Corridor Lomé–Mersin : accélérer les échanges

Le Togo veut consolider sa place de hub logistique en Afrique de l’Ouest. C’est dans cette perspective que le ministre de l’Économie maritime, de la Pêche et de la Protection côtière, Kokou Edem Tengue, a reçu le 21 février 2026, à Lomé, l’ambassadrice de Turquie au Togo, S.E. Mme Kılıç Muteber.

Au cœur des échanges : le renforcement du partenariat maritime entre les deux pays, avec en ligne de mire la mise en place d’un corridor logistique direct entre le Port autonome de Lomé et le Port de Mersin.

 

Un partenariat qui change d’échelle

Les relations commerciales entre Lomé et Ankara ont connu une progression régulière ces dernières années. Le volume des échanges avoisine désormais les 270 millions de dollars, un chiffre qui témoigne d’un intérêt croissant des opérateurs économiques des deux pays.

Mais pour les autorités togolaises, il ne s’agit plus seulement d’échanger davantage : l’ambition est d’échanger mieux.

La partie turque devrait soumettre prochainement un Mémorandum d’Entente (MoU) visant à formaliser ce partenariat maritime. Dans cette perspective, l’objectif est de fluidifier les flux de marchandises, de réduire les délais de transit et de renforcer également la compétitivité des entreprises togolaises sur les marchés internationaux.

 

Le Port de Lomé, pièce maîtresse de la stratégie togolaise

Seul port en eau profonde naturelle de la sous-région, le Port autonome de Lomé s’est imposé comme un carrefour logistique majeur pour les pays enclavés du Sahel.

Grâce à ses infrastructures modernisées et à sa capacité d’accueil de navires de grande taille, il constitue un atout stratégique pour le Togo. La création d’un corridor direct avec Mersin permettrait d’ouvrir une nouvelle porte vers le marché turc, mais aussi vers l’Europe et le Moyen-Orient.

Dans un contexte de concurrence accrue entre les ports ouest-africains, cette initiative s’inscrit dans la volonté de Lomé de maintenir son avance logistique.

Kokou Edem Tengue
© Kokou Edem Tengue

Mersin, passerelle vers l’Eurasie

Situé sur la côte méditerranéenne, le Port de Mersin est l’un des principaux centres maritimes de Turquie. Il relie l’Asie, l’Europe et le Moyen-Orient à travers un réseau dense de lignes commerciales.

Pour le Togo, se connecter plus directement à cette plateforme revient à diversifier ses partenaires commerciaux et à sécuriser de nouveaux débouchés pour ses exportations.

Une diplomatie économique assumée

Au-delà des chiffres, cette rencontre illustre une stratégie plus large : celle d’une diplomatie tournée vers l’efficacité économique.

Le gouvernement togolais multiplie les partenariats ciblés afin de renforcer les infrastructures, d’attirer des investissements et créer des opportunités pour les entreprises locales.

Dans cette dynamique, le secteur maritime occupe une place centrale. Le transport et la logistique représentent un levier essentiel pour soutenir la croissance, notamment dans un pays dont l’économie dépend fortement des échanges commerciaux.

 

Vers un corridor logistique performant ?

La mise en place d’un corridor direct pourrait réduire les coûts de transport, améliorer la prévisibilité des délais de livraison, renforcer les échanges industriels et agroalimentaires, et accroître les recettes portuaires.

Reste à transformer l’intention politique en réalisations concrètes. La signature et la mise en œuvre du mémorandum d’entente seront aussi déterminantes pour donner corps à cette ambition.

 

Un signal fort pour la compétitivité du Togo

Dans un environnement économique mondial marqué par les tensions géopolitiques et la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement, le Togo cherche aussi  à consolider sa position.

Ainsi, en renforçant ses liens avec la Turquie et en misant sur la performance logistique, Lomé envoie un signal fort : le pays entend jouer un rôle de premier plan dans le commerce régional et international.

Grand Lomé : quatre églises suspendues pour nuisances sonores

À Lomé, la question du bruit ne relève plus seulement du voisinage : elle devient un enjeu de gouvernance urbaine. Les autorités ont décidé de suspendre quatre églises du Grand Lomé pour non-respect répété des règles encadrant la sonorisation des lieux de culte.

Une décision qui marque un tournant après plusieurs mois de sensibilisation et de rappels à l’ordre.

Quatre églises concernées

Les structures visées sont :

  • Ministère Jésus le Bon Berger (Tokoin-Habitat)
  • Église Mont Israël (Agoè-Vakpossito)
  • Église Internationale de l’Action du Saint-Esprit (Davié Assomé)
  • Olders International Ministry (Agoè-Sorad)

Selon des sources administratives, ces églises auraient fait l’objet de multiples avertissements avant la suspension officielle de leurs activités avec sonorisation.

Du dialogue aux sanctions

Avant d’en arriver à cette suspension, l’État affirme avoir privilégié la concertation, à travers des rencontres de sensibilisation avec les responsables religieux, des contrôles techniques sur le niveau sonore et des médiations entre fidèles et riverains.

Mais malgré ces démarches, les plaintes ont continué à affluer. Dans plusieurs quartiers, des habitants dénonçaient des nuits écourtées, des week-ends perturbés et des difficultés à travailler à domicile à cause d’un volume sonore jugé excessif.

Face à cette situation, les autorités ont choisi d’appliquer strictement la réglementation en vigueur sur les nuisances sonores.

Entre liberté de culte et droit au repos

Au Togo, la liberté de religion est garantie. Les églises, très nombreuses dans la capitale, jouent un rôle social important. Mais dans un Grand Lomé en pleine expansion démographique, la cohabitation devient plus complexe.

La question posée aujourd’hui n’est pas celle de la foi, mais celle du respect des règles communes. Le droit de prier et de célébrer ne doit pas empiéter sur le droit au repos des riverains.

Cette décision illustre une volonté des autorités de faire respecter l’équilibre entre pratiques religieuses et tranquillité publique.

Des conditions strictes pour rouvrir

Pour rouvrir, les églises suspendues devront installer des dispositifs d’insonorisation, limiter le volume des équipements de sonorisation et se conformer aux normes techniques fixées par l’administration.

Aucune reprise des rassemblements amplifiés ne sera autorisée tant que ces exigences ne seront pas satisfaites.

Un signal pour tout le Grand Lomé

Ce coup de fermeté envoie un message clair aux autres lieux de culte et espaces publics du Grand Lomé : les règles seront appliquées.

Les autorités préviennent que d’autres sanctions pourraient suivre en cas de manquements répétés.

Dans une capitale où les espaces résidentiels se densifient et où les activités religieuses occupent une place centrale dans la vie sociale, la régulation du bruit devient un défi majeur. L’enjeu dépasse les quatre églises suspendues : il s’agit d’organiser une cohabitation apaisée dans une ville en pleine mutation.

Togo : départ confirmé de Kouessan Yovodévi à la communication de la Présidence

À Lomé, les couloirs feutrés de la présidence bruissent depuis plusieurs jours d’une information désormais confirmée : Kouessan Yovodévi n’occupe plus le poste de directeur de la communication de la Présidence de la République.

Selon nos informations, l’administration lui a notifié par écrit, il y a près d’une semaine, la fin de ses fonctions, conformément aux procédures internes. Contrairement aux infox ayant circulé dans certains cercles, aucune scène spectaculaire ni incident matériel n’auraient accompagné son départ.

Une sortie sans déclaration officielle

À ce stade, aucune annonce publique détaillée n’a été faite par la Présidence de la République togolaise pour expliquer les raisons exactes de cette décision.

Dans un pays où la communication institutionnelle est particulièrement encadrée, ce silence interroge autant qu’il intrigue. Le poste de directeur de la communication est stratégique : il façonne l’image du chef de l’État, coordonne les messages officiels et supervise les relations avec les médias nationaux et internationaux.

Le départ de son titulaire ne relève donc jamais d’un simple ajustement administratif.

Des tensions internes en toile de fond ?

D’après des sources proches du dossier, des désaccords profonds auraient marqué les relations entre l’ancien responsable de la communication et une personnalité influente, réputée proche du sommet de l’exécutif.

Ces divergences, évoquées depuis plusieurs mois dans les milieux politiques de Lomé, auraient progressivement fragilisé sa position. Sans confirmation officielle, difficile toutefois de démêler les faits des spéculations.

Dans les cercles médiatiques, certains évoquent une divergence de méthode dans la gestion de l’image présidentielle, à l’heure où la communication politique se joue désormais autant sur les réseaux sociaux que dans les médias traditionnels.

Un poste hautement sensible

Au Togo, la communication présidentielle ne se limite pas à la diffusion de communiqués. Elle est devenue un outil central de stratégie politique, notamment dans un contexte régional marqué par des recompositions institutionnelles et des attentes sociales fortes.

La gestion de l’opinion publique, la narration des réformes et la projection de l’image du pays à l’international sont autant d’éléments clés.

Le départ de Kouessan Yovodévi intervient donc dans un moment où la maîtrise du récit politique demeure cruciale pour le pouvoir exécutif.

Quels équilibres à venir ?

Plusieurs observateurs s’interrogent désormais sur l’orientation que prendra la communication présidentielle dans les prochaines semaines. S’agira-t-il d’un simple remplacement technique ou d’un repositionnement plus large de la stratégie médiatique ?

Dans les rédactions de Lomé comme dans les milieux politiques, les réactions oscillent entre prudence et spéculation.

En l’absence de communication officielle détaillée, une certitude demeure : au sommet de l’État, les ajustements de ce type traduisent souvent des équilibres internes en mouvement.

 

Cinéma africain : CANEX Creations propulse Clarissa vers les écrans du monde

Et si l’avenir du cinéma africain se jouait aussi dans les salles obscures de Los Angeles, Paris ou Tokyo ?
Avec son investissement dans le long métrage Clarissa, la filiale panafricaine CANEX Creations Inc. franchit une nouvelle étape : financer, depuis le continent, des œuvres capables de séduire le marché mondial. Ainsi, le film sera distribué à l’international par le studio américain NEON, connu pour ses succès aux Oscars.

 

Une adaptation audacieuse, entre Lagos et héritage littéraire

Réalisé par les frères jumeaux Arie Esiri et Chuko Esiri, Clarissa revisite librement l’univers de la romancière britannique Virginia Woolf, en le transplantant dans le Lagos contemporain.

Tourné en pellicule 35 mm entre Lagos et l’État du Delta, le film raconte l’histoire d’une femme élégante qui organise une réception chez elle. Au fil d’une seule soirée, elle replonge dans ses souvenirs : amitiés d’enfance, amours contrariées, rêves abandonnés. Une exploration intime du temps, de la mémoire et des choix de vie.

En plus, le casting réunit des figures internationales telles que Sophie Okonedo, David Oyelowo et Ayo Edebiri, aux côtés de jeunes talents issus de séries à succès.

Banque africaine d'import-export
© Banque africaine d'import-export

Un financement 100 % africain, une ambition mondiale

L’originalité du projet ne réside pas seulement dans son propos artistique. Sa production a été entièrement financée par des capitaux africains, sous la houlette de CANEX Creations Inc., filiale du Fonds pour le développement des exportations en Afrique (FEDA), lui-même adossé à Afreximbank.

En clair, l’Afrique ne se contente plus de fournir des histoires : elle en maîtrise désormais le financement et la propriété intellectuelle.

Pour Osahon Akpata, dirigeant de CANEX Creations, Clarissa incarne « une nouvelle génération d’œuvres africaines capables de dialoguer avec le monde sans perdre leur ancrage local ». Ainsi, l’acquisition du film par NEON pour une distribution mondiale vient valider ce pari.

 

NEON, un partenaire stratégique

Fondé il y a moins d’une décennie, NEON s’est imposé comme l’un des studios indépendants les plus influents d’Hollywood, avec plusieurs films primés aux Oscars et au festival de Cannes.

En prenant en charge la sortie mondiale de Clarissa, le studio ouvre ainsi au film nigérian les portes du marché nord-américain et européen, tout en orchestrant les ventes internationales via sa branche dédiée.

Pour les observateurs, cette collaboration illustre un changement de rapport de force : les acteurs africains ne vendent plus leurs contenus à bas coût, ils les négocient maintenant comme des œuvres à fort potentiel commercial.

 

Une stratégie continentale assumée

Au-delà de ce film, CANEX Creations Inc. poursuit une stratégie claire : investir dans des actifs créatifs africains – cinéma, musique, mode, sport – susceptibles de générer des revenus à l’export.

Cette approche s’inscrit aussi dans la vision plus large d’Afreximbank, qui soutient depuis plus de 30 ans le commerce intra-africain et l’industrialisation du continent. Le secteur culturel, longtemps sous-financé, apparaît aujourd’hui comme un levier économique stratégique.

 

Nollywood change d’échelle.

Avec Clarissa, le Nigeria – déjà locomotive du cinéma africain – démontre qu’il peut produire des films d’auteur ambitieux, tournés avec des standards techniques internationaux, tout en conservant une identité locale forte.

Pour les autres pays d’Afrique de l’Ouest, l’exemple inspire : il prouve aussi qu’un écosystème financier africain solide peut donner aux créateurs les moyens de rivaliser avec les grands marchés mondiaux.

En somme, Clarissa délivre un message clair : l’Afrique ne veut plus seulement raconter ses histoires, elle veut les exporter, les monétiser et en maîtriser la valeur.

Présidentielle au Congo : Africa24 Group se positionne au cœur du scrutin

 

 

 

À quelques semaines de l’élection présidentielle congolaise du 15 mars 2026, le paysage médiatique africain s’organise. Africa24 Group annonce un dispositif éditorial d’envergure, bilingue et multiplateforme, pour couvrir un scrutin présenté comme un moment charnière pour la République du Congo.

 

Un scrutin sous le signe de la stabilité et des attentes sociales

Le 15 mars prochain, les Congolais seront appelés aux urnes pour désigner leur président. Dans un contexte marqué par des défis économiques persistants mais aussi par une volonté affichée de consolider la paix civile, cette élection est perçue comme un test grandeur nature pour la solidité des institutions.

Au-delà des chiffres et des alliances politiques, le scrutin cristallise de fortes attentes sociales : emploi des jeunes, diversification économique, amélioration des services publics et renforcement de la gouvernance. Autant de thèmes qui devraient structurer la campagne.

C’est dans ce climat que le groupe médiatique panafricain Africa24 entend jouer un rôle central.

 

Un dispositif éditorial spécial pour décrypter la présidentielle

Le groupe déploie, pour l’occasion, un système éditorial renforcé, articulé autour de ses chaînes francophone et anglophone. Objectif : offrir aux citoyens, à la diaspora et aux observateurs internationaux une lecture complète des enjeux.

Parmi les programmes annoncés :

  • Un journal de campagne dédié, avec le suivi des meetings, déplacements et déclarations des candidats.
  • Des portraits détaillés des prétendants à la magistrature suprême.
  • Des analyses pédagogiques sur les propositions économiques et sociales.
  • Des reportages de terrain mettant en lumière les réalités des différentes régions du pays.

L’ambition affichée est de rendre l’information accessible au plus large public, dans un langage clair, tout en conservant une approche rigoureuse.

 

Entretiens exclusifs et regards croisés

Africa24 prévoit également une série d’entretiens approfondis avec les candidats et leurs équipes. Ces échanges devraient permettre aux électeurs de mieux comprendre les priorités, les stratégies et la vision d’avenir portées par chaque camp. En complément, des experts, économistes et acteurs de la société civile interviendront pour analyser les programmes et mesurer leur faisabilité.

Le groupe annonce aussi une rubrique spéciale intitulée Congo Postcards, dédiée à la mise en valeur du potentiel culturel, artistique, sportif et économique du pays. Une manière de rappeler que l’élection ne se limite pas à une compétition politique, mais s’inscrit dans une dynamique nationale plus large.

 

Une diffusion à l’échelle mondiale

La couverture sera accessible :

  • Sur AFRICA24 TV (chaîne 249 sur Canal+ Afrique)
  • Sur AFRICA24 English (chaîne 254 sur Canal+ Afrique)
  • Via la plateforme de streaming myAfrica24
  • Sur le site officiel du groupe

Avec une audience revendiquée de plus de 120 millions de foyers à travers le monde et plusieurs millions d’abonnés numériques, Africa24 entend offrir une visibilité internationale à ce scrutin congolais.

 

Africa24, un acteur médiatique continental

Fondé en 2009, Africa24 s’est imposé comme l’un des réseaux d’information panafricains les plus influents. Le groupe opère plusieurs chaînes spécialisées, couvrant l’actualité générale, le sport et les industries culturelles africaines.

À travers cette mobilisation exceptionnelle, le média affirme son engagement en faveur d’un traitement équilibré et professionnel des processus électoraux sur le continent.

 

Une élection, un enjeu continental

Au-delà des frontières du Congo, cette présidentielle sera observée par de nombreux partenaires régionaux et internationaux. Dans une Afrique centrale en quête de stabilité et d’intégration économique, chaque scrutin compte.

Le 15 mars 2026, les électeurs congolais auront donc la responsabilité de tracer une nouvelle page de leur histoire politique. Et les caméras d’Africa24 seront braquées sur Brazzaville.

Université de Lomé : pose de la première pierre du complexe clinique odontostomatologique

Sous un ciel chargé de symboles plus que de nuages, la Faculté des Sciences de la Santé (FSS) a franchi, ce vendredi 20 février 2026, une étape majeure de son histoire. En effet, dans la salle du Conseil de l’université, responsables académiques, partenaires techniques et étudiants ont assisté à la cérémonie de pose de la première pierre du futur Complexe clinique odonto-stomatologique.

Au-delà du geste protocolaire, c’est une ambition nationale qui se dessine : former mieux, soigner mieux, et rapprocher l’université des besoins réels de la population.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Un partenariat stratégique avec Mercy Ships International

Le projet est réalisé en collaboration avec Mercy Ships International, organisation humanitaire reconnue pour ses navires-hôpitaux et ses actions de renforcement des capacités médicales en Afrique.

Ainsi pour les responsables universitaires, cette coopération dépasse la simple construction d’un bâtiment. Elle incarne une vision commune : faire de la formation en santé bucco-dentaire un pilier du système sanitaire togolais.

Représentant le président de l’université, le premier vice-président, Professeur Komlan Batawila, a souligné que ce partenariat s’inscrit dans une logique d’excellence académique et de service public. En ce sens, l’objectif est clair : offrir aux étudiants un environnement moderne, adapté aux exigences actuelles de la médecine.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Un outil pédagogique et scientifique

Le futur complexe clinique sera dédié à trois missions essentielles : offrir une formation pratique aux étudiants en odontostomatologie, stimuler la recherche scientifique en santé bucco-dentaire et améliorer l’accès de la population aux soins spécialisés.

Aujourd’hui, l’insuffisance d’infrastructures limite la qualité de la formation clinique, obligeant les étudiants à travailler sur des plateaux techniques réduits. En fait, ce nouveau centre ambitionne de corriger cette contrainte en proposant un cadre moderne, conforme aux standards actuels.

Pour le professeur Aboudoulatif Diallo, premier vice-doyen de la FSS, cette infrastructure représente un levier stratégique : elle renforcera les compétences des futurs praticiens tout en augmentant la capacité d’accueil des patients nécessitant des soins spécialisés.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Un enjeu de santé publique

Au Togo, les pathologies bucco-dentaires restent fréquentes, parfois aggravées par un accès limité aux soins spécialisés, surtout en dehors des grands centres urbains.

En dotant la capitale universitaire d’un complexe clinique dédié, l’Université de Lomé contribue ainsi à réduire cet écart. L’initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du système de santé.

Car former des médecins et chirurgiens-dentistes compétents ne suffit pas ; encore faut-il leur offrir des conditions d’apprentissage en phase avec les réalités du terrain.

Une université au cœur du développement national

La cérémonie a réuni des représentants de Mercy Ships, le maître d’ouvrage, des doyens, des directeurs de services centraux, des enseignants-chercheurs et des étudiants. Par ailleurs, cette mobilisation illustre la dimension collective du projet.

À travers ce chantier, l’Université de Lomé affirme son rôle moteur dans le développement du capital humain et dans l’amélioration du système de santé togolais. L’établissement ne se limite plus à transmettre des savoirs théoriques ; il entend désormais renforcer son impact concret sur la société.

Une pierre posée, une ambition lancée

La pose de la première pierre marque le début d’un chantier qui, à terme, pourrait transformer durablement la formation en odontostomatologie au Togo.

Dans un pays où la demande en soins spécialisés progresse, l’investissement dans les infrastructures universitaires apparaît comme un choix stratégique.

Reste désormais à concrétiser cette ambition dans les délais annoncés, afin que les étudiants et les patients puissent rapidement bénéficier de ce nouvel outil de formation et de soins.

Carburant : un maillon vital pour l’économie togolaise

Chaque jour, des milliers d’automobilistes, de conducteurs de taxi-moto, d’entreprises et de centrales électriques dépendent d’un même élément : le carburant. Derrière ce geste banal – faire le plein – se cache une organisation discrète mais essentielle pour la stabilité économique du pays.

Dans un contexte international marqué par la volatilité des prix du pétrole, le Togo a mis en place un dispositif précis pour garantir l’approvisionnement, contrôler les prix et assurer une distribution équitable sur tout le territoire.

 

Un pays entièrement dépendant des importations

Le Togo ne produit pas de pétrole. La totalité des produits pétroliers consommés dans le pays est importée. En 2022, les volumes d’approvisionnement ont atteint environ 765 kilotonnes équivalent pétrole (ktep), une unité qui permet de mesurer l’énergie fournie par ces importations.

Cette dépendance rend la gestion particulièrement sensible : toute perturbation sur le marché international ou dans la chaîne logistique peut avoir des conséquences immédiates sur l’économie nationale.

Une coordination institutionnelle permanente

La régulation du secteur repose notamment sur le Secrétariat du Comité de Suivi des Fluctuations des Prix des Produits Pétroliers (CSFPPP), organe chargé de suivre l’évolution des cours mondiaux et d’adapter les mécanismes nationaux.

Parallèlement, la Direction des Hydrocarbures, sous la tutelle du Ministère délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières, veille à la sécurité des stocks, au respect des normes techniques et à la qualité des produits distribués dans les stations-service.

Ce ministère délivre également les autorisations de construction et d’exploitation des stations, et effectue des contrôles réguliers afin de garantir la conformité des installations.

Transport et électricité : les deux grands consommateurs

Près de 67 % du carburant importé est absorbé par le secteur des transports : véhicules particuliers, taxis-motos, camions de marchandises. Ce chiffre montre à quel point la mobilité est au cœur de l’économie togolaise.

Le reste des volumes soutient principalement la production d’électricité, notamment à travers les centrales thermiques qui complètent les autres sources d’énergie. Ainsi, le carburant ne sert pas seulement à faire rouler les véhicules, mais aussi à alimenter les foyers et les entreprises en énergie.

Protéger le pouvoir d’achat face aux chocs internationaux

Les prix du pétrole sur le marché mondial connaissent des variations fréquentes. Pour éviter que ces fluctuations ne pèsent brutalement sur les ménages et les entreprises, l’État togolais applique un mécanisme de fixation administrée des prix, accompagné de subventions.

L’objectif est double :

  • Maintenir un niveau de prix supportable pour les citoyens ;
  • Préserver la stabilité sociale et économique.

Ce système représente un effort budgétaire important, mais il est perçu comme un outil de régulation face aux incertitudes internationales.

Un prix identique sur tout le territoire

Un autre principe clé de la politique togolaise est l’uniformité du prix du litre, que l’on se trouve à Lomé ou dans une localité de l’intérieur du pays.

D’ailleurs, ce mécanisme repose sur la péréquation du transport, un système d’ajustement qui compense les différences de coûts logistiques entre zones proches des centres d’approvisionnement et régions plus éloignées.

Ainsi, un automobiliste en zone rurale paie le même prix qu’un conducteur de la capitale. Ce choix vise à garantir l’équité territoriale et à éviter des inégalités régionales.

Un maillon vital du développement

L’approvisionnement en carburant dépasse la simple question énergétique. Il touche aussi à la compétitivité des entreprises, à la mobilité des travailleurs, au fonctionnement des hôpitaux et à la distribution des biens de première nécessité.

Dans une économie en croissance, la fluidité de cette chaîne logistique constitue un facteur déterminant. Toute rupture pourrait en effet ralentir l’activité et affecter la vie quotidienne.

À l’heure où les enjeux énergétiques mondiaux deviennent de plus en plus complexes, le défi pour le Togo est clair : sécuriser durablement ses approvisionnements tout en poursuivant la diversification de ses sources d’énergie.

Braquage en plein jour à Bè-Kpéhénou : un blessé

Il était environ midi, ce vendredi 20 février 2026, lorsque des détonations ont déchiré le calme habituel de Bè-Kpéhénou, quartier populaire situé dans la commune de Golfe 1, non loin de l’hôtel Bravia Lomé. En quelques minutes, la zone s’est transformée en scène de panique. Un braquage à main armée venait de se produire, en pleine journée, sous les yeux médusés des habitants et des passants.

Au-delà des faits, cet épisode relance une question plus large : la sécurité urbaine à Lomé est-elle en train de se fragiliser ?

Une attaque rapide, un quartier sous le choc

D’après plusieurs témoins rencontrés sur place, l’opération a été d’une extrême rapidité. Des hommes armés auraient surgi soudainement, semant la confusion avant de disparaître aussi vite qu’ils étaient arrivés.

« Tout s’est passé en quelques minutes. On a entendu les coups de feu, puis les gens ont commencé à courir dans tous les sens », confie un commerçant du secteur, encore marqué par l’événement.

Le bilan provisoire fait état d’au moins un blessé : un conducteur de taxi-moto, atteint au pied par une balle. Pris en charge par des riverains, il a été conduit vers une structure sanitaire. À l’heure où nous publions ces lignes, aucune communication officielle n’a précisé son état de santé.

 

Une cible encore inconnue

Les circonstances exactes de l’attaque restent à clarifier. Le motocycliste était-il visé ou a-t-il été touché accidentellement ? Les assaillants ont-ils emporté un butin ? Les autorités n’ont pas encore fourni d’éléments détaillés.

Cette absence d’informations nourrit les interrogations et alimente l’inquiétude dans un quartier où l’activité économique repose en grande partie sur le commerce de proximité et le transport urbain.

 

Déploiement sécuritaire et premières investigations

Peu après les tirs, les forces de sécurité ont investi les lieux et ont sécurisé le périmètre pour permettre les premières constatations et rassurer une population encore sous le choc. Elles ont ensuite déployé des patrouilles supplémentaires dans les environs afin d’éviter tout nouvel incident. Cependant, de nombreux habitants estiment que la question dépasse la seule réponse immédiate.

 

La peur s’installe-t-elle dans la capitale ?

Ce braquage intervient dans un contexte où plusieurs citoyens évoquent, ces derniers mois, une recrudescence des actes de banditisme dans certains secteurs de Lomé. Si les statistiques officielles restent à confirmer, le ressenti d’insécurité semble, lui, bien réel.

À Bè-Kpéhénou comme ailleurs, les habitants appellent à un renforcement durable des dispositifs de prévention : meilleure surveillance, éclairage public efficace, collaboration accrue entre forces de l’ordre et communautés locales.

Car au-delà de l’émotion suscitée par cet événement, c’est la confiance dans l’espace public qui se joue. Dans une capitale en pleine expansion démographique et économique, la sécurité reste l’un des piliers essentiels de la stabilité sociale.

 

Un défi pour les autorités

Face à ces actes, les autorités togolaises doivent agir sur deux fronts : poursuivre les auteurs et mettre en place des mesures dissuasives à long terme. Plusieurs riverains saluent la rapidité de l’intervention policière, mais ils exigent toujours une réponse structurelle.

En attendant, à Bè-Kpéhénou, les commerces ont rouvert progressivement dans l’après-midi, sous le regard attentif des forces de sécurité. Mais les conversations, elles, restent dominées par une même interrogation : Lomé peut-elle continuer à se développer sans renforcer davantage son bouclier sécuritaire ?

Togo : lancement du FOMECOP pour préparer la jeunesse au marché du travail

Dans un contexte où le chômage et le sous-emploi des jeunes demeurent des défis majeurs en Afrique de l’Ouest, la Commune Golfe 2 s’est transformée, le 19 février 2026, en carrefour national de l’orientation et de l’innovation éducative.

Plusieurs établissements et entreprises ont pris part à l’ouverture du Forum des Métiers, des Compétences et d’Orientation Professionnelle (FOMECOP), au Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF). L’événement entend poser une question simple mais cruciale : comment préparer efficacement la jeunesse togolaise aux réalités d’un marché du travail en pleine mutation ?

Commune du Golfe 2 - Bè Centre
© Commune du Golfe 2 - Bè Centre

Un forum au croisement de l’école et de l’emploi

Porté par Compassion International Togo, en partenariat avec Nehemiah Education, le Ministère de l’Éducation nationale et le Ministère délégué chargé de la Jeunesse et des Sports, le FOMECOP se veut une plateforme nationale dédiée à la valorisation des compétences et à la construction de parcours professionnels solides.

Le thème choisi – « Investir dans l’excellence : développer le capital humain des jeunes face aux mutations globales » – traduit l’ambition des autorités de faire de la formation un levier stratégique pour l’économie togolaise.

Durant trois jours, jusqu’au 21 février, des milliers de jeunes, parents, enseignants, responsables d’établissements et chefs d’entreprises arpenteront les allées du pavillon Oti du CETEF, transformé en véritable vitrine des métiers d’aujourd’hui et de demain.

Commune du Golfe 2 - Bè Centre
© Commune du Golfe 2 - Bè Centre

Un enjeu national : adapter la formation aux besoins réels

Cependant, le forum soulève un débat de fond : celui de l’adéquation entre formation et emploi. Au Togo, comme dans plusieurs pays de la sous-région, de nombreux diplômés peinent à trouver un travail correspondant à leurs qualifications. Les entreprises, de leur côté, dénoncent parfois un déficit de compétences pratiques.

Dans son allocution, le maire de la commune, Kpadé Koffi Gbekandé, a salué une initiative « porteuse d’espoir », remerciant les partenaires pour leur engagement en faveur du développement du capital humain.

Il a également exprimé sa reconnaissance à Faure Essozimna Gnassingbé, soulignant l’importance accordée par les autorités à la formation technique, à l’entrepreneuriat et au renforcement des capacités des jeunes.

Cette référence politique traduit aussi un axe stratégique : faire de la jeunesse un moteur de transformation économique et sociale.

Commune du Golfe 2 - Bè Centre
© Commune du Golfe 2 - Bè Centre

Un salon tourné vers l’avenir

Après la cérémonie officielle, les autorités et les organisateurs ont visité le Salon de l’éducation installé sur le site du CETEF. Universités publiques et privées, centres de formation professionnelle, entreprises innovantes et organismes spécialisés y présentent leurs offres.

Ainsi, les visiteurs peuvent découvrir de nouvelles filières de formation, obtenir des conseils personnalisés d’orientation, assister à des démonstrations de technologies éducatives, participer à des conférences sur les métiers émergents et s’informer sur la vie universitaire ainsi que sur les opportunités d’entrepreneuriat.

Par ailleurs, dans les stands, l’accent est mis sur les secteurs porteurs : numérique, énergies renouvelables, agro-industrie, métiers techniques et gestion de projets, autant de domaines considérés comme stratégiques pour la compétitivité du pays.

Commune du Golfe 2 - Bè Centre
© Commune du Golfe 2 - Bè Centre

Une réponse aux mutations globales

La mondialisation, la transition numérique et les changements climatiques redessinent les besoins en compétences. Pour de nombreux experts présents au forum, l’enjeu n’est plus seulement d’obtenir un diplôme, mais d’acquérir des savoir-faire concrets, adaptables et durables.

Le FOMECOP 2026 se positionne ainsi comme un espace de dialogue entre l’école, l’entreprise et les institutions publiques. Il invite les jeunes à réfléchir tôt à leur projet professionnel et à comprendre les réalités du marché du travail.

 

Un rendez-vous appelé à durer ?

Cette première édition marque une étape importante pour la Commune Golfe 2 et pour Lomé. Si l’affluence et l’intérêt suscités se confirment, le FOMECOP pourrait devenir un rendez-vous annuel structurant pour l’orientation professionnelle au Togo.

À l’heure où la démographie africaine place la jeunesse au centre de tous les enjeux, l’initiative rappelle une évidence : investir dans la formation et les compétences n’est pas une option, mais une nécessité pour construire une économie résiliente et inclusive.

Kano : un nouvel incendie ravage le marché Fatima Simra

Kano (Nigeria), 20 février 2026 – La ville commerciale de Kano, dans le nord du Nigeria, est de nouveau le théâtre d’un violent incendie. Ce vendredi matin, un brasier a ravagé une partie du marché Fatima Simra Multi-Purpose situé dans le quartier de Dakata, détruisant au moins une cinquantaine de boutiques et plongeant de nombreux commerçants dans l’incertitude.

Cet événement survient à peine une semaine après un sinistre encore plus dévastateur qui avait consumé une grande partie du Singer Market, l’un des plus importants centres de commerce de la ville. L’écho de ces deux incendies successifs suscite une profonde inquiétude au-delà des frontières nigérianes.

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Une ville marchande à vif

Les flammes ont pris tôt ce vendredi vers 5 h 40, surprenant des dizaines d’artisans et petits commerçants spécialisés dans la production d’huile végétale, le recyclage de plastique ou de nylon, ainsi que d’autres activités génératrices de revenus. Les témoignages recueillis indiquent que le feu s’est propagé avec une rapidité inquiétante, alimenté par des matériaux hautement inflammables.

« Dès que les flammes ont commencé, c’était trop tard pour intervenir, le feu avançait plus vite que nous », confie Dauda Haruna Chula, président du comité de lutte contre l’incendie du marché, qui a confirmé la destruction d’au moins cinquante boutiques.

Les sapeurs-pompiers de l’État de Kano se sont mobilisés pour maîtriser l’incendie, mais au moment où nous écrivons ces lignes, les causes exactes de l’incident et l’ampleur totale des pertes matérielles restent encore inconnues.

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Après Singer Market, un nouveau coup dur

Ce nouvel incendie s’ajoute à un panorama déjà sombre : il y a quelques jours, un brasier a ravagé le Singer Market, détruisant plus de 1 000 boutiques et affectant des milliers de commerçants dont les activités sont essentielles à l’économie locale.

Ce marché, reconnu comme l’un des principaux hubs de marchandises de la région nord-ouest nigériane, a vu ses pertes estimées à plusieurs milliards de nairas, entraînant une onde de choc dans les chaînes d’approvisionnement vers d’autres États et pays voisins.

Après ce premier sinistre, les autorités ont promis des mesures d’aide financière et logistique : ainsi le gouvernement fédéral nigérian et plusieurs gouverneurs ont débloqué près de 8 milliards de nairas (soit plusieurs millions de francs CFA) pour venir en aide aux victimes et relancer les activités commerciales.

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Crainte et appel à la prévention

Les commerçants, déjà marqués par le premier incendie, vivent dans l’angoisse d’un nouveau coup dur. « Nous avons perdu nos outils de travail, notre capital et nos biens personnels », confie un vendeur présent sur les lieux, qui préfère rester anonyme. « Comment relancer nos activités dans ces conditions ? »

Outre les pertes matérielles, ces brûlures successives soulèvent des questions sur la sécurité des infrastructures commerciales, l’accès des pompiers aux zones densément bâties et la prévention des risques dans des marchés où l’activité humaine et les matériaux combustibles s’entremêlent dangereusement.

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Des pistes d’enquête et des répercussions régionales

Les autorités locales n’ont pas encore déterminé l’origine exacte des flammes, mais elles ont annoncé qu’elles mèneront une enquête approfondie dès qu’elles auront entièrement sécurisé les lieux. Dans le passé, des courts-circuits, le mauvais stockage de carburants et l’absence de dispositifs de sécurité incendie ont souvent provoqué des sinistres similaires à Kano et dans d’autres grandes villes commerçantes d’Afrique de l’Ouest.

Pour les acteurs économiques du Togo et de la sous-région, ces événements rappellent la vulnérabilité des chaînes de valeur informelles liées aux grands marchés transfrontaliers. Le bon fonctionnement des échanges passe aussi par des normes de sécurité rigoureuses, une meilleure planification urbaine et des services d’urgence mieux équipés.

 

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Un brasier symbolique

Au-delà des pertes immédiates, ces deux incendies successifs font apparaître une autre urgence : la nécessité de repenser la sécurité dans les centres commerciaux populaires, véritables poumons économiques de milliers de foyers.

Si Kano est un moteur du commerce dans le nord du Nigeria et un point de convergence de nombreux produits vers le Togo, le Niger ou le Burkina Faso, les incendies à répétition pourraient avoir un effet domino, affectant la circulation des marchandises, les revenus des familles et même la confiance des investisseurs régionaux.

Alors que la ville tente de tourner la page de ces tragédies, la communauté commerçante et les autorités locales sont confrontées à une double équation : reconstruire et prévenir.