Justice togolaise : Me Adjourouvi en visite à la Cour Suprême

Dans le cadre de sa tournée d’immersion au sein des institutions judiciaires, le Ministre de la Justice et des Droits Humains, Me Pacôme Adjourouvi, s’est rendu à la Cour Suprême du Togo. Accueilli par le Président Abdoulaye Yaya, il a échangé avec les magistrats sur les défis du secteur et réaffirmé l’engagement du gouvernement pour une justice accessible, crédible et au service de l’État de droit.

 

Lomé, 7 novembre 2025 – Dans le cadre de sa tournée d’immersion au sein des institutions judiciaires, Me Pacôme Yawovi Adjourouvi, Garde des Sceaux et Ministre de la Justice et des Droits Humains, s’est rendu hier à la Cour Suprême du Togo. Cette visite s’inscrit dans une série de déplacements entamés quelques jours plus tôt, notamment à la Cour d’appel et à la direction du service des nationalités, visant à mieux cerner les réalités internes de son département.

 

Dialogue institutionnel et écoute des magistrats

 

Accueilli par le Président de la Cour Suprême, Abdoulaye Yaya, le Ministre a d’abord eu un entretien privé avec son hôte, avant de participer à une séance d’échanges avec les magistrats. À cette occasion, le Secrétaire Général de la Cour a présenté, au nom de ses collègues, les priorités et les difficultés rencontrées dans l’exercice de leurs fonctions, notamment en matière de ressources humaines et de moyens logistiques.

Cette rencontre, empreinte de respect et de franchise, a permis au Ministre de prendre la mesure des attentes du corps judiciaire et de réaffirmer l’engagement du Gouvernement à accompagner les magistrats dans leur mission de service public.

 

Un message fort pour une justice accessible

 

Dans son intervention, Me Pacôme Adjourouvi a salué le rôle fondamental de la Cour Suprême dans la consolidation de l’État de droit. Il a souligné l’importance d’une justice équitable, proche des citoyens et garante de la cohésion sociale.
« La justice est le socle de la paix durable et de la confiance collective. Il est essentiel de la rendre accessible et crédible aux yeux de tous », a-t-il déclaré.

Le Ministre a également profité de sa visite pour parcourir les bureaux des différentes chambres, félicitant les magistrats pour leur engagement et les efforts déployés au quotidien.

 

Vers une justice plus efficace et inclusive

 

Le Président de la Cour Suprême, Abdoulaye Yaya, a exprimé sa gratitude au Ministre pour cette démarche d’écoute et de dialogue. Il a salué la vision du Président du Conseil, qui œuvre pour un renforcement stratégique des institutions judiciaires, dans un esprit d’équilibre et de modernisation.

Cette visite marque une étape significative dans la volonté du Gouvernement togolais de bâtir une justice plus performante, plus humaine et pleinement ancrée dans les principes de l’État de droit.

Forum sur les métiers d’avenir 2025 : Yas Togo trace la voie d’une jeunesse qualifiée

À Lomé, Yas Togo et ses partenaires ont inauguré le Forum sur les métiers d’avenir 2025, une plateforme stratégique dédiée à l’orientation professionnelle des jeunes. En effet, entre alliances académiques, immersion pratique et accompagnement global, le Togo investit dans son capital humain pour bâtir une économie inclusive et innovante.

Lomé, 8 novembre 2025 – Dans un contexte de mutation accélérée du marché de l’emploi, Yas Togo et ses alliés ont lancé le Forum sur les métiers d’avenir 2025. Cet événement, organisé dans la capitale togolaise, réunit des spécialistes, des institutions académiques et une génération d’étudiants désireux de s’orienter vers des secteurs porteurs. L’objectif est clair : équiper les jeunes face aux défis des professions émergentes, qu’il s’agisse d’innovations numériques ou d’initiatives entrepreneuriales vertes.

À Lomé, le Forum sur les métiers d’avenir 2025, initié par Yas Togo, mobilise experts, écoles et étudiants autour des professions innovantes.
© À Lomé, le Forum sur les métiers d’avenir 2025, initié par Yas Togo, mobilise experts, écoles et étudiants autour des professions innovantes.

Forum sur les métiers d’avenir 2025 : Yas Togo, catalyseur d’une insertion professionnelle durable

 

Acteur central de cette initiative, Yas Togo réaffirme son rôle de pivot dans l’accompagnement des jeunes talents togolais.

« L’insertion des jeunes reste notre priorité absolue. Les professions innovantes d’aujourd’hui appartiendront à ceux qui les embrassent dès demain », a déclaré Jean-Luc Ramamonijiarisoa, responsable de la mutation des ressources humaines.

D’ailleurs, l’entreprise mise sur une approche prospective, axée sur des expertises d’avenir telles que l’analyse de données massives, la cybersécurité, les énergies renouvelables, les réseaux de communication et le génie logiciel.

L’ambition est de soutenir au moins 500 profils dans leur trajectoire éducative et professionnelle, en s’appuyant sur une préparation holistique. Par ailleurs, les établissements universitaires partenaires — ESIG Global Success, ESGIS, LBS Business School et FORMATEC — ont présenté leurs cursus adaptés, incitant les jeunes à s’orienter vers des filières à fort potentiel.

À Lomé, le Forum sur les métiers d’avenir 2025, initié par Yas Togo, mobilise experts, écoles et étudiants autour des professions innovantes.
© À Lomé, le Forum sur les métiers d’avenir 2025, initié par Yas Togo, mobilise experts, écoles et étudiants autour des professions innovantes.

 FORMATEC rejoint le réseau : une alliance stratégique pour une formation ancrée dans le réel

 

Moment fort du forum : la signature d’un partenariat entre Yas Togo et FORMATEC, qui devient le sixième membre du réseau. Pour le Dr Kossi Ameh, directeur de l’établissement, la pédagogie repose aussi sur l’immersion pratique et le renforcement continu des aptitudes.

« Notre mission est de produire des diplômés prêts à intégrer les équipes d’entreprises sans délai. C’est pourquoi nous proposons un module de perfectionnement sur trois mois, centré sur l’ingénierie et les applications scientifiques concrètes », a-t-il précisé, évoquant des infrastructures dédiées comme des ateliers spécialisés.

À Lomé, le Forum sur les métiers d’avenir 2025, initié par Yas Togo, mobilise experts, écoles et étudiants autour des professions innovantes.
© À Lomé, le Forum sur les métiers d’avenir 2025, initié par Yas Togo, mobilise experts, écoles et étudiants autour des professions innovantes.

 SOWE : un écosystème global pour propulser les ambitions personnelles

 

En parallèle, le programme SOWE de Yas Togo s’impose comme un pilier multifacettes, offrant un accompagnement global aux adolescents et jeunes adultes.

« Nous veillons à ce que les jeunes occupent une place centrale, en les formant aux enjeux numériques tout en couvrant des aspects comme la santé alimentaire, les loisirs physiques ou les achats malins », a expliqué Josiane Yenoudon, experte en charge du dispositif.

Avec déjà 300 adhérents et une cinquantaine de collaborateurs nationaux, SOWE propose des avantages concrets : forfaits enrichis en données mobiles et communications ainsi que remises allant jusqu’à 50 % chez des enseignes partenaires.

Forum sur les métiers d’avenir 2025 : une synergie durable entre formation, innovation et marché de l’emploi

 

En somme, à travers ce forum, Yas Togo et ses partenaires posent les bases d’un dialogue pérenne entre formation et marché du travail, en phase avec les transformations économiques et technologiques. Cette dynamique ouvre la voie à des opportunités d’embauche durables, transformant ainsi les aspirations individuelles en moteurs collectifs de progrès. En investissant dans son capital humain, le Togo trace les contours d’une prospérité inclusive, résolument tournée vers l’innovation.

CIIE 2025 : le Togo expose à Shanghai

À Shanghai, le Togo déploie une stratégie économique ambitieuse à la China International Import Expo 2025. Portée par une délégation chevronnée, sa participation vise à valoriser les savoir-faire nationaux, nouer des partenariats durables et positionner le pays comme un acteur ouest-africain incontournable sur le marché chinois.

 

Shanghai, 7 novembre 2025 – Au cœur de l’effervescence du Centre national des expositions et des congrès, le Togo affiche ses ambitions lors de la 8ᵉ édition de la China International Import Expo (CIIE), qui se tient jusqu’au 10 novembre. Ce salon d’envergure mondiale, vitrine de l’ouverture commerciale, rassemble également des milliers d’opérateurs autour d’innovations dans la santé, les technologies numériques, l’agro-industrie et bien d’autres secteurs.

Pour Lomé, cette participation dépasse le cadre protocolaire : elle s’inscrit  en effet dans une stratégie offensive visant à propulser les entreprises togolaises sur le marché chinois et à diversifier les flux commerciaux.

CIIE 2025 :  une délégation togolaise mobilisée pour séduire Pékin

 

À la tête de la mission, une équipe aguerrie incarne la volonté du Togo de tisser des partenariats solides avec l’Empire du Milieu. Karine Adotévi, présidente de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo, pilote les opérations aux côtés de Gnama Tchaa Batchassi, chargé d’affaires à l’ambassade togolaise en Chine, ainsi que de Karbou Manzi Tchilabalo, ministre-conseiller.

Francine Adjéoda, porte-parole d’Alexandre de Souza, commissaire général aux manifestations internationales, complète la délégation avec Daniel Denkey, expert en ressources humaines et juridiques du CETEF-Togo 2000. Ensemble, ils portent haut les couleurs d’une stratégie nationale axée sur la valorisation des compétences togolaises et la création de partenariats durables dans les secteurs innovants.

CIIE 2025 :  Le Togo participe à la China International Import Expo 2025 à Shanghai pour promouvoir ses entreprises, attirer des partenariats
© CIIE 2025 : Le Togo participe à la China International Import Expo 2025 à Shanghai pour promouvoir ses entreprises, attirer des partenariats

 Un agenda dense : du réseautage aux accords commerciaux

 

Le programme togolais s’annonce intense, rythmé par une série de rencontres stratégiques. Des rendez-vous en tête-à-tête entre chefs d’entreprise, des forums spécialisés et des événements comme le « Promotion and Matchmaking Event » permettront aussi de connecter fournisseurs, investisseurs et distributeurs.

Par ailleurs, ces échanges ciblés visent à identifier des synergies dans des domaines clés tels que l’agroalimentaire, les technologies numériques ou l’équipement médical. Pour les acteurs togolais, c’est une opportunité de démontrer leur savoir-faire et d’attirer des capitaux susceptibles de renforcer les chaînes de valeur locales.

 

CIIE 2025 : le Togo sous les projecteurs

 

Le 8 novembre marquera un temps fort avec la « Journée du Togo », véritable vitrine du potentiel national. En effet, les entreprises togolaises y présenteront leurs produits phares, valoriseront leurs procédés de fabrication et engageront des discussions directes avec des acheteurs influents du marché chinois.

Cette mise en lumière vise à révéler une expertise souvent méconnue dans des niches prometteuses comme les produits transformés ou les services logistiques. Un tel coup de projecteur pourrait également ouvrir la voie à de nouvelles exportations et repositionner le Togo comme un hub ouest-africain attractif.

 Une dynamique vers la croissance inclusive

 

En définitive, cette immersion shanghaïenne illustre la volonté du Togo de s’affirmer comme un partenaire fiable dans un monde interconnecté. Avec des milliers de visiteurs professionnels attendus, la CIIE offre à Lomé une rampe de lancement pour stimuler les ventes extérieures et renforcer sa présence sur la scène internationale.

Les retombées, sans nul doute, nourriront une croissance inclusive, au bénéfice d’un secteur privé togolais en pleine expansion.

 

Le Togo lance la digitalisation express de ses services publics en 4 semaines

Le Togo franchit un cap décisif dans sa transformation digitale. En quatre semaines seulement, le gouvernement ambitionne de dématérialiser l’ensemble des procédures administratives. Le ministère de l’Énergie et des Ressources minières ouvre le bal, sous l’impulsion conjointe de Cina Lawson et Robert Koffi Messan Eklo. L’objectif est clair : fluidifier les services publics, renforcer la transparence et positionner le pays comme leader régional de l’innovation administrative.

 

 

Lomé, 6 novembre 2025 –Le gouvernement togolais déploie une offensive numérique ambitieuse : transformer l’ensemble des procédures administratives en outils en ligne en seulement quatre semaines. Hier, une réunion inaugurale, co-présidée par deux figures clés, a donné le coup d’envoi de cette numérisation intégrale au Ministère de l’Énergie et des Ressources minières, marquant les débuts d’une administration plus fluide et accessible.

 

Le Togo lance la numérisation express de ses services publics, avec un premier test au ministère de l’Énergie.
© Le Togo lance la numérisation express de ses services publics, avec un premier test au ministère de l’Énergie.

Une stratégie express pour une bureaucratie 2.0

 

Au cœur de cette offensive numérique se trouve le Ministère de l’Efficacité du Service Public et de la Transformation Numérique, pilote d’un plan d’action audacieux. Leur objectif est limpide : dématérialiser non seulement les rouages internes des institutions, mais aussi l’intégralité des formalités administratives des différents départements ministériels. De fait, en misant sur une mise en œuvre ultra-rapide – quatre semaines seulement –, le gouvernement togolais entend balayer les lourdeurs bureaucratiques qui freinent encore l’économie locale. Inspirée des meilleures pratiques mondiales, cette approche vise à rendre les services publics plus réactifs, transparents et inclusifs, ce qui est en phase avec les aspirations d’un pays en pleine digitalisation.

 

Digitalisation des services publics :  premier test grandeur nature au ministère de l’Énergie

 

Pour entamer concrètement cette modernisation, l’attention s’est portée sur le Ministère délégué auprès du Ministre de l’Économie, chargé de l’Énergie et des Ressources minières. Ce département, en effet stratégique pour la transition énergétique et l’exploitation des richesses souterraines, devient le laboratoire de cette expérimentation. La séance de lancement, tenue dans une ambiance studieuse, a réuni experts et décideurs afin de cartographier les étapes critiques : l’audit des processus existants, l’identification des points de friction, et, en dernier lieu, l’intégration de plateformes numériques sécurisées. Ce choix souligne l’urgence, pour les autorités, de moderniser les outils de gestion des ressources, souvent entravés par des circuits papier fastidieux.

Le Togo lance la numérisation express de ses services publics, avec un premier test au ministère de l’Énergie.
© Le Togo lance la numérisation express de ses services publics, avec un premier test au ministère de l’Énergie.

Un duo ministériel pour une impulsion décisive dans les services publics

 

Le choix des deux ministres pour diriger la réunion montre à quel point ce projet est important. En effet, Robert Koffi Messan Eklo, Ministre délégué à l’Énergie et aux Ressources minières, et Cina Lawson, Ministre de l’Efficacité du Service Public et de la Transformation Numérique, ont uni leurs expertises pour imprimer une dynamique forte. Eklo, avec sa maîtrise des enjeux énergétiques, a d’ailleurs insisté sur les gains en efficacité pour accélérer les projets d’infrastructures durables. De son côté, Lawson, pionnière reconnue de la e-gouvernance en Afrique, a tracé une vision globale : il s’agit de celle d’un écosystème numérique interconnecté, capable de propulser le Togo vers les standards internationaux. En conséquence, leurs échanges, concrets et orientés résultats, ont débouché sur un calendrier serré, jalonné d’étapes hebdomadaires pour garantir un déploiement sans accroc.

 

Une réforme structurelle aux retombées immédiates

 

Finalement, cette initiative structurante s’inscrit dans une vague plus large de réformes togolaises, où la technologie devient le levier de la compétitivité nationale. Certes, le défi technique est de taille – former les agents, sécuriser les données, interfacer les systèmes – mais les retombées attendues sont immédiates : réduction des délais pour les usagers, baisse des coûts opérationnels, et surtout lutte renforcée contre la corruption. À l’horizon de ce mois, le ministère test pourrait devenir un modèle reproductible, potentiellement contagieux pour l’ensemble de l’appareil d’État. Toutefois, cette vitesse ne doit pas compromettre la vigilance : une numérisation réussie exige des garde-fous solides pour protéger les citoyens.

 

Cameroun : Paul Biya entame un 8ᵉ mandat sous tension

Paul Biya a prêté serment pour un huitième mandat consécutif à la tête du Cameroun. Si la cérémonie d’investiture s’est déroulée dans une solennité maîtrisée, les tensions post-électorales, les contestations de l’opposition et les violences dans les rues rappellent toutefois que ce nouveau septennat s’ouvre dans un climat de crispation politique.

 

Yaoundé, 6 novembre 2025 – À 92 ans, Paul Biya a réaffirmé son emprise sur le Cameroun en prêtant serment pour un nouveau septennat, son huitième consécutif. Au pouvoir depuis 1982, le chef de l’État a été officiellement investi lors d’une cérémonie solennelle au Palais de Verre, siège de l’Assemblée nationale. Proclamé vainqueur de l’élection du 12 octobre avec 53,66 % des suffrages, selon le Conseil constitutionnel, son triomphe suscite néanmoins de vives contestations. En effet, l’opposition dénonce un scrutin biaisé et appelle à la mobilisation populaire.

Paul Biya investi pour un huitième mandat, réaffirmant la stabilité institutionnelle et les priorités nationales du Cameroun.
© Paul Biya investi pour un huitième mandat, réaffirmant la stabilité institutionnelle et les priorités nationales du Cameroun.

Paul Biya : une investiture chargée de symboles

 

La scène s’est déroulée dans un hémicycle comble, où élus et dignitaires ont assisté à l’acte protocolaire. Après avoir juré fidélité à la Constitution, Paul Biya s’est adressé à la nation dans un discours mesuré mais ferme. Il a notamment invoqué à deux reprises la confiance du peuple camerounais, doublée d’une « volonté divine », pour légitimer la continuité de son pouvoir. L’assemblée lui a réservé une ovation nourrie, saluant ainsi le doyen des chefs d’État africains, dont les 43 années au sommet font figure de longévité inégalée – ce qui engendre une forte polarisation.

 

Tensions post-électorales : un appel à l’ordre musclé

 

Toutefois, le scrutin d’octobre a laissé des traces. Issa Tchiroma Bakary, arrivé en deuxième position, conteste vigoureusement les résultats et se proclame « véritable élu ». C’est pourquoi son appel à trois journées de « villes mortes », du 3 au 5 novembre, a embrasé plusieurs localités, provoquant ainsi des affrontements violents. Sans jamais nommer son rival, Paul Biya a dénoncé les « comportements irresponsables » de certains leaders politiques, accusés d’attiser les braises de l’instabilité. Face à ces violences, qui auraient fait au moins 39 morts selon des ONG – un chiffre non confirmé officiellement –, le président a exprimé ses condoléances. Il est resté silencieux, en revanche, sur les centaines d’arrestations évoquées par le ministre de la Communication, un silence qui alimente les critiques sur la gestion sécuritaire.

 

Paul Biya,« L’ordre règnera » : hommage aux forces et avertissement.

 

Dans un passage salué par des applaudissements nourris, Paul Biya a rendu hommage au « professionnalisme exemplaire » des Forces de défense et de sécurité, les érigeant en rempart contre le chaos. « Le Cameroun ne saurait tolérer une crise post-électorale aux retombées funestes », a-t-il averti, avant de marteler : « Je vous le garantis, l’ordre prévaudra. » Cette promesse sonne comme une mise en garde à peine voilée à l’encontre de toute contestation, d’autant plus que la stabilité est souvent invoquée dans ce pays pour justifier une gouvernance autoritaire.

Un programme annoncé sous le signe de l’inclusion

 

Conscient des tensions sociales, le président a esquissé les grandes lignes de son programme. D’abord, il a promis des initiatives ciblées en faveur des jeunes et des femmes, afin de canaliser les énergies et de renforcer l’inclusion. En outre, il a renouvelé son appel à la reddition des groupes armés dans les régions en crise : le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, en proie à un conflit séparatiste, ainsi que l’Extrême-Nord, confronté aux incursions djihadistes. Présentées comme des leviers de cohésion, ces priorités suffiront-elles à convaincre les sceptiques ? L’avenir dira si les promesses présidentielles se traduiront en actes.

 

Une nation sur le fil

 

En conclusion, alors que le Cameroun oscille entre héritage autoritaire et aspirations démocratiques, cette investiture cristallise les paradoxes d’un pays en quête d’équilibre. Tandis que les applaudissements résonnent encore dans les travées du pouvoir, les murmures de la rue rappellent que la légitimité ne se décrète pas : elle se conquiert. Le septennat de Paul Biya s’ouvre sur un fil tendu, entre unité sacrée proclamée et défis persistants.

L’histoire retiendra que Paul Biya aura traversé les décennies comme un roc au sommet du pouvoir. Mais même les rocs finissent par fissurer sous la pression du temps et des peuples.

Togo : renforcement du suivi des droits humains

À Lomé, les 4 et 5 novembre, le Togo a réuni les membres de la Commission interministérielle de rédaction des rapports (CIRR) pour un atelier stratégique sur le suivi des engagements internationaux en matière de droits humains. Porté par le ministère de la Justice et soutenu par le HCDH, cet événement marque une étape clé dans la consolidation d’une gouvernance équitable, transparente et conforme aux standards mondiaux.

 

 

Lomé, 6 novembre 2025 –  En pleine dynamique de réforme institutionnelle, le Togo intensifie son engagement en faveur des droits humains. À cet effet , les 4 et 5 novembre, un atelier de formation s’est tenu à l’hôtel Onomo de Lomé, réunissant les membres de la Commission interministérielle de rédaction des rapports (CIRR).

Organisé par le Ministère de la Justice et des Droits Humains, en partenariat avec le bureau régional du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) pour l’Afrique de l’Ouest, cet événement visait à affiner les outils de suivi et de reporting international, au service d’ une gouvernance plus équitable et plus transparente.

Une ouverture marquée par l’engagement national

 

La session s’est ouverte dans une atmosphère solennelle, sous l’égide de Me Pacôme Adjourouvi, Garde des Sceaux et Ministre de la Justice et des Droits Humains. Entouré de figures clés telles que Mme Coumba Dieng Sow, cheffe du Système des Nations Unies au Togo, et M. Benjamin Houngbo, Directeur adjoint du HCDH pour l’Afrique de l’Ouest, le ministre a tout d’abord salué la détermination des participants.

Il a ensuite réaffirmé le rôle structurant des droits humains dans l’architecture sociétale togolaise, en cohérence avec les priorités du président du Conseil, SEM Faure Essozimna Gnassingbé.

« Ce cadre institutionnel n’est pas qu’une formalité : il incarne plutôt notre aspiration à une administration fondée sur l’équité, la transparence et le respect de la personne humaine », a-t-il déclaré, soulignant en cela la fonction stratégique de la CIRR dans le respect des engagements internationaux et l’amélioration des pratiques internes.

Le Togo renforce ses mécanismes de suivi des droits humains avec l’appui du HCDH et des partenaires onusiens.
© Le Togo renforce ses mécanismes de suivi des droits humains avec l’appui du HCDH et des partenaires onusiens.

Appuis internationaux et reconnaissance des progrès du Togo en matière de droits humains

 

Par ailleurs, les partenaires onusiens ont salué les avancées togolaises. Mme Coumba Dieng Sow a réaffirmé le soutien constant de l’ONU pour inscrire les droits humains au cœur des politiques nationales, évoquant un partenariat fertile propice à l’atteinte accélérée des Objectifs de développement durable (ODD).

M. Benjamin Houngbo, quant à lui, a souligné l’efficacité du mécanisme de suivi togolais, qualifié de « levier stratégique » pour mesurer les progrès concrets. « Renforcer ce système, c’est précisément transformer les engagements en réalisations tangibles, avec des indicateurs clairs et des impacts visibles sur le terrain », a-t-il affirmé, lançant un appel à une mobilisation renforcée pour des résultats durables.

 

 Droits humains : des outils pratiques pour une coordination renforcée

 

Au-delà des discours, l’atelier s’est articulé autour de sessions interactives, adaptées au contexte post-remaniement gouvernemental. Les experts ont dispensé des formations ciblées aux représentants interministériels et aux équipes du ministère, principalement axées sur l’harmonisation des données, la fluidité des échanges d’informations et l’adoption de méthodes éprouvées.

L’objectif est clair : rehausser la qualité des rapports soumis aux instances internationales, tout en assurant une conformité rigoureuse aux standards mondiaux. En conséquence, ces échanges ont favorisé le partage d’expériences et posé les bases d’une collaboration intersectorielle plus étroite, permettant ainsi une intégration plus profonde des principes humanistes dans les décisions publiques.

Le Togo renforce ses mécanismes de suivi des droits humains avec l’appui du HCDH et des partenaires onusiens.
© Le Togo renforce ses mécanismes de suivi des droits humains avec l’appui du HCDH et des partenaires onusiens.

CIRR : genèse et ambitions d’une commission pivot

 

Créée en 2018 sous l’impulsion du gouvernement, la CIRR constitue un jalon majeur dans l’engagement du Togo en matière de droits humains. Elle est composée de délégués issus de divers départements étatiques, ce qui lui permet de coordonner la rédaction des rapports périodiques, de veiller à l’application des engagements internationaux et d’infuser les principes fondamentaux dans le quotidien administratif.

Ce renforcement intervient à point nommé, dans un élan de revitalisation qui promet de catalyser les réformes en cours. À terme, il s’agit de bâtir un Togo où la dignité individuelle irrigue toutes les strates de la société, en phase avec les attentes citoyennes et les standards planétaires.

 

Vers une trajectoire ascendante

 

Finalement, cet atelier ne constitue qu’une étape dans une dynamique ascendante. Avec l’appui des Nations Unies, le Togo se dote d’outils affûtés pour défendre ses valeurs fondamentales, et ce, tout en inspirant ses voisins ouest-africains. Les retombées attendues pourraient aussi bien marquer un tournant, transformant les rapports en véritables leviers de progrès tangible pour tous.

 

Togo–UE : 115 millions pour contrer les menaces explosives dans les Savanes

À Lomé, l’Union européenne a remis au Togo un lot d’équipements de détection et de formation d’une valeur de 115 millions FCFA pour renforcer les défenses civiles face aux menaces explosives dans les Savanes. Un geste fort qui illustre une coopération sécuritaire en pleine montée en puissance.

 

Lomé, 5 novembre 2025— Dans une région où les ombres de la violence planent encore trop bas, l’Union européenne envoie un signal fort de solidarité. Le 23 octobre dernier, en effet, une cérémonie discrète mais hautement symbolique s’est tenue à Lomé : des officiels européens et togolais ont scellé la livraison d’un arsenal technologique estimé à 115 millions de FCFA, destiné à contrer les menaces insidieuses qui pèsent sur les communautés des Savanes.

Financée par la Facilité mondiale UE-ONU dédiée à la lutte antiterroriste, cette dotation vise à renforcer les défenses civiles face aux engins explosifs improvisés (EEI), ces bombes artisanales qui frappent sans prévenir.

115 millions de FCFA : un arsenal stratégique pour les zones à haut risque

 

Au cœur de cette livraison, on trouve : une panoplie de matériels informatiques pour intensifier la veille numérique, des supports didactiques pour former les acteurs de terrain, et surtout 60 détecteurs de mines de dernière génération, capables de repérer les pièges enfouis sous les pistes poussiéreuses.

Les bénéficiaires de cet arsenal sont le Programme d’Urgence pour la Reconstruction et la Sécurité (PURS) et les Forces armées togolaises, c’est-à-dire ces vigies du front nord qui patrouillent chaque jour dans des zones où chaque pas peut virer au drame.

« Ces équipements ne sont pas qu’un don matériel ; ils incarnent plutôt un partenariat vivant pour un bouclier humain infaillible », a déclaré un représentant de l’Union européenne, soulignant ainsi l’engagement à ne pas laisser le Togo affronter seul les vents du Sahel.

L’Union européenne équipe le Togo contre les engins explosifs improvisés avec un appui de 115 millions FCFA. Objectif : protéger les communautés du nord et renforcer la sécurité civile.
© L’Union européenne équipe le Togo contre les engins explosifs improvisés avec un appui de 115 millions FCFA. Objectif : protéger les communautés du nord et renforcer la sécurité civile.

Former, sensibiliser, prévenir : une stratégie globale

 

De plus, cette initiative s’inscrit dans une offensive plus large, menée tambour battant depuis plusieurs mois dans les étendues arides du nord togolais. Des sessions de formation intensives ont déjà permis à des centaines de civils et de militaires de se familiariser avec les techniques de déminage. Parallèlement, des campagnes de sensibilisation sillonnent les villages, apprenant aux éleveurs et agriculteurs à repérer les signaux d’alerte.

Le résultat est visible : une baisse notable des incidents, même si la vigilance reste de mise face aux groupes armés qui rôdent aux confins des frontières.

« Dans les Savanes, la paix n’est pas un luxe, mais une nécessité vitale. Ces outils nous redonnent du souffle pour protéger nos familles », témoigne un chef communautaire de Dapaong, joint par notre rédaction.

L’Union européenne équipe le Togo contre les engins explosifs improvisés avec un appui de 115 millions FCFA. Objectif : protéger les communautés du nord et renforcer la sécurité civile.
© L’Union européenne équipe le Togo contre les engins explosifs improvisés avec un appui de 115 millions FCFA. Objectif : protéger les communautés du nord et renforcer la sécurité civile.

Sécurité Togolaise : 115 millions de FCFA pour blinder les Savanes contre les EEI

 

En ce sens, pour Bruxelles, ce geste s’ajoute à une série d’actions concrètes : exercices conjoints, aides humanitaires, renforcement logistique.

« Nous marchons main dans la main avec Lomé pour bâtir une stabilité durable, ancrée dans la résilience des peuples », a martelé l’ambassadeur européen, évoquant par conséquent un horizon où la coopération l’emporte sur la peur.

À l’heure où l’Afrique de l’Ouest peine à panser ses plaies sécuritaires, le partenariat entre l’UE et le Togo pourrait bien inspirer d’autres nations : il s’agit de transformer la vulnérabilité en vigilance, un EEI à la fois.

Une question en suspens : combien de vies sauvées ?

 

Finalement, tandis que les détecteurs prennent la route des avant-postes, une question plane : combien de vies seront épargnées grâce à ces 115 millions ?

Dans les Savanes, où le sable efface les traces mais jamais les souvenirs, la réponse se joue déjà sur le terrain. L’Union européenne et le Togo, unis, parient donc sur un nord sans embuscade.

 

Togo : les communes au cœur du débat sur l’autonomie financière

À Lomé, la Journée nationale de la commune togolaise 2025 place l’autonomie financière locale au cœur du débat. Maires, experts et partenaires internationaux se penchent sur les stratégies de mobilisation des ressources pour des territoires plus forts et plus proches des citoyens.

 

Lomé, 5 novembre 2025 – En pleine vague de réformes territoriales, le Togo propulse ses collectivités locales au cœur de l’agenda politique. Ce mercredi , le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Hodabalo Awaté, a donné le coup d’envoi de l’édition 2025 de la Journée nationale de la commune togolaise (JNCT). En effet, ce rendez-vous est devenu incontournable, car les mairies se muent en laboratoires d’idées pour rapprocher l’État de ses citoyens.

Placée sous le slogan évocateur « Décentralisation et mobilisation des ressources pour les collectivités territoriales : enjeux, défis et stratégies », cette édition sonne comme un appel à l’action. Alors que les besoins explosent – éducation, santé, infrastructures –, une question s’impose : comment doter les communes d’une trésorerie robuste pour transformer les promesses en réalisations concrètes ? C’est ce casse-tête qui anime les couloirs du palais des congrès, où plus de 300 acteurs se sont réunis pour en débattre.

 

 Journée nationale de la commune : une vitrine nationale à portée régionale

 

Portée par la Faîtière des communes du Togo (FCT), avec l’appui technique de la GIZ via son programme ProDeG IV et le parrainage diplomatique de l’Ambassade de France, la JNCT 2025 dépasse les frontières nationales. Ainsi, elle accueille des délégations venues du Bénin, du Ghana, du Sénégal, du Tchad et de la Guinée. Maires aguerris, experts techniques, militants associatifs et bailleurs de fonds convergent tous pour un échange franc, loin des discours convenus.

Au programme des ateliers, les participants étudieront des stratégies pour débloquer des financements innovants, optimiser les recettes locales, renforcer la gestion municipale et s’inspirer notamment des réussites régionales – comme les microtaxes sénégalaises qui ont dopé les budgets communaux.

 

Le FACT, levier de transformation territoriale

 

Au cœur des discussions, le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT) s’impose comme un pilier de la décentralisation. Lancé en 2020, il irrigue aujourd’hui les projets structurants : écoles dans les zones enclavées, cliniques de proximité, marchés dynamiques, pistes rurales, adductions d’eau potable.

Le ministre Awaté ne cache pas sa fierté : « Ce fonds n’est pas un gadget ; il est plutôt le moteur qui propulse les communes au rang de vrais leviers de l’État. »

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : de 2,63 milliards de FCFA à son lancement, l’enveloppe du FACT a quadruplé pour atteindre près de 9,5 milliards en 2025. Cette progression traduit une volonté politique claire : recentrer le pouvoir sur les territoires.

 

Des communes outillées pour des services concrets

 

Pour Yawa Kouigan, présidente de la FCT, l’enjeu est limpide : « Sans une mobilisation astucieuse des fonds locaux, point de salut pour le développement de base. »

Par conséquent, elle plaide pour des mairies outillées, capables de concrétiser leurs visions et de livrer des services publics qui transforment le quotidien des Togolais. D’ailleurs, cette édition s’inscrit dans les grands axes mondiaux, en résonance avec les Objectifs de développement durable (ODD), notamment le 11 pour des villes inclusives et durables, et le 17 pour des partenariats renforcés.

« Le futur se joue au niveau des quartiers, et non seulement dans les capitales », résume-t-elle, en écho à une Afrique qui mise sur ses racines pour grandir.

 

 Journée nationale de la commune : vers une gouvernance locale agile et exportable

 

Au fil des interventions, un consensus se dessine : la décentralisation n’est plus une option, mais bien une urgence. Face aux disparités territoriales et aux chocs climatiques, les communes togolaises veulent s’émanciper, tout en tissant des réseaux sous-régionaux susceptibles d’inspirer tout le continent.

En conclusion, à l’issue de ces deux jours intenses, Lomé pourrait bien exporter plus que du cacao : elle pourrait exporter un modèle de gouvernance locale agile, fondé sur la proximité, la transparence et l’innovation. Les territoires togolais, longtemps relégués à l’arrière-plan, s’apprêtent ainsi à occuper le devant de la scène.

 

Ghana–Togo : un agent tué à la frontière, alerte sécuritaire

Un agent des services d’immigration ghanéens a été tué et un autre grièvement blessé lors d’une embuscade à la frontière avec le Togo. Ce drame relance les inquiétudes sur la sécurité dans les zones frontalières et appelle à une coopération renforcée entre Accra et Lomé.

 

Accra, 5 novembre 2025 — Un coup de feu fatal a brisé la nuit dominicale près de la ligne invisible qui sépare le Ghana de son voisin togolais. Dimanche 2 novembre, vers 20 heures, une embuscade tendue par des assaillants armés a coûté la vie à un agent des services d’immigration ghanéens, tandis que son collègue lutte toujours pour sa survie dans un état critique. En effet, l’attaque, survenue à Nagani, dans le district de Tempane (nord-est du pays), a transformé un banal retour de mission en cauchemar, ravivant les inquiétudes sur la porosité frontalière et les dérives sécuritaires qu’elle engendre.

 

Une embuscade ciblée, un bilan lourd

 

Les deux fonctionnaires, de retour de Pulimakom après une ronde de contrôle, ont été pris pour cible par un commando non identifié. Selon les premiers éléments de l’enquête menée par la police locale, les tireurs ont surgi de l’obscurité, semant la panique sur cette artère poussiéreuse, souvent empruntée par les patrouilleurs. L’un des agents, vétéran de 42 ans originaire de la région, a succombé sur place à ses blessures par balle. Par conséquent, les secours ont évacué d’urgence son partenaire, grièvement blessé à l’épaule et à la jambe, vers l’hôpital de Bawku, où les médecins s’efforcent de stabiliser son état.

« C’est une perte immense pour nos équipes, car elles risquent déjà leur peau au quotidien pour sécuriser nos frontières », a confié un porte-parole des services d’immigration, la voix nouée par l’émotion.

 

Une zone sensible, théâtre de trafics et de tensions

 

De plus, cette agression s’inscrit dans une série d’attaques qui frappent régulièrement le corridor frontalier entre Tempane et le Togo. Les trafiquants y acheminent bois précieux, armes légères et migrants clandestins, transformant ainsi cette zone sensible en point chaud. Des groupes armés, parfois liés à des réseaux transnationaux, y multiplient les incursions et sèment l’insécurité. Bien que des sources sécuritaires évoquent un possible mobile lié à une vendetta locale ou à un règlement de comptes douanier, elles n’excluent pas l’hypothèse d’une attaque plus structurée.

Le ministère de l’Intérieur ghanéen a réagi par un communiqué laconique : « Nous renforçons immédiatement les patrouilles mixtes avec nos homologues togolais », promettant ainsi une traque sans relâche.

 

Un agent abattu : une alerte régionale sur les failles de sécurité

 

Au-delà du deuil qui frappe les familles et les rangs des forces de l’ordre, cet événement brutal jette une lumière crue sur les failles persistantes de la vigilance aux confins ouest-africains. C’est pourquoi des experts en sécurité régionale appellent à une accélération des protocoles conjoints entre Accra et Lomé, inspirés des modèles de la CEDEAO, pour contrer l’escalade des violences.

« Les frontières ne sont pas des lignes sur une carte, mais plutôt des veines vitales de nos économies ; les laisser vulnérables, c’est inviter le chaos », alerte le Dr. Ama Serwah, analyste à l’Institut des Études Stratégiques d’Accra.

Par ailleurs, au Parlement ghanéen, des voix s’élèvent pour réclamer une session d’urgence afin de réviser les budgets alloués à la protection frontalière. Surveillance par drones, échanges d’informations en temps réel, formations croisées : les élus exigent que la coopération bilatérale passe de la rhétorique aux actes.

 

Un agent abattu : une riposte attendue, une paix à reconstruire

 

Finalement, tandis que les funérailles de la victime se préparent dans un climat de recueillement tendu, le Ghana et le Togo promettent une riposte unie. Mais dans les villages comme Nagani, où l’écho des rafales hante désormais les nuits, une question lancinante exige une réponse : combien de vies encore sacrifierons-nous pour que la paix revienne aux portes de ces terres partagées ?

L’Afrique de l’Ouest, habituée aux soubresauts, attend des réponses.

 

Foire de Lomé 2025 : l’OTR facilite les importations

À quelques semaines de la Foire Internationale de Lomé, l’OTR publie une directive douanière stratégique pour fluidifier les importations. Objectif : simplifier la logistique, rassurer les exposants et faire de la FIL un levier économique régional.

 

Lomé, 5 novembre 2025 — À l’approche des fêtes de fin d’année, Lomé se métamorphose en vitrine commerciale vibrante. Du 28 novembre au 14 décembre, la Foire Internationale de Lomé (FIL) investira le Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF), attirant des milliers d’opérateurs économiques venus d’Afrique et d’ailleurs. En effet, véritable rendez-vous continental, l’événement s’annonce comme un catalyseur d’affaires et de partenariats.

C’est pourquoi, pour accompagner cette effervescence, l’Office Togolais des Recettes (OTR) a publié un communiqué technique à destination des professionnels du commerce – transitaires, importateurs, exportateurs – afin de fluidifier les opérations douanières liées aux importations.

 

 L’OTR : une logistique douanière millimétrée pour une foire sans accroc

 

L’OTR mise sur une logistique simplifiée, pensée pour éviter les blocages et favoriser une immersion totale dans l’esprit festif de la FIL. Par conséquent, les marchandises destinées aux stands – des gadgets high-tech aux pièces artisanales – devront suivre un parcours bien balisé.

D’abord, première étape : une déclaration de transit interne codifiée IM8 (80.00 000), accompagnée d’un document de transport (Ti) délivré aux postes frontaliers. Ces biens seront acheminés vers le guichet douanier dédié à la foire, où le Ti sera validé pour prise en charge.

Ensuite, sur le site du CETEF, les exposants procéderont aussi à la libération des marchandises via une formalité IM5 (50.00 000), exclusivement gérée par le bureau douanier de la FIL, identifié sous le code TG129.

 

Des taux préférentiels pour les produits régionaux

 

Par ailleurs, les services douaniers appliqueront une taxe spécifique aux articles vendus sur place via l’IM4 (40.50000), calculée sur la base de la valeur douanière. Ils accorderont un taux préférentiel à 7 % aux produits certifiés UEMOA et CEDEAO, tandis qu’ils taxeront les produits non validés à 23 %. Les marchandises en provenance d’autres régions subiront une taxe de 28 %, à l’exception notable des deux-roues et véhicules, que cette mesure exonérera.

« Cette approche vise à encourager les partenariats régionaux tout en maintenant une équité pour les acteurs mondiaux », souligne un expert douanier interrogé en marge des préparatifs. Toutefois, les autorités prévoient une gestion rigoureuse des marchandises invendues.

 

 L’OTR : une sortie en douceur pour les invendus

 

En ce qui concerne les invendus, l’OTR prévoit un retour encadré : déclaration IM8 (80.50 000) avec nouveau Ti, orchestrée par le bureau de la foire vers les ports de sortie. À ce stade, plusieurs options s’offrent alors aux exposants : mise sur le marché local (40.00 000), réexpédition vers d’autres destinations (30.00 000), stockage en entrepôt (70.00 000) ou admission en zone franche (77.00 000). Une flexibilité bienvenue pour limiter les pertes et maximiser les opportunités.

 

Le Togo mise sur une administration agile pour séduire

 

En conclusion, cette directive tombe à point nommé pour les milliers d’opérateurs attendus, qui voient dans la FIL un tremplin stratégique pour nouer des alliances et conquérir de nouveaux marchés. Au-delà des procédures, c’est un signal fort : le Togo, hub logistique en devenir, mise sur une administration agile et réactive pour propulser son économie.

Reste à voir si cette édition 2025, placée sous le signe de l’innovation et de la durabilité, tiendra ses promesses. Rendez-vous fin novembre pour un bilan qui s’annonce scintillant.