à sa vaste expérience en matière de renforcement des capacités, l’Inde offre au Togo des perspectives concrètes pour accélérer sa transformation économique et sociale.

 

Une nouvelle ère de partenariat Sud-Sud

 

En somme, cette rencontre diplomatique illustre parfaitement la montée en puissance des relations Sud-Sud, où les enjeux de formation, d’insertion et de développement local deviennent des priorités communes. Elle nous rappelle que la diplomatie, lorsqu’elle est concrète et proche des réalités locales, peut devenir un puissant moteur de mobilisation publique. Ainsi, cette collaboration naissante entre le Togo et l’Inde s’impose comme un modèle prometteur de partenariat pour l’ensemble du continent africain.

COP30 : le Togo intensifie sa diplomatie environnementale

À Lomé, le Togo orchestre une diplomatie climatique ambitieuse, mobilisant partenaires et institutions pour faire de la COP30 un levier d’action durable et inclusive au service des générations futures.

 

Lomé, le 12 septembre 2025 – À l’approche de la 30ᵉ Conférence des Parties (COP30) sur le climat, prévue au Brésil, le Togo s’impose comme un acteur déterminé. Sous l’impulsion de Katari Foli Bazi, ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières, le pays orchestre une série de rencontres stratégiques avec des partenaires internationaux. Ces échanges illustrent l’élan collaboratif du Togo pour façonner un avenir durable, en plaçant les enjeux climatiques au cœur de son agenda national.

À Lomé, le Togo multiplie les rencontres stratégiques avec l’Allemagne, l’OMS, l’UNICEF et la BDM pour préparer sa participation à la COP30,
© À Lomé, le Togo multiplie les rencontres stratégiques avec l’Allemagne, l’OMS, l’UNICEF et la BDM pour préparer sa participation à la COP30,

Une diplomatie environnementale intense et des partenariats stratégiques

 

Le 10 septembre dernier, la capitale togolaise a vibré au rythme d’une diplomatie environnementale intense. En effet, Katari Foli Bazi a multiplié les discussions avec des acteurs clés, à commencer par le chargé d’affaires de l’ambassade d’Allemagne au Togo. Cet échange a porté sur des thématiques cruciales telles que les contributions déterminées au niveau national (CDN), les mécanismes de financement climatique et le marché du crédit carbone. Par conséquent, ces discussions témoignent de l’engagement du Togo à renforcer ses alliances internationales pour accéder à des ressources financières et techniques indispensables à ses ambitions climatiques.

Dans la même matinée, la ministre a reçu le directeur général de la succursale togolaise de la Banque de Développement du Mali (BDM), M. Daffe. Cette rencontre a permis d’explorer des opportunités de partenariat financier pour soutenir les initiatives togolaises face aux défis environnementaux. Comme l’a souligné la ministre, « Le Togo a besoin de collaborations solides pour financer la lutte contre le changement climatique », soulignant l’importance de ces synergies pour amplifier l’impact des politiques nationales.

À Lomé, le Togo multiplie les rencontres stratégiques avec l’Allemagne, l’OMS, l’UNICEF et la BDM pour préparer sa participation à la COP30,
© À Lomé, le Togo multiplie les rencontres stratégiques avec l’Allemagne, l’OMS, l’UNICEF et la BDM pour préparer sa participation à la COP30,

COP30 : l’environnement, la santé et l’enfance au cœur de l’agenda togolais

 

L’engagement du Togo ne se limite pas aux questions financières et techniques. Lors d’une rencontre avec l’officier par intérim de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Togo, Katari Foli Bazi a mis en lumière l’approche « One Health », qui intègre les dimensions de la santé humaine, animale et environnementale. Cette discussion a permis d’explorer les liens étroits entre la dégradation de l’environnement et ses impacts sur la santé publique, renforçant la volonté du Togo de promouvoir une participation active et bénéfique à la COP30.

En plus, la ministre s’est entretenue avec la représentante résidente de l’UNICEF au Togo, le Dr Siaka Djelikan Condé. Les échanges ont porté sur les conséquences du changement climatique sur les enfants, une population particulièrement vulnérable aux bouleversements environnementaux. La question de l’exposition au plomb, un enjeu de santé publique majeur, a également été abordée. À ce propos, la ministre a affirmé que « ces discussions sont essentielles pour garantir que nos enfants grandissent dans un environnement sain et résilient ».

Lomé, un symbole de l’unité et de la résilience africaine

 

Ces rencontres successives ne sont pas de simples rendez-vous diplomatiques : elles incarnent une vision ambitieuse et collective. En mobilisant des partenaires aussi divers que l’Allemagne, l’UNICEF, l’OMS ou encore la BDM, le Togo affirme sa volonté de construire des ponts entre les nations et les secteurs. Cette approche collaborative, ancrée dans une conscience aiguë des enjeux climatiques, positionne le pays comme un acteur crédible et engagé sur la scène internationale.

Au niveau national, ces initiatives résonnent comme un appel à l’unité. En plaçant l’environnement au cœur des priorités, le gouvernement togolais valorise son territoire et ses ressources, tout en sensibilisant les citoyens à l’importance de préserver leur patrimoine naturel. La préparation de la COP30 devient ainsi un symbole de cohésion, où chaque acteur – qu’il soit local, régional ou international – joue un rôle dans la construction d’un avenir durable.

COP30 : le Togo se positionne comme un leader du climat

 

Alors que le compte à rebours pour la COP30 s’accélère, le Togo peaufine sa stratégie pour faire entendre sa voix au Brésil. Les discussions menées par Katari Foli Bazi témoignent d’une préparation rigoureuse, où les dimensions financière, sanitaire et sociale sont harmonieusement intégrées. Les partenariats avec des institutions comme la BDM permettront de concrétiser des projets ambitieux, tandis que les collaborations avec l’UNICEF et l’OMS garantissent une approche inclusive qui place l’humain au centre des préoccupations climatiques.

En somme, le Togo ne se contente pas de préparer la COP30, il façonne un modèle de gouvernance environnementale qui allie pragmatisme et ambition. Cependant, il reste à voir si cette dynamique diplomatique se traduira par des actions concrètes et mesurables, à la hauteur des immenses défis qui attendent le continent africain face au dérèglement climatique.

Inde-Togo : un pont diplomatique pour un avenir prospère

Sous l’effervescence diplomatique de Lomé, l’Inde et le Togo renforcent leurs liens autour de projets stratégiques, de l’agropole de Kara au Forum économique Inde-Togo, avec une ambition commune : transformer les opportunités en succès durables.

 

Lomé, 10 septembre 2025— Dans l’effervescence de Lomé, ce mercredi, une rencontre empreinte de chaleur et d’ambition a marqué un tournant dans les relations indo-togolaises. Le nouvel ambassadeur de l’Inde au Togo, Son Excellence Monsieur Fahmi SRH, a été accueilli par le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo), le Dr José Kwassi Symenouh. Ce face-à-face, loin d’être une simple formalité, incarne une volonté commune de renforcer les liens économiques et de faire du Togo un carrefour d’opportunités pour les investisseurs indiens.

Un partenariat stratégique pour dynamiser l’agriculture togolaise

 

Au cœur des échanges, un objectif clair : dynamiser les relations commerciales entre New Delhi et Lomé. L’ambassadeur Fahmi SRH a exprimé son ambition de voir une entreprise indienne spécialisée dans la mécanisation agricole s’implanter au Togo, en appui au projet stratégique de l’agropole de Kara. Ce partenariat, qui vise à moderniser l’agriculture togolaise, illustre la portée concrète de cette coopération. En outre, , l’annonce d’un Forum économique Inde-Togo, prévu pour octobre 2025 dans la capitale togolaise, promet de réunir les acteurs privés des deux nations pour catalyser des collaborations fructueuses.

À Lomé, l’Inde et le Togo scellent un partenariat stratégique pour moderniser l’agriculture et stimuler les échanges économiques bilatéraux.
© À Lomé, l’Inde et le Togo scellent un partenariat stratégique pour moderniser l’agriculture et stimuler les échanges économiques bilatéraux.

Lomé, symbole d’une ambition partagée entre l’Inde et le Togo

 

Ainsi, en choisissant Lomé comme théâtre de cette rencontre, les deux parties affirment la centralité du Togo dans les dynamiques économiques régionales. Cette ville, vibrant carrefour d’échanges, devient le symbole d’une diplomatie active, tournée vers le développement et l’innovation. La CCI-Togo, en remerciant l’ambassade indienne pour son soutien lors du récent Conclave Inde-Afrique à New Delhi, a aussi réitéré son engagement à bâtir des partenariats durables, capables de transformer le paysage économique togolais.

 

Fraternité diplomatique : un échange qui scelle la confiance

 

Dans le prolongement de ces échanges, la rencontre s’est conclue par un geste symbolique fort : un échange de présents entre l’ambassadeur et le président de la CCI-Togo. Ce rituel, empreint de respect mutuel, scelle ainsi l’amitié entre les deux nations et leur volonté de travailler main dans la main. De fait, cette marque de confiance illustre une diplomatie ancrée dans des valeurs humaines, où chaque pas vers la coopération renforce les liens historiques entre l’Inde et le Togo.

Inde et le Togo : vers un avenir de partenariats dynamiques et concrets 

 

En définitive, ce rendez-vous, par sa portée diplomatique et symbolique, pose les bases d’une collaboration ambitieuse. Le Forum économique à venir s’annonce comme une étape décisive pour concrétiser ces engagements, en mobilisant entreprises et décideurs autour d’une vision commune. Par ailleurs, en misant sur des secteurs clés comme l’agriculture et la mécanisation, l’Inde et le Togo écrivent ensemble une nouvelle page de leur histoire, où la prospérité et la solidarité s’entrelacent.

Cependant, le véritable défi est désormais de transformer ces intentions prometteuses en projets tangibles et durables sur le terrain. L’agropole de Kara sera-t-elle la première success-story de ce nouvel élan indo-togolais ?