Les pluies diluviennes qui s’abattent sur le sud du Togo n’épargnent pas l’arrière-pays. À Vogan et ses environs, la mairie de Vo 1 sonne le tocsin face à des dégâts matériels considérables et active ses réseaux de secours. Plongée au cœur d’une municipalité en état d’urgence.
Les images du Grand Lomé sous les eaux ont capté l’attention des médias ces derniers jours, mais c’est à quelques dizaines de kilomètres de la capitale, dans la préfecture de Vo, que le drame environnemental se joue désormais à huis clos. À Vogan, les autorités locales font face à un assaut climatique d’une rare violence. Les récentes précipitations exceptionnelles ont plongé plusieurs localités de la commune de Vo 1 sous les eaux, révélant la fragilité de l’habitat et des infrastructures rurales.
Le bilan matériel provisoire s’avère lourd : des maisons écroulées, des ponts structurellement touchés, des axes routiers totalement coupés et des dizaines d’hectares de champs de culture dévastés par les crues. Pour une population locale vivant essentiellement de l’agriculture, l’inondation des terres agricoles fait peser une menace immédiate sur la sécurité alimentaire de la région.
La municipalité en première ligne
Face à ce sinistre d’ampleur, l’exécutif communal de Vo 1 tente de structurer la riposte. La mairie a immédiatement exprimé sa compassion aux sinistrés tout en cherchant à rassurer les administrés sur le déploiement des secours. Les équipes municipales travaillent désormais en étroite collaboration avec les services de l’État et des partenaires humanitaires pour acheminer l’aide d’urgence et organiser l’assistance aux familles sans abri.
Au-delà des secours, c’est une véritable course contre la montre que mènent les autorités pour éviter des pertes en vies humaines. La municipalité multiplie les appels à la discipline collective, un défi de taille dans des zones où l’accès à l’information officielle reste parfois difficile.
Consignes de survie et numéros d’urgence
Dans ce contexte de crise, la mairie de Vo 1 appelle la population à modifier radicalement ses habitudes quotidiennes. Les autorités locales demandent instamment aux citoyens de suspendre les déplacements non essentiels et de proscrire toute tentative de traversée des cours d’eau en crue.
Les risques d’électrocution et d’effondrement tardif constituent la principale hantise des secouristes. La municipalité exhorte donc les riverains à s’éloigner des poteaux électriques tombés, des panneaux publicitaires et des arbres fragilisés par les vents. Une attention particulière est réclamée pour la protection des franges les plus vulnérables de la communauté, notamment les enfants et les personnes âgées.
Pour centraliser les alertes et coordonner les évacuations, le gouvernement et la commune rappellent l’existence de plusieurs lignes d’urgence gratuites, accessibles à tous :
170 : Agence nationale de la protection civile (ANPC)
118 : Sapeurs-pompiers
1014 : Centre National de Commandement Unifié (CNCU)
117 / 1244 : Police nationale
Alors que les prévisions météo restent incertaines pour la région Maritime, la solidarité communautaire s’organise, largement relayée par les médias locaux comme Vogan News. Cette crise rappelle, si besoin était, l’urgence pour les communes togolaises de repenser leur urbanisme et de renforcer leurs infrastructures face à des chocs climatiques de plus en plus récurrents.
Lomé, 30 juin 2026 — Au lendemain des trombes d’eau exceptionnelles qui se sont abattues sur le Grand Lomé, la capitale togolaise panse ses plaies et livre une bataille cruciale : celle de la mobilité retrouvée. Ce mardi matin, le réveil a été brutal pour des milliers de Loméens. Les stigmates de la veille — boue accumulée, débris flottants et chaussées submergées — paralysent encore de nombreux secteurs névralgiques, transformant les trajets professionnels en un véritable parcours du combattant.
Face à ce risque de paralysie économique, la réponse gouvernementale s’est voulue immédiate et visible, s’écartant des traditionnels rapports de bureau pour s’inviter directement sur le macadam.
La politique de terrain : des ministres au chevet des points noirs routiers
C’est un signal politique fort qui a été envoyé dès les premières lueurs du jour. Le ministre Kodjo Adedze, épaulé par le ministre délégué Sena Alipui, s’est rendu sur les sites les plus critiques de la capitale. Loin des salons feutrés, les deux membres du gouvernement ont inspecté la place Bonke ainsi que l’axe hautement stratégique de la descente de Tokoin Hôpital.
Sur place, au milieu du vrombissement des engins de chantier et du ballet des équipes techniques, les ministres supervisent en direct les opérations de grand nettoyage et de pompage. L’objectif est double : évacuer au plus vite les sédiments apportés par les crues et rétablir la fluidité de la circulation sur ces artères qui desservent les principaux centres hospitaliers et administratifs de la ville. Par ailleurs, cette présence physique vise à rassurer une population éprouvée, tout en mettant les équipes d’intervention sous pression afin d’accélérer la cadence.
Au-delà de l’urgence, le défi structurel de la ville-hub
Si l’activisme des autorités permet, ce matin, de rouvrir progressivement les voies à la circulation, ce nouvel épisode pluvieux repose avec acuité la question de la vulnérabilité des infrastructures de Lomé. La descente de Tokoin Hôpital, en raison de sa topographie, subit de plein fouet les ruissellements provenant des points hauts de la ville dès que les précipitations dépassent les normales saisonnières.
Pour les urbanistes, le constat est récurrent : la gestion de l’immédiat après-crise est indispensable, mais elle devra s’accompagner d’investissements massifs et continus dans le recalibrage des collecteurs d’eaux pluviales. Alors que la saison des pluies bat son plein, Lomé joue sa crédibilité de métropole moderne. En attendant les réformes de fond, c’est à coups de balais mécaniques, de camions-bennes et grâce à la présence des ministres que la capitale togolaise tente, ce mardi, de reprendre son cours normal.
C’était un lundi en apparence ordinaire de la saison des pluies. Pourtant, la journée du 29 juin 2026 restera gravée comme le témoin d’une vulnérabilité commune qui ignore les tracés frontaliers. En l’espace de quelques heures, un même front nuageux d’une intensité rare a balayé le littoral ouest-africain, transformant le Togo ,la Côte d’Ivoire et le Nigeria en un vaste théâtre de crises interconnectées.
Si la pluie est saisonnière, la tragédie de ce début de semaine a pris une dimension sous-régionale inédite, rappelant que, face au dérèglement climatique, le golfe de Guinée partage un destin commun.
Lomé sous les eaux, le Bas-Mono retient son souffle.
Au Togo, le Grand Lomé s’est réveillé les pieds dans l’eau. Des quartiers populaires et historiques comme Adakpamé, Adamavo, Akodesséwa, mais également les zones résidentielles et administratives de Nyékonakpoé, Kodjoviakopé et Agoè-Nyivé ont vu leurs artères principales se muer en torrents de boue. Les systèmes de canalisation, pourtant curés à l’approche de la saison des pluies, ont rapidement saturé sous la violence des précipitations.
Mais l’inquiétude s’est rapidement déplacée vers l’intérieur des terres. Dans la préfecture du Bas-Mono, les premiers bilans font état de dégâts matériels considérables. Les champs inondés et les habitations fragilisées font craindre une crise humanitaire et agricole à court terme, dans une région déjà éprouvée par les caprices du fleuve Mono.
Plus à l’ouest, en Côte d’Ivoire, la même onde pluvieuse a pris une tournure nettement plus dramatique. À Abidjan, la métropole aux reliefs escarpés, l’eau ne s’est pas contentée d’inonder : elle a tué.
Dans la commune d’Attécoubé, le quartier précaire de Mossikro a payé le plus lourd tribut. Gorgée d’eau, une colline s’est effondrée sur des habitations de fortune situées en contrebas. Le bilan est effroyable : huit victimes, dont quatre décès confirmés et quatre blessés, après le glissement de terrain survenu dans le quartier de Mossikro.. Ce drame remet brutalement en lumière la question des logements construits dans des zones non constructibles, un défi auquel les autorités abidjanaises tentent de répondre chaque année par des campagnes de déguerpissement, souvent jugées insuffisantes face à la pression démographique.
Une urgence climatique et urbaine transfrontalière
Au Nigeria voisin, la tempête a également provoqué d’importants dégâts matériels, notamment dans les zones urbaines de Cotonou, où la gestion des eaux pluviales reste un défi permanent.
Du Nigeria — durement touché par ces intempéries — jusqu’à la Côte d’Ivoire, le constat des experts est identique. Ce lundi de pluies exceptionnelles n’est pas un événement isolé, mais le symptôme d’une double crise :
L’intensification des événements extrêmes : les volumes d’eau tombés en moins de 24 heures dépassent largement les normales saisonnières.
L’urbanisation galopante : l’imperméabilisation des sols dans les grandes capitales africaines empêche l’infiltration des eaux, transformant chaque averse majeure en menace vitale.
Alors que les secours s’activent encore à Abidjan et que les habitants de Lomé et du Nigeria tentent de sauver ce qui peut l’être, ce « lundi noir » appelle à une réponse globale. Les plans d’urgence nationaux montrent leurs limites ; c’est désormais à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest qu’une stratégie de résilience urbaine et d’alerte météorologique précoce doit être pensée. Car le ciel, lui, ne connaît pas de frontières.
L’Afrique de l’Ouest fait face à une saison des pluies particulièrement violente. Le lundi 29 juin 2026, des précipitations torrentielles ont frappé simultanément le Togo ,la Côte d’Ivoire et le Nigeria, paralysant plusieurs capitales côtières et provoquant de lourds dégâts matériels.
Ce nouvel épisode d’intempéries simultanées dans plusieurs pays du Golfe de Guinée rappelle les défis croissants que pose le dérèglement climatique aux métropoles côtières ouest-africaines. Il souligne également la nécessité de renforcer la coordination régionale, d’adapter les infrastructures urbaines et de mieux protéger les populations vivant dans les zones exposées aux risques d’inondation et de glissement de terrain.
Réunis à Atakpamé, les acteurs territoriaux et les partenaires internationaux ont lancé la diffusion du Plan Régional d’Adaptation (PRA). Porté par le gouverneur Dadja Maganawé et soutenu par la FAO, ce document stratégique décline 49 mesures concrètes pour prémunir les secteurs clés de la région contre les chocs climatiques.
Dans la Région des Plateaux, poumon vert et véritable grenier agricole du Togo, l’urgence climatique ne se conjugue plus au futur. Face à la modification des cycles de pluie et aux menaces pesant sur la sécurité alimentaire, les autorités locales ont choisi de passer à l’offensive. Ainsi, la semaine dernière, à Atakpamé, le gouverneur de la région, le général Dadja Maganawé, a officiellement ouvert l’atelier de diffusion du Plan Régional d’Adaptation au changement climatique (PRA).
Cette rencontre, qui s’est tenue avec l’appui technique et financier de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), marque un tournant dans la territorialisation des politiques environnementales togolaises. En effet, l’objectif affiché est d’armer les décideurs locaux des compétences techniques indispensables pour naviguer dans l’écosystème complexe de la finance et de la gouvernance climatiques.
L’atelier a rassemblé un premier cercle d’acteurs stratégiques, allant des cadres du Gouvernorat et du Conseil régional aux représentants des services techniques de l’environnement et de l’agriculture, sans oublier les émissaires du Fonds vert pour le climat. Pour le général Dadja Maganawé, ce plan ne doit pas rester un document de plus sur les étagères de l’administration, mais s’imposer comme une véritable feuille de route opérationnelle.
Le PRA se structure autour de trois piliers fondamentaux :
La consolidation de la gouvernance locale, afin d’harmoniser les décisions politiques et environnementales ;
Le renforcement de la résilience des secteurs vitaux, que sont l’agriculture, la foresterie et la gestion des ressources en eau ;
La mobilisation active des financements, véritable nerf de la guerre pour concrétiser la transition.
Au total, ce sont 49 mesures concrètes qui ont été validées pour traduire les ambitions de la région en impacts réels sur le terrain.
La clôture de la cérémonie a donné lieu à une remise symbolique des documents officiels de planification au gouverneur, scellant l’engagement des autorités régionales. Cependant, le plus dur commence pour le comité de coordination et le comité régional, désormais chargés du suivi-évaluation.
« Le PRA constitue une véritable feuille de route pour renforcer la résilience de la Région des Plateaux », a martelé le gouverneur lors de son allocution.
Désormais, le succès de cette initiative reposera sur la capacité des équipes locales à formuler des projets bancables auprès des bailleurs internationaux, à l’instar du Fonds vert pour le climat. Dans un contexte sahélien et ouest-africain où l’adaptation coûte cher, la Région des Plateaux tente de concevoir un modèle de planification locale qui pourrait bien inspirer d’autres territoires de la sous-région.
Lomé, le 2 juin 2026 – À l’occasion de la Journée nationale de l’arbre, célébrée le 1ᵉʳ juin 2026, le ministre de la Sécurité, le colonel Calixte Batossie Madjouba, a marqué son engagement en faveur de la préservation de l’environnement par une série d’actions symboliques et concrètes. Dès les premières heures de la journée, il a participé au lancement officiel de la campagne nationale de reboisement sur le site du Centre technique d’enfouissement d’Aképé, aux côtés d’autres membres du gouvernement.
Dans l’après-midi, le ministre a planté un arbresur le site de son ministère, en présence du secrétaire général, des membres de son cabinet, des directeurs généraux, des directeurs centraux et des chefs de service. Ce geste, bien que symbolique, s’inscrit dans une démarche globale visant à sensibiliser les agents du ministère à l’importance du reboisement.
Lors de cette cérémonie, le colonel Calixte Batossie Madjouba a rappelé que le reboisement constitue « un instrument majeur de protection des écosystèmes, de lutte contre les effets du changement climatique et de prévention des catastrophes naturelles ». Il a également appelé l’ensemble des services de son département à faire de cette pratique un engagement durable, en alignement avec la vision nationale de restauration du couvert végétal et de préservation du patrimoine environnemental.
Cette journée d’action s’est déroulée à l’issue de la réunion mensuelle de sécurité, qui a réuni les principaux responsables des services de sécurité intérieure. Elle a également servi de cadre pour annoncer le calendrier de reboisement des différentes structures relevant du ministère. L’objectif est d’assurer une participation coordonnée et soutenue à l’effort national de reboisement, tout en renforçant la cohésion interne autour d’un projet commun : la protection de l’environnement.
En plantant un arbre, le ministère de la Sécurité envoie un message clair : la lutte contre la dégradation des sols, la désertification et les effets du réchauffement climatique est l’affaire de tous, y compris des institutions publiques. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de responsabilisation des acteurs étatiques dans la gestion durable des ressources naturelles.
Si cette journée a été l’occasion de poser des actes concrets, elle a aussi permis de lancer une réflexion sur la pérennisation de ces efforts. Le ministère de la Sécurité, souvent perçu comme un acteur de l’ordre et de la protection des citoyens, montre ainsi qu’il peut également jouer un rôle clé dans la protection de l’environnement. Reste à savoir si les engagements pris se traduiront par des actions durables sur le terrain.
Face à l’avancée des changements climatiques et à la pression croissante exercée sur les ressources naturelles, le Togo entend accélérer sa transition écologique. C’est dans cette dynamique que le gouvernement a officiellement donné le coup d’envoi de la campagne nationale de reboisement 2026, ce lundi 1ᵉʳ juin, à l’occasion de la Journée nationale de l’arbre. Le lancement s’est déroulé sur le site du Centre d’enfouissement technique d’Aképé, dans la commune Avé 2, transformé pour l’occasion en symbole d’une nouvelle approche de la gestion environnementale.
L’événement a rassemblé un large éventail d’acteurs institutionnels et communautaires. Membres du gouvernement, sénateurs, gouverneurs, préfets, maires, responsables des services techniques de l’État, autorités traditionnelles et représentants de diverses organisations se sont mobilisés autour d’un objectif commun : renforcer le couvert végétal national et contribuer à la lutte contre le dérèglement climatique.
Le choix d’Aképé n’a rien d’anodin. Ce centre constitue aujourd’hui l’un des maillons essentiels de la politique togolaise de gestion durable des déchets. Grâce à cette infrastructure moderne, les autorités ont considérablement amélioré le traitement des déchets ménagers dans le Grand Lomé, limitant ainsi les impacts négatifs sur les sols, les ressources en eau et la santé publique.
En lançant la campagne nationale de reboisement sur ce site, le gouvernement envoie un message fort : il ne considère plus la protection de l’environnement comme une question sectorielle, mais comme une priorité transversale qui mobilise plusieurs domaines d’action. Gestion des déchets, préservation des écosystèmes, restauration forestière et adaptation climatique doivent désormais s’inscrire dans une stratégie globale et cohérente.
Cette vision prend tout son sens alors que plusieurs régions du pays subissent l’érosion des terres, la raréfaction des ressources forestières et les effets de plus en plus visibles des perturbations climatiques. Les épisodes de sécheresse, les inondations récurrentes et la dégradation progressive des écosystèmes rappellent l’urgence d’agir.
Ainsi, la campagne de cette année s’inscrit dans une logique de résultats mesurables. Lors de la cérémonie officielle, les autorités, les partenaires et les participants ont mis en terre 2 500 jeunes plants sur le site d’Aképé. Mais l’ambition nationale va bien au-delà : les différents acteurs mobilisés à travers le pays prévoient de planter près de 16 millions d’arbres sur l’ensemble du territoire au cours de l’année 2026.
Pour atteindre cet objectif, les autorités misent sur des espèces reconnues pour leur capacité à s’adapter aux conditions locales tout en contribuant efficacement à la captation du carbone atmosphérique. Parmi elles figurent notamment le Terminalia catappa, le Khaya senegalensis et le Ceiba pentandra, des essences appréciées pour leur croissance, leur résistance et leur potentiel écologique.
Ces plantations devraient permettre non seulement de renforcer les puits de carbone naturels du pays, mais aussi de restaurer des espaces dégradés, de protéger la biodiversité et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Miser sur la survie des arbres plutôt que sur les chiffres
L’un des principaux défis des campagnes de reboisement reste toutefois le taux de survie des plants. Conscient de cette réalité, le gouvernement entend changer de paradigme. Présidant la cérémonie, le ministre de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et des Changements climatiques, le professeur Kokoroko Komla Dodzi, a insisté sur l’importance du suivi post-plantation.
Désormais, l’accent ne sera plus uniquement mis sur le nombre d’arbres plantés, mais également sur leur entretien et leur croissance. Cette approche vise à garantir un impact réel et durable sur le couvert végétal national.
Selon les responsables du secteur, chaque arbre qui parvient à maturité représente un investissement environnemental stratégique. Il contribue à l’absorption du dioxyde de carbone, à la régulation des températures locales, à la protection des sols contre l’érosion et au maintien des équilibres écologiques.
Outre les institutions publiques, cette campagne entend mobiliser l’ensemble des citoyens. Collectivités territoriales, organisations communautaires, établissements scolaires, associations et populations locales sont appelés à jouer un rôle actif dans la réussite de l’opération.
Cette dynamique collective traduit la volonté du Togo de faire de la préservation de l’environnement une responsabilité partagée. Car la reconstitution du patrimoine forestier national ne relève pas seulement d’une politique publique : elle constitue également un enjeu économique, social et sanitaire majeur pour les générations futures.
En accueillant le lancement de cette vaste campagne nationale, la commune Avé 2 s’inscrit ainsi au cœur d’un engagement qui dépasse les frontières locales. À Aképé, ce 1ᵉʳ juin 2026, ce ne sont pas seulement des arbres qui ont été plantés. C’est aussi une vision d’avenir qui a pris racine : celle d’un Togo plus vert, plus résilient et mieux préparé aux défis environnementaux du XXIᵉ siècle.
Lomé, 1ᵉʳ juin 2026 – À l’instar de nombreux acteurs institutionnels et citoyens engagés dans la préservation de l’environnement, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Isaac Tchiakpé, a pris ce lundi part à l’opération nationale de reboisement organisée à l’occasion de la Journée nationale de l’arbre. L’activité s’est déroulée au Centre national d’enfouissement technique d’Aképé, sous l’impulsion du ministère de l’Environnement et des Ressources forestières.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique nationale de restauration du couvert végétal et de lutte contre les effets du changement climatique. Elle témoigne également de la volonté des autorités togolaises de renforcer les actions en faveur de la protection de l’environnement et du développement durable.
Aux côtés des responsables administratifs, des agents publics et de plusieurs volontaires, Isaac Tchiakpé a participé à la mise en terre de jeunes plants, contribuant ainsi à l’effort collectif visant à accroître les espaces verts sur le territoire national. Par ce geste symbolique, le ministre a réaffirmé l’importance de l’engagement citoyen dans la préservation des ressources naturelles.
La Journée nationale de l’arbre, célébrée chaque année au Togo, constitue un rendez-vous majeur de sensibilisation aux enjeux environnementaux. Elle permet de mobiliser les populations autour d’actions concrètes de reboisement et de promouvoir une gestion durable des écosystèmes.
À travers sa participation à cette opération, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts a lancé un appel à la poursuite des efforts collectifs en faveur de la protection de l’environnement. « Ensemble, poursuivons nos efforts pour préserver notre environnement et construire un Togo plus vert au bénéfice des générations présentes et futures », a-t-il déclaré. Ce message rappelle aussi que la sauvegarde du patrimoine naturel demeure une responsabilité partagée, essentielle pour garantir un avenir durable aux générations actuelles et à venir.
Reste à savoir si cet élan citoyen et institutionnel saura se transformer en actions durables capables de relever les défis environnementaux du Togo.
Les habitants d’Aného respirent mieux : la mer recule, la ville avance. Dimanche, Harold Tavares, administrateur du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique, a visité les chantiers du littoral dans la préfecture des Lacs afin d’évaluer les avancées d’un vaste programme de protection côtière soutenu par la Banque. L’objectif affiché est de freiner l’érosion, réduire les inondations, restaurer les milieux naturels et renforcer la capacité des populations à faire face au changement climatique.
Sur le terrain, les transformations sont déjà visibles. En effet, des zones gagnées sur l’océan, des passages lagunaires rétablis sur plusieurs kilomètres et la construction d’un brise-lame promettent désormais une défense durable contre les assauts marins qui rongent la côte depuis des décennies. Ces aménagements n’ont pas seulement reconstruit des berges ; ils ont également rendu à des familles des espaces de vie et de travail autrefois menacés.
Des retombées sociales et économiques concrètes
« WACA a profondément amélioré le quotidien des communautés », a affirmé M. Tavares lors de sa visite, appelant à maintenir la pression contre les phénomènes climatiques et l’érosion côtière. À travers cette déclaration, son discours mettait l’accent sur la nécessité d’un effort continu, non seulement pour achever les ouvrages en cours, mais aussi pour pérenniser les bénéfices obtenus grâce à une gestion intégrée du littoral.
Par ailleurs, l’impact social et économique du projet dépasse largement les seuls travaux d’ingénierie. Des emplois locaux ont été créés sur les chantiers, des équipements de pêche ont été mis à la disposition des pêcheurs et des coopératives locales ont vu leurs capacités renforcées. Pour beaucoup d’habitants, la résilience se mesure désormais en opportunités concrètes : revenus restaurés, filets réutilisables et marchés plus sûrs pour leurs produits.
Entre sécurisation du littoral et défis de durabilité
Le segment Aného–Gbodjomé protège désormais la côte. Les équipes de terrain poursuivent cependant les interventions sur la portion restante du littoral, entre Gbodjomé, Agbodrafo et Goumoukopé; elles ont déjà achevé plusieurs structures de protection et en construisent d’autres. Elles progressent aussi dans le comblement des bras lagunaires, ce qui stabilise la côte et restaure des écosystèmes aquatiques essentiels.
Les autorités locales et les bénéficiaires restent néanmoins vigilants. La durabilité des aménagements dépendra à la fois de l’entretien des infrastructures, de la continuité des financements et de l’adhésion des communautés aux pratiques de gestion durable. À Aného, la mer laisse aujourd’hui place à l’espoir ; la prochaine étape sera désormais de transformer cet élan en gains durables pour les générations futures.
Depuis ce mercredi 15 avril 2026, l’Université de Lomé (UL) vibre au rythme de la diplomatie environnementale. La salle Prof. Ahadzi-Nonou de la Présidence accueille, jusqu’au 21 avril, un atelier de formation intensif consacré aux négociations climatiques internationales. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de renforcer les compétences des acteurs togolais face aux défis complexes du réchauffement planétaire. Elle participe également à une stratégie plus large visant à positionner l’Université de Lomé comme un pôle de référence en matière de formation aux enjeux climatiques en Afrique de l’Ouest.
Dans ce contexte, le public cible se veut particulièrement large afin de garantir un impact maximal. La formation rassemble des étudiants, des enseignants-chercheurs, des cadres de l’administration publique, des professionnels issus de divers ministères ainsi que des représentants actifs de la société civile. Cette diversité de profils favorise une approche transversale, essentielle pour appréhender des enjeux climatiques qui croisent à la fois le droit, l’économie et les politiques publiques.
Au cœur de cet apprentissage, les participants explorent les mécanismes souvent opaques des Conférences des Parties (COP). Alors que les négociations climatiques internationales évoluent rapidement, notamment dans le cadre de l’Accord de Paris, le programme couvre des thématiques cruciales telles que :
l’atténuation, à travers le programme d’ambition de Charm el-Cheikh ;
la finance climatique, pour comprendre les leviers de mobilisation des ressources ;
les pertes et préjudices, un dossier central pour les pays en développement ;
l’article 6 de l’Accord de Paris, relatif aux marchés carbone et à la coopération internationale.
Dans un contexte où les pays africains cherchent à peser davantage dans les négociations internationales, cette formation apparaît comme un levier stratégique. Pour des États comme le Togo, particulièrement exposés aux effets du changement climatique, la maîtrise de ces mécanismes devient un impératif.
Un parterre d’experts pour une expertise de haut niveau
La cérémonie de lancement a été marquée par la présence de figures institutionnelles et académiques de premier plan. Par ailleurs, le docteur Pyabalo Nabédé, directeur de cabinet représentant le ministre de l’Environnement, a présidé l’ouverture.
À ses côtés, le Prof. Kossivi Hounaké, président de l’Université de Lomé, a accueilli le professeur Guy Rossatanga-Rignault. En sa qualité de spécialiste du droit public et de la science politique à l’Université Omar Bongo, ce dernier apporte une dimension panafricaine et une expertise juridique précieuse pour décrypter les mécanismes des négociations internationales. La présence de tels experts contribue aussi à aligner la formation sur les standards des grandes négociations multilatérales.
En accueillant cette session dédiée aux négociations climatiques, l’Université de Lomé réaffirme son rôle de moteur de l’expertise nationale. Plus largement, ce renforcement des capacités s’inscrit dans une dynamique de préparation du Togo à une participation plus active et plus influente dans les instances internationales.
En définitive, cette initiative illustre la montée en puissance d’une nouvelle génération de cadres capables de comprendre, négocier et défendre les intérêts du pays dans les forums climatiques mondiaux. Désormais, le Togo peut compter sur des profils mieux formés pour transformer les engagements internationaux en actions concrètes en faveur de la préservation de l’environnement.
La pression monte sur le front de l’assainissement dans la capitale togolaise. Ce jeudi 9 avril 2026, les engins et les équipes de terrain s’activent dans la commune d’Agoè-Nyivé 6. L’objectif est de désengorger les réseaux d’évacuation pour épargner aux riverains le calvaire des eaux stagnantes.
Le décor est planté sur l’axe stratégique de la RN1. L’entreprise MELIO GROUPE SERVICE INTERNATIONAL (MGSI) mène actuellement une opération coup de poing. Sous le regard vigilant des techniciens, les ouvriers extraient des tonnes de sédiments et de déchets qui obstruent les caniveaux.
Cette intervention ne doit rien au hasard. Elle répond à une nécessité absolue de salubrité publique alors que le Grand Lomé panse encore les drames des récentes crues. En effet, les inondations passées ont rappelé avec force la vulnérabilité des quartiers périphériques, justifiant l’urgence de ces opérations. En libérant ces artères souterraines, la municipalité espère fluidifier le passage des eaux de ruissellement et assainir durablement le cadre de vie à Adétikopé.
Ce déploiement de force s’inscrit dans une impulsion qui vient du sommet de l’État. Sous l’égide du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, une stratégie de réaction rapide voit le jour. L’idée-force : ne plus subir la météo, mais anticiper.
Pour mener à bien cette mission, l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC) apporte son expertise technique. Le Maire de la commune, Monsieur Songoi Kézié, salue d’ailleurs cet engagement présidentiel qui permet aux communes périphériques de bénéficier de moyens conséquents pour transformer leur environnement quotidien. Ainsi, cette opération traduit une volonté politique de protéger les citoyens et de renforcer la résilience urbaine face aux intempéries.
Loin d’être une simple opération de façade, ce chantier bénéficie d’une surveillance étroite. La division technique de la mairie d’Adétikopé inspecte chaque section nettoyée. Cette rigueur garantit que les prestations de l’entreprise MGSI respectent les normes de qualité afin d’éviter un éternel recommencement dès les sept revers.
Au-delà de la technique, l’impact attendu est concret pour les riverains : une meilleure mobilité, une réduction des risques sanitaires et une sécurité accrue. À travers ce chantier, Agoè-Nyivé 6 se veut le laboratoire d’une ville plus propre et plus sûre, en totale adéquation avec la feuille de route nationale sur le développement urbain.
Si ces travaux d’urgence soulagent temporairement les quartiers d’Adétikopé, ils posent une question de fond : celle de la gestion des déchets ménagers par les citoyens eux-mêmes. Le curage des caniveaux reste un effort financier colossal et cyclique tant que les collecteurs d’eau serviront de dépotoirs sauvages.
Dès lors, la réussite de cette stratégie dépendra aussi d’une véritable police de l’environnement et d’une sensibilisation citoyenne durable.
En somme, cette opération dépasse le simple curage des caniveaux : elle incarne une volonté politique et citoyenne de bâtir une capitale résiliente. Entre technique et civisme, Lomé trace les contours d’une ville capable d’anticiper les intempéries et de transformer chaque chantier en levier de salubrité durable.
Le gouvernement togolais hausse le ton face à l’occupation jugée désordonnée des abords des routes et du littoral dans le Grand Lomé. Réunis le 26 février 2026 au ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie coutumière, plusieurs membres de l’exécutif ont acté une nouvelle étape dans la gestion des espaces publics de la capitale.
Autour du ministre Awaté Hodabalo, les discussions ont porté sur une réalité visible au quotidien : étals improvisés le long des axes routiers, constructions précaires sur les emprises publiques, et occupation croissante du front de mer.
Un constat partagé : désordre et risques multiples
D’abord tolérées, certaines installations se sont multipliées au fil des années. Résultat : des voies rétrécies, une circulation ralentie, et des difficultés d’accès pour les services de secours. À cela s’ajoutent des problèmes d’insalubrité et une pression accrue sur l’écosystème côtier.
Sur la plage de Lomé, considérée comme un espace stratégique tant pour le tourisme que pour l’environnement, l’implantation anarchique de commerces et d’abris de fortune suscite également des inquiétudes.
Pour les autorités, la situation ne peut plus perdurer. Elles estiment que l’État doit désormais faire respecter la réglementation afin de préserver l’ordre public et la sécurité des usagers.
Face à ces enjeux, le gouvernement a décidé de mettre en place un comité technique interministériel. Sa mission : proposer dans les plus brefs délais un plan d’action concret pour réorganiser les emprises routières et le domaine public maritime.
Toutefois, l’exécutif assure vouloir procéder avec méthode. Une campagne de sensibilisation précédera toute opération de déguerpissement. L’objectif affiché est de rappeler les règles en vigueur et d’informer les occupants concernés avant toute intervention sur le terrain.
Le ministre en charge de l’Environnement a insisté sur un principe : l’application stricte de la loi. Selon lui, la protection durable du littoral et la sécurité collective exigent des décisions fermes.
Si la volonté de rétablir l’autorité de l’État est clairement affichée, la question sociale demeure sensible. De nombreux occupants tirent leurs revenus de ces activités informelles.
Dès lors, le défi pour les autorités togolaises sera de concilier restauration de l’ordre urbain et prise en compte des réalités économiques des populations concernées.
En toile de fond, c’est aussi l’image de Lomé qui se joue. Capitale en pleine mutation, la ville cherche à moderniser ses infrastructures tout en protégeant son littoral, fragilisé par l’érosion et les pressions humaines.
Les prochaines semaines devraient préciser les contours du plan gouvernemental. Entre dialogue, pédagogie et fermeté, l’exécutif togolais entend reprendre le contrôle des espaces publics stratégiques du Grand Lomé.
Reste à savoir comment cette opération sera accueillie sur le terrain, dans une capitale où l’espace public constitue aussi un lieu de survie économique pour de nombreux ménages.
À première vue, la peinture évoque la couleur, la rénovation, l’embellissement des villes. Mais derrière l’éclat des façades se cache parfois un danger invisible : le plomb. Les 11 et 12 février, Lomé a accueilli une rencontre régionale consacrée à l’élimination progressive de la peinture contenant ce métal lourd toxique. Autour de la table : des représentants de 23 pays africains, issus des ministères de l’Environnement et de la Santé, des organisations de la société civile et des industriels du secteur.
L’enjeu dépasse le cadre technique. Il touche à la santé publique, à l’avenir industriel du continent et à la protection des générations futures.
Le plomb, un risque majeur pour les enfants
Le plomb est reconnu pour ses effets délétères sur l’organisme. L’exposition, même à faible dose, peut provoquer des troubles neurologiques irréversibles, une baisse du quotient intellectuel, des difficultés d’apprentissage et des atteintes au système nerveux. Chez l’enfant, dont le corps est en plein développement, les conséquences sont particulièrement graves.
Selon les normes fixées par l’Organisation mondiale de la santé, la concentration de plomb dans les peintures doit rester en dessous d’un seuil strict. Or, au Togo, près de 30 % des 27 échantillons analysés dépassent cette limite. Un chiffre qui interpelle et justifie l’urgence d’une action coordonnée.
Au-delà des habitations, le risque concerne aussi les écoles, les crèches et les aires de jeux, où les surfaces peintes peuvent devenir des sources d’exposition par ingestion de poussières ou d’écailles.
Pendant deux jours, les participants ont échangé sur les expériences nationales et les dispositifs réglementaires existants. L’objectif : harmoniser les normes, renforcer les mécanismes de contrôle et accompagner les fabricants vers des alternatives plus sûres.
Il ne s’agit pas seulement d’interdire, mais d’organiser une transition. « La transition vers des peintures sans plomb n’est pas une contrainte, mais une opportunité industrielle qui favorise l’innovation, la compétitivité et la création d’emplois verts, tout en protégeant ce que nous avons de plus cher : nos populations », a souligné Dimizou Koffi Aoufoh, secrétaire général du ministère togolais en charge de l’environnement.
Derrière cette déclaration, une conviction : l’abandon du plomb peut stimuler la recherche locale, moderniser les chaînes de production et renforcer la crédibilité des industries africaines sur les marchés internationaux.
Entre réglementation et sensibilisation
L’un des défis majeurs reste l’application effective des normes. Dans plusieurs pays africains, les cadres juridiques existent, mais les contrôles demeurent limités. Les discussions ont donc porté sur la mise en place de systèmes de surveillance plus rigoureux et sur la formation des acteurs du secteur.
Au Togo, des campagnes de sensibilisation sont en cours pour informer fabricants, commerçants et consommateurs des dangers liés au plomb. Car la bataille se joue aussi dans les choix quotidiens : privilégier des peintures certifiées sans plomb devient un acte de prévention.
Un enjeu sanitaire et économique
La problématique dépasse la simple question environnementale. Les coûts liés aux maladies provoquées par l’exposition au plomb pèsent lourdement sur les systèmes de santé et sur la productivité des pays. À long terme, investir dans des peintures sûres revient à protéger le capital humain.
En accueillant cette rencontre régionale, Lomé s’inscrit dans une dynamique continentale visant à éliminer un risque sanitaire longtemps sous-estimé. L’Afrique, confrontée à de multiples urgences, place ainsi la santé environnementale au rang de priorité stratégique.
Car derrière chaque mur fraîchement peint se joue parfois un enjeu vital : celui d’une croissance qui ne sacrifie ni la santé des enfants ni l’avenir industriel du continent.
Le samedi 3 janvier 2026, l’avenue du Nouveau Palais Présidentiel a vibré au rythme d’une mobilisation citoyenne sans précédent. Pour le premier acte de l’opération « Togo-Propre » de l’année, la commune du Golfe 3 a prouvé que la propreté n’est pas qu’une affaire de balais, mais une question de solidarité.
Dès l’aube, le carrefour GTA a pris un visage inhabituel. Exit, le ballet habituel des voitures : place à une armée de citoyens déterminés. Si les agents communaux et les Comités de Développement de Quartier (CDQ) étaient fidèles au poste, la grande surprise est le lieu de la diversité des participants. En effet, ils étaient plusieurs centaines , mobilisés dès 6h00 du matin.
Pour cette édition 2026, l’alliance s’est élargie :
Les institutions : Le District Autonome du Grand Lomé et l’ANASAP.
Le privé : des entreprises et des structures parapubliques.
Les citoyens : des centaines de riverains venus prêter main-forte.
Cette « nouvelle synergie », comme l’appellent les organisateurs, marque un tournant dans la gestion de l’espace public : la salubrité devient l’affaire de tous.
Plus qu’une corvée, un moment de partage dans le Golfe 3
Loin d’être une contrainte, l’opération s’est déroulée dans une atmosphère presque festive. Le crissement des balais sur le bitume et le va-et-vient des brouettes ont rythmé la matinée. Entre deux coups de pelle, on a pu voir des éclats de rire et des échanges entre conseillers municipaux et simples citoyens.
C’est là tout l’esprit de « Togo-Propre » : transformer une action environnementale en un véritable ciment social.
Un engagement au sommet, des actions à la base
Cette mobilisation massive n’est pas un hasard. Elle s’inscrit directement dans la vision nationale de protection de l’environnement portée par le Chef du Conseil, SEM Faure Essozimna Gnassingbé. En rendant leur commune plus propre, les habitants du Golfe 3 envoient un message fort : le leadership national trouve un écho concret dans chaque quartier.
Le message est dépassé, mais la mission continue. L’exécutif communal et les partenaires de l’opération ont déjà les yeux rivaux sur le calendrier. La propreté est un marathon, pas un sprint.
À vos agendas : Le prochain grand rendez-vous pour garder notre commune rayonnante est fixé au samedi 7 février 2026 .
Lomé, 15 décembre 2025 – Le dernier classement des villes africaines les plus propres, publié par Jeune Afrique, place une fois de plus Kigali en tête avec un indice impressionnant, suivi de Rabat, tandis que Cotonou intègre le podium à la troisième place. Or, pour le Togo, l’information est amère : Lomé chute lourdement, passant de la 16ᵉ à la 25ᵉ position. Cette régression brutale interroge directement la gouvernance urbaine togolaise et expose les failles persistantes dans la gestion des déchets à Lomé, la capitale qui concentre les défis environnementaux du pays.
La chute de Lomé du classement des villes propres : un reflet des problèmes chroniques
Ce classement, basé sur les perceptions des résidents et des indicateurs concrets comme la collecte des déchets et l’entretien des espaces publics, a mis en lumière des contrastes critiques en Afrique de l’Ouest. À Lomé, la collecte des déchets solides couvre à peine une partie de la ville, laissant des quartiers entiers noyés sous les ordures. Les dépotoirs anarchiques prolifèrent, les plastiques envahissent les plages et les caniveaux, favorisant les inondations et les maladies. De fait, les rues de la capitale togolaise restent encombrées de dépotoirs sauvages et d’eaux usées stagnantes – des problèmes que les autorités peinent à endiguer malgré des initiatives sporadiques comme la relance de l’opération « Togo Propre ».
Le contraste cruel : Cotonou, l’exemple d’une politique volontariste
Pendant ce temps, Cotonou, voisine immédiate, bondit dans le top 3 grâce à des investissements massifs en assainissement et une mobilisation citoyenne renforcée. La comparaison avec la métropole béninoise est cruelle : Cotonou démontre qu’une politique volontariste – modernisation des infrastructures, partenariats public-privé et éducation citoyenne – peut transformer une ville en modèle régional. Inversement, Lomé, autrefois mieux positionnée, paie aujourd’hui le prix d’une inaction prolongée. Cette dégringolade dans le classement n’est pas anodine – elle reflète un manque d’engagement soutenu à plus haut niveau et une gouvernance locale défaillante face à l’urbanisation galopante.
Les conséquences de la chute de Lomé du classement des villes propres: au-delà de l’image ternie
Au-delà de l’image ternie, cette insalubrité a de lourdes répercussions. L’état de la capitale impacte directement la santé publique, décourage le tourisme et freine les investissements. Malgré des projets pilotes soutenus par des partenaires internationaux et des campagnes de sensibilisation, la réalité sur le terrain reste alarmante : taux de collecte insuffisant, manque de ressources municipales et incivisme persistant minent les efforts. Dans un contexte où la propreté urbaine devient un critère clé d’attractivité économique, le Togo risque de voir sa capitale reléguée au rang des métropoles négligées.
Appel à l’action : réformer la gouvernance environnementale
Les autorités togolaises doivent urgemment passer à l’action : renforcer les mécanismes de collecte, investir dans le recyclage, sanctionner l’incivisme et impliquer réellement les communautés. Des initiatives comme l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP) existent, mais elles manquent cruellement de moyens et de coordination. La chute de Lomé dans ce classement 2025 sonne comme un avertissement sévère : sans réforme profonde de la gouvernance environnementale, la capitale continue de s’enfoncer, au détriment de ses habitants et de l’image du pays tout entier.
Le temps presse : Lomé peut-elle inverser la tendance avant que le classement ne devienne un miroir impitoyable d’un échec collectif ?
Face à la montée des risques d’inondation, le Togo franchit un cap décisif en lançant le numéro d’urgence gratuit 170, dédié aux alertes hydriques. Porté par l’Agence nationale de protection civile et la Croix-Rouge togolaise, ce dispositif accessible 24h/24 promet une réponse rapide et coordonnée aux appels de détresse.
Lomé, 4 novembre 2025 – Dans un pays où chaque saison des pluies se transforme en roulette russe pour des milliers de familles, les autorités togolaises viennent de franchir un cap décisif. Ce lundi, l’Agence nationale de protection civile (ANPC), en partenariat avec la Croix-Rouge togolaise (CRT), a lancé le 170, un numéro d’urgence gratuit et accessible 24h/24, exclusivement dédié aux alertes inondations. Une avancée majeure dans la gestion des risques climatiques, alors que le pays fait face à une recrudescence des débordements fluviaux.
Le 170 : Une ligne de vie pour les populations vulnérables
Imaginez une famille réfugiée sur un toit instable dans les bas-fonds de Lomé, ou un village côtier du Mono englouti par les eaux : désormais, un simple appel au 170 suffit pour déclencher une intervention. Ce dispositif ne se limite pas à filtrer les appels de détresse : il mobilise des équipes de secours pour des évacuations rapides, distribue des kits de survie et prodigue des conseils pratiques pour se prémunir contre les crues.
« C’est notre ligne de front numérique contre le chaos des eaux », résume un porte-parole de l’ANPC, soulignant l’importance de cette réponse coordonnée dans un pays où 20 % des ménages ruraux sont exposés chaque année aux aléas climatiques.
Des simulations grandeur nature pour affûter les réflexes
Ce lancement s’inscrit dans la continuité d’une série d’exercices de préparation menés dans les zones les plus vulnérables : Bas-Mono, Lacs, Yoto. Pompiers, volontaires de la Croix-Rouge et forces locales ont participé à des simulations de catastrophes – barrages rompus, routes coupées – afin de tester les chaînes de commandement et cartographier les failles. Objectif : renforcer la capacité de réaction face à une saison des pluies qui s’annonce particulièrement intense, sous l’effet du phénomène El Niño.
Une stratégie de résilience à plusieurs niveaux
Au-delà de l’urgence, le gouvernement togolais déploie une stratégie globale de résilience : cartographie des zones à risque, renforcement des infrastructures hydrauliques, campagnes de sensibilisation. La CRT, forte de ses 5 000 bénévoles répartis sur le territoire, joue un rôle clé en formant les appelants à devenir des relais communautaires.
« On passe d’une réaction paniquée à une anticipation collective », observe une coordinatrice de la Croix-Rouge, qui évoque déjà une vingtaine d’appels testés lors des phases pilotes.
Le 170 : un signal fort pour un Togo plus résilient
Pour les habitants des marécages du sud ou des plaines du centre, le 170 n’est pas qu’un numéro : c’est un fil d’Ariane dans la tempête. Alors que les premières pluies de novembre s’abattent déjà, cette initiative incarne l’espoir d’un Togo mieux préparé, où la vulnérabilité cède la place à une solidarité active.
Les défis restent nombreux : atteindre les populations les plus isolées, garantir la pérennité du dispositif, et faire en sorte que les promesses ne s’évaporent pas dans l’humidité ambiante. Mais une chose est sûre : avec cette ligne unique, le pays fait un pas décisif vers un avenir moins noyé.
À Lomé, le Togo affine sa stratégie pour la COP30. Un pavillon ambitieux, porté par le ministère de l’Environnement et le PNUD, incarnera les engagements écologiques du pays.
LOMÉ, 19 septembre 2025 – Tandis que le monde a les yeux rivés sur le Brésil qui s’apprête à accueillir la COP30 en 2026, le Togo se prépare déjà à marquer les esprits. Pour ce faire, Katari Foli-Bazi, ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières, a tenu une réunion stratégique avec Seynabou Diaw Ba, Représentante Résidente Adjointe du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Togo. L’objectif est clair : faire du pavillon togolais un espace dynamique, capable de représenter les ambitions écologiques d’un pays déterminé à peser sur la scène internationale.
Un pavillon pour incarner l’engagement écologique du pays
Au cœur des discussions, la conception du pavillon togolais pour la COP30. Cet espace se veut être plus qu’une simple vitrine ; il est conçu pour incarner l’engagement du Togo pour un avenir durable. Il mettra ainsi en avant les initiatives du pays en matière de gestion des ressources naturelles, de lutte contre le changement climatique et de préservation de la biodiversité.
« Nous voulons que la participation du Togo soit pertinente et bénéfique, tant pour notre pays que pour la communauté internationale », a déclaré le ministre Foli-Bazi, soulignant l’importance d’une présence forte et cohérente.
Le PNUD, un partenaire clé pour la conception du pavillon
La rencontre avec Seynabou Diaw Ba a permis de poser les bases d’une collaboration renforcée avec le PNUD, un partenaire essentiel dans les efforts environnementaux du Togo. En effet, les échanges ont porté sur la conception d’un pavillon qui saura capter l’attention des délégations du monde entier tout en valorisant les avancées togolaises. Reforestation, énergies renouvelables, gestion durable des forêts : le Togo entend bien partager ses réussites et ses ambitions, tout en s’inspirant des bonnes pratiques internationales.
« Le PNUD est à nos côtés pour faire de ce pavillon un espace de dialogue et d’innovation », a ajouté le ministre.
Une réponse togolaise aux enjeux mondiaux
La COP30, prévue pour 2026, sera un rendez-vous crucial pour accélérer les engagements climatiques mondiaux. Pour le Togo, ce sommet représente une opportunité unique de mettre en lumière ses efforts de protection de l’environnement, mais aussi de plaider pour un soutien international accru en faveur des pays en développement. Par ailleurs, le pavillon togolais adoptera une approche inclusive, en donnant la parole aux communautés locales, aux jeunes et aux femmes, des acteurs indispensables de la transition écologique.
Le Togo, un espoir pour l’avenir ?
À mesure que les préparatifs s’intensifient, le Togo se positionne comme un acteur engagé et visionnaire. Avec le soutien du PNUD, le pavillon de la COP30 promet d’être un symbole d’espoir et de détermination, prouvant que même les petites nations peuvent jouer un rôle majeur dans la lutte pour un avenir durable. Le véritable enjeu consiste désormais à savoir si cette mobilisation autour d’un événement international se traduira par des actions concrètes et des politiques durables qui transformeront réellement le quotidien des Togolais et protégeront l’environnement sur le long terme.
Ce 16 septembre 2025, à l’occasion de la 38ᵉ Journée internationale de la protection de la couche d’ozone, le Togo transforme la science en action. Sous l’impulsion de la ministre Katari Foli Bazi, le pays lance une série d’initiatives concrètes pour réduire les gaz nocifs et sensibiliser la population. À Lomé, l’engagement environnemental devient un acte citoyen, et le Togo s’impose comme un modèle régional dans la lutte pour un avenir climatique plus sûr.
Lomé, 16 septembre 2025 – Imaginez un filet invisible qui nous protège des rayons assassins du soleil, menacés par nos propres inventions quotidiennes. Ce mardi, à l’occasion de la 38ᵉ Journée internationale de la protection de la couche d’ozone, le Togo réaffirme son rôle de gardien vigilant de ce bouclier vital. La ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, Katari Foli Bazi, a lancé avec panache les activités commémoratives aux côtés du ministre de l’Enseignement technique, Isaac Tchiakpe, sous l’égide du gouvernement et du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. Il s’agit d’un engagement fort pour un Togo – et un monde – plus vert, alors que la science nous rappelle que la guérison de l’ozone est en marche.
De la science à l’action concrète
Le 16 septembre n’est pas une date anodine : c’est l’anniversaire du Protocole de Montréal de 1987, ce traité pionnier ratifié par tous les pays du globe, qui a permis de bannir progressivement les substances nocives comme les chlorofluorocarbones (CFC) responsables du fameux « trou » dans la couche d’ozone. Cette année, la 38ᵉ édition porte le slogan évocateur « De la science à l’action globale », célébrant aussi le 40ᵉ anniversaire de la Convention de Vienne de 1985. Grâce à ces efforts, la couche d’ozone montre des signes de régénération, le trou au-dessus de l’Antarctique, qui culminait à 29,9 millions de km² en 2000, pourrait se refermer d’ici 2060.
Au Togo, pays pionnier en Afrique de l’Ouest avec sa ratification du Protocole en 1991, les festivités ont pris une tournure concrète. Katari Foli Bazi, aux côtés d’Isaac Tchiakpe et en partenariat avec Edutech Gouv Tg, a donné le coup d’envoi des activités. Des ateliers de sensibilisation et des campagnes de détection de fuites dans les climatiseurs sont ainsi prévus. L’objectif est de réduire les émissions d’hydrochlorofluorocarbones (HCFC) et de promouvoir des alternatives écologiques.
Le Togo, un leader engagé pour l’ozone et le climat
« Nous avons réaffirmé l’engagement du Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé et du gouvernement à faire de la protection de la couche d’ozone une priorité nationale », a déclaré la ministre Foli Bazi dans un message vibrant partagé sur les réseaux sociaux.
Par ailleurs, cet engagement s’inscrit dans une politique environnementale holistique : le Togo, confronté aux défis du changement climatique comme les inondations et la désertification, voit dans la lutte contre les gaz destructeurs d’ozone un levier pour atténuer le réchauffement global. En effet, ces gaz sont aussi de puissants gaz à effet de serre.
Les activités visent à mobiliser les citoyens, les entreprises et les jeunes. Des opérations de maintenance sur les systèmes de froid, des conférences sur les innovations technologiques et des partenariats avec l’Association des Frigoristes du Togo (AFRITO) promettent d’avoir un impact direct. « Protéger l’ozone, c’est protéger nos vies, nos cultures et notre avenir », martèle le Bureau National Ozone, qui orchestre ces initiatives.
L’urgence de l’action, l’espoir de la régénération
Au Togo, cette journée n’est pas qu’une commémoration : c’est un catalyseur pour des habitudes durables, comme adopter des réfrigérants verts ou recycler les vieux appareils. En somme, avec ce lancement à Lomé, le message est clair : la science a alerté, l’action suit. Le Togo, avec ses leaders comme Katari Foli Bazi, montre la voie. Une chose est sûre : l’ozone, ce héros invisible, a besoin de nous autant que nous avons besoin de lui.
Et si l’exemple du Togo inspirait d’autres nations à accélérer leurs efforts, pour que le bouclier de notre planète soit définitivement restauré plus tôt que prévu ?
Aného, 1ᵉʳ septembre 2025 – Dans la ville côtière d’Aného, une initiative vibrante a réuni des acteurs clés autour d’un objectif commun : bâtir un Togo plus vert. Le 28 août dernier, 500 arbres ont pris racine dans la forêt urbaine d’Aného, un geste fort porté par une coalition d’autorités, d’organisations internationales et de jeunes engagés. En effet, cet élan s’inscrit dans l’ambitieux projet du gouvernement togolais de planter un milliard d’arbres d’ici 2030, un défi pour contrer le changement climatique et préserver la richesse environnementale du pays.
Aného, ville pionnière d’un Togo plus vert
Sous l’égide du ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières, Katari Foli-Bazi, et de la secrétaire adjointe d’ONU Climat, Noura Hamladji, cette opération de reboisement a mobilisé des figures de premier plan. Le maire de la commune des Lacs 1, Me Alexis Aquereburu, a brillé par son leadership, orchestrant cet effort aux côtés de la Représentante résidente des Nations Unies au Togo, des chefs d’agences onusiennes et des jeunes de l’Université de Lomé, ainsi que du comité Ambassadeurs de l’Environnement. Leur engagement collectif illustre une volonté partagée de faire d’Aného un modèle de développement durable.
Des partenaires de poids, tels que le directeur du Financement du Développement Durable de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD), M. Moukaila, et le secrétaire exécutif de la Commission Climat de la Région du Sahel, M. Boureima, ont également joint leurs efforts. D’ailleurs, leur présence souligne l’importance régionale de cette initiative, qui s’inscrit dans une dynamique plus large de lutte contre la déforestation et de promotion de la résilience climatique.
La jeunesse togolaise, un moteur pour la transition écologique
Au cœur de cette journée, les jeunes Togolais se sont distingués par leur ferveur. Étudiants et membres d’associations locales ont planté ces 500 arbres avec une détermination qui témoigne également de leur rôle moteur dans la préservation de l’environnement. En plus, cette action s’ajoute à l’objectif ambitieux des Nations Unies au Togo de planter deux millions d’arbres en 2025, une étape clé vers la transformation écologique du pays.
Un appel à l’action pour une mobilisation collective
Cette initiative à Aného n’est qu’un début. Le ministre Foli-Bazi et les organisateurs ont lancé un vibrant appel aux habitants, et particulièrement aux enfants d’Aného, pour qu’ils s’impliquent dans la protection de leur environnement. Chaque arbre planté est un pas vers un avenir où le Togo conjugue développement et respect de la nature. Par conséquent, alors que le pays avance vers son objectif d’un milliard d’arbres, cette mobilisation collective pourrait bien inspirer d’autres régions à suivre l’exemple d’Aného.
L’avenir vert du Togo commence à Aného
En cette journée mémorable, Aného a prouvé qu’un avenir durable est à portée de main, porté par la volonté d’une communauté unie et d’une jeunesse prête à relever le défi climatique. Reste à voir si cet élan citoyen et politique se maintiendra sur le long terme pour faire du Togo une référence en matière de durabilité environnementale.
Environnement : le Togo renforce son plan de lutte contre le réchauffement climatique
Atakpamé, 29 août 2025 – Le Togo accélère sa lutte contre le changement climatique avec détermination. En effet , les 28 et 29 août 2025, la ville d’Atakpamé a accueilli un atelier décisif pour valider le document du projet « Renforcement de l’adaptation au changement climatique des communautés locales des Plateaux ». Organisée par le ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières en partenariat avec la FAO et soutenue financièrement par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), cette initiative marque une étape majeure vers un avenir durable et résilient pour les populations de la région des Plateaux-Est.
Le réchauffement climatique : un projet pour protéger et autonomiser
Ce programme, financé dans le cadre du Fonds pour les pays les moins avancés (LDCF) du FEM8, repose par ailleurs sur trois piliers fondamentaux : la gestion intégrée des paysages, l’adaptation des moyens de subsistance et un suivi rigoureux pour tirer des enseignements durables. Conçu avec une approche inclusive mettant l’accent sur l’égalité des genres, il vise à protéger les écosystèmes fragiles, à promouvoir des pratiques économiques durables, à renforcer la sécurité alimentaire et à soutenir l’autonomisation des femmes et des jeunes. D’ailleurs, ces objectifs ambitieux répondent directement aux défis climatiques qui menacent les communautés locales.
Dans une région où les effets du changement climatique – sécheresses, inondations et dégradation des sols – pèsent lourdement sur les moyens de subsistance, ce projet se veut aussi une réponse concrète. En effet, en intégrant des pratiques agricoles résilientes et des stratégies de gestion des ressources naturelles, il cherche à doter les populations des outils nécessaires pour s’adapter aux conditions climatiques changeantes tout en préservant leur environnement.
L’atelier, fruit d’une collaboration étroite entre le gouvernement togolais, la FAO et le FEM, a permis également d’examiner et de peaufiner le document de projet pour garantir son efficacité. De plus, cette synergie illustre l’engagement du Togo à aligner ses actions sur les Objectifs de Développement Durable (ODD), avec un accent particulier sur la résilience communautaire et l’équité sociale.
Le réchauffement climatique : un avenir qui se dessine
En plaçant les femmes et les jeunes au cœur de cette initiative, le projet ambitionne de transformer les dynamiques sociales et économiques des Plateaux-Est. Cet atelier marque un pas décisif vers un Togo plus résilient, où les communautés locales sont mieux équipées pour faire face aux défis climatiques tout en bâtissant un avenir prospère. Le gouvernement togolais parviendra-t-il à mettre en œuvre cette initiative avec succès et à en faire un modèle pour les autres régions du pays ?
Lomé mobilise pour la biodiversité : un atelier stratégique pour outiller les acteurs du changement
Lomé, 20 août 2025 —Face à l’urgence environnementale, le Togo réunit à Lomé des organisations de la société civile pour un atelier crucial. En effet, l’objectif est de renforcer les capacités des ONG, des associations, des groupes de jeunes et de femmes dans la mise en œuvre de la Stratégie et du Plan d’Actions National pour la Biodiversité (SPANB) 2021-2030, qui vise à transformer le rapport des sociétés à la nature.
Une mobilisation citoyenne pour une nature protégée
Organisé par le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières, cet atelier marque une étape décisive dans la concrétisation des engagements du Togo au sein du Cadre mondial pour la biodiversité Kunming-Montréal, adopté en 2022. Ce cadre vise, à terme, à ce que l’humanité vive « en harmonie avec la nature » d’ici 2050.
Le Colonel DIMIZOU Aoufoh Koffi, Secrétaire Général du ministère, a officiellement lancé les travaux au nom du ministre de tutelle. En outre, il a souligné que cet atelier constitue un point de départ pour une série d’actions futures, essentielles à la réussite de la SPANB.
Quatre jours pour comprendre et agir pour préserver la biodiversité
Durant cette session, les participants seront aussi formés sur plusieurs thématiques essentielles :
Les mesures de conservation de la biodiversité
Les cibles nationales de la SPANB
Les opportunités de financement pour les actions de terrain
Les mécanismes de collecte et de centralisation des données
L’objectif est clair : permettre à ces acteurs de terrain de jouer un rôle actif dans la mise en œuvre de la stratégie nationale, en définissant des actions concrètes et adaptées aux réalités locales.
Une vision partagée pour le développement durable
Le Colonel SAMAROU Moussa, représentant de la Directrice des Ressources Forestières, a salué l’engagement des participants et rappelé l’importance de la SPANB comme outil de gouvernance environnementale. En plus, il a insisté sur la nécessité de renforcer les synergies entre les institutions, les communautés et les partenaires techniques pour atteindre les objectifs fixés.
« Le gouvernement togolais reste fermement engagé pour la conservation de la biodiversité et le développement durable », a réaffirmé le Colonel DIMIZOU Aoufoh Koffi.
En somme, le Togo met en place les outils et les formations nécessaires pour que la préservation de la biodiversité devienne l’affaire de tous. Par ailleurs, cet atelier de renforcement des capacités marque un pas important vers la concrétisation de la stratégie nationale. Le défi sera maintenant de transformer cette ambition en résultats tangibles sur le terrain. Les actions définies par ces acteurs de la société civile permettront-elles de freiner la perte de biodiversité et de garantir un avenir plus durable pour le pays ?
Togo : un financement de 22,5 millions d’euros pour révolutionner la gestion des déchets et protéger la biodiversité
Lomé, 12 août 2025 – Le Togo franchit une étape majeure dans sa lutte pour un avenir vert. Un accord de financement de 22,5 millions d’euros a été signé avec le Luxembourg, en présence de l’Union européenne. Lors d’une réunion fructueuse à Lomé, le ministre de l’Environnement, Katari Foli-Bazi, a scellé ce partenariat stratégique. Ce soutien financier, alloué au Programme d’appui à la lutte contre le changement climatique (PALCC+), vise à renforcer la gestion des déchets et à protéger les parcs naturels du pays.
22,5 millions d’euros pour une gestion des déchets innovante
Le cœur du projet PALCC+ repose sur l’amélioration de la collecte, du traitement et de la valorisation des déchets dans six grandes villes. Grâce à ce financement, des infrastructures modernes, telles que des centres de tri et de recyclage, seront construites. Selon Katari Foli-Bazi, ces fonds vont « transformer notre approche de la gestion des déchets, tout en créant des opportunités économiques pour les communautés locales ». Ce projet s’inscrit pleinement dans la Feuille de route Togo 2025, qui ambitionne de faire du pays un modèle de durabilité en Afrique de l’Ouest.
Togo – Luxembourg : préserver la biodiversité, une priorité nationale
Une partie significative des fonds servira à la protection des parcs prioritaires, tels que le parc national de Fazao-Malfakassa. Pour ce faire, le projet prévoit des mesures renforcées contre le braconnage et la déforestation, ainsi que des programmes de sensibilisation pour les communautés riveraines. En tant que membre de l’Initiative pour la protection des éléphants (EPI), le Togo réaffirme ainsi son engagement à préserver ses espèces emblématiques dans un contexte de changement climatique.
Togo – Luxembourg : un partenariat international exemplaire pour un avenir durable
Les discussions, menées en présence de l’ambassadeur de l’Union européenne, Joaquín Tasso Vilallonga, ont mis en lumière la solidité des relations entre le Togo et ses partenaires européens. Le Luxembourg, déjà impliqué dans le projet Forests4Future, confirme son rôle de partenaire clé. Comme l’a indiqué un représentant luxembourgeois, « ce financement reflète notre confiance dans la vision environnementale du Togo ». Ce soutien s’inscrit dans le cadre de l’initiative Équipe Europe, qui vise à coordonner les efforts des pays de l’UE pour un impact maximal.
Le Togo, futur hub de la gouvernance climatique
Ce partenariat avec le Luxembourg et l’UE illustre l’ambition du Togo de devenir un hub régional pour la gouvernance climatique. En effet, en mobilisant des ressources internationales et en alignant sa politique sur les objectifs de développement durable, le Togo se positionne comme un acteur majeur de la transition écologique en Afrique de l’Ouest. Alors que les défis climatiques s’intensifient, le pays peut-il réussir son pari et inspirer ses voisins dans la lutte pour la protection de l’environnement ?
Lomé, berceau d’une révolution verte : Le Togo écrit l’avenir de ses Régions avec un guide national
Lomé, 1ᵉʳ juillet 2025 –Dans la chaleur frémissante de Lomé, où les rêves d’un Togo émergent se mêlent aux défis d’un monde en mutation, un événement s’est déroulé ce matin, aussi discret qu’historique : le lancement d’un guide national pour l’élaboration des Plans de Développement Régionaux (PDR). Sous l’égide du ministère de l’Aménagement et du Développement des Territoires (MADT), et avec le soutien vibrant des Nations Unies à travers la FAO et le PNUD, ce document stratégique promet de redessiner l’horizon des régions togolaises. Porté par une ambition sans précédent, il conjugue inclusion sociale, égalité de genre et résilience face aux changements climatiques, comme un manifeste pour une nation qui refuse de plier sous les vents de l’adversité. Le Togo s’apprête-t-il à entrer dans une nouvelle ère de développement équitable ?
Ce 1ᵉʳ juillet, la salle de conférences du MADT à Lomé s’est transformée en un laboratoire d’idées, où décideurs, experts et partenaires internationaux ont convergé pour poser la première pierre d’un édifice audacieux. Le Ministre Gbloekpo Koamy Gomado, figure centrale de cette entreprise, n’a pas mâché ses mots : « Ce guide national établira un cadre formel et harmonisé pour la planification du développement régional, un levier pour transformer nos territoires en pôles de prospérité inclusive. » Son discours a résonné comme un appel à l’unité, dans un pays où les disparités entre Lomé et les régions des Savanes ou des Plateaux restent criantes.
Ce guide, fruit d’une collaboration entre le MADT, la FAO et le PNUD, s’inscrit dans la droite ligne de la Feuille de Route Togo 2025, qui vise une croissance de 7 % et une transformation structurelle de l’économie. Cependant, là où il se distingue, c’est dans son ambition d’intégrer des enjeux cruciaux : la lutte contre les changements climatiques, qui menace les récoltes et les moyens de subsistance ; l’égalité de genre, pour donner aux femmes un rôle central dans le développement ; et l’inclusion sociale, pour ne laisser aucun Togolais au bord du chemin. Selon un rapport du PNUD de 2024, 47 % de la population togolaise vit en situation de pauvreté multidimensionnelle, un défi que ce guide entend relever en dotant chaque région d’un plan adapté à ses réalités.
Pacte régional : les PDR, clés d’un avenir résilient et inclusif
Le Togo, avec ses 8,8 millions d’habitants et une densité croissante, fait face à des pressions inédites : urbanisation rapide, érosion côtière, sécheresses dans le nord, et inondations dévastatrices. Le Plan National d’Adaptation (PNA) de 2018, actualisé grâce au financement du Fonds Vert pour le Climat, a déjà posé les bases d’une résilience climatique. Néanmoins, le guide des PDR va plus loin, en décentralisant la planification pour donner aux régions les outils d’une autonomie éclairée. Les Groupes Techniques de Travail Multisectoriels (GTTM), sensibles au genre et inclusifs, seront les chevilles ouvrières de cette entreprise.
« Le Togo a renforcé sa gouvernance décentralisée », a déclaré Sukati, saluant l’engagement du gouvernement à travers le ministère de l’Action Sociale et de la Promotion de la Femme. Ce guide, qui sera déployé dans les cinq régions du pays, s’appuie sur des processus participatifs, impliquant les communautés locales, les femmes et les jeunes. Il s’inspire des Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment l’ODD 5 sur l’égalité de genre et l’ODD 13 sur l’action climatique, pour garantir que chaque plan régional soit un bouclier contre les crises et un tremplin vers la prospérité.
Synergie internationale : le Togo, modèle de développement durable ?
Le rôle des partenaires internationaux est au cœur de cette initiative. La FAO, avec son expertise en agriculture durable, accompagne l’élaboration des Plans Régionaux d’Adaptation (PRA), tandis que le PNUD, présent au Togo depuis 1966, apporte son soutien technique et financier. En 2023, le PNUD a déjà financé une étude sur l’intégration des ODD dans la planification nationale, coordonnée par l’Université de Lomé et impliquant des acteurs comme l’UNICEF, la Banque mondiale et le FMI. Ce guide s’inscrit dans cette continuité, renforçant les capacités des 60 communes togolaises.
Mais l’enjeu dépasse les frontières du Togo. En s’alignant sur l’Accord de Paris et les engagements pris lors de la COP21, le pays ambitionne une réduction de 50,57 % de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Le guide des PDR intégrera ces objectifs, en promouvant des pratiques agroforestières et des chaînes de valeur durables. Les femmes, souvent en première ligne face aux impacts climatiques, seront au cœur de ces initiatives.
Ce lancement, loin d’être une simple formalité, est un cri d’espoir pour un Togo qui refuse de se résigner. Dans les champs arides des Savanes, où les sécheresses mettent à rude épreuve les agriculteurs, ou sur les côtes érodées de Lomé, où la mer grignote les terres, ce guide promet une planification qui écoute les territoires et leurs habitants. Il incarne une vision où le développement n’est pas un luxe réservé à la capitale, mais un droit pour chaque village, chaque femme, chaque jeune.
À Lomé, ce 1ᵉʳ juillet, les partenaires réunis ont planté une graine. Si elle germe, elle pourrait faire du Togo un modèle de décentralisation inclusive, où les régions, armées de leurs PDR, deviennent les architectes de leur propre destin. Toutefois, le chemin est long, et les défis – financement, coordination, appropriation locale – sont immenses. Dans ce pari audacieux, le Togo ne mise pas seulement sur des plans, mais sur la force de son peuple à écrire, ensemble, un futur où personne n’est laissé pour compte. Le Togo est-il en passe de devenir un leader en matière de développement territorial inclusif en Afrique ?
Togo : Le projet RAINE entre dans une phase décisive pour juguler les inondations à Lomé
Lomé, le 24 juin 2025 – Sous le ciel clément d’hier, lundi 23 juin, le quartier d’Hédzranawoé, situé dans la commune du Golfe 2, s’est métamorphosé en un théâtre d’espoir, où s’écrivent les promesses d’un avenir enfin préservé des inondations. Lors d’une visite de terrain cruciale, la Ministre en charge de l’Assainissement, Mila Aziablé, a constaté l’entrée dans une phase active des travaux du Réseau d’Assainissement par Intercepteurs pour la Non-Inondation des Espaces (RAINE). Ce projet d’envergure est destiné à révolutionner la résilience climatique de la capitale togolaise. Ce jalon, loin d’être anodin, incarne l’ambition d’un Togo résolu à dompter les caprices des eaux pluviales pour offrir à ses citoyens un cadre de vie pérenne et sécurisé.
RAINE : un pari audacieux contre les aléas climatiques pour Lomé
Inaugurés il y a quelques mois, les travaux du RAINE s’inscrivent dans une vision stratégique visant à conjurer le spectre des inondations qui, chaque saison des pluies, plongent Lomé dans la détresse. À Hédzranawoé, la Ministre Aziablé a pu observer l’avancement des études géotechniques du deuxième puits souterrain, une étape cruciale pour garantir la solidité des infrastructures à venir. En effet, ces investigations, minutieuses, sondent la composition et la résistance du sol, préparant l’installation d’un micro-tunnelier de 7,5 kilomètres, véritable artère souterraine destinée à canaliser les eaux pluviales vers le fleuve Zio.
Ce dispositif, d’une ingéniosité remarquable, promet de transformer le paysage urbain de plusieurs quartiers vulnérables de la capitale. Ainsi, Hédzranawoé, Bè-Adidomé, Tokoin, Attiégou, Togo 2000, ainsi que les environs de l’Assemblée nationale et de l’aéroport, bénéficieront d’une protection accrue contre les crues dévastatrices. « Lorsque les pluies tomberont, il n’y aura plus d’inondations dans ces quartiers », a assuré la ministre avec une conviction palpable, détaillant le rôle du micro-tunnelier dans l’acheminement des eaux vers leur exutoire naturel. Ce projet, au-delà de son caractère technique, porte en lui une promesse d’équité : celle de rendre à chaque habitant un environnement préservé des aléas climatiques.
Le RAINE : plus qu’un projet, un catalyseur de bien-être et de résilience urbaine
Le RAINE ne se contente pas de répondre à une urgence hydrologique ; il s’érige en catalyseur d’une transformation durable du cadre de vie des Loméens. En effet, en jugulant les inondations, il libère les quartiers de l’angoisse des eaux stagnantes, sources de maladies et de désolation. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus vaste du gouvernement togolais qui, face à l’intensification des phénomènes climatiques, multiplie les efforts pour renforcer la résilience urbaine. De ce fait, le RAINE illustre une volonté de conjuguer progrès économique et protection environnementale.
La Ministre Aziablé, lors de sa visite, n’a pas manqué de saluer l’engagement des équipes sur le terrain, dont le labeur discret pave la voie à un avenir plus serein. « Il s’agit concrètement de construire un micro-tunnelier souterrain pour drainer les eaux pluviales et les rediriger vers le Zio », a-t-elle expliqué, soulignant la précision et l’ambition de ce chantier. Cette clarté dans l’exposé traduit une volonté de transparence, essentielle pour fédérer les citoyens autour d’un projet qui, par sa portée, touche au cœur de leur quotidien.
Lomé : un modèle global de solidarité face aux défis climatiques
Lomé, par le truchement du RAINE, affirme une forme de solidarité qui unit les générations autour d’un environnement préservé. À l’heure où les défis climatiques redessinent les priorités mondiales, le Togo, par cette initiative, se positionne comme un acteur résolu, capable d’anticiper et d’agir. Dès lors, le micro-tunnelier, bien plus qu’une prouesse technique, symbolise une aspiration collective à transcender les obstacles pour bâtir une capitale résiliente, où chaque pluie devient une bénédiction plutôt qu’une menace.
Lomé se prépare à un avenir libéré des inondations
Les travaux du RAINE, désormais dans leur phase active, marquent un tournant décisif dans la lutte contre les inondations à Lomé. À Hédzranawoé, les études géotechniques en cours préfigurent l’érection d’une infrastructure qui, à terme, redessinera le destin de quartiers entiers. La Ministre Mila Aziablé, par sa présence sur le terrain, incarne l’engagement d’un gouvernement déterminé à transformer les défis en opportunités. Si les pluies ont longtemps été synonymes de chaos, le RAINE promet un avenir où elles couleront sans entraves, laissant derrière elles des rues sèches et des cœurs apaisés.
En somme, le RAINE s’inscrit dans une dynamique de progrès où chaque geste compte pour un Lomé plus sûr. Alors que les travaux avancent, la capitale se prépare à écrire un nouveau chapitre de son histoire, celui d’une ville libérée des inondations, prête à affronter les défis climatiques avec audace et sérénité. Dans les rues d’Hédzranawoé, un vent d’espoir souffle, porté par la certitude qu’un avenir plus sûr est à portée de main. Les Loméens peuvent-ils enfin dire adieu à l’angoisse des pluies diluviennes ? L’avenir du RAINE le dira !
Lomé : Un rempart contre l’érosion, l’engagement indéfectible du Togo dans le projet WacaTogo
Togo, 12 juin 2025 — Sous le ciel azuré de Lomé, où les vagues de l’Atlantique résonnent d’avertissements séculaires, une rencontre d’une portée capitale s’est tenue le 11 juin 2025, scellant un nouvel élan dans la croisade togolaise contre l’érosion côtière. Katari Foli Bazi, Ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières, a convié Zolika Bouabdallah, directrice de l’Agence Française de Développement (AFD) au Togo, pour un dialogue vibrant d’ambition autour du projet WacaTogo. En effet, ce programme, fer de lance de la résilience côtière, vise à protéger le littoral entre Gbodjomé et Goumoucopé, dans un combat acharné contre les assauts conjugués du changement climatique et de l’océan déchaîné. Loin d’un simple échange protocolaire, cette entrevue a esquissé les contours d’une alliance renforcée, où la détermination togolaise et l’appui international s’entrelacent pour sauvegarder un patrimoine vital.
WacaTogo : le rempart contre la mer qui Grignote le littoral togolais
Le littoral togolais, ruban d’écume s’étirant sur 56 km, est une artère essentielle de l’économie nationale, abritant 40 % de la population et des joyaux comme le port de Lomé. Pourtant, cette frange côtière s’effrite sous l’assaut d’une érosion galopante, amputant chaque année jusqu’à 10 mètres de terres, menaçant habitations, terres agricoles et infrastructures. Ainsi , le projet WacaTogo, intégré au Programme d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACA ResIP), s’érige en rempart contre ce fléau. Lancé en 2018 avec le soutien de la Banque mondiale et de partenaires comme l’AFD, il conjugue génie civil et solutions écologiques pour fortifier le littoral, tout en insufflant un souffle de prospérité aux communautés riveraines.
Lors de cette rencontre, Katari Foli Bazi, dont le leadership en matière environnementale rayonne depuis sa nomination , a plaidé avec ferveur pour la mobilisation de ressources supplémentaires. En effet, l’objectif est d’ étendre les travaux de protection au tronçon stratégique de Gbodjomé à Goumoucopé, où l’océan grignote inexorablement les terres. Zolika Bouabdallah, figure de proue de l’AFD au Togo , a réaffirmé l’engagement de son institution, qui a déjà injecté 35 millions d’euros en 2023 pour ériger 18 épis sur 7 km entre Gbodjomé et Agbodrafo. Ces ouvrages, complétés par des rechargements de sable, ont freiné l’érosion, préservant 940 ménages et renforçant la résilience face aux inondations.
Une vision ambitieuse : prolonger la protection du littoral contre l’érosion et impliquer les communautés
L’entretien, empreint d’une synergie palpable, a permis d’explorer des pistes novatrices. Foli Bazi, dont la clairvoyance a porté le Togo à la tribune de la COP27 en 2022, a insisté sur l’urgence d’un financement pérenne, évoquant aussi un besoin de 5,5 milliards de dollars sur dix ans pour honorer les engagements climatiques nationaux. L’AFD, en tandem avec des partenaires comme Invest International, qui a octroyé 23 millions d’euros en 2023, envisage également de soutenir la construction de quatre épis supplémentaires, portant leur total à 22 pour boucler la protection du littoral. Un système d’alerte précoce et un observatoire national côtier, financés par ces fonds, viendront parachever cet arsenal, offrant aux communautés une armure contre les caprices de l’océan.
Au-delà des infrastructures, WacaTogo s’enracine dans une approche holistique. À Goumoucopé, où les pêcheurs luttent pour préserver leurs moyens de subsistance, des activités génératrices de revenus – cultures maraîchères, apiculture – ont vu le jour, profitant à 1 500 femmes et jeunes depuis 2022. Ces initiatives, saluées par Bouabdallah, incarnent l’engagement de l’AFD pour un développement inclusif, aligné sur la Feuille de route Togo 2025, qui érige la lutte contre l’érosion en priorité nationale.
Cette rencontre n’est pas un simple jalon ; elle est un manifeste de la résilience togolaise. Foli Bazi, natif de Sokodé et architecte d’une politique environnementale audacieuse, a rappelé l’héritage dû au président Faure Gnassingbé, dont la vision a ancré le climat au cœur du développement national. Bouabdallah, quant à elle, a loué le dynamisme du Togo, hôte en décembre 2024 d’un Forum panafricain sur le financement climatique, signe de son rayonnement continental.
Hier, mercredi, Lomé a vibré d’un serment implicite : celui d’un littoral préservé, d’une nation debout face aux assauts de la mer. Dans les vagues qui caressent Gbodjomé et Goumoucopé, le projet WacaTogo n’est pas qu’un rempart de béton ; c’est une ode à la ténacité, un pacte entre un peuple et son avenir. Alors que les épis s’élèvent et que les communautés s’unissent, le Togo, porté par l’alliance de Katari Foli Bazi et de ses partenaires, écrit une épopée dans laquelle l’océan, jadis bourreau, devient un allié apprivoisé.
Togo : Une campagne nationale de reboisement s’élance avec ferveur sous l’égide de Foli-Bazi Katari
Lomé, 2 juin 2025 – Hier, premier jour de juin, la capitale togolaise a vibré au rythme d’un élan vertueux, marquant le lancement éclatant de la 48ᵉ édition de la Campagne Nationale de Reboisement. Dans l’enceinte de la Direction des Ressources Forestières à Lomé, Son Excellence Katari Foli-Bazi, ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières, a donné le coup d’envoi d’une entreprise titanesque visant à reverdir le Togo. Sous un ciel clément, propice à la saison des pluies, un plant de Khaya senegalensis, acajou d’Afrique à la robustesse légendaire, a été mis en terre par le ministre, symbolisant un engagement indéfectible pour un avenir où la nature prospère. Cet acte, suivi par une vague de plantations dans tout le pays, marque une nouvelle étape dans l’ambition nationale de planter un milliard d’arbres d’ici à 2030, pour une couverture forestière portée à 26 %.
Un geste inaugural lourd de symboles
Dans la cour spacieuse de la Direction des Ressources Forestières, l’atmosphère était empreinte de solennité et d’espoir. Entouré des membres de son cabinet, du secrétaire général, le Colonel Dimizou Aoufoh Koffi, et de la directrice des ressources forestières, Dr Amah Atutonu, le ministre Foli-Bazi a manié la pelle avec une détermination tranquille, enracinant un jeune Khaya senegalensis, essence prisée pour sa capacité à séquestrer le carbone et à stabiliser les sols. Ce geste a donné le ton à une mobilisation collective, où chaque plante devient une promesse de résilience face aux assauts de la déforestation. La présence de figures emblématiques, telles que l’influenceur Donné TV7 et l’athlète togolaise Naomi Akossiwa Akakpo, a amplifié l’écho de l’événement, insufflant une énergie juvénile à cette croisade écologique.
Donné TV7, voix influente auprès de la jeunesse togolaise, a planté son propre arbre, exhortant ses compatriotes à emboîter le pas : « Un arbre planté, c’est un souffle rendu à la terre. » De même, Naomi Akakpo, dont le dynamisme sur les pistes d’athlétisme inspire le pays, a incarné l’élan d’une génération prête à s’investir pour un Togo verdoyant. « Planter, c’est courir pour l’avenir », a-t-elle déclaré, appelant à une mobilisation massive pour faire de cette campagne un succès populaire.
Un défi titanesque : le Togo vise un milliard d’arbres
Cette édition 2025 marque une rupture avec la tradition d’une simple Journée de l’Arbre, instaurée en 1977 par le président Gnassingbé Eyadéma pour contrer une sécheresse dévastatrice. Désormais, sous l’impulsion du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, la campagne s’étend sur toute la saison des pluies, une période propice à l’enracinement des plants. « Il ne s’agit plus seulement de planter un arbre par an, mais de semer des forêts tout au long de l’année », a martelé le ministre Foli-Bazi, rappelant l’objectif de deux millions d’arbres plantés pour cette seule journée, prélude à un milliard d’ici à 2030. Cette ambition, inscrite dans la Feuille de Route 2025, répond à l’urgence de restaurer une couverture forestière laminée par des décennies de déboisement, estimée à moins de 6 % du territoire en 2020 selon l’Inventaire Forestier National.
Pour la première fois, chaque ministère a orchestré son propre lancement, une stratégie décentralisée visant à ancrer l’effort dans toutes les sphères de la société. À Lomé, la Direction des Ressources Forestières a lancé des plantations sur son site, avant d’inspirer des initiatives similaires dans les régions de la Kara, des Savanes et des Plateaux. Les acteurs locaux ont privilégié des essences comme le teck, le manguier et le neem pour leur grande adaptabilité et leurs bénéfices socio-économiques. En outre, le ministre a assuré que des plants sont disponibles dans toutes les préfectures, grâce à un réseau de pépinières soutenu par l’Office National des Aménagements Forestiers (ONAF) et des partenaires comme le Global Green Growth Institute.
Katari Foli-Bazi, reconduit à la tête du ministère de l’Environnement en août 2024, incarne la continuité d’une politique écologique ambitieuse. Juriste de formation, fort d’une carrière dans les secteurs de la justice, de la décentralisation et de l’emploi, il s’est imposé comme un architecte de la lutte contre la dégradation des terres. Sa vision, inspirée par les engagements internationaux du Togo, notamment dans le cadre de l’initiative AFR100 et de la COP27, repose sur une approche intégrée : reboiser, sensibiliser et impliquer les communautés. « Chaque arbre planté est un rempart contre le désert, un gage de prospérité pour nos enfants », a-t-il déclaré, appelant à une mobilisation qui transcende les générations.
L’édition 2025 capitalise sur les succès de l’année précédente, lorsque les acteurs de reforestation ont planté 9,14 millions d’arbres sur 34 675 hectares, établissant un record salué par les observateurs internationaux. Cette dynamique stimule des initiatives communautaires, notamment celle de l’ONG AJEDI dans la région de Kozah, qui replante des espèces sacrées telles que le baobab et le kapokier pour restaurer des forêts ancestrales comme celle de Titiyo. À Aného, la restauration des mangroves, entamée en 2022 avec 5 000 plants, illustre également l’engagement du ministère pour les écosystèmes côtiers, cruciaux face à l’érosion marine.
Un milliard d’arbres d’ici à 2030 : un appel à l’union sacrée pour un Togo verdoyant
Loin de se limiter à un acte institutionnel, cette campagne se veut un mouvement populaire. Des écoles aux marchés, des villages aux administrations, le Togo tout entier est convié à planter, entretenir et protéger. Les femmes, en particulier, jouent un rôle clé, comme en témoigne le projet de l’African Women’s Network for Community Management of Forests (REFACOF) à Pagala-gare et Agouégan, soutenu par l’International Tropical Timber Organization et Soka Gakkai. Ces initiatives, enracinées dans les communautés, garantissent non seulement la survie des plants, mais aussi des retombées économiques, grâce à la production de fruits, de bois et de produits médicinaux.
En somme, ce 2 juin 2025, Lomé et le Togo tout entier vibrent d’un souffle nouveau. Les jeunes plants de Khaya senegalensis, dressés dans la cour de la Direction des Ressources Forestières, incarnent une promesse : celle d’un pays qui, par la force de ses racines, défie la désertification et s’élève vers un horizon de durabilité avec pour objectifs de un milliard d’arbres d’ici à 2030 . Sous la houlette de Katari Foli-Bazi, cette campagne n’est pas qu’un défi écologique ; c’est un hymne à la résilience, un legs pour les générations futures, un Togo qui, arbre après arbre, se réinvente en une terre d’espérance et de verdure.
Togo : la 48e journée nationale de l’arbre, un élan vertueux pour un avenir durable
Tsévié, 2 juin 2025 – Sous un ciel paré d’azur, le Togo a célébré avec une ferveur renouvelée la 48ᵉ édition de la Journée Nationale de l’Arbre, une tradition désormais bien ancrée, instaurée en 1977 par feu le Président Gnassingbé Eyadéma. Plus précisément, à Tsévié, le 1ᵉʳ juin, sur le site annexe de l’Office National des Aménagements Forestiers (ONAF), le Ministère des Ressources Animales, Halieutiques et de la Réglementation de la Transhumance a marqué l’événement d’un sceau particulièrement mémorable. En effet, menés par le Ministre d’État, les agents du ministère ont enfoncé dans la terre fertile une véritable mosaïque d’essences végétales, scellant ainsi un pacte vital et renouvelé avec la nature. Ce geste, loin d’être anodin, s’inscrit de surcroît dans une ambition nationale audacieuse : faire du Togo un bastion de résilience écologique face aux défis climatiques.
Tsévié en effervescence verte : bêches en main pour un avenir florissant !
Dans la quiétude matinale de Tsévié, localité située à une trentaine de kilomètres de Lomé, le site de l’ONAF s’est métamorphosé en un vibrant théâtre d’engagement environnemental. Effectivement, sous l’égide éclairé du Ministre d’État, Dr Bankolé Anani Adéniran, les agents du ministère ont manié la bêche avec une détermination palpable, plantant avec soin des essences rigoureusement sélectionnées pour leur résilience et leur apport écologique significatif. Parmi celles-ci, figuraient des espèces telles que le teck, le cèdre ou encore le manguier, dont les racines promettent non seulement de stabiliser les sols, mais aussi de nourrir la précieuse biodiversité locale. De plus, ce rituel, empreint d’une solennité inspirante, a vu la participation active de techniciens forestiers, de pépiniéristes locaux et de membres enthousiastes de la communauté, tous unis par une même et noble aspiration : redonner à la terre togolaise sa magnifique parure d’émeraude.
Déforestation : le Togo contre-attaque avec l’ambition d’un milliard d’arbres !
Il convient de souligner que cette initiative s’inscrit dans un contexte où le Togo, confronté à une déforestation chronique évaluée à 0,42 % par an entre 1990 et 2015, selon les données du premier Inventaire Forestier National, redouble d’efforts pour inverser cette tendance préoccupante. Ainsi, avec un objectif ambitieux de porter la couverture forestière à 25 % dès cette année 2025, le gouvernement togolais, sous l’impulsion de la Feuille de Route 2025, a fait du reboisement une priorité stratégique nationale. La campagne de reboisement 2025, lancée officiellement le 1ᵉʳ juin, vise par conséquent à mettre en terre deux millions de plants à travers l’ensemble du pays.
Ceci constitue un jalon important dans la quête encore plus vaste d’un milliard d’arbres d’ici à 2030, conformément à l’engagement pris par le Togo dans le cadre de l’initiative AFR100 de l’Union Africaine. À Tsévié, les plantations orchestrées par le ministère illustrent parfaitement cette dynamique, en mêlant habilement espèces ornementales et essences à forte capacité de séquestration de carbone, dans une alchimie réussie entre esthétique paysagère et utilité écologique.
Au-delà des pâturages : un ministère en première ligne pour la planète !
Le Ministère des Ressources Animales, Halieutiques et de la Réglementation de la Transhumance, créé en 2024 afin de structurer les filières de l’élevage et de la pêche, s’affirme également comme un acteur clé de la préservation environnementale. En effet, en intégrant le reboisement à ses priorités d’action, il reconnaît le lien indissoluble qui existe entre la santé des écosystèmes et la durabilité des ressources animales et halieutiques. « Chaque arbre planté est une sentinelle pour nos pâturages, nos rivières et notre avenir commun », a d’ailleurs déclaré un haut responsable du ministère lors de la cérémonie, soulignant ainsi l’importance cruciale d’un couvert végétal robuste pour limiter l’érosion des sols et préserver les habitats aquatiques, essentiels notamment à l’aquaculture togolaise en plein essor.
De Lomé aux villages : quand tout un peuple se met au vert !
L’élan observé à Tsévié n’est en réalité qu’un écho d’une mobilisation nationale d’une ampleur sans précédent. Par exemple, à Lomé, l’Université a vibré au diapason de cette campagne nationale, avec des acteurs de la société civile et des partenaires internationaux de renom, comme le Global Green Growth Institute (GGGI), unissant leurs forces pour planter des milliers de jeunes pousses prometteuses. Simultanément, dans les préfectures de Kozah, de l’Avé ou encore de Vo, des communautés entières se sont jointes à l’effort collectif, des écoliers aux agriculteurs, faisant de cette journée un véritable creuset de solidarité écologique. Les Nations Unies au Togo, fortement impliquées dans cette dynamique positive, ont d’ailleurs réaffirmé leur engagement à soutenir la plantation de deux millions d’arbres d’ici à la fin de l’année, un objectif ambitieux relayé avec enthousiasme par Mme Coumba Sow, coordinatrice résidente des Nations Unies.
Depuis son institution, il y a près d’un demi-siècle, la Journée Nationale de l’Arbre s’est imposée comme un rendez-vous cardinal de l’identité togolaise. Initialement pensée en réponse à une sécheresse dévastatrice, elle incarne aujourd’hui une réponse proactive et résolue aux défis urgents du changement climatique et de la dégradation des terres. À Tsévié, l’engagement du ministère illustre parfaitement cette évolution notable : planter un arbre n’est plus seulement un geste symbolique, mais bel et bien un acte de gouvernance éclairée, un investissement stratégique dans la résilience future d’un pays tout entier. Comme l’a si bien souligné le ministre Katari Foli-Bazi lors d’une conférence préparatoire à Lomé, « la Journée de l’Arbre est désormais une campagne continue, où planter, entretenir et faire grandir deviennent des réflexes citoyens essentiels ».
Le pari de l’espoir : le Togo sème aujourd’hui les forêts de demain !
En définitive, en ce 1ᵉʳ juin 2025, le Togo ne s’est pas contenté de planter des arbres ; il a semé avec conviction les graines d’un avenir où la nature et l’homme dialoguent en harmonie. À Tsévié, les plants enracinés avec soin par le Ministère des Ressources Animales, Halieutiques et de la Réglementation de la Transhumance symbolisent puissamment cet espoir : celui d’un Togo où les forêts renaissent, où les rivières chantent à nouveau, et où chaque citoyen devient le gardien vigilant de son patrimoine vert. Alors que le soleil déclinait doucement sur le site de l’ONAF, les jeunes pousses, encore frêles, mais pleines de vie, semblaient déjà murmurer une promesse : celle d’un pays qui, par la force de ses racines, défie le temps et les éléments pour s’élever, toujours plus vert, plus fort et plus uni.
L’Assemblée nationale du Togo sème des graines d’espoir lors de la Journée nationale de l’arbre
Lomé, le 2 juin 2025 – Ce dimanche 1ᵉʳ juin 2025, une vague verte a déferlé sur l’Assemblée nationale du Togo. En effet, l’institution a marqué d’une pierre blanche la Journée nationale de l’arbre, affirmant son rôle de pionnière dans la croisade écologique du pays. Ainsi, avec la plantation symbolique et significative de 200 jeunes plants au sein et aux abords de l’enceinte parlementaire, cette initiative s’inscrit résolument dans une ambition nationale : la restauration du précieux couvert végétal togolais. De plus, sous l’impulsion des plus hautes autorités et grâce au soutien indéfectible des institutions républicaines, cet acte fort témoigne d’une volonté inébranlable de léguer aux générations futures un Togo verdoyant et résilient.
C’est sous le regard attentif des membres du bureau, de la conférence des présidents, des députés et du personnel administratif que Son Excellence Monsieur Sevon-Tépé Kodjo Adédzé, Président de l’Assemblée nationale, a insufflé l’élan. Effectivement, en mettant en terre un araucaria heterophylla, arbre au port altier et majestueux, il a incarné la mobilisation collective d’une nation déterminée à allier beauté naturelle et impératif environnemental. Autour de lui, des essences telles que le Khaya senegalensis, réputé pour sa robustesse et sa remarquable capacité à capturer le carbone, ont été sélectionnées avec le plus grand soin, illustrant une approche à la fois réfléchie et visionnaire.
L’Honorable Nadjo N’ladon, président de la Commission de l’environnement, a d’ailleurs salué cette démarche empreinte de sagesse : « Nous avons privilégié des espèces qui allient l’ornement au mérite écologique. » « Le Khaya senegalensis, par exemple, grâce à sa faculté à séquestrer le carbone, unit l’esthétisme à la lutte contre les périls climatiques. » Par conséquent, ce choix judicieux illustre une ambition qui transcende la simple plantation : il s’agit fondamentalement de bâtir un avenir où la nature et l’homme cohabitent en parfaite harmonie.
L’Écologie en action : des racines parlementaires aux terroirs citoyens
Loin de se cantonner à un geste symbolique confiné à la capitale, l’engagement parlementaire s’irradie à travers tout le pays. En effet, chaque député s’est vu confier une mission d’envergure : planter 500 arbres dans sa circonscription respective. Cette stratégie décentralisée, véritable levier d’action communautaire, traduit une aspiration profonde à faire de l’écologie une cause partagée, solidement enracinée au plus près des citoyens. Ainsi, l’édition 2025 de la Journée nationale de l’arbre ambitionne de voir éclore deux millions de nouveaux arbres, prélude à un dessein encore plus grandiose : atteindre le milliard d’arbres d’ici à 2030.
Héritage précieux, défi actuel : le Togo face à son destin climatique
Initiée en 1977 par feu le Président Gnassingbé Eyadéma, la Journée nationale de l’arbre s’est imposée comme un jalon incontournable de l’engagement environnemental togolais. Née dans le sillage d’une sécheresse dévastatrice, cette tradition a su admirablement évoluer pour répondre aux défis contemporains, notamment la déforestation et le réchauffement planétaire. Aujourd’hui, elle mobilise une nation entière autour d’un idéal de renouveau écologique, avec, en première ligne, l’Assemblée nationale.
Appel vibrant de l’Assemblée Nationale à la nation : chaque arbre, un acte de résistance climatique !
Pour l’Honorable Nadjo N’ladon, planter un arbre transcende largement le geste individuel : « C’est un devoir civique, une offrande précieuse à la nature, une riposte indispensable aux menaces qui pèsent sur notre climat. » « Que cette journée devienne une vaste entreprise de refondation écologique, portée par l’élan de tout un peuple. » Cet appel vibrant résonne comme une invitation pressante à transcender les frontières du symbolique pour faire de chaque arbre planté une sentinelle vigilante de l’avenir.
Cap sur un horizon verdoyant : L’Assemblée Nationale, fer de lance du Togo de demain !
En ce 1ᵉʳ juin 2025, l’Assemblée nationale ne s’est pas contentée de planter des arbres ; elle a semé avec conviction les germes d’une conscience collective durable. En effet, sous la houlette éclairée de Son Excellence Sevon-Tépé Kodjo Adédzé, cette institution affirme avec force son rôle de pionnière dans la quête d’un Togo plus vert et plus sain. Alors que le pays s’élance avec audace vers l’objectif d’un milliard d’arbres d’ici à 2030, cet élan parlementaire incarne une promesse solennelle : celle d’un legs durable, où la terre togolaise, enfin reverdie, continuera de prospérer pour les siècles à venir.
Lomé : Une vague d’espoir pour les tortues marines à l’occasion de la 4e Journée nationale
Lomé, 16 mai 2025 – Sur les rivages vibrants du canton de Bè, à Lomé, une initiative prometteuse portée par l’ONG Environnement et Relève de Demain en Afrique (ERD Afrique) s’apprête à faire date. La 4ᵉ édition de la Journée Nationale des Tortues Marines, prévue pour le 14 juin 2025, prendra cette année une ampleur inédite, passant d’un événement local à une célébration de portée nationale. Lors d’une rencontre cruciale tenue le 14 mai avec le ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières, Foli Bazi Katari, les responsables de l’ONG ont dévoilé un programme ambitieux et diversifié, mêlant sport populaire, sensibilisation ciblée et actions concrètes sur le terrain pour préserver les tortues marines, ces sentinelles fragiles des océans menacées d’extinction à l’échelle planétaire.
Pour galvaniser efficacement les communautés côtières, les jeunes et les partenaires institutionnels ou privés, ERD Afrique mise sur l’organisation d’un grand gala de football, prévu le 14 juin sur la plage symbolique de Bè. Ce choix du sport roi, véritable trait d’union culturel et passion nationale au Togo, vise spécifiquement à mobiliser des milliers d’habitants des communes du Golfe autour de la cause vitale des tortues marines.
« Le football parle à tous, au-delà des barrières sociales ou culturelles. » « Il sera notre porte-voix puissant pour sensibiliser à la préservation urgente de la biodiversité aquatique qui nous entoure », a déclaré avec conviction HUSUNUKPE Kossi Mawuli, président de l’ONG, lors de l’entretien ministériel qui a scellé ce partenariat.
Le programme complet de cette journée, riche et fédérateur, inclut également des opérations de nettoyage des plages pour lutter contre la pollution plastique, des projections de films éducatifs pour informer les populations, et une visite guidée de l’Espace de Biodiversité Éducative, un centre dédié à la sensibilisation ouvert en 2022.
Le point d’orgue émotionnel de la journée sera sans doute le relâchement de bébés tortues dans l’Atlantique, un moment symbolique fort célébrant la survie de ces espèces ancestrales malgré les menaces. Toutes ces activités s’inscrivent par ailleurs dans le cadre plus large de la Quinzaine de l’Environnement et du Développement Durable, qui se déroulera du 3 au 17 juin 2025, comme l’a officiellement ordonné le ministre Foli Bazi pour marquer cet engagement.
10 ans de combat pour les tortues : entre succès fragiles et menaces persistantes
Depuis sa création en 2016, le Programme Tortues Marines et leurs Habitats d’ERD Afrique œuvre sans relâche sur le terrain pour protéger efficacement les quatre espèces principales qui viennent nicher sur les côtes togolaises : la tortue luth, l’olivâtre, la verte et la caouanne. Lors de la saison 2016, considérée comme la première année complète du programme, 17 nids avaient été sécurisés, permettant ainsi le relâchement en mer de 1 714 bébés tortues.
En 2025, une décennie plus tard, l’ONG a recensé un chiffre remarquable de 169 tortues pondeuses et a pu libérer avec succès près de 16 000 nouveau-nés, portant à un total impressionnant de 62 902 le nombre cumulé de bébés tortues relâchés en dix ans de travail acharné. « Chaque tortue sauvée, chaque nid sécurisé est une victoire précieuse et un pas en avant pour l’écosystème marin de nos côtes », a souligné GBATCHI Fafa, coordinatrice des programmes de l’ONG.
Pourtant, les défis restent immenses et les menaces constantes pour ces espèces fragiles. Le braconnage intensif des œufs et des adultes, l’érosion côtière galopante et le prélèvement illégal et excessif de sable sur les plages entravent directement les efforts de ponte, tandis que les plastiques flottants, souvent confondus avec des méduses par les tortues, étouffent et blessent gravement ces reptiles migrateurs.
À Agbodrafo, site clé de capture accidentelle, 45 tortues vertes ont été recensées entre juillet et septembre 2024, souvent victimes des filets de pêche industrielle ou artisanale. Le Togo, en tant que signataire des conventions internationales CITES et CMS, renforce heureusement ses efforts légaux et de répression, comme en a témoigné la condamnation en 2017 d’un couple surpris en flagrant délit de trafic de 66 bébés tortues à Lomé, envoyant ainsi un signal fort aux braconniers.
Le Ministère de l’Environnement se mobilise pour les les tortues marines
Foli Bazi Katari, figure de proue et acteur majeur de la politique environnementale actuelle au Togo, a salué chaleureusement l’engagement continu et les résultats concrets d’ERD Afrique lors de l’audience. « Votre travail sur le terrain incarne l’espoir tangible d’un Togo où la biodiversité marine et terrestre prospère et est respectée », a-t-il affirmé, promettant un soutien actif et renforcé pour l’organisation de la Journée Nationale et pour la poursuite des actions du Programme Tortues Marines.
Il a ainsi instruit ses équipes de travail d’intégrer officiellement l’événement dans l’agenda national et dans les plans d’action du ministère, une décision confirmée par un communiqué officiel du ministère diffusé le 15 mai. Depuis sa nomination en 2020, Foli Bazi multiplie en effet les initiatives ambitieuses pour la protection de l’environnement, allant de vastes campagnes de reforestation à la lutte active contre l’érosion côtière, avec un objectif affiché d’atteindre 25 % de couverture forestière nationale d’ici à la fin 2025.
La 4ᵉ édition de la Journée Nationale des Tortues Marines, orchestrée avec le soutien précieux du chef canton de Bè, Togbui Adela Aklassou IV, et de partenaires engagés comme la Fondation Blue Turtle, s’annonce donc comme un catalyseur majeur pour la cause. En sensibilisant activement les pêcheurs traditionnels, les écoliers des zones côtières et les opérateurs économiques locaux, ERD Afrique veut faire des plages togolaises des sanctuaires protégés et accueillants pour les tortues marines qui viennent y pondre. « Protéger activement ces créatures fascinantes et vulnérables, c’est avant tout préserver l’équilibre marin complexe qui nourrit directement nos communautés côtières et garantit notre subsistance », a conclu avec sagesse HUSUNUKPE Kossi Mawuli.
À l’approche du 14 juin, Lomé et ses habitants se préparent à vibrer pour leurs tortues marines emblématiques. Entre le fracas rythmé des vagues sur le sable et les éclats de joie attendus du gala de football, un message simple, mais essentiel résonne avec force : la sauvegarde de la biodiversité marine et côtière est l’affaire de tous, citoyens, autorités, ONG et entreprises. Dans ce coin d’Afrique de l’Ouest dans lequel la mer murmure encore des récits millénaires, le Togo écrit aujourd’hui une nouvelle page de son histoire environnementale, celle d’un avenir où les tortues pourront, espérons-le, nager libres et en sécurité le long de ses côtes.
Bois tropicaux et CITES : Lomé accueille une formation clé pour protéger les forêts
Lomé, 13 mai 2025 –Dans la capitale togolaise, un vent d’espoir souffle sur la préservation des écosystèmes forestiers. En effet, ce mardi, Katari Foli-Bazi, Ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières, a inauguré une rencontre régionale de formation organisée par l’Organisation Internationale des Bois Tropicaux (ITTO). Axée sur les avis de commerce non préjudiciable (ACNP) de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) pour les espèces de bois inscrites à l’annexe II, cette initiative marque un pas décisif dans la lutte contre l’exploitation illégale des ressources forestières. Devant un parterre de délégués ouest-africains, le Ministre a réaffirmé l’engagement indéfectible du Togo, porté par le président Faure Essozimna Gnassingbé, à protéger ses forêts et sa biodiversité, piliers d’un avenir durable.
Sous les plafonds élégants d’une salle de conférence à Lomé, Katari Foli-Bazi a donné le ton avec une allocution vibrante, mêlant gravité et optimisme. « Nos forêts ne sont pas seulement un patrimoine, elles sont le souffle de nos communautés et la clé de notre résilience face aux crises climatiques », a-t-il déclaré. Par ailleurs, cette formation, soutenue par l’ITTO, vise à outiller les experts régionaux pour évaluer la durabilité du commerce des espèces ligneuses protégées, comme le pterocarpus erinaceus (kosso) ou l’afzelia africana, inscrites à l’annexe II de la CITES. Ces avis de commerce non préjudiciables, véritable garde-fou, garantissent que l’exploitation de ces essences ne menace pas leur survie.
Le Togo, dont les forêts couvrent aujourd’hui 24,1 % du territoire selon le ministère, s’est imposé comme un acteur régional dans la gestion durable des ressources forestières. Depuis son arrivée au ministère en 2020, Katari Foli-Bazi a multiplié les initiatives : de la campagne visant à planter un milliard d’arbres d’ici à 2030 à l’adhésion, en janvier 2024, à l’Initiative pour la Protection des Éléphants (EPI), qui fait du Togo le 24ᵉ pays membre. Cette rencontre régionale s’inscrit dans la continuité de ces efforts, renforçant la coopération avec des pays voisins comme le Bénin, le Ghana et le Burkina Faso, également confrontés au fléau du trafic illégal de bois.
CITES et ACNP : les outils essentiels contre l’exploitation sauvage et le trafic
La CITES, entrée en vigueur en 1975 et ratifiée par le Togo en 1978, réglemente le commerce international de plus de 40 000 espèces, dont plusieurs essences forestières prisées en Afrique de l’Ouest. L’annexe II, au cœur de la formation, concerne les espèces non nécessairement menacées d’extinction, mais dont le commerce doit être strictement contrôlé. Au Togo, où le bois représente une ressource économique clé, la mise en œuvre des ACNP est cruciale pour concilier développement et préservation. « Sans une gestion rigoureuse, nous risquons de léguer à nos enfants des terres arides et silencieuses », a averti le ministre, soulignant l’urgence d’agir face à la déforestation, qui a réduit la couverture forestière togolaise de 30 % entre 1990 et 2010.
La formation, qui réunit des douaniers, des forestiers et des scientifiques, aborde des enjeux techniques : évaluation des populations d’espèces, traçabilité des exportations et renforcement des capacités institutionnelles. Elle s’appuie sur l’expertise de l’ITTO, qui a financé des projets au Togo pour un montant de 2,5 millions de dollars depuis 2010, selon des rapports récents. Ces efforts visent à endiguer le commerce illégal, un fléau régional exacerbé par la porosité des frontières et la demande croissante en Asie pour des essences comme le kosso.
Leadership affirmé : du ministère à la présidence, un engagement sans faille pour l’environnement
Katari Foli-Bazi incarne une vision audacieuse pour l’environnement togolais. Sous son impulsion, le pays a lancé en 2024 la troisième édition de la Quinzaine de l’Environnement et du Développement Durable (QEDD), un événement sensibilisant les citoyens aux défis climatiques. Son engagement à la COP27 en 2022, où il a défendu l’Initiative des Marchés Africains du Carbone, a également valu au Togo une reconnaissance internationale. « Le ministre a su transformer les contraintes en opportunités », confie un fonctionnaire du ministère, louant sa capacité à mobiliser partenaires et communautés locales.
Le président Faure Gnassingbé, dont le soutien a été salué par Foli-Bazi lors de l’ouverture, place la durabilité au cœur de sa stratégie nationale. En plus, le Togo, qui ambitionne de porter sa couverture forestière à 25 % d’ici à 2025, investit dans des outils comme une cartographie précise des zones reboisées, ordonnée par le chef de l’État. Ces avancées s’accompagnent aussi d’une lutte accrue contre le trafic de faune, le Togo ayant été identifié comme un hub de transit pour l’ivoire illégal. En rejoignant l’EPI, le pays s’est engagé à démanteler ces réseaux, un combat salué par les ONG comme le WWF.
À Lomé, où le parfum des flamboyants se mêle à l’effervescence urbaine, cette formation régionale résonne comme un appel à l’action. Les participants, venus de six pays, repartent avec des outils concrets pour protéger les forêts, poumons de l’Afrique de l’Ouest. « Nous ne pouvons pas échouer, car nos enfants nous regardent », a conclu Katari Foli-Bazi, son regard porté vers un horizon dans lequel le vert des forêts dominerait à nouveau.
En somme, dans un monde dans lequel la biodiversité s’effrite, le Togo, sous la houlette de son Ministre de l’Environnement, trace une voie audacieuse. Cette rencontre, bien plus qu’un atelier technique, est une promesse : celle d’un avenir où les arbres murmurent encore leurs récits aux générations futures. Et à Lomé, ce mardi, cet avenir semble un peu plus proche.
Togo : 1,4 million d’hectares à reverdir – la phase ii du projet FORESTS4FUTURE est lancée !
Lomé, 8 mai 2025 – Sous le ciel éclatant de la capitale togolaise, une ambition verte a pris racine mardi, de 9 h 00 à 11 h 30, lors du lancement officiel de la deuxième phase du projet Forests4Future (F4F) à l’Hôtel Sarakawa. Porté par le gouvernement togolais, avec le soutien du Luxembourg et de l’Allemagne via la GIZ, ce programme vise à restaurer 1,4 million d’hectares de forêts dégradées dans la Région Centrale, une zone ravagée par la déforestation. Dans les préfectures de Tchamba, Tchaoudjo, Sotouboua et le bassin du Fleuve Mono, ce projet, qui s’étendra jusqu’en 2030, promet de réconcilier écologie, résilience climatique et prospérité rurale, marquant ainsi un tournant dans l’engagement environnemental du Togo.
Face à la déforestation massive : la phase II de FORESTS4FUTURE, une réponse audacieuse à grande échelle
La Région Centrale, poumon vert du Togo, a perdu 60 % de ses forêts entre 1990 et 2020, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), sous l’effet de l’agriculture extensive, de l’exploitation illégale du bois et des changements climatiques. Face à cela, le projet Forests4Future, financé à hauteur de 12 millions d’euros par le Luxembourg et l’Allemagne, ambitionne d’inverser cette tendance. D’ailleurs, depuis sa première phase en 2020, F4F a reboisé 2 000 hectares et formé 1 700 ménages à l’agroforesterie dans cinq cantons de Tchamba, selon un rapport GIZ de 2024.
La Phase II, elle, dévoilée par le Ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières, David Wonou Oladokoun, cible désormais une échelle sans précédent : 1,4 million d’hectares, soit 25 % de la superficie du pays. Plus spécifiquement, à Tchamba, où la culture du soja a accéléré la déforestation, selon une étude de l’Université de Lomé (2022), le projet mise sur des campagnes de reboisement intensives. À cet égard, des essences locales comme le néré et le karité, aux vertus écologiques et économiques, seront plantées pour restaurer les forêts galeries du Fleuve Mono. « Ce n’est pas seulement une question d’arbres, mais de vie », a déclaré le Ministre, insistant sur l’intégration des communautés locales dans chaque étape.
Agroforesterie pour la résilience : quand les arbres riment avec développement communautaire et prospérité.
Au-delà du simple reboisement, Forests4Future adopte une approche holistique, mêlant agroforesterie et développement économique. À Sotouboua, par exemple, des coopératives féminines, comme celle de Kpangalam, formées depuis 2023, transforment le karité et le miel, générant des revenus pour 300 ménages, selon l’ONG APAF-Togo. La phase II, en outre, intensifiera ces initiatives, avec des plans de développement local pour 15 villages et des formations pour 5 000 agriculteurs d’ici à 2027, selon les projections de la GIZ. « Ces arbres ne sont pas seulement des remparts contre l’érosion ; ils sont des sources de prospérité », a souligné Joseph Senninger, chargé d’affaires de l’ambassade du Luxembourg au Bénin, lors de son allocution.
Le projet s’appuie également sur des techniques ancestrales, telles que l’agroforesterie promue par APAF-Togo, qui a restauré 50 000 hectares depuis 1992. En pratique, en intégrant des cultures vivrières (maïs, igname) à des arbres fertilisants, les agriculteurs augmentent leurs rendements tout en préservant les sols. À Tchaoudjo, de même, des pépinières communautaires produisent déjà 10 000 plants par an, ce qui renforce l’autonomie locale, selon un post X du 6 mai.
Un engagement international salué : AFR100, Luxembourg, Allemagne et Suivi numérique pour la transparence
Inscrit dans les objectifs de l’initiative AFR100, qui vise à restaurer 100 millions d’hectares en Afrique d’ici à 2030, Forests4Future ancre le Togo dans la dynamique mondiale de lutte contre le changement climatique. D’ailleurs, le pays, qui s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 31 % d’ici à 2030 dans le cadre de l’Accord de Paris, voit dans ce projet une réponse aux sécheresses et aux inondations qui frappent la Région Centrale. « L’ambition du Togo est un modèle pour l’Afrique », a affirmé Senninger, saluant une approche qui conjugue biodiversité, réduction de la pauvreté et gouvernance forestière.
La GIZ, quant à elle, partenaire technique, apportera son expertise en cartographie participative et en suivi écologique, comme dans les 15 838 hectares de forêts communautaires gérées à Tchamba depuis 2020. De plus, la GIZ déploiera des outils numériques, tels que des applications de suivi des plantations, pour garantir la transparence, Selon le communiqué du Ministère de l’Environnement du 5 mai.
Horizon de verdure et d’espoir : 1,4 million d’hectares à reverdir pour les générations futures
Clôturée par une plantation symbolique d’un baobab par les officiels, la cérémonie a vibré d’optimisme. « Ces forêts seront le legs de nos enfants », a lancé une agricultrice de Goubi, bénéficiaire du projet, à l’issue de l’événement. Avec Forests4Future, donc, le Togo ne se contente pas de reverdir ses terres ; il tisse plutôt un avenir dans lequel la nature et les communautés prospèrent en harmonie. À Lomé, l’élan est donné : 1,4 million d’hectares attendent de renaître, porteurs d’une promesse de résilience et de dignité pour les générations futures.