À Lomé, la commune du Golfe 4 poursuit sa stratégie de mobilisation citoyenne. Le jeudi 7 mai 2026, trente-deux nouveaux volontaires ont officiellement prêté serment au siège de la mairie d’Amoutivé, lors d’une cérémonie solennelle présidée par le maire Jean-Pierre Fabre.
L’événement a marqué une étape importante dans le déploiement de la nouvelle vague de volontaires engagés au service de la commune. Lancée officiellement le 4 mai dernier, cette initiative vise à renforcer l’implication des citoyens dans l’amélioration du cadre de vie et des services de proximité au sein des quartiers du Golfe 4.
Au total, 32 volontaires ont été investis pour une mission de six mois. En effet, le contingent se compose de 30 Volontaires d’Engagement Citoyen (VEC) et de deux Volontaires Engagés Seniors (VES), dont l’expérience devra contribuer à l’encadrement et à l’accompagnement des actions de terrain.
Par ailleurs, la cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs conseillers municipaux ainsi que du Directeur des Services techniques, Awissi. Les représentantes de l’Agence nationale du volontariat au Togo (ANVT), Mme Nyagbé Abra Edem et Mme Akakpo Gnon Aurèmifè, ont supervisé la prestation de serment, donnant à l’événement son caractère institutionnel.
Jean-Pierre Fabre appelle à la rigueur et à l’engagement
Prenant la parole après la prestation de serment, le maire Jean-Pierre Fabre a salué l’engagement des nouveaux volontaires et les a exhortés à faire preuve de discipline, de détermination et de sens du devoir durant leur mission.
« Votre travail est essentiel pour transformer notre commune. Soyez fiers de ce service que vous rendez à vos concitoyens », a déclaré l’autorité municipale.
À travers cette initiative, les autorités communales entendent encourager une citoyenneté plus active et renforcer la participation des jeunes et des seniors aux dynamiques locales de développement.
Durant les six prochains mois, les volontaires auront pour mission d’accompagner plusieurs actions communautaires dans les quartiers de la commune. Leur engagement devrait notamment contribuer à l’amélioration du cadre de vie, à la sensibilisation citoyenne et au renforcement du lien entre les populations et les autorités locales.
Dans un contexte où les collectivités territoriales cherchent à promouvoir une gouvernance de proximité, le volontariat apparaît de plus en plus comme un levier de mobilisation sociale et d’appui aux politiques locales.
La cérémonie s’est achevée par une photo de famille réunissant autorités municipales et volontaires, symbole du lancement officiel d’une nouvelle aventure citoyenne au cœur du Golfe 4.
La commune du Golfe 4, cœur battant et politique de la capitale togolaise, a adopté mardi son compte administratif 2025. Un satisfecit budgétaire pour l’opposant historique, malgré les défis persistants de la décentralisation.
C’est un rituel républicain qui, dans le Golfe 4, prend souvent des airs de test de légitimité. Mardi 21 avril, dans la salle délibérante de cette commune stratégique de Lomé — qui englobe aussi bien les quartiers populaires que le centre des affaires —, les conseillers municipaux ont tranché. Une large majorité a validé le compte administratif de l’exercice 2025 (17 voix pour et 3 abstentions), mettant ainsi un terme au « marathon budgétaire » de l’exécutif municipal.
L’enjeu de cette 9ᵉ journée de session ordinaire dépassait la simple arithmétique comptable. Car dans cette municipalité dirigée par l’une des figures de proue de l’opposition nationale, l’opinion et les conseillers scrutent chaque ligne de dépense et interrogent chaque recette.
La matinée a été rythmée par l’exposé du Trésorier des communes Golfe 1, 4 et 6. Un exercice de pédagogie financière qui a rapidement laissé place à des « échanges nourris ». Selon des participants, les conseillers n’ont pas ménagé l’exécutif, multipliant les demandes d’éclaircissements sur la destination des fonds publics.
« C’est la preuve de la vitalité de notre institution », glisse-t-on dans l’entourage du maire. Cette phase de reddition de comptes est cruciale au Togo, où la décentralisation, encore jeune, cherche son second souffle. Pour le Golfe 4, il s’agit de prouver que l’autonomie locale n’est pas qu’un concept juridique, mais une réalité budgétaire capable de répondre aux attentes de populations exigeantes.
Comme l’exige le protocole pour éviter tout conflit d’intérêts lors de l’approbation de sa propre gestion, Jean-Pierre Fabre a dû s’éclipser au moment du vote. La présidence de séance a été confiée à Madame Candide Bamezon-Toulan Leguede.
Le résultat est sans appel : aucune voix contre. Avec 17 votes favorables sur 20 votants (dont deux procurations), le maire sort conforté de cet exercice. Les trois abstentions rappellent néanmoins qu’au sein de ce conseil, le consensus n’est pas automatique et que la gestion des deniers publics reste un sujet de vigilance pour une partie des élus.
Si ce vote valide le passé, il ouvre surtout la voie au futur. En validant sa gestion de 2025, la commune se donne une visibilité politique nécessaire pour entamer les chantiers de 2026.
Dans un contexte national où les municipalités peinent parfois à mobiliser leurs propres ressources fiscales, le Golfe 4 tente de s’imposer comme un modèle de rigueur administrative. Jean-Pierre Fabre voit dans cette adoption à une « large majorité » un signal fort envoyé tant à ses administrés qu’au pouvoir central : sa municipalité tient ses comptes et maintient sa trajectoire de développement, malgré les vents contraires.
Dans les rues poussiéreuses mais bouillonnantes d’Agoè-Nyivé 1, le nom de Kovi Adanbounou résonne encore comme celui d’un bâtisseur aux ambitions numériques. Quelques mois après le passage de témoin, sa successeure, Mme Aguze Akossiwa, hérite d’une commune aux attentes colossales. Entre espoir de modernité et crainte d’enlisement, les administrés de cette « cité-dortoir » devenue centre névralgique scrutent chaque geste de la nouvelle édile.
Le rêve à 14 milliards : une ambition en suspens ?
En février 2023, le conseil municipal marquait l’histoire locale en adoptant un Plan de Développement Communal (PDC) audacieux. L’objectif affiché : mobiliser plus de 14 milliards de FCFA sur cinq ans pour transformer Agoè-Nyivé 1 en une « Smart City ». Ce projet ne se limitait pas à des slogans publicitaires. Il prévoyait également des infrastructures concrètes comme un centre sportif moderne, un bloc de pédiatrie crucial pour la santé publique, et l’aménagement stratégique de la voie Assiyéyé-CCL.
Si Kovi Adanbounou a pu inaugurer plusieurs chantiers avant son départ, l’essentiel du programme reste à bâtir. Aujourd’hui, les populations se demandent si les complexes industriels et commerciaux promis sortiront de terre. Car, au-delà du béton, c’est l’attractivité économique de la zone qui se joue. Mme Aguze Akossiwa, qui a déjà lancé une série de consultations locales, devra aussi prouver que ce rêve à 14 milliards n’était pas seulement celui de son prédécesseur.
La continuité de l’État : le test de confiance pour Aguze Akossiwa
La nouvelle maire se retrouve face à un défi de taille : rassurer les partenaires financiers. L’ancien maire avait réussi à séduire des opérateurs économiques locaux et des groupes financiers internationaux. Pour les habitants, la question n’est plus de savoir qui dirige, mais si la parole donnée par l’institution municipale sera respectée.
« Nous attendons de voir si l’assainissement du bassin de Houmbi reste une priorité ou si les dossiers dorment dans les tiroirs », confie un leader communautaire local. Le principe de continuité de l’action publique impose à Mme Aguze Akossiwa de reprendre le flambeau sans casser l’élan de modernisation. Le silence relatif de la nouvelle équipe sur ces projets structurants alimente les conversations dans les marchés et les bureaux, même si la maire a récemment promis de « maintenir le cap » lors d’une rencontre avec les associations de quartier.
Une gouvernance sous haute surveillance
Pour réussir son mandat, l’édile doit prouver qu’elle possède la même capacité de mobilisation que son prédécesseur. Les défis de drainage et de voirie urbaine ne peuvent attendre. Agoè-Nyivé 1 ne veut plus seulement être une banlieue où l’on dort, mais une ville intelligente où l’on produit et où l’on vit dignement. Le pari de la « Smart City » n’est pas qu’une question de technologie, c’est avant tout un contrat social entre la mairie et ses citoyens.
Vers un nouvel élan ou une rupture de style ?
Si le Plan de Développement Communal trace une route claire, la méthode Aguze Akossiwa reste encore à définir. La mairie saura-t-elle maintenir la confiance des bailleurs de fonds internationaux tout en répondant à l’urgence sociale de ses administrés ? Les prochains mois seront décisifs : ils diront si la « Smart City » d’Agoè-Nyivé 1 était l’ambition d’un homme ou celle, durable, d’une institution entière.
Entre héritage et innovation, Mme Aguze Akossiwa incarne désormais le contrat social d’une commune en quête de dignité urbaine. Comme un rituel civique, chaque décision sera scrutée : promesse tenue ou rêve suspendu.
Passer des intentions aux chantiers concrets. Ce mercredi 1ᵉʳ avril 2026, à Lomé, le processus de décentralisation togolaise a reçu un signal fort de la communauté internationale. Le ministre de l’Administration territoriale, le colonel Hodabalo Awaté, s’est entretenu avec Silvia Gallo, directrice régionale Afrique de l’Ouest de l’UNOPS. Au menu de ce tête-à-tête : une stratégie d’appui direct aux communes, avec un accent particulier sur les régions septentrionales du pays.
Cette rencontre bilatérale dépasse le simple cadre protocolaire. Pour le gouvernement togolais, il s’agit de transformer les mairies en véritables moteurs de croissance. Sous l’impulsion du chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé, le pays cherche à consolider ses acquis en matière de gouvernance locale. L’expertise de l’UNOPS — agence onusienne spécialisée dans les infrastructures et les achats — apparaît comme le levier technique idéal pour concrétiser ces ambitions.
La mission de Silvia Gallo ne s’est pas limitée aux bureaux climatisés de la capitale. En effet, la directrice régionale revient d’une immersion dans le nord du pays, une zone où les défis sécuritaires et socio-économiques imposent une présence accrue de l’État. En concertation avec les leaders communautaires et les autorités locales, des besoins urgents ont été identifiés.
Son objectif est donc clair : apporter des réponses rapides et visibles pour renforcer la résilience des populations. Cette approche de terrain permet d’ajuster l’aide internationale aux réalités géographiques du Togo, évitant ainsi le piège des solutions standardisées.
Par ailleurs, la future collaboration entre le ministère de l’Administration territoriale (MATGLAC) et l’UNOPS s’articule autour de trois axes fondamentaux :
Appui aux infrastructures locales : améliorer l’accès aux services de base dans les zones reculées.
Renforcement des capacités : outiller les élus et agents communaux pour une gestion transparente et efficace.
Insertion professionnelle : miser sur la formation technique pour offrir des perspectives réelles aux jeunes ruraux.
En agissant simultanément sur ces leviers, les deux partenaires espèrent aussi créer un choc de développement capable de freiner l’exode rural et de stabiliser les zones fragiles.
Une porte d’entrée stratégique pour l’impact social
Le colonel Hodabalo Awaté a martelé l’importance du MATGLAC comme pivot de cette transformation. En tant que « porte d’entrée » des actions territoriales, le ministère assure la coordination entre la vision nationale et les besoins des 117 communes du pays.
Cette synergie avec l’UNOPS marque une nouvelle étape dans la diplomatie de développement du Togo. En s’appuyant sur des partenaires capables de livrer des projets d’envergure dans des délais courts, le pays s’assure que la décentralisation ne reste pas un concept abstrait, mais devienne une réalité palpable dans le quotidien de chaque Togolais.
Le défi de l’exécution
Si l’accord de principe est salué, le véritable test pour le duo Togo‑UNOPS sera celui de la vitesse d’exécution sur le terrain. Dans un contexte régional complexe, la capacité à transformer des financements en écoles, routes de desserte ou centres de formation sera le seul baromètre qui compte pour les populations. En plus, l’engagement pris ce 1ᵉʳ avril devra se traduire, dès les prochains mois, par des appels d’offres et des poses de premières pierres, notamment dans la région des Savanes où l’attente est la plus forte.
À l’heure où la réforme de l’administration publique s’impose comme un levier stratégique de développement, le Togo mise sur une génération montante de fonctionnaires formés au plus près des réalités du terrain. Ce mercredi 18 mars, au sein du ministère de l’Administration territoriale, une rencontre symbolique a illustré cette ambition : celle de préparer, dès aujourd’hui, les décideurs de demain.
Face à des stagiaires de l’École nationale d’administration (ENA), accueillis dans le cadre de leur immersion professionnelle, le Ministre Hodabalo Awaté a insisté sur l’importance d’un apprentissage ancré dans la pratique. Une démarche qui, au-delà du simple passage académique, vise à confronter les futurs cadres aux enjeux concrets de la gouvernance locale.
Dans un contexte marqué par les défis de la décentralisation, l’expérience de terrain devient un passage incontournable. En intégrant le ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, les élèves découvrent les rouages d’un appareil étatique en mutation.
Ainsi, cette immersion ne se limite pas à une observation passive. Elle permet aussi aux stagiaires de comprendre les mécanismes de prise de décision, les interactions avec les collectivités locales et les réalités parfois complexes de la gestion territoriale.
Au cours des échanges, le ministre a rappelé les exigences fondamentales du service public. Rigueur, sens des responsabilités, intégrité : autant de principes présentés comme indispensables à l’exercice des fonctions administratives.
Dans un pays engagé dans un processus de modernisation de son administration, ces valeurs apparaissent comme des repères essentiels. Car au-delà des compétences techniques, c’est bien la posture éthique des agents publics qui conditionne la confiance des citoyens envers les institutions.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large : celle du renforcement de l’État à travers ses ressources humaines. En investissant dans la formation pratique, les autorités entendent doter l’administration de profils capables de répondre aux exigences contemporaines.
Derrière cette rencontre se dessine donc un enjeu stratégique : préparer une génération de cadres aptes à accompagner la décentralisation, améliorer la gouvernance locale et renforcer l’efficacité de l’action publique.
Entre transmission et responsabilité
En encourageant ces futurs administrateurs à s’engager pleinement dans leur mission, le ministre a également posé les bases d’un contrat moral. Celui d’un service rendu à la nation, dans un esprit de dévouement et de responsabilité.
Car former des cadres ne suffit pas. Encore faut-il qu’ils incarnent, demain, une administration à la fois compétente, accessible et exemplaire.
Dans la commune de Vo 2, au sud-est du Togo, le développement local se joue désormais sur un terrain où se croisent ambitions publiques et réalités foncières. Le 12 mars 2026, une réunion de cadrage a réuni autorités locales, propriétaires terriens et techniciens autour d’un projet structurant : la création d’un terrain municipal et d’infrastructures collectives sur une vaste réserve administrative.
Au centre des discussions, une superficie de 45 hectares identifiée comme espace stratégique pour la commune. L’ambition dépasse largement la construction d’un simple terrain municipal. Le site pourrait également accueillir de futurs bâtiments administratifs, notamment des locaux pour la mairie, ainsi que des installations liées à des programmes de développement, dont certains soutenus par des partenaires techniques comme la Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.
Dans un contexte où les collectivités territoriales cherchent à renforcer leur autonomie et leur capacité d’action, ce type de projet apparaît comme un levier essentiel de modernisation.
Le foncier, un enjeu sensible
Mais derrière l’élan de développement, une réalité s’impose : celle de la gestion du foncier. La réunion a mis en lumière les préoccupations des propriétaires terriens, soucieux de préserver leurs droits dans un processus d’aménagement qui redessine l’usage des terres.
Face à ces inquiétudes, les autorités locales ont privilégié une approche basée sur le dialogue. L’objectif affiché : éviter les tensions en construisant un compromis acceptable pour toutes les parties. Une démarche d’autant plus cruciale dans un pays où les questions foncières restent souvent sources de conflits latents.
Une concertation élargie pour plus de transparence
Les échanges ont également insisté sur la nécessité d’impliquer l’ensemble des acteurs techniques, notamment les géomètres. Leur rôle est déterminant pour garantir la conformité du projet aux normes cadastrales et sécuriser juridiquement les différentes étapes.
Selon les informations partagées lors de la rencontre, les procédures administratives seraient déjà engagées et suivraient leur cours auprès des autorités compétentes. Un signal qui témoigne de l’avancement du dossier, même si plusieurs étapes restent à franchir avant la concrétisation du projet.
Entre développement local et cohésion sociale
Au-delà des aspects techniques, ce projet révèle une dynamique plus profonde : celle d’une commune en quête d’équilibre entre modernisation et cohésion sociale. Car ici, le défi ne consiste pas uniquement à bâtir des infrastructures, mais à le faire sans fragiliser le tissu communautaire.
En clôturant la rencontre, les responsables municipaux ont salué l’esprit d’ouverture manifesté par les participants. Une manière de rappeler que le succès d’un tel projet dépendra autant de la qualité du dialogue que de la solidité des plans.
Dans la commune de Vo 2, l’avenir du terrain municipal se dessine donc progressivement. Mais il reste suspendu à une équation délicate : concilier développement, respect des droits et adhésion collective. Une équation que de nombreuses collectivités africaines tentent, elles aussi, de résoudre.
Dans les collectivités locales, certaines carrières s’écrivent loin des projecteurs mais laissent une empreinte durable. À la mairie de Golfe 1, à Lomé, un moment chargé d’émotion et de reconnaissance a marqué la vie administrative de la commune. L’ancien secrétaire général, AKITI Dosseh, a été honoré le 13 mars 2026 par le ministre-maire Gbloekpo Koamy GOMADO, lors d’une cérémonie organisée en présence du personnel municipal.
Officiellement admis à la retraite en début d’année, ce haut cadre de l’administration communale a reçu les hommages de ses collègues et de la municipalité pour ses années de service au sein de la collectivité. Un geste symbolique qui rappelle l’importance de l’expérience et de la mémoire administrative dans la gestion locale.
Dans l’organisation d’une mairie, le secrétaire général occupe une position stratégique. Chargé de coordonner les services administratifs, il assure la continuité des actions municipales et veille à la mise en œuvre des décisions prises par les autorités locales.
Durant plusieurs années, AKITI Dosseh a assumé ce rôle central au sein de la mairie de Golfe 1. Ses collaborateurs saluent notamment sa rigueur administrative, sa connaissance des rouages de la collectivité et son engagement dans le fonctionnement quotidien des services municipaux.
À travers cette cérémonie organisée en son honneur, les agents de la mairie ont également salué son parcours marqué par le sens du devoir et la loyauté envers l’institution.
Au-delà de l’hommage rendu à l’ancien secrétaire général, la cérémonie avait également une portée plus large. En effet, huit autres agents municipaux ont eux aussi pris leur retraite après plusieurs années de service.
Face à ces fonctionnaires désormais au terme de leur carrière, le ministre-maire Gbloekpo Koamy GOMADO a adressé des mots empreints de gratitude.
Il leur a notamment présenté ses félicitations pour le travail accompli et leur a souhaité un repos bien mérité, accompagné d’une longue vie placée sous le signe de la santé et de la sérénité.
Au-delà de l’aspect protocolaire, la municipalité de Golfe 1 semble vouloir maintenir un lien durable avec ses anciens agents.
Lors de son intervention, le maire a assuré les nouveaux retraités de la disponibilité de la mairie et du conseil municipal pour les accompagner dans cette nouvelle étape de leur vie.
Il a également évoqué la possibilité de mettre en place un cadre d’échanges entre les retraités et le personnel encore en fonction. L’objectif est clair : valoriser l’expérience accumulée par les anciens agents afin qu’elle puisse continuer à inspirer les nouvelles générations de fonctionnaires municipaux.
La mémoire administrative comme levier de gouvernance
Dans un contexte où les collectivités territoriales sont appelées à jouer un rôle de plus en plus important dans le développement local, la transmission du savoir administratif est un enjeu stratégique.
L’hommage rendu à AKITI Dosseh et à ses collègues retraités s’inscrit ainsi dans une démarche : reconnaître la contribution de ceux qui ont construit l’administration municipale tout en préparant la relève.
Car derrière les discours et les distinctions, une réalité s’impose : la solidité d’une institution repose aussi sur la mémoire et l’expérience de ceux qui l’ont servie pendant des années.
À Golfe 1, cette cérémonie aura donc été bien plus qu’un simple départ à la retraite. Elle aura rappelé que l’engagement au service public laisse toujours une trace dans la vie d’une communauté.
À Atakpamé, dans la région des Plateaux, une nouvelle étape s’ouvre dans la politique d’identification des citoyens au Togo. Réunis au Roc Hôtel, élus locaux, autorités administratives et acteurs communautaires ont officiellement lancé une campagne de mobilisation autour du projet WURI-Togo, un programme régional visant à doter les populations d’une identité unique et reconnue par l’État.
Cette rencontre marque le début d’une phase stratégique : préparer les communautés à l’enregistrement biométrique de masse et garantir que chaque citoyen comprenne les enjeux de cette initiative.
Une mobilisation locale pour préparer les populations
Dès l’ouverture de l’atelier, l’accent a été mis sur l’importance de la sensibilisation. Les représentants des quatre communes de la préfecture de l’Ogou – Ogou 1, Ogou 2, Ogou 3 et Ogou 4 – ont été conviés à renforcer la diffusion d’informations fiables afin d’éviter les incompréhensions et de favoriser l’adhésion des habitants.
Dans cette logique, le maire de la commune Ogou 1, le Dr Komlan Mensah Kassamada, a pris part aux travaux. Il a réaffirmé la volonté de sa municipalité d’accompagner l’opération sur le terrain, notamment en s’appuyant sur les relais communautaires, les leaders locaux et les organisations de base pour toucher les populations dans les quartiers et villages.
Par ailleurs, l’objectif est clair : instaurer un climat de confiance avant le démarrage de l’enregistrement biométrique et garantir une participation massive.
Le programme WURI (Identification Unique pour l’Intégration Régionale et l’Inclusion) s’inscrit dans une stratégie visant à améliorer l’accès des citoyens aux services essentiels.
Au Togo, le projet bénéficie d’un financement de 72 millions de dollars de la Banque mondiale, mobilisés sous forme de don et de crédit. Mis en vigueur en septembre 2020 pour une durée de six ans, il ambitionne en effet d’augmenter considérablement le nombre de personnes disposant d’une preuve d’identité officielle.
À terme, cette identité biométrique doit faciliter l’accès à plusieurs services publics et sociaux, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation ou encore des programmes d’aide sociale.
Un mécanisme de gestion des plaintes pour garantir la transparence
Conscientes que de tels projets peuvent susciter interrogations ou inquiétudes, les autorités ont également présenté un Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP).
Ce dispositif, conçu pour renforcer la transparence et la confiance, repose sur trois niveaux d’intervention :
un comité local de gestion des plaintes ;
un comité communal de gestion des plaintes ;
un comité national de gestion des plaintes.
L’atelier d’Atakpamé doit notamment permettre d’installer ces structures au niveau communal et de former leurs membres. Les participants apprendront également à recevoir, analyser et suivre les plaintes éventuelles liées au projet, afin de garantir une réponse rapide aux préoccupations des populations.
Les autorités appellent à une mobilisation collective.
Lors de la cérémonie d’ouverture, plusieurs interventions ont souligné la portée stratégique du projet.
Le Directeur général de l’Agence nationale d’identification (ANID) a présenté les différentes étapes du programme et son alignement avec les priorités nationales en matière d’inclusion sociale.
De son côté, le préfet de l’Ogou, Kodjo Agbéko Ekpe, représentant le gouverneur de la région des Plateaux, a exhorté les participants à devenir de véritables relais d’information auprès des populations. Il a également salué la vision des autorités togolaises visant à renforcer l’accès de tous les citoyens aux services publics grâce à l’identification.
Après les échanges techniques et une photo de famille, la première journée de travaux s’est achevée dans l’après-midi, laissant place à une deuxième phase consacrée à la formation des membres des comités de gestion des plaintes.
Dans les prochains jours, les communes de la préfecture de l’Ogou comptent multiplier les actions de proximité. Ainsi, l’objectif sera d’expliquer concrètement les avantages de l’identification biométrique et de rassurer les populations sur le processus.
Pour la commune Ogou 1, la priorité reste d’atteindre les zones rurales et les quartiers périphériques afin que chacun puisse bénéficier de cette nouvelle identité numérique.
Au-delà de l’enregistrement biométrique, les autorités locales espèrent ainsi poser les bases d’une identification inclusive, capable de faciliter l’accès des citoyens aux services publics et de renforcer leur participation à la vie administrative et économique du pays.
À Kara, les maires togolais ont franchi une étape importante dans l’histoire de la décentralisation. Réunis le 5 mars 2026 pour l’assemblée générale constitutive de la Faîtière des Communes du Togo (FCT), les élus locaux ont posé les bases d’une organisation appelée à renforcer la coopération entre les 117 communes du pays. Au terme de son mandat, la présidente sortante Yawa Kouigan laisse derrière elle une structure désormais organisée et prête à relever de nouveaux défis dans la gouvernance locale.
Kara, point de départ d’une nouvelle étape pour la décentralisation
Dans le nord du Togo, la ville de Kara a accueilli, mercredi 5 mars 2026, un rendez-vous important pour la gouvernance locale. Les maires des différentes collectivités territoriales se sont réunis pour l’assemblée générale constitutive de la Faîtière des Communes du Togo (FCT), une organisation destinée à fédérer l’ensemble des municipalités du pays.
La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, le Colonel Hodabalo Hodabalo Awaté. Cette rencontre marque un moment charnière dans le processus de structuration des collectivités territoriales togolaises.
Car derrière cette initiative se dessine un objectif, celui de donner aux communes une voix collective et de renforcer leur capacité d’action dans le développement des territoires.
Un projet né dans la dynamique des élections locales de 2019
Pour comprendre l’importance de cette organisation, il faut remonter à 2019, année des élections locales qui ont permis le retour effectif des conseils municipaux après plusieurs décennies d’interruption.
Avec l’installation des exécutifs dans les 117 communes du pays, les maires se sont rapidement retrouvés confrontés aux mêmes réalités : gestion des infrastructures locales, besoins en services sociaux, financement du développement ou encore dialogue avec l’État central.
Dans ce contexte, l’idée d’une structure commune s’est imposée progressivement. Avec pour objectif de créer un espace d’échanges, de partager les expériences et de coordonner les actions pour mieux répondre aux attentes des populations.
C’est ainsi qu’est née la Faîtière des Communes du Togo, conçue comme un cadre de solidarité entre les collectivités.
Une organisation devenue la “maison commune” des maires
En quelques années, la FCT s’est affirmée comme un lieu de concertation privilégié pour les élus locaux. Elle permet notamment :
de renforcer la coopération entre communes,
de mutualiser les compétences et les bonnes pratiques,
de porter les préoccupations des collectivités auprès des autorités nationales.
Par ailleurs, administrer une commune, rappellent régulièrement les responsables municipaux, suppose une proximité constante avec les réalités du terrain : accès à l’eau, gestion des déchets, développement économique local ou encore aménagement urbain. Ainsi, la coordination entre maires apparaît comme un levier essentiel pour améliorer la qualité des services publics locaux.
Yawa Kouigan : un mandat marqué par la structuration de la faîtière
À l’issue de cette assemblée générale, une nouvelle équipe dirigeante doit être élue pour conduire l’organisation dans les prochaines années.
La présidente sortante, Yawa Kouigan, quitte ses fonctions avec le sentiment d’avoir posé les bases d’une structure solide.
Durant son mandat, elle a mis l’accent sur l’organisation interne de la faîtière et sur le renforcement de la coopération entre les collectivités territoriales. Dans son intervention, l’ex-présidente a aussi tenu à remercier les maires pour la confiance accordée et pour l’esprit de collaboration qui a marqué ces années de travail commun.
Selon elle, l’expérience acquise collectivement doit désormais permettre à l’organisation de franchir une nouvelle étape.
Une décentralisation au cœur du projet de gouvernance
Par ailleurs, les autorités considèrent la décentralisation comme un pilier du développement national. Dans son discours sur l’état de la Nation du 2 décembre 2025, Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil, a insisté sur le renforcement des collectivités territoriales.
Selon cette vision, les communes constituent le premier niveau de contact entre l’État et les citoyens, là où les politiques publiques prennent forme dans la vie quotidienne.
L’objectif est de bâtir une gouvernance équilibrée, attentive aux réalités locales et garante de l’accès aux services essentiels.
Quels défis pour la prochaine équipe dirigeante ?
Après sa phase de mise en place, la Faîtière des Communes du Togo s’apprête à entrer dans une période de consolidation. Plusieurs défis se profilent pour la future direction : renforcer la coopération entre collectivités, améliorer les mécanismes de financement du développement local, accompagner la professionnalisation de la gestion municipale et accroître la visibilité des communes dans les politiques publiques.
À plus long terme, la faîtière entend jouer un rôle stratégique dans la mise en œuvre de projets de développement territoriaux et dans la recherche de partenariats avec des institutions internationales, confirmant ainsi son ambition de devenir un acteur incontournable de la gouvernance locale.
Vers des communes plus fortes pour porter le développement
Finalement, la création et la consolidation de la FCT traduisent une conviction désormais partagée : le développement du Togo passe par la vitalité de ses territoires.
En effet, les communes, par leur proximité avec les populations, constituent un véritable laboratoire d’initiatives et d’innovations locales. Si la dynamique se confirme, la faîtière s’imposera comme un acteur central de la gouvernance territoriale.
Et, comme l’a rappelé la présidente sortante Yawa Kouigan, l’avenir de la décentralisation dépendra de la capacité des communes à unir leurs forces pour répondre aux besoins des citoyens.
Nommé au début du mois de février, le Commandant Mensah Kafui Viagbo a été officiellement investi préfet d’Assoli le jeudi 12 février 2026. À Bafilo, cette passation de charges, placée sous le signe de la « loyauté », pose les jalons d’une nouvelle ère pour cette circonscription stratégique de la région de la Kara.
En effet, le paysage administratif du nord du Togo poursuit sa mue. Ce jeudi-là, la ville de Bafilo a été le théâtre d’un rituel républicain particulièrement suivi : l’installation officielle du nouveau préfet d’Assoli. Dans une salle comble, l’officier supérieur a succédé à M. Horoumila Ouro-Gouroungou, sous l’œil vigilant du Gouverneur de la région de la Kara, le Général Komlan Adjitowou.
D’abord, il convient de souligner que la nomination du Commandant Viagbo, actée en Conseil des ministres le 2 février dernier, n’est pas passée inaperçue. Dans un contexte sous-régional marqué par des défis sécuritaires croissants, le choix d’un profil militaire à la tête de cette préfecture traduit clairement la volonté des autorités de conjuguer administration territoriale et vigilance sécuritaire.
À cet égard, le Général Adjitowou a rappelé la feuille de route assignée au nouvel entrant : garantir la paix et préserver la stabilité sociale. Mais au-delà du maintien de l’ordre, le préfet devra également exercer un contrôle administratif rigoureux sur les communes et les établissements publics locaux. Cette mission de tutelle constitue, en effet, un levier essentiel pour la consolidation du processus de décentralisation engagé au Togo.
La cérémonie a aussi été l’occasion pour le préfet sortant, Horoumila Ouro-Gouroungou, de dresser un bilan succinct de son action. Dans une adresse empreinte de reconnaissance, il a exprimé sa gratitude au chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé, tout en saluant la franche collaboration des populations d’Assoli durant son mandat.
Ensuite, dans un geste symbolique de continuité républicaine, il a transmis le témoin à son successeur, avec le souhait que les chantiers de développement amorcés connaissent une nouvelle impulsion.
De son côté, le Commandant Mensah Kafui Viagbo a adopté une posture résolument tournée vers le service public. En réaffirmant son attachement aux institutions de la République, il a pris l’engagement de travailler aux côtés de la jeunesse et des forces vives de Bafilo. Sa priorité, a-t-il laissé entendre, sera de traduire sa loyauté institutionnelle en actions concrètes au bénéfice des populations.
Une investiture sous le regard des notables
Par ailleurs, l’événement a mobilisé les principales figures politiques et administratives de la région. Du président du Conseil régional, Bakem Téba Blakinam, à l’honorable Bodé Idrissou Inoussa, en passant par les maires et les chefs traditionnels, la présence massive des acteurs locaux a souligné l’importance de cette transition.
Pour le maire de la commune hôte, Nouhoum Salissou Abou-Bakari, l’arrivée de cette nouvelle autorité administrative représente une opportunité. Selon lui, cette dynamique pourrait insuffler un nouvel élan à l’attractivité et au développement d’Assoli.
Au-delà du protocole, cette investiture marque une étape politique et administrative significative. Reste désormais au nouveau préfet à inscrire son action dans la durée et à répondre aux attentes d’une population attentive aux résultats.