Le discours inaugural du Président de la BIDC

Dans l’enceinte solennelle de l’événement de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), le Président ainsi que le Président du Conseil d’Administration ont exprimé un accueil chaleureux aux illustres invités, marquant l’ouverture du Forum d’Investissement de la CEDEAO.

“Je suis honoré de vous accueillir à cet événement prestigieux de la BIDC. Nous sommes ici pour être le phare de la collaboration et du progrès dans la région CEDEAO,” a déclaré le Président, soulignant l’importance de l’union pour le développement régional.

Le président à  mis l’accent sur des domaines clés tels que l’infrastructure, la sécurité alimentaire, l’atténuation du changement climatique et la création d’emplois. Ces domaines sont des piliers essentiels pour bâtir un avenir résilient et inclusif.

“Dans ces temps complexes, il est vital d’exploiter nos forces collectives pour relever les défis de nos communautés,” a-t-il ajouté, mettant en lumière le rôle crucial du Forum d’Investissement CEDEAO comme creuset de dialogue et de partenariats stratégiques.

L’enthousiasme était palpable alors que le Président évoquait les opportunités de collaboration que le forum avait pour but de débloquer. “Ensemble, nos ressources et notre créativité peuvent ouvrir la voie au développement durable dans la CEDEAO,” a-t-il affirmé avec conviction.

L’appel à l’action a été clair : suivre l’événement en direct et s’engager activement dans le chemin vers une région CEDEAO prospère pour tous.

Ce discours marque non seulement le début d’un événement significatif mais aussi l’espoir d’une ère nouvelle de coopération et de prospérité pour la région.

Le MEF forme ses conseillers sur les enjeux de la budgétisation

Face aux défis du développement durable et de l’inclusion sociale, le ministère de l’économie et des finances (MEF) a initié une série d’ateliers de renforcement de capacités de ses conseillers sur les thématiques émergentes liées aux finances publiques, à l’économie et au développement.

Ces ateliers visent à doter ces agents stratégiques des connaissances complémentaires nécessaires pour accompagner efficacement le ministre Sani YAYA dans la mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale (FDR Togo 20-25), qui reflète les orientations des plus hautes autorités du pays.

La budgétisation sensible au genre, un outil de promotion de l’égalité entre les sexes

L’un des sujets abordés lors de ces ateliers est la budgétisation sensible au genre, qui consiste à intégrer la dimension du genre dans toutes les étapes du cycle budgétaire, de la planification à l’évaluation, en passant par la programmation, l’exécution et le contrôle.

En outre, il s’agit d’un outil qui permet de prendre en compte les besoins et les intérêts spécifiques des femmes et des hommes, ainsi que les inégalités existantes entre les sexes, dans l’allocation et l’utilisation des ressources publiques.

L’objectif est de contribuer à la réalisation de l’égalité entre les sexes et à l’autonomisation des femmes, qui sont des conditions essentielles pour le développement humain et économique.

La budgétisation sensible au climat et à l’environnement, une réponse aux défis écologiques

Un autre sujet traité lors de ces ateliers est la budgétisation sensible au climat et à l’environnement, qui consiste à intégrer les considérations environnementales et climatiques dans le processus budgétaire, afin de favoriser la transition vers une économie verte et résiliente.

Il s’agit aussi d’un outil qui permet de mesurer, suivre et rendre compte de l’impact environnemental et climatique des dépenses et des recettes publiques, ainsi que de renforcer les capacités d’adaptation et d’atténuation des effets du changement climatique.

Le but est de contribuer à la protection de l’environnement et à la lutte contre le réchauffement climatique, qui sont des enjeux majeurs pour le développement durable et la sécurité humaine.

Le conseiller résident du FMI, un appui technique et financier pour ces ateliers

Par ailleurs, Ces ateliers de renforcement de capacités sont organisés avec l’appui technique et financier du conseiller résident du Fonds monétaire international (FMI) auprès du MEF, qui a eu l’initiative de proposer cette formation de mise à niveau à ce personnel clé.

La formatrice et conseillère du FMI, Madame Amina BILLA BAMBARA, a animé ces sessions de formation, qui se sont déroulées en deux vagues, la première du 4 au 6 mars, et la seconde du 7 au 8 mars. Elle a exprimé sa gratitude au ministre du MEF Sani YAYA pour son soutien à la tenue de ces ateliers, qui témoignent de son engagement à renforcer les compétences de ses collaborateurs.

Elle a également rappelé l’importance de se former régulièrement sur les innovations et les bonnes pratiques en matière de finances publiques, notamment le budget programme et la loi organique relative aux lois de finances (LOLF).

 

Le FMI soutient le Togo pour relancer son économie

Le Togo vient de bénéficier d’un appui financier important de la part du Fonds monétaire international (FMI). L’institution financière internationale a annoncé, vendredi 1er mars 2024, le versement immédiat de 68,3 millions de dollars au profit du pays ouest-africain. Il s’agit de la première tranche d’un accord global de près de 390 millions de dollars, conclu en décembre 2023, après plus de deux ans de négociations. Cet accord, qui s’étend sur 42 mois, est basé sur la facilité élargie de crédit (FEC), un mécanisme de prêt à moyen terme destiné aux pays à faible revenu.

Un soutien opportun face aux multiples défis du Togo

Le Togo fait face à de nombreux défis économiques et sécuritaires, qui se sont aggravés avec la crise sanitaire provoquée par la pandémie de COVID-19. Le pays a une frontière commune avec le Burkina Faso, où des groupes terroristes mènent des attaques. En plus de cela, il subit les conséquences du changement climatique sur son secteur agricole, qui fournit du travail à plus de 60 % de sa population. Face à cette situation difficile, le gouvernement togolais veut inverser la tendance et relancer son économie, qui a affiché une croissance négative de 1,8 % en 2020.

Un programme axé sur la croissance inclusive et la résilience

Le FMI affirme que son soutien financier vise à accompagner le Togo dans la mise en place de ses réformes économiques et structurelles, qui ont pour objectif de favoriser une croissance inclusive, de renforcer la stabilité macroéconomique et d’améliorer la résilience du pays face aux chocs externes. Parmi les priorités du programme, on retrouve la réduction de la pauvreté, l’amélioration du filet de sécurité sociale, le renforcement des dépenses sociales, l’amélioration de l’environnement des affaires, le maintien de la stabilité macroéconomique et la consolidation budgétaire, notamment par une mobilisation plus efficace des recettes fiscales. Le programme devrait s’achever à la mi-2027.