L’information circule à grande vitesse sur les réseaux sociaux togolais depuis quelques jours. Bonzy, artiste togolais révélé au sein du groupe Tach Noir, serait actuellement incarcéré aux États-Unis dans le cadre d’une affaire criminelle aux contours encore imprécis. Selon plusieurs sources concordantes, le chanteur ferait face à de graves accusations, dont celle d’homicide.
Une affaire révélée tardivement
Les faits remonteraient à novembre 2025. Pourtant, ce n’est que récemment que l’affaire a émergé dans l’espace public, notamment après des publications de l’artiste Zaga Bambo, qui a publiquement dénoncé le silence entourant la situation.
D’après les premiers éléments évoqués, l’incident se serait produit dans un établissement psychiatrique où Bonzy séjournait. La justice reproche à Bonzy d’avoir violemment frappé un citoyen américain avec une barre métallique, des coups qui ont entraîné la mort de la victime.
Cependant, d’autres versions circulent. Certaines évoquent une altercation plus large qui aurait fait deux victimes, dont une mortelle. À ce stade, aucune déclaration officielle des autorités américaines n’est venue confirmer ou infirmer ces informations. Par ailleurs, l’enquête suivrait son cours afin d’établir les responsabilités exactes et de clarifier les circonstances.
Au-delà des faits allégués, des proches de l’artiste évoquent une période de vulnérabilité psychologique ces derniers mois. Cette dimension, si elle est confirmée, pourrait également peser dans la compréhension globale du dossier.
Par ailleurs, ce ne serait pas la première fois que son nom apparaît dans la rubrique des faits divers outre-Atlantique. Des sources indiquent qu’il aurait déjà été impliqué dans un incident armé par le passé, au cours duquel il aurait été blessé par balle. Autant d’éléments qui alimentent aujourd’hui les interrogations.
Néanmoins, en l’absence de communication judiciaire formelle, la prudence reste de mise. Dans ce type d’affaires, les rumeurs circulent souvent plus vite que les conclusions judiciaires.
De la lumière des scènes togolaises à la tourmente judiciaire
Pour de nombreux Togolais, cette affaire ravive le souvenir d’une époque où Tach Noir occupait une place remarquée sur la scène urbaine nationale. Entre 2011 et 2016, le duo formé par Bonzy et Jamy avait su imposer son style, notamment avec le titre « Awaleg », devenu populaire auprès de la jeunesse.
Le groupe avait également marqué les esprits grâce à une collaboration avec Toofan sur le morceau « Follow My Dance » en 2012. Une période faste qui contrastait avec la discrétion médiatique observée ces dernières années, depuis leur installation aux États-Unis et l’évolution séparée de leurs carrières.
Une onde de choc au Togo
Aujourd’hui, l’affaire suscite émotion, incompréhension et débats sur les plateformes numériques. Certains appellent à la retenue et au respect de la présomption d’innocence. D’autres s’interrogent sur les conditions de prise en charge des artistes expatriés confrontés à des difficultés personnelles loin de leur pays d’origine.
En attendant, une seule certitude s’impose : le dossier reste entre les mains de la justice américaine. Seule l’issue judiciaire permettra de faire la lumière sur cette affaire qui, déjà, marque un tournant sombre dans le parcours d’un artiste autrefois adulé.
Kara, 18 décembre 2025 – À l’occasion du dixième anniversaire des Kara Music Awards, un atelier dédié au perfectionnement professionnel a captivé une audience variée mercredi à l’Hôtel Étoile de la Kozah. Cette initiative, centrée sur les mutations du paysage culturel, a équipé les professionnels d’outils innovants pour naviguer dans un environnement de plus en plus connecté.
Des experts pour décrypter les mutations de l’industrie créative
Dirigé par Mme Ziadi, spécialiste mandatée par le Conseil International de l’Industrie et des Initiatives Artistiques (CONIIA), et par Francis Akovi, expert en communication numérique, le programme a exploré les défis contemporains du domaine artistique. Par ailleurs, les sessions ont mis l’accent sur les dynamiques actuelles de l’industrie créative, les approches pour valoriser les compétences émergentes et les tactiques de promotion adaptées au monde digital, incluant l’usage des réseaux sociaux et des plateformes en ligne.
Parmi les présents : des créateurs musicaux, des agents artistiques, des organisateurs d’événements et des amateurs passionnés. Chacun est reparti avec des méthodes applicables immédiatement, destinées à amplifier leur influence au sein de l’écosystème culturel togolais. Ces acquis couvrent notamment la construction d’une présence en ligne solide et la monétisation des contenus artistiques dans un marché globalisé.
Kara Music Awards : des échanges interactifs salués par les participants
Les facilitateurs ont été applaudis pour la richesse de leurs interventions, qui ont favorisé des interactions vivantes et pertinentes. L’atelier, intégré aux festivités des Kara Music Awards – une plateforme dédiée à la reconnaissance des talents musicaux régionaux –, illustre une vision proactive : professionnaliser les intervenants pour une scène culturelle plus compétitive et résiliente face aux défis numériques.
En somme, cette rencontre renforce l’héritage des Kara Music Awards, qui célèbrent une décennie de promotion artistique au Togo. Elle pourrait catalyser de nouvelles collaborations et innovations, contribuant à un secteur plus dynamique et inclusif. Les organisateurs expriment leur satisfaction face à la mobilisation et à l’enthousiasme général, augurant d’un avenir prometteur pour la culture togolaise.
YAS Togo Talent : la grande finale qui va révéler la nouvelle scène togolaise
Lomé, 13 août 2025 – Le compte à rebours est lancé pour la grande finale de la 2ᵉ édition de YAS Togo Talent, prévue ce samedi 16 août à l’Espace culturel MIVA. Après avoir reçu plus de 300 candidatures, seuls 16 jeunes artistes ont décroché leur place sur la scène finale, prêts à livrer des performances 100 % live devant un jury de professionnels et un public en effervescence.
Porté par l’artiste et promotrice Christelle Johnson, le projet YAS Togo Talent se veut bien plus qu’un concours. En effet, c’est une véritable rampe de lancement pour les talents méconnus, une plateforme de visibilité et d’accompagnement artistique. Après une première édition entièrement virtuelle, cette deuxième saison marque un tournant avec des prestations en présentiel, un orchestre sur scène et un encadrement personnalisé.
Selon les dires de Christelle Johnson, « cette fois, les artistes peuvent vraiment s’affirmer, ressentir l’énergie du public et bénéficier d’un vrai coaching ».
Au-delà des prix, un accompagnement durable
Par la suite le jury désignera trois lauréats à l’issue de la finale.
1ᵉʳ prix : 500 000 FCFA + prise en charge du son et promotion.
2ᵉ prix : 100 000 FCFA + accompagnement technique.
3ᵉ prix : 50 000 FCFA + appui à la production.
Mais au-delà des récompenses, l’organisation a également prévu un suivi post-concours pour tous les finalistes, comprenant concerts, rencontres, scènes locales et mentorat.
YAS Togo Talent, un tremplin vers la reconnaissance internationale
Soutenu par YAS Togo, ce concours s’inscrit aussi dans une dynamique de promotion de la musique togolaise, avec l’ambition de faire rayonner les talents locaux au-delà des frontières.
Comme l’affirme Déla Djaou, chargé des relations presse, « nous voulons structurer, accompagner et propulser ces artistes vers une vraie carrière ».
En somme, le 16 août, le Togo ne choisira pas seulement trois gagnants. Il affirmera sa volonté de faire émerger une nouvelle génération d’artistes, audacieux et authentiques. Mais YAS Togo Talent peut-il réellement devenir un tremplin pour propulser les artistes togolais sur la scène internationale et les transformer en icônes de la musique africaine ?
Faure Gnassingbé tend le micro à la musique togolaise : dialogue inédit avec les artistes à Lomé
Lomé, 11 août 2025 – Dans une atmosphère conviviale et résolument tournée vers l’avenir, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu ce week-end à sa résidence plusieurs figures emblématiques de la scène musicale togolaise. Parmi les invités : Masta Just du groupe Toofan, Senzaa, Tony X, Sethlo, Mic Flammez, Conii Gangster, Laura Bazouka, Master Popa et bien d’autres.
La musique togolaise, un dialogue entre artistes et pouvoir
Loin des projecteurs, cette rencontre a permis aux artistes de partager leurs préoccupations, leurs ambitions et leurs propositions pour dynamiser l’industrie musicale nationale. En effet, les échanges ont porté sur les conditions de travail, la structuration du secteur, la diffusion des œuvres et la valorisation de la culture togolaise sur les scènes régionales et internationales.
Faure Gnassingbé, attentif et engagé, a salué la pertinence des idées exprimées et a encouragé « un dialogue ouvert et permanent » entre les autorités et les acteurs culturels. Par ailleurs, il a réaffirmé son soutien à la filière musicale, soulignant l’importance de projets concrets pour renforcer la formation, les infrastructures et les opportunités de rayonnement.
Pour les artistes présents, cette rencontre marque un tournant. Elle ouvre aussi la voie à une collaboration plus étroite entre pouvoir politique et création artistique, dans une logique de co-construction. « Le rap, l’afrobeat, le gospel, le slam… tous les genres ont leur place dans le récit culturel du Togo. De ce fait, ce dialogue est une première pierre », confie l’un des participants.
En outre , la musique togolaise, riche et plurielle, aspire à plus de reconnaissance, de structuration et de soutien. Cette initiative présidentielle pourrait bien être le catalyseur d’une nouvelle dynamique, capable de propulser les talents locaux sur les plus grandes scènes du continent.
À Lomé, les artistes ont parlé, et le pouvoir a écouté. Maintenant, la véritable question est de savoir comment les mots se transformeront en actes concrets, afin que la musique togolaise devienne un véritable levier de rayonnement national, et un modèle de développement pour toute la sous-région.
est en fête ! Le groupe emblématique Toofan célèbre ses 20 ans de carrière, marqués par une discipline exemplaire, une persévérance inébranlable et un travail acharné. Composé de Masta Just et Barabas, le duo a su conquérir le cœur de millions de fans à travers le monde, nous faisant chanter, danser et rêver au rythme de leurs mélodies envoûtantes.
Toofan : une carrière jalonnée de succès
Depuis leurs débuts en 2005 à Lomé, Toofan a su imposer son style unique, fusionnant des sonorités traditionnelles africaines avec des influences modernes. Leur musique, véritable hymne à la joie et à la célébration, a traversé les frontières, faisant d’eux des ambassadeurs culturels du Togo sur la scène internationale.
En plus, leur parcours est une véritable success story, témoignant de leur talent indéniable et de leur capacité à se réinventer au fil des années. Des titres phares tels que « Eledji », « Gweta » ou encore « Affairage » ont marqué les esprits et les ont propulsés au sommet des charts africains et mondiaux.
Un concert d’anniversaire exceptionnel
Par ailleurs, pour célébrer cette étape importante, Toofan prépare un concert exceptionnel au Zénith de Paris le 18 avril 2025. Cet événement promet d’être un moment inoubliable, réunissant des fans venus des quatre coins du globe pour célébrer deux décennies de musique et de succès. Les billets sont déjà disponibles à la vente, et l’engouement est palpable.
Un programme festif à venir
En plus de ce concert parisien, le duo a annoncé un programme d’anniversaire riche en surprises. Bien que les détails soient encore gardés secrets, les fans peuvent s’attendre à des concerts explosifs au pays, à des collaborations inédites, à des sorties de nouveaux titres et à des événements spéciaux tout au long de l’année 2025.
Masta Just et Barabas tiennent à exprimer leur profonde gratitude envers leurs fans pour leur soutien indéfectible au cours de ces 20 dernières années. Ils affirment que sans cette ferveur et cet amour, leur parcours n’aurait pas été le même. Leur message est clair : « Merci de nous faire chanter, danser et rêver ! »
Un avenir prometteur
Alors que Toofan célèbre ses 20 ans de carrière, le duo ne montre aucun signe de ralentissement. Avec une énergie toujours aussi débordante et une passion intacte pour la musique, Masta Just et Barabas sont prêts à écrire de nouveaux chapitres de leur histoire musicale, promettant de continuer à faire vibrer le monde entier avec leurs rythmes entraînants.
En somme, le parcours de Toofan est une source d’inspiration pour de nombreux artistes et mélomanes. Leur discipline, leur persévérance et leur travail acharné ont porté leurs fruits, faisant d’eux des icônes de la musique africaine contemporaine. Alors que nous célébrons ces 20 ans de succès, nous leur souhaitons une longue vie et attendons avec impatience de découvrir les surprises qu’ils nous réservent pour leur anniversaire.
Lomé, 24 septembre 2024 – La star togolaise Ralycia a mis le feu aux poudres en dénonçant publiquement la perte de crédibilité des cérémonies de récompenses musicales au Togo. Ses propositions, relayées à grande vitesse sur les réseaux sociaux, ont déclenché une vive polémique au sein de l’industrie musicale locale.
Dans un post publié le 19 septembre, l’artiste n’a pas mâché ses mots pour exprimer son désaccord avec la façon dont sont organisés ces événements. Selon elle, les récompenses ne renvoient plus l’excellence artistique et ne servent plus les intérêts des artistes.
Ce coup de gueule intervient dans un contexte marqué par une profonde méfiance à l’égard des organisateurs de ces cérémonies. L’affaire Ghettovi, un artiste convoqué de manière controversée pour le « Super Star Contest », a mis en lumière les tensions qui règnent au sein de la profession.
Ulrich Chadare, figure incontournable de la scène culturelle togolaise, a apporté son soutien aux propos de Ralycia. Pour lui, le problème est systémique et dépasse largement le cadre des récompenses musicales. Il appelle à une refonte complète du système pour redonner aux cérémonies leur lustre d’antan.
Les Gnadoe Magazine Awards dans la ligne de mire
Les organisateurs observeront les prochains Gnadoe Magazine Awards, qui se tiendront en décembre, avec une attention particulière. Considérés comme l’un des événements les plus importants du calendrier musical togolais, ils sont censés récompenser les meilleurs artistes de l’année. Cependant, face aux critiques, les organisateurs devront faire preuve d’une grande transparence pour redonner confiance au public.
Un tournant pour la musique togolaise ?
La prise de position de Ralycia marque un tournant dans le débat sur la valorisation de la musique togolaise. Les artistes, les professionnels de l’industrie et les fans doivent désormais se mobiliser pour exiger des changements. Les prochains mois seront décisifs pour l’avenir des récompenses musicales au Togo. La question est de savoir si les acteurs concernés sauront saisir cette opportunité pour redynamiser un secteur en crise. Et vous, lecteur, quel est votre avis sur cette affaire ? Les récompenses musicales ont-elles encore un sens à l’ère du streaming et des réseaux sociaux ?